lan01.org : contributions au livre de François Ruffin reçues
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PrénomDépartementTexte de la contribution
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damien75Le salaire à vie qui vient : de la viralité à la réalité ?"
"Ca y est, nous y sommes revenus : la crise économique mondiale ne se profile pas comme celle de 2008 via les montages financiers créatifs des traders aux ordres d'actionnaires insatiables, mais au contraire par un ralentissement des flux de capitaux et des échanges marchands mondiaux qui s'apprête à devenir un blocus total dans les prochains jours.

Et les "élites" des gouvernements s'empressent de venir à nouveau la rescousse des entreprises - sous la pression de celles qui "comptent", le CAC 40 et les GAFAM : on peut imaginer que tout va y passer, depuis la prise en charge partielle des salaires (ou des salariés) aux subventions massives, des prêts gracieux à l'ouverture des déficits publics, voire à des mesures protectionnistes, comme en 2008. Bref, tout l'arsenal proscrit par la troïka UE-FMI-BCE pour agir pour le climat, la santé, les salaires, devient bon à prendre en temps de crise pour sauver le Capital de la faillite dans laquelle il se met régulièrement.

Et d'une certaine manière, c'est une bonne chose si cela nous permet d'ouvrir les yeux à nouveau sur les enjeux de la lutte de classes, sur ce que cela révèle de l'inanité du système capitaliste en version néolibérale : incapacité à éviter le mur, incapacité à se remettre en question ni à apprendre de ses propres erreurs, soustraction totale de la décision et de la souveraineté politique des peuples dont le destin serait lié au cours de la bourse, mais aussi fragilité totale du système mis en banqueroute par un virus de quelques micromètres identifié depuis 3 mois.

Puissent les mesures de confinement à domicile, accompagnées d'un maintien de salaire - versé par les entreprises, ou bien assuré par le volet assurance chômage de la sécu, nous le verrons bien - qui prend alors la forme d'un salaire inconditionnel, nous ouvrir les yeux sur cette évidence tellement difficile à croire : c'est nous, hommes et femmes, "travailleurs et travailleuses" dans ou en-dehors de l'emploi, qui produisons la valeur. L'économie, c'est nous, c'est les gens qui vivent et s'entraident et s'organisent sur leur territoire d'existence. Sauver l'économie, ce n'est pas sauver le cours de la bourse ni les capitaux, ce n'est pas sauver la balance commerciale ni sauver les "entreprises" possédées par des actionnaires, sauver l'économie ce n'est pas sauver les dividendes ni les emplois, sauver l'économie c'est sauver la vie, c'est sauver les êtres humains que nous sommes : cela commence par un salaire à vie.

C'est ensuite que tout pourra se (re)construire) autrement : nos choix de vie, nos choix de production, nos choix de consommation, nos choix de délibération politique, nos choix de coopération intra et internationale, nos choix de ce qui doit être marchand ou pas, nos choix sur ce qu'est un seuil de dignité.

Vive l'effondrement de la bourse et du système capitaliste ; de là naîtra notre reprise de conscience collective sur ce qui fait notre pouvoir. "Liberté, égalité, fraternité" reste un frontispice louable et ambitieux : commençons par mettre en oeuvre "conscience, connaissance et imagination" (Henri Laborit) en nous libérant du capital par un salaire à vie.
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CATHERINE77Sur tous plusieurs sujets
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nathalie69On nous a parlé de "remettre l'humain au coeur du soin" ambitieux projet mais surtout irréalisable en réduisant les postes malgré l'augmentation constante du nombre de consultations...
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Omar85le premier élément est de remettre le nom de démocratie dans son étymologie. Le peuple doit donc pouvoir décider des lois, proposer des lois, amender des lois et révoquer à tout moment les représentants qui n'exercent donc plus qu'un mandat impératif et non exécutif. La majorité était contre la réforme des retraites ou contre la privatisation d'adp, mais quelques personnes soumises à des intérêts privés davantage qu'à des intérêts généraux se sont octroyés le droit de décider et d'imposer des mesures que la majorité ne souhaite pas. Ceci doit être impossible. Il faut donc que les grandes mesures structurelles soient soumises à l'assentiment populaire et pas par RIc mais bien par suffrages. Volonté de réformer les retraites? Alors selon les modalités populaires et selon des critères argumentés. Sens de la réforme, coût, bénéfices attendus, projection sur plan de 5, 10 20 ans. Certes nous serions amenés à voter régulièrement mais 1 nous serions enfin concernés 2 favoriser et développer le vote électronique 3 les lois auraient enfin une vraie légitimité 4 prise en compte du vote blanc et donc une proposition qui ne serait pas concrètement majoritaire ne serait pas adoptée. Les lois et procédures d'ordre technique seraient construites et proposées par des collèges d'experts élus avec captation des débats. Chaque proposition même technique pouvant être amendée sur demande d'un certain nombre de personnes (quorum à déterminer mais à échelle humaine, pas 4 millions..) . Ainsi, l'appartenance à l'UE, l'instauration du salaire à vie de Friot, la GPa ou l'euthanasie seraient soumises à la volonté populaire et non à l'envie d'un ou une député et surtout des lobbies. Première proposition
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Valerie59Comment ne pourrions-nous pas être dans une colère immense, écoutant ses allocutions ?
Comment ce représentant peut il nous représenter?. Cette colère qui gronde en nous est saine ! Nous savons qu’il vend aux marchés nos biens et services ! Il est une couleuvre qui avec les reflets de la rivière, change d’aspect, mais toujours près, sa morsure quand il ne peut l’agir, se l’a retourne contre lui-même. Pitoyable discours où sa propre trahison l’isole et s’inocule son propre poison.
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Christine29Je n'ai plus les chiffres en tête, mais la part des dividendes a quoi, doublé, triplé en 30 ans ? Ainsi que le nombre de jours durant lesquels les salariés doivent travailler pour payer les actionnaires ?

Et la justification en est, censément, que ces actionnaires, "premiers de cordée", prennent des risques.
On peut donc comprendre que l'argent qu'ils engrangent quand tout va bien devrait servir à renflouer les caisses quand tout va mal, non ?

Macron a annoncé que "l’État payerait". Je n'ai pas compris pour l'instant qu'il trouverait l'argent en rétablissant l'ISF ou en mettant en place une "Contribution Exceptionnelle Temporaire" sur les dividendes... Mais pourtant l'idée mériterait de lui être soumise, je pense.

Les actionnaires deviendraient donc des sortes d'assureurs de la vie économique, empochant des cotisations jusqu'au jour où il faut dédommager les cotisants.

Ça me paraît un bon deal...
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Philippe91Voter ne suffit pas. Il y a bien sûr le déficit de représentativité des représentants élus qui massivement représentent la classe cultivée, citadine et libérale. Il y a également un déficit de créativité dans d'autres mode d'organisation (nationale, intermédiaire, locale) que nous devons penser pour sortir de cette démocratie qui ne respire plus, ne vit plus qu'au rythme des calendriers électoraux et des choix de personnalités qui nous sont imposés par les mass médias sous couverts des plus grands industriels et patrons de sociétés de service.
Une nouvelle loi électorale est nécessaire pour invalider des élections sans un certain quorum. Un citoyen ne devrait pouvoir être élu que pour un seul mandat. Nous n’avons pas besoins de politiciens professionnels mais de représentants. Les années d’école et de vie sociale doivent nous y préparer.
Le politique doit reprendre les rênes du pouvoir à la place des marchés financiers, des banques et des quelques milliardaires qui font la pluie et le beau temps en ayant pris en otage notre imaginaire.
La démocratie est aujourd'hui prise en otage entre une administration impersonnelle, technocratique et des dirigeants inféodés au capitalisme et au libéralisme. L'existence et la multiplication des mouvements sociaux est la preuve que la démocratie est malade.
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Christine33Qu en est ils des livraisons UBER DELIVERO mes fils travaillent en auto entreprise pour eux. A ce jour les livraisons de repas sont possibles.
Mes fils vont arreter les livraisons mais sans revenus qui paiera leur loyer ? Macron a dit si j ai bien compris que les loyers seront "gelés "
Mais comment ? Et puis les propriétaires ? Comment feront ils si c est leur source de revenus uniques ? Tout cela n est pas clair encore une fois.
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Catherine80Et bien moi j'aimerais que l'on prenne plus en compte les demandeurs d'emploi qui n'ont pas de moyen de se déplacer, qui n'ont pas d'outils informatiques, qui n'ont pas de diplômes que l'on traînent de formations bidons en formations bidons, que l'on accuse de pas trouver du travail car le problème est le CV ou la lettre de motivation....En fait certains centre de formation sont des professionnelles ils répondent à des appels d'offre de la région avec des objectifs qui ne sont pas atteignables. De l'argent public jeter par les fenêtres il faut faire réaliser aux politiques qu'il existe des personnes qui ne sont hélas plus employable la société n'ayant plus besoin de leur valeur travail. Donc il serait bien que l'on pense à la solidarité dans la santé mais aussi penser à la solidarité sociale et repenser au revenu universel et pour info regardez ce qu'ils ont fait par rapport à la formation DEAVS. Bref repenser les formations et l'argent mal employé qui ne sert qu'à faire vivre des centres et pendant ce temps on ferme des centres AFPA.
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Nicolas74Si je vis encore, c'est grâce à la Sécurité sociale.
Si j'ai passé 4 belles années, malgré ma maladie, c'est grâce à la solidarité nationale.

Mon histoire, c'est celle d'un jeune homme qui, à 27 ans, se découvre atteint d'une maladie chronique que l'on a du mal à comprendre et à nommer. Et encore plus à soigner. Pour comprendre l'atteinte : je me retrouve avec des mains et poignets ultra douloureux en permanence, incapable d'ouvrir une bouteille ou de ma shampouiner les cheveux.
Au bout de 2 ans d'errance médicale, me voilà marié "à vie", me dit une grande professeure d'un hôpital marseillais, avec mon traitement médicamenteux qui fonctionne. Une biothérapie. Coût : environ 1000 euros par injection. A raison de deux injections par mois, 2000 euros donc. Soit mon salaire net. Autant dire que sans prise en charge à 100% par la Sécurité sociale, c'est l'endettement ou la mort.
Grâce à ce traitement, je revis. Presque normalement. Il fonctionne pendant 4 ans. Et pendant 4 ans, je me répète que je suis chanceux d'appartenir à une société qui a un système comme la Sécurité sociale, où la solidarité nationale permet de financer des traitements chers à des gens, riches ou pauvres - mais plus souvent pauvres.

Conclusion : je pense qu'il faut étendre la Sécurité sociale à 100%, en finir avec les mutuelles complémentaires, et surcomplémentaires qui se gavent sur la santé des gens.
Et aussi créer ou nationaliser un ou des laboratoires pharmaceutiques pour maîtriser le développement et la recherche de médicaments, sur lesquels se gavent aussi des multinationales. Ça ne doit pas faire l'objet de profits.

