ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZAAABACADAE
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Ce document a pour objectif de :
- garder une trace des incidents/accidents de nos membres
- transformer des mésaventures individuelles en situations d'apprentissage collectif
- développer la culture du retour d'expérience (REX) sur les incidents/accidents
- informer sur les risques spécifiques aux sites que nous fréquentons

Il est renseigné au bon vouloir des pilotes concernés, sans modération ni relecture par des tiers.
Un grand merci aux pilotes qui acceptent de partager leurs expériences!
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datesiteType de vol (cross, soaring, vol rando,...) pilote(s)
concerné(s) (facultatif)
voileCatégorie brevets/
expériences
Nombre d'heures de vol annuelblessure(s) éventuelle(s)circonstancesquoi faire pour éviter cet incident/accident?
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17/9Saint André les AlpesFin de crossYann777 Queen 2CBPC100Bonne frayeurDecro involontaire cause tempo trop maintenue suite a sortie chandelle de 360. Avec du gaz en arrivant au dessus de l'attero, je décide de tester ma nouvelle aile en 360. Au lieu d'y aller de manière progressive, je la mets face planète comme un gros bourrin en me disant que je sais faire... Sauf que la ressource est énorme lors de la sortie chandelle et l'abatée monstrueuse. Je vois l'aile partir loin devant moi et je temporise brutalement, mains sous les fesses pour éviter une grosse frontale. Je tarde un peu à relâcher la tempo et l'aile part en décrochage. Je mets un certain temps (et une certaine altitude) pour remettre tant bien que mal l'aile dans le domaine de vol (merci l'altitude). Vivement le prochain SIV 😁ne pas faire de manoeuvres engagés avec une nouvelle aile, découvrir son matériel en milieu sécurisé, se méfier de l'excès de confiance, surtout à la fin d'un long vol
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17/9Saint André les Alpesvol du soirEric VSupair LEAFBBP35Chute sans gravité Changement des commandes de frein apres le 1er Vol sans deplier l'aile. Juste en sortant les elevateurs du saucisse Bag. Puis montée au deco pour le 2eme vol (du soir) sans faire de gonflage. Objectif, tester les commandes en vol (garde lors des accelerations au 2eme Barreau). Lors de la Prevol, les suspentes sont enmelées sur le deco, la luminosité baissant et l'humidité s'installant, le temps de demeler, au premier deco avec vent soutenu, cravatte (les suspentes s'enroulent autour du bout d'aile humide) et affaler l'aile dans ce vent soutenu est compliqué. Derséquilibré par le comportement de l'aile cravatée dans le vent soutenu, je glisse, chutte sur un genou et reussi a affaler l'aile. Finalement, ce sera trop tard pour un 2eme deco. Je redescend le camion apres avoir plié sans luminosité sur le parking. Le lendemain matin, je deplie l'aile pour la laisser secher et, faute de vent pour un gonflage, je refais une verif complete type prevol: l'aile est encore humide et une suspente A coiffe l'aile.Faire un gonflage ou une verif serieuse avant de voler avec une aile "modifiée"
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13/9DormillouseCrossAdrien Diamir 2CBPC50Rien, mais posé sur la Blanche sur la Blanche, en retour de Dormillouse vers St André, alors que tout allait super bien, j'étais au dessus de la crête et je traçais en regardant loin devant. je rentre dans une déguelante et j'ai l'impression que le vent forcit. J'accélère légèrement et je corrige mon cap à droite, sans plus, pas inquiet jusqu'à ce que je me rende compte que ça dégueule très fort et que je suis derrière la crête, que je ne la passerai pas. Là je vois que derrière la crête, en dessous,il y a un petit plateau accueillant avec des marmottes, je suis sous le vent mais je n'ai plus le choix, je vais poser. Je crains les rouleaux, je pose fort mais tout va bien, sauf que je suis à 2300m d'altitude et loin de tout. Je respire un grand coup et me prépare pour la suitePrendre plus de marge pour éviter cet effet bagnard . Réagir plus vite et plus fort en changeant vraiment de cap pour se donner toutes les chances de sortir d'un mauvais pas.
