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4
Gade – Chamber Works vol.5 : 4 Fantasiestücke for Clarinet & Piano, Op. 4, Quatuor 1 en ré, Quintette en mi mineur – Midtvest Ensemble (CPO 2021)
→ Superbes pièces pour clarinette et Quintette, les premières très poétiques, le second très animé ! Et captation très aérée, qui favorise l'expansion des timbres et la couleur !
→ Bissé.
Rott – Orchestral Works vol. 2, Symphonie en mi, Symphonie pour cordes en lab – Gürzenich O, Christopher Ward (Capriccio 2021)
→ Prise aérée (qui réussit remarquablement les fugatos) mais spectre un peu opaque (dû aussi aux timbres un peu gris du Gürzenich, qui m'avait pourtant paru bien changé ces dernières années).
→ Si le premier mouvement reste un peu ternement exécuté, le final atteint beaucoup d'ampleur grandiose.
→ Beau dynamisme pour la symphonie pour cordes (davantage qu'avec Rückwardt). Mouvement préparatoire de la Symphonie en mi, très prenant aussi.
Goldmark vol 2, mokranjac piano, the laundy grondahl legacy, graun orchestral, trattamento dell'harmonia, platti chamber, marx mosè
→ farkas chamber, braga santos, chamber 3, telemann christmas cantatas CPO, georg schumann piano, jenner piano
16 (fin 2020 !)
Danco, Kempen, Serenata Ameling, Much, Ferrier Somm, Segreto Susanna, Monteux, Morton Gould, harnoncourt oratorio noël, chailly petrouchka
Koessler – Messe en fam – Hannover Girls Choir, Il Gioco col suono, Schrofel (Carus 2013)
→ Sons un peu hululants dans l'épaississement du médium laids, dans cette messe aux beaux chromatismes, étonnant pour les standards de Carus !
+ Deux messes de Michael Haydn « Messen für Frauenchor ». Pas mal, regarde vers le romantisme.
Brahms – Sonates violon-piano – Shayegh, Schultsz (Glossa 2018)
→ Enregistrement [i]hardcore[/i], qui risque de dérouter méchamment si l'on n'est pas un peu intéressé par la démarche musicologique.
→ Le piano sonne très brouillé (quasiment pas de graves, et difficile de jouer ça sans pédale, ce qui rend encore plus indistinct l'accompagnement), et le violon, alors au premier plan, vibre très peu, opère des portamenti assez déstabilisants pour nous (on l'attache plutôt aux jeux exubérants de pièces de concert type Kreisler ou Sarasate – où il est même devenu bien vu de s'en passer).
→ Mais on entend très différemment les équilibres et la structure : ce n'est pas forcément confortable (violon forcément acide, piano brumeux), mais ça change clairement la perspective d'écoute, très stimulant.
CPO
kalliwoda 2, kalliwoda 5 spering
kallstenius 1
kozeluch moisè in egitto
Maconchy, compositrice Symphony for double string orchestra
Schubert & Tarkmann – Alfonso und Estrella pour ensemble à vent – Linos Ensemble (CPO 2000)
d'Indy – Symphonie n°2, Istar, prélude de Fervaal – Royal Scottish, Tingaud (Naxos)
→ Bonne version, quoique pas très colorée.
5
Mayer – Quatuors piano-cordes – Mariani Klavierquartett (CPO 2021)
→ Beau romantisme très bien écrit.
→ Trissé.
Wagner – Götterdämmerung – Mertbeth, Lehmkuhl, Schager, Kränzle, Anger, Gabler ; Opéra de Paris, Ph. Jordan (radio France Musique 2020)
→ Kränzle mordant, Anger très charismatique, Merbeth beaucoup moins hululante (on entend bien la concentration du timbre). Un peu déçu par les Nornes, des chanteuses que j'aime beaucoup individuellement, mais ça vibre quand même beaucoup sur de pas très jolis timbres ici, et sans déborder de mots.
→ Orchestralement très bien, je n'étais pas assez attentif pour en percevoir tous les détails.
16 (fin 2020 !)
16 (fin 2020 !)→ asperen louis couperin
16 (fin 2020 !)
Emilie Mayer – Quatuor à cordes – Klenke SQ (Capriccio 2018)
→ Très bien écrit, et animé ! À réécouter.
Korngold – Orchestre #4 Thème & Variations + Straussiana – Nordwestdeutsche Philharmonie Herford, Albert (CPO)
→ Très sucré, sirupeux même.
→ Belle prise très aéré avec orchestre qui n'est n'a pas les plus beaux violons du monde, mais très animé !
→ reinecke dornröschen
→ romberg symphs
→ Let There Be Cello
→ Bainton 3, Ruth Gippz 4
→ consortium classicum (moscheles, tribensee)
→ DUSSEK, J.L.: Piano Sonata, Op. 43 / MOSCHELES, I. / CRAMER, J.B. / HUMMEL, J.N. / KALKBRENNER, F.: Variations on Rule Britannia (M. MacDonald)
Balbastre, Dandrieu, Daquin : noëls populaires et pour orgue – Pages du CMBV, Jarry (CVS)
→ Déjà commenté à sa sortie en novembre 2019, puis dans une notule spécifique.
Alfvén – Symphonie n°4 – Willén
6
16 (fin 2020 !)
Wagner – Siegfried – Merbeth, Lehmkuhl, Siegel, Schager, Paterson (France Musique 2020)
→ Toujours aussi enthousiaste de Paterson. Orchestre lisse mais beau, Merbeth et Schager fatigués même si les qualités sont toujours là.
Haendel, Vivaldi… – « Queen of Baroque » – Cecilia Bartoli (Decca 2020)
→ Pot-pourri de différents disques. Très bons, mais autant profiter des programmes cohérents. Si jamais vous voulez comparer les orchestres et les répertoires, pourquoi pas.
→ alcione Marais
→ arte scordatura
→ trios alayabiev glinka rubinstein, brahms Trio (naxos)
→ fürchtet euch nicht

→ boesmans & cornet à bouquin
→ tabarro puccini janowski jagde
→ quartetto cremona : italian postcards
→ dmytro popov hymns of love
→ gurrelieder thielemann
→ Schubert: Lieder (orchestrations de Mottl, Britten, Liszt, Brahms, Berlioz, Strauss, Reger, Webern...)/Barbeyrac, Lehmkuhl, Equilbey
→ mahler lied erde bloch
15
KOESSLER, H.: Choral Music (Cantabile Regensburg, Beckert) (Helbling Verlag 2016)
→ Très brahmsien, en à peine moins prégnant. Splendides chants sacrés !
Borodine – Sextuor à cordes – Lindsay SQ
16 (fin 2020 !)
Macfarren – Symphonies 4 & 7 – Queensland PO (int-1), W.A. Albert (CPO)
→ Écriture qui doit encore beaucoup à Beethoven et Weber, d'un très beau sens dramatique, trépidant !
→ Orchestre un peu casserole (timbres de la petite harmonie vraiment dépareillés), mais belle écriture romantique.
16 (fin 2020 !)
7
Legrenzi – Compiete con le letanie e antifone della Beata Vergine – Nova Ars Cantandi, Giovanni Acciai (Naxos 2020)
→ Un des plus grands compositeurs du XVIIe siècle, Legrenzi excelle dans toutes formes d'audace, un contrepoint riche et libre, une harmonie mouvante, une agilité qui préfigure le seria du XVIIIe siècle…
→ Première gravure discographique de ces Complies Op. 7, la dernière prière du jour. Superbes voix franches et articulées… sauf le soprano masculin, très engorgé, vacillant, inintelligible, qui tranche totalement avec le reste et distrait assez désagréablement. Étant la partie la plus exposée, le plaisir est hélas un peu gâché.
Wagner – Die Walküre – Serafin, Davidsen, Skelton, Paterson, Groissböck – Opéra de Paris, Philippe Jordan (radio France Musique 2020)
→ Plus lisse orchestralement. Splendides Messieurs, en particulier Paterson remarquablement timbré et grand diseur, Groissböck aussi. Serafin n'est vraiment pas gracieuse mais chante assez juste en réalité, et sans se fatiguer (alors que le timbre paraît éclaté à son entrée, il ne se dégrade pas du tout).
Borodine – Requiem (arr. Stokowski) – BBC Symphony Chorus, Philharmonia Orchestra, Geoffrey Simon (Signum)
→ Cinq minutes de paraphrase sur le thème grégorien, avec des harmonies typiques de l'avant-garde russe du second XIXe. Les doublures pizz-bois alla Godounov sont incroyables !
+ Suite Prince Igor, Petite Suite…
→ reich eight lines
→ philippe leroux : nous par delangle (BIS)
→ Ch Lindberg
→ kontogiorgos, kaleidoscope pour guitare
→ adiu la rota
→ australian music two pianos « the art of agony »
1514
KOESSLER: Trio Suite / Piano Quintet in F Major / MOOR: Cello Sonata No. 2, Op. 55 – Frühwirth, Ehrenfellner, Genevière Strosser, Szabó, Kollár (Hungaroton 2005)
→ Prise de son assez acide, Trio pas passionnant, très aimable.
→ Très beau quintette, lyrique et généreux.
Vincent Scotto & autres – « Ecoutez les mandolines (1933-1950) » – Tino Rossi & Agostini Trio; Albert Lasry Orchestra; Marcel Cariven Orchestra; Pierre Chagnon Orchestra; Raymond Legrand Orchestra (Naxos Nolstalgia 2002)
→ Cette voix mixte incroyable… (Les chansons ne sont pas pasisonnantes.)
→ Christie Combattimento
→ symphs Romberg
Bruch: Symphonies Nos. 1-3 & Overtures Bamberger Symphoniker, Robert Trevino (CPO) → Très mendelssohnien lorgnant vers Brahms, et joué avec un tel élan ! (quelle prise de son limpide et ample, aussi !) Il faut dire que Bamberg / Trevino, ce n'est pas une alliance de seconds couteaux !
Wagner – Die Meistersinger, ouverture – Vienne, Solti
8
Hahn – Quatuors à cordes, Quintette piano-cordes – Tchalik SQ, Dania Tchalik (Alkonost 2020)
→ Encore un coup de maître pour l'élargissement répertoire avec le Quatuor Tchalik ! La sophistication souriante de la musique de chambre de Hahn, où le compositeur a clairement laissé le meilleur de sa production (particulièrement dans ces œuvres, ainsi que dans le Quatuor piano-cordes qui manque ici), se trouve servie avec une ardeur communicative.
→ Le déséquilibre antérieurement noté entre violon I & violoncelle très solistes d'une part (les frères), petite harmonie très discrète d'autre part (les sœurs) s'estompe au fil des années vers un équilibre de plus en plus convaincant. Et toujours cette prise de risque maximale, au mépris des dangers.
→ Grandes œuvres serives de façon très différente des Parisii :(qui étaient plus étales et contemplatifs, plus voilés, moins solistes, très réussis aussi).
→ Saint-Saëns, Hahn, Escaich… en voilà qui ne perdent pas leur temps à rabâcher le tout-venant ! (Merci.)
→ Bissé.
Wagner – Das Rheingold – Opéra de Paris, Philippe Jordan (radio France Musique 2020)
Iain Paterson(Wotan) / Lauri Vasar, (Donner) / Matthew Newlin, (Froh) / Norbert Ernst, (Loge) / Jochen Schmeckenbecher, (Alberich) / Gerhard Siegel, ténor (Mime) / Wilhelm Schwinghammer, (Fasolt) / Dimitry Ivashchenko, (Fafner) / Ekaterina Gubanova, (Fricka) / Anna Gabler, (Freia) / Wiebke Lehmkuhl, (Erda) / Tamara Banješević, (Woglinde) / Christina Bock, (Wellgunde) / Claudia Huckle, (Flosshilde)
→ Merveille de vivacité, de grain, de détail… distribution exceptionnelle et aguerrie. Immense Rheingold.
15
→ elisabetta brusa ulster O
→ rossini matilde di shabran passionart O
→ haydn messe st tolentini naxos
→ britten saint nicolas
→ nigl rihm beethoven lieder
→ proko 5 miasko 21 v.petrenko oslo
→ brahms trios le sage
→ schubt s2 & 3 zender basel kamO
→ huvé beeth pianoforte
→ v.pentrenko oslo symph 5 proko
secrets live annie fischer

brahms piano rafael orozco

vierne 24 pièces de fantaisie litaize
KÖSSLER, H.: String Quintet in D Minor / String Sextet (Frankfurt String Sextet) (CPO 2007)
→ Très bien écrit ! Riche contenu d'un romantisme assumé, qui peut rivaliser avec les grands représentants de second XIXe !
→ (trissé)
Hauser – Classic Deluxe
→ [Cross-over. Entre le classique et d'autres répertoires (piano planant, Caruso de Dalla et sur le DVD Pirates of the Caribbean, Game of Thrones…). Cross-over à l'intérieur même du classique au demeurant, puisque le violoncelliste interprète notamment le Deuxième Concerto pour piano de Rachmaninov, le Concerto pour clarinette de Mozart, un Nocturne de Chopin…
Au demeurant un très beau son, un travail sur le phrasé pour reproduire un effet « chanté », mais il est difficile de juger de quoi que ce soit tant le matériau est retravaillé en post-production, avec des effets de zoom et réverbération localisée sur le violoncelle ! Très belle finition pour du cross-over, je dois dire. La vidéo filmée à Dubrovnik sur les thèmes de Pirates des Caraïbes focntionne à merveille – même si les musiqueux dans mon genre sont tout de suite gênés par le difficile rapport visuel entre la réverbération de cathédrale et le jeu d'un instrument à cordes en terrasse par grand vent – qu'on n'entendrait donc presque pas en réalité. Ses vidéos de Noël, non incluses dans le DVD, où il est courtisé par des danseuses trémoussantes et court-vêtues en habit de saint Nicolas, sont beaucoup plus… perturbantes.]
→ legrenzi sedecia
→ legrenzi missa lauretana
→ LEGRENZI, G.: Concerti musical per uso di chiesa, Op. 1 (Oficina Musicum Chorus, Favero)
16 (fin 2020 !)
Bizet – Carmen (final du II) – Angelici, Michel, Jobin, Dens ; Opéra-Comique, Cluytens (réédition The Art Of Singing 2014)
9
Salieri – Armida (air) – Rousset (Aparté 2021)
→ En avant-première en flux… Juste deux pistes, l'Ouverture et un air. Jolie écriture dramatique. Pas du très grand opéra non plus. Évidemment loin du ravissement de ses opéras français… ou même de ses délicieux bouffes – mais pour du seria, on sent tout de même l'empreinte de Gluck et du goût français, ce qui est un avantage pour garantir un peu de ma patience. Exécution pleine d'ardeur des Talens Lyriques, tout de même bien hâte de découvrir cela (à défaut d'avoir entendu le concert de mai).
Bach – 6 Suites pour violoncelle (cello di spalla) – Sergey Malov (Solo Musica 2020)
→ Violoncelle d'épaule, comme dans l'intégrale Kuijken, joué par le violoniste Malov. Inspiré par la présence d'un violoncelle piccolo à cinq cordes dans la Sixième Suite, plus aiguë et complexe à jouer à quatre cordes à une époque où le démanché n'était pas encore pratiqué.
→ Résultat, comme chez Kuijken, passionnant : on conserve la profondeur de son et l'on gagne une agilité de phrasé remarquable… Superbe proposition !
R. Strauss – Œuvres pour vents : Suite en si bémol, Sérénade en mi bémol, Sonate n°2 en mi bémol – Octophoros, Dombrecht (Passacaille)
→ Étrange mélange entre le Strauss contrapuntique sinueux qui affleure par moment et une écriture pour vents beaucoup plus traditionnelle, mélodique, sans ombre, une musique de véritable plein air, très homorythmique. Le vaste final de la Sonate est un modèle du R. Strauss lumineux, profusif et jubilatoire.
→ Je retrouve avec plaisir Octophoros et ses instruments anciens nasillards et capiteux, qui n'avaient pas trouvé de débouché disographique, me semble-t-il, depuis leur période chez Accent dans la décennie 2000. (Oh, il s'agit manifestement d'une réédition du disque de 1994 chez Vanguard, !)
→ (trissé)
→ vivaldi argippo eura galante
→ letters chamber choir ireland
→ stanford chamber somm
→ martynov : utopia
→ gran partita ogrintchouk ccgbw BIS
→ dall'abacco il tempio armonico
→ barenboim beethoven intégrale n°5
→ monteverdi terzo libro alessandrini naïve
DFD Edition Orfeo vol 2, 3
KRAUS, J.M.: Miserere / Requiem / Stella coeli (Blessing-Leyhausen, Prégardien, Adam, German Chamber Choir, La Stagione Frankfurt, M. Schneider)
→ Agréable, dans interprétation informée et fouettée, mais pas le vertige dramatique de ses symphonies.
Gautier Capuçon – « Émotions », arrangements de Jérôme Ducros (chansons, série) (Erato 2020)
→ GOOSENS, E.: Violin Sonata No. 1 / HURLSTONE, W.: Violin Sonata in D Major / TURNBULL, P.: Violin Sonata in E Minor (Mitchell, Ball)
→ Chamber Music - LALLIET, C.-T. / POULENC, F. / RACHMANINOV, S. / RAVEL, M. (Trio Cremeloque)
→ BACH, C.P.E.: Oboe Concerto, Wq. 164 and 165 / Solo, Wq. 135 (Ebbinge, Amsterdam Baroque Orchestra, Koopman)
Weingartner – Sextuor pour quatuor, contrebasse & piano / Octuor pour clarinette, cor, basson, quatuor & piano – Triendl (CPO)
→ Complètement fasciné par le Sextuor pour piano et cordes (la pochette dit Septuor à tort). Un lyrisme extraordinaire.
→ bissé
Lully – Armide (actes I, III, IV & V) – Rousset (Aparté)
10
Gabrielli, Biber, Young – « Jacob Stainers Instrumente » – Maria Bader-Kubizek, Anita Mitterer, Christophe Coin (Paladino 2020)
→ La Partita 6 de l'Harmonia artificiosa-ariosa est marquante par son vaste air à variations de 13 minutes et son langage un peu original.
→ La parenté des traits de (Domenico) Gabrielli avec les figures des Suites pour violoncelle de Bach m'a frappé – elle est du reste, après vérification, documentée dans plusieurs disques, qui m'avaient échappé jusqu'ici. (Coin fait merveille là-dedans.)
16 (fin 2020 !)
Lambert – Airs de cour – Mellon, Feldman, Laurens, Visse, Cantor… ; Les Arts Florissants (HM)
→ La façon d'orner et de gérer le tempo a changé depuis l'enregistrement de ce disque vénérable, mais tout reste merveilleux ici, notamment la typicité de ces voix étroites, qui mettent le timbre et le texte au premier plan, loin des profils beaucoup plus couverts / ouatés qui prévalent aujourd'hui (même chez Christie).
→ Un Lambert vibrant et plein de poésie, chanté souvent à plusieurs mais avec la précision d'inflexion d'une interprétation monodique, pour un corpus qui sert lui aussi l'expression d'un goût suprême.
1514
Rudolf Schock Opera in German, Vol. 1 Rias-Kammerchor Und Rias-Sinfonieorchester
Korngold – Orchestre #2 Much ado about nothing (Suite), Sursum Corda, Concerto pour la main gauche – Nordwestdeutsche Philharmonie Herford, W.A. Albert (CPO 1991)
→ Sympathique tout cela.
André Rieu – Jolly Holidays / L'Hiver en fête
→ wellesz symph 1
→ alwyn symph 3
→ krenek symph 2
→ oratorium fanny
→ schoeck notturno baer sur NML
Graener – Variations orchestrales sur « Prinz Eugen » – Philharmonique de la Radio de Hanovre, W.A. Albert (CPO 2013) → On ne fait pas plus roboratif… mon bonbon privilégié depuis deux ans que je l'ai découvert par hasard, en remontant le fil depuis le dernier volume de la grande série CPO autour du compositeur (concertos par ailleurs tout à fait personnels et réussis).
Lully – Armide (acte I) – Herreweghe II (HM)
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Roussel, Koechlin, Taffanel, d'Indy, Messager, Françaix, Chabrier, Bozza, Tansman – musique française pour vents et piano – Lucas, Gattet, Berrod, Trenel, Cazalet, Wagschal (Indésens 2020)
→ Joli ensemble, pas le meilleur de la production chambriste française (excepté les extraits de la Suite de d'Indy), avec des timbres assez blancs, il existe plus exaltant ailleurs même si le projet est très beau et mérite d'être salué !
Beethoven – Trios Op.1 n°3 et Op.11, arrangement anonyme pour hautbois, basson et piano – Trio Cremeloque (Naxos, octobre 2019)
→ On perd clairement en conduite des lignes et en nuances, avec les bois. Mais très agréable de changer d'atmosphère.
Bouzignac – Motets – Pages de la Chapelle, Arts Florissants, Christie (HM)
→ Le hiératique précurseur Bouzignac mériterait de véritables versions d'élite, mais le disque ne le sert pas très bien. Cet enregistrement des jeunes Arts Flo ne fait pas exception : techniques vocales hésitantes, style encore empesé (le sens du rebond est plus celui de Paillard que des Arts Flo actuel), son général plus mou qu'incisif…
→ Version estimable, mais qui ne rend pas vraiment justice à ces œuvres déjà sévères, dont les beautés ne sont pas très bien mises en valeur.
→ rasi art de la fugue consort de violes
→ vasks viatore, distant light, radio munich
→ boccherini les ombres
→ leningrad concertos
bruckner 8 thielemann ( :( )
vivaldi tamerlano dantone
Beethoven Symphonies, Pittsburgh, william Steinberg (DGG)

→ Réédition volume par volume.
Korngold – Orchestre #1 Der Schneemann (Prélude & Entracte) + Ouverture Schauspiel – Nordwestdeutsche Philharmonie Herford, Albert (CPO)
→ Schneemann très sirupeux, Schauspiel assez expansif mais prenant !
Vincent Niclo & les Prêtres orthodoxes
→ froberger moroney org robert-dallam de lanvellec

→ perpetual night richardot

→ lebendig begraben

→ rééd rückert minton boulez
Rameau – Hippolyte (Prélude du III) dans « Tragédiennes » #1 – Talens, Rousset
Schumann – Liederkreis Op.24 – Bär, Parsons (EMI)
→ Très belle voix douce, Parsons assez mou, ensemble qui manque un peu de relief et de mots.
12
Reicha – Symphonies concertantes flûte-violon, puis 2 violoncelles – Kossenko, Stranossian, Coin, Melknonyan ; Gli Angeli Genève, MacLeod (Claves 2020)
→ Flûte-violon : aimable. Entre le son un peu aigrelet des solos sur instruments d'époque (pas faute d'aimer ces quatre art→istes pourtant) et la progression harmonique très traditionnelle, les mélodies vraiment banales, je n'y trouve pas le grand Rejcha que j'aime. Joli mouvement lent tout de, qui débute par violon et flûte seuls.
→ La symphonie à deux violoncelles est bien plus intéressante, en particulier le premier mouvement inhabituellement varié (dont le premier fragment thématique est similaire à celui de Credeasi misera) et le final assez foisonnant. Mais pour cette œuvre, le disque Goebel-WDR (aux couplages passionnants) de cette même année 2020 m'avait davantage convaincu.
Wagner – Lohengrin – Bieito ; Miknevičiute, Gubanova, Alagna, Gantner, Pape, Berliner Staatsoper, Pintscher (Arte Concert)
→ Splendide orchestre et chœurs (et surpris par le lyrisme et la tension de Pintscher dont j'avais un très mauvais souvenir dans le « grand répertoire »), splendide distribution.
→ J'attendais évidemment Martin Gantner, l'une des voix les mieux projetées du marché (ça paraît nasal et étroit en captation, mais en salle, c'est une proximité et d'une expressivité miraculeuses). Telramund pas du tout noir, très clair et concentré, très convaincant dans un genre absolument pas canonique.
→ Roberto Alagna chante un allemand de grande qualité ; toutes les voyelles sont un peu trop ouvertes, mais ceci va de pair avec la clarté caractéristique de son timbre et la générosité jamais en défaut de son médium. Un régal de bout en bout, élocution limpide et splendeur vocale. Le second tableau de l'acte iII le voit se fatiguer, et les aigus deviennent vraiment blancs et métalliques, le médium un peu plus aigre. Tout le reste se montre à la fois original et très marquant.
→ La mise en scène de Bieito m'a paru laide, sans propos clair ni animation scénique, sans cohérence psychologique ni lien avec le sujet. Sans parler de son tic de faire trembler ses personnages pendant vingt minutes , récupéré de la pire idée de son Boccanegra… Dire que ce fut un si grand metteur en scène… Trop d'engagements. Trop d'empâtement.

Allemand un peu étrange mais soigné d'Alagna, médium splendide, aigu vraiment métallique et blanchi. Globalement assez radieux.
Mahler – Symphonies 1,4,5,6,7,9 – SWR Baden-Baden, Rosbaud (SWR Classic)
→ Pour les symphonies que j'ai écoutées, des versions au spectre sonore un peu disjoint (pas de lissage des timbres), mais d'une hauteur de vue remarquable, profitant de l'aération pour donner sens et articulation au discours, sans du tout sonner dépareillé. De grandes lectures qui n'ont pas besoin du confort du studio avec un orchestre plus luxueux pour se révéler. Très hautement recommandé.
→ albums toccata classics : fürstenthal, carrillo, sivelöv, osca da silva
→ auvinen lintu
→ rudolf wagner genesis
→ passacaglie d'amore nisini
→ grondahl legacy
→ anima rara par jaho
→ mzt van kuijk
→ vienne 1905-1910, richter ensemble
→ bruch ccto é pias
Tchaikovsky: Violin Concerto in D Major, Op. 35, TH 59 (Live Recording, Lausanne 1973) ; Igor Oistrakh
Korngold – Orchestre #3: Baby Serenade, Cello Concerto in C Major, Symphonic Serenade in B-Flat Major – Nordwestdeutsche Philharmonie, W.A. Albert (CPO 1991)
→ Très jolies pièces !
Tchaikovsky: 1812 – St. Petersburg Chamber Choir; Leningrad Military Orchestra; St. Petersburg Philharmonic Orchestra; Ashkenazy, Vladimir (Decca)
→ Les chœurs (même pour le thème folklorique paysan du milieu) abîment l'équilibre.
→ coin
→ mosaïques SQ der Beeth

→ Blancrocher - L’Offrande. Pièces de Froberger, Couperin, Dufaut et Gaultier:
→ forqueray intégral devérité & friends, rannou…

→ schoeck nathan berg griffiths) + opéras
→ lalande laudate

→ Lamia de Dorothy Howell

→ vivaldi baiano cctos clvcn
Jacquet de La Guerre – Le Déluge – Poulenard, Verschaeve, Giardelli, Guillard (Arion)
Bax – Symphonie n°2 – LPO, Myer Fredman (Lyrita)
13
Rossini, Castelnuovo-Tedesco… – « Rossiniana » (pour violoncelle & piano) – Elena Antongirolami (Dynamic 2020)
→ Toutes sortes de variations & paraphrases, très sympa.
Brahms – Symphonies – Pittsburgh SO, Janowski (PentaTone 2020)
→ Très tradi, sans doute impressionnant en vrai connaissant l'orchestre et le chef, mais pas très prenant au disque par rapport à la pléthore et à l'animation enthousiasmante des grandes versions. Assez massif, peu contrasté et coloré, pas très convaincu (vu l'offre) même si tout reste cohérent structurellement et inattaquable techniquement.
→ Tout de même très impressionné par la virtuosité de l'orchestre : rarement entendu des traits de violon aussi fluides, les cuivres sont glorieux, la flûte singulièrement déchirante…
Beethoven – Sonates – Backhaus
→ Pas vérifié si c'était I ou II, mais on ne fait pas vraiment plus structuré, sûr et hardi. Incontournable si on ne connaît pas, parmi les plus grandes lectures de ces pages.
14
→ hithcock spinet : burney & others
→ venice and beyond concerti da camera sonate concertate pour vents
→ leclair complete sonatas 2 violons
→ Petite Renarde Rattle
→ respighi chailly
→ ysaÿe 6 sonates par niklas valentin
→ earth music cappella de la torre
Brahms: Piano Concerto No. 1. Op. 15 (Live Recording, Lausanne 1978) ; Claudio Arrau
Arnold Krug – Ade (arr. for voice and fortepiano) – Jana Büchner, Crome, Sellheim (Arks Produktin 2016)
→ Très jolie mélodie.
Tchaikovsky: 1812 pour harmonie et avec véritables canons japonais ! (YT)
→ holger falk + nigl + newby

Lugansky franck debussy

Rawsthorne McCabe, Hoddinott et surtout Mathias. [b]Bate[/b] et [b]Benjamin[/b, coles. swayers, kinsella.
Salieri, Strictly private, Heidelberg SO (Hänssler)
→ Lecture nerveuse d'airs et duos très spirituels, qui évoquent les Da Ponte mozartiens, un délice.
Schmidt – Symphonies – Frankfurt RSO, Paavo Järvi (DGG)
→ Au sein de ce corpus extraordinaire, voire majeur, le plaisir d'entendre une version qui s'impose d'emblée comme colorée, frémissante, captée avec profondeur et détails, par un orchestre de première classe, et surtout articulée avec ce sens incroyable des transitions qui caractérise l'art de Järvi. Chacune des symphonies en sort grandie. Indispensable.
14
Mossolov, Symphonie n°5, Concerto pour harpe – Moscou SO (Naxos)
→ On entend surtout des chants populaires traités en grands accords. Joli, mais pas très fulgurant par rapport à sa période futuriste !
→ Très festif, très décoratif, très « Noël », cet étonnant concerto pour harpe que je n'aurais jamais imaginé une seconde attribuer à Mossolov !
Tchaïkovski-Goedicke – Les Saisons – Varupenne, Trio Zadig (Fuga Libera 2020)
→ La redistribution de la matière pour piano seul à trois instruments (dont le piano…) n'est pas la chose la plus exaltante du monde (mélodies au violon, piano simplifié…), mais c'est une occasion d'entendre un des meilleurs trios de l'histoire de l'enregistrement dans un répertoire qu'ils servent merveilleusement – hâte qu'ils gravent le Trio de Tchaïkovski, qu'ils jouent mieux que personne.
→ Et en effet, (Ian) Barber particulièrement en forme, Borgolotto toujours d'une présence sonore impérieuse, Girard-García un peu sous-servi par l'encloisonnement dans un disque, mais on sent toute son élégance néanmoins. D'immenses musiciens à l'œuvre, on l'entend.
Verdi, Nabucco (extraits en allemand) – Synek, Lear, Kónya, Stewart, Talvela – Deutsche Oper, Stein (DGG)
→ Superbe interprétation très intense, qui traite vraiment l'orchestre de Verdi comme s'il était aussi riche que celui des autres grands du XIXe, et le résultat en est saisissant. Et voix incroyables.