Enfin, si l'on va à la racine du problème : d'où sortent toutes ces maladies chroniques qui pullulent, et dont les causes sont inconnues ? Je n'ai même pas de coupable à maudire. Il est peut-être le stress professionnel, la pollution, les produits chimiques, les perturbateurs endocriniens... Tout ça en même temps, ou autre chose. Je ne sais pas. Au même titre que l'on peut bâtir une société autour de la question environnementale, on peut aussi la changer en prenant comme point central la (bonne) santé des gens.
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Jean-Christophe62Il est temps de se débarrasser du néolibéralisme ! Calamité qui oblige les hommes à la surproduction de choses souvent inutiles au nom de la rentabilité. Nous sommes contraints à détruire le monde pour réussir économiquement et tant de choses sont délaissées sur le plan du social et de l'écologie.
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Samuel32Je suis naturopathe. La naturopathie fait partie des médecines traditionnelles, naturelles, holistiques (reconnu entre autre par l'OMS), il y en a énormément d'autres. Les médecines traditionnelles n'ont aucune place actuellement dans le domaine de la santé gratuite en France. Le seul intérêt que l'état porte à ces pratiques se fait par le regard de la Mivilud qui les suspecte de pratique sectaire. Beaucoup de citoyens ne se soigne que par le biai de la santé gratuite et ne côtoient donc pas les médecines naturelles car non prises en charge (sauf par des mutuelles, mais encore faut-il les payer ces mutuelles). Je pense que face aux problématiques sanitaire (celle du Covid-19 comprise), si les médecines traditionnelles étaient conviées à la réflexion et mises à portées des malades, la santé de façon générale s'en ressentirait dans le bon sens.
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Marie29Depuis maintenant 3 ans, je vis à Montréal. Mais je ne me suis jamais autant sentie française. En partant, j’ai libéré mes yeux, mes oreilles, des discours ambiants, des discussions sans fonds et des soupes BFM/RMC, les "trop d'impôts", les "politiques d'austérité", la "croissance". Je suis sortie du rush de Paris, qui me faisait adopter une espèce d’optimisme par défaut, une espèce d’hormone qui bloque les récepteurs de stress, et aussi tout intérêt pour la politique de mon pays.

Et paf. Arrivée en Amérique. Au Québec. Le calme, les grands espaces, des villes silencieuses, l’absence de chômage… c’est chouette de regarder grimper les écureuils, de voir les saisons passer, les québécois maudire la neige, le consensus... et puis surtout, ici, il y a une "sécurité sociale".

Les mois ont passé, le vernis s’est un peu écaillé. Ici, c’est minimum 700 jours pour qu'un médecin traitant nous soit attribué. DONC : 6h d’attente dans un cabinet médical privé sans rendez-vous ou aux urgences pour voir un médecin, 2 minutes dans un box sans fenêtre. Le prix d’une radio qui passe du simple au triple suivant si on veut la faire dans 6 mois, ou dans 2 semaines. Des médicaments non-remboursés. Des chirurgiens tellement syndiqués qu’on leur offre des primes s'ils arrivent à l’heure en salle d’op. Des soignants qui déplorent eux-même les pots-de-vins versés par les labos pour prescrire des anti-depresseurs à gogo. Un système public resté dans les années 70, un système privé de luxe. Ici, si on survit à son cancer, on ne survit pas à ses dettes.

Je pourrais parler des plans d'épargne retraite qui financent les énergies fossiles tout en étant déductibles des impôts, du surrendettement, du crédit à gogo... mais je ne vais pas cracher sur le pays qui m'accueille, car ses habitants sont beaux, et tentent de faire avec.

Mais lorsque je regarde, depuis ici, la France d’aujourd’hui, la Macronie, je me pose la question, j'enrage : est-ce que ce système est notre passé, ou notre prochaine étape à nous, en France ? Est-ce que les sociétés américaines, les rois des libéraux, les adeptes de la capitalisation, des fonds de pensions, des assurances privées hors de prix, ne nous tendent pas un miroir qui nous montre notre avenir ? BlackRock et cie, font du bon boulot.

Si on continue de suivre Macron, alors oui, le pire est devant. En Marche ou Crève, c'est l’American Way of Life. À 200 km/h sur la route 66, sans casques, jusqu’à ce que mort s’en suive. Parce que c’est légal. Ou qu’ils feront tout pour que ça le soit.

Des biens et des services au-dessus du marché ? D'après moi, biens et services ne devraient même pas trouver leur place côte à côte.
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Jacques31Macron et son gouvernement n'ont cessé depuis qu'ils sont au pouvoir en plus de vendre les biens publics, de parallèlement entamer le démantèlement méthodique,l'anéantissement de tous ses services (publics) ...
Il ont commencé par écorcher vif ce grand corps malade (la France n'était déjà pas bien portante), à l'éviscérer, à vendre ces organes, à le démembrer et maintenant que cet organisme très affaiblit est de plus en plus perméable à diverses maladies, pathologies (délocalisations, soulèvement sociaux, manifestations, contestations sous quelconques formes, pandémie, etc ...), ils s'étonnent de le voir en train de crever, la question qu'on est tout naturellement amené à se poser est "comment pourrait-il en être autrement" ?
Ils ont tout fait pour cela ils ont préparé le terrain pour qu'au moindre soubresaut ce corps sombre dans le coma, coma qu'ils prolongent à présent artificiellement afin qu'il ne décède pas mais peut être aurait il fallut commencer par ne pas l'estropier ... Et c'est pourtant ce qu'ils se sont employer à faire en parfaite connaissance de cause.
Alors oui nous devons nous interroger sur la cohérence entre ce que macron à fait jusqu'à présent et le discours schizophrène qu'il nous livre maintenant; sur la forme c'est déjà très inquiétant car il semble se dissocier de ses propres agissements et sur le fond, peut on lui accorder le moindre crédit quant au changement dont il parle ???
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Samuel32Dans le cadre de cette pandémie, un vaccin (mise en avant dans le discours officiel du gouvernement comme solution ultime pour ce problème) est en cours d'élaboration et sera à un moment ou à un autre produit. Le laboratoire qui le produira en sera alors bien aise. L'arrivée de ce vaccin se fera certainement lors de l'atténuation de l'épidémie de façon naturelle, la courbe des gens infectés sera en baisse. Une campagne de vaccination massive se mettra en place et sera confortée par le fait que la dite courbe diminue après l'injection du vaccin en omettant qu'elle diminuait déjà d'elle-même. Attention cependant au rebond de cas dû à la vaccination de masse.
Vu l'importance du lobby pharmaceutique en France il est fort à parier que ce vaccin sera rendu obligatoire de façon expéditive sans bien sûre prendre le temps d'évaluer les risques sanitaires sur la population (chose qui est peu, voire pas faites en temps normale) créant une nouvelle "expérimentation médicale forcée à grande échelle".
Une fois encore se posera la question de la santé gratuite et imposée, la dictature de la pharmacologie face à la liberté individuelle de se soigner, la mise en concurrence des gentils qui se feront vacciner contre les méchants qui refuseront (cf. "gentils qui restent chez eux en temps de pandémie et méchants qui sortent dans le parcs et bars").
Je suis contre le fait qu'un obligation (vaccination) soit assimilée à un droit (la santé) et promue comme une liberté. Cette translation est propre à un régime totalitaire.
L'immunité de groupe est un fait naturelle dans le développement d'un virus et n'a jamais existé (et n'existera sûrement jamais) avec l'utilisation des vaccins.
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Cyril83J'ai 53 ans et fais parti des bons élèves.
Marié, 4 enfants, jamais au chômage depuis plus de 30 ans.
Plutôt autodidacte, volontaire.
Et puis un jour, le doute s'installe, l'absence de sens, les inégalités etc
Je me suis enfin réveillé après mon second burn out.
Aujourd'hui j'en ai marre, plus que 20 ou 25 à vivre.
Je laisse quoi à mes enfants, quel système quelle planète.
Je n'ai aucun pouvoir.
Les lois du marché qui les rédige, à qui servent 'elles, certainement à ceux qui les écrivent.
On me demande d'entretenir un système qui ne me convient pas et qui est de plus en plus rempli de paradoxes.
Peut être aurait-il fallu être un hors la loi, piller plutôt que l'être.
Qui sera, pourra changer tout ça
Nous redonner de l'espoir, nous apaiser ?
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Denis97Que dénonce, espère et fera notre Président ?
Il dénonce
o« La faiblesse de notre démocratie »,
o« c’est une folie de déléguer, notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner notre cadre de vie, à d'autres »,
Il espère que
ola santé soit gratuite sans condition de revenus ;
ol’Etat providence soit un bien précieux ;
odes biens et des services doivent être placés en dehors des lois du marché ;
De la parole aux actes
Si les déclarations du Président se traduisent en actes cohérents, cela marquera un basculement radical de la politique poursuivie depuis une quarantaine d’années par lui et ses prédécesseurs.
Alors nous pouvons imaginer le demain que nous propose le Président :
odes formes de consultations citoyennes plus régulières et plus proches du citoyen.
oUn système de santé publique nationalisé qui reposera sur la solidarité nationale pour en assurer la totale gratuité sans condition de revenu.
oUne nationalisation des circuits de productions alimentaires, de la protection sociale,
oLa priorité donnée aux services publics,
oLa nationalisation des moyens de transports, de l’énergie, des autoroutes, etc.
Il faudra une révolution fiscale
C’est donc une réforme fiscale profonde que le Président devra entreprendre, une révolution qui coupera le cordon ombilical qui relie Bercy aux réseaux bancaires.
Et de ce point de vue, ce programme me plait
https://youtu.be/uK5vCgC9EN4
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Michel54moi je voudrais m'éloigner du coronavirus , même si je suis doublement concerné puisque ma femme va etre opérée à la suite d'une appendicite non diagnostiquée et que personne ne peut aller la voir pour la soutenir dans son mal
Je voudrais parler de santé gratuite et de Reste A Charge Zéro
Zéro c'est pour zéro € que pourraient te couter tes lunettes ou ton appareil auditif
A 69 ans , l’appareil auditif je ne souhaite pas m'en harnacher , ma surdité me permet de rester sourd aux engueulades de ma femme .Non je déconne , après 45 de mariage et la connaissant depuis 60 ans , plus besoin de mots pour se comprendre , d'ailleurs ...
D'ailleurs les aides auditives sans débourser un pélot , c'est pas encore pour cette année , les audioprothésistes ne sont pas foutus de s'entendre sur des modéles et surtout sur un prix
Pour les soins dentaires , il te sera très difficile de négocier un RAC0 avec une fraise dans la bouche. Justement tu seras plus près de sucrer les fraises quand tu auras enfin droit à un dentier à faire un sourire blancheur des familles
Et pour les lunettes ce qu'on te proposera sera plus près de verres en bois que de vers correcteurs mais bien sur si t'as du fric tu pourras toujours t'en payer une chez l'autre qui te demande que 1€ , c'est fou ( enfin le 1€ c'est pour la 2eme paire ) j'te cause pas du prix de la 1ere
Bon et avec ça faut-il sauter de joie pour ce RAC0?
Sauter , c'est sur que l'on a sauté ,sursauté de rage , sursauté d'horreur quand on a découvert que ces zéro centimes ( 0€) de Reste A Charge nous coûtaient , ma femme 64 ans et moi 69 ans , une augmentation de 69 € par mois sur notre complémentaire mutuelle .Ouaiauis , passer de 187 € par mois à 256 € par mois , c'est ce que notre monarque appelle la gratuité des soins optiques, dentaires et auditifs
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Céline38La santé gratuite, celle du corps bien sur, mais aussi la santé psychique. Comment croire en l'égalité, lorsque les structures publiques sont surchargées et qu'il faut 6 mois pour avoir un rdv en Cmp ? Avec une telle pénurie de psychiatre ? Ça laisse le temps d'avoir envie de se suicider plusieurs fois...et la possibilité aux plus aisés seulement, de retrouver une certaine liberté de pensée ou de faire un bilan pour leur enfant...dont son orientation dépendra. Bien sur, même en libéral, on pallie au manque. J'adapte mes tarifs. J'ai reçu une jeune, au prix symbolique de 1€, mise à la porte par ses parents, en terminale. Elle comptait ses pièces de 10 centimes. J'ai reçu, toujours pour une somme symbolique, une demandeuse d'asile. Elle souffrait d'un syndrome de stress post traumatique grave. Dur de faire un dossier dans ses conditions là... Il s'agit là d'une mission de service public, qu'il n'a pas les moyens d'effectuer.
Plus de moyens pour le soin psychique dans le service public et pour la formation de l'ensemble des soignants aux problématiques psy, ça s'impose.
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Marie-Céline17De tout mon cœur d’enfant,
Ma gratitude immense,
Monsieur le Président,
Quand Tout résonne, je panse …..