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13/9Dormillouse Cross qui finit en RandoAdrien Diamir 2CBPC50Quelques ecchymoses et hématomes Après être redescendu de 200m dans le pierrier / couloir d'avalanche, il y a un petit espace plus propre ou je peux étaler la voile . J'ai pensé à plier et descendre à pied, mais je décide de redécoller. J'attends que le vent rentre un peu, je gonfle, me retourne, et ...la voile recule, part de travers, en spi. Je repasse face voile pour courrir après dans le pierrier où je suis traîné, catapulté. Je subis jusqu'à ce que la voile s'affale enfin. Un enfer qui s'arrête. Je fais le bilan, rien de cassé. Ma deuxième tentative sera la bonne, je vais redescendre en vol en vallée. Fin de la galère.Dans des conditions non standard, tout devient vite difficile et dangereux. Le vent est rentré de travers et fort. J'ai lâché les avants trop tôt et me suis retourné trop vite sans avoir stabilisé la voile au dessus de la tête. J'aurais dû voir que le vent était travers. La forte pente et les caillasses limitent la mobilité pour un bon contrôle de voile, les gestes doivent être très précis.
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26/8Malay le grandvol en localJean PhiMasala 3ABP30Rien posé au solAbrissage Je me mets en vol, le vent est soutenu avec des rafales j'évolue trop près de la végétation j'ai eu un premier avertissement, que je n'ai pris pas pris en compte, je passe à moins d'un mètre des arbres en croyant que j'ai la technique pour les éviter. Je fais preuve de trop de confiance.Je me fais appuyer sous le vent d'un arbre plus haut que les autres je fais une manœuvre d'évitement du mauvais côté je finis dans un arbuste je touche le sol avant que la voile se pose dessus
Merci à mon airbag et à la mousse
Aucune blessure pour moi et aucun dégât sur la voile
Il faut que je garde de la marge avec les obstacles et que je vole plus loin du relief
La confiance en soi sans prendre en compte les risques liés à notre activité est dangereuse pour la suite de mon apprentissage.
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2/7Le Grand BornandCrossPhilippe TAdvance Iota 2B +BP609 côtes casséesNous faisions un beau vol de groupe. Déco GrandBo, Lanfon, RokdéBeu, Margeriaz, et l'intention était de boucler le retour pour faire les 100kms. Alors que nous rentrions via Montmin, après plus de 4h de vol, je reprends du gaz sur le rocher du Roux, pour amorcer la remontée de la Tournette. En rejoignant le bas de la tournette, et alors que je l'avais déjà fait la veille, je reprends de la hauteur en zigzaguant au-dessus du relief. C'est là que probablement par inattention et accumulation de fatigue, je suis trop près du relief en abordant une épaule. Au passage de l'épaule, je suis face à une barre rocheuse, et je n'ai pas d'autre choix que de dégager violemment vers la pente, ce qui m'oblige alors à poser dans la pente. Ce posé se fera de manière peu académique mais sans bobo. Une fois à terre, je rassemble mon matériel en espérant pouvoir redécoller. C'est à ce moment que je constate que la pente dans laquelle je suis est bien trop forte. Je fais quelques pas, mais le risque de glissade et de partir dans la pente est bien trop grand. J'appelle donc les secours, qui prennent ma position GPS et un hélico arrive 15mns plus tard. C'est là que les choses se sont compliquées. J'avais par mégarde et sans penser que çà avait de l'importance, enfilé mon petit sac à dos dans lequel j'ai mon eau, et dans lequel j'avais glissé tous mes instruments de vol ainsi que mon étui à lunettes rigide. Le secouriste qui est arrivé au treuil à ma hauteur m'a enfilé le harnais de treuillage sur ce sac à dos, sans y porter attention. Au moment du début du treuillage, l'hélico a eu un sursaut dû probablement à une saute de vent, et le harnais a compressé mon sac à dos sur mes côtes. Mes instruments m'ont alors littéralement explosé les côtes, et c'est donc en hurlant de douleur que j'ai fait toute la montée vers l'hélico. Résultat, 9 côtes cassées, des wagons d'antalgiques, peu de sommeil pendant presque 6 semaines, mais une pensée émue pour les sauveteurs qui m'ont quand même sorti d'un mauvais pas dans lequel je m'étais mis.Je suis sûr que j'aurais du éviter cette bêtise de devoir poser dans la pente à cet endroit. Il s'agit d'une inattention due probablement à la fatique, mais aussi à un "style" de pilotage qui m'amène à chercher les ascendances trop près du relief. 3 leçons principales à tirer de cet accident: 1- Ne pas voler trop près du relief pour gratter et conserver une marge d'erreur 2- La fatigue des longs vols doit être prise en compte, et obliger à des marges supérieures à l'habitude 3- On vit vraiment dans un pays formidable où un hélico vous sauve dans les 15mns après un accident, avec des personnels incroyablement efficaces, mais il ne faut pas en abuser, et surtout ne pas porter un sac à dos rempli d'objets rigides quand on se fait treuiller...