(Dans les extraits retenus, il manque étrangement « Salgo già ».)
rabhari compositeur
barry beethoven par adès
roland-manuel par akilli
vermeer bologna
→ standley et ens contrast schubt
→ nature whispering
→ Petite Renarde Rattle
→ chant de la Terre I.Fischer RDS
→ lamento (alpha)
Beethoven, Hammerklavier, Rösel (eterna)
Herzogenberg – Messe en mi mineur Op.87 – Rodrigo Orrego, Mainz Bach Choir; Rheinland-Pfalz StPO, Ralf Ott (CPO)
→ Aimable cécilianisme un peu plat.
Reinecke: Symphony No. 3 in G Minor (final) –
Frankfurt Brandenburg State Orchestra; Beissel, Heribert (Christophorus)
→ Avec PARTITION.
→ Beaucoup plus franc, moins de fondu en revanche.
→ Solemnis gardiner

→ A. Rawsthorne, Symphony No. 2
→ reutter op.58,56,jahreszeiten
→ Robert Simpson, Symphonie n°9, Bournemouth SO, Vernon Handley.
Lanier, Ramsey, Jenkis, Banister, Lawes, webb, Hilton… – « Perpetual Night » – Richardot, Correspondances, Daucé (HM 2018)
→ Ni les œuvres ni la manière ne me font dresser l'oreille, je l'avoue. Très rond, confortable, contemplatif, le tout manque vraiment d'arêtes, d'événements.
Nielsen – Symphonie n°1 – Ireland NSO, Leaper (Naxos)
15
Humperdinck – « Music for the Stage » – Opéra de Malmö (Naxos)
→ Très belle sélection de scènes d'opéras et autres œuvres dramatiques, variées, pleines de la naïveté et de l'emphase pleine de simplicité propres à Humperdinck. Extrêmement persuasif, délicieux, très bien joué. Hâte de découvrir ces œuvres intégrales désormais, une très belle ouverture vers cet univers encore chichement documenté ! (Et la générosité accessible de cette musique plairait à un vaste public, a fortiori en Allemagne dont l'imaginaire populaire est une référence récurrente…)
Bach, Chorals / Elgar, Sonate 1 / Lefébure-Wély Boléro / Karg-Elert 3 Impressions / John Williams, 3 arrangements de Star Wars – Nouvel orgue de la cathédrale Saint-Stéphane de Vienne, Konstantin Reymaier (DGG 2020)
→ Splendides Bach pudiques sur jeux de fonds, une transcription de Williams réussie, les frémissements du trop rare Karg-Elert, un joli Elgar sérieux inattendu… Superbe récital.
Strauss – les grands poèmes symphoniques – Museum de Francfort, Weigle (Oehms)
→ Rééditions sous forme de coffret contenant tous les volumes précédents.
On dit toujours que Kempe-Dresde constitue l'horizon indépassable de ces poèmes, et c'est tout à fait vrai, mais Zinman-Tonhalle et désormais Weigle-Museum peuvent tout à fait prétendre au titre.
→ Cette fluidité et cet élan miraculeux, servies par ce qui est possiblement l'orchestre le plus déraisonnablement virtuose d'Allemagne (et donc du monde), en font un jalon discographique capital – comme tous les Wagner-Strauss-Berg de Weigle, au demeurant.
→ Parmi les œuvres rares, une Deuxième Symphonie d'un romantisme flamboyant, pas du tout décadent, servie avec un feu étourdissant.
→ bach &fds corti
→ rvw job hallé elder songs travel neal davies
→ clyne

→ armand-louis couperin rousset
→ hammerschimidt, jesus stirbt, vox luminis
→ amirov, 1001 nuits
→ rubinstein le bal pour piano
→ zipoli in diamantina
→ "O! solitude, my sweetest choice" de Purcel/Britten (adaptation) sur le texte de Marc-Antoine Girard de Saint-Amant.
→ toccata classics : mihalovici, proko by arrangement, szentpali, ruoff…
mahler 4 turku segerstam
chosta 5 jansons bayrso
bruckner 4,5,6,7 munich PO gergiev
beethoven 7 saito kinen ozawa
beethoven sonates 8-11 giltburg
beethoven concertos piano sw chb bavouzet
ardeo SQ xiii
schwanengesang behle
→ bizet sans paroles gouin
→ respigni chailly scala
→ st-saêns chopin callaghan
→ Mülemann mzt
Dietrich Fischer-Dieskau: Lied-Edition, Vol. 1 (Orfeo)
« Korngold : Le Songe d'une Nuit d'été de Mendelssohn »
→ Ah oui, c'est une version comprimée (l'Ouverture zappe énormément, avec quelques différences d'orchestration – doublures supplémentaires de trompette, de clarinette), et aussi des chansons sur des thèmes de Mendelssohn…(un chœur sur le thème du final de la Troisième Symphonie !)
→ Bon, sans le film, ça fait un peu peur, mais ça a l'air sympa comme réagencement (le scherzo du Songe avec woodblocks obligés !).
→ Oh, les chœurs féminins sucrés qui font « aaaaah-aaaaah » en coulisse pendant les thèmes les plus lyriques de l'Ouverture complètement réagencé… Il y a un petit côté « La Belle de Cadix a mangé du Wagner »…
Kalkbrenner – Concerto pour piano n°1 – Hans Kann, Hambourg SO, Beissel (Adora ou Vox Box)
→ Début orchestral qui évoque vraiment un modèle évident pour l'accroche du premier écrit par Chopin (le n°2) et des harmonies du n°1. Les formules du premier mouvement (octaves liminaires, accompagnement de cantilène sur accords doux répétés, figures de virtuosité) sont manifestement une source forte d'inspiration pour le n°1 – même si Chopin ose des enchaînements harmoniques beaucoup plus personnels et fantaisistes.

+ Hummel – Concerto pour piano n°4 « Les adieux »
→ Aimable. Interprétation qui a vieilli (cordes très épaisses, pincées et vibrées).
→ rubbra ccto pia
→ Coles : je réécoute les Four Verlaine Songs pour la dixième fois aujourd'hui, c'est véritablement renversant.
→ e préfère moi aussi la No. 2 de Boughton et pas qu'un peu,

→ stephan sieben saiteninstrumente, horenstein ensemble ( et suite pour quatuor de butterworth)
Weingartner – Quatuor n°5, Quintette à cordes – Sarastro SQ, Petra Vahle (CPO)
→ Rien trouvé de très saillant, à réessayer encore ?
→ bissé
Nielsen – Symphonies n°1,2,3,4,5,6 – Stockholm RPO, Oramo (BIS)
→ Lyrisme, énergie mordante, couleurs, aération de la prise… une merveille, qui magnifie tout particulièrement la difficile Sixième Symphonie !
16
Robin Melchior – « Beethoven, si tu nous entends » – La Symphonie de Poche, Nicolas Simon (Klarthe 2020)
→ Jubilatoire blind-test pot-pourri dont les développements sont (très bien !) récrits. Le tout étant joué pour quatuor, contrebasse, flûte, clarinette, clarinette basse, saxhhorn baryton, accordéon, harpe et percussions… !
→ Il m'a fallu quelques secondes pour retrouver le fantastique mouvement lent du Concerto n°5 ainsi transfiguré… dont la cadence de harpe débouche sur les pointés du mouvement lent de la Quatrième Symphonie ! Mazette.
→ Ou encore la fin sur une boucle minimaliste autour du thème de l'Ode à la Joie.
→ Par des musiciens de très très haute volée, la densité sonore et l'engagement individuel comme collectifs sont exceptionnels.
→ La fièvre de la nouveauté s'empare de nous en réécoutant Beethoven pour la millième fois.
→ bissé
Verdi – Simone Boccanegra – Homoki ; Rowley, Jorijikia, Nicholas Brownlee, Gerhaher, Fischesser ; Zürich, Luisi (Arte 2020)
→ Direction d'acteurs formidables, et l'usage de ce simple décor tournant qui nous mène de coursive en antichambre… Homoki à un sommet de maturité.
→ Orchestre mordant, Brownlee fabuleux. Rowley assez pharyngée mais expressive comme une actrice au temps du Code Hays.
→ Très content d'entendre chanter Verdi comme Gerhaher.
Beethoven – Symphonies – Sk Dresden, Blomstedt (Edel Kultur)
→ Remasterisation de ce beau cycle tradi mais habité, qui a connu une diffusion large grâce à la reparution sous licence chez Brilliant (déjà dans un son excellent).
→ bach sons controcorrent
→ london circa 1720
→ il genio inglese alice laferrière
→ rathaus & shota par stoupel
→ bruckner symph 0 hj albrecht orgue
→ weinberg symph 6 altenburg gera
→ turalngalila mannheim
→ nielsen œuvres violon-piano hasse borup naxos
→ fuchs sonates violon
→ fasch clavier
rachma par babayan DGG

huelgas the magic of polyphony

debussy intégrale alessandra ammara

mozart arias II regula mühlemann

bells, album athony romaniuk
The Young Richter Live - Liszt, Chopin, Schumann ; Sviatoslav Richter
Kuhlau – Quatuors : à cordes Op.122 & piano-cordes 3 – eSBe SQ, Meyer-Hermann (CPO 1995)
→ Marqué par Beethoven, mais avec davantage de fondu dans l'étagement des instruments, très réussi.
Bach - Cello Suite No. 6 in D major BWV 1012 – Segery Malov | (YT Netherlands Bach Society intégrale)
→ Michel dens
→ Goublier - Mélodies lyriques populaires (6) : baryton, choeurs, et Orchestre - Michel Dens - HD

→ The Primrose Piano Quartet : Hurlstone, Quilter, Dunhill, Bax
→ BRITISH PIANO QUARTETS : Mackenzie, Howells, Bridge, Howells, Stanford, Jacob, Walton (The Ames Piano Quartet)
→ Viola Sonatas, Idylls & Bacchanals : McEwen, Maconchy, Bax, Jacobs, Rawsthorne, Milford, Leighton (Williams/Norris)
Reicha Symphonie concertante pour 2 violoncelles, Romberg Concerto pour deux violoncelles, Eybler Divertisment – ( série « Beethoven's World ») – Deutsche Radio PO, Goebel (Sony)
→ Très beau, programme hautement original (dans la collection où j'avais déjà loué les Concertos pour violon de Clément et qui vient de publier Salieri-Hummel-Vořišek), mettant en valeur des jalons considérables du patrimoine.
→ Un Reicha virtuose : un violoncelle faisant des volutes graves, l'autre énonçant de superbes mélodies – celle du premier mouvement évoque beaucoup Credeasi misera.
→ Un Romberg au mouvement lent plus sombre, inhabituellement tourmenté (sans agitation pourtant), se terminant dans un rondeau aux rythmes de cabalette et dont la mélodie invite à la danse.
→ Un Eybler trompettant, musique de fête.
→ Interprété avec une finesse de timbre et un élan absolument délectables.
Nielsen – Symphonie n°1 – BBC Scottish SO, Vänskä (BIS)
17
Thomas Agerfeldt Olesen – Der Wind bläset wo er will + Concerto pour violoncelle – Johannes Moser, Danish NSO, Otto Tausk (Dacapo 2020)
→ Contemporain proliférant, pépiant, extrêmes graves et aigus, percus… Pas déplaisant, mais pas totalement dans mon humeur pour l'instant.
→ Le concerto, qui commence par des gammes évoquant les Suites de Bach ou les Caprices de Paganini est, lui, d'essence tonale, plus tradi et joueur.
Haydn – les Symphonies Parisiennes – Orchestre de Chambre de Paris, Boyd (NoMadMusic 2020)
→ Déception en première écoute : attentivement, j'y retrouve tout l'esprit (quel sens de la structure !) de cette association formidable, mille fois admirée en concert… Mais à l'écoute globale, j'entends plutôt l'épaisseur des timbres d'instruments modernes, comme une petite inertie – alors qu'ils jouent sans vibrato, et pas du tout selon le style tradi !
→ Quelque chose s'est perdu via le micro, la prise de son, l'ambiance du studio… Pincement au cœur, je les adore en concert, mais à côté des nombreuses autres propositions discographiques « musicologiques », ce n'est pas un premier choix.
Du Mont, Motets à voix seule, Ledroit, Ricercar Consort
→ Moins suprême que le disque de motets à deux voix, mais un très bel ensemble de petits motets à la souplesse harmonique ultramontaine.
→ novak piano ccto, wood nymph
→ titelouze messes retrouvées vol.2
→ bronsart Jery
→ Bo, Pstrokońska-Nawratil & Moss: Chamber Works
Łukasz Długosz
Beethoven: The Last Three Sonatas, Opp. 109-111 ; Maurizio Pollini (DGG)
BENNETT, R.R.: Chamber Music with Clarinet (A Birthday Tribute) (Samek, M. Bell, East Winds) (Clarinet and Saxophone Classics 2011)
→ Étrangement dissonant pour du Richard Bennett. On s'y habitue, langue sophistiquée mais expression assez directe !
Bruch – Symphonie n°1 : extts
Aucune n'a l'Intermezzo sauf Trevino !
→ Existent Masur, Conlon, Halász & Weimar Sk, Marriner, Hickox & LSO
15
de Mey – Musique de table – James Cromer, Corey Robinson, Gregory Messa (vidéo culte d'Evan Chapman)
Nielsen – Symphonie n°1 – LSO, C. Davis (LSO Live)
18
Novák – Suite de la Bohême méridionale + Toman & la Nymphe des Bois – Moravian PO Olomouc, Marek Štilec (Naxos 2020)
→ Généreux slavisme qui a entendu Wagner. Le grand poème Toman de 25 minutes est une très belle réussite, qui culmine dans des élans richardstraussiens irrésistibles.
Mendelssohn – Les 3 Sonates violon-piano – Shlomo Mintz, Roberto Prosseda (Decca 2020)
→ Violon très baveux, dont le timbre s'altère au fil des phrasés, je n'aime pas du tout. Et conception générale assez figée… voyage dans le passé (et pas forcément chez les meilleurs). Pas du tout aimé.
Bruckner Symphonie 9, Dresde, Jochum
→ La part moins impressionnante de cette intégrale, mais tout de même réussie et considérable.
→ fasch
→ earth music capella de la torre
→ nielsen complete violin solo & piano, hasse borup
→ manén violon cc
→ quintette dubughon holst taffanel françaix
→ fuchs sonates vln
→ meyerbeer esule
→ bononcini polifemo
→ graund polydorus
→ polisu kaleidoscope ravel pia duo
→ aho symph 5 currie
→ anima gementem cano
→ purcell royal welcome songs
→ gombert messe beauty farm
tchaïkovski souvenir de florence kavakos (verbier)

beethoven songs bostridge pappano (warner)

haydn tobia bolton

osorio french album
Donizetti: Don Pasquale (Live) ; Wunderlich, Radio Bavaroise (Profil)
Stromae – Où t'es
→ Découverte très tardive de ce (déjà vieux) tube. Choisi pour illustrer une image de saint Joseph à la porte de propre sanctuaire.
16 (fin 2020 !)
hortus grande guerre

À nos morts ignorés Antoine - Boulanger - Caplet - Debussy - Hahn - Gurney Mauillon Le Bozec

bär cantates bach (olaf bär)

weingartner
mendelssohn sacré
Scott – Symphonie n°3 « The Muses » – BBCPO, Brabbins (Chandos)
→ Debussyste en diable (le chœur de Sirènes…), de bout en bout, et très beau.

+ Neptune
→ Très debussyste aussi, remarquablement riche (un côté Daphnis moins contemplatif et plus tendu). Splendide.
Schubert –: Lieder orchestrés (Liszt, Brahms, Offenbach, Reger, Webern, Britten…) – von Otter, Quasthoff, COE, Abbado (DGG 2003)
→ Orchestrations pas nécessairement passionnantes en tant que telles, même si entendre Schubert dans ce contexxte dramatisé fait plaisir. (Les Webern sont franchement décevants.)
→ Splendide orchestre (même si direction un peu hédoniste), von Otter un peu fatiguée mais fine, Quashoff à son faîte.
→ Étonnement : les attaques de l'orchestre sont de façon récurrente désynchronisées des chanteurs (pas mal de retards, quelques-fois de l'avance). Typiquement, Die Forelle, Ellens Gesang…
On parle d'Abbado, du COE, de von Otter qui a chanté du R. Strauss à la scène, je ne sais pas trop comment / pourquoi c'est possible. (Je ne vois pas à quoi ça sert si c'est volontaire, pour moi ça ressemble au chef qui attend le phrasé de la chanteuse mais qui réagit un peu tard.)
Peut-être est-ce que l'attaque est au bon endroit mais que le gros du son parvient plus tard. (Mais justement, en principe c'est anticipé par les musiciens, les contrebasses attaquent toujours avec un peu d'avance pour cette raison.)
19
Gédalge, Marsick, Enescu – Sonate violon-piano n°1 / Poème d'été / Sonates 1 & 2 – Julien Szulman, Pierre-Yves Hodique
→ Œuvres très rares, incluant celles des professeurs d'Enescu, lui dédiant leurs nouvelles œuvres alors qu'il n'a que seize ans !
→ Martin-Pierre Marsick, son professeur de violon, écrit clairement de la « musique d'instrument ».
→ En revanche André Gedalge, assistant (et véritable professeur officieux) de la classe de composition de Massenet puis Fauré, nous livre un vrai bijou, écrit dans une veine mélodique un peu convenue, mais où tout effet est pesé – et pèse –, avec un sens de la structure remarquable (quels développements !). La superposition en décalé des thèmes, dans le faux scherzo, est un coup de maître assurément.
Elgar – Concerto pour violoncelle – Johannes Moser, Suisse Romande, Manze (PentaTone 2020)
→ Très sérieux et dense, nullement sirupeux, avec un orchestre à la belle finesse de touche, qui fait entendre le contrechant avec netteté.
→ Parution du seul concerto, uniquement en numérique (avant un futur couplage en disque physique ?).
The Last Concert At La Scala ; Georges Prêtre
→ Ouvertures italiennes, Boléro… Joli programme festif / inoffensif joué avec la fluidité habituelle de Prêtre.
wohlhauser (neos)
john thomas duos harpe piano vol.1 (toccata)
arnold rosner requiem (toccata)
moszkowski orchestral vol 2
idenstam metal angel (toccata)
corigliano caravassius siegel pour guitare (orchid)
iannotta : earthing (wergo)
imaginary mirror hasselt (challenge)
lundquist symphonies (swedish society)
eklund symphs 3 5 11 norrköping (CPO)
peaceful choir
spisak works (dux)
zemlinsky, rabl : quatuors (Zimper, gramola)
goleminov SQ par sofia SQ
gombert masses beauty farm
rachma vcl sonata harrell (verbier)
respighi triptyique romain, john wilson (Chandos)
chosta trio 1 jansen (verbier)
franck quintette hamelin (verbier)
haendel concerti grossi ASMF iona brown (Hänssler)
Beethoven, Demus & Others: Violin Works ; Jörg Demus (Gramola)
Arnold Krug – Sextuor à cordes, Quatuor piano-cordes – Linos Ensemble (CPO 2018)
→ Sextuor lumineux et enfiévré, une merveille ! Entre le dernier quatuor de Schoeck et le Souvenir de Florence de Tchaïkovski !
→ Quatuor piano-cordes tout aussi intensément lyrique, avec quelque chose de plus farouchement vital, d'un romantisme qui ne se cache pas. Splendidement tendu, une autre merveille qui vous empoigne, tendu comme un arc dans le plus grand des sourires !
→ Une des mes grandes découvertes chambristes récentes !
→ (trissé)
Torsten Ralf & Stella Roman - Dio ti giocondi (Met, 1946)
triendl :
fibich dohnanyi sext,
kiel piaQ,
goldmark quint
gernsheim quint
goetz quint
gilse tanzskizzen
magnard trio laurenceau

Rutland Boughton : Symphonie No. 3, concerto pour hautbois No. 1 (Vernon Handley) (hyperion)
Dusapin – Faustus – Nigl (extrait)
Beethoven – Missa Solemnis [/b]– Studer, Norman, Domingo, Moll ; Chœur Radio Leipzig, Chœur Radio Suédoise, Chœur Eric Ericson, Philharmonique de Vienne, Levine (DGG)
→ Une version ultra-chouchoute. (Vienne sans le Singverein, ça fait du bien !)
20
→→ Suite →→
→ Pas très séduit par la Sonate n°2 d'Enescu : trop de complexités, une expression contournée qui déborde de partout dans l'harmonie ultra-enharmonique, le rythme (premier mouvement en 9/4, à quoi bon), sa fin nue anticlimactique. Plus de complexité pour moins d'effet…
→ Car la n°1, au contraire (à 16 ans !) manifeste une générosité mélodique et un lyrisme très emportés, certes pas du tout subversifs, mais focalisés dans une forme maîtrisée qui en accentue le caractère profusif, jusqu'aux bouts de contrepoint du final !
→ Interprètes de premier choix (Julien Szulman, qui finit une thèse sur Enescu au CNSM, vient d'être nommé violon solo au Philharmonique de Radio-France), avec un violon au son assez international, dense, d'une virtuosité immaculée et chaleureuse, sise sur la musicalité attentive, exacte et subtile de Pierre-Yves Hodique.
Beethoven, Schubert, Britten …– I Wonder as I Wander – James Newby, Joseph Middleton (BIS 2020)
→ Splendide voix de baryton-basse, mordante, clairement dite, sensible aux enjeux dramatiques, aussi à l'aise dans la demi-teinte a cappella des Britten que dans la gloire mordante des poèmes les plus expansifs. Grand liedersänger très à son aise ici, et une fois de plus très bien capté par BIS.
Sibelius: Symphony Nos. 1 & 2 :
NYP, Sir John Barbirolli (Columbia / Sony)
→ Très vif, avec une réalisation qui ne correspond évidemment pas aux standards actuels.
ave rex angelorum (crd)
elgar barenboim (Decca)
Mozart, Beethoven & Others: Piano Concertos (Live) ; Friedrich Gulda
Ries – Septuor, Octuor – Linos Ensemble (CPO 2005)
→ Agréable, peu marquant. Comme du Ries.
Schoeck – Nachhall – Arthur Loosli, ChbEns Radio de Berne, Theo Loosli – (Jecklin 2015)
→ Tout est plus clair, l'orchestre (moins dramatique, certes), le chant…
Wolf Bostridge

fervaal hogué

koechlin thal & grothuysen

chaîne vidal
Rossi – Orfeo, acte I – Pichon
→ Tellement étonnant qu'en salle, Bridelli marque plus qu'Aspromonte !
Mahler – Wundherhorn – Gerhaher, Huber (RCA)
21
Fauré, Widor, Dupré, D. Roth, Falcinelli, Mathieu Guillou, J.-B. Robin – « L'Orgue chambriste, du salon à la salle de concert » –Thibaut Reznicek, Quentin Guérillot (Initiale 2020)
→ Beau programme (en particulier Roth, intéressé aussi par l'inattendue Sonate de Dupré), beau projet, où je découvre un violoncelliste au grain extraordinaire, Thibaut Reznicek, sacré charisme sonore !
Mozart – La Flûte enchantée en français – M. Vidal, Scoffoni, Lécroart, Lavoie ; Le Concert Spirituel, Niquet (France 5)
→ Très vivante version raccourcie et en français, dans une distribution française de très grand luxe.
Stravinsky: The Rite of Spring ; Igor Markevitch (Warner)
→ Je me souviens d'avoir été un peu déçu par la réalisation eu égard à sa réputation (et à ses accomplissements fabuleux dans d'autres répertoires difficiles), mais plus du détail…
mozart mass C minko
Séverac: En Languedoc & En vacances
ALDO CICCOLINI
Sigmund Romberg – The Student Prince (CPO)
→ De l'opérette de langue anglaise, très léger, dans un style « pétillant » et festif plutôt que lyrique. Pas déplaisant.
→ Rien à voir avec la dynastie des crincrinneurs Romberg qui ont ma tendresse.
Schoeck – Vom Fischer un syner Fru, Op. 43 – Harnisch, Dürmüller, Shanaham , Winterthur, Venzago (Claves 2018)
RVW 4 : spano, bernstein, boult-phia, berglund
RVW 5 : Hilgers-FkftOder, collins-BIS, menuhin, boult-phia, elder, marriner, barbirolli,
RVW 6 : boult-LSO, elder, berglund, a.davis BBCSO, c.davis BayRSO,
RVW 8 : Jurowski-LPO,
Rameau – Suites deux clavecins tirées des Indes, Zoroastre… – Hantaï, Sempé (Mirare)
Beethoven, Quatuor n°4, Orford SQ (Delos)
→ Pas très tendu, mais remarquablement articulé !

+ Quatuor n°15 : là aussi pas un sommet émotionnel, mais j'aime beaucoup certe individualisation extrême des voix !
22
Giuliani – Le Rossiniane – Goran Krivokapić (Naxos 2020)
→ Réellement des arrangements (virtuoses) de grands airs rossiniens, en particulier comiques (Turco, Cenerentola…), très bien écrits (quel symphonisme !) et exécutés avec une rare qualité de timbre et de phrasé.
Boïeldieu – La Dame Blanche – Jestaedt, Buendia, Ratianarinaivo, Hyon, (Yannis) François, Les Siècles, Nicolas Simon (France 3)
→ Les qualités de charisme vocal de Buendia et Ratia souffrent de la retransmission (un peu proche des voix, on entend les aspérités, les micro-défauts), mais quand on les connaît, on mesure le bonheur incommensurable qu'aurait été cette série de représentations itinérantes… Voix franches (superbe découverte de Yannis François également, baryton-basse clair et avec de vrais graves riches !), chaleur des instruments d'époque… La mise en scène n'est pas passionnante, mais le bonbon est très apprécié !
Bruckner: Symphony No. 2 (1877 Version) ; Dresde, Jochum (Warner)
→ Comme pour la Première, une leçon de structure absolument passionnante.
bononcini : pathodia sacra e profana ; auvity
elgar RVW vln pia, chandos (jen pike)
siglo de oro music paolo cherici
wolf-ferrari : die vier grosslane
guarnieri choros I
macmillan orgue
chopin koroliov
Brahms Sonata n.3 in re minore per violino e pianoforte op. 108
Henryk Szeryng, Arthur Rubinstein
Paru le 12/02/2020 chez La Bambolina sas
Artiste principal : Henryk Szeryng, Arthur Rubi
Reinecke: Symphony No. 1 in A Major, Op. 79 – Bern SO, Moesus (CPO 2007)
→ Très bien, mais tempo lent et exécution large, serait vraiment mieux par Shelley… Semble aussi moins dramatique que les deux autres symphonies ultérieures (en mineur).

+ Concerto pour violon (assez standard)
Schoeck – Nachhall – Hancock, AmSO, Botstein (AmSO)
→ Splendide ambiance de fin du monde mélancolique.
14Graun – Cleopatra e Cesare (acte I) – Jacobs
Beethoven, Quatuor n°3, Orford SQ (Delos)
→ Superbe détail.

+ extt par Cremona, Takács, Bartók, Jerusalem, Belcea
23
Scott – Quatuors 1,2,4 – Archeus SQ (Dutton Epoch 2019)
→ Très marqués par l'empreinte française (on y entend beaucoup Debussy, le Ravel de Daphnis également), des bijoux pudiques, d'une sophistication discrète et avenante. Un régal absolu !
Steffani, Vivaldi, Hahn, Satie… – « Eternity » Kermes & Gianluca Geremia, théorbe (Simone Kermes 2020)
→ Très joli album planant et délicat, sur son propre label. 30 minutes de musique, un format uniquement dématérialisé je suppose.
Bruckner: Symphony No. 1 (1877 Linz Version) ; Staatskapelle Dresden, Jochum (Warner)
→ Il faut ne pas être trop effrayé par les cuivres extrêmement acides, mais lecture extraordinairement organique ; dans le genre tradi, les 4 premières de l'intégrale dresdoise poussent au plus haut degré la clarté et l'éloquence de la construction.
moszkowski
Silvestrov symph 7
pals orchestral works
kunc Lhotka, quatuors
picchi canzoni
devienne trios par le petit trianon
musik zur tragödie sophocles
piano works israeli composers
franck vars symphq luxbg
Paul Tortelier: RIAS Recordings (Cello Works by Beethoven, Mendelssohn, Brahms, Bach, Fauré, Paganini, Schumann, Casella, Kodály & Tortelier)
Reinecke – Trio in A Major, Op. 264 – Leister clarinet
Christoph Schiller - viola, Homero Francesch piano (Tudor 1994)
→ Bien fait.
Beethoven – Lieder (An die ferne Geliebte) – Bär, Parsons (EMI 1993)
ben haim chb

chaconne schmidt (et org)

Vocal Recital (Baritone): Duncan, Tyler - HAHN, R. / MILHAUD, D. / POULENC, F. / SAINT-SAËNS, C. (English Songs à La Française)

Constant Turner : Orchestral Music - DANIEL-LESUR, J.Y. / CONSTANT, M. / ROUSSEL, A. / TOMASI, H. (Luxembourg Radio Orchestra, Froment)

Nordic Autumn rangström
Steffani – Duetti di camera – Mazzucato, Watkinson, Esswood, Elwes, Curtis… (Archiv)
Lully – Isis – Rousset
24
Cerutti, Auletta, Tartini, Mayr, anonymes – « Il Gondoliere veneziano » – Holger Falk, Nuovo Aspetto (WDR)
→ Varié et réjouissant, chanté avec verve !
Verdi – La Traviata, « Fragment » (acte III jusqu'à Addio del passato) – MusicAeterna, Currentzis
→ Tout à fait lunaire : récitatifs totalement étirés comme s'ils étaient des airs en largo, voix artificiellement réverbérées et gonflées, un délire très révélateur de sa conception purement musicale (et narcissique…) de l'opéra.
→ Ce n'est pas moche du tout, mais ça ne ressemble plus à grand'chose, en tout cas pas à un opéra de Verdi (mais j'aime assez).
→ Je ne comprends pas le quart d'heure (du moins bon passage de l'opéra, en plus). Vendu en dématérialisé ? Teasing pour une intégrale qui prend son temps ? Chute d'une intégrale avortée mais monétisable ? « Single long » ? Marché numérique ?
Beethoven: The Complete Piano Sonatas Played on Period Instruments ; Paul Badura-Skoda (Naïve)
→ Badura-Skoda avait la réputation de choisir les pires exemplaires de pianos au son moche et inégal… et de ne pas forcer les jouer avec beaucoup de profondeur. (C'est un peu mon avis aussi : ni de beaux instruments, ni une hauteur de vue particulière.) Écoutez Peter Serkin sur Graf pour les 5 dernières !
marteau string quartets
sperger orchestral
kozeluh trios
oscar straus piano concerto triendel
kapustin & schnittke runge capriccio
walter kaufmann
kalafati symph
kastalsky requ
gabrieli dialoghi musicali
osorio french album
moscheles, complete piano sonatas
venice's fragrance nuria rial
Tchaikovsky: Serenade for Strings, Op. 48 ; Paul Kletzki (Warner)
Bononcini, Chelleri, Torri, Fago, A. Scarlatti, Caldara, Hasse – Airs d'oratorios baroques italiens « La vanità del mondo » – Jaroussky (Erato)
→ La voix s'aigrit un peu, mais quel programme hautement renouvelé en matière de compositeurs ! Et dans un répertoire peu documenté par le disque, et encore moins par les récitals.
→ Au passage, cntient un extrait de l'Absalon de Caldara ! (David se vénèr contre Absalon, ce qui est d'ailleurs contraire aux Écritures, où David se défend à contrecœur.)
Pergolesi – Stabat Mater – Galli, Richardot ; Silete venti, Toni (La Bottega Discantica, 2016)
réécoute chopin centre chopin
https://www.amazon.fr/Chopin-Real-USA-F/dp/B004EQAUZQ