Par le ciel que je contemple le jour, quand le Soleil darde ses rayons de lumière à travers le bleu azur. Quand le Vent nous caresse ou nous fouette, et que dans les nuages se dessinent mille et un paysages éphémères, beauté fugace. Quand l‘Eau nous rafraîchit par une douce ondée ou nous trempe jusqu’ aux os, par ses averses juvéniles.
Par le ciel que je contemple la nuit quand la Lune veille sur nos sommeils. Et quand les étoiles déploient le magnifique ordonnancement de leurs constellations immuables….
Par le ciel que traversent jour et nuit d’invisibles ondes permettant mille et une connexions de plus en plus puissantes, de plus en plus rapides à la grande toile mondiale, nouvel ordre mondial……

A travers ce ciel qui me rappelle l’immuable et le mouvement…
Ma gratitude immense, Monsieur le Président……

Car vous nous rappelez, sans cesse, que le ciel ne nous appartient pas. C’est bien pour cette raison que vous vendez le nôtre. Pour nous apprendre l’humilité.
Heureux les pauvres en Tout, ils seront riches … en Rien.

Ni à nous, ni à vous. Ni à personne d’ailleurs. Et pourtant …..C’est bien vous qui décidez d’attribuer des morceaux de notre ciel à des opérateurs, pour simplifier notre quotidien, pour améliorer nos connexions, pour déployer les nouveaux réseaux.
L’ANFR, nouvel enfer.
Et qui de se battre pour gagner de nouvelles parts de marchés, une plus grande couverture, plus de bandes passantes. Et des fréquences, toujours plus hautes. Dans le Ciel. Vous le voulez bien. Nous le valons bien.
Ou pas.
Alors, il faut se « déployer » comme des armées, sur tout le territoire. Construire des antennes, ou en installer d’autres. Sur les édifices publics, privés, les châteaux d’eau, les tours, les immeubles….Tout ce qui a de la hauteur pour ces nouvelles Cathédrales. Tous azimuts. Tout quadriller. Pas une chance d’y échapper. On construit, on installe, on remplace sans prévenir. Sans égard pour les riverains. Qui n’ont leur mot à dire. Sans égard pour les Maires. Qui n’ont leur mot à dire.
Surtout depuis 2018… La loi Abeille est morte. Vive la loi Elan !!!!

Alors qu’il est prouvé que les antennes de radio-téléphonie font chauffer les antennes des abeilles, présageant encore de sombre pronostic sur les insectes en voie de disparition, et qu’elles perturbent le comportement des abeilles mellifères dans la ruche, en induisant le signal de l’essaimage. …
Ainsi, donc au moment même où les abeilles commencent à faire partie de la funèbre liste des espèces en voie de disparition …… Vous abrogez en partie la Loi Abeille qui prévoyait un principe de précaution par le Maire en aménagement des dispositifs d’information et de concertation en lien avec les élus locaux pour l’implantation ou la modification des antennes relais : c’était quand même pas trop contraignant, seulement une question de délais….
Mais bon, il faut bien croire que l’Abeille a dû en effrayer plus d’un……

Alors par l’intermédiaire de la Loi ELAN (pas du nom de l’animal, mais portant Evolution du Logement et l’Aménagement Numérique) et son l’article 62, vous sacrifiez un dispositif protecteur au profit des opérateurs. Car il faut « Faire confiance aux professionnels », donc tout le contraire de ce que doit être l’action politique, au service des plus fragiles et dans la défense de l’intérêt général.
Pendant ce temps, la couche confiance, elle fuit.

Mon texte est trop long : la suite est rédigée. Je vous propose de le mettre à votre disposition. vous pouvez me contacter par mail ou par tel donné ci avant
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Mathieu13Je suis contre l'idéologie du Capitalisme ( le communisme également , créer un nouveau système, la France est un précurseur un phare pour l'humain de par son histoire , pourquoi pas sur ça ? ) , travailler à en mourir pour nourrir sa famille, voir ces entreprise avantagé et à profité autant de l'humain, seulement c'est un modèle économique trop ancré dans les mœurs et changer ça risque d'être un travail compliqué . Je prends mon travaille comme exemple , avec la pandémie on nous a demandé de fermer le restaurant , mais ils sont aller négocié pour rester ouvert au drive et avec les livreurs , ça me désole de voir que dans une situation aussi extrême , ma direction veut absolument faire du chiffre. Pour imager ça on peut apparenter le capitalisme à un serpent auquel le COVID-19 lui a coupé la tête , mon entreprise est le corps se débattant dans un dernier instant . J'aimerai changer cette façon de faire de l'argent, de gérer l'économie du Pays. Ne plus avoir d'entreprise prêt à mettre en danger son personnel , qu'il y ai un meilleur respect de l'humain. Que l'on arrête de considéré l'humain comme une marchandise que l'on exploite et jette quand il ne peut plus en tiré se dont il a besoin. Je suivrai la cause des hommes comme vous qui s'oppose à se mauvais traitement politique/économique. Quand on prend conscience de ce qu'est une vie , et que l'on voit que certains meurent au travail c'est tout ce qui tourne autour de cette vie qu'il faut voir , Mais les Patrons de grandes entreprise sont déconnecté et ne savent pas ce qu'est la vie , des gens avec qui ils ne prennent pas la peine de s'intéresser à eux , ces gens qui échange et prennent soin des un des autres quand il y a des coup durs. Une vie c'est quelque chose d'énorme et aucune ne vaut mieux que l’autre et on en perd la notion quand les nombres de personne grimpe, comme le disait Staline " une mort est une tragédie , Des milliers de morts n'est qu'une statistique" c'est plus ou moins se qu'il se passe avec les entreprises plus les employer sont nombreux plus on perd de vue l'humain . Merci d'être là pour nous .
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Frédéric27J'aurais dû voter Macron en 2017.en effet,il reprend partiellement et au moins à cet endroit :"il est des biens et des services qui doivent échapper au marché "le projet d'un avenir en commun.
Si nous prenons l'exemple de services publics qui échapperaient aux lois du marché,nous serions alors bien mieux aptes à lutter contre des épidémies qui - prions oui prions encore pour qu'elles ne se produisent pas- pourraient advenir.
Le chanoine Macron semble nous offrir une alternative à ces prières et à l'incantation.......Je souhaite pouvoir apporter mon soutien à sa future candidature à la présidence de la Répoublique.
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Jean16Interroger quelque chose signifie l’examiner avec attention pour en tirer une réponse aux questions que l’on se pose. On va donc chercher des modèles de pensée, par exemple, pour mieux remédier à ce qui nous inquiète, comme on questionnerait un philosophe ou un spécialiste. On part donc du principe que ce qu’on interroge est vraiment digne de confiance, que c’est probablement la meilleure source d’inspiration pour résoudre nos problèmes.
Ainsi, quand notre président envisage d’interroger « le modèle de développement », il affirme sans détour que les choix de développement opérés par « nos » démocraties sont évidemment les meilleurs pour répondre aux problèmes de notre monde. Il n’a point dit, ni voulu dire, « remettre en question le modèle de développement ». Il n’a pas dit qu’il fallait s’interroger sur ce modèle ou émettre des doutes quant aux bénéfices que nous en tirons. Notre président maîtrise parfaitement notre langue et ses conseillers encore plus… Il nous invite donc, une fois que le coronavirus sera dompté, à nous inspirer encore plus du modèle de développement qui nous a conduits où nous en sommes! C’est tout! Absolument rien de révolutionnaire dans ses propos! Rassurons-nous.

Évidemment, les choses ce compliquent quand on en arrive à « interroger les faiblesses de nos démocraties »! Il faut en être arrivé bien bas pour chercher secours et réponse à ses problèmes dans ce qui ne fonctionne pas! Veut-il nous prévenir par cette expression, bien choisie là encore, de ce qui nous attend après la « guerre »? On s'inspirera de ce qui est faible et ça ira encore moins bien pour nous…

En réalité, cette allocution est très claire : « comptez sur moi pour ne rien changer si ce n’est en pire »!

Il aurait évidemment pu dire qu’il allait nous interroger sur les faiblesses de nos démocraties ou sur les autres modèles de développement possibles, organiser un « grand débat », par exemple, sur ces sujets… Même pas! Tout le monde aurait pourtant été ravi de revivre une telle pantalonnade…

Au fait, interrogeons-nous aussi sur l’expression « nos démocraties ». Notre président veut-il dire qu’il existe d’autres conceptions de la démocratie que « la nôtre »? Dans ce cas, il serait peut-être intéressant de les « interroger » et de s’en inspirer…
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Nathalie47La santé c'est d'abord se préoccuper du vivant et favoriser son expression, exactement comme pour la nature et la biodiversité. La santé c'est connaître les principes de fonctionnement et de régulation du corps humain, en changeant radicalement de paradigme à savoir que le corps est intelligent !
Nous sommes des animaux, et les animaux possèdent encore cette intelligence que nous avons perdu : se reposer en cas de "surcharge" ou empoisonnement ou blessures ... ils se couchent et jeûnent. Et le jeûne c'est gratuit... (lire le livre de Thierry de Lestrade, ça ne prend que quelques heures).
Tout est affaire de catabolisme et anabolisme, système nerveux sympathique et parasympathique, système immunitaire et environnement, nourritures ... (dans le désordre) L'idée est de revoir complètement de quoi on "charge" nos corps (malbouffe et pubs, stress, ondes électromagnétiques, air et eau viciés, pesticides, perte d'espoir, et j'en passe) ; et de favoriser l'élimination des déchets automatiquement produits qui faute de temps et de repos s'accumulent dans le corps et génèrent des symptômes. Pas de maladies : que des symptômes qui à force d'être endigués par des produits chimiques (vive le lobby des industries pharmaceutiques - et agroalimentaires au passage) augmentent.
Le corps met en oeuvre tous les moyens qui lui permettent de vivre au mieux avec ce qu'on lui impose. Et plus on essaie de le faire taire, plus il tente néanmoins de favoriser la vie. Une santé gratuite c'est assez facile dans le principe : favoriser un environnement de vie sain, dont fait partie : une réduction de temps de travail, un sens à ce que l'on fait, l'espoir et le bonheur, plus de biodiversité, plus de micro nutriments dans les fruits et légumes par une agriculture paysanne (semences anciennes à extraire des lobby des semences), un renforcement de l'immunité par la loi de l'hormèse (exercices, respirations, chaud/froid) et moins de polluants de tout genre (eau, air, alimentation, relations interpersonnelles toxiques).
Garder la traumatologie pour les accidents, et partir en guerre contre les lobby des produits chimiques, pharmaceutique, agroalimentaire, phytosanitaire, ... en gros tous les grands industriels et banques qui régissent le monde entier. Et en premier, faire payer tous les groupes qui ne paient pas leur impôts ! Il ne s'agit pas de diminuer les dépenses, il s'agit de récupérer les recettes qui nous filent sous le nez. Vaste programme :-)
S'il vous plait, tentez l'expérience de vous détacher de vos à priori pour écouter vraiment une des conférences de Thierry Casasnovas et vous faire votre idée par vous même. Personnellement j'ai expérimenté sur moi depuis 5 ans et je trouve sa logique confondante de simplicité et de pertinence. La prévention avant le soi-disant curatif.
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Xavier93Bonjour François Ruffin et tou.te.s les co-autrices,
Le 13 septembre 2018, dans son discours de présentation de sa stratégie de lutte contre la pauvreté, E Macron déclarait : "
"Alors, forts de tous nos échecs, de toutes nos erreurs, et moi le premier, je veux que nous menions ce combat, je pense que nous pouvons, à hauteur d'une génération, éradiquer la grande pauvreté dans notre pays, je ne l’aurais pas dit il y a quelques mois, mais je pense que nous ne pouvons le faire que si nous avons cette ambition extrême, extrême, de tous et toutes."
Cette promesse, le président de la République l'a formulée après avoir rencontré et écouté des personnes marquées par la pauvreté et l'exclusion sociale. Il a entendu dans leurs mots l'humiliation, le courage quotidien.
Aujourd'hui confinées, les familles les plus défavorisées vivent encore plus d'isolement, les enfants placés ne peuvent plus être visités, il faut assurer les repas pris auparavant à la cantine, beaucoup de services qui aident à faire face au manque de ressources ont fermé.
Il est temps de vraiment co-construire un monde sans misère avec les personnes en situation de grande pauvreté, de travailler des propositions avec elles.
"Là oû des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés, S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré." Joseph Wresinski, Phrase gravée sur la dalle du Trocadéro
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Allis75Lois du marché, de quoi parle-t-on ? Existent-elles en dehors de l'intervention des êtres humains, de la même manière que les lois de la physique ? Qu'est-ce que la loi ? Première définition, il s'agit de l'ensemble des règles juridiques décidées par des êtres humains. Deuxième définition, la loi dictée à l'Homme par sa conscience, sa perception : les lois de l'harmonie, de la beauté (subjectives). Troisième définition, une formule générale décrivant des rapports permanents de différents phénomènes observables (loi de la physique). Dans les mots de Macron, il semblerait que cette "loi du marché" soit un phénomène naturel. Le marché tel qu'il existe dans notre monde n'est pas une loi naturelle, c'est une succession de décisions politiques, et donc humaines. Légiférer est nécessaire, par exemple sur la notion de propriété privée, si accumuler de la richesse est possible, c'est que la loi le rend possible, si mal payer des travailleurs pour maximiser les profits est possible, c'est que la loi le rend possible. Le marché en dehors de toute loi humaine n'existe pas. Il repose toujours sur une idée morale. Actuellement, le marché repose sur le choix (et non le naturel) du libre-échange. Mais le marché peut tout aussi bien reposer sur des priorités humaines, la santé d'abord, l'écosystème d'abord. Ce qui est possible ou non à l'intérieur des "lois du marché" est décidé, voté, par des êtres humains. En réalité, la politique doit orienter son contrôle pour définir d'autres lois, et le changement profond de nos sociétés dépendra des valeurs, des priorités, de la façon dont seront définies les nouvelles lois pour que le marché soit au service de l'écologie, de la santé, de l'intérêt général, et de toutes les valeurs qui seront décidées.