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27/8Font-Romeuà mi-chemin un vol sur site et un crossPhilippe GITV Jedi2BBPC805 côtes et 1 omoplate cassées, avec pneumothoraxL'accident s'est produit lors de l'avant dernière journée d'une semaine de cross, à la fin d'un vol dans le bocal de Font-Romeu.
Après une semaine superbe jalonnée de longs et beaux vols sur différents sites, grâce à une aérologie peu ventée et de beaux plafonds, nous avons eu une journée toujours peu ventée mais moins généreuse en terme de plafond et de thermiques. Par conséquent au lieu de s'engager sur le cross prévu nous sommes restés en local de la vallée. Ce vol a pris toutes les apparences d'une balade tranquille et après 2 bonnes heures de vol les 3/4 des pilotes de l'équipe posèrent, nous étions 3 encore en l'air.
J'hésitais sur les options quand les gars à l'attéro annoncèrent l'apparition de rafales d'Est de 15-20 km/h, je suis donc resté dans le secteur de l'attéro en attendant de perdre les 1000m de gaz qui m'en séparaient. En altitude il y avait un peu de Nord-Ouest, moins de 10 km/h, mais à 500m sol c'était bien de l'Est entre 10 et 15km/h. La manche à air d'un aérodrome situé à qq centaines de mètres de l'attéro indiquait de l'Est assez soutenu mais sans turbulences. Cela confirmait les infos du sol.
Après quelques manœuvres je me trouve un peu en arrière de l'attéro qui est un grand pré caillouteux complétement dégagé, je pense être en position pour poser sur l'avant de ce pré. Arrivé à 300m sol le vent se renforce considérablement au point de ne plus avancer, il me reste pas mal d'altitude et je choisi d'accélérer plutôt que de changer d'attéro car les champs proches sont moins dégagés, il y a des arbres ou des reliefs qui pourraient générer des turbulences. L'accélérateur me permet d'avancer suffisamment pour arriver lentement au-dessus de la partie arrière du terrain. En approche finale je relâche l'accélérateur, un petit gradient me permet d'avancer encore un peu, le vent reste fort (>25km/h) mais laminaire et je me prépare à un affalage tonique.
Malheureusement dans les tous derniers mètres je suis brusquement déporté par une rafale sur la gauche et en corrigeant la trajectoire je reviens trop vite sur la droite, je touche le sol dans ce mouvement latéral en chutant lourdement sur le flanc droit. Le sol est très sec et il y a des blocs rocheux, l'aile me traîne sur 20m et je suis sonné. Je n'ai pas le temps de bloquer la voile qui se regonfle et me traîne à nouveau sur 10 ou 20 mètres puis j'arrive à l’arrêter avec le bras gauche, le droit n'est plus valide.