RÖNTGEN-MAIER, A. / SMYTH, E.: String Quartets (Rendezvous: Leipzig) (The Maier Quartet)

job Andrew Davis / Bergen

rvw five tudor portraits

Debussy / Tôn-Thât Tiêt - Mélodies, musique de chambre et piano
d'Albert – Quatuors – Sarastro SQ (Christophorus)
Bizet – Carmen – Horne, McCracken Bernstein (DGG)
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Moniuszko – Halka – Paweł Passini ; Mych-Nowika, Piotr Fiebe,Golinski ; Poznan, Gabriel Chmura (Operavision 2020)
→ Pas fabuleux vocalement (aigus blancs de la soprano et du ténor, bon baryton). Superbes scènes de ténor, mais œuvre vraiment ennuyeuse dramatiquement : Halka reste debout trahie, son comparse le lui explique longuement, et c'est l'essentiel, malgré le terrible condensé de tragédie contenu dans la pièce.
→ Musicalement peu fulgurant aussi, quoique moins gentillet que le Manoir hanté.
Schmidt, Stephan – Symphonie n°4, Musique pour violon & orchestre – Berlin PO, K. Petrenko (Berliner Philharmoniker 2020)
→ Interprétations très fluides et cursives, dans la veine transparente du nouveau Berlin issu de Rattle, vision assez lumineuse de ces œuvres à la taciturnité tourmentée.
Liszt: Portrait historiques hongrois, Jandó (Naxos)
telemann magnificat CPO

camillo togni complete piano 5

tzvi avni piano works

léo weiner divertimento 1 & 2

weinberg wir gratulieren
brahms intermezzi sirodeau
Buxtehude: Membra Jesu nostri, BuxWV 75 ; Ton Koopman (Erato)
Reinecke – Sextuor piano-vents – membres Berlin PO chez BIS, solistes hongrois chez Hungaroton, et finalement arrêt sur la version des membres du Boston SO (Naxos)


+ Octuor vents par membres Boston SO.
Folías par Frédéric Muñoz à l'orgue de Guimiliau – https://www.youtube.com/watch?v=EX8OSpPboz4 (YT 2017)
→ Superbe orgue XVIIe en état de jeu. Pourquoi ne s'en sert-on pas davantage pour les enregistrements, plutôt que des instruments contemporains de la composition (qu'il y avait moins de probabilité de pouvoir jouer à l'époque, car en petit nombre), voire postérieurs ?
ziesak wolf eisenlohr 1992

réécoute walton quatuors

cellier dorothy bonynge
sullivan on shore and sea
balfe the maid of artois

khovanchtchina stravinski (et ravel?)
François Juno – L'An 1999
→ et diverses parodies (version metal, version symphonique, version épique…), voire son interprétation imaginaire de Quelque chose en nous de Tennessee…
Bizet – Carmen – Angelici, Michel, Jobin, Dens ; Opéra-Comique, Cluytens (réédition The Art Of Singing 2014)
26
Mozart – Il Sogno di Scipione – Boncompagni, Fenice, Sardelli (Operavision 2020)
→ Mozart seria de jeunesse : statique et ennuyeux. Sardelli apporte un peu de tranchant à l'orchestre de la Fenice, qui reste toujours assez terne et à la peine, depuis tant d'années… (je ne l'ai jamais entendu vraiment bon, je crois)
Britten – A Midsummer Night's Dream – M.-A. Henry, Montpellier (Operavision 2020)
→ Belle version d'une œuvre aux belles intuitions mais qui patine un peu, à mon sens, dans le formalisme de ses duos et ensembles intérieurs (livret très bavard, également).
Zemlinksy: Der Traumgörge, Op. 11 (Live) Josef Protschka (Capriccio)
→ Pas le meilleur Zemlinsky, mais toujours un plaisir.
gál music for voices (toccata)komitas : divine liturgy (delos)
Chabrier: L'œuvre pour piano ; Pierre Barbizet
Reinecke – Symphonie des jouets – Kapp Sinfonietta; Vardi (Naxos Archives)
→ Très amusant (il y en a partout !) et remarquablement écrit, avec des moyens simples.
Schoeck – Notturno – Gerhaher, Rosamunde SQ
→ Gerhaher très peu vibré, un peu sophistiqué, mais remarquable. Le grain du quatuor est fantastique.
Rawsthorne est un des compositeurs que j'ai exploré de façon systématique et qui m'a procuré de nombreuses satisfactions. Pas le plus immédiatement séduisant, mais des choses fascinantes. Le concerto de chambre, Pierrette, son thème et variations pour 2 violons, ses Bagatelles pour piano et son premier concerto pour piano pour les choses qui m'ont ébourriffé. J'ai noté plein d'autres pièces pour y revenir aussi : les sonates, celle pour violon pas charmeuse pour un sou et pourtant étrangement attirante, ou celle pour alto avec son scherzo diabolique, certains quatuors, certaines symphonies...
Stenhammar : Quatuors 3 & 4 – Stenhammar SQ (BIS)15
27
Mozart & Minna Lindgren – Covid fan tutte – Mattila, Hakkala, Opéra de Helsinki, Salonen (Operavision 2020)
→ Così (plus Prélude de Walküre et air du Catalogue) en très condensé (1h30), sur un texte finnois inspiré de nos mésaventures pandémiques. Point de départ dramaturgique : Salonen vient diriger la Walkyrie et la situation sanitaire impose le changement de programme.
→ Tout y passe : les opinions rassurantes ou cataclysmiques, les avis contradictoires, les (inter)minables visios, la détresse de la mauvaise cuisinière, la doctrine des masques, les artistes désœuvrés… Parfois avec beaucoup d'esprit (« Bella vita militar » pour la mission papier hygiénique), par moment de façon confuse ou un peu plate (la vie des sopranos).
Massenet par ses créateurs (Malibran 2020)
Scindia par Jean Lasalle
Salomé par Emma Calvé
Auber: Le cheval de bronze (Sung in German) Grosses Wiener Runfunkorchester, avec R. Schock et K. Richter (Orfeo)
→ Son vraiment acide.
Penderecki – Passion selon saint Luc – (BIS)
Bach: Quodlibet, Canons, Songs, Chorales & Keyboard Pieces ; Gustav Leonhardt (Warner)
Reinecke – Symphonies 2 « Håkon Jarl » & 3 – Tasmanie SO, Howard Shelley (Chandos 2001)
→ Écriture très cordée, mais beau sens dramatique, mélodies prégnanes et interprétation passionnée, dans prise de son qui défavorise les bois mais agréablement ample. Très belle chose !
Nielsen – Symphonie n°1 – LSO, Ole Schmidt (alto)
→ Très énergique, mais trait gras.
Blake, plus direct, a beaucoup de belles choses à son catalogue et offre un primat à la mélodie, avec parfois des choses plus retorses (musique de chambre). Pareillement, j'ai écouté pratiquement tout, beaucoup de satisfaction avec ses pièces pour quatuor (comme Spieltrieb, Walk in the Air ou Month in the County, quel bel adagio !) ou son trio à cordes avec cette introduction martiale. Également notables, un très beau concerto pour flûte, assez cinématographique, et un concerto pour piano qui se vautre dans la facilité (thème ronge-méninges, envolées lyriques franchement lourdes parfois, dédicace à Lady Di) et qui pourtant fonctionne admirablement si on accepte le postulat de départ. Les concertos pour clarinette et celui pour basson s'écoutent bien, les Diversions avec violoncelle ont de très beaux moments.
Weigl: String Quartets Nos. 7 & 8
par Thomas Christian Ensemble (CPO 2017, parution en dématérialisé le 3 juillet 2020)
→ Weigl est donc un grand compositeur… mais certainement pas de symphonies ! Ces quatuors, plus sombres, mieux bâtis, d'une veine mélodique très supérieure et d'une belle recherche harmonique, s'inscrivent dans la veine d'un postromantisme dense, sombre, au lyrisme intense mais farouche, à l'harmonie mouvante et expressive. Des bijoux qui contredisent totalement ses jolies symphonies toutes fades. (On peut songer en bien des endroits au jeune Schönberg, à d'autres à un authentique postromantisme limpide mais sans platitude.)
→ Aspect original, le spectre général est assez décalé vers l'aigu : peu de lignes de basses graves, et les frottements harmoniques eux-mêmes sont très audibles aux violons, assez haut. avec pour résultat un aspect suspendu (le Quatuor de Barber dans le goût des décadents autrichiens…) qui n'est pas si habituel dans ce répertoire.
Offenbach – Barbe-Bleue (acte III) – Sénéchal, Peyron… Cariven
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→ Les récitatifs sont changés en dialogues menés par « l'interface utilisateur », sorte de directrice de la communication hors sol.
→ Hakkala (Alfonso) fantastique, Mattila remarquablement sa propre caricature, avec toujours un sacré brin de voix (les poitrinés rauques en sus).
→ Globalement, un jalon de notre histoire s'est écrit – on aurait pu creuser davantage quelque chose de cohérent, avec les mêmes éléments, ménager une arche qui soit un peu moins une suite de moments dépareillés… Pour autant, le résultat est la plupart du temps très amusant, et marquera le souvenir artistique de la Grande Pandémie des années 2020 pour les archéologues du futur – du moins si notre éphémère technologie numérique n'a pas tout laissé disparaître…
Beethoven ferne Geliebte, Schubert, Rihm – « Vanitas » – Nigl, Pasichenko (Alpha)
→ Accompagné sur piano d'époque.
→ Emporté d'emblée par les mots et le phrasé de cette ferne Geliebte ; splendeur de cette voix claire et souple, adroitement mixée et extraordinairement expressive (Beethoven !).
→ Concentration et la clarté de cette voix assez incroyables, on dirait un représentation de l'époque glorieuse des années 50-60, j'entends la concentration du son des très grands ténors d'autrefois (quelque part entre Cioni et Tino Rossi pour l'allègement délicat).
→ (Mais je ne comprends pas pourquoi il est noté baryton, c'est assez clairement un ténor pour moi, même s'il chante dans des tessitures centrales… Peut-être l'équilibre harmonique de la voix est-il différent en personnel.)
→ Et tout cela lui permet une finesse d'expression assez extraordinaire. (Rihm très réussis, je ne suis pas sûr que cet univers un peu raréfié m'aurait autant séduit sinon !)
Abert: Ekkehard (Live) Kelling, Kaufmann, Gerhaher, Reiter ; SWR Rundfunkorchester Kaiserslautern, Falk (Capriccio)
→ Très bel opéra du pur romantisme (contrastes, récitatifs très animés, mais globalement dans des tonalités majeures), sorte de Martha ambitieuse ou de Genoveva réussie. Bénéficie d'une prise de son aérée très favorable ! Et avec quelle distribution…
Sange fra grænselandet
Musica Ficta
Mendelssohn ; Walpurgisnacht ; Bernius (Carus)
Ravel: Miroirs, Sonatine & Valses nobles et sentimentales ; Emile Naoumoff
Kalkbrenner – Sextuor piano-cordes // Grand Septuor // Fantaisie pour piano sur l'air écollais We're a' Noddin' – Linos Ensemble ; Konstanze Eickhorst (CPO 2014)
→ Moins détaillé que le Consortium, mais très belle découverte du Sextuor !
Brahms – Symphonie n°3, lieder de Schubert orchestrés, Rhapsodies hongroises, Rhapsodie pour alto – Larsson, Johnson, SwChbO, Dausgaard (BIS)
L'Oiseau de feu, Suite du ballet (1945)

= Igor Stravinsky, Orchestre philharmonique de New York

(Columbia, janvier 1946)
WEIGL, K.: String Quartets Nos. 1 and 5 (Artis Quartet) (Nimbus)
→ Richesse et véhémence remarquables de ce corpus sans comparaison avec les pâles symphonies ! Parmi les très grands quatuors du premier XXe siècle.
Fanny Mendelssohn-Hensel – Quatuor – Asasello SQ (CAvi)

Fanny Mendelssohn-Hensel – Quatuor – Ébène SQ (Virgin)
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Fried – Die verklärte Nacht – Ch. Rice, Skelton, BBCSO, Gardner (Chandos 2021)
→ Chef-d'œuvre absolu du lied orchestral décadent, tout en vapeurs, demi-teintes et éclats aveuglants, cette Nuit transfigurée bénéficie à présent d'une seconde version, aux voix très différentes (Rice plus charnue et timbrée, Skelton plus sombre) et à la direction très lyrique. Je conserve ma tendresse pour Foremny qui privilégie le mystère initiatique plutôt que les couleurs orchestrales (et la clarté éclatante de Rügamer dans la transfiguration est un bonheur sans exemple !), mais disposer d'un second enregistrement, et de niveau aussi superlatif, est absolument inespéré – et quoique dès longtemps attendu.
→ Parution en janvier 2021, mais les chanteurs ont déjà fait fuiter sur les comptes YouTube respectif la plupart des pistes vocales…
→ (déjà écouté une dizaine de fois)
Saint-Saëns : Violin Sonata No. 1, Cello Sonata No. 1 & Piano Trio No. 2 – Capuçon, Moreau, Chamayou (Erato 2020)
→ Surtout impressionné par le grain et la présence de Moreau, saisissants. Le son très rond / vibré de Capuçon convient un peu moins bien à Saint-Saëns (surtout la Sonate) qu'aux Brahms et Fauré où il a fait merveille avec sa bande !
Busoni: Turandot & Arlecchino Radio-Symphonie-Orchester Berlin (Capriccio)
→ Œuvres puissamment personnelles, aux couleurs fort peu italiennes, à découvrir !
Milan Mihajlovic: Orchestral Works Jan Marcek
Beethoven Symphonies Malmö SO, Robert Trevino
Berlin Radio Recordings, Vol.III (Beethoven, Chopin, Debussy, Schumann, Franck, Grieg, Godowsky, Liszt & Dello Joio) Jorge Bolet
Kalkbrenner – Grand Septuor – Consortium Classicum, Tanski (MDG)
→ Dans un esprit très proche du Nonette de Czerny (le même type de virtuosité pianistique brillante, aussi), une œuvre très persuasive, exaltant avec habileté ses thèmes, et culminant dans les variations majestueuses de l'Andante. Une découverte à faire, réellement, aux climats marquants !
+ Quintette clarinette, cor, violoncelle, contrebasse, piano
→ Là aussi andante très réussi et marquant.
Schubert – Die junge Nonne
→ Ameling, Baldwin
→ Ludwig, Gage
dusapin nigl

Die Bakchantinnen wellesz

Nordic Autumn? Ce sont des mélodies avec orchestre de Rangström, Madetoja et Palmgren et Luonnatar de Sibelius - par Camilla Nylund et Ulf Schirmer avec le Münchner Rundfunkorchester?
Weingartner – Sextuor pour quatuor, contrebasse & piano / Octuor pour clarinette, cor, basson, quatuor & piano – Triendl (CPO)
→ Complètement fasciné par le Sextuor pour piano et cordes (la pochette dit Septuor à tort). Un lyrisme extraordinaire.
→ bissé
Donizetti – Lucia di Lammermoor (Sextuor) – Rost, Ford, Michaels-Moore, Miles, Hanover Band, Mackerras
→ Ma version chouchoute (instruments anciens, vivacité)… version française exceptée évidemment.

Autres écoutes :
¶ López-Cobos (Caballé, Carreras, Ramey)
¶ Bonynge (Sutherland, Pavarotti, Milnes)
30
Bridge, Holst, Goossens, Howells, Holbrooke, Hurlstone – « Phantasy » – Bridge SQ (EM Records)
→ Goossens impressionnant. Howells frémissant…
Beethoven, Quatuor n°1 / Bridge, Novelettes / Chin, Parametastrings – « To Be Loved » – Esmé SQ (Alpha)
→ Très vivante version de l'excellent n°1 (enfin, dans l'ordre d'édition) de Beethoven. (Testées en salle : énergie folle dans le n°11.)
→ Pépiements sympas de Chin.
Debussy: Préludes I Arturo Benedetti Michelangeli DGG
→ glacé
Graupner : Das Leiden Jesu: Passion Cantatas, Vol. 4
Ex Tempore
London Calling
Amandine Beyer
Mozart & Debussy: Works Lily Laskine
Rossini – Quatuors à vent (flûte, clarinette, basson, cor) – Consortium Classicum (MDG)
→ En réalité la même chose que les sonates pour cordes !
Schubert – An Schwager Kronos
→ Monteverdi Choir
→ Schroeder, AMSO, Botstein (horriblement engorgé)
→ Steffeb Lachenmann, Brandenburger Pkr, gernot Schulz (mou et pas ensemble)
→ Johan Reuter, SwChbO Dausgaard (orch en folie)
lazarevitch îles britanniques / getchell
• Nobody’s Jig. Mr Playford’s English Dancing Master
- elfin knight frederiksen

Christoph Prégardien: ténor Christoph Schnackertz: piano Moniuszko:traduits en français par Alfred des Essarts. Duparc: Paderewski:
Douze mélodies Catulle Mendès op.22.
15
Roth – Symphonie en mi – Rückwardt
31
Verdi – Aida, début inédit de l'acte III – Scala, Chailly (radiodiffusion)
→ 100 mesures coupées avant la création. Moment suspendu de prières douces aux registres étagés, très réussi, à comparer à l'ambiance du temple avant « Nume custode e vindice ». Méritait d'être entendu, et mériterait d'être systématiquement joué.
→ (en revanche, vocalement, quoique tout à fait honnête, ça laisse vraiment entendre la crise du chant verdien – alors que dans les autres répertoires, l'opéra se porte vraiment bien…)
Gounod, Bizet, Tchaïkovski, Puccini – « Hymnes of Love » – Dmytro Popov
→ Pas fini, ça a l'air bien. Mais la rondeur de la voix est davantage conçue pour le répertoire slave que pour l'éclat des spinti.
katsaris original works used fot mozart concertos
Barricades
Jean Rondeau
Debussy: Images 1 & 2; Children's Corner Arturo Benedetti Michelangeli 1971 DGG
Lara Laune (Québec, Vendée Globe)
Schubert – Lieder orchestrés par Max Reger – Ina Stachelhaus, Dietrich Henschel, Stuttgarter Kammerorchester, Dennis Russell Davies (MDG 1998)
Rihm – Das Rote

tintagiles RVW, loeffler

e concerto de Fogg, très britannique dans ses effets mais avec un II assez touchant et le concertino de Hope, sorte de musique de film élargie où défilent tous les clichés (fox-trot, blues, exotica, mystère, thèmes célèbres). J'en profite pour signaler ce compositeur qui m'est éminemment sympathique et qui a commis de séduisantes pièces pour vents dans une optique sérieuse, même si très marquée par la light music qui l'a rendu célèbre. Le concerto pour flûte à bec "Birthday" est un feu d'artifice et de bonne humeur,
MENDELSSOHN, Felix: Church Music, Vol. 2 - Vom Himmel hoch / Ave maris stella / Te Deum in D Major (Bernius) (Carus)
→ Un peu servilement du néo-Bach, sur cet album. Chœur et orchestre de Bernius un peu plus ternes qu'à l'habitude aussi.
Berlioz – L'Enfance du Christ, arrivée à Saïs – Graham, Le Roux ; OSM, Dutoit (Decca)
→ Sympa, mais il existe tellement mieux.
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Cannabich – Electra – Hofkapelle Stuttgart, Bernius (Hänssler 2020)
→ Mélodrame dans le style classique, très réussi et ici très bien joué et dit (par Sigrun Bornträger).
Tchaïkovski – Symphonie n°5, Francesca da Rimini – Tonhalle Zürich, Paavo Järvi (Alpha 2020)
→ Ébloui en salle par le génial sens des transitions organiques de Järvi, où chaque thème semblait se verser dans l'autre (avec l'Orchestre de Paris), je le trouve ici plus corseté, plus raide. Je ne sais quelle est la part de la différence de culture des orchestres (Zürich a toujours eu un maintien assez ferme) et d'écoute un peu distraite au disque au lieu de l'attention indivisée en salle sur tous les détails splendides. Peut-être la prise de son un peu lointaine et mate, aussi ? Mais ce fonctionnait très bien avec les Mahler de Bloch…
→ Très belle lecture pas du tout expansive, très sobre et détaillée, en tout état de cause.
→ Francesca da Rimini confirme cette impression d'interprétation très carrée – on y entend encore l'orchestre de Bringuier !
dallapiccola prigioniero chandos
1892 Reflections albéniz debussy grieg brahms
Uta Weyand
Weber: Der Freischütz (Arranged for Wind Ensemble)
par Consortium Classicum (MDG 1995)
→ Un peu décevant, pas très tendu, probablement du fait du matériau de départ (beaucoup de choses charmantes) et de l'arrangement, pas très contrasté ni paroxystique non plus, plutôt pour de la décoration en fond.
Mahler – Totenfeier – ONDIF, Sinaisky (ONDIF live)
→ Cet entrain, ces cordes graves !
Sous l'eau du songe
Lieder and melodies by Lili Boulanger (1893-1918), Alma
Mahler (1879-1964) and Clara Schumann (1819-96)
Maria Riccarda Wesseling (mezzo-soprano), Nathalie Dang (piano)
MENDELSSOHN, Felix: Church Music, Vol. 6 - Psalm 115 / O Haupt voll Blut und Wunden / Wer nur den lieben Gott lasst walten (Bernius)
Debussy – Quatuor, les 3 Sonates – Orlando SQ (Accord)
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Piron – Vasta – Almazis (Maguelone 2020)
→ Pas très séduit, ni par le texte (vraiment plat, comparé aux pièces grivoises de Grandval qui m'amusent assez), ni par les musiques (pas passionnantes, et textes assez pesants aussi).
→ Musicalement, pas séduit non plus par les timbres instrumentaux. Dommage, c'était très intriguant.
→ Il existe une lecture très vivante de la Comtesse d'Olonne de Grandval en complément d'un disque de ses cantates, je recommande plutôt cela pour se frotter à ce type de théâtre leste.
Rossini – « Amici e Rivali » – Brownlee, Spyres, I Virtuosi Italiani, Corrado Rovaris (Erato 2020)
→ Impressionnant Spyres en baryton et bien sûr en ténor (même si le coach d'italien devait être covidé, à en juger par certains titres). Brownlee a perdu de son insolence, mais pas de sa clarté et de son moelleux.
Superbe attelage, pour un répertoire purement glottique qui n'a pas forcément ma prédilection d'ordinaire, accompagné par un orchestre très fin (instruments d'époque ?) et discret, petit effectif, cordes sans vibrato.
rodrigo orchestral works, comunitat valenciana
rimski shéhérazade oslo v.petrenko
Cartellieri – Divertimento in E-Flat Major for Flute, Oboe, Clarinet, 2 Horns, Bassoon and Strings – Consortium Classicum (MDG)
Schubert –: Nacht und Träume (orchestrations de Berlioz, Liszt, Reger, R. Strauss, Britten) – Lehmkuhl, Barbeyrac, Insula O, Equilbey (Warner 2017)
→ Splendidement chanté, accompagné sur instruments d'époque, un régal.
→ bissé
→ Krogulski/Nowakowski (Goerner)
→ Stolpe


HIGH ROAD TO KILKENNY (THE) - Gaelic Songs and Dances from the 17th and 18th Centuries (Getchell, Les Musiciens de Saint-Julien, Lazarevitch)
MENDELSSOHN, Felix: Church Music, Vol. 3 - 3 Psalms / Christus / Kyrie in D Minor / Jube Domine / Jesus, meine Zuversicht (Stuttgart Chamber Choir)
Grieg – Peer Gynt, les 2 Suites – Bergen PO, Ruud (BIS)
→ Un peu déçu à la réécoute, pas aussi singulier et coloré – ou bien était-ce davantage le cas dans la musique de scène totale par les mêmes ?
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Vladigerov – Symphonies 1 & 2 – Radio de Bulgarie, Vladigerov (Capriccio)
→ Le partenariat Capriccio avec les Bulgares se poursuit ! J'avais beaucoup aimé ses concertos pour piano…
15rossini nozze teti e peleo (Naxos)The Happiest Years ; Judith IngolfssonFarrenc: Nonet - Clarinet Trio – Consortium Classicum (Divox)
Mozart – Le Nozze di Figaro – McLaughlin, Mattila, Gallo, Pertusi ; Mehta (Sony)
→ Tradi un peu lisse, mais duo comtal chouette.
→ Lazzari, . Effet de Nuit fait son effet, par contre, la symphonie est interminable et les autres pièces symphoniques pas palpitantes (j'ai même trouvé la rhapsodie spécialement niaise). son trio pour piano et sa sonate pour violon ravi

→ Joubert (hors quatuors, je n'ai pas pris de notes), : la symphonie No. 2 (moment ineffable dans le II avant un finale diabolique), le concerto pour hautbois (sombre et véhément) et les pièces chambristes. Le cycle vocal Landscapes, le trio pour piano avec beaucoup d'atmosphères, ses sonates pour piano, surtout la No. 2,
Mendelssohn – Chœurs sacrés Op. 39, 115, 116, Te Deum, Herr sei gnädig… Vol.7 – Bernius (Carus 2006)
→ Collection de merveilles riches et épurées… un sérieux candidat pour la livraison 1830 d' « Une décennie, un disque ».
Beethoven – Missa Solemnis – Hanover Band, Kvam (Nimbus)
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J. & H. Eccles, Matteis, Daniel Purcell – « The Mad Lover » – Langlois de Swarte, Dunford (HM 2020)
→ Les Matteis et (Henry) Eccles sont fulgurants ! Quelle musique rare, sophistiquée et jubilatoire ! Dunford improvise avec une richesse inouïe et la musicalité de Swarte emporte tout.
vidéo en direct de l'Opéra-Comique : Rameau, Hippolyte & Aricie, Pichon (avec Elsa Benoit, Mechelen, Brunet…)
→ Orchestre splendide (ampleur, couleurs, énergie), œuvre toujours aussi peu passionnante pour moi, livret misérable, et voix qui vibrent quand même beaucoup pour ce répertoire (Benoit était fulgurante dans la Dame Blanche).
weinberg works for cello and orchestra, wallfisch (CPO)
Schumann, Cassadó, Fauré & Rachmaninoff: Works for Cello ; Denis Severin
Farrenc, L.: Piano Trio, Op. 33 / Clarinet Trio, Op. 44 / Sextet, Op. 40 – par Linos Ensemble (CPO)
Hisatada Otaka – Concerto pour flûte version avec piano – Miki Yanagida, Takenori Kawai (YT 2016)
→ Captation sèche qui ne fait pas épanouir toute la poésie de la pièce. Mais plus convaincant qu'à l'orchestre, clairement, avec ses très belles couleurs debussystes.
→ tailleferre
→ final choral 2e partie Theodora
→ hummel
→ Marshall-Luck pour la Sonate violon d'Elgar
→ Requiem de Kastalsky par Slatkin
→ dallapiccola vol de nuit
Czerny – Symphonie n°1 – Frankfurt (Oder), Athinäos (Christophorus)14
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Pfleger : Passion & Motets – Trondheim Barokk, Wåhlberg (Aparté)
→ Très ascétique et schützien, rien à voir avec le disq CPO.
Beethoven: Complete Piano Sonatas ; Fazil Say (Warner)
(pour l'instant écouté les 1-2-4-5-6-7-13-27-28-29-30-31)
→ Outre l'aisance de Say dans les plus redoutables défi techniques, on bénéficie aussi d'une riche palette harmonique, où la résonance remplit réellement les interstices de la musique, tout en restant d'une limpidité exemplaire (à laquelle la prise de son rend justice). À l'usage ces derniers mois, je n'ai pas trouvé version qui magnifie mieux l'ambition et l'ardeur de ces pages, et avec une telle qualité de réalisation. Beaucoup de pédale, mais toujours pour créer des rencontres harmoniques, jamais par réflexe ou paresse. Seul défaut (il y en a toujours un) : le micro étant proche, Say grogne beaucoup pendant les mouvements rapides avant de frapper les accords, c'est un peu impatientant dans les sonates de facture plus classique du début du corpus.
mahler symphonie 9 ádám fischer16 (fin 2020 !)
Arriaga – Quatuors – La Ritirata (Glossa 2014)
→ Très belle lecture sur instruments anciens. Reste un corpus bien plus mineur que ses œuvres orchestrales, d'un jeune romantisme encore assez poliment classique.
→ Le rare Tema variado en cuarteto est en revanche une petite merveille !
→ Alla Pavlova musique de film sous étiquette symphonique. C’est très sucré
→ Stacey Garrop l’aspect narratif de ses pièces (sa symphonie Mythology collection de poèmes symphoniques
→ Ses quatuors
→ Lea Auerbach sa musique de chambre, souvent autour des variations, jeux de miroirs au sein de la même pièce ou entre les pièces (les mouettes du I dans son premier trio), ses motorismes, toutes ces choses et plus encore me transportent.
→→ Ses deux trios pour piano et ses 24 préludes (surtout ceux pour violoncelle et piano, même si violon et piano, un autre numéro d’opus, sont de haute volée) seraient mes premières recommandations.
Berlioz – Sara au bain pour chœur, quelques mélodies irlandaises orchestrées – OSM, Dutoit (Decca)
→ Captation assez lointaine et floue, dommage. Les pièces, avec le chœur vraiment moyen de l'OSM ou les chanteurs peu idiomatiques, ne sont pas servies au mieux – alors qu'il y a des merveilles, et que Dutoit-OSM ont montré leur valeur dans ce répertoire.
Pikovaya : Gorchakova Met, Serjan Jansons
37
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Schubert – « In Stille Land », lieder pour quatuor à cordes (sans voix) + Quatuors 6 & 14 – Signum SQ (PentaTone)
→ Beaux lieder (pas les plus marquants, et la Jeune Fille & la Mort simplement dans sa première partie !), démarche originale. Tout est joué comme soufflé, susurré, de façon assez poétique et convaincante.
→ Le 6 (un de ses très beaux de jeunesse) est remarquablement joué, le 14 claque dans ses paroxysmes (mais la tension baisse brusquement dans les moments plus calmes). Une très très belle version de plus, qui aurait révolutionné la discographie il y a vingt ans, et qui aujourd'hui s'ajoute aux propositions superlatives des Jerusalem, Ehnes, Cremona, Leipziger, Debussy, Novus…
vieuxtemps, souvenir de russie / old england / Qatar PO, Bosch
Beethoven: A Chronological Odyssey ; Cyprien Katsaris
Novák: String Quartet No. 3 in G Major, Op. 66: I. Allegro risoluto – Novák Quartet (SWR Classic Archive)
→ Très folklorisant et en même temps pas mal de sorties de route harmoniques, sorte de Bartók gentil. On sent la préoccupation commune du temps.
Tchaikovsky: The Tempest, Op. 18
Orchestra of St. Luke's; Heras-Casado (HM 2016)
→ Gloria Coates Noir, tourmenté, très râpeux
→ Rosalind Ellicott quelle verve mélodique ! Ses deux trios pour piano
→ En vitesse, Lucija Garuta a laissé un très beau concerto pour piano, Louise Héritte-Viardot 3 quatuors de belle facture, Rita Strohl un saisissant duo violoncelle/piano Titus et Bérénice. Elisabeth Lutyens m’a été très difficile d’approche, mais elle a définitivement des choses à dire.
→ Australiennes, comme Myriam Hyde, Elena Kats-Chernin et Margareth Sutherland (Women of Note, permet de se faire une idée des noms qui accrochent).
Auber – Les Diamants de la Couronne – Colomer (Mandala)
→ Sommet du livret haletant (merci Scribe) et d'une musique divertissante pourtant pleine de modulations, d'ensembles travaillés, de surprises… Un des plus beaux opéras comiques jamais écrits. (Peut-être même le plus beau en langue française…) Distribution fabuleuse et orchestre audiblement passionné. Mise en scène tradi pleine de vie.
Aleko cavatine : Kwiecien, Leiferkus, Gerello
38
Schmitt – Oriane & le Prince d'Amour, Tragédie de Salomé, Musique sur l'eau, Légende – Susan Platts, Nikki Chooi ; Buffalo PO, Falletta (Naxos 2020)
→ Passionnant ensemble de raretés (des premières ?) de Schmitt. Outre l'incontournable suite de Salomé (les pas d'action sont supprimés et le tout réorchestré pour très grand orchestre), que je trouve admirablement interprétée par Buffalo-Falletta, dont je n'avais pas de tels souvenirs d'excellence et de style (plus massifs et moins finement articules), on y rencontre la précieuse Oriane, une mélodie avec orchestre qui tire un réel profit des qualités de sophistication et de naturel conjugués dont peut faire preuve Schmitt !
Beethoven – Sonates pour piano n°28, 30, 32 – Lugansky (HM 2020)
→ Toujours ce toucher incroyablement présent et plein, avec ce sens du phrasé qui permet de donner du liant très bienvenu aux âpretés de Beethoven. On sent la grande maturation – il jouait peu Beethoven, dans sa jeunesse, à l'époque où je suivais ses concerts de plus près.
→ 28 sublime. 32 acérée, presque dure, très animée et découpée, d'une tension remarquable. 30 davantage dans la norme du très haut niveau.
→ Sonne avec une qualité d'attaque légèrement dure et cristalline, une palette harmonique compacte qui évoquent les pianos d'époque.
barmotin piano (Grand Piano)
Beethoven : The Piano Sonatas (Live) ; Andras Schiff
Graener – Trios avec piano – Hyperion Trio (CPO 2011)
→ Lyrique et simple pour la musique aussi tardive, ce fait remarquablement mouche ! (Plus proche de Taneïev que des décadents allemands.)
Monteverdi, Purcell, Haendel – « Guerra amorosa » – Nigl, Pianco, Ghielmi (Passacaille 2012)
schleiermacher