Actuellement, les lois du marché sont décidées par des individus ayant des intérêts privés. Il aurait été plus juste de formuler cette phrase ainsi : une autre morale doit être appliquée au marché, et sa priorité sera d'offrir biens et services essentiels aux personnes et afin d'y parvenir du mieux possible, rien ne sera décidé sans l'accord du peuple, car il est leur meilleur rempart pour légiférer contre les intérêts privés et pour l'intérêt général.
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Al Exy80Avec l'arrêt partiel de l'activité, au détriment des travailleurs industriels notamment, le gouvernement met nos vie en danger au nom de la production de travail et de gain de productivité. Les gens comprennent ça pour un virus mortel passager et le fait qu’il faut arrêter la production de travail pour ne pas se mettre en danger, mais pas pour stopper une extinction de masse que collectivement nous sommes en capacité de stopper puisqu’elle est de notre propre fait humain. Déjà est venu l'heure d'opérer tous ensemble, français, européens, citoyens du monde un changement radical de nos sociétés.
Plus encore, la transition écologique ne se suffira pas. En matière d'énergie, nous allons épuiser le stock de pétrole, uranium puis épuiser des stocks de matières premières permettant la production d'infrastructures afin de produire une énergie dite renouvelable. (minerais pour photovoltaïque, acier, etc.) jusqu'à tant qu'il n'y ait plus de ressources pour pouvoir produire de l'énergie aussi verte soit-elle. Ainsi tôt ou tard, on appauvrit la terre pour produire.. de l'argent/de l'or qui lui est certes un minerais précieux mais qui n'a pas un rôle énergétique ou alimentaire !
Il faut un changement systémique. Donc un arrêt immédiate de la production pour repenser nos besoins réels, à échelle micro-locale (foyer, quartier, pas besoin de voir au-delà de son quartier en terme de besoin limite). Ca passe donc par relocaliser toute ses activités chez soi ou au plus près, par la fin de la division du travail pour que chacun est un accès et une connaissance aux ressources. Durkheim parlait de solidarité mécanique. Contribuer selon ses moyens (matériels, intellectuels locaux) et vivre selon ses besoins. Ca veut donc dire ralentir son train de vie, : se déplacer selon ses besoins et non selon ses moyens, produire selon ses besoins et selon ses moyens, la mise en commun des moyens de production et redistribution selon ses besoins.
Cela passe par un arrêt immédiat de la financiarisation de l'économie qui n'a plus lieu d'être puisque l'économie réelle se fait à l'échelle micro-locale, un arrêt des facteurs / responsables des GES : industrie pétrolière, industrie transport aérien-maritime et textile notamment. Les seuls choses indispensable à l'homme devraient être l'alimentation, le logement, la culture, la science et évidemment la vie démocratique.
Il faut donc préparer ensemble une rupture systémique. Plus encore, il est temps d'agir et d'écouter les sciences humaines, sociales, naturelles, politiques, artistiques. Toutes apportent des réponses, nous n'avons que l'embarras du choix. Mais nous devons décider rapidement et agir encore plus rapidement. Limiter ses besoins, relocaliser des productions et des consommations à l'échelle micro-locale, de façon à pérenniser la vie naturelle et humaine. Si on diminue les flux humains, marchands et financiers, alors on se donne une chance de continuer la vie. La vie de chacun sera fera au prix d'un changement collectif. Nous sommes le monde, agissons au local, pensons au global.
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Allis75Lois du marché, de quoi parle-t-on ? Existent-elles en dehors de l'intervention des êtres humains, de la même manière que les lois de la physique ? Qu'est-ce que la loi ? Première définition, il s'agit de l'ensemble des règles juridiques décidées par des êtres humains. Deuxième définition, la loi dictée à l'Homme par sa conscience, sa perception : les lois de l'harmonie, de la beauté (subjectives). Troisième définition, une formule générale décrivant des rapports permanents de différents phénomènes observables (loi de la physique). Dans les mots de Macron, il semblerait que cette "loi du marché" soit un phénomène naturel. Le marché tel qu'il existe dans notre monde n'est pas une loi naturelle, c'est une succession de décisions politiques, et donc humaines. Légiférer est nécessaire, par exemple sur la notion de propriété privée, si accumuler de la richesse est possible, c'est que la loi le rend possible, si mal payer des travailleurs pour maximiser les profits est possible, c'est que la loi le rend possible. Le marché en dehors de toute loi humaine n'existe pas. Il repose toujours sur une idée morale. Actuellement, le marché repose sur le choix (et non le naturel) du libre-échange. Mais le marché peut tout aussi bien reposer sur des priorités humaines, la santé d'abord, l'écosystème d'abord. Ce qui est possible ou non à l'intérieur des "lois du marché" est décidé, voté, par des êtres humains. En réalité, la politique doit orienter son contrôle pour définir d'autres lois, et le changement profond de nos sociétés dépendra des valeurs, des priorités, de la façon dont seront définies les nouvelles lois pour que le marché soit au service de l'écologie, de la santé, de l'intérêt général, et de toutes les valeurs qui seront décidées.