La suite est simple et rapide, les copains sont là, parmi eux il y a 2 médecins, ils font en sorte de me protéger le dos et appellent les secours. Les pompiers arriveront vite puis le SAMU. Ensuite c'est l'hélico et l'hôpital de Perpignan. La morphine fait effet, le diagnostic des côtes cassées et du pneumothorax est rapide, je suis opéré pour la pose du drain dans la foulée. 2 jours après des douleurs au bras révèlent la fracture de l'omoplate presque invisible à la radio. 5 jours plus tard je rentre chez moi avec un bras en écharpe et des kilos d'antalgiques pour plusieurs semaines de convalescence.

Quelles conclusions en tirer ?
Évidemment le facteur majeur est le renforcement du vent durant les 10-15mn d'approche et la rafale à un moment délicat, mais il est clair que je n'ai pas parfaitement contrôlé l'aile dans la turbulence finale. D'après les observateurs je me suis écarté de l'axe du vent d'une dizaine de degrés, ce n'est pas beaucoup mais avec 25-30km/h cela a induit un roulis qui s'est amplifié avec le déséquilibre quand j'ai touché le sol et il n'est pas impossible que j'ai eu un réflexe de terrien et abaissé la main droite pour me protéger de la chute.
La même chose sur l'herbe grasse de Loudenvielle aurait fait ricaner les spectateurs et m'aurait seulement valu une grosse glissade mais le sol de Cerdagne est beaucoup plus rude.

Il me semble que les causes principales de ce mauvais contrôle sont :
- la surprise : j'allais mettre le pied au sol alors que toute ma descente avait été contrée par un vent quasi laminaire, et aucun obstacle n'était visible devant moi. Étant surpris j'ai mal dosé ma correction de trajectoire.
- un manque de concentration : la rafale m'a cueilli quand je pensais surtout à la meilleure façon d'affaler, j'étais déjà dans l'étape suivante.
- l'absence de repère visuel : il n'y a pas de manche à air car c'est un attéro connu mais pas officiel, et le pré est tellement dégagé et arrondi que je n'avais plus de repère pour visualiser l'orientation du vent
- peut-être que la fatigue d'une semaine de gros vols a joué également, et ce jour-là j'étais dans un mode contemplatif : les copains volèrent plus haut et plus loin.
- un mauvais placement : je n'ai pas atterri à l'endroit où je prévoyais de le faire. Durant la perte d'altitude je me suis laissé déporter un peu trop en arrière du terrain et je n'ai pas pu réaliser la PTU que je pratique habituellement en terrain inconnu. C'est aussi une erreur que j'associe au manque de concentration du jour.
Quelles pistes pour éviter que cela se reproduise ?
- Question concentration : à l'avenir je ne risque plus de ne pas être
assez concentré lors d'un atterrissage. C'est un peu comme
l'anniversaire de son conjoint : un truc que l'on n'oublie qu'une seule
fois dans sa vie !
- Améliorer le posé : encore et toujours le gonflage ou les sessions
"voler mieux"
- Maîtrise du vent fort : les tutos de Raul Rodriguez, de Wingmaster. Un
stage à la dune, c'est du laminaire donc pas similaire au problème que
j'ai rencontré mais s'en doute efficace contre le réflexe de terrien.
- Tester différentes techniques d'affalage et n'en garder qu'une pour
éviter de se poser des questions au mauvais moment.
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26/5Octeville sur merFrançois BAdvance Apha 6ABPRienLe vent est assez soutenu et travers gauche. Je décolle un peu bas après un gonflage bien foireux. Je coupe trop pour aller rejoindre la falaise au risque de passer dans le venturi. Je monte très rapidement au niveau de la falaise.Je me fais décaler vers les terres à peine à 10m/sol. Je décide (trop vite peut-être) de poser ayant l'impression que je ne pourrai pas rejoindre la relief. A environ 30 m de la falaise. Un peu vent de cul mais pas de fermeture ou quoi que ce soit. Chance...1. Gonflage dans du vent soutenu.
2. Ne pas se "précipiter" vers la falaise, ça monte bien devant aussi. Surtout si le vent est soutenu. Toujours ce pb assez commun de gratter...
3. Ne pas aller (quelle drôle d'idée) au-dessus des terres (c'est la pemière fois, pourquoi ?) surtout en étant très bas. Toujours pareil : ça monte devant.