moszkowski catalogue

hauer opéra

rubbra ccto pia, botstein

mephisto minnesota oue

callirhoe chaminade

tailleferre cc 2 pianos, hommage à rameau
H. Andriessen – Libertas venit – PBSO Enschede, Porcelijn (CPO)
→ Quelle sombre épopée, mi-grandiose, mi-intérieure… !
Beethoven – Quatuors 4,6 – Jerusalem SQ (HM)
39
N. Boulanger, Stravinski-Piatigorski, Piazzolla, Carter – « Dear Mademoiselle », violoncelle & piano – Astrig Siranossian, Nathanaël Gouin, Daniel Barenboim (Alpha)
→ Bel album original d'hommage à Nadia Boulanger. Je n'ai pas totalement été saisi par les œuvres, mais le plaisir de la rencontre est grand, avec un violoncelle aux teintes très mélancoliques. Les Boulanger sont même accompagnés par Barenboim, que je suis stupéfait de retrouver dans un répertoire si peu couru, comme accompagnateur d'une jeune artiste et sur un label moins internationalement exposé – de plus humbles que lui auraient refusé ! Occasion aussi d'écouter Gouin, fabuleux pianiste (voir ses récents Bizet) et la rare Sonate de Carter, qui hésite entre romantisme, atonalité et jazz.
Bruckner – Motets – Chœur de la Radio Lettonne, Kļava (Ondine 2020)
→ Belle version où l'on retrouve à la fois les motets bien connus et les sopranos mêlant voix lyriques et techniques droites « de cristal », caractéristiques de la Radio lettonne.
→ Belles lectures apaisées, même si ma préférence va à des chœurs encore plus ecclésiaux (St Mary's d'Édimbourg, cathédrale de Bergen) ou dotés de courbures plus généreuses (Collegium Vocale de Gand) – par exemple.
Barjansky piano (Grand Piano)
Schoenberg: Erwartung, Op. 17 & Pelleas und Melisande, Op. 5 ; Bergen PO, Gardner
du baroque à Satie – « War & Peace, 1618-1918 » – Lautten Compagney (DHM 2018)
→ Amusant mélange (avec la Gnossienne n°3 revisitée par cet ensemble baroque), plaisant et bien interprété (avec une soprano au fort accent britannique).
Hatze – Adel i Mara – Zagreb 2009 (YT)
barber sonata kenny
copland sonata

trauermusik haydn

voces8 marcello

compét' symphonistes brits

sawyer 4
Campra – Exaudiat te Dominus, De Profundis – Christie (Erato)
→ Tantôt guerrier, tantôt tendrement méditatif, un chef-d'œuvre servi par les meilleurs !
Beethoven: String Quartet in F Major, Op. 18,1 par Leipziger Streichquartett
40
Martinů – Concertos pour violon 1 & 2 // Bartók, Sonate pour violon solo – F.P. Zimmermann, Bamberg SO, Hrůša (BIS)
→ Le premier d'un postromantisme tourmenté (comme « soviétisé »), le second typique des coloris orchestraux néoclassique. Pas du niveau des concertos pour violoncelle, mais change considérablement des habitudes. La virtuosité n'y empêche pas la musicalité, a fortiori avec Zimmermann qui ne cherche pas la chatoyance facile et mise tout sur l'élan irrésistible de son discours !
→ Pas particulièrement marqué par Bamberg-Hrůša-BIS, pourtant tiercé de chouchous, mais j'ai peu écouté ces œuvres, je ne mesure pas nécessairement à quel point ils en tirent le meilleur.
→ (J'ai distraitement écouté le Bartók, désolé.)
Schubert – Die schöne Müllerin – Ian Bostridge, Saskia Giorgini (PentaTone)
→ Très belle version, en particulier pour le piano de diamant de Giorgini, acéré comme peu dans ce cycle (on peut songer, dans un style plus détaché, à l'épique tranchant de Gothóni).
→ Bostridge y est comme toujours sophistiqué, frémissant et habité, mais la voix, un peu plus terne désormais, en fait sa Meunière la moins extraordinaire, que ce soit son étrange première avec Johnson ou le point d'équilibre assez ultime entre sinuosité et classicisme avec Uchida.
kernis Color Wheel, Nashville SO
Haydn: String Quartets Op. 76 Nos. 1-3 ; Chiaroscuro Quartet
Ritter – Quatuors avec basson – Paolo Cartini, Virtuosi Italiani (Naxos 2007)
→ Très joliment mélodique. Moins riche et virtuose que Michl.
Mozart – DG – Fuchs, Leonard, Sly, Nahuel Di Pierro ; Rhorer (YT)
vaccai sposa messina

polonia panufnik

cantates jacquet
kinkel
holmès
bosmans
sokolovic
kapralova
Graener – Variations orchestrales sur « Prinz Eugen » – Philharmonique de la Radio de Hanovre, W.A. Albert (CPO 2013)
→ On ne fait pas plus roboratif… mon bonbon privilégié depuis deux ans que je l'ai découvert par hasard, en remontant le fil depuis le dernier volume de la grande série CPO autour du compositeur (concertos par ailleurs tout à fait personnels et réussis).
Debussy – La Mer – Les Siècles, Roth (Actes Sud)
→ Son d'orchestre sec pour mon goût dans cette œuvre.
41
Arenski, Chostakovitch, Mendelssohn – Trios n°1 – Trio Zeliha (Mirare)
→ Trois chefs-d'œuvre ultimes, dont le rare Arenski, d'où émane une générosité thématique russe au carré, à la façon de ce que fait Kalinnikov dans la symphonie. La structure et l'harmonie ne sont pas aussi inventives que chez Tchaïkovski, mais l'expansivité mélodique y est réellement comparable. L'étonnant Chostakovitch de jeunesse demeure tout aussi grisant par ses poussées de sève à la fois conquérantes et désolées. Quant au sommet de sombre fièvre que constitue le trio de Mendelssohn, on l'aura peu souvent entendu aussi généreux et lisible.
Haendel – Rinaldo – Aspromonte, Galou, Luigi De Donato ; Accademia Bizantina, Dantone
→ Déçu par cette lecture assez terne d'un des plus beaux seria de Haendel : Dantone a toujours été un accompagnateur probe qu'un inventeur de textures, mais ici, sans le renfort du drame, c'est assez frustrant. D'autant plus qu'Aspromonte blanchit terriblement dans le seria (c'est dans le XVIIe déclamatoire qu'elle fait merveille), que Galou est dans un jour peu propice (ou bien est-ce l'aspect héroîque du rôle, à rebours de sa personnalité vocale ?)… il n'y a que Luigi De Donato qui, comme d'habitude (cf. le récent Samson d'Alarcón), impose présence et mordant charismatiques. Dommage, l'œuvre mérite vraiment une discographie abondante et il y a encore de la place pour de nouvelles propositions…
Tchaikovsky: All-Night Vigil & Other Sacred Choral Works ; Latvian Radio Choir
Schoeck – Massimilia Doni – Edith Mathis, G. Albrecht
→ Décadentisme consonant dans le goût de Venus et Das Schloß Dürande, en plus lyrique et plus basiquement dramatique, comme mâtiné de Verdi.
Mozart – Così – Behle, Priante, Lhote, Lyon, Montanari (YT)
nowowiejski org

comala

tout gold MDG : leipziger (gade, sibelius, schoeck), consortium…

tout Hortus Gde guerre
Takemitsu – Bryce, Toward the Sea I… – Aitken (Naxos)
Duo Germont-Violetta par Santini-Callas-Savarese, Mugnai-Callas-Campolonghi, Giulini-Callas-Bastianini, Rizzi-Grubverová-Zancanaro, Callegari-Devia-Zancanaro, Muti-Fabriccini-Coni, Pritchard-Sutherland-Merrill…
42
→→ Suite →→
→ Dans un son pur à la française, le Trio Zeliha se distingue, pour chaque pupitre, par une netteté, un charisme, un abandon absolument hors du commun, du diamant soyeux… Ce n'est ni très russe, ni très allemand, mais le discours de chaque pièce semble porté à son point d'ébullition, là où la musique nous renverse par delà les styles – avec une sobriété d'exécution qui leur fait honneur, a fortiori à leur âge, dans un répertoire qui appelle facilement l'emphase.
→ Je les ai entendus jouer ce programme en salle, une des grandes expériences de ma vie de mélomane. Je n'ai tout simplement jamais entendu un trio, en plus de son grand élan collectif, qui soit à ce point à un tel niveau individuel (Galy, Quennesson, Gonzales Buajasan) dans chaque partie. Rare d'avoir une violoniste aussi intouchable techniquement, un violoncelliste avec un tel grain, un pianiste à ce point souple dans les nuances et intégré au discours… Ma crainte est donc que les offres avantageuses d'une carrière soliste ne finissent bientôt par les séparer.
Schubert – intégrale des Symphonies – Chamber Orchestra of Europe, Harnoncourt (ica / COE, publié en 2020 mais capté en 1988)
→ Parution d'un concert inédit de 1988, qui paraît moins essentielle alors que depuis dix ans, les parutions de verisons « musicologiques » des symphonies de Schubert se sont multipliées, avec des propositions très stimulantes ou plus radicales qu'ici.
→ Pour autant, l'association produit de belles choses, le chant des cuivres, les sforzati secs mais non excessifs dans cette acoustique réverbérée, les beaux aplats de cordes. Loin de l'Harnoncourt débordant de couleurs de la dernière période, mais une belle lecture, à défaut d'être désormais prioritaire.
Górecki: Art Songs
Ewa Guz-Seroka
J.S. Bach: The Well-Tempered Clavier, Book 1, BWV 846-869 ; Trevor Pinnock
Schubert, Spohr, Weber, Giulinai – Lieder arrangés avec guitare – Olaf Bär, Jan Začek (Musicaphon 2007)
Monteverdi – Orfeo – Boden, Pass à Amsterdam (YT)

Monteverdi – Orfeo – Auvity, Wilder, Arts Flo, Agnew (YT)
opéras CPO : pfitzner, fibich, weingartner, feuersnot…

delius mass of life

DUX bacewicz vln-pia

saygun
Michl – Quatuors avec basson
Verdi –La Traviata – Studer, Pavarotti, Pons ; Met, Levine (DGG 1992)
→ De mauvaise fame et pourtant chantée au plus haut niveau, de façon impeccable techniquement et très frémissante.
43
Beretta, Merula, Cazzatti, Giambelli, Benevolo, Cavalli, Charpentier – Messes à chœurs multiples – Correspondances, Daucé (HM)
→ Il manque hélas les deux plus belles pièces de la tournée de concerts (de Legrenzi, évidemment), mais pour le reste, ce tour de la moitié Nord de l'Italie autour des messes et motets à chœurs multiples est un enchantement : découverte de traitements variés, du plus hiératique (Cavalli évidemment, toujours le dernier de la classe celui-là) aux irisations de Beretta. Rarissime, passionnant, très convaincant.
→ Le résultat semble avoir beaucoup mûri depuis les concerts de 2017 (entendu pour ma part dans l'acoustique peu favorable de la Seine Musicale) : j'avais été frustré par le choix de Daucé de magnifier les coloris au détriment de la danse dans ce Charpentier (qui n'est déjà le meilleur de son auteur en termes d'audace et de personnalité)… alors qu'ici, avec encore plus de chatoyances (infinies, réellement), l'impression de mobilité n'est jamais prise en défaut. Grand disque, même pour la version du Charpentier.
Schumann, Frauenliebe und Leben // Brahms, lieder – Garanča (DGG)
→ Divine surprise… Garanča, impératrice des volapüks, livre une interprétation vibrante, tétanisante d'intensité de ces Brahms denses et sublimes, et même du très-enregistré Frauenliebe de Schumann ! Avec une voix qui a peut-être vieilli et où elle tire des couleurs très inhabituelles, davantage replacées vers le nez, un léger mixte obtenu en teintant de couleurs de poitrine, elle obtient une interprétation qui semble remonter le temps, et produit un effet charismatique immédiat, sans du tout négliger la diction. Splendide programme, exécution très prenante – un petit coup de foudre pour moi qui, d'ordinaire, n'aime pas sa diction brumeuse et son chant à la fois lisse et légèrement hululant. Le lied révèle une tout autre artiste !
→ bissé
Aliotti: Il trionfo della morte
Les Traversées Baroques
Liszt, Schubert & Brahms: Works ; Christopher Park
GABRIELLI, D.: Cello Works (Complete) (Hidemi Suzuki, E. Balssa, Naoya Otsuka) (Arte dell'arco 2012)
→ Quels solos bachiens, en plus rayonnants !
→ Bissé.
Monteverdi – Combattimento – Beasley & Regenc'hips en concert (YT)
moeran songs

Emile Jaques-Dalcroze: La Veillée
par Le Chant Sacré Genève, Orchestre de Chambre de Geneve, Romain Mayor

abraham, hollaender
Charpentier – Méditations pour le Carême – Camboulas (Ambronay)
Hummel – Concerto pour basson – Kuuksman
→ Pour du grain et du terroir, le sommet. Le Mozart est aussi superbement réussi, une de ses grandes lectures !
44
14
Beethoven – 6 Trios piano-cordes Op.1, Op.70, Op.97 – Trio Sōra (Naïve)
→ Très belle anthologie (manquent l'opus 11 qui existe aussi avec clarinette, l'opus 38 qui transcrit le Septuor, ainsi que la réduction de la Deuxième Symphonie, toutes des pièces de moindre importance que les 6 présents ici), interprétée avec l'ardeur admirable qu'on leur connaît. Profondeur de son, piano à la belle finesse de touche jusque dans les traits périlleux, et structurant le discours, violoncelle intense…
→ Deux petites réserves qui ne tiennent pas à l'interprétation en tant que telle : d'abord la lassitude qu'impose la suite de ces trios très similaires – et qui n'ont ni la variété ni la profondeur des Sonates pour piano ou Quatuors à cordes du Grand Sourd. J'aurais aimé avoir l'Op.1 n°1 et l'Archiduc couplés par exemple avec les Wieck-Schumann et Mendelssohn-Hensel qu'elles promeuvent formidablement en concert, ou leur Chausson, ou le contemporain (Kagel, des compositrices…) qu'elles servent magnifiquement.
Caldara: Works for Cello
Josetxu Obregón
Beethoven: Complete Piano Sonatas, Vol. 5 ; Konstantin Scherbakov
Froberger – Œuvres pour orgue – Temple Saint-Martin de Montbéliard, Coudurier (BNL)
MAHLER, G.: Ruckert-Lieder / Des Knaben Wunderhorn (Ich bin der Welt abhanden gekommen) (Bauer, Hielscher) (Ars Musici 2003)
→ Voix vraiment claire, manque d'assise et d'incarnation pour une fois !
johann nepomuk david : chaconne

friedrich kiel missa solemnis

Killmayer

FRID: Das Tagebuch der Anne Frank (The Diary of Anne Frank)

lieder orch : diepenbrock, braunfels, pfitzner, hausegger
Bowen – Symphonies 1 & 2 – Andrew Davis (Chandos)
Hummel – Concerto pour basson – Luoma, Tapiola Sinfonietta, Nisonen (Ondine)
→ Bijou de légèreté (très informée musicologiquement), ma version chouchoute pour ce concerto à la verve merveilleuse !
45
Weber, Gaubert, Martinů, Damase – « Aquarelles », trios pour flûte, violoncelle & piano – Bonita Boyd, Doane, Snyder (Bridge)
→ Comme l'y pousse l'effectif, pièces rafraîchissantes et délicates, qui n'ont décidément pas l'envergure des trios avec violon, et ne constituent pas les sommets de compositeurs pourtant aussi subtiles que Weber, Gaubert ou Damase. (Je n'ai pas réécouté le Martinů, souvent enregistré, je n'en dis rien pour cette fois.) La flûte ne permet pas de grands écarts de dynamique, sa tessiture aiguë (pour être suffisamment sonore) attire toute l'attention du côté de la mélodie, moins de possibilité d'équilibres, de demi-teintes, de contrates. En tout cas elle n'a ps tiré le meilleur de ces compositeurs.
→ Côté exécution, on trouve aussi plus beaux timbres, même si l'on ne peut faire que des éloges sur l'originalité du programme et l'investissement dans l'exécution. (J'aurais aimé en dire beaucoup plus de bien !)
→→ Suite →→
→ Seconde réserve, un peu injuste, mais depuis le départ de leur violoniste Magdalena Geka (pour l'ONDIF), l'équilibre du trio s'est redistribué, plutôt autour de Pauline Chenais au piano, qui assure fabuleusement ce rôle, mais la personnalité généreuse des cordes se trouve bridée par ce nouvel agencement, ne leur permettant pas la même expansivité, et je ne peux m'empêcher de le regretter en les entendant.
→ Pour autant, si l'on n'écoute pas ce disque pour ce qu'il ne veut pas (un programme équilibré plutôt qu'une monographie) ou ne peut pas (l'ancienne équipe) être, c'est là une très, très belle et lecture des œuvres présentées, pleine de panache et d'une finistion remarquable.
Cyrillus Kreek - The Suspended Harp of Babel
Vox Clamantis
Beethoven: Piano Concertos, Vol. 2 ; Inon Barnatan
Offenbach – Ba-ta-clan – avec Corazza
→ Très bonne musique, même si d'une certaine façon sans texte !
Mozart, Zauberflöte – Della Casa, Simoneau, Berry ; Opéra de Budapest ou Vienne ?, Szell
→ Orchestre très imprécis et hésitant, peu frémissant. Della Casa un peu surdimensionnée dans le legato. Berry alors très clair.
The Aspern Papers, de Michael Hurd.

reznicek schlemihl

concours Moniuszko

robert still symphs 3-4 lyrita
Diamond – Symphonies 2 & 4 – Seattle SO, Schwarz (Naxos)
→ Toujours aussi motorique, roboratif et exaltant !
Charpentier – Méditations pour le Carême
→ en chapelle, Les Arts Florissants, Christie (HM) ***
→ en chapelle, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet (Glossa) **
→ en chapelle, M.-C. Alain (BNF) **
→ Beekman, Getchell, Robbert Muuse ; Bolton, Benjamin Perrot, Desenclos (Alpha) ****
→ García, Candela, Bazola ; Guignard, Galletier, Camboulas (Ambronay) *****
46
Scarlatti, Rameau, Ravel, Wiener, Le Flem, Ladmirault, Tharaud, etc. – « Le Poète du piano » – Tharaud (Erato)
→ 3 CDs incluant rééditions, nouveautés, fragments d'albums confidentiels (comme celui publié pour accompagner le catalogue Ar Seiz Breur au Musée de Bretagne de Rennes, en 2000 !). On y trouve donc quelques-uns de ses enregistrements bien connus, dont ses magiques Rameau, mais aussi des pièces rares (un cycle de Le Flem), des arrangements (de la 5e de Mahler, de chansons…) et ses propres compositions, qui puisent avec talent à beaucoup de sources de la danse, pour un résultat à la fois dégingandé et lyrique (j'espère qu'il continuera à écrire et publier de la musique !).
→ Le caractère disparate du parcours laisse un peu dubitatif, mais son originalité suscite un réel intérêt, et son approche sinueuse du phrasé me séduit assez.
Delibes – Ballets Sylvia, La Source, Coppélia – N. Järvi (Chandos)
→ Pas le plus marquant de Delibes, mais contenu de ploum-ploum plutôt magnifié par le grand geste unifiant de Järvi.
Bononcini: La conversione di Maddalena
La Venexiana
Beethoven: String Trios, Op. 9 Nos. 1-3 ; Trio Boccherini
Offenbach – M. Choufleuri – Mesplé, Rosenthal (EMI)
→ Avec des citations de Nonnes qui reposez, de bouts de Verdi, thème du premier numéro du Freischütz…
Haendel – Dixit Dominus (début)
Réécoutes et nouvelles écoutes : Gardiner-Erato, Scholars Baroque, haïm, Toll, Fasolis, Creed Alte Musik, Öhrwall Drottningholm, Zoroastre Rochefort, Meunier, Parrott, Minkowski, Chistophers-Chandos, Christophers-Coro, Rademann, Dijkstra, Gardiner-Decca, Bates, Preston
impros bartók

Cozzolani: Vespro
par I Gemelli, Emiliano Gonzalez Toro

Johann Nepomuk David: Symphonies n°1 en la mineur, op. 18 et n°6, op. 46:

Aho symph 12
14
Schumann, Die Löwenbraut : ****Hasselhorn-Middleton, ***DFD-Demus, ***Bauer-Eisenlohr, **Goerne-Schneider, ***Gerhaher-Huber, *Hotter-Raucheisen, ***J.Prégardien-Piau-LeSage, **Karg-Martineau, ****vonOtter-Forsberg
47
Mendelssohn – Trio n°1 (version avec flûte), Sonates pour violoncelle – Root, de Hoog, Balyan (Vivat)
→ Ce disque confidentiel a l'intérêt de présenter (pour la première fois sur instruments d'époque) la version du premier trio de Mendelssohn arrangée par le compositeur lui-même pour flûte, violoncelle et piano. Après l'avoir publié chez Breitkopf, Mendelssohn sollicite Novello pour l'Angleterre, qui refuse craignant que ce ne se vendre très peu « chez notre public ignorant », et obtient l'accord de Buxton… qui lui réclame une partie alternative de flûte, « indispensable dans ce pays ». Mendelssohn précise que les mouvements extrêmes s'y prêtent très peu et suggère de ne proposer que les centraux dans cette version, mais tout est publié.
→ À l'écoute, très peu de modifications – Mendelssohn évite de trop solliciter le grave peu projeté de la flûte (où elle est en effet couverte par les autres instruments) et supprime évidemment les trémolos, mais l'ensemble demeure très proche. On peut se rendre compte que Mendelssohn avait très bien pressenti à la fois la difficulté et le manque de contraste permis par la flûte dans les mouvements extrêmes. C'est évidemment le mouvement lent l'ensemble sonne le mieux.
14Arde el Furor
Diego Fasolis
Composing Beethoven ; Kilian Herold
Lalo – Symphonie espagnole // Ravel: La Valse, Tzigane & Bolero – Deborah Nemtanu, Pierre Cussac, La Symphonie de Poche, Nicolas Simon (Pavane 2017)
→ Sympathique, mais la partie concertante et le mixage permettent moins d'apprécier l'exercice que dans le disque Beethoven.
Haendel – Dixit Dominus – Scholars Baroque (Naxos)
→ Première fois version en entier. Génial 1PP.
ireland bax bowen cello watkins

georg schumann chb CPO

honegger quatuors

krumpholtz

Music for Piano Solo / Ronal Center (Christopher Guild, piano)
Graener – Variations orchestrales sur « Prinz Eugen » – Philharmonique de la Radio de Hanovre, W.A. Albert (CPO 2013)
→ On ne fait pas plus roboratif… mon bonbon privilégié depuis deux ans que je l'ai découvert par hasard, en remontant le fil depuis le dernier volume de la grande série CPO autour du compositeur (concertos par ailleurs tout à fait personnels et réussis).
Arriaga, Symphonie en ré – Concert des NationsSavall (Alia Vox 1994) – bissé
48
→→ Suite →→

→ Sans être forcément convaincu par la transcription elle-même, une rare occasion d'entendre différemment ce chef-d'œuvre ultime, et aussi de mesurer ce que le violon apporte de conduite, de tension et de variété de textures. (J'aurais, par conséquent, été plus intéressé par une version pour hautbois (et basson ?), qui aurait certes nécessité davantage d'ajustements (et suscité moins de ventes en son temps).
→ On bénéficie d'une interprétation sur instruments du temps (et copies), très vivante et proposant de beaux équilibres et coloris, un autre avantage de ce disque, ainsi qu'ne notice bien détaillée sur les œuvres et la démarche.
Donizetti – Reines Tudor – Damrau, Santa Cecilia, Pappano (Warner)
→ Après avoir adulé une des voix les mieux focalisées et une des expressions les plus fines et charismatiques de notre temps (Marguerite de Valois, Susanna, la Reine de la Nuit, la Gymnaste de 1984…), puis déploré qu'elle se tourne exclusivement vers le belcanto, en en imitant des codes dévoyés (en essayant de rendre sa voix opaque et flottante, perdant au passage ses aigus, s'affligeant d'un vibrato large et disgracieux), j'avoue avoir écouté ce disque par acquit de conscience, prévoyant de le détester.
→ J'ai bien sûr beaucoup aimé la finesse de trait de l'accompagnement de Pappano, dans des œuvres de Donizetti qui de surcroît, me semblent dans la partie faible de son catalogue (j'ai conscience que les glottophiles ne partagent pas mon avis, mais je ne sais pas trop ce qu'on en penserait si ces œuvres ne disposaient pas de leur discographie imposante, par rapport au Diluvio universale autrement soigné, par exemple ?).
Carl Philipp Emanuel Bach: Empfindsam
New Collegium
Keyboard Variations ; Ewald Demeyere
Clarke – 3 Mvts for 2 violins & piano / Sonates violon-piano : en ré, fragments en sol / Trio Dumka / Quatuor– Lorraine McAslan, Flesch SQ, David Juriz, Michael Ponder, Ian Jones… (Dutton Epoch 2003)
→ Le trio à deux violons et surtout la Sonate en ré sont des sommets de la musique de chambre mondiale, d'une générosité incroyable, et sises sur une très belle recherche harmonique qui doit tout à l'école française.
Vivaldi – Farnace « Gelido in ogni vena » – Maggio Musicale, Sardelli (Dynamic)
trafalgar sur un volcan

moeran quat

Roussel ccto pia : https://www.deezer.com/fr/album/4091751

trios dvo, rimski, raff, korngold

dohnanyi symph 1 capriccio
Reger, 8 Geistliche Gesänger Op.138 – Rundfunkchor Berlin, Dietrich Knothe (Berlin Classics)
→ Ce sont de grands chorals saisissants (avec beaucoup de subdivisions ; le premier requiert même un double chœur), qui doivent vraiment beaucoup au modèle de Bach, peu au Reger le plus modulants, mais qui vont tout de même chercher de belles progressions harmoniques à la marge, colorant le tout, sinon de surprises, de progressions prenantes. L'ensemble, assez monumental, constitue un jalon essentiel du compositeur – même si je ne suis un peu moins saisi lors de cette enième réécoute partition et textes en main, je l'admets.
→ Seuls les 4 premiers figurent sur ce disque. Le chœur de la Radio berlinoise n'est pas encore aussi beau qu'aujourd'hui, davantage de rondeur, moins de contrastes et d'articulation, mais plutôt un moelleux remarque – la Radio de Leipzig proposait mieux, dans les mêmes années.
Beethoven – Sonate violoncelle-piano n°3 Op.69 – Du Pré, Barenboim (EMI)
49
Ben-Haim – Pan, Pastorale variée, Symphonie n°1 – Barainsky, John Bradbury, BBCPO, Omer Meir Wellber (Chandos)
→ Une nouvelle version de la Première Symphonie du syncrétique Paul Ben-Haim, mêlant beaucoup de caractéristiques des langages décadents germaniques ; moins magistrale que la Seconde, la Première demeure un petit régal, remarquablement magnifié par le directeur musical du Teatro Massimo de Palerme et la prise de son Chandos au service du radieux Philharmonique de la BBC.
→ Pan, enregistré pour la première fois, est une petite cantate remarquablement écrit dans ce postromantisme à la fois lyrique et vénéneux, tandis que la rare Pastoral variée pour clarinette, cordes et harpe, inspirée du final de son quintette pour clarinette et cordes, développe des atmosphères suspendues, mélancoliques, d'un charme (assez britannique) ineffable.
→ Superbes œuvres remarquablement servies ici.
→→ Suite →→

→ Très séduit aussi par Domenico Pellicola, ténor assez léger mais très fin, franc et charismatique dans Stuarda.
→ Et Damrau ? Pas du tout le naufrage craint, plutôt une bonne surprise : la voix est émise en arrière, est devenue à la fois plus pâteuse et plus aigre, vibre trop… cependant le contrôle demeure réel, et on entend bel et bien l'artiste aux commandes dans la finition des phrasés. Pas à la hauteur de ce qu'elle aurait pu continuer d'être, pas non plus le chant que je soubhaite entendre dans ce répertoire, mais tout à fait respectable.
Anna Clyne: DANCE - Edward Elgar: Cello Concerto
Inbal Segev
R. Schumann: Waldszenen, Nachtstücke & Humoreske ; Zoltan Fejervari
Chabrier – Souvenirs de Munich (arrangement David Matthews pour ensemble) – Membres du Berlin PO, Michael Hasel (Col Legno 2009)
→ Doublures étranges qui accentuent le côté foire de ces réminiscences de Tristan façon quadrille.
Mahler 5, Boulez Vienne (DGG)
→ Un peu terne et mou, du moins capté ainsi.
Kilpinen mélodies, hynninen / gothoni

- Von Schacht, celle en si bémol majeur (vol 1 disque CPO)
- Eberl, celle en si bémol majeur (concerto Köln)