Actuellement, les lois du marché sont décidées par des individus ayant des intérêts privés. Il aurait été plus juste de formuler cette phrase ainsi : une autre morale doit être appliquée au marché, et sa priorité sera d'offrir biens et services essentiels aux personnes et afin d'y parvenir du mieux possible, rien ne sera décidé sans l'accord du peuple, car il est leur meilleur rempart pour légiférer contre les intérêts privés et pour l'intérêt général.
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Elisabeth75Une santé gratuite,ça ne veut rien dire!ce sont les soins qui le sont ou pas,et en l'occurence la sécurité sociale ne remboursant pas la totalité des frais engendrés par les soins liés à notre santé donc,les travailleurs cotisent à une mutuelle qui elle n'est absolument pas gratuite!
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daniel72interroger,faiblesse et démocratie versus vérité, force et démocrature ... 1500 signes pour aborder un sujet né à l'aube de l'humanité ... il y a les mots , il y a leurs sens et puis il y a notre humanité, notre brutalité , notre amour autant que notre haine l'indifférence et la compassion . quel rapport avec la démocratie me direz vous ? ... il y a autant de définition de la démocratie qu'il y a d'êtres humains autant de démocraties que de situations individuelle et collective permettant de faire varier la perception de celle ci..
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Remy73Je n’écris pas bien. Je me permet juste de donner des pistes de réflexions. Vous le savez sûrement déjà mais un bon endroit où commencer afin de comprendre la destruction de nos services publiques, dont notre système de santé, serait de regarder les RGPP de l’OCDE. Ces révisions générales des politiques publiques avaient pour but d’offrir aux marchés les derniers oasis où le désert néolibérale n’avait pas encore semé sa misère. Je pense que c’est un point de départ qui permet de comprendre le démantèlement de nos services publiques et la philosophie derrière les dernières années d’en politiques en France. Les textes sur l’éducation sont assez ahurissants.
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Isabelle37De nombreux projets sont abandonnés dans la santé en lien à la trop grande mobilité des directeurs. En effet un directeur n à aucune obligation dans la FPH de valider ou de continuer un projet décidé par le directeur précédent. Tout est remis en cause. Ayant travaillé sur la gestion des lits, je me suis aperçue que les indicateurs n étaient pas utilisables, car les définitions des extractions informatiques avaient été modifiées par différents acteurs au grès de chacun. De plus les services informatiques n avaient pas conservés les définitions utilisées et devaient reprendre chaque extraction pour établir ce qu ils avaient préalablement fait. . J ai également mis en évidence que le schéma directeur qui est la base de la comptabilité analytique de la t2a, pouvait être modifié au grès de différents acteurs en fonction de leurs envies, par exemple un médecin avait modifié le regroupement d une UF,, donc de son service en regroupant les sous unités de plusieurs UF précédentes uniquement pour avoir un seul écran à visualiser. Ce type de pratique ne permet pas à terme de pouvoir faire des analyses comparatives sur plusieurs années car les UF ne correspondent pas. J ai également mis en évidence que la direction médicale ne comptabilisait pas les médecins de la même façon que la Drh, car certains médecins participaient à l enseignement en facultés. Cela rend illisible la réalité du présentiel réel des médecins PH dans les services de soins. Au niveau de l ambulatoire j ai eu des confidences de secrétaires médicales qui m affirmaient que les médecins pouvaient mentir sur les questionnaires d hospitalisation des personnes afin d être certains que ces personnes soient hospitalisées et non passées en ambulatoire. J ai constaté en effet que le fait d avoir un conjoint à son domicile orientait vers une solution ambulatoire sans évaluer la capacité du conjoint à faire les soins éventuels ( ex:opérations de la cataracte). J aurais beaucoup d autres choses à signaler sur les choix et les manques ainsi que sur certaines techniques manageriales. En 2015 j ai fait un burn out, et fin 2015 on m à ordonné de partir car je travaillais trop bien, que je m occupais trop bien de mes agents mais que cela créait des dysfonctionnements. Restant à votre disposition.
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Jean47Pour le modèle de développement il faut favoriser les circuits courts pour l'agriculture car je pense que la France peut s auto sufir. Il faut favoriser le développement local de noz usine. Durcir la loi sur la délocalisation par rapport à la compétitivité. Remettre les cours de civisme et l'uniforme dans les écoles et collèges pour retrouver le respect envers les aînés... il y a tant de choses à faire monsieur Ruffin mais quand je vous écoute je me dis que c'est peut-être possible. Merci
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Martine60Certaines recherches, et nous citerons par exemple celle relative aux coro à virus, ont été abandonnées vers 2007, faute de crédits. La Recherche fondamentale doit demeurer publique, ne pas être à ondée par les fonds privés afin de garantir l'impartialité nécessaire. Les chercheurs, qu'ils soient de plus enseignants ou praticiens hospitaliers, ainsi que les post_docs doivent bénéficier de la garantie du temps, des moyens nécessaires à leur mission ( tâches administratives, manque de matériels, missions =déplacements peu remboursés du fait de la législation.. etc) bref à développer.. Merci
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Regio57Ils n'ont pas encore totalement perdu mais nous allons gagner..
Chaque jours est un pas vers le monde meilleur..le monde que nous,l'Humanite.revons,dessinons et aurons
Chaque jour de nouveaux Humains trouvent l'éveil,et une fois les yeux ouverts plus jamais ils ne le refermeront.
Soyons unis et heureux
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Michel92Wikipedia : 609 648 décès en France (Outre mer inclus) en 2018. Ca faisait 1670 morts chaque jour. Cancer : 27,6%. Cardio-vasculaire : 25,1%. Respiratoire : 6,6%. Mort violente (accident, assassinat, suicide...) : 6,5%. Avec le coronavirus découvert en 2003 par Bruno Canard chercheur au CNRS - malgré la fonte de ses crédits, non attribuable au réchauffement climatique mais aux ministres du budget successifs y inclus Macron et l'UE -, on en est à 128 morts depuis 14 jours : 128/(1670x14), soit 0,55% du nombre total de morts sur la période. Avec Macron on est rassurés on fait la guerre, mais le ridicule n'a pas tué beaucoup de monde parmi les employés de la banque Rothschild.
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Denis92Lorsqu'on s'arrête quelque peu sur ce discours, on ne peut être qu'effaré que ces phrases sortent de la bouche d'un président tel que Macron qui a contribué et contribue chaque jour à mettre en place un modèle de société basé sur le règne d'un capitalisme fou nous menant droit dans le mur et soi-disant "dénoncé" par lui même dans cette allocution..! Cette énième manipulation me fait tout bonnement repenser que durant sa campagne présidentielle qui précéda son élection, on pouvait l'entendre décréter, qu'un jour il était de gauche, puis 3 jours après affirmer qu'il était de droite..et ça, comment l'oublier..!! Ce gars est tout simplement un caméléon d'une politique spectacle prêt à tout pour atteindre le pouvoir et surtout le conserver à tout prix. Et pour ma part c'est un vrai danger sur ce qu'il reste encore de notre démocratie dans notre pays. Car bien sur, un pouvoir qui masque les réalités de qui il est vraiment par le mensonge permanent est un obstacle aux véritables changements que réclame en profondeur notre société actuelle. Pour tenter de se maintenir en place, il finit en quelque sorte par faire semblant d'incarner les idées à l'opposé de ses actes.. J'ai parfois le sentiment que depuis un trop grand nombre d'années maintenant, nous avons malheureusement en France les hommes politiques qu'on mérite.. Je garde malgré tout l'espoir de grands changements à venir pour notre bien à tous et peut être, pourquoi pas, la crise sanitaire que nous sommes en train de traverser permettra au plus grand nombre d'entre nous d'ouvrir grand les yeux sur cette imposture manifeste d'un président élu par une minorité de français.
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Alexandre78La science, honnête, indiscutable, nous a déjà dit que la démocratie n'était pas le meilleur des systèmes. Une question simple mais qui parle à tous est la suivante : "atteint d'un cancer, demandez-vous l'avis de votre quartier ? de votre ville ? de votre pays ? Ou juste d'un spécialiste, un médecin ?
Le ministre de la santé devrait être élu parmi les médecins (eux-seuls votant) ;
le ministre de l'éducation nationale devrait être choisi parmi les enseignants (eux-seuls votant) ;
Les exemples ne manquent pas.
Il n'y a nul beseoin de président de la république pour les coordonner : ils peuvent discuter le budget entre eux, quitte à ne pas quitter la salle tant qu'ils n'ont pas trouvé d'accord.
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Sam94Le projet, l'idéologie capitaliste considère que tout est marchandise. Là, celui qui jusqu'ici organisait l'ouverture à la concurrence, pour les transports, les hôpitaux... se propose de fixer des limites aux marchés. Comment croire que le loup se fait agneau ? Face à la crise sanitaire, le marché, les marché et sa main invisible nous font un doigt d'honneur. Les marchés ne sont bons qu'à spéculer. '' c'est le moment de faire des affaires en bourse ! ''
Nous sommes devant '' la fable des abeilles'' en pleine lumière.
Ne pouvant invoquer les recettes de l'orthodoxie libérale face à la ''crise'', il en appelle à ce qui est robuste : les acquis et construits du mouvement ouvrier. Cette manœuvre n'est pas crédible. Elle n'est entreprise que pour faire parti des décideurs au moment de la reconstruction. Or les fossoyeurs, les destructeurs ceux contre qui le mouvement ouvrier lutte sans cesse sont ceux qui ont conduit à cet effondrement. Ils ne peuvent plus faire partie de la solution. Ils doivent écartés combien même ils ont adopté nos idées, nos discours, nos solutions. Ce n'est pas une conversion, c'est une diversion, une usurpation.
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Sabine54Jusqu'il y a qq semaines tous les hôpitaux de France étaint en grève à genoux aux bords de l'agonie.. on nous promettait des suppressions de postes les soignants étaient gazés à genoux par les crs... le gouvernement n'en pouvait plus de cette masse salariale... il fallait à tout prix l'alléger comme on fait un bon régime de printemps pour rentrer dans son maillot de bain... Aujourd'hui cette même masse salariale devient un précieux...mais bon pas trop tout de même on débloque de l'argent pour les entreprises les banques tandis que l'hôpital est déjà en manque de tout le matériel nécessaire et que nous ne sommes qu'au début de l'épidémie.. Le bien précieux va donner tout ce qu'il lui reste.. mais ça ne sera pas suffisant beaucoup de soignants vont y rester parce que nous n'avons pas le matériel nécessaire parce que nous ne sommes plus si jeune parce qu'avant que cela commence nous étions déjà à genoux... nous étions un diamant rare nous avons été fragmenté en oxyde de zirconium pour réduire le budget de l'état.. lorsque nous aurons nous aussi 11 pages de nécrologie il sera top tard..il est déjà trop tard...mais que notre président se rassure il rentrera dans son maillot cet été...il sera même un peu grand..
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Benjamin75Bernard Lietaer dans un article sur l'intérêt des monnaies locales utilise les interdépendances de la nature pour expliquer quels sont les systèmes qui sont sains et ceux qui ne le sont pas. Il prend l'exemple du Panda qui est devenu une espèce menacée à la fois à cause de son braconnage mais surtout car celui-ci est dépendant d'une seule source de nourriture : un type particulier de bambou. Sur celle-ci le panda est très efficace pour trouver et collecter ce type de plante. Le problème, si celle-ci vient à manquer (déforestation, etc.) il devient très vulnérable et est une des causes de la déperdition de l'espèce.
Cette métaphore pour dire que nous avons fait la même ânerie que le panda. On a filé les clefs de nos moyens de survie à quelques zones dans le monde sous un pretexte d'efficacité : la silicon valley pour le digital, la chine pour la plus part de nos biens de consommation (dont bien évidemment il faudrait interroger si tout est bien necessaire). Au lieu d'avoir un système diversifié, on est dans une logique de monoculture qui nous rend extrêmement dépendant de ces firmes. Force est de constater que quand la machine s'enraye, notre capacité de résilience est quasi nulle !
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Colette69Ma réflexion ici n’apportera pas grand chose de nouveau, il faut généraliser à tous les territoires de france et outre-mer le système d’Alsace Lorraine. La Sécu prend tout le monde en charge à 100% plus de mutuelle pour personne. La base sera la solidarité! Ce qui impliquera la refonte du système de remboursement (t2a etc). Ensuite aller plus loin pour un revenu à vie, la semaine de mois de 28h et débaucher à 52ans. Ce n’est pas innovant, ni utopique mais c’est après de grandes crises que les bonnes réformes se prennent et très vite avant que les voraces aient le temps de reprendre la main.
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Marc75"Il faudrait tout de même saluer l'effort du cron : il a réussi à prononcer le mot "solidarité" trois fois en une dizaine de minutes. Alors maintenant on se calme, les gauchos de base. Merci."
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Fabien76Adam Smith dans la Richesse des nations (the wealth of nations), qui est au fondement de la tléorie classique et du libéarlisme économique, traite de la notion de main invisible du marché :
"En préférant le succès de l'industrie nationale à celui de l'industrie étrangère, il (un individu) ne pense qu'à se donner personnellement une plus grande sûreté ; et en dirigeant cette industrie de manière à ce que (sic) son produit ait le plus de valeur possible, il ne pense qu'à son propre gain ; en cela, comme dans beaucoup d'autres cas, il est conduit par une main invisible à remplir une fin qui n'entre nullement dans ses intentions ; et ce n'est pas toujours ce qu'il y a de plus mal pour la société, que cette fin n'entre pour rien dans ses intentions. Tout en ne cherchant que son intérêt personnel, il travaille souvent d'une manière bien plus efficace pour l'intérêt de la société, que s'il avait réellement pour but d'y travailler. Je n'ai jamais vu que ceux qui aspiraient, dans leurs entreprises de commerce, à travailler pour le bien général, aient fait beaucoup de bonnes choses. Il est vrai que cette belle passion n'est pas très commune parmi les marchands, et qu'il ne faudrait pas de longs discours pour les en guérir."
Avec le concept de main invisible du marché, l'auteur nous explique que d'après lui les lois du marchés sont telles que la somme des comportements, qui pris individuellement ne concourrent à rien d'autre qu'au bien individuel, participent de la manière la plus efficace à l'intérêt de la société.
C'est là un concept clé, qui est le moteur de l'idéologie libérale qu'incarnent particulièrement M. Macron et son monde. Dans son discours de lundi, le président de la République réfute au moins partiellement ce principe libéral : "il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché". Comment est-il concevable que la main invisible du marché échoue par rapport à certains biens et services? Démontrer un contre-exemple, n'est-ce pas motif à remettre à plat la doctrine même de la main invisible du marché. Ne faudrait-il pas plutôt mettre à jour cette notion ainsi : "la somme des comportements, qui pris individuellement ne concourrent à rien d'autre qu'au bien individuel, a des répercursions sur l'ensemble de la société. En termes économique, on pourrait dire que les résultats macro-économiques proviennent de la somme de situations microéconomiques, et ce peut-être dans une situation collectivement souhaitable aussi bien que dans une situation collectivement catastrophique."