4. Etre attentif et soigner son placement MEME quand on est en terrain très connu.
En gros tout ça est un pb de placement.
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6/3Bar sur aubeFrançois BAdvance Alpha 6ABPRienConditions = vent modéré au déco mais fort dès qu'on prend un peu d'altitude.
Un premier vol où je me fais enterrer en remontant au vent vers la crêtte suite à un petit plaf. Posé pas assez en arrière, dans les rouleaux. Pas de bobo.
Evaluer sa finesse. Pas évident. L'Alpha 6 remonte très mal au vent.
Mieux vaut décider "trop tôt" de faire demi-tour et aller poser loin derrière que de se trouver coincer et poser pas loin de la crête.
Savoir abréger un vol en prenant des marges plutôt que risquer un accident en cherchant jusqu'au bout à passer...
Encore un problème de placement ? ! ;-) J'ai beaucoup de chance je crois.
Deux fois le même type de problème en qq mois. Ce qui ne m'était jamais arrivé sur ces deux sites que je connais bien.
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05/03/2021Rigny le FerronVol sur siteDimitri MNiviuk Hook 5BBPC90Un cocon endommagéVol à Rigny, les conditions sont d'abord très turbulentes (un pilote se fait la cheville après une fermeture proche du sol), puis se calment et deviennent très sympa, ça vole en dynamique et en thermique, il n'y a pas trop de monde. Je joue à raser la pente, pour chercher l'ascendance et parce que c'est rigolo. Le vent baisse un peu, je ne m'éloigne pas du relief, je ne sors pas le train d'aterrissage : posé sur le cocon, jambes toujours tendues. Conséquences planchette de pied cassée (80€), deux belles déchirures sur la jupe qui grandiront dans la saison (pas encore réparé quand j'écris ces lignes).Le cocon c'est pas fait pour les waggas. Quand on joue proche du relief ne pas hésiter à sortir les jambes pour anticiper un retour au sol non prévu.
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28/05/2021MarlensDébut de crossDimitri MNiviuk Hook 5BBPC90Un potentiel 100 bornes raté, posé dans une zone très sensible (interdite)Décollage à Marlens journée annoncée très fumante, pas évident de préparer son aile, il y a du monde. Comme d'hab je fais le fainéant et ne démêle que les avants et compte sur le prégonflage, sauf que je gonfle avec une clef que je ne vois pas (on me préviendra quand je serai déjà dans la course de décollage --> trop tard). La clef ne parait pas trop gênante, je continue le vol et bascule sur Ugines, un peu bas mais il devait y avoir moyen de sortir. Les conditions sont toniques, je finis par comprendre que ce n'est pas optimal de voler avec une clef dans ces conditions là, je pose dans le village (à côté du cimetière, il y avait des obsèques...), plie en vitesse.Soigner sa préparation de voile surtout sur les décos un peu "à la con" comme celui de Marlens
Le site a un faible dénivelé, rotation rapide : j'aurai très bien pu aller poser direct et remonter en vitesse avec une voiture au parking ou en stop ! La clef ne partait pas, il aurait dû être hors de question de partir en cross avec un noeud dans le suspentage
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Pas de date préciseDécos ventésTous types de volsPhilippeTAdvance Iota2B+BP60Des frayeursA plusieurs reprises sur ces derniers 18 mois, j'ai constaté que je me faisais arracher au décollage par vent soutenu. Avec un gonflage face à la voile, celà signifie un déco twisté, avec tous les risques liés (retour à la pente, etc.) J'ai beaucoup travaillé au sol et sur les décos les montées plus calmes de l'aile, en observant les cycles d'une part, et en n'hésitant pas à marcher et même à courir vers la voile dès qu'il y a un risque d'arrachage. La gestuelle n'est pas encore parfaite, mais il y a du mieux.Travailler au sol ses montées de voile en tenant compte de la vitesse du vent et en courant si nécessaire vers la voile. N'utiliser que les A pour la montée (pas les A'). Attendre le bon cycle quand le vent décroit.