Arnold Bax, Edward Elgar, William Mathias Jonathan Lloyd
Georg Schumann – Symphony in F Minor / Ouvertüre zu einem Drama / Lebensfreude (Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, Feddeck)
→ Un peu moins enthousiasmé lors de cette réécoute (pourtant pas la première), où je remarque davantage les aspects postromantiques plus standards que les (réelles) fulgurances richardstraussiennes, mais j'admire tout de même intensément cette capacité à mener la tension sur des pics maintenus. Très belle œuvre, à reprendre et creuser, assurément.
→ bissé
Haydn: String Quartets Op. 76 Nos. 1-3 Chiaroscuro SQ (BIS)
→ (cf. nouveautés)
50
Beach, Ives, Clarke – Trios piano-cordes – Gould Trio (Resonus Classics)
→ Trois trios très rares, par l'un des superbes ensembles qui fit longtemps les beaux jours des explorations Naxos.
→ Beach d'un romantisme assez peu singulier, comme toujours.
→ Ives plus que jamais dans la polytonalité et les jeux de superpositions, chaque instrument joue son propre thème dans sa propre tonalité, l'impression d'écouter, vraiment, plusieurs œuvres en même temps… intéressant quoique peut-être plus affirmatif (et un peu moins convaincant) que dans ses œuvres symphoniques, plus élusives dans leurs procédés.
→ Clarke dans une veine plus hardie qu'à son habitude, moins lyrique-univoque que dans sa Dumka pour trio, plus sophistiquée dans les harmonies, mais toujours aussi passionnée, héritière des fièvres romantiques.
→ L'ensemble très original et très bien servi mérite vraiment le détour !
Bruckner – Messe n°2, Te Deum – Herreweghe (Phi)
→ Enregistrement composite (Te Deum capté en 2012 à Lucerne, Messe à Essen en 2019) qui démontre la maturité croissante de l'ensemble et de Herreweghe (qui, certes, ne joue que la même poignée d'œuvres).
→ Délicatesse souveraine du chœur, frémissement des phrasés, une des très grandes lectures de cette messe, qui s'ajoute à celle, différente (notamment pour les timbres de vents, plus verts) parue chez Harmonia Mundi il y a un peu plus de dix ans.
→ (bissé)
Emil Tabakov: Complete Symphonies, Vol. 5
Bulgarian National Radio Symphony Orchestra
90 Scriabin Complete Piano Preludes ; Daniel Pereira
Scott – Symphonie n°4 – BBCPO, Brabbins (Chandos)
Borodine – Symphonie n°2 – Royal PO, Ashkenazy (Decca 1994)
Musique de chambre pour alto, flûte et harpe :
(...)
Rachel Talitman, harpe
Marco Fregnani-Martins, flûte
Pierre-Henry Xuereb, alto

ginastera quatuors
kalliwoda quatuors
einem quatuors
Vaughan Williams – The Death of Tintagiles – LSO, Hickox (Chandos)
→ Début vraiment pelléassien. Comme les deux univers se sont contaminés ! Comme Job, assez étale, ici tout en grondements souterrains. À la réécoute, ce n'est pas si mal articulé à l'esprit, finalement, même si l'intensité retombe par rapport au texte qui, lui, ne lâche pas le spectateur.
Haydn – Quatuor Op.76 n°3 – St Lawrence SQ (vidéo dans université texane)
51
traditionnels, Gade, Sullivan, Bruckner, Saint-Saëns, Holst, Rachmaninov, Nystedt, Chesnokov, Viðar – Christmas in Europe – Balthasar-Neumann Ensemble, Hengelbrock (DHM)
→ Étoudissant tour d'Europe des Noëls, des chants traditionnels jusqu'aux compositeurs les plus établis, à travers les nations qui la composent.
→ J'admets que le résultat n'est pas aussi électrisant, en première écoute, que les interprètes et le projet semblaient le promettre (tout l'inverse du disque de Noël du SWR Vokalensemble cette année, qui se révèle passionnant et aussi peu dépendant de Noël que possible). Néanmoins, parcours passionnant – où je retrouve, toutefois, surtout les semi-tubes attendus de chaque compositeur, lorsqu'il s'agit de Noël.
→ Pour autant, parcours remarquable que je recommande chaleureusement à tous ceux qui sont un peu moins blasés que moi – je rougis de faire la fine bouche sur cette proposition exaltante.
Berlioz, Bizet, Gaubert, Ravel, Falla, Serrano, Obradors, Lorca, chansons égyptiennes – « El Nour » – Fatma Saïd (Warner)
→ Sous l'apparence d'un usuel récital « Orient-Occident » par une jeune interprète à la mode, en réalité une collection de pièces remarquablement habitées (la qualité du français est digne d'éloges !), une technique très maîtrisée qui se prête avec souplesse aux divers styles (la grâce lascive de la mélodie française, la saveur corsée des mélodies espagnoles), incluant même un inédit (ce me semble) de Gaubert (Le Repos en Égypte). Et finissant par des chansons égyptiennes en émission vocale (partiellement) populaire, où frappent l'élégance et l'éloquence. Impressionnant ensemble – les Shéhérazade (avec piano… et ney !) de Ravel sont même très réussies, dotées d'un sens du texte précis.
→ (trissé)
Nixon: Complete Orchestral Music, Vol. 3
Kodály Philharmonic Orchestra
Beethoven: Complete Works for Fortepiano and Violoncello ; Nicolas Altstaedt
Scott – Symphonie n°1 – BBCPO, Brabbins (Chandos)
→ Debussyste à nouveau, un peu moins séduisant mais très réussi néanmoins.
Borodine – Symphonie n°1 – URSS SO, Svetlanov
→ Là aussi, des thèmes populaires, quoique plus tourmentés. Pas très développé mais grand caractère.
→ bissé
• Firminus CARON: Chanson «Accueilly m’a la belle». Missa «Accueilly m’a la belle»
The Sound and the Fury: David Erler (contre-ténor), John Potter, Christian Wegmann (ténors), Colin Mason, Michael Mantaj (basses)
Mauerbach, 2012
Fra Bernardo «Paradise Regained»
Debussy – Première Suite – Les Siècles, Roth (Actes Sud)
→ Régal de la maîtrise de Debussy dans une forme chatoyante et accessible !
Wagner – Das Liebesverbot : air d'Isabella : Hass, Sawallisch (Orfeo)
52
Vaughan Williams – Job – Hallé O, Elder (Hallé)
→ Inspiré par des gravures (de William Blake) illustrant une nouvelle édition biblique en1826, Vaughan Williams écrit ce masque (il n'aime pas le mot de ballet, pour une raison que j'ignore) et le propose à Diaghilev – qui refuse. L'œuvre est ensuite bel et bien créée, mais réorchestrée par Constant Lambert pour faire tenir les musiciens dans une fosse de taille plus standard.
→ Je suis assez fasciné par le résultat : une musique assez étale, mais non sans tension (belles harmonies étranges), qui évoque remarquablement bien le désert – on dirait un Appalachian Spring de Copland, quelques maigres poussées épiques en sus. Cette contemplation infinie et toujours mouvante s'incarne particulièrement bien dans la Sarabande des Fils de Dieu, au début, et la Pavane des Fils du Matin, vers la fin.
Mahler – extraits du Wunderhorn, lieder de jeunesse, cycle Rückert – Karg, Mahler (!), Martineau (HM)
→ Grâce à des rouleaux perforés, on peut entendre l'accompagnement de Mahler lui-même (beaucoup de tangage dans le rubato !) accompagner Christiane Karg.
→ La voix a beaucoup mûri, moins d'oscillations un peu grises, une pâte un peu plus épaisses, on y gagne et on y perd, mais l'artiste demeure toujours très musicale, attentive au texte, et le timbre agréable. Pureté de Martineau appréciable également. Très bel album.
→ (bissé)
Rob Keeley: Orchestral Music Malaga Philharmon
Arion: Voyage of a Slavic Soul ; Natalya Romaniw
Akira Ifukube - Ballata Sinfonica (1943) – Tokyo SO, Kazuo Yamada (1962)
→ Entre Turandot et l'Oiseau de feu, en plus simple (tire sur Orff).
→ (bissé par curiosité trois jours plus tard)
Marais – Suites à joüer d'Alcione – Savall (Alia Vox)
→ Bien mieux que le concert. (Mais ces suites ont-elle un grand intérêt isolées?)
hölderlin : holliger, killmayer, ligeti Sommer

messiaen quatuor fin temps
Balbastre, Dandrieu, Daquin : noëls populaires et pour orgue – Pages du CMBV, Jarry (CVS)
→ Déjà commenté à sa sortie en novembre 2019, puis dans une notule spécifique.
Brahms – Chaconne de la 4
¶ Wiener Sphkr, Ph. Jordan
¶ NDR, Wand
¶ Berliner SO, K. Sanderling
¶ Winterthur, Zehetmair
¶ Berlin, Rattle
¶ Chicago, Solti
¶ Tapiola, Venzago (première écoute !)
¶ Helsingborg, Manze
53
→→ Suite →→
→ Tous les épisodes de tentation sont assez éludés musicalement, il ne se passe pas grand'chose dramatiquement, mais c'est cette évocation étale, immobile (un comble pour un ballet !) qui me touche ici.
→ Il est vrai que ce ballet peu marqué par la danse n'a qu'un rapport lâche à son programme narratif biblique… mais en écoutant la musique seule et en la reliant à un imaginaire, je trouve qu'il capte quelque chose de ce monde hors sol du début de la Genèse, où les premiers humains rencontrent d'autres tribus venues d'on ne sait où, le monde se crée dans un halo un peu nébuleux, de grandes étendues qu'on ne sait vierges ou déjà habitées…
→ Comme toujours, prise de son superlative pour Hallé, et conduite très frémissante par Elder – même si je trouve, cette fois-ci, les cuivres un peu durs et les cordes un peu envloppantes.
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chansons diverses : Alagna « Le Chanteur »
→ Difficile à écouter pour moi : accompagnements assez caricaturaux (Casar, je suppose ?) avec couleurs de carte postale exagérées, mixage vraiment pénible (voix écrasée à l'avant, ploum-ploum gonflés).
→ Dommage, avec une guitare sèche (ou un archiluth !) et capté avec naturel, ce serait très beau, la diction est belle, le chanteur engagé (même s'il y a un rien trop d'épaisseur lyrique qui demeure par endroit).
→ En somme très bien chanté, mais dans un répertoire de chansons « pittoresques » qui n'a déjà pas ma faveur, les arrangements ambiance coloniale et le mixage agressif m'empêchent d'y prendre du plaisir…
Skoryk: Complete Violin Concertos, Vol. 2
Andrej Bielow
Chroma ; Matthieu Stefanelli
Akira Ifukube - Symphonie concertante avec piano (1941) –Izumi Tateno, Japon PO, Naoto Otomo
→ Du planant sirupeux fade, pas trop mon univers.
Götterdämmerung, Janowski I : prologue. (je crois que je n'avais jamais jamais écouté ce dernier volet de ce Ring !)
→ assez scolairement égrené, mais super prise de son. chanteurs valeureux mais déjà un côté « déclin »
Arriaga – Herminie, Agar dans le désert, Ouverture Op. 20 « Basque Music Collection, Vol. 10 » — Basque National Orchestra, Mandeal (Claves)
Godard – Le Dante – Gens, Montvidas, Lapointe; Radio de Munich, Schirmer (Singulares)
d'Indy – Fervaal – Schønwandt (radio)

d'Indy – Fervaal – Berne (radio)
54
Hisatada Otaka, Japan Suite (2 extraits) + Ibert, Histoires (3 extraits) + Debussy, L'Isle Joyeuse, Préludes livre I – Ryutaro Suzuki, album « Ce qu'a vu le vent d'Est » (Hortus, janvier 2020)
→ Il existe évidemment, dans l'immense discographie de pianistes confirmés, spécialistes, charismatiques, Isle et Préludes plus saisissants, mais la filiation debussyste est magnifiquement mise en valeur avec les Histoires d'Ibert (inhabituellement denses et profondes chez lui !) ou la Suite japonaise d'Otaka (il existe quelques autres choses très dignes d'intérêt, comme une jolie Sonatine pour piano ou son splendide Concerto pour flûte, là aussi très debussysé), qui emploie certes des modes orientaux, mais d'une façon qui évoque totalement la Danse de Puck ou la Lune descend, vraiment construit dans le même langage harmonique, rythmique, pianistique.
→ Ces deux cycles ont de surcroît la particularité, je trouve, d'être aussi aboutis que leur modèle, ce qui n'est pas un mince hommage. Reste à graver ça en entier !
Debussy : La Mer, le Faune // Ravel : Rhapsodie espagnole – LSO, Roth (LSO Live)
→ Net, limpide, élancé, couleurs impressionnantes, très bien capté (de près mais avec de l'espace), une grande version !
Gál: Recorder & Piano Works
Sabrina Frey
Care pupille ; Samuel Marino
Yasushi Akutagawa – Prima Sinfonia 1955 – Tokyo SO, Akutagawa
→ Étonnant, et très riche, pas du tout sirupeux (pas mal de Mahler et de Proko, mais dans un assortiment personnel). J'aime beaucoup.
→ Pas du tout dans le genre du symphonisme japonais post-debussyste ou, horresco referens, post-chopinien.
15
nunes machina mundi
mah 8
bruckner 6
beeth sonate 6
villa-lobos 10
Mélodies suédoises (flonflons Björling, art Söderström, von Otter, monographie Melartin…)
Cherubini, Requiem en rém, Markevitch (DGG)
55
Haendel – Samson – Millenium Orchestra, García-Alarcón (Ricercar)
→ Une merveille : Haendel à son plus haut sommet d'inspiration, quantité d'airs ineffables (ou de fureur impressionnante), de chœurs tuilés superbes (façon Israel in Egypt) ou, plus rare chez Haendel, d'action (l'effondrement du temple !), dans une interprétation versatile en atmosphères, rutilante de couleurs, servie par des chanteurs formidables (le charisme dévorant de Luigi De Donato !). Si vous cherchez l'équivalent du Messie en opéra, c'est par ici.
→ (bissé)
Beethoven – Sonates violon-piano – F.P. Zimmermann, Helmchen (BIS)
→ Écouté beaucoup trop distraitement, je dois y revenir.
Gabriel Prokofiev: Concerto for Turntables No. 1 & Cello Concerto
Ural Philharmonic
Saints inouïs ; Ensemble Scholastica
Lubor Barta – Concerto pour violon n°2 1969 – Ivan Straus, Otakar Trhlik (1969)
Verdi – Otello (extraits en français) – Jeanne Segala, Thill, José Beckmans ; Opéra de Paris, François Ruhlmann (Marianne Mélodie 2013)
→ trissé
clara schum pia
scherzo trio pierné
Dallapiccola – Vol de nuit – Isabelle Vernet, soprano (Madame Fabien) Hélène Le Corre, soprano (Une voix intérieure) François Le Roux, baryton (Rivière) Jérôme Corréas, baryton-basse (Robineau) Yann Beuron, ténor (Pellerin) Guy Gabelle, ténor (Le radiotélégraphiste) Jean-Marc Salzmann, baryton (Leroux) Daniel Durand, Pierre Vaello, Patrick Radelet, Bernard Polisset, ténors, basses (quatre employés) Choeur de Radio France Orchestre Philharmonique de Radio France diretti da Marek Janowski. Registrazione live effettuata alla Cité de la musique, Parigi, il 12 gennaio 1999.
Cherubini, Requiem en utm, Spering (Opus 111)

Cherubini, Requiem en utm, Grünert (Rondeau)
56
Reber, Thomé, Duprez, Doche, Guion, Berlioz, Liszt, Duparc, Franck, Godard, Massenet, Chaminade, Messager, Varney – « Alexandre Dumas et la musique » – Garnier, Deshayes, Boché ; Jouan, Cemin (Alpha)
→ Splendide collection, très rare et de grande qualité, de mélodies, qui bénéficient du violoncelle chaleureux de Jouan, de la précision tranchante et spirituelle de Cemin, de la diction subtile de Boché, du charisme immédiat de Deshayes (qui mûrit décidément formidablement). Un peu plus de réserves sur Garnier : on entend l'artiste, mais l'instrument large demande encore à être domestiqué pour éviter l'impression d'émission en force et rendre le texte plus net. C'est difficile, et pour ce type de voix vient avec le temps ; elle a toujours eu la sensibilité d'une grande artiste (on le mesure ici encore, avec la tension des progressions qu'elle ménage !), on attend que cela s'incarne pleinement dans les années à venir.
→ (bissé)
Prokofiev – Symphonies 1,2,3 – Bergen PO, Litton (BIS)
→ Versions captées avec l'aération de BIS et la beauté de Bergen, mais je ne leur ai pas trouvé la fermeté directionnelle ni la netteté (réverbération un peu forte pour cette musique ?) des grandes intégrales que je fréquente d'ordinaire (Weller par-dessus tout, Kitajenko, Gergiev…).
Roberto Sierra: Cantares, Loíza & Triple Concierto
Cornell University
Mirabile mysterium: Choral Music for Christmas ; Sächsisches Vocalensemble
Hisatada Otaka – Suite japonaise (1936, orch. 1938) – Shigenobu Yamaoka
→ Orchestration de la suite piano.

Hisatada Otaka – Sinfonietta pour cordes 1937 – Sendai PO, Yuzo Toyama
→ Assez lisse
Verdi – Le Trouvère (extraits en français) – Juyol, Laure Tessandra, Poncet, Dens ; divers orchestres, Delfosse / Etcheverry / Dervaux (Marianne)
→ bissé
Skogsrået sibelius)
Hummel – Quatuor avec clarinette – Finotti (Naxos)
→ Veine très mozartienne (même début), la virtuosité des cordes en sus. Une petite merveille, comme il en existe un certain nombre dans la période pour la musique de chambre avec clarinette (Krommer, Cartellieri, Neukomm, Weber, Hoffmeister, Bachmann…).
Dinorah, final du II : Judd, puis Opdebeeck
57
Kayser – Scherz, List und Rache – L'arte del mondo (DHM)
→ Comédie sur un livret de Goethe. La musique, typiquement XVIIIe, en est très réussie, mais tellement éloignée de l'imaginaire sonore qu'on relie à Goethe – la musique évoluant toujours plus lentement que les autres arts, elle en est encore à la galanterie et au seria quand la littérature est déjà romantique. Phénomène fascinant qui s'incarne ici dans une rencontre historique, réelle, mesurable !
→ Sur le plan strictement musical, quoique fort bien conçu, pas relevé de fulgurance particulière qui appelle l'écoute pour elle-même, dans l'immensité de l'offre. Mais excellente idée de documenter cela, d'autant quela vivacité de l'excellent Arte del mondo accueille des chanteurs aux voix et à l'abattage dignes de louanges.
Schubert – Quatuors n°4, 12 & 14 – Arod SQ (Erato)
→ Encore un jalon dans la jeune génération de quatuors très ardents dans ces pages depuis la rupture épistémologique des Jerusalem, qui ont ouvert une brèche depuis brillamment empruntée par les Ehnes, Novus, Cremona… À un degré de nouveauté certes moindre, les Arod impressionnent aussi par l'engagement absolu, le soin des textures et la tension qui émanent de leur appropriation d'aujourd'hui de ce quatuor.
→ Dernière variation du mouvement lent à pleine force, très impressionnante. Moins convaincu par la strette finale du quatuor : de loin la plus rapide jamais enregistrée, mais au point que le phrasé devient impossible, dommage.
→ Pas fanatique non plus que leur Quartettsatz, là encore surtout rapide, dans une œuvre qui a beaucoup d'autres choses à livrer ; en revanche leur Quatrième très fouillé permet de mettre à l'honneur la part de jeunesse des œuvres pour quatuor de Schubert, pas du niveau de ses derniers évidemment, mais parfaitement dignes d'intérêt dans un genre beaucoup moins typé et contrasté !
Sleeper's Prayer: Choral Music from North America
Choir of Merton College, Oxford
Sweet Dreams ; Varduhi Yeritsyan
Hisatada Otaka – Midare capriccio pour deux pianos – shoko kawasaki, jakub cizmarović (YT 2015)

Hisatada Otaka – Midare pour orchestre – NHK, Niklaus Aeschbacher (1956)
→ Un peu néo, du xylophone, du romantique un peu univoque, avec un côté mauvaise imitation occidentale du japin, à la fin de la pièce. Mitigé.
Verdi – Aida (extraits en français) – Irène Jaumillot, Élise Kahn, Poncet, Borthayre (x2), Koberl ; Orchestre inconnu, Robert Wagner (Marianne)
→ bissé
The Cambridge Buskers Handel Bach (and other stock baroquers)
Heggie – Moby-Dick (EuroArts)
Beethoven – Quatuors 3, 6 – Leipziger SQ (MDG)
58
Hahn – L'Île du Rêve – Guilmette, Morel, Dubois, Dolié, Gombert, Sargsyan ; Chœur du Concert Spirituel, Radio de Munich, Niquet (Bru Zane)
→ Premier enregistrement pour cet opéra de Hahn. L'enregistrement luxueusement distribué et capté permet de confirmer mes impressions sur les bandes d'autres productions et sur scène : l'intrigue (l'impermanence des amours des îles, rebattue de Madama Butterfly au Pays de Ropartz) est assez peu prenante, mais l'acte II, où circule en permanence le même choral recueilli, pendant le chant et l'action, est un bijou absolu. Pour le tour de force structurel, mais aussi pour l'impression de plénitude que sa musique même dispense.
→ (bissé)
Beethoven – Intégrale des Symphonies et des Concertos – Den Haag, de Vriend (Challenge Classics)
→ Belle intégrale dans le genre « musicologique », sur instruments modernes (pas les cuivres manifestement, à l'oreille !), qui fouette avec un brin de sècheresse ces œuvres, très animées mais à mon sens un peu au détriment de la structure : lecture très verticale, dont les lignes s'interrompent vraiment lors des sforzati (dans l'esprit, à comparer avec Harnoncourt dans son intégrale avec le COE).
→ Des aspects électrisants, mais dans le même genre, on dispose de discours plus fouillés, variés, colorés.
Will Todd: Lights, Stories, Noise, Dreams, Love and Noodles The Bach Choir
Brahms: Klavierstücke, Op. 76 | Rhapsodies, Op. 79 | Piano Sonata No. 3, Op. 5 ; Peter Orth
Hisatada Otaka : Concerto pour flûte (version orchestre) – Cheryl Lim, Asian Cultural SO, Adrian Chiang (YT 2018)
→ Décevante orchestration : les harmonies sont noyées dans des jeux de cordes très traditionnels (et un peu mous), on perd beaucoup de la saveur de la verison Op.30b avec accompagnement de piano, à mon sens.
Verdi – Traviata (extraits en français) – Robin, Finel, Dens ; Opéra de Paris, Dervaux (Marianne)
→ Le livret est assez mutilé par les pudibonderies fadissimes de la traduction, mais entendre cette qualité de chant et d'incarnation demeure inestimable, etdans un français sublime.
→ trissé
joacquet de LG, verlet
Arriaga, Symphonie en ré – Concert des NationsSavall (Alia Vox 1994)
Beethoven – Quatuors 4, 1 – Leipziger SQ (MDG)
→ Intégrale d'une lumière irradiante, d'une maîtrise technique absolue, capté dans une clarté parfaite des plans. Tout en haut de ce qui se fait de mieux, et étonnamment toujours dans cette sorte de sourir aux lèvres.
Bissé le 4 (pris très vif, cela fonctionne étrangement bien).
59
R. Strauss – Tanzsuite, Divertimento – New Zealand SO, Märkl (Naxos)
→ Suite de danses d'après des pièces pour clavecin de Couperin : rendez-nous Paillard ! Il existe de très beaux arrangements du genre par Rosenthal, mais mais cette réécriture lourde toute en doublures (même le clavecin double la mélodie des violons, ce qui est particulièrement laid…), en régularité, avec des basses de trois tonnes (il y a du trombone contrebasse là-dedans ou quoi ?), vraiment pénible quand on aime sincèrement la souplesse et la subtilité des phrasés nécessaire à ce répertoire d'une élégance suprême… (Et aucune surprise harmonique, ce sont vraiment des orchestrations, d'un grand compositeur mais d'une époque qui ne comprend plus rien à ce qu'était l'essence de cette musique…)
Schubert: The Complete Symphonies Vol. 2 (Symphony No. 1, D. 82 / Symphony No. 3, D. 200 / Symphony No. 8, D. 759 – Residentie Orkest Den Haag, Jan Willem de Vriend (Challenge Classics, mai 2019)
→ Vivement fouetté comme ses Beethoven, cela fonctionne très bien pour ces symphonies. (J'aime moins pour le couplage 2 & 4 de 2018.) Là encore, pas le lieu de la poésie, plutôt une façon très dynamique de susciter ces œuvres, avec une certaine homogénéité dans la durée.
« Atonement » Caput EnsembleIntermissions ; Svetozar Ivanov
Mitterer – Im Sturm – Nigl, Mitterer (col legno 2013)
→ Très mélodique (et le naturel de Nigl !), sur poèmes romantiques, avec bidouillages acousmatiques un peu stridents (trop proches dans la captation, on reçoit tout dans les oreilles sans distance) mais pas déplaisants.
→ Beaucoup de citations (Ungeduld de la Meunière), quasiment de l'a cappella avec des effets atmosphériques autour… Fonctionne très bien grâce à l'incarnation exceptionnelle de Nigl !
Schumann – Fantasiestücke Op.12
¶ Frankl
¶ Nat (3 premiers chez Documents)
Correa de Arauxo
Sélection de 19 pièces pour orgue de Facultad orgánica

=> Francesco Cera, orgue de l'église Santa Maria de Garrovillas de Alconétar
Brilliant Classic, mai 2018
Moscheles – Complete Piano Sonatas – Michele Bolla (Piano Classics)
→ (cf. nouveautés)
Ô Richard, ô mon roi – Dens, Doneux
60
→→ Suite →→
→ Sur les mêmes fondements, le Divertimento ménage davantage de surprise, avec des alliages instrumentaux plus originaux et dépaysants : il offre véritable une autre vision de ces pièces, les métamorphose en jouant avec l'instrumentation. Ce n'est pas forcément beau ou réussi (un peu l'impression qu'on a repeint un Poussin au surligneur fluo…), mais assez divertissant et plutôt à agréable à écouter, pas du tout la même lourdeur difforme que dans la Suite.
→ (Ce n'est absolument pas de la faute de ces interprètes d'excellence, que j'aime beacoup partout ailleurs, et même ici.)
Schubert: The Complete Symphonies Vol. 3: Symphony No.9, D.944 – Residentie Orkest Den Haag, Jan Willem de Vriend (Challenge Classics)
→ Splendide Neuvième atypique, pleine de vivacité, qui semble courir sans fin pendant sa vaste durée, on perd de vue l'impression de longueur, et l'infini se ressent dans la perpétuation de la précipitation. J'aime beaucoup – même si la dimension poétique des belles courbes mélodiques ou de certaines modulations est moins au premier plan que la dimension motorique ajoutée.
Smetana & Liszt: Piano Works
Miroslav Sekera
Haydn: String Quartets, Op. 20, Volume 2, Nos. 1, 4 & 6 ; Dudok Quartet Amsterdam
Bach – Cantates format chambre – Nigl
Schumann – Fantasiestücke Op.12 & Intermezzi Op.4 – Daniela Ruso (Amadis)
→ Captation sèche et proche, mais superbe son, jeu très découpé et charismatique ! Pour des œuvres de qui ne sont pas les plus jouées, mais pas les moins inspirées de son auteur !
mahler 9 (chb) & 10 (chb)
Vaccai – Giulietta e Romeo – Trullu (Bongiovanni)
→ http://carnetsol.fr/css/index.php?2020/09/02/3162
(deux fois)
Rott , Symphonie en mi / Pastorales Vorspiel – ÖRF, Dennis Russell Davies (CPO)
→ Plus fondu que d'autres, très beaux timbres. Meilleurs trois premiers mouvements, seul le final est un peu moins trépidant que Rückwardt ou P. Järvi.
61
Mendelssohn – Concertos pour 2 pianos – Ammara, Prosseda, Den Haag, Vriend (Decca 2019)
→ Celui en la bémol procède vraiment de l'imaginaire mozartien. Œuvres de prime jeunesse sans doute, assez peu marquantes (ce qui en fait, en soi, des œuvres à connaître : c'est si rare chez Mendelssohn !).
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Schubert – Die Winterreise (arrangement Wolf & Siegmeth pour récitant, sax et archiluth) – Stefan Hunstein, Axel Wolf, Hugo Siegmeth (Oehms)
→ Encore un Winterreise bizarre. Mais celui-ci ne se contente pas de faire jouer la musique par des instruments exotiques, il offre une lecture intégrale des poèmes (remarquablement dits par Hunstein), accompagnée / entrecoupée par l'interprétation des thèmes écrits par Schubert. Quelquefois en entier, quelquefois avec variations, quelquefois par bribes, ou encore des sortes d'improvisations vaguement inspirées par le motif d'origine. Des bouts d'atmosphères qui surnagent autour du poème.
Heavenly Songes
La Quintina
Beethoven: Messe en ut – Turku PO, Segerstam (Naxos)
KINSELLA: Symphonies Nos. 3 and 4 – Ireland NSO, Duinn (Marco Polo 1997)
→ étagements brucknériens à certains endroits.
Cherubini – Quatuors 3,4,5,6 – Venezia SQ (Decca)
→ Très beau, équilibré, détaillé dans une veine traditionnelle qui respire remarquablement entre les pupitres.
bruch quint pia
Fried – Die verklärte Nacht – Foremny

(deux fois)
« Unis dès la plus tendre enfance », quelques grandes versions
Winbergh (Muti) 4,5T
Beuron (Minkowski) 5T
Alagna (Billy) 3,5T
Thill (Bigot) 4,5T
Chauvet (Etcheverry) 4T
Alxinger 3,5T
Aler (Gardiner) 3T
62
Mantovani – Symphonie n°1 « l'idée fixe », Abstract – Coppey, Monte-Carlo PO, Rophé (Printemps des Arts de Monte-Carlo)
→ Toujours cette écriture où l'on semble glisser d'un motif à l'autre par les timbres, au sein d'une pensée orchestrale en strates vraiment riche, animée, ludique à suivre. Une musique totalement atonale qui suit un parcours accessible, il y a de quoi toucher un plus vaste public qu'à l'ordinaire.
→ Et le Philharmonique de Monte-Carlo est superbement capté !
→→ suite : →→

→ Et par deux instruments tout à fait inattendus (le sax ténor fait vraiment trop musique de cave enfumée pour l'esprit recherché, mais le sax soprano, la clarinette basse, et surtout le théorbe et l'archiluth parviennent capturer de réelles beautés bien présentes dans le cycle initial, et à le redéployer (ce qui est rarissime) sans le ridiculiser ni l'affaiblir. J'y retrouve tout le plaisir du Winterreise, mais selon une autre méthode, en quelque sorte. À essayer pour renouveler son approche, en particulier poétique !
Giovanni Battista Pergolesi: Stabat Mater, P. 77
Capriola di Gioia
Beethoven für Kinder – Martin Stadtfeld (Sony)
Kinsella: Symphony No. 5, "The 1916 Poets": – Bill Golding, Gerard O'Connor, ; Ireland RTÉ National Symphony Orchestra; Colman Pearce (Toccata Classics)
→ Avec basse et partie déclamée. Très vivant.
Kinsella: Symphony No. 10 – Irish ChbO, Gábor Takács-Nagy (Toccata Classics)
→ Néoclassicisme avec pizz et percussions prédominantes, très dansant. Vrai caractère, très beaux mouvements mélodiques ni sirupeux ni cabossés.
Verdi – Aida – Milanov, Thebom, Del Monaco, London, Hines ; Met, Cleva (Pristine)
→ Surtout remarquable par l'ardeur orchestrale (et bien disciplinée pour le Met de l'époque !). Mais si l'on veut le Del Monaco le plus sonore et glorieux, clairement la bonne adress – je l'aime davantage, plus fragile et approfondi, plus tard.
CPO
BIS
Singapore SO (Nocturnes / Lachner)
Lan Shui
Avenue Beat - Lowkey Fall 2020
Gluck – Iphigénie en Tauride – Vaness, Winbergh, Allen, Surjan ; Scala, Muti
→ Lecture ample et tendue, avec des dictions variables mais une ampleur vocale qui suscite indiscutablement le respect. Les moments les plus déclamés et contemplatifs s'amollissent clairement (il ne sont pas pensés, tout simplement), mais les éclats dramatiques y sont presque aussi réussis que dans les grandes versions musicologiquement soignées.
63
Moniuszko – Paria – Poznan PO, Borowicz (DUX)
→ Opéra de jeunesse de Moniuszko, écrit sur un thème non local (intrigue bouddhique à Bénarès) pour séduire le public européen d'après une pièce de Casimir Delavigne… sur un livret en italien d'un auteur polonais.
→ Résultat assez standard comme on pouvait le craindre, un des opéras d'école italienne comme on en a tant produits, sans grande inspiration mélodique, impact dramatique ni effets d'harmonie ou d'orchestration. L'équipe de chanteurs polonais prononce de surcroît un italien assez peu savoureux.
→ Donc assez secondaire, en rien une urgence, sauf pour la curiosité d'entendre Moniuszko en italien. L'œuvre n'eut pas de succès non plus en son temps.
Haendel – « La Francesina, Handel's nightingale » – Sophie Junker, Le Concert de l'Hostel Dieu, Franck-Emmanuel Comte (Aparté)
→ Beau disque, programme original pour un récital Haendel (beaucoup d'airs d'opéras anglais peu joués), et interprètes remarquables de style et de vivacités, très bien captés. Avouerai-je une petite frustration d'entendre Sophie Junker, très grande déclamatrice (adorée dans Erlkönigs Tochter de Gade aussi bien que dans le premier XVIIe italien chez Rossi…), se prêter à l'agilité ostentatoire du seria où l'aération de son timbre paraît moins un atout ? Ce n'était pas le répertoire où j'avais envie de l'entendre s'épanouir : j'entends un bon disque Haendel là où l'on pourrait avoir du lied ou des cantates XIXe absolument saisissants, voire du XVIIe de haute volée.
Façades
Andrew West (Somm)
Beethoven ; String Quartets Nos 6 & 12 ; Quatuor Ébène (Erato)

Beethoven Around the World: Melbourne, String Quartets Nos 2, 10 & 11 Quatuor Ébène

Beethoven ; String Quartets Nos 1 & 14 ; Quatuor Ébène (Erato)

Beethoven – Quatuors Nos 9, 13 & Grosse fuge – Quatuor Ébène (Erato)

Beethoven Around the World: Nairobi, String Quartets Nos 4, 5 & 16 ; Quatuor Ébène
A. ROMBERG: Symphony No. 4, "Alla turca" – Collegium Musicum Basel, K. Griffiths (CPO 2018)
Verdi – Rigoletto (extraits en français) – Robin, Michel, Maurice Blondel, Dens, Depraz, Noguera ; Opéra de Paris, Dervaux (Marianne)
→ Des fulgurances et des étrangetés dans la traduction… étonnant comme le mot juste qui éblouit alterne avec les laborieuses maladresses prosodiques (ou affadissements inutiles du sens). Exécution foudroyante.
→ trissé
Riley [i]Salome Dances for Peace[/i] m'avait paru être une œuvre importante.
pour le coup de la vraie [i]musique à coucher dehors[/i]), en particulier [i]A Rainbow in Curved Air[/i].
LULLY – La Grotte de Versailles – Hassler, Reyne (Accord)
Schubert : Quintette à cordes – Haas SQ (Supraphon)
→ Fin mais pas très passionné, un peu déçu à la réécoute.