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Antoine75Oui Emmanuel...Interrogeons notre modèle de développement. Un interrogatoire avant mise en examen, voire jugement. Respectons les règles dans ce type de procédure et contactons un avocat, il choisira les meilleurs sur la place médiatique. Cet interrogatoire sera retranscris par écrit et rendu public, bien évidemment; il sera musclé. Les questions fuseront, précises, martelantes, intimidantes dans un premier temps pour tester la défense de l'animal. Puis, ce sera au tour du "good cop" de mettre des gants, un masque éventuellement. "Saviez- vous que votre idéologie avait pour conséquence l'exploitation de femmes et d'hommes partout dans le monde ?", "Que le productivisme impliquait le travail d'enfants dans les mines de Coltan ?", "Vous saviez que globaliser les échanges, globaliserait les catastrophes !". L'accusé répondra mécaniquement, tel Eichmann à Jérusalem. Au bout de quelques heures, Adolf bafouillera sous le poids des questions. Ses avocats interviendront, Emmanuel, tu en faisais partie il y a peu. Les réponses se feront moins évidentes, culpabilité manifeste. Notre patience a des limites. Allez, emmenez moi tout ça ! J'ai peine à vous voir. Au trou. Perpet'.
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Philippe26Sans connaitre l'auteur de ce discours, j'aurais parié qu'il était de M.Mélanchon, ou de vous-même M.Ruffin. C'est ahurissant. Et c'est tout le talent de M.Macron (il faut bien qu'il en ait un) : comprendre précisément ce que vous souhaitez entendre et vous le servir, pour au final servir ses propres intérêts. Un maitre manipulateur. Car évidement sa politique est à l'antithèse de ce discours, nous le savons bien.
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Alain Jean Luc56Texte d'une affichette locale réalisée par l'Atelier Clandestin de la Noblesse Prolétarienne, pour LFI-DESPHI, et reprise sur les réseaux GA LFI : "CI-GIT LE DOGME LIBERAL QUI FIT PLUS DE MAL QUE DE BIEN- LE BIEN QU'IL FIT, IL LE FIT MAL, LE MAL QU'IL FIT, IL LE FIT BIEN" - (paraphrase de l'épitaphe de Richelieu- Isaac de Benserade).
J'ai également un document réalisé localement aussi, sur la pédagogie du ruissellement.
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Anne7Nous devons reprendre le contrôle, donc. Mais il pense à qui au juste en disant "Nous" ? Nous les citoyens, chacun d'entre nous ou "nous, moi et mes potes ultrariches en France". Parce que si reprendre le contrôle signifie uniquement relocaliser pour ne plus dépendre de la Chine (je simplifie...), c'est pas suffisant, et ne garantit en rien des avancées sociales et du changement de direction annoncé...
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Gianny85Le développement...
Première chose je cherche dans le dico développement : nm action de développer
Développer : déployer déplier étendre
Mais il veut développer quoi?
La vie économique du pays?
Son portefeuille?
Son esprit?
Le bonheur des gens?
Jusqu’à maintenant, à mon avis le seul développement qui comptait pour eux (les capitalistes au pouvoir) c’est celui de leur portefeuille en mettant main mise sur la vie économique du pays. On a la preuve aujourd’hui que cela ne fonctionne pas!!!
Ils jouent à leur petit casino boursier et lorsqu’ils perdent ce sont les travailleurs à leurs services qui trinquent!!! Ça ne peut pas continuer comme ça.
Je pense en premier lieu il faut développer le bonheur des gens. Leur permettre de se nourrir sainement, de se loger dignement, éduquer leurs enfants, se vêtir, PRENDRE DU BON TEMPS etc...
Mes solutions?
A mon avis la solution se trouve dans l’exode urbain....
Développons nos territoire remettant en place un modèle agricole créateur d’emploi et tourne sur une production saine et locale. Nos villages se développerons en recréant des épiceries des bars des services....
Voilà ma petite contribution un peu naïve sûrement mais pleine de bon sens
Merci de m’avoir permis de m exprimer...
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Antoine75Notre modèle de développement, c'est le libre échange. Celui- ci repose sur une concurrence de situations économiques différentes afin de sortir du chapeau un moindre coût. Certes, mathématiquement, la globalisation permet une multitude d'offre et des prix accessibles mais elle engendre aussi une globalisation exponentielle des catastrophes. Environnementale tout d'abord, produire à des milliers de kilomètres et acheminer engendre un coût climatique exorbitant. Social ensuite; certes, les délocalisations apportent des revenus aux travailleurs des pays producteurs mais ce développement perfusé par l'occident est un leurre trop inégalitaire. Enfin, c'est une globalisation des catastrophes sanitaires qui est développée par le capitalisme. Là où les épidémies étaient localisées et confinées; la globalisation des échanges de marchandises les démultiplient, avec le tourisme comme agent actif plaisant. Relocaliser les productions est nécessaire. Non pas, comme nationalisme mal-veillant, mais comme une mise en ordre immanente d'un développement qui doit être territorialisé. Ainsi, une douane écologique et sociale ne doit plus être perçue comme une barrière mais comme une serre nécessaire pour un développement pérenne et sain.
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Gilles1Le président ne le dit pas, il ne peux le dire, car cela fait partie de son adn: la mondialisation est une folie. Mais il peux encore s exprimer dans une sorte de mea-culpa : la mondialisation "était" une folie. L économie planétaire doit revoir ces codes, pas au détriment des hommes mais au partage équitable.
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Jean-François21Il n'y a plus d'agriculteurs. Les fermes ont trop grossi, phénomène encouragé par la PAC qui donne les primes à la surface. Beaucoup d'agriculteurs sont débordés, déprimés, certains craquants.
Les primes pour la conversion bio aident des exploitations qui surnageaient péniblement en conventionnel. Passées en bio, certaines ne produisent pas grand chose par manque de technicité et souvent de MAIN D'OEUVRE, car en bio il faut plus de temps, plus d'attention aux conditions de l'environnement. L'enjeu est important pour retrouver et une production de proximité bien répartie sur notre territoire.
La PAC doit se réorienter vers l'aide aux produits et non aux surfaces, vers l'encouragement à l'emploi agricole.
Et puis dernière chose, quand je vois l'environnement de certaines fermes, le capharnaüm qui les entoure, je me dis que si les agriculteurs ne veulent plus souffrir de critiques, ils devraient réfléchir à l'image que donnent ces dépotoirs. (Ils ne sont pas les seuls à polluer, notons-le bien.)
Les contrôles PAC qui permettent de vérifier tout un tas de critères pourraient bien se pencher sur cet aspect afin d'inciter à un peu de raison.
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Jean-marie62Comment pouvons accepter de mettre les petits commerçants sur le carreau, eux qui se font leur propre salaire, eux qui emploient le plus de salariés, eux qui font du commerce de proximité, eux qui paient 30 pour-cent d'impôt ...encore une fois le gouvernement privilégie les grandes surfaces c.a.d. des multinationales, Amazon...qui ne se gênent pas pour exporter les revenus vers les paradis fiscaux. Pour ma part, je fais toutes mes courses chez les petits (qui me vendent de la qualite, et ont toujours un petit mot gentil,...).je supplie la population de soutenir l'économie réelle et de couper l'herbe sous le pied de toutes ces multinationales en les boycottant. Merci mr ruffin, vous êtes mon robin des bois.
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Jean32Je pense qu'il faut revoir la gestion des EPAD. Il est évident que la finance a pris le dessus sur l'humain. Je vois beaucoup de nos aînés isolés et délaissés. Nombre d'entre eux sont souvent malentendants ou ont besoin de correction visuels. Mais ces services de santé sont inexistants dans les EPAD.
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Alain44Face à la marchandisation de tout, il faut un véritable électro choc. Je propose que les services suivants soient réintégrés dans les prérogatives de l'état : l'eau, le gaz, l'électricité. avec un même coût quelque soit le lieu d'habitation. Tout le système de santé doit être revu avec une obligation : un service optimal pour toute la population sans condition de niveau social ou de revenu. Pour cela, je propose que cliniques et hôpitaux puissent être fusionnés (il faut supprimer le privé dans la santé : on ne peut pas gagner de l'argent et faire des profits sur le dos des patients). Idem pour l'accompagnement des anciens : il faudra revoir totalement l'ensemble pour que nos anciens finissent leurs jours de façon décente et financièrement supportable et cela doit passer par la suppression des établissements qui n'existent que pour gagner un maximum d'argent.
Par ailleurs, une pandémie comme celle-ci n'a pas été du tout anticipée au niveau des moyens de protection ( toujours le fameux rapport : coûts sur pourcentage de survenue d'un tel événement). Aujourd'hui, il est évident que tous les moyens de précaution et de protection auraient dû être intégrés en amont, avec un système périodique de remise à niveau (puisque les masques et les matériels se périment avec le temps). Cela s''appelle un plan de continuité des activités dans les entreprises. Il convient donc de créer un organisme chargé uniquement de la gestion permanente de ces moyens, géré et contrôlé par l'état. Il faut relocaliser bien évidemment les systèmes de production de ces moyens de protection en France (ou dans des pays très proches de nos frontières). Nous devons retrouver notre indépendance sur ce sujet.
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Fabien76Qu'est-ce que la crise du coronavirus nCov-19 ? Car après tout ce virus est une forme plutôt bénigne, bien que contagieuse. Alors qu’est-ce qui fait qu’il y a crise ? La crise provient simplement du fait d’un système hospitalier que l’on a dimensionné aux besoins moyens annuels, au gré de 40 années de réformes d’austérité. Le virus déplace notre moyenne annuelle en besoins de santé, mais notre système ayant été adapté au minimum par rapport aux situations des années précédentes (donc des années où il n’y a pas eu une telle épidémie semble-t-il), le système de santé ne peut pas répondre. De là, en particulier les services de réanimation sont saturés. Saturés par les personnes atteintes du Covid-19, qui sont en grande majorité des personnes fragiles de base. Cependant toute cette population en réanimation, laisse autant de place en moins aux patients « de la moyenne des besoins de santé », il y a alors un emballement. La crise du coronavirus est donc là. Elle ne concerne pas que le Covid-19, mais est la conjonction entre un système de santé réduit à néant, et les répercussions par effet boule de neige que cela entraîne par le biais d’une épidémie d’un virus nocif pour une légère part de la population, sur l’offre et les besoins de santé de l’ensemble de la population. In fine, il en résulte que des personnes pour qui à priori le virus est censé être plutôt bénin, par la saturation du système de santé se retrouvent être des victimes potentielles du Covid-19.
Il me semble que cette crise peut-être un symbole du capitalisme et du libéralisme que l’on connaît avec l’accélération de ces dernières années. En effet, le mandat de Macron à la présidence de la République française consiste en des « réformes » libérales importantes, à passer au pas de charge, au plus vite, au bénéfice du capitalisme. Regardons par exemple les lois travail qui notamment facilitent les licenciements. N’est-ce pas un virus qui a été vendu comme bénin ? N’est-ce pas un virus qui est censé ne s’attaquer qu’à une population fragile très minoritaire ? Bien, admettons, mais une fois que l’on laisse ce virus se propager, une fois les populations fragiles atteintes, on se retrouve avec un nombre de chômeurs plus importants. Une autre réforme a consisté en un durcissement des conditions d’accès aux allocations chômage. N’avons-nous pas là un parallèle avec l’austérité qui touche le système de santé public ? Je me souviens alors de ce chômeur qui interpella le président de la République sur le manque d’offres d’emplois et que ce dernier lui répondait méprisant qu’il suffit de traverser la route. Que doit-on comprendre d’autre que, d’après monsieur Macron, on est chômeur uniquement par sa seule volonté ? Que comprendre d’autre que, d’après monsieur Macron, si on est chômeur, on le mérite, et alors quelle en devient la logique des allocations chômage ? Le discours de monsieur Macron de ce lundi 16 mars contient aussi une saillie méprisante avec un ton alternant entre paternalisme et mépris : « Mais alors même que les personnels soignants, les services de réanimation alertaient sur la gravité de la situation, nous avons vu des gens se rassembler dans des parcs, des bars, qui n’ont pas respecté la consigne de fermeture, comme si la vie n’avait pas changé ». L’épidémie de coronavirus se répand à cause de votre inconscience. Et ce alors qu’une semaine auparavant il sortait au théâtre avec Brigitte Macron pour inciter les français à sortir malgré le coronavirus. Et ce malgré le maintien des élections municipales dans toute la France. Il me semble qu’il est trop facile pour les responsables de se cacher derrière les avis des scientifiques ou de dénoncer les comportements individuels.
M. Macron a été élu en mobilisant un appareil médiatique important en sa faveur, en grignotant, en manipulant les consciences des masses en sa faveur. Il devrait être capable de faire prendre conscience en temps et en heure de la situation et des consignes à appliquer. Il s’est battu pour obtenir un poste avec d’importantes responsabilités, s’est à lui en premier de les assumer, et parmi ces responsabilités il y a la santé des français, il y a d’éviter autant que possible la survenue d’une crise de quelque ordre soit-elle. Je ne suis pas soignant, mais voir M. Macron évoquer les soignants « qui se battent pour sauver des vies, avec dévouement ». Des soignants qui depuis des mois et des mois réclament des moyens et des effectifs pour mener à bien leur mission de service public de santé.
Je suis frappé aussi de voir à quel point la crise sanitaire fait penser à la crise environnementale qui vient. En effet, la question du réchauffement climatique est d’abord montée de quelques experts, que personne n’a pris au sérieux, puis l’ensemble de la communauté scientifique ou presque a pu constater la réalité de cette question. Pendant ce temps, et encore aujourd’hui, que fait la classe dirigeante ? Elle parle, pour dire à quel point c’est un problème, mais s’assure de surtout continuer pour que rien ne change et lance des réformes à coup d’ordonnance pour renforcer le modèle capitaliste pourtant responsable de ce désordre. Tout comme dans le cas du coronavirus Macron va au théâtre pour inciter à ce que rien ne change, à ce que les français continuent leur vie comme consommateur, comme moteur d’une société capitaliste.
Les analogies sont multiples entre la crise du coronavirus (qui est aggravée par la mondialisation et par l’austérité propre au libéralisme en faveur d’une société capitaliste) et la crise environnementale, la crise sociale en France, etc. Les temps de ces diverses crises ne sont pas les mêmes, espérons donc que les jolis constats sur notre modèle de développement énoncés par M. Macron ce lundi saurons se traduire pour une fois, avant que les catastrophes ne se réalisent.
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Jérémy37Quelques lignes pour rappeler ce que sont « les lois du marché ». Plutôt que de nous perdre dans des détails techniques micro-économiques, il est nécessaire comprendre d’où provient cette obsession de la concurrence en faisant un détour en 1776 avec Adam Smith, économiste écossais.