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25:/05/2021Semnozpas de volDom FoSwing-Nyos RSB+BP20 à 40atteinte au moins costale tres probable deuxieme vol de la saison (post covid). deco bien alimenté, Décollage à l'arriere du deco . Je me fait arracher par mon aile et decolle dos au deco. Petit flux d'air lateral venant du sud à l'arriere du deco. Je me retourne en l'air comme je peux et compte tenu de la derive laterale mon pied accroche les suspentes du voisin qui était en prégonflage. Je me retrouve en l'air ( environ 3 m sol) retenu par les suspentes du voisin de déco . Mon aile pivote et fait demi tour ( retour pente brutal ). je heurte le sol lateralement au niveau du thorax. douleurs parietales et dorsales pendant un bon mois.. Cela aurait pu etre bien pire!!!consequence de manque de volume de vol et de gonfflage , dont j'etais bien conscient. . favorisé par debut de saison tardif post confinement sans vol ni gonflage pendant l'hiver.
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05/09/2021St André deco sudpas de volDom FoSwing-Nyos RSB+BP20 à 40entorse chevilleDécollage peu alimenté, peu pentu. Je decolle un peu tendu compte tenu de l'absence de vol depuis mi juillet et de l'accident de deco du printemps. Je m'assois rapidement dans la sellette alors que je connais le risque de retoucher le sol sur ce deco dans ces conditions . Constatant que je ne suis que peu porté je crais une repose dans la pente et frenne instinctivement un peu pour amortir l'eventuel repose. consequence : je retouche le sol avec une certaine vitesse et la cheville du pied d'appui tourne occasionnant une entorse .sans oedeme ni hematome mais avec douleur persistante plusieurs semaines. Ne pas 's'assoir avant d'etre certain d'avoir definitivement decollé . Se pencher en avant lors du contact avec le sol pour ne pas mettre le pied en opposition avec le sol.
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12/09/2020Puy de DomeLocalLionelOzone JomoABI20Grosse frayeurDécollage alimenté, mais sans excès. Zone choisie un peu exigue, un buisson en amont sur la gauche, d'autres parapentistes en dessous sur la gauche également. Face voile, l'aile ne monte pas symétriquement, elle part vers la gauche. J'essaie de récupérer en allant vers elle. Mais c'est aussi la direction ou se trouvent les autres parapentistes. Il y a une aile étalée au sol, je crois que je freine instinctivement pour ne pas marcher dessus... Et je décolle twisté... La trajectoire est bonne heureusement, je m'éloigne du relief. Je tente le détwistage, instinctivement aussi, et je découvre que ça se fait assez facilement. Je souffle...1. Choisir une meilleure zone de décollage, si possible sans obstacle en arrière pour pouvoir affaler si ça part mal, et avec personne devant.
2. S'entraîner à faire du gonflage, y compris avec du vent pas tout à fait dans l'axe. Je sais que je n'en fais pas assez...
3. Peut-être faudrait-il de temps en temps se twister volontairement en conditions calmes, pour se familiariser avec la situation ?
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13/09/2021Saint AndréCrossPhilippe TAdvance Iota2B+BP60FrayeurAu retour de Dormillouse (le jour où Yann a réussi le vol de Grenoble) je trouvais la masse d'air malsaine. Sur la Blanche, entre la Micheline et la tête de l'Estrop, je suis à environ 200m/sol le long de la crête. De manière complètement imprévisible, énorme fermeture côté droit, probablement plus de 50%. Départ en autorot immédiat. Je contre à la sellette tous de suite et je m'agrippe aux élévateurs Gauche sans chercher à mettre de frein. La voile réouvre partiellement alors que j'ai repris un vol droit en direction de la vallée. Elle rouvre malheureusement avec une cravate. Une fois en vol stabilisé, je titille gentiment les A externes, et la cravate sort. J'ai pu rependre mon vol et terminer de boucler l'A-R, non sans serrer les fesses de temps à autre en repensant au sketch.Je n'ai aucune explication sur le pourquoi de la fermeture à ce moment-là, je n'étais pas accéléré, et très loin d'une vitesse de décrochage. Ma réaction a été plutôt rapide, c'est aussi grâce à ça que l'autorot ne s'est pas développée. S'il y a une leçon à retenir, c'est qu'en montagne, même si on est loin du relief, les sketchs arrivent, surtout s'il y a un peu de vent météo comme ce jour-là. Il faut toujours être prêt dans sa tête à réagir très vite pour enrayer des incidents.