Brentano SQ (Azica)
→ Respiration intéressante.

Taneyev SQ + Rostro (archive)
→ La poésie.

Chilingirian (EMI)
→ Très habité et frémissant. Un peu formel dans les transitions.

Cremona SQ (Audite)
→ toujours ce clair-obscur, ce grain, et une gestion originale (étirement-resserrement du tempo) qui conserve la tension.
64
Dussek, Eberl, Beethoven, Eybler – « Beethoven's World » vol.3 : concertos pour deux pianos, Gratulations-Menuett, Follia d'après Marais – Tal & Groethuysen, Radio de Francfort, Goebel (Sony)
→ Encore une superbe réussite de Goebel sur instruments modernes, mais ce volume me séduit moins que les précédents : pas de révélation vertigineuse sur le plan du programme. Des concertos pour piano bien faits parmi tant d'autres – et ce n'est pas mon genre de prédilection. Les volumes consacrés aux concertos pour violon de Clément ou aux concertos pour deux violoncelles de Reicha et Romberg étaient autrement stimulants !
Donizetti – L'Ange de Nisida – Lidia Fridman, Konu Kim, Sempey, Roberto Lorenzi ; Donizetti Opera O, Tingaud (Dynamic)
→ Étrange initiative de publier, à si peu d'intervalle après la luxueuse version d'Opera Rara il y a dix-huit mois, cette version plus fruste – ténor certes intéressant (beau timbre, bonne prononciation, mais il reste des raucités fréquentes chez les chanteurs chinois et coréens), mais la justesse moyenne des cordes, accentuée par la prise de son comme souvent très contre-productive de Dynamic (zoom sur les trous dans le spectre orchestral, voix rejetées en arrière), rend l'écoute moins confortable.
→ Version tout à fait décente au demeurant, mais paraissant juste après une autre sensiblement plus aboutie, la nécessité de l'acquérir (voire de l'écouter) ne paraît pas évidente. [Oh, je me rends compte que la version physique de l'objet est un DVD et non un CD, ce qui change en effet l'intérêt de la chose… ce doit être très agréable avec le visuel !]
ichmouratov symphonie chandos
Rachmaninov: Études-Tableaux Op. 33 & Op. 39 – Alberto Ferro
B. Romberg: 3 Trios, Op. 38: – Dzwiza, Gerhard; Fukai, Hirofumi; Stoppel, Klaus (Christophorus 2007)
→ Étonnant effet symphonique de ces trois cordes graves !
Beethoven – Sonate pour piano n°4, écoute comparée
→ Say, Nat, Goode, Buchbinder II, Grinberg, Pommier, Kovacevich, Bellucci, Barenboim DGG, Lortie, Barenboim 2020, Backhaus II, Bilson, Barenboim 66…

(Choisi seulement des grandes versions. Placées dans mon ordre d'appréciation personnel, les six premiers, et plus singulièrement les trois, m'éblouissant tout à fait.)
barbe-bleue offenbach (vidal rennes, beuron lyon)
Chausson – Le Roi Arthus – Armin Jordan
Massenet – Le Roi de Lahore – Martínez, Gipali, Stoyanov, Zanellato ; Marcello Viotti (Dynamic)
→ Œuvre fabuleuse, version mal captée et un peu frustrante. Bonynge reste le premier choix, même imparfait.
65
Donizetti – L'Ange de Nisida – El-Khoury, David Junghoon Kim, Naouri, Priante ; ROH, Elder (Opera rara, mars 2019)
→ Double histoire d'inachèvement que cet Ange. Commandé en 1834 par le Théâtre de la Renaissance Donizetti y inclut des éléments de son Adelaide inachevée. La partition est écrite en 1839, mais alors même que les répétitions avaient commencé, la troupe fait faillite. L'œuvre n'est jamais représentée. De ce fait, vous retrouverez dans cette partitions beaucoup d'endroits que Donizetti réutilise, la même année, pour confectionner La Favorite, sur une intrigue similaire (le jeune homme éperdu d'amour idéal qui se retrouve à épouser la maîtresse du roi), passant de l'Italie à l'Espagne, et remaniée par Eugène Scribe.
Monteverdi – Orfeo – I Gemelli, Gonzalez-Toro (Naïve)
→ Belle version dynamique et nette, qui ne m'a pas paru apporter de nouveautés marquantes dans l'instrumentation et autres choix esthétiques, et dont les voix ne sont pas typées. Une excellente version, néanmoins pas prioritaire dans le cadre de la très riche discographie. (Petit plaisir d'entendre Zachary Wilder dans son rôle étendu de Berger !)
Guastavino: Song Cycles
Letizia Calandra
B. Romberg: Variations and Rondo, Op. 18 – Mende, Trinks, Pank & piano (Raumklang 2012)
→ Très beau postclassique.
Schumann – Quatuor n°3 – Kuijken SQ
→ Très décevant : pas du tout tranchant, et assez mou, toujours doux et ne claque jamais, même dans les paroxysmes du scherzo – j'ai peut-être été trop bien habitué par les jeunes quatuors !
pelléas schönberg ashkenazy ou sinopoli
Holmès – poèmes symphoniques – Rhénanie-Palatinat PO, Samuel Friedmann (Naxos Patrimoine)
→ Wagnérien en diable, mais très réussi.
scène finale Salomé Dreisig Montpellier Schønwandt
→ Orchestre et chanteuse superbes.
66
→→ Suite →→
→ Belle interprétation ; Elder a peu de mordant ici, mais la captation qui rend très présents à la fois les chanteurs et l'orchestre, permet une écoute optimale.
→ Vocalement, très belle version, en particulier chez les hommes, bon français, et très expressif comme on s'en doute chez les électrisants Naouri et Priante.
→ Belle découverte qui manquait, parmi le legs français de Donizetti ! Je trouve même le livret plus palpitant que celui de La Favorite : des épisodes comiques menaçants (façon Fiesque ou Ruy Blas, disons), moins d'airs, des échanges / affrontements / contrats plus mobiles, un peu plus de mystère aussi. Mais n'en attendez pas de révélation si vous connaissez la Favorite : les meilleurs morceaux y ont été réutilisés, et il y manque ses solos marquants.
Weber, Kurpinski – Concertos pour clarinette – Hoeprich, Orchestre du XVIIIe s., van Waas (Glossa)
→ Ces timbres, ces gradations en dynamiques, harmonies, en grain ! Van Waas transfigure ces œuvres qui paraissaient un peu monumentales en un univers frémissant de vie, très théâtral, comme issu en ligne directe de la dramaturgie de Gluck, la palette compositionnelle étendue des romantiques en sus !
(→ Le court concerto en un mouvement de Kurpinski est moins marquant, d'où le classement en section « interprétations ».)
Alessandro Scarlatti: Il Martirio di Santa Teodosia
Les Accents
Korngold: Violin Concerto & String Sextet ; RTE Concert Orchestra
Romberg, Andreas Jakob / Romberg, Bernhard Heinrich –
Duo for Violin and Cello in E Minor, Op. 3, No. 3 – Duo Tartini (Muso 2019)
Offenbach – Barbe-Bleue – Séchaye, Vidal, Félix… ; Opéra de Rennes, Campellone (plan fixe d'archives)
henze : selva incatata
undine
kammermusik 1958
Wagner – Ouvertures Polonia, Centenaire Américain, Rule Britannia, Kaisersmarch – Hong-Kong PO (Macro Polo)
→ Grosse fanfare sans grand intérêt.
Wagner – Das Liebesverbot : air d'Isabella et final du I (Weigle)

Wagner – Das Liebesverbot : air d'Isabella et final du I (Sawallisch)
67
Walter Kaufmann – Quatuors, Septuor – Chamber ARC Ensemble (Chandos)
→ Incluant du folklore, assez calme et sombre, de belles œuvres accessibles mais sans superficialité. À approfondir.
Strauss: Metamorphosen, TrV 290 – Sinfonia Grange au Lac; Salonen, Esa-Pekka (Alpha, septembre 2019)
→ Grain individidualisé, tension de l'arche, grande version !
Chinese Dreams
Lydia Maria Bader
Couperin – L'unique – Jory Vinikour (Çedille)
ROMBERG, A. / ROMBERG, B.: Duos for violin and cello – Barnabás Kelemen, Kousay Kadduri (Hungaroton 2002)
→ Interprétation très tradi, pas très exaltante, de ces duos remarquablement écrits, quoique moins fascinants que ceux pour violoncelle.
→ Les variations finales du troisième duo Op.1 sont écrites sur le premier air d'Osmin de l'Enlèvement au Sérail !
→ Quant au premier duo d'Andreas Romberg, il se fonde sur « Se vuol ballare » des Noces de Figaro ; le second, sur « Bei Männerm », le duo Pamina-Papageno…
Berlioz – Roméo et Juliette – Dragojević, Staples, Miles ; Radio Suédoise, Ticciati (Linn 2016)
→ Limpide, du côté d'un Berlioz fin et épuré, pas du tout son versant coloré et sauvage. (Pour la force intérieure, privilégier Ozawa, et Dutoit pour la couleur.)
- [b]Rihm[/b]: Quatuor à cordes nº3 «Im Innersten» - Quatuor Minguet (Col Legno);
- [b]Trojahn[/b]: Quatuor à cordes nº2 avec clarinette et mezzo-soprano - Quatuor Minguet, Tanja Ariane Baumgartner, Thorsten Johanns (Wergo);
- [b]Schweinitz[/b]: Messe - Cherryl Studer, Gabriele Schreckenbach, William Pell, Boris Carmeli, Gerd Albrecht / RSO-Berlin, Uwe Gronostay / RIAS-Kammerchor (Wergo).
Czerny – Variations sur la Molinara de Paisiello – Consortium Classicum (MDG)
→ Particulièrement roboratif (et puis l'alliage clarinette-cor-violoncelle !).
meistersinger, ouverture, solti vienne
68
Lully - La Grotte de Versailles, Georges Dandin - Jarry (CVS)
→ La Grotte n'est pas le Lully le plus palpitant, et la manière assez tendre, pour ne pas dire indolente, de Jarry accentue sans doute encoe cet aspect peu tendu de l'œuvre – de même que les voix moelleuses, un peu ouatées, peu typées… (Le disque Reyne faisait une proposition autrement colorée et évocatrice !)
→ Sous ce traitement, le charmant Dandin sombre lui aussi dans une uniformitée policée qui, je dois l'aouer, m'exalte assez peu.
(→ Pourtant, les vidéos prises lors de l'enregistrement sont beaucoup plus électrisantes – lissage artificiel lors de la post-production ?)
Bach – Variations Goldberg – version harpe de Parker Ramsay (Label du King's College de Cambridge)
→ Très fondu et romantique, peu de contraste entre les sections, beaucoup de réverbération… je trouve qu'on y perd en richesse.
→ À l'opposé, je révère la lisibilité de la version de Catrin Finch (DGG 2009), acérée, variée, n'hésitant pas à travailler l'irrégularité des phrasés, à changer le tempo entre variations. Une très grande lectures de ces pièces, qui mène au niveau supérieur le changement d'instrument. Dommage pour Ramsay, donc.
menut les îles (HM)
Haydn: Seven Last Words – Koopman (Claves)
ROMBERG, B.H.: Symphonies Nos. 2 and 3 / Trauer-Symphonie (Kolner Akademie, Willens) (Ars Produktion 2007)
→ Symphonies contemporaines de Beethoven (1811, 1813, 1830), qui en partagent les qualités motoriques et quelques principes d'orchestration (ballet des violoncelles, traitement thématique et en bloc de la petite harmonie, sonneries de cor qui excèdent Gluck et renvoient plutôt à la 7e…).
→ Je n'avais encore jamais entendu de symphonies de l'époque de Beethoven qui puissent lui être comparées, dans le style (et bien sûr dans l'aboutissement). En voici – en particulier la Troisième, suffocante de beethovenisme du meilleur aloi !
Mahler: Lieder eines fahrenden Gesellen (arr. A. Schoenberg) – Bär, Linos Ensemble (Capriccio)
→ Bär manque un peu d'assise et de mordant ici, pour une fois !
ccto cor berkeley
Czerny – Nonette – Consortium Classicum (MDG)
→ L'œuvre (et l'interprétation) demeure toujours ce miracle de grâce. Quand Czerny réussit, il ne le fait pas à moitié (cf. Symphonie n°1 par rapport aux autres…).
→ Gold MDG se trouve enfin en flux ! Beau catalogue, toujours excellent interprété (van Oosten, Leipziger SQ…) et enregistré !
Chabrier, Le roi malgré lui, Pidò Lyon (bande France Mu)
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Constantijn Huygens: Pathodia Sacra & Pathodia Profana – Auvity, Rignol, Van Rhijn (Glossa)
→ Corpus majeur du motet à voix seule, on ne fait pas plus prosodique / harmonique / rhétorique que ça ! Mais déception après les avoirs entendus en concert : Auvity est mal capté, la voix sonne avec dureté et étrangeté, trop près des micros, sans respirer dans un espace plus vaste… Un peu inconfortable à l'écoute alors que le niveau artistique est fabuleux. (De ce fait je recommande en priorité le disque Kooij, excellent aussi, qui ne souffre pas cette réserve.)
Beethoven – Intégrale des Symphonies – WDR, Janowski (PentaTone)
→ J'ai déjà commenté les 5 & 6, sommets de la discographie des exécutions « traditionnelles » des symphonies de Beethoven.
→ L'intégrale me convainc plus diversement, beaucoup de chair d'orchestre (les cordes débordent un peu sur le reste du spectre), peu de contrastes de couleurs, on dispose de beaucoup d'autres propositions plus stimulantes désormais, même en laissant de côté les conceptions très affirmées de Hogwood ou Gardiner, avec des propositions de Dausgaard à Savall, par exemple.
Nebra Vendado es amor, no es ciego
Mascagni: Cavalleria rusticana – Dresdner Philharmonie
ROMBERG, B.H.: Cello Concertos Nos. 1 and 5 (Melkonyan, Kölner Akademie, Willens) (CPO 2016)
→ Décevant, du gentil concerto décoratif et virtuose, rien à voir avec ses duos de violoncelle, très musicaux et variés !
Offenbach – Barbe-Bleue – Mas, Beuron, Mortagne ; Pelly, Opéra de Lyon (vidéo France 2)
schumann eckerle piano duo vols 2 & 4
Nowowiejski : Symphonies n°2 & 3, Poznan PO, Borowicz
→ Déception à la réécoute : grandes masses brillantes mais tristes pour la 2, plus tournée vers la fanfare ou un antique folklore rêvé, pour la 3. Pas extraordinairement subtil, malgré la variété des alliages et l'incontestable respiration du spectre sonore.
Nielsen: Symphonies Nos. 3 & 4, Seattle, Dausgaard
70
Massenet – Brumaire, Visions, Espada, Les Érinnyes, Phèdre – Royal Scottish NSO, Tingaud (Naxos)
→ Impressionné par Brumaire, Visions et Phèdre, qui témoignent d'un sens dramatique avancé ; les deux Suites plus spécifiquement attachées à la scène sont beaucoup moins passionnantes à mon gré.
→ Un peu déçu que Tingaud tire moins de couleurs du prestigieux Royal Scottish que de (l'excellente, certes) RTÉ irlandaise, mais belle lecture dynamique, malgré les timbres assez blancs – et la prise de son un peu dure.
→→ suite →→
→ Pour autant, l'énergie constante (voyez la 5, la Marche funère de la 3…) et la beauté impressionnante des phrases – la façon dont Janowski laisse toujours respirer la musique sans jamais la lâcher, ou dont il fait entendre le détail du contrechant dans la section des bois – en font une fréquentation particulièrement stimulante, satisfaisante et inspirante !
→ J'espérais qu'elle règle la question de l'intégrale « traditionnelle » (Dohnányi-Cleveland reste au firmament, mais Telarc a disparu, tout est épuisé), ce n'est pas forcément le cas, mais le résultat reste particulièrement exaltant.
Bassoon Concertos - WEBER, C.M. von / BITSCH, M. / JOLIVET, A. / CRUSELL, B.H. (Plath, Deutsche Radio Philharmonie, McFall)
Label Genuin
Bernstein, Gershwin & Copland – Songfest, American, Overture – NatOrInstitutePh, Judd (Naxos)
Bax – Quintette avec piano – Naxos
Mozart – Concertos pour hautbois et basson – Koopman
kajanus aido, botstein AmSO
van Gilse Symphonie n°3 – Porcelijn (CPO)
d'Albert, Tiefland : fin du Prologue
versions Janowski, Schmitz, Rudolf Albert (int-1) avec aldenhoff (Walhall)
71
Mendelssohn, Brahms, Gounod, Delibes, Massenet, Fauré, Chausson, Saint-Saëns… – Lieder & mélodies en duo « Deux mezzos sinon rien » – Deshayes, Haidan, Farjot (Klarthe)
→ Programme enthousiasmant, qui n'a rien (comme aurait pu le suggérer son titre) d'un récital de bis aimables, mais propose des pièces pleines de saveur, légères comme profondes.
Schubert – Winterreise – Benjamin Hewat-Craw, Yuhao Guo (Ars Produktion)
→ Chant vraiment couvert et cravaté, le baryton cherche à faire le plus grosse voix possible, et ce nuit à la diction et à l'expres​sion – il refuse résolument les résonances par le nez, pourtant le fondement d'une technique lyrique efficace.
→ Au demeurant, une belle étoffe de voix et une interprétation pleine de conviction. Pas indispensable du tout, mais pas déplaisant à la découverte.
BYRD, W.: Keyboard Music (William Bird and Japan) (Emi Nakamura)
Label le petite dis
Purcell: The Fairy Queen – Gabrieli Consort
Scott, Bridge – Quintette avec piano n°1 / en rémineur – Bingham SQ, Raphael Terroni (Naxos 2015)
→ Beau Quintette de Bridge, splendide de Scott, avec son premier mouvement très… koechlinien-2 !
→ Bissé Scott.
John Williams – Concerto pour basson – Robert Williams, Detroit SO, Slatkin (Naxos single)
weigl quats 7 8 cpo
Braunfels : Große Messe – Jörg-Peter Weigle (Capriccio 2016)
→ D'ample ambition, une œuvre qui ne tire pas Braunfels vers du Bruckner complexifié comme son Te Deum, mais vers une véritable pensée généreuse et organique, dotée en outre de fort belles mélodies.

(bissé)
Wagner, Die Meistersinger, Solti I (Vienne), Decca
→ Énergie motorique grisante et distribution superlative.
72
Jommelli – Requiem – Piau, Vistoli, R. Giordani, M. Lombardi, Rillevi, Cadel, Salvo ; Ghislieri O, GIulio Prandi (Arcana)
→ Connu pour ses opéras seria dans un style à la jointure du dernier baroque et du premier classique (dont les caractéristiques sont les airs très longs et l'effort d'adjoindre des contrechants de vents dans l'orchestre), Jommelli révèle ici une tout autre facette (il n'en existait, je crois, qu'un autre enregistrement, chez Bongiovanni).
→ Épuré, recueilli, persuasif, peu d'effets extérieurs, son harmonie apparaît beaucoup plus sophistiquée qu'à l'ordinaire, approchant une grâce digne des grands Mozart.
Sibelius – Symphonies n°1 & 3 – Royal Philharmonic, Hughes (Rubicon)
→ Il y avait fort longtemps que je n'avais pas entendu le Royal Philharmonic, qui ne fut jamais l'orchestre le plus intéressant, le plus virtuose ou le plus engagé des royaumes unis… Les derniers enregistrements de lui qui ont passé par-devers moi doivent remonter à des captations des années 90… Il s'avère que nous n'avons toujours pas affaire au phénix des hôtes de ses bois.
→ J'aime beaucoup Hughes, qui parvient à animer des orchestres secondaires avec une certaine ardeur bien tenue et une belle aération, comme ici. Dans Sibelius, un peu de plus de structure et de chatoyance aurait sans doute été nécessaire pour rivaliser avec les grandes versions, mais je trouve les transitions très réussies, la mutation thématique s'y entend remarquablement. Je vais donc y revenir et le laisser maturer, peut-être que, malgré les timbres limités, j'en ferai un véritable compagnon de route !
AHO, K.: Chamber Music - Prelude, Toccata and Postlude / Lamento / Halla / Violin Sonata (Chamber Music) (J. and P. Kuusisto, Peltonen, Fräki)
Rachmaninov: Recordings, Vol. 6 ; Rachmaninoff (Naxos)
Magnard – Piano Trio in F Minor / Violin Sonata in G Major – Laurenceau, Hornung, Triendl (CPO)
→ Merveille, et à quel niveau ! (lyrisme de Laurenceau, et comme Hornung rugit !)
Vaughan Williams – Symphonie n°2 – Hallé O, Elder (Hallé)
→ Transparence debussyste très bienvenue dans cette symphonie contemplative à laquelle je trouve, ainsi, de très belles qualités.
Henze: Kammermusik 1958 (1958-63) sur l’Hymne “In lieblicher Bläue” de Friedrich Hölderlin pour ténor, guitare et 8 instruments solistes:
Pfitzner: Von deutscher Seele, Op. 28 (Live)
par Münchner Philharmoniker, Horst Stein
→ Étonnante audace, en particulier dans les interludes, pour un compositeur aux convictions ouvertement conservatrices. Quelque chose de presque décadent.
Beethoven, Sonates 2 & 3, Say

Mahler 5 Stokholm RPO, Oramo

Mahler 8, Nézet Philadelphie
73
Bollon – Œuvres orchestrales – Radio de Sarrebrück, Nicholas Milton (HM)
→ Par le grand chef qui nous a révélé les mérites de Magnard dans ses récentes parutions des Symphonies, voici des compositions.
→ Étrange pièce avec flûte à bec amplifiée et modifiée par ordinateur (inconfortables disproportions, lorsqu'on écoute au disque), puis pièces assez planantes et tendues, avec des frottements menaçants assez habituels, des cordes dans le suraigu, des bouts de beat, tout cela surnageant dans une forme que je n'ai pas réussi à définir. Pas déplaisant, mais je n'ai trouvé cela ni très singulier ni très passionnant, je l'avoue.
→→ suite →→
→ Et, de fait, la Troisième me passionne par son grain, ses transitions infinies, sa verve folklorisante qui ne masque jamais la complexité de conception… Une merveille de chef, alors même que l'orchestre n'a pas l'insolence des plus grandes formations – mais réagit très bien. Une grande version !
Carlisle Floyd: Prince of Players ; Keith Phares
Franck – Symphonie – OPRF, M.Franck (alpha)
Kalinnikov – Cedar and Palm - Bylina - Intermezzos - Serenade & Nymphs –
The Ussr Symphony Orchestra, Evgeniy Svetlanov, (Svetlanov 1988)
Vaughan Williams – Symphonie n°5 – Royal PO, Menuhin (Virgin)
→ Cordes très phrasées, comme toujours. (Un peu trop pour cette symphonie suspendue, sans réelle prépondérance thématique ?)
Manfred Trojahn : Streichquartett Nr. 2 mit Klarinette und Mezzosopran Drei Gedichte von Georg Trakl (1979/80)
Tanja Ariane Baumgartner
Thorsten Johanns
Minguet Quartett
Bruch: Symphonies Nos. 1-3 & Overtures
Bamberger Symphoniker, Robert Trevino (CPO)
→ Très mendelssohnien lorgnant vers Brahms, et joué avec un tel élan ! (quelle prise de son limpide et ample, aussi !) Il faut dire que Bamberg / Trevino, ce n'est pas une alliance de seconds couteaux !

(bissé)
Cherubini, Médée, Fournillier
→ Superbe distribution et orchestre vraiment engagé et tempêtueux… Hélas Tamar gâche tout, difficile à supporter, cette pâte épaisse et presque cirée.
74
GIbbons, Parsons, Byrd, Ord, Wishart, Howells, Holst, Vaughan Williams, Britten, Ravenscroft, Poston, Wilcocks, Adès, traditionnels – Christmas Carols – SWR Vokalensemble (Hänssler / SWR Classik)
→ Nombreux cantiques de Noël de langue anglaise, remarquablement choisis (pièces toutes passionnantes, pas trop homogène à l'écoute, mais interprétation qui leur procure une cohérence malgré leurs provenances très diverses), parcourus avec une simplicité frémissante par l'Ensemble Vocal de la SWR (au legs exceptionnellement divers). Vivement recommandé.
Mozart – La Betulia liberata – Piau, Forsythe, Iervolino, Pablo Bemsch, Di Pierro ; Les Talens Lyriques, Rousset (Aparté)
→ Seul oratorio achevé de Mozart, commandé pour Padoue (et manifestement jamais représenté sur place, ce titre étant lié dans les archives à l'œuvre d'un compositeur local), c'est l'œuvre d'un compositeur de 15 ans, sur un livret de Métastase, où Holopherne a la particularité d'être totalement absent – sa mort est rapportée par Judith elle-même dans un long récitatif accompagné par les cordes, à la façon du viol raté de Donna Anna. Seule incarnation du camp ennemi, son allié Achior, prisonnier impuissant qui se convertit au judaïsme devant la puissance du Dieu hébraïque.
→ L'œuvre consiste uniquement en une suite de récitatifs et d'airs, quelques chœurs (peu marquants) mis à part ; à cette âge, on ne dispose pas encore du meilleur Mozart évidemment.
Lindberg: Accused & Two Episodes ; Anu Komsi
Avant-Guarding Mompou ; Maria Canyigueral (Audite)
Balakirev, Kalinnikov – Symphonies n°1 – Moscou PO, Kondrachine (Melodiya)
→ Foisonnement de thèmes folkloriques ! Interprétation pas si typée…
Prokofiev – Guerre & Paix – Markov, Stanivslavsky…
→ Pas le plus voluptueux musicalement ni inspiré scéniquement, mais très belles voix des jeunes premiers.
cctos hummel, littolf…
Reznicek: String Quartets, Minguet Quartett (CPO)
→ Beaux quatuors romantiques tardifs, bien réalisés. Plutôt le meilleur de l'instrumental de Reznicek, en réalité !