Dans « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations », A.Smith nous présente une théorie de la « main invisible », idée selon laquelle, les individus, cherchant à satisfaire leurs intérêts personnels et égoïstes, concourraient sans le vouloir, comme guidés par une main invisible, à l’intérêt général. Par exemple, le vendeur, poussé par la volonté de s’enrichir, augmenterait sa productivité pour produire plus et/ou pour moins cher, ce qui permettrait de proposer un prix plus bas, profitant également aux acheteurs. On retrouve la logique win-win chère à nos dirigeants-startupers.

Dès lors, le marché, vu comme lieu de rencontre entre l'offre et la demande, devrait alors être concurrentiel et serait optimal pour allouer les ressources via l’envoi d’un signal, celui du prix. Tout ce qui viendrait entraver et perturber la concurrence serait alors à éviter, l’intervention de l’Etat dans l’économie serait à bannir. Frédéric Bastiat ironisera en écrivant que les marchands de bougies, concurrencés par la lumière naturelle du jour, devraient demander à l’Etat d’intervenir pour faire fermer les volets et lutter contre la concurrence déloyale exercée par le soleil. (source : F. Bastiat, Sophismes économiques, 1848). S’écrit alors toute une littérature économiste conspuant l’Etat et son rôle de régulateur de l’économie.

De la fin du XIXe jusqu’aujourd’hui, la théorie néoclassique (pensée ultra dominante dans l’enseignement de l’économie), ne cessera de prendre ce postulat de concurrence nécessaire, en tentant de le justifier, de le modéliser en lui collant des calculs de primitives, des dérivés, des intégrales, bref… Elle ne cessera d’essayer de le rendre légitime en le rendant scientifique.

Mais l’économie est d’abord une science sociale et la réalité nous montre qu’on ne met pas si facilement des f(x) = blablabla derrière des comportements sociaux, pas toujours rationnels, pas toujours voire rarement purement égoïstes.
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Cedric12Je conçois qu' il faille du libéral mais il faut des limites sur ce capitalisme.
La loie du marché ,on voit où cela nous mène à chaques crise.
Si les entreprises publics n' avaient pas été vendues peut être que nous n' en serions pas là.
Nationaliser la bourses si elle est vraiment nécessaire, je sais pas.
Fixer des limites sur les redistributions ,
Interdire la spéculation sur les matières premières (cereales ,l' alimentaire) ,
Demander aux tout puissants (qui en ce moment devrait être dans des trous de souris) si finalement l' argent fictif avait plus de valeur que la production .
Avec ce confinement ils voient bien que si il n' y a pas de main d' oeuvre , il ne sont rien.
Il faut poser les conditions avant de remettre les populations au travail , ç' est le moment.
Je pense que n' importe quel système peut fonctionner à condition qu' il n' y ait pas d' extrême.
Toujours un qui veut plus que l' autre et ainsi de suite ...
Et on en arrive toujours à ce système pyramidal.
Voilà, J' en ai beaucoup sur la patate mais à mon petit niveau , je ne peux que en parler autour de moi et les gens me disent toujours la même chose .
Qu' est ce qu' on peut y faire ?
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GWENAEL44Notre modèle est à bout de souffle, c'est peu de le dire. E. Macron avait réussi à convaincre Bayrou en lui promettant une réforme de nos institutions et à peine élu (le soir même) il arrive seul en marchant, avec une pyramide en fond de tableau. Dans la foulée, c'est l'image de Jupiter qui s'impose. Etc. Je fais l'hypothèse que tout ceci est lié à la question de l'organisation taylorienne du travail (cf Thomas Coutrot). Une question délaissée par les partis et les syndicats depuis un bon moment. Pour faire vite, ces derniers ont revendiqué du temps, de l'argent, mais ont oublié de s'attaquer à ce qui pollue nos organisations : le lien de subordination. Or, de nouveaux outils existe, un nouveau paradigme émerge. Sociocratie, holacratie, sophocratie, Gouvernance organique, appelez cela comme vous voulez mais le sens et la participation peuvent être remis au centre. Il se trouve que j'essaie de les mettre en oeuvre depuis maintenant 5 ans dans mon syndicat et dans une association.
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Dieudonné33Merci pour votre initiative !
Pour qu'elle garde sa force y compris dans la cohérence avec le choix des outils, est-ce que vous seriez d'accord de privilégier des logiciels libres dans la réalisation de votre site ?
Il existe par exemple des alternatives à Google doc :
https://degooglisons-internet.org/fr/
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evelyne34https://youtu.be/s-om2z59y6I
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Violaine92Le « nous » rassembleur encadré par le « je » fédérateur : Si on relève les pronoms personnels et déterminants possessifs, on remarque évidemment une forte présence du « nous » rassembleur très souvent employé dans les discours de politique. Il est ici consolidé par une liste de groupes nominaux composés du déterminant possessif « notre » et d’un nom (notre monde, nos démocraties, notre État-providence, notre alimentation, notre protection, notre capacité à soigner, notre cadre de vie). On remarque ensuite que ce déterminant possessif n’est pas appliqué à « France » et « Europe » (alors qu’il l’était pour « État-providence »), ni à « destin » (« leur destin »). Les trois dernières lignes du discours « confisquent » peu à peu la force d’action aux auditeurs puisque les marques de la première personne du pluriel disparaissent sensiblement. Remarquons enfin que le discours est encadré par les deux seules marques de la première personne : « mes chers compatriotes » au début (déterminant possessif affectueux mais non indispensable, il aurait pu dire « chers compatriotes ») et « je les assumerai » à la fin (pronom personnel qui tranche évidemment avec les lignes précédentes, associé à un verbe qui marque l’engagement, la phrase est très courte et fonctionne comme un point final, un peu autoritaire).
La répétition du mot « destin » : Ce qui frappe aussi dans ce passage c’est le système de double répétition tout au long du discours, certainement à des fins pédagogiques. Certains mots « clé » sont ainsi répétés deux fois d’une phrase à l’autre : « interroger », « ce que révèle », « biens », « une France, une Europe » (on pourrait poursuivre l’analyse sur le choix de ces mots clés répétés). Le mot « destin » quant à lui est répété deux fois mais à deux moments éloignés dans le paragraphe : « quand le destin frappe » puis « leur destin en main ». Cette répétition est intéressante car elle marque une évolution : le destin intervient subitement sans prévision possible puis le destin est maintenu « fermement » dans la main de la France et de l’Europe. Donc une volonté de maîtrise des aléas imprévisibles (des cygnes noirs). Cependant le mot « destin » peut sembler problématique puisque son premier sens est celui de fatalité (CNRTL : « Puissance extérieure à la volonté humaine, qui, selon certaines croyances, régirait l'univers, en fixant de façon irrévocable le cours des événements. »). Or la fatalité est par définition ce que nous ne pouvons pas contrôler, l’inéluctable, l’irrévocable, le « déjà écrit ». Elle est au cœur des tragédies grecques et a une connotation religieuse : chaque héros tragique est poursuivi par son destin, bien plus qu’il ne poursuit son destin, et tout ce qu’il entreprend pour y échapper ne fait qu’accélérer encore plus son cours (on peut penser ainsi au mythe d’Œdipe : chaque action entreprise pour « arranger les choses » est un pas de plus vers la fin tragique). Personnellement, le mot « destin » ne me rassure pas beaucoup quant à ma propre capacité d’action et à celle du collectif (d’autant plus qu’il s’agit de « leur destin » à la France et à l’Europe, et non pas directement de « notre destin »), ce mot ajoute à cette confiscation du pouvoir d’agir évoqué précédemment avec les marques pronominales.
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Jérémie42Le jour de la reprise qui ne manquera pas d’arriver, où on nous dira, maintenant à vous de jouer, nous avons traversé la plus grave crise de notre histoire moderne grâce à votre civisme et à votre dévouement. Nous devons désormais prendre des mesures exceptionnelles pour relancer notre économie, sauver nos entreprises, notre système public héroïque…
Et bien non, ce jour là, si on refusait de jouer le jeu. Si on disait que les multinationales seules doivent assumer le prix de cette crise.
Elles ont délocalisé pour faire du profit, et bien la moindre des choses c’est qu’elles en payent les conséquences. Qui en a vu la couleur de ces profits ?
Les Etats eux-mêmes en ont été en grande partie dépossédés, il fallait toujours réduire la sacro sainte dépense publique… Et bien payez désormais, après tous les cadeaux que l’on vous a fait, tous les bénéfices que vous avez accumulés.
Vous polluez l’eau, la terre, l’air…, à tel point que des populations entières en meurent et ce qui était gratuit pour l’humanité est devenu payant et nous devons encore payer lorsqu’il y a des catastrophes sanitaires et/ou écologique… Nous payons l’eau, et nous payons la dépollution de l’eau que vous provoquez par vos activités industrielles… L’eau est un exemple parmi d’autres.

Et bien non, le jour où vous nous direz de nous retrousser les manches pour rattraper le temps perdu, refusons de sauver ce système et retroussons nous les manches pour en imaginer et en construire un nouveau.
Le premier jour, (on tiendra bien un jour de plus), descendons dans la rue, pour réclamer une réorganisation complète du système de santé où la notion de profit ne devra plus avoir cours. Exigeons que l’on donne les moyens humains et matériels réclamés depuis tant de temps par les urgentistes, et autres acteurs du monde médical. Stopper le démantèlement du public par le privé.
Prenons acte de la parole du Président Emmanuel Macron, la santé et l’alimentation ne doivent pas être soumis aux lois du marché.
Et bien nous, citoyens, exigeons que la parole présidentielle fasse l’objet de lois constitutionnelles pour réellement faire de la santé et de l’alimentation des secteurs protégés.
Tous ceux qui le pourront, après cette crise qui nous aura servi de leçon, devront rester dans la rue tant que ces exigences ne seront pas respectées.
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Camille45Sur la tournure passive, comme si ce modèle était né de lui-même et non pas le fruit conscient de personnes obsédées par le pouvoir et l'argent cherchant à accumuler et dont Macron est le cheval de bataille politique, une citation de Marivaux dans Les Fausses Confidences :
"Il a si bonne mine pour un intendant"

Sur le feu de paille que peuvent représenter ces mots dans la bouche de Macron, Verlaine dans Romances sans paroles :
"Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui va tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?"
Il est de notre devoir de faire en sorte que cette fenêtre ne se referme pas, car Macron et le système qui l'incarne la refermerons rapidement.

Sur le nouveau modèle à construire, John Steinbeck dans Les raisins de la colère :
"On en apprend tous les jours, mais il y a une chose que je sais bien, à force.
Quand on est dans le besoin, ou qu'on a des ennuis ou de la misère c'est aux pauvres gens qu'il faut s'adresser. C'est eux qui vous viendront en aide eux seuls."
Ainsi la construction d'un nouveau modèle pour un monde meilleur, cela ne peut se faire que de façon démocratique.