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06/09/2020Dormillousevol localJ.Ph. BarthelemyEpsilon 8B-BP35entorse chevilleAprès 3 heures 15 de vol à faire des aller retours entre le lac de serre ponçon et le Bernardez, je décide de poser sur la crète de la blanche pour satisfaire un besoin naturel. Me poser en bas signifiait la fin du vol pour moi....Le vent météo était d'environ 20-25 kms/h (j'avançait à 10-15 kms/h face au vent, loin du relief), donc j'estimais avoir de la marge. J'avais déja posé à cet endroit une vingtaine d'années auparavant. Je dégrade ma hauteur devant le relief, puis je me laisse remonter le long de la pente et je fais 1/4 de tour pour me placer face au vent, à une hauteur de 5 mètres de la crète. Et là, bras haut, je recule....Trop tard pour attraper l'accélérateur avec mon pied. Je percute et me fais trainer sur ?? 20 mètres ou plus. Impossible de tirer sur une commande de frein, j'essaye de me protéger pendant cette glissade. Quand je veux me mettre debout, la cheville gauche se dérobe. S'en suit une récup' par hélico. 1) J'aurais du faire un premier passage "au large" du relief pour évaluer les conditions de vent. 2) Je n'ai pas tenus compte de l'effet de crète avec accélération du vent 3 ) La brise thermique s'ajoute au phénomène précédent je pense. 4) Trop confiant: ce n'est parce que je l'ai déja fais que c'est possible. 5) L'envie de pisser pollue la capacité d'analyse et j'aurais du aller me poser en vallée.
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28/05/2021Col de la forclazvol localS. CATHELAINHook 5B-BP40Contusions dans le dosCe vendredi nous avons en prévisions annoncées un vent faible (5 à 10km/h de moyenne de mémoire) donc à prori de bonnes conditions pour voler. Nous choisissons d'aller à la forclaz, on y arrive et c'est juste alimenté sans plus. Dimitri mort de faim se prépare et décolle très vite, ça a l'air de le faire et il part vers les dents. De notre côté nous nous préparons encore, Eric part puis je me prépare environ 15 à 20 minutes après le déco de Dimitri. Toujours pas trop de vent mais une tendance travers s'installe de façon cyclique, ça m'interpelle mais rien d'inquiétant. Je tente un premier décollage face voile et là mon oeil averti détecte une clé sur le suspentage haut/avant, le régulateur le voit aussi et j'annule la manoeuvre. Cette clé s'avère être un noeud bien serré ... 10 minutes sont nécessaires avec Philippe Gabriel pour défaire ce noeud. Donc me voilà de retour sur le déco 15 minutes après le premier essai, plus de 30 min après Dimitri. Le vent travers est plus marqué encore mais cyclique, et j'attends le bon moment pour décoller. Tout se passe très bien, je me dirige vers coche cabane pour prendre la pompe de service mais là surprise ... la brise de vallée a bien pris le pas et je suis très contré et je n'arrive pas à exploiter les thermiques assez couchés. Après 15 minutes à batailler pour ne rien prendre je décide d'aller chercher vers la gauche du déco, au dessus des chemins d'accès, où là je trouve un bon thermique mais touours délicat à exploiter. Un demi-tour et 2 priorités à laisser plus tard je me retrouve au bord du thermique dans la dégueulante et là je ne me sens plus de galérer à cet endroit trop fréquenté.