(bissé)
Beethoven 9 Mackerras Enlightenment (Signum)
75
Dussek – Messe solennelle – Academy of Ancient Music, Egarr (AAM)
→ Surtout célèbre pour son piano, et en particulier sa grande pièce rhapsodique et narrative autour de le mort de Marie-Antoinette, Dussek bénéficie ici d'un enregistrement d'une œuvre de grand format, et sur instruments anciens !
→ L'œuvre tient son contrat de densité, d'ampleur et de spectaculaire, elle s'écoute avec beaucoup de bonheur. L'écoute n'est pas achevée, j'en dirai davantage lors de la prochaine livraison.
→→ suite →→
→ Je déplore que les Talens Lyriques mettent leur énergie (et leurs disques) au service d'une œuvre réellement mineure d'un compositeur-vedette, mais je dois admettre qu'ils en fournissent ce faisant de loin la meilleure version disponible au disque. L'Ouverture qu'ils colorent à la Gluck est tétanisante, tandis que la mobilité d'ensemble épargne l'ennui. Belle distribution également, en particulier Iervolino – Bemsch qui change de voyelle en cours de vocalisation et Di Pierro qui les hache rencontrent quelques limites dans les coloratures, mais déclament remarquablement. Dommage que la prise de son les mette très en avant, à l'ancienne – les chanteurs font plus de bruit dans un récitatif que l'orchestre entier dans l'Ouverture !
→ En effet, je n'ai pas écouté la version historique de Rossi ni la très tradi de Hager (mais je vois ce que c'est), et Gaigg (Orfeo Barockorchester) ou le très beau Favero (Oficina Musicum) ne sont pas aussi luxueusement aboutis.
→ C'est donc recommandé si vous souhaitez absolument écouter du seria de Mozart mineur mais bien servi.
Melchior Franck: Geistliche Gesäng und Melodeyen ; Cantus Thuringia
Korngold Essentials ; Bruckner Orchestra Linz, Caspar Richter (Capriccio)
Götterdämmerung final par Tal & Groethuysen deux pianos
→ Chouette initiative, mais manque un peu de fièvre
Vaughan Williams – Symphonie n°5 – Brandebourg StO, Hilgers (Genuin)
→ Très lisse, un peu impavide, déçu malgré les colorations toujours exceptionnelles de la petite harmonie de Frankfurt sur l'Oder…
(puis Philharmonia & Collins chez BIS, pas beaucoup de relief non plus malgré la belle prise de son)
szymanowska mélodies
HAUSEGGER, S. von: Aufklänge / Dionysische Fantasie / Wieland der Schmied (Bamberg Symphony, Hermus)
Beethoven Solemnis Levine Vienne (DGG)

Beethoven Solemnis Herreweghe I (HM)
76
Wellesz – Die Operfung des Gefangenen – ÖRF, Cerha (Capriccio)
→ Grands aplats et unissons avec tambours battants : essentiellement de la musique symphonique chorégraphique (pas du tout dansante) et des chœurs à l'unisson… peu exaltant.
Charpentier – Méditations pour le Carême – García, Candela, Bazola ; Guignard, Galletier, Camboulas (Ambronay)
→ Avec Médée, le fameux Te Deum et le Magnificat H.76, on tient là la plus belle œuvre de Charpentier, inestimable ensemble de dix épisodes de la passion racontés en latin (et s'achevant au miroir du sacrifice d'Isaac, sans sa résolution heureuse !) par des chœurs tantôt homorythmiques tantôt contrapuntiques, et ponctués de récitatifs de personnages (diversement sympathiques) des Écritures. Merveille absolue de l'harmonie, de la prosodie et de la poésie sonore.
→ Ce que font Les Surprises est ici merveilleux, sens du texte et des textures hors du commun, d'une noirceur et d'une animation dramatique inhabituelles dans les autres versions de cette œuvre, et servi au plus suprême niveau de naturel chanté. Un des disques majeurs du patrimoine sacré français.
Scharwenka: Chamber Music ; Laurent Albrecht Breuninger
Caroline Shaw: Is a Rose & The Listeners (Live) ; Jacob Polley
Dupuis: Violin Sonata – Prouvost, Reyes (En Phases)
Vaughan Williams – Symphonie n°4 – Atlanta SO, Spano (ASO Media)
→ Superbe réalisation plastique qui rend moins suffocante l'atmosphère, sans renoncer à la tension. (On peut considérer que c'est passer à côté du propos, mais ça correspond bien à ce dont j'ai besoin, n'aimant pas trop le paroxysme permanent et terrifiant de cette symphonie.)
mokranjac quatuor
SCHILLINGS, M. von: String Quintet in E-Flat Major / String Quartet in E Minor (Vienna String Quintet) (CPO 2011)
→ Délicieusement postromantique, encore généreux et quelquefois voilé / vénéneux, beaucoup de beautés mélodiques et de climats à goûter !
Beethoven Solemnis (Kyrie & Gloria) :

¶ Karajan 85 ¶ Karajan 75 ¶ Jochum ccgbw ¶ Harnoncourt II ¶ zu Guttenberg ¶ Herreweghe I ¶ Herreweghe II ¶ Bernstein Ccgbw ¶ Bernstein NYP ¶ Gardiner ¶ Harnoncourt I ¶ Steinberg WDR ¶ Levine Vienne ¶ Solti Berlin RSO
77
Werner – Der gute Hirt – Orfeo Orchestra, Vashegyi (Accent)
→ Bel oratorio des années 1730, très statique, donc la langue musicale évoque l'univers de Haendel et surtout Bach, en bonne logique. Le livret en est très statique, peu de saillances musicales même si tout est beau (notamment les récitatifs) ; de même pour l'exécution, valeureuse mais sans personnalité proéminente. Intéressant pour cette période très peu documentée hors des grands noms.
Mahler – Symphonie n°7 – ON Lille, Bloch (Alpha)
→ Je n'aime pas trop la prise de son assez mate, cependant elle permet de profiter avec précision de cette lecture au plus haut niveau, marquée non seulement par la qualité technique, mais surtout par l'énergie inextinguible imprimée par Bloch – qui a décidément transfiguré cet orchestre en une phalange de classe mondiale !
→ Structure, tension permanente, il n'y a que sur la couleur où l'on puisse trouver plus luxueux chez des orchestres plus célèbres. Grande, grande version. J'attends avec impatience le prochain disque de Bloch, quel qu'il soit !
John Pickard: The Gardener of Aleppo & Other Chamber Works ; Gavin D’Costa
A Consort's Monument ; L'Achéron
WEIGL, K.: String Quartet No. 3 // Berg Op.3 (Artis SQ) (Orfeo)
→ Richesse et véhémence remarquables de ce corpus sans comparaison avec les pâles symphonies ! Parmi les très grands quatuors du premier XXe siècle.
→ Le Berg est vraiment très beau, d'une tonalité tourmentée.
Vaughan Williams – Symphonie n°4
¶ Philharmonique de ?, Mitropoulos (Music & Arts)
→ Énergie débordante et sale, impressionnant. Sonne tellement Chostakovitch (en plus nourrissant).
¶ New Phia, Boult II (EMI)
→ Cuivres vraiment pouêt-pouêt anglais, mais cassant et impressionnant, véritable énergie.
¶ Atlanta SO, Spano (ASO Media)
→ Très rond, mais est-ce le but ?
¶ NYP, Bernstein (Sony)
→ Lent et écrasant.
nowowiekki symph 2
Hallberg & Dente: Orchestral Works PER ENGSTRÖM
Beethoven: Missa solemnis, Moen Constantinescu Gilchrist Bevan ; Bach Collegium Japan ; Suzuki (BIS)
→ Comme on pouvait s'y attendre, un certain manque de pâte qui empêche la continuité des lignes, avec d'une certaine façon des « trous » dans le spectre, qui nuisent à l'élan du contrepoint.
Pour autant, les solistes masculins sont magnifiques et l'ensemble tout à fait chaleureux, nourri par une évidente ferveur (quel élan du Gloria !). Pour une fois, les versions tradis se tirent vraiment très bien de cette œuvre démesurée qui supporte assez bien les grands épanchements et la capacité au legato.
78
Boismortier – Les Voyages de l'Amour – Santon, Watson, Wanroij, Dolié ; Orfeo Orchestra, Vashegyi (Glossa)
→ Don Quichotte chez la Duchesse est l'œuvre que je recommanderais en priorité pour faire découvrir l'opéra à un néophyte. Tellement condensé, fantaisiste,coloré et immédiatement séduisant ! Aussi, un nouveau ballet de Boismortier suscitait toute mon attention.
→ Il s'avère que le livret témoigne du néant littéraire du ballet du temps (il ne se passe rien, une enfilade d'airs stéréotypés sur une action qui se limite à peu près au titre – une fausse fuite dans des jeux d'amants).
→ Par ailleurs, la distribution, malgré toute sa science du style, souffre de voix formées à une technique XIXe (et même XXIe) : diction lâche, timbres assez opaques, émission trop couverte, vibratos flottants… De même pour l'orchestre, qui réussit très bien dans les formules hiératiques post-gluckistes mais qui manque ici de l'élan et de la couleur qui caractérisent l'opéra français de troisième génération (époque Rameau).
→ Tout ce qui aurait pu compenser les faiblesses de l'œuvre, avec des voix fraîches, une diction au cordeau, un orchestre qui déborde d'invention et de coloris, manque pour renverser la tendance. Hors amateurs forcenés intégralistes, cette découverte me paraît dispensable.
Bach – Motets – Pygmalion, Pichon (HM)
→ Après des Messes incomparables et une Saint-Jean très stimulante, j'avais été désappointé, sur le vif, par ces Motets. Au disque, on est tout de même ébloui par la beauté des timbres du chœur – même si les s'il est bien sûr difficile de retrouver la même mobilité expressive que dans les versions à « un par partie ».
→ Dans le domaine des versions à chœur, vraiment une belle version aux couleurs remarquablement généreuses, qui a manifestement mûri au fil des concerts de ces dernières années.
Penderecki: Concertos, Vol. 8 ; Maciej Frackiewicz
Brahms: Quatuors à cordes, Quintette piano cordes Vol. 6 ; Eric Le Sage
Weigl – 5 Lieder pour soprano & quatuor Op.44, Quatuor n°5 – Patricia Brooks, Iowa SQ (NWCRI 2010)
→ Son ancien.
Vaughan Williams – Symphonie n°3 – LSO, Hickox (Chandos)
→ Remarquablement articulé, comme toujours (avec fond un peu brouillé à cause de Chandos, mais tout est très audible, capté de près), superbes gradations.
reizenstein
Vocal Recital: Carewe, Mary - BARRY, J. / WEILL, K. / DUKE, J. / HOLLAENDER, F. / COWARD, N. / BARBER, S. / VINE, C. / BOLCOM, W. (Serious Cabaret)
Mozart, Don Giovanni, Silete Venti, Simone Toni (Warner)
→ Version tout à fait marginale et extravagante (à côté, Jacobs et Currentzis c'est monumental et conservateur comme Klemperer), pas nécessairement de bon goût, mais c'est au point qu'on a l'impression d'écouter l'œuvre pour la première fois, et ce n'a pas de prix.
→ Tout petit effectif, traitement percussif du son, pianoforte omniprésent, martelé et babillard (mis au centre du spectre par la prise de son totalement zoomée), des équilibres inédits, et ça va très très vite (le final du II le plus rapide jamais enregistré, on court !). Absolument fou, à connaître impérativement si l'on est un tout petit peu ouvert aux expériences aux frontières (outrepassées) du bizarre.
→ Tentez l'Ouverture pour commencer. Quel bastringue ! On a l'impression qu'ils sont dix et qu'ils jouent du klezmer entre potes. Avec le pian(ofort)iste qui défonce son instrument en headbanguant comme un fou. Il faut imaginer la version Jacobs que vous auriez mise sur « avancée x2 », avec tous les timbres plus aigrelets d'un coup, et tout en accéléré. Ou un motet d'Henry du Mont où l'on n'entendrait que la basse continue, mais jouée à la guitare électrique. Pour situer l'esprit.
Beaucoup d'éléments particulièrement étranges : le pianoforte qui plaque des accords tous les deux temps pendant la mort du Commandeur (écrite à trois temps), parmi mille autre exemples, et également la prise de son qui zoome éhontemément sur pianoforte et chanteurs et cache certaines parties du spectre (cordes et bois semblent souvent disparaître, certains chanteurs aussi dans les ensembles,comme s'ils étaient hors de portée des micros…).
→ Je crois que j'aime beaucoup en réalité – ce qui ne surprendra personne –, mais je dois avouer qu'à la moitié on en a un peu marre que tout soit martelé tout le temps. Assez sympa à écouter par tranches vivifiantes plutôt qu'à la suite.
79
anonymes, Eccles, Lawes, Oswald, Purcell – The Queen's Delight (English Songs and Country Dances of the 17th and 18th Centuries) – McGown, Musiciens de Saint-Julien, Lazarevitch (Alpha)
→ Délicieux ensemble de chansons délicates et entraînantes, avec les sonorités acides et vivantes des Musiciens de Saint-Julien et la savoureuse Fiona McGown.
Brahms – Symphonie n°1 – Gewandhaus, Blomstedt (PentaTone)
→ Tempo assez modéré, pour une introduction pleine de majesté, un Brahms qui fascine par la clarté de sa structure plutôt que par la vaine séduction des timbres ou par sa rage. Pour autant, une version très animée, qui ne rugit pas mais qui interpelle sans cesse. Grande, grande lecture d'une décantation impressionnante.
Penderecki: Concertos, Vol. 9 ; Maja Bogdanovic
Beethoven Songs ; Goerne, Lisiecki (DGG)
Weingartner – Quatuor n°5, Quintette à cordes – Sarastro SQ, Petra Vahle (CPO)
→ bissé
Vaughan Williams – Symphonie n°3 (premier mvt)
¶ LPO, Norrington (Decca 2017) *
→ Captation un peu frontale et dure.
¶ New Philharmonia, Boult (EMI) *** **
→ Détaillé, tranchant et debussyste, superbe pensée.
¶ LPO, Haitink (EMI) *** *
→ Calme, mais très bien équilibré.
¶ LSO, Hickox (Chandos) *** *** *
→ Remarquablement articulé, comme toujours (avec fond un peu brouillé à cause de Chandos, mais tout est très audible, capté de près), superbes gradations.
¶ Hallé O, Elder (Hallé) *** ***
→ Superbe lisibilité et aération, assez statique alla Faune
¶ LPO, Boult (Decca) **
→ Prise de son un peu ancienne, par blocs, mais toujours très beau détail.
¶ LSO, Previn (Sony) ***
→ Beau, un peu étale et hédoniste, frémissements intéressants, fond un peu brouillé.
DELIBES, L.: Lakmé [Opera] (Lemeshev, Kazantseva, Korolev, All-Union Radio and Television Great Choir and Symphony, Orlov) (1946-1947)
graener prinz eugen, NDRP Hanovre, W.A. Albert x4
Brahms, Variations Haydn, Helsingborg, Manze (CPO)
80
Tālivaldis Ķeniņš –:Symphonies : 1, 2, Concerto (de chambre) flûte, clarinette, piano & cordes ; Concerto piano, percussions & cordes – National de Lettonie, Poga (Ondine)
→ Concerto de chambre : belle prolifération babillarde de sons disparates au sein d'une langue assez romantique… on songe par exemple à Martinů. → Concerto piano-percus : ambiance lyrique très étale, avec jolies superpositions harmonies (on songe par endroit au Premier Concerto pour piano de Schnittke). → Très belles choses dans les symphonies, qui n'accrochent pas nécessairement l'oreille distraitement, mais le détail contient de belles tournures sibeliennes, et manifestement une structure soignée et stimulante. À laisser mûrir, je crois qu'on tient un disque de qualité !
Schubert – Symphonies 2 & 3 – B'Rock Orchestra, Jacobs (Pentatone)
→ Sous une pochette impersonnelle marquée des initiales RJ, se trouve effectivement la trace d'un parcours égotique dont le point d'arrivée me laisse sceptique. Pourquoi tous les anciens chefs d'ensembles baroques veulent-ils diriger du XIXe siècle ? Certains en ont réellement renouvelé l'approche, comme Gardiner ou le Freiburger Barockorchester, ou bien ont remis au goût du jour des répertoires peu courus, comme Niquet… mais René Jacobs semble se contenter de jouer dans son style un peu raide (que ne compensent plus la richesse et l'inventivité des ornements ou réorchestrations, dans ce répertoire…) les tubes déjà multi-enregistrés.
Pēteris Vasks: Distant Light, Piano Quartet & Summer Dances ; Vadim Gluzman
El silencio imposible ; Audience, March 11th, 2018 - Fürstenzimmer, Schloss Seggau
Rossini – Le Barbier de Séville (en français) – Berton, Giraudeau, Dens, Lovano, Depraz, Betti, Pruvost ; Opéra-Comique, Gressier (EMI 1955)
Vaughan Williams – Job – Bergen PO, Andrew Davis (Chandos 2017)
→ Moins intéressé dans cette version, plus lisse, plans moins détaillés pour une œuvre déjà étale et homogène.
le pays ropartz
Gilse, concerto pour piano tanzskizzen
→ Quelle merveille, beaucoup trop organique et intéressante pour être qualifiée de concerto (pour célesta, de surcroît, dans le premier mouvement !)
Rosenkavalier, trio final, Edo DeWaart (Welting, Lear, Stade)
81
Klengel, Schumann – Concertos pour violoncelle – Gromes, Berlin RSO, Nicholas Carter (Sony)
→ Timbre moins impressionnant qu'en musique de chambre, moins rond, plus « poussé ».
→ Très belle composition généreuse de Klengel, quoique très conditionnée par les démonstrations de virtuosité (qui ne sont néanmoins pas banales ni laborieuses).
→ Beau Schumann, lecture expansive, très ronde (le spectre sonore est écrasé par les cordes) et lyrique, évoquant davantage les années 1890 que le style milieu-de-siècle, mais réalisé avec une force de conviction considérable !
→→ suite →→
→ Le résultat est bon, mais ressemble à tout ce qu'on a déjà entendu à ce jour, les attaques plus franches, les tempi plus vifs, les orchestres plus colorés… mais ici avec un systématisme (et dans les tutti un côté orphéon pas toujours très réussi) qui ne me passionne pas particulièrement.
→ C'est dans l'absolu un très bel enregistrement, mais il n'y a aucune raison, dans le genre « informé », d'écouter ce disque plutôt que d'aller du côté des intégrales de Goodman, De Vriend, Immerseel ou Minkowski, dont les qualités instrumentales et stylistiques sont comparables, mais avec un sens poétique bien plus développé. Symétriquement, une petite déception qu'un chef aussi talentueux que Jacobs fasse de bons Schubert plutôt que des résurrections magistrales d'œuvres inconnues, comme il le fit avec Conti ou Graun…
Paradeis, sonates « Paradiso Plays Paradisi » ; Anna Paradiso
R. Strauss: Die Frau ohne Schatten, Op. 65, TrV 234 (Live) ; live Vienne 25 mai 2019, Christian Thielemann, Orchester & Chor der Wiener Staatsoper, Stephen Gould, Camilla Nylund, Nina Stemme, Wolfgang Koch, Herlitzius
Pfleger – Cantates sacrées en latin & allemand – Bremen Weser-Renaissance, Cordes) (CPO)
→ Splendide ! Entre Monteverdi et Bach, un côté très Steffani… Airs quasiment tous à deux voix !
14
DFD reimann dehmel
Gilse, variations sur saint Nicolas, PBSO, Porcelijn (CPO)
→ Dans le genre de Graener, mais bien moins virtuose
Beethoven 1,4,6,7,9 – Berlin années 80, Karajan (DGG)
→ J'ai beaucoçup écouté l'intégrale de 77, très ample mais très vivante, j'avais le souvenir d'un trait plus épais (et d'un équilibre plus artificieux) dans cette dernière intégrale. Vous me donnez envie d'y jeter à nouveau une oreille. Alors : moins épais que dans mon souvenir, mais aussi moins habité. J'ai sans doute écouté trop de versions HIP furieuses (Hogwood, Antonini, Savall…), ou même de versions récentes très dynamiques (Dausgaard, Á. Fischer, Janowski…), mais ça m'a presque paru tranquille en comparaison.
82
Bononcini, Sonata da camera a 4
A. Scarlatti, Sonate a 4 senza cembalo
Maddalena Lombardini Sirmen, Quartetti
– Musica Fiorita (Pan Classics)
→ Véritables origines du quatuor à cordes que ces sonates pour 2 violons, alto et basse continue… sans clavecin ! Très beau projet.
→ Les œuvres demeurent dans la veine « décorative » de la musique de chambre baroque, sans l'ambition formelle de l'ère classique ni bien sûr émotionnelle des romantiques. Mais suivre la filiation dans une exécution aussi nette est passionnant !
→ La fugue lente de la Deuxième Sonate de Scarlatti est remarquable, dans un genre cependant très rétro, davantage évocateur du premier XVIIe, voire de la Renaissance, que de l'avenir du quatuor. Et pourtant les couleurs harmoniques obtenues évoquent le taciturne n°16 de Beethoven !
→ Lombardini Sirmen écrit déjà en revanche, une langue classique, sans formules toutes faites, vraiment stimulant – ce mériterait réécoute pour mesurer son apport au genre, mais ce ne me semble pas du tout anodin.
Gossec, Symphonie à 17 parties ; Beethoven, Symphonie n°5 — Les Siècles, Roth (HM)
→ Interprétation vigoureuse et abrupte de la Cinquième, qui place le tranchant du trait avant la polyphonie – on entend assez peu les parties intermédiaires, les vents colorent les cordes, mais le geste général reste impressionnant. Le tout souligne davantage la filiation avec l'écriture très verticale de Gluck (grands accords dramatiques) que la personnalité de Beethoven (avec un soin de chaque contrechant, un étagement de chaque couleur au sein de l'orchestre) ou sa modernité (impression cinétique et linéaire, moins d'insistance sur le motif circulaire).
→ Dans le scherzo, les bassons et les cordes sul ponticello grincent d'une façon assez fantastique, très atmosphérique – même si la prise de son augmente articificiellement leur dynamique.
Valls: Missa Regalis ; The Choir of Keble College, Oxford
Bach: The English Suites BWV806-811 ; Paolo Zanzu
15
Dvořák – Cello Concerto in A Major, B. 10 (arr. J. Burghauser and M. Sadlo) – Milos Sádlo, CzPO, Neumann (Supraphon, réédition 2001)
→ Le premier concerto de Dvořák, évidemment moins saisissant que le le grand second, mais doté de belles chouleurs dans une interprétation typée, pleine de grain et de couleur !
if the owl stotijn
Davichi 8282
Couperin – Leçons de Ténèbres – Lombard, Correas
→ Le continuo n'est pas le plus souple du monde, mais la voix mixte suspendue de Lombard, même si elle est plus saisissante encore en vrai, fait des merveilles (et quel sens du texte !).
Je ne m'explique pas trop l'alternance avec des pièces instrumentales, qui rompent la continuité dramatique très réussie de ces pièces (les silences y font partie de la dramaturgie) et qui n'ont, à ma connaissance, aucune justification liturgique dans cette cérémonie très codifiée.
83
Bach Sons - Symphonies by J. C. Bach, J. C. F. Bach, W. F. Bach & C. P. E. Bach – Controcorrente Orchestra (Passacaille)
→ Écouté distraitement en travaillant, il faut que j'y revienne. Semblait très bien (exécution remarquable en tout cas).
→→ suite →→

→ Très belle interprétation très aboutie de Beethoven, au grain superbe typique des Siècles (assez sombre pour un orchestre sur instruments d'époque), dans un genre qui n'est pas celui qui a ma faveur. Comme les Haydn par Guy van Waas, c'est l'occasion de découvrir comment pouvaient sonner ces œuvres telles que comprises et jouées par des artistes français de l'époque.
→ Le beau Gossec est ici joué, de même, avec une allure un peu militaire, très verticale et régulière, qui ne tire pas tant, là encore, le parti des lignes intermédiaires que de l'élan général.
Augusta Read Thomas: The Auditions
Bach: The Well-Tempered Clavier, Book 1 – Pinnock (DGG)
Schumann – Quatuor n°3 pour piano quatre mains – Duo Eckerle (Naxos)
→ Survol. Toute tension est perdue, pas intéressant (et interprétation assez molle).
Reger – 8 Geistliche Gesänge, op.138 – Chœur de la NDR, Rademann (Carus 2013)
→ Chœur assez terne (polyphonie peu lisible, timbres mats anonymes, basses qui manquent beaucoup de graves), pour cette œuvre capitale du legs choral de Reger.
quatuors
Reznicek – Donna Diana – Kiel (CPO)
Mozart, Requiem, Concentus Musicus Wien, Harnoncourt (DHM 2003)
→ Pas convaincu par tout dans cet enregistrement, parfois très didactique (le Kyrie qui souligne pataudement ses entrées). Les solistes sont très charismatiques, mais au détriment de la fluidité d'ensemble. D'une manière générale très maniéré, et sans l'impression de glisser sur l'eau de Currentzis.
On entend mieux le détail, oui, mais les figures d'accompagnement sont parfois mises à nu sans apporter grand'chose. Par endroit j'aime beaucoup (le Dies iræ, certaines couleurs de cuivres), à d'autres je trouve ça vraiment exagéré et chichiteux (ces ralentis partout…).
84
Bizet sans paroles : Chants du Rhin, transcriptions – Gouin (Mirare)
→ Quelle douceur de toucher !
→ La Romance de Nadir récrite par Gouin se mêle au « vent d'hiver » (Op.25 n°11) de Chopin, impressionnant.
→ Les colossales Variations chromatiques brillamment soutenues (avec plus d'éclat et peut-être moins d'intériorité que Wagschal, il me faudra réécouter les deux),
→ Transcription par Bizet du Concerto n°2 (déjà cyclopéen) de Saint-Saëns, qui en accroît encore les difficultés et les rend constantes, en exigeant d'autant plus de musicalités que tous les thèmes sont au pianiste, ainsi que le fondu. Gouin survole tout cela avec une aisance à peine concevable.
→ Pas nécessairement séduit par tous les choix de répertoire, mais panorama très original de Bizet pianiste, Bizet transcrit, Bizet transcripteur !
Mozart – « Magic Mozart », airs d'opéra et de concert, pantomimes de Pantalon & Colombine – Devos, Piau, Desandre, Barbeyrac, Felix, Sempey ; Insula Orchestra, Équilbey (Erato)
→ Insula Orchestra, formé d'invidividualités extraordinaires, a ses bons jours et quelquefois, suivant le chef et la préparation, un petit manque de cohésion et/ou de vision. On entend un peu cette limite ici : la prise de son ne révèle complètement pas les beautés souveraines des timbres, et l'interprétation qu'imprime Équilbey ici paraît demeurer assez traditionnelle, sans prendre le parti de l'orchestre à cordes.
→ Jolis airs très courus, pas forcément dans des versions de référence, en dehors du second air de la Reine de la Nuit avec Jodie Devos, où les respirations orchestrales, la focalisation vocale extrême et le geste expressif des deux produisent l'une des plus belles interprétations jamais gravées de cette pièce rebattue !
Caleb Burhans: Evensong (Bonus Version) ; The Choir of Trinity Wall Street
Bach: Cello Suites, BWVV 1007-1012 ; Alisa Weilerstein
Weingartner – Sextuor pour quatuor, contrebasse & piano / Octuor pour clarinette, cor, basson, quatuor & piano – Triendl (CPO)
→ Complètement fasciné par le Sextuor pour piano et cordes (la pochette dit Septuor à tort). Un lyrisme extraordinaire.
→ bissé
Respighi – Vetrate di chiesa – PBPO, Ashkenazy (Exton 2006)
→ Ces chatoyantes (mais étonnamment sobres, à l'exception de la grandeur de saint Grégoire) pièces d'orchestre, décrivant chacune le vitrail d'un saint, trouvent ici une exécution remarquablement aérée et articulée par maître Ashkenazy !
→ Prêtez l'oreille tout particulièrement au superbe solo de trompette ménagé par Respighi dans le mouvement dévolu à saint Michel.
frank martin quats
Méhul – Joseph en Égypte – Dale (Chant du Monde)
→ Hors les airs de Joseph, très touchants, pas le plus grand Méhul. Mais superbe distribution, chantée dans un français de haute volée.
Mozart, Requiem, MusicAeterna, Currentzis (Alpha)
→ Dynamiques graduelles, éclats col legno, version tout à fait débridée, très originale, pensée et maîtrisée, ma chouchoute de toutes.
Très loin de la gratuité de la plupart des effets dans les autres gravures du chef.
Du maniérisme mobile : on glisse d'une nuance à l'autre sans s'arrêter de courir ; tout est dans le flux et l'urgence, même les contrastes
85
Gyrowetz 20-3, Haydn 77-1, Beethoven 1, Boccherini 90, Hansel 20-3, Beethoven 9, Donizetti 17, Beethoven 16, Schubert 14, Mendelssohn 2, Schumann 3, Czerny 28 Ab – Beethoven's World 1799-1851 : The Revolutionist & His Rivals – Casal SQ (Solo Musica)
→ Quelle brillante idée ! Par un quatuor très allant et légèrement acide, adéquat pour donner de l'élan à des œuvres de la période.
→ L'ajout des quatuors de Mendelssohn et Schumann laisse un peu dubitatif, la génération n'étant clairement plus la même, contrairement à Czerny qui était connu et estimé de Beethoven, quoique ses quatuors soient plus tardifs que les autres corpus présentés ici.
→ Pas véritablement de découverte fabuleuse dans les quatuors présentés ici. Même le Czerny, dont tous les autres quatuors m'ont jusqu'ici émerveillé – il est d'essence particulièrement classique par rapport aux autres écrits dans ces mêmes années 1840-1850, bien qu'en la bémol…
Couperin, Leclair, Blavet, B. Gilles, Naudot… – « Versailles » – Gábor Boldoczki (Flügelhorn, trompette), Cappella Gabetta (Sony)
→ La Cappella Gabetta est toujours aussi frémissante, mais le cuivre moderne posé par-dessus (accentué par la prise de son qui le met à l'avant) tend à tout écraser, inévitablement, à rester déconnecté des timbres mats et chaleureux des cordes en boyaux.
→ On se retrouve ici, malgré le programme très original, devant une suite de jolies mélodies qui ne tiennent pas beaucoup au corps. Des extraits d'opéras auraient sans doute été plus pertinents, comme le montre la Contredanse finale des Boréades.
They that in Ships to the Sea down go: Music for the Mayflower ; Passamezzo
Debussy – Rameau ; Víkingur Ólafsson
Goldmark – Quintettes piano-cordes Op.30 & 54 – Quatuor Sine Nomine, Triendl (CPO)
Dvořák – Concerto pour violoncelle (arrangement pour alto de Joseph Vieland & David Aaron Carpenter) – David Aaron Carpenter, London PO, Ono (Warner 2018)
→ Très amusant resserrement du timbre, l'impression d'entendre un 33 tours en avance rapide. La musique reste toujours aussi sublime, la majesté du résultat est évidemment davantage sujette à caution. Mais c'est très divertissant – j'ignore si c'était le but.
höller quats
Wagner – Das Liebesverbot : air d'Isabella et final du I (R. Heger)
→ Version formidable (Zadek, Dermota, Equiluz, L. Weber !), mais de grosses coupures dans des moments importants. (Sinon Weigle est très bien.)
Verdi, Ballo in maschera
Álvarez, Tézier, ONP, Bychkov (France 2)
→ Artistes au sommet !
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Ivan ZAJC (1832–1914) – Nikola Šubić Zrinjski – Rijeka SO, Matvejeff (CPO)
→ Parution de l'œuvre la plus célèbre de tout le répertoire croate (sur le versant semi-comique, CPO vient de publier Ero le farceur de Gotovac) dans une version moderne remarquablement chantée et captée avec une aération formidable, caractéristique des publications de CPO, qui permet de goûter l'épopée dans toute son ambition.
→ Même si musicalement, j'attends plutôt avec impatience la parution des opéras de Hatze (plus riches), il faut avouer que ce Zajc-ci, avec sa façon verdienne assez directe, réussit très bien à exalter son sujet – la résistance de Zrinjski à Vienne face aux Turcs, s'achevant dans le tableau vivant de la bataille finale !
→ Plaisir intense d'entendre un orchestre « provincial » d'un tel niveau, et surtout une école de chant encore assez typée, avec des émissions à la fois slaves et assez frontales (un peu à la tchèque, toutes proportions gardées).
Single de Siobhán Stagg – Listen (feat. Paul Hankinson & Dermot Tutty). (Records DK)
→ Mignon. Pas trouvé l'album.
Steve Elcock: Orchestral Music, Vol. 2 Siberian Symphony Orchestra
Beethoven: Triple Concerto & Symphony No. 7 ; Anne-Sophie Mutter, Yo-Yo Ma, Barenboim (DGG)
Schoeck – Sonate pour clarinette basse & piano – Henri Bok, Rainer Maria Klaas (Clarinet and Saxophone Classics 1999) → Étrange influence rhapsodique et déhanchée du jazz sur du Schoeck ! Capté de trop près, timbres assez vilains des instruments. Se trouve aussi, en version orchestrée par Willy Honegger, dans le disque Venzago contenant notamment la version ultime de Besuch in Urach (avec Rachel Harnisch, en version orchestrale).
Opera Arias Kwiecien, Mariusz - TCHAIKOVSKY, P.I. / RACHMANINOV, S. / SMETANA, B. / MONIUSZKO, S. / DVORAK, A. (Slavic Heroes) – Polish Radio Symphony Orchestra, Warsaw, Łukasz Borowicz (HM 2012)
→ Oh, il s'empâte un peu russe par rapport à son polonais tellement franc ! Normal vu l'articulation de la langue, mais il perd en projection manifestement, et en franchise / éclat en tout cas. Reste magnifique : le mordant du timbre, l'expression très généreuse…
pizzetti : messe, poème symphq
B.-A. Zimmermann : Les Soupers du roi Ubu
Herz-Tod Günther Groissböck Gerold Huber (Decca)
→ Wesendonck pour voix de basse, premier enregistrement. Moins de flexibilité expressive que dans ses cycles de Schubert, où il suspend les limites des voix de basse dans le lied pour donner des lectures particulièrement frémissantes et habitées.
87
Heggie – Unexpected Shadows – Jamie Barton (PentaTone)
→ Très tonal, puisant à tout un imaginaire contemporain grand public, Heggie produit une musique à la fois sophistiquée et très accessible. Cet album ne fait pas exception et Jamie Barton s'y montre déchaînée, déployant de nombreuses facettes sonores de son talent – je ne l'avais jamais entendue aussi bien timbrée, et elle maîtrise fort bien, malgré le vibrato, le genre canaille de la chanson.
→ Hors contexte dramatique (Moby-Dick, Dead Man Walking !), la musique de Heggie ne bouleverse pas autant, mais ce reste un très bel album de musique tonale et vocale d'aujourd'hui, avec des atmosphères quasi-cabaretières tout à fait charmantes (Iconic Legacies autour des quatre First Ladies Roosevelt, Lincoln, Kennedy, Bush).
Schumann – Kerner-Lieder, Ballades ('Stille Liebe') – Hasselhorn, Joseph Middleton (HM)
→ L'impression de l'accentuation de son côté « baryton » (alors que le matériau est potentiellement celui d'un baryton très aigu, voire d'un ténor), qui étouffe un peu la voix et diminue l'aspect direct de la voix (qui conserve ses problèmes de couverture inégale).
→ Pour autant, le charisme qu'il manifeste dans ce répertoire, qu'il chante depuis toujours (il allait loin dans les compétitions de lied, où il m'avait beaucoup impressionné, bien avant qu'il ne finisse ses études et ne remporte Reine Élisabeth !), demeure très persuasif, on sent la respiration poétique qui s'allie à la musique, même si la voix, de surcroît pas très phonogénique, conserve des lacunes techniques – il lui sera difficile de s'imposer à l'opéra, ne serait-ce que pour passer l'orchestre sans être happé ni s'épuiser.
→ Très bel album néanmoins, qui touche juste, et avec naturel ! On n'a pas beaucoup de versions aussi fluides des Kerner !
Tcherepnin: My Flowering Staff ; Inna Dukach
Beethoven: Complete Violin Sonatas ; Wolfgang Schneiderhan (DGG)
14
Chopin: 4 Ballades & des Nocturnes Songs – par Nelson Goerner (Institut Chopin)
→ Moins marquant : la limite des instruments s'entend dans les ambitieuses Ballades, moins de possibilités de contraste, d'étagement des strates, tout est davantage sur le même plan, on ne peut pas non plus jouer avec la longueur de résonance…
→ Par ailleurs Goerner, dans les moments moins exigeants, me paraît à un niveau de poésie moindre que dans ses meilleurs volumes – plus proche ici de ce qu'il fait, un peu blanc, dans ses enregistrements sur piano moderne.
tormis estonian male choir
van Gilse – Symphonie n°2 – PBSO Enschede, Porcelijn (CPO)
Symphonie n°1
Symphonie n°4
Tanzskizzen
Grieg, peer gynt, musique de scène ; estonan NO, p. järvi
88
→→ suite →→