Là je vois 2 options, rentrer direct à l'attéro via le lac, ou persister un peu à gauche du côté du chalet à flan de falaise, je prends la seconde option avec en tête de me rapprocher de l'attéro mais en suivant la crête et éventuellement essayer de prendre de l'altitude. Je passe le chalet avec en tête une direction du vent Nord Ouest et donc pas de sous le vent potentiel mais je m'écarte tout de même un peu pour éviter la falaise qui marque le début de la crête. Tout va bien, ça ne monte pas mais pas de turbulence, je converge donc ves la crête tout en restant à 40 mêtres environ et au dessus des arbres. 200 mètres plus loin je rencontre un premier thermique puissant mais peu large, le vario s'affole (peut être 5 à 6 m/s ou plus au bruit) puis plus rien. 30 mètres plus loin même scénario, je décide de ne pas y rester mais au final avec ces 2 thermique je prends plus de 100 mètres. Ensuite un 3ème thermique toujours très puissant, je monte encore très fort puis je sors et là la chaîne d'indidents commence. Je sens la voile me tomber dessus, je mets bras hauts puis sans crier gare je vois la voile arriver devant moi et le temps de réagir je commence à freiner alors qu'elle est à 75° ... donc refermeture dans la foulée et la voile remonte à l'horizontale et se gonfle très sèchement pour partir en 360 face planète. Je remet bras hauts, je suis désorienté et ne sais pas dans quel sens je tourne. J'attends 2 tours et le mouvement ne s'amorti pas, je décide de faire secours, je lâche les bras des élévateurs mais la force centrifuge fait que je mets plus de 15 secondes pour arriver à ma poignée. Le voile noir arrive en même temps que l'arrivée dans un arbre, j'ai une impression de calme après la tempête et d'avoir atteri dans un matelas bien moelleux!
Je résume un peu, mais pendant que je tournait je voyait la falaise passer à chaque tour en se rapprochant, et là j'ai eu la pensée que j'allais mourir! la fin était donc inespérée et innatendue pour moi, mais heureuse.
Première erreur, le vent de tavers au déco, on avait regardé les prévision avant de partir mais pas là haut et pas les balises. Ce signe annonçait la montée en puissance de la brise de vallée par le nord et donc peut être aurions nous dû attendre un peu pour décoller. Eric parti avant moi a rencontré les même problèmes mais il a réussi à exploiter le thermique à gauche du déco pour aller ver le rocher du roux.
Deuxième erreur, une idée trop "théorique" de la direction et la vitesse du vent. J'avais évalué du 25 km/h direction N/O mais le vent était certainement beaucoup plus NNO voire N de façon cyclique et très soutenue, donc j'étais probablement sous le vent quand l'incident est arrivé, mais protégé du vent au début de mon cheminement. Les thermiques abrités du vent m'ont fait prendre de l'altitude jusqu'à ce que je me retrouve sous le vent. Ce n'était pas un sous le vent franc et évident à détecter mais la force du vent a certainement déclenchée des phénomènes de rotors dans lesquels je me suis retrouvé en quittant la partie abritée du vent.
Pour ce qui est des facteurs plus contextuels, il est noter que pendant ce séjour club nous avons eu des journées assez longues avec des repas trop tardifs (et des apéros longs donc). Je pense qu'il y a un axe de travail là dessus, personnellement j'ai besoin de beaucoup dormir et cette semaine là j'étais loin du compte. De façon générale le repos est indispensable surtout quand on a pas encore le nombre de vols nécessaires pour intégrer le pilotage au niveau reflexe (mémoire musculaire), ça fatigue beaucoup plus par rapport à un pilote expérimenté.
Je rajoute aussi qu'un SIV m'aurait permis de m'en sortir sans créer de chaîne d'incidents. Malheureusement on m'avait dissuadé d'en faire un l'année dernière (trop tôt soi disant) et j'en avais programmé un 15 jours après l'accident (mais trop tard). Ce qu'il faut en retenir c'est qu'il faut faire un SIV très tôt dès qu'on commence à voler en conditions thermique, c'est absolument indispensable. Et si c'est possible travailler la gestion du tanguage, en conditions calmes. ça se fait en école mais bien trop timidement alors que c'est une compétence fondamentale à acquérir.
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