→ Le tout culmine dans l'irrésistible Statuesque qui présente plaisamment des sculptures (Moore, Picasso, d'Hatchepsout, Giacometti, Victoire de Samothrace…)… qui s'expriment à la première personne ! Dans une harmonie riche, mais qui épouse uniquement l'expression et ne vole pas la vedette : drôle et persuasif, peut-être le grand cycle de Songs de ce début de XXIe siècle !
→ La Victoire de Samothrace : « You don't even know where I was raised » / « No interest in what I'm thinking or dreaming […], don't you notice anything you self-centered son of a […], don't you notice or care : I don't have a HEAD ! ».
Rameau, Les Boréades – Luks (CVS)
→ Contre toute attente peut-être, les Tchèques qui ont brillé intensément dans la musique italienne et habsbourgeoise se révèlent aussi remarquablement rompus au style français. Jusqu'aux chanteurs (émission claire, mixée, moelleuse et très projetée du baryton Tomáš Šelc en Borilée, on croirait entendre un élève de Courtis !), tous excellents – Cachet, Vidal, Kristjánsson, Brooymans… à couper le souffle.
→ Seule réserve, la prise de son que je trouve un peu frontale, très proche des micros, assez massive et agressive, manquant d'atmosphère où se déployer. Autrement, une interprétation d'opéra français comme on n'en a pas tous les jours, pour un opéra où l'on avait le choix entre Gardiner (distribution moins parfaite, récitatifs qui ont beaucoup vieilli) et Christie (très dynamique, mais avec peu de couleurs, et là aussi une distribution moins intéressante).
Bellman: Am I Born, Then I'll Be Living ; Torsten Mossberg
penderecki symphonie n°6, stephan genz, Polish Chb Phil (Accord)
Otaka: Piano Sonatina // Terauchi: Hoodo to Uncho kuyo bosatsu hattai (The Phoenix Hall and 8 Putto-Figures worshipping the Sacrifice Ceremony in the Clouds) // Ichiyanagi: Cloud Atlas // Takemitsu : Litany, Uninterrupted Rests // Yashiro: Piano Sonata (1961 revised version) —
Miwa Yuguchi (Thorofon 1996)
→ Parcours absolument passionnant, depuis le postdebussyste d'Otaka et Terauchi jusqu'aux langages défragmentés mais toujours éloquents d'Ichiyanagi, Takemitsu et Yashiro, comme un parcours progressif exposant l'évolution de la musique du Japon occidentalisé, à travers des cycles de toute beauté – et pourtant, les Otaka et Takemitsu figurent plutôt dans le spectre bas de leur qualité habituelle ! Une merveille de découvertes, indispensable pour qui veut s'échapper des habituelles propositions viennois classiques / germaniques romantiques / impressionnistes français.
Chopin: Songs – par Aleksandra Kurzak, Mariusz Kwiecień, Nelson Goerner (Institut Chopin)
→ Oui, cette intégrale tient vraiment sa promesse du [i]Real Chopin[/i] : [i]real[/i] au sens anglais, avec les sonorités totalement différentes de ces pianos anciens aux couleurs beaucoup plus vives, au médium bien plus exposé ; [i]real[/i] au sens dialectal italien (ou espagnol), royalement servi par des artistes très inspirés qui ne se contentent pas de jouer ces vénérables antiquités mais en tirent réellement des propositions très originales, de véritables interprétations radicales et pensées qui magnifient le matériau.
Vraiment une expérience incomparable.
https://www.deezer.com/fr/album/103439882
pettersson 12
Schoeck – Besuch in Urach – Harnisch, Berner SO, Venzago (Musiques Suisses)
Ô Nuit d'épouvante des Pêcheurs de Perles : Plasson, Bloch, Leibowitz, Dervaux
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Grétry – Richard Cœur de Lion – de Hys, Mechelen, Loulédjian, Perbost, Boudet ; Le Concert Spirituel, Niquet (CVS)
→ Enfin une version moderne, informée – avec les dialogues conservés sur disque, Dieu merci ! – et remarquablement chantée, essentiellement par des chouchous (de Hys, Loulédjian, Perbost, Boudet), aux voix claires et expressives, le tout trépidé par Niquet. La production visuelle de Pynkoski, d'un traditionnel luxueux (et non sans un second degré salvateur), ajoutait à la splendeur, le DVD paraîtra peut-être.
→ Je comprends mieux, dans ce contexte, l'enthousiasme soulevé par la pièce ; avec les dialogues, l'intrigue complète paraît un peu plus trépidante ; avec une exécution informée, beaucoup de numéros qui semblaient ternes révèlent de véritables beautés. Ce n'est pas le grand opéra comique ni le plus grand Grétry, mais c'est un divertissement particulièrement rafraîchissant et séduisant !
Rameau, Pygmalion (air et danses), Suites de Dardanus ; Dahlin, Orfeo Barockorchester, Michi Gaigg (ints-1) (CPO)
→ Savoureuse interprétation très réussie (qui aurait mérité une intégrale, pour une oeuvre déjà remarquablement servie au disque).
Persichetti: Organ Music ; Tom Winpenny
górecki, quatuors complets, molinari SQ (ATMA)
Vaughan Williams – Five Tudor Portraits – LSO & Chorus, Hickox (Chandos)
→ Grande fresque chorale et orchestrale dans l'esprit de la Première Symphonie, avec un côté moins élancé, plus poétique. Très réussi.

Vaughan Williams – 5 Variants of Dives and Lazarus (même disque)
→ Grand choral pour cordes et harpe, très belle atmosphère à la fois archaïsante et très romantique. Grande réussite dans le goût de ses Tallis, en plus vibrant.
Rigoletto final Galliera Panerai
guarnieri choro piano orchestra
Volbach – Symphonie en si mineur – SO Münster, Golo Berg (CPO 2019)
Bizet, Pêcheurs de Perles, Plasson (EMI)
Lent et contemplatif, formidablement, exceptionnellement chanté (Aler!).
90
Schmitt – Mélodies – Diethelm, Haug, Gmünder, Perler ; Romer, Rushton (Resonus Classics)
→ Massif complexe et varié, tantôt dans l'épure contemplative (Op.4), tantôt explorant des textures qui préfigurent quasiment les grandes superpositions trillées d'accords à la Messiaen (Kérob-Shal).
→ Superbes voix, en particulier masculines, et diction tout à fait décente dans l'ensemble malgré les accents forts (mais des camarades soutiennent au contraire que c'est trop peu articulé, divergence entre nous).
→ À connaître : singulier, évocateur, et bien servi.
Schmidt – Symphonies – Frankfurt RSO, Paavo Järvi (DGG)
→ Au sein de ce corpus extraordinaire, voire majeur, le plaisir d'entendre une version qui s'impose d'emblée comme colorée, frémissante, captée avec profondeur et détails, par un orchestre de première classe, et surtout articulée avec ce sens incroyable des transitions qui caractérise l'art de Järvi. Chacune des symphonies en sort grandie. Indispensable.
Zimmermann: Violin Sonatas Nos. 1-3 ; Mathilde Milwidsky
bellezza violon XVIIe – musica alchemica (Pan Classics)
Jacobson: A Cotswold Romance (after R. Vaughan William's Hugh the Drover)
→ Délicieux chants d'inspiration populaire, en grande pompe, réjouissants !
Sen Ren dans Phidylé de Duparc : belle diction, voix sonore et saine. (sur son Facebook)
chôros 10
Volbach – Es waren zwei Königskinder – SO Münster, Golo Berg (CPO)
Schubert: Schwanengesang
par Stephan Genz, Michel Dalberto (Aparté)
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Hummel – Sonate en fa mineur, arrangements de Mozart (Concerto n°24) et Beethoven (Symphonie n°1) pour piano, flûte, violon et violoncelle – Visovan, Besson, Bernardini, Munckhof (Ricercar)
→ Très belle interprétation, souple et frémissante, mettant en valeur les (toutes petites) tensions et les progressions par de minuscules ralentissements et détours de phrasé, dans une Sonate à la langue postclassique, mais qui ménage de forts contrastes entre les épisodes majeurs et mineurs, parcourues de fureurs soudaines qui sentent leur Beethoven. Quant au final, et en particulier à son grand fugato, il explose tout à fait la forme traditionnelle et évoque la démesure de la Hammerklavier !
Bach – Variations Goldberg – Lang Lang (DGG)
→ Admiratif de la force vitale qui émane de cet enregistrement : tout ce qu'on reproche d'ordinaire à Lang Lang (la virtuosité sans objet, l'amusement avec les touches plutôt que la recherche d'un propos musical) se canalise pour produire le meilleur, un Bach digitalement immaculé, mais qui palpite comme rarement, de surcroît servi par des ornementations variées et informées stylistiquement (quelques ajouts plus personnels également, très bienvenus dans les reprises).
→ Dans les parties plus lentes, il parvient simultanément à ménager une suspension plus romantisante, d'un genre plus perahiaïsant. Je ne comptais même pas écouter cette nouveauté (n'étant pas le plus grand amateur des Goldberg, ni de Lang Lang à quelques exceptions près), et j'en ressors électrisé.
gavrilin
Le secret de Monsieur Marais ; Vittorio Ghielmi
Schubert – Winterreise (en polonais sur des poèmes de Baranczak !) – Konieczny, Napierała (Institut Chopin)
→ Prosodie très naturelle et réussie, pour une voix qui sonne claire dans Wagner, mais riche, sombre et grave dans le lied. Néanmoins, même si cela entrave un peu sa mobilité expressive, rien de lourd ni de placidement homogène, une belle incarnation de ces lieder dans sa propre langue, très réussi, et accompagné de façon inhabituelle sur un piano ancien très chaleureux.
Paganini – Violin Concertos 1 and 2 – Rudolf Koelman, PBSO, de Vriend (Challenge Classics, 2012)
→ Très belle version mobile et vivalnte, mais moins radicale qu'avec La Haye dont de Vriend est directeur musical, évidemment. Ouverture très réussie de Matilde di Shabran, crescendo rossinien remarquablement maîtrisé.
bostridge pity of war
graener prinz eugen, NDRP Hanovre, W.A. Albert x4
Sibelius 1 Rouvali Göteborg (Alpha)
92
→→ suite →→
→ Dans la Symphonie de Beethoven, malgré l'effectif très réduit, le piano d'époque (avec la douceur de ses aigus et la force de son médium, sur un Graf éblouissant de 1835) permet de dynamiser extraordinairement le discours, mieux qu'avec n'importe quel orchestre cinglant ! Les éléments d'origine sont tous présents car les parties sont réellement récrites et réattribuées (ce qui est rare dans ce type d'exercice : beaucoup plus de travail, un véritable travail de compositeur), de façon à éviter d'omettre des lignes intéressantes au profit de celles plus insignifiantes conservées pour les instruments qu'on a conservés. Grâce à cela, on n'a jamais mieux entendu toutes les lignes intermédiaires et contrechants de cette symphonie !
Fauré, Debussy, Ravel, Poulenc – Mélodies célèbres – Devieilhe, Tharaud (Erato)
→ Belle lecture de ces pages courues, avec le retour d'une voix très focalisée, nette et brillante malgré les récentes maternités. J'avoue être plus sensible à des lectures où le texte est davantage mis en valeur, mais le résultat musical est assez somptueux ici. Selon votre sensibilité, donc.
Beethoven, transcriptions pour piano (Saint-Saëns, Balakirev, Mouss, Beeth) – Mari Kodama (Pentatone)
Ravel: La Valse - Mussorgsky: Tableaux ; Les Siècles, Roth
Hisatada Otaka : Piano Sonatina – Miwa Yuguchi (Thorofon 1996)
→ Jolie pièce postdebussyste, pas le sommet de son auteur.
Vivaldi – Les Quatre Saisons – Jaap van Zweden, Combattimento Consort Amsterdam (Challenge Classics, 2016)
→ Sur instrument modernes (me semble-t-il à l'oreille), mais sans vibrato, version d'une virtuosité impressionnante permise par les instruments récents, tout en exposant une netteté et une fureur propre aux versions « musicologiques », une très belle proposition !
reger inferno
Ropartz – Le Pays – Ossonce (Timpani)
→ Plus je le réécoute, plus j'admire et adhère à cette sorte de Tristan provincial… (Très proche aussi des wagnérismes de Fervaal ou L'Étranger, de d'Indy.)
beethoven concertos schoonderwoerd
93
Mahler – Das Lied von der Erde (réduction De Leeuw) – Richardot, Saelens ; Het Collectif, De Leeuw (Alpha)
→ Très belle et moderne réduction au grain remarquable (l'harmonium remplit et colore très bien les espaces restants du spectre, le célesta aussi). Direction furieuse de Reinbert De Leeuw, décidément un immense chef, et instrumentistes absolument fulgurants et possédés !
Saelens et Richardot sont merveilleux, timbre et expression inclus ; il existe évidemment des diseurs plus précis, mais je ne crois pas, globalement, avoir entendu version aussi enthousiasmante !
Britten, Peter Grimes – Skelton, Bergen PO, Gardner (Chandos)
→ Belle version, captée un peu trop vaporeusement (alors que les bandes vidéo du concert sur le vif étaient beaucoup présentes et tranchantes). Comme toujours, la tension n'est pas facile à créer passé le premier tableau, dans une œuvre très étale, et la prise de son accentue cette impression, malgré une diction des protagonistes plus intelligible qu'à l'accoutumée dans cette œuvre.
Montsalvatge, Falla… mélodies transcrites pour alto & piano – Tabea Zimmermann, Javier Perianes (HM)
Le Rappel Des Oiseaux ; Luc Beauséjour
Duparc: Cello Sonata in A Minor (o-1): I. Introduction - Presto appassionata
Meunier, Alain; Bozec, Anne Le

Maguelone Music
Schubert: The Complete Symphonies Vol. 1. Symphony No. 2, D. 125 / Symphony No. 4, D. 417, Residentie Orkest The Hague, Jan Willem de Vriend (Challenge Classics, septembre 2018)
→ Moins convaincu que par les autres volumes. Vif et claquant, mais pas très touchant.
manoury trakl
Bernier – Aminte & Lucrine – Lesne (Virgin)
→ Sujet du type Callirhoé, aussi bien traité musicalement que Pyrame de Clérambault, une pure merveille, au sommet du genre !
94
Melani – L'Empio Punito (1669) – Auser Musici (Glossa)
→ J'avais de meilleurs souvenirs de cette variante donjuanesque (Montpellier au début des années 2000 ?), tout de même un très hiératique drame façon recitar cantando ; il se passe beaucoup de choses par rapport à la concurrence des décennies antérieures, mais on est loin de la générosité mélodique et dramatique des meilleurs opus. Par ailleurs, l'accompagnement un peu chiche en couleurs et les voix pertinentes mais pas très séduisantes n'aident pas.
À réécouter en m'immergeant plus activement dans le livret (cette fois-ci, à l'oreille seule, ce n'est pas suffisant), il semble y avoir tout de même de bien belles choses.
Haydn: String Quartets Op. 76 Nos. 1-3 Chiaroscuro SQ (BIS)
→ Une exécution aussi organique, charpentée dans la structure, légère dans la touche, dans les prises de son toujours extraordinaires de BIS pour le quatuor (on ne fait pas plus aéré, proche, réaliste, c'est comme écouter du premier rang !)… on dispose donc d'une nouvelle référence assez absolue pour cet opus-sommet !
→ Le jeu des Chiaroscuro se caractérise par une diminution du sostenuto (les tenues s'étiolent, s'éteignent après une entrée très charnue), qui offre de nouvelles perspectives d'équilibres, davantage appuyées sur la mobilité des entrées sur la permanence du son. (C'est donc particulièrement enthousiasmant sur les 1 et 2, plus étrange sur l'Empereur et son mouvement lent inhabituellement dégingandé.)
Catoire – Revived Masterpieces ; Catoire Ensemble
Shostakovich: Symphony No. 11 in G Minor, Op. 103 "The Year 1905" ; BBCPO, Storgårds (Chandos)
Casella: Pagine di guerra, Op. 25bis Rome Symphony Orchestra La Vecchia (Naxos 2012)
Suite en ut Op.13
Concerto pour orchestre Op.61
→ Marquant, le motorisme des chars tudesques, la désolation suspendue de la cathédrale ruinée de Reims ou des croix de bois des champs d'Alsace… mais beaucoup trop bref, oui, pour s'installer. Vraiment dommage, la musique est un art du temps, et il donne l'impression, d'une certaine façon, d'être dérobé ici.
→ Plus joli-archaïsant pour la Suite, moins personnel pour le Concerto.
Brahms – Sérénade n°1, Variations sur un thème de Haydn – Den Haag, De Vriend (Challenge Classics)
→ Incroyable de parvenir à produire une Première Sérénade d'un tel éclat, pas du tout dans la contemplation pastorale, mais spectaculaire comme peuvent l'être les Variations sur Haydn (moins surprenantes de ce fait). Grande lecture très originale de cette page, qui sonne totalement différemment de la pâte brahmsienne habituelle, plus élancée et insolente !
hamerik jodisk trilogy, quintette pia, opéras
Grandval – 4 cantates /6 : Rien du tout, Grégoire, Ixion, L'Impatient – Béatrice Mayo-Felip, Ensemble Amalsis, Pappas (Arion)
→ Interprétation de première classe, chanteurs formidables (quel français, quelle variété d'inflexions, sans jamais détimbrer, pour Mayo-Felip, on n'a jamais aussi bien chanté des cantates !) et continuo peu inventif mais sérieux.
95
Cherubini – Missa solemnis en ré mineur – Bernius (Carus)
→ Très bel ensemble remarquablement écrit, comparable au style de ses requiems (riches en prosodie, travaillés sur la déclamation et au besoin le contrepoint), mais avec des solistes très bien mis en valeur. Le tout joué avec la finesse de trait et de style de Bernius.
Mahler – Das Lied von der Erde – Connolly, R.D. Smith, RSO Berlin, V. Jurowski (Pentatone)
→ Très belles couleurs, le grain de chaque instrument bien mis en avant jusque dans les tutti. Chanteurs moins marquants, mais valeureux.
Pereira, Villa-Lobos, Reis & Others: Works for Guitar – Pedro aguiar (Naxos)
Beethoven Reimagined
Mussorgsky, Modest Petrovich
Schottstadt, Stephan - arranger(s)


Pictures at an Exhibition (arr. S. Schottstadt for 8 horns and percussion) (excerpts)
(Genuin 2015)
+ mont chauve, Prokofiev roméo extts, casse-noisette extts
Arriaga – Symphonie – Mackerras (Hyperion)
→ Mackerras encore tradi (pas le baroquisant des dernières années), avec un son d'orchestre moelleux (un peu trop même lorsqu'adviennent les doublures de bois sur les cordes vibrées), mais on sent qu'un très grand chef est aux manettes dans le frémissement constant des phrasés ! Seule petite réserve, le thème B de l'Andante (point culminant de la symphonie pour moi, un peu comme le climax du mouvement lent du Quatuor de Debussy – il faut impérativement le réussir !) qui n'est pas ineffable au même point que Savall, mais pour tout le reste, c'est absolument passionnant, en effet une alternative complètement valable et exaltante, quoique non « musicologique », de cette œuvre qui méritait pleinement ces grandes lectures !
dessy
Nicolai – Il Templario – Beermann
→ Vraiment plus belcantiste avec moins de traits weberiens que dans mon souvenir. Vocalement aussi, moins séduit (l'italien pas très beau) que lors de mes précédentes écoutes.
96
« Su le sponde del Tebro » : Frescobaldi, Haendel, Verdi arrangés pour Quintette de cuivres – Stagg, membres du DSOB (Capriccio)
→ Chouette projet (cantate de Haendel qui donne sont nom à l'album, extraits des Vêpres Siciliennes…), mais franchement, les timbres d'un quintette de cuivres, ça manque de grâce – tout le monde s'accorde à dire que le tuba n'aurait jamais dû être inventé.
Ives – Les 4 Symphonies – Los Ángeles PO, Dudamel
→ Peu de versions disposent d'une prise de son lisible. Celle-ci, aérée et habitée, permet de goûter davantage de détails au sein de ces bijoux !
Lecture qui m'a paru, autrement, exalter assez peu les bigarrures de ces partitions étranges.
Karol Beffa: Talisman
Rameau par Alexander Paley, Premier Livre ; Alexander Paley
Moussorgski, Tableaux d'une exposition (arrangement Stephane Mooser) ; Stravinski, Le Sacre du Printemps (arrangement Michael Byerly) – Pentaèdre (ATMA 2012)

→ Très stimulant et élégant pour Moussorgski, vraiment insuffisant pour le Sacre, où le début ressemble au début (simplifié), et où la suite ne plus plus gagner en ampleur et en contraste.
Zemlinsky – Der Traumgörge – J. Martin, Protschka, Welker ; Frankfurt RSO, G. Albrecht (Capriccio)
→ Le niveau au-dessus de Conlon (interprétation et captation), bien plus liquide et transparent… Je redécouvre un beau drame décadent. Pas le plus original ni paroxystique, mais tant de belles choses à écouter à l'orchestre (solos de hautbois, de trompette qui sont assez merveilleux…).
tian leilei
CPE Bach : Trios piano-cordes (Linos piano trio)

→ Il faut s'habituer au son des cordes non vibrées (avec piano, c'est toujours un peu inconfortable pour ma part), mais le corpus est absolument passionnant, à la naissance du genre, avec un piano très volubile qui échappe totalement au modèle initial de la Sonate en trio, véritablement les premières explorations d'un vrai trio pour / avec piano. (Et de très belles œuvres réellement nourrissantes, qui ont déjà un sens de la grande structure.)
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Montéclair – Cantates Ariane & Bacchus, Le Dépit Généreux, Concert n°1 pour flûte – Carrie Henneman Shaw, Leela Breithaupt, Les Ordinaires, Vinikour (Naxos)
→ Belles cantates, chantées par une voix très typée américaine (beaucoup de souffle dans la voix pour faire léger) à la diction moyenne. Superbe Concert pour flûte joué avec chaleur.
Marchand, Couperin, Dandrieu, Corrette, arrangements de LULLY (Atys, Armide), Purcell (Dido), Charpentier (Te Deum) et Rameau (Indes, Boréades) – Orgue de la Chapelle Royale de Versailles, Gaëtan Jarry (CVS)
→ Stimulant et savoureux enchaînements de pièces spectaculaires, que ce soient les grands dialogues écrits pour l'instrument ou les danses issues d'opéras, où Jarry déploie un sens des déhanchements subtils (qui ne caractérise absolument pas sa manière de chef !) et un sens des contrastes de registration qui font de l'ensemble un régal particulièrement accessible à toutes les oreilles.
Sa version à la fois hautement symphonique et très contrapuntique des Sauvages parvient même à renouveler le bis le plus usé du répertoire baroque.
Granados, Sáncghez-Verdu, Vine, Schumann, Ravel ; Honggi Kim, concours 2018 viennois (Naxos)
Prokofiev: Suites from The Gambler & The Tale of the Stone Flower ; Lahti Symphony Orchestra
Ravel – Gaspard de la nuit (orchestration Marius Constant) – Lyon NO, Slatkin (Naxos)
→ Belle réussite.
Saint-Saëns – Symphonie n°3, Phaëton, Danse Macabre, Bacchanale – Anthony Newman, Pittsburgh SO, Maazel (Sony)
→ Brillante exécution qui pétarade avec beaucoup de vigueur de trait et de structure !
hnze 7 & 9
Verdi – Stiffelio – Battistoni (C Major)
→ Un des tout meilleurs Verdi, dans une interprétation extraordinaire (belle voix saines, tension dramatique, orchestre beau et dirigé avec finesse).
98
« Futurisme », la jeune école italienne – Schleiermacher (MDG 2019)
→ Francesco Balilla Pratella (1880-1955) La Battaglia. (1913) // Très martelé.
→ Malipiero (1882-1973) Preludi autunnali (1914). Toujours cette galanterie un peu élusive chez Malipiero.
→ Alberto Savinio (1891-1952) Les chants de la Mi-Mort (1914) /// Mélange de masses menaçantes et d'échos de chants populaires, tellement futuriste et très convaincant.
→ Casella (1883-1947) La notte alta (1917) // 25 minutes en seul mouvement, dans des harmonies et des atmosphères qui évoquent les Clairs de lune de Decaux. Impressionnant.
→ Silvio Mix (1900-1927) Stati d’animo (1923), Profilo sintetico musicale di F.T. Marinetti (1924) // Belle solennité répétitive et aux échos étranges, pour le Profil de Marinetti.
→ Et toujours la fermeté de touche de Schleiermacher, démiurge du piano alternatif du premier XXe siècle. Son legs, incroyablement vaste, est capital pour notre compréhension de plusieurs mouvements musicaux fondamentaux.
J. Williams – « John Williams in Vienna » – Wiener Philharmoniker, J. Williams (DGG)
→ Très belle sélection de thèmes lyriques, pas seulement les plus tubesques (thème de Marion de l'Arche perdue, thème d'amour de Star Wars, thème seconde de Star Wars VIII…), dans des versions parfois raisonnablement développées, et joués avec un entrain étonnant par les satanés Viennois.
Très convaincu par ce millième disque Williams.
Douglas Weiland: Quartets Nos. 4 & 5 – Melbourne Quartet (Naxos)
Haydn, Schubert & Others: Piano Works (Live) ; Péter Józsa
Finzi, Vaughan Williams, Holst, J. Gardner, Arnold, Stanford, J. Horovitz, P. Hope, G. Jacob, Rawsthorne, Leighton, H. Blake, Gunning, C. Lambert, Fogg – « My England », concertos rares anglais – Groves, Wordsworth, Bolton, P. Daniel… (Universal 2015)
→ Des raretés absolues dont certaines très stimulantes ! Beaux concertos de Rawsthorne et Blake, notamment.
Saint-Saëns – Africa, Symphonie n°2 – Laura Mikkola, Tapiola Sinfonietta, J.J. Kantorow (BIS)
→ Limpide et furieuse version de la sombre et vive Deuxième de Saint-Saëns !
adès
Bischoff – Symphonie n°1 – W.A. Albert
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BECK, F.I. / HAYDN, J. / GLUCK, C.W. / JOMMELLI, N. / TRAETTA, T. (Sturm und Drang, Vol. 1) - Symphonies and Opera Arias - (Skerath, The Mozartists, Iain Page) (SIgnum 2020)
→ Beau disqued dans la veine dramatique postgluckiste aux cavalcades régulières et au geste hiératique. Très réussi.
Brahms – Symphonie 4 – Chambre de Suède, Dausgaard (BIS)
→ Très vif, spectre volontairement discontinu, fonctionne bien, avec un certain mordant / impact, tandis que les timbres sont assez peu typés pour cette fois.
Thomas Adès: Piano Works – Han Chen (Naxos)
Brahms: Piano Concerto No. 2 & Handel Variations ; Lars Vogt
Moszkowski: Piano Concerto in E Major, Op. 59: I. Moderato
Matti Raekallio,Tampere PO, Leonid Grin (Ondine)
→ Correspond bien davantage que la découverte émerveillée de ses Suites orchestrales… au préjugé que j'en avais. Du gentil néo-Chopin (très) bien fait, certes, mais pas particulièrement décoiffant de singularité. (Petit côté fanfare de cirque qui me plaît bien dans le final…)
Gassenhauer : trio de Beethoven œuvres pour clarinette, contrebasse et piano : Vera Karner, Dominik Wagner, Aurelia Visovan, Matthias Schorn…
clyne
Schubert – The Winter Journey, R. Williams, Burnside (Signum)
→ En anglais, tout en douceur ;
100
Moszkowski – Suites 2 & 3 (œuvres orchestrales vol.2) – Sinfonia Varsovia, Ian Hobson (Toccata Classics)
→ Superbe début en choral, aux vents seuls (on entend rugir le contrebasson), suite de progression très brahmsienne lorsque arrivent les cordes. Œuvres particulièrement éloquentes dans leur sobriété assez entraînante (mais non sans métier ni subtilités !).
Wagner, Götterdämmerug Duisburg, Kober–
→ Moins bien capté, moins superlatif orchestralement et prenant vocalement / dramatiquement. que les précédents volets (extraordinaires) Je crois aussi que l'œuvre persiste à moins me convaincre, l'usage des motifs s'étant sophistiqué d'une façon qui interdit largement les effets de transformation et d'écho (et le livret étant ce qu'il est – vraiment pas bon).
Bingen, Chosta, Hartmann, Hersant : « Blue Hour » – Marianne Piketty (Ivory Classics)
Handel: Arias ; Avery Amereau
Chaminade : Callirhoé Op.37 n°3 : pas des écharpes, Erik Parkin (Chandos 1991)
→ Charmant. Mais le lien avec Callirhoé n'est pas évident.
Haendel / Mozart – Der Messias – H. Max (EMI)
ustvolskaya octuor, symphs 4 et 5
Hanson – Merry Mount (Naxos)
→ Format tradi, de beaux récitatifs assez simples, mais vraiment animé et nourrissant. Très belle œuvre.
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