Sur le besoin d'un changement de modèle en profondeur et non part quelques mesures superficielles, Victor Hugo dans Mes Misérables :
"Détruire les abus, cela ne suffit pas ; il faut modifier les mœurs. Le moulin n'y est plus, le vent y est encore."
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Jeannie56comment avancer vers plus d'équité sociale? 1- A la naissance, accompagnement réel des nouveaux nés à la maison, parce que là, déjà, y'a des sacrés inégalités, très tabous. Les pros pour accompagner (psycho? il me semble que toutes les filières psycho en fac sont débordées et refusent des candidats, eh ben on ouvre les vannes!). 2-A l'école. Vers un système coopératif au lieu de compétitif: utiliser les affinités des personnes (enfants, ados, jeunes adultes) pour des sujets/objets et les affinités d'individus entre eux; là aussi, bien sûr, un max de personnel en plus, dans tous les domaines de la vie: intellectuel, manuel, artistique, corporel, écolo... 3-le logement, que tout le monde ait accès à un logement digne, tous et toutes, tous et toutes... c'est un immense projet. Se loger, se vêtir, manger, se soigner, sortir en plein air, partager des activités : les besoins essentiels pour se sentir bien. 4-BON ALORS, COMMENT on finance? dans un premier temps, ne sommes-nous pas obligés de solliciter la contribution des petites et grandes fortunes qui investiront alors dans le domaine de leur choix en se "délestant de la part nécessaire" pour rebâtir Notre-Domaine-De-Vie où la paix et la coopération seront les valeurs importantes.
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François93Une proposition simple au sujet de notre modèle alimentaire : rendre publics des hectares de terre agricole dans toutes les communes de France, où seraient produits les denrées utilisées dans :
- les cantines scolaires
- les restaurants d'entreprises
- les restaurants "privés" partenaires
Ce serait en quelque sorte un retour à des "communaux" qui existaient au XIXe siècle et qui furent supprimés progressivement. Les agriculteurs et/ou éleveurs qui y travailleraient seraient des fonctionnaires de la commune. Certaines communes (Mouhans-Sartoux dans les Bouches-du-Rhône par exemple) ont déjà mis en place ce genre de modèle, avec un cycle plutôt vertueux rapidement enclenché : soutien à une production locale, circuits courts, nourriture de qualité, mise en valeur des terres, aspect pédagogique évident (classes vertes pour les gosses, possibles travaux d'intérêt généraux...).
Ce modèle pourrait être élargi à un plan national pour certaines grosses exploitations. Cela remettrait nos agriculteurs à leur juste place et rendraient leurs situations matérielles d'existence moins soumises à des logiques d'endettement et de surproduction.
Tout cela s'inscrit évidemment dans le cadre d'une nécessaire indépendance alimentaire du pays, dont la nécessité est mise en lumière aujourd'hui.
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isabelle80En allant faire quelques provisions pour ne pas sortir tous les 2 jours, j'étais consciente d'être privilégiée car j'avais un peu d'argent de côté pour des achats d'un coût supérieur à l'habitude. Et je me disais comment font ceux qui n'ont pas de trésorerie, les précaires.
Il faut être passé par là un jour pour avoir ce genre de réflexion ; et donc une solution est le REVENU DE BASE universel, inconditionnel, à vie.
Par ailleurs je contribue par solidarité comme on m'explique ( moins 10 % pendant 3 ans) au fabuleux rebondissement de la trésorerie de l'Agirc Arco : de 2 milliards de déficit il y a peu on passe à 600 millions d'excédents en 2019 ; redistribuons aux plus nécessiteux ( je n'en fais pas partie) et pas aux publicitaires.
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Thibault76Dans son discours, Emmanuel Macron qualifie la « santé gratuite » de bien précieux, d'atout indispensable. On peut qu'acquiescer. Cependant on ne manquera pas de relever que la santé en France n'est pas gratuite, loin de là.

Une franchise médicale a été instaurée en 2008, plafonnée à 50 euros par an et toujours à la charge de l'assuré social (même si, heureusement, les plus pauvres en sont exonérés, cela représente un coût non négligeable pour des personnes aux revenus modestes). La mise en place de cette franchise s'inscrivait dans un large plan de déremboursement de nombreux médicaments depuis 2006 (un article de la DREES parle de « la vague de déremboursement de 2006 »: https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/cns2012_doss1.pdf).

Une partie non négligeable de la population est contrainte de renoncer aux soins pour des questions financières, soit parce qu'il faut avancer le prix de la consultation, soit parce que les médicaments ne sont pas remboursés et coûtent trop cher. (Sur le site Actusoins, 19 Novembre 2019 : https://www.actusoins.com/320045/renoncement-aux-soins-4-francais-sur-10-concernes.html « Plus de quatre français sur dix ont renoncé ou reporté des soins du fait de délais d'attente trop longs pour avoir un rendez-vous ou à cause d'un reste à charge trop important »).
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Nicole91Les cotisations sociales et patronales participent à notre santé...on y contribue tout les mois ...est ce gratuit? Attention à ce terme de gratuitė
Sanctuariser la santé des profits oui

Reprendre le manche pour un pôle public du médicaments, rélocaliser quoi !souveraineté nationale et souveraineté populaire .
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Patrick29la santé n'est bien sûr pas gratuite, puisque chacun cotise selon ses moyens pour recevoir selon ses besoins... de même que les bus ne sont pas " gratuits" là où on ne paie plus de billet, mais c'est uniquement par la contribution de tous que c'est possible... Et c'est bien là tout l’intérêt de l'impôt, créer des solidarités efficaces, des services et des biens communs, des bus à l'école, aux bus gratuits, aux pompes funèbres municipales, à l'eau sans bénéfice d'actionnaire.... bref, c'est bien toutes la pensée libérale sur "les charges" et le "trop d'impôts" qu'il faut faire disparaitre en réintroduisant une gestion de bon père de la nation, au sein de l'Etat, avec des fonctionnaires réellement au service de la nation dans les hautes spères, sans pantouflage et autres...
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Julien13« Déléguer notre alimentation blabla est une folie » l’animal veut introduire le principe des kolkhoze ou bien ? Avec ses discours qui s’éloignent de plus en plus des actes, Macron crée une deuxième fracture entre les citoyens. Il n’y a plus seulement les élites et la masse laborieuse, il y a désormais les « croyants » et les koufars. La messe de la téloche servie par Monseigneur de la république nourrit des ouailles que la réalité ne concerne plus. Tandis que de l’autre côté avec tes yeux ouverts et ton porte monnaie qui saigne l’envie te prend de distribuer les pains mais façon « Jésus 2 le retour » en secouant le cafoutche de salmigondis qui repose et fermente dans la jardinière de matière grise de nos voisins slash parents slash ex-potes. Un ami British (on peut pas être parfait) me disait que le Brexit avait clivé la société bien au-delà des considérations et idéologies politiques habituelles. Plus de travailliste ou de conservateurs mais des anti et pro Brexit. Et c’est ce que fait Macron ! Il est là le vrai « ni droite ni gauche »
Il a positionné la question politique sur un autre plan. Celui de ceux qui croient en la novlangue et ceux qui s’arrachent les cheveux pour pas tirer ceux d’en face qui y croient
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Benjamin75Reconstruire un monde tourné vers l'humain. Développer l,écologie, l'art, la culture. Chercher à rendre les gens plus heureux, plus intelligents, plus solidaires et plus indépendants dans leurs décisions.
Arrêter les industries meurtrières de la pétrochimie. Interdire aux industries pharmaceutiques de faire des bénéfices. Passer au 100% bio pour nos cultures.
S'ouvrir sur le monde. Que la mondialisation ne soit pas économique mais humaine et culturelle. La fin du chacun pour soi.
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Baptiste39"Dans une organisation internationale, il faut toujours mettre un Français à la tête, car les Français sont les seuls à ne jamais y défendre les intérêts de leur pays."
(Sir Christopher Soames, ancien vice-président britannique de la commission européenne)

La souveraineté européenne est un mythe auquel ne croient que les (dirigeants) français. Le comportement des pays européens en ce moment en est la preuve.
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Daniel74Le terme "état providence" est inacceptable. La Sécurité sociale n'est pas la charité, mais l'instauration d'une solidarité généralisée au niveau de la Nation sur le principe d'une cotisation assise sur les salaires. C'est ce principe, que les patrons et le gouvernement appelle "Les Chaaarges..." qu'il faudrait modifier:
Je propose que la part de cotisation des entreprises soit assise sur la richesse produite et tienne compte de la part de celle-ci reversée aux salariés
Il existe deux termes comptables simples pour appliquer cette mesure: la Valeur ajoutée et la Masse salariale
La cotisation de l'entreprise serait assise sur la Valeur ajoutée moins la Masse salariale
Ainsi, plus l'entreprise réaliserait de valeur pour une masse salariale réduite (réduction d'effectif, gains de productivité, réduction des salaires..., plus elle contribuerait au financement de la Sécu. A l'inverse, plus elle redistribuerait de la valeur à ses salariés, à valeur créee égale, moins elle paierait de cotisations. Mais pour le financement de la Sécu, ce serait compensé par la cotisation salariale qui se verrait augmentée
Bien entendu, toutes les exonérations de cotisation (les fameuses baisses des charges) n'auraient plus lieu d'être
Le financement de la Sécurité sociale devrait être inscrite dans la Constitution, afin d'éviter toutes les manipulations de la part du Gouvernement
Mesure complémentaire, cotisation au même taux que les salaires sur les revenus financiers, ce qui rendrait inutile la CSG, que les salariés paient deux fois
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Joëlle56La santé gratuite oui, mais surtout libérée du joug des laboratoires pharmaceutiques, qui à mon avis devraient être sous contrôle étatique. Leurs bénéfices sont carrément indécents et les gens sont de +en + malades... Indépendance totale des scientifiques, pour qu'il puisse travailler pour le bien-être commun et non l'inverse. Inclure toutes les médecines "alternatives" dans la gratuité et liberté de se faire vacciner ou non avec transparence totale de ce que contiennent les vaccins et les médicaments.
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catherine13Citation de Stéphane VELUT : "tout juste 60 ans se sont écoulés depuis la création des CHU. Ces structures sont le coeur d'un système à la réputation excellente. Mais ce coeur s'est emballé. Le corps soignant s'épuise. les crises se succèdent avec leurs ordonnances de vains remèdes. Le malade que nous sommes, ou serons presque tous un jour, a tout lieu de s'inquiéter. le mal est profond. il s'entend dans le nouveau langage qui s'est imposé au sein de l'institution des pratiques hospitalières. tel est l'éloquent symptôme qui révèle le dessein de faire de l'hôpital une nouvelle industrie, au mépris de son humaine justification. Un dessein indicible, qui rêve de fondre le soin dans la technicité abstraie et gestionnaire de notre société". La novlangue managériale (et je suis bien placée pour le savoir.... ) et statisticienne détruit tout : ici l'hôpital. mais ce texte est transposable quasi mot pour mot à : l'éducation nationale, la justice, le service pénitentiaire, le secteur du handicap, la protection de l'enfance, les ehpad. autre aspect éclairant du texte de Velut : la compliance des soignants, la manipulation dont ils ont fait l'objet. si tu veux bien je complète plus tard.
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Fiona59L’OMS considère que 23 % de la mortalité et de la morbidité dans le monde sont dus à des causes environnementales. Il est urgent de mettre en œuvre une véritable politique sanitaire environnementale alors que les résultats du PNSE3 2015-2019 relèvent l'inaction du gouvernement. Plusieurs mesures systémiques doivent être mises en œuvre, parmi lesquelles :
- former les professionnel.le.s de santé et de prévention aux liens environnement-travail-santé.
- rendre publique les "cartes stratégiques de l'air" pour cibler et agir sur les territoires les plus exposés.
- mettre en œuvre un plan mobilité ambitieux en matière de réduction de la pollution de l'air : interdiction du diesel, zones à circulation restreinte et apaisées, investir dans les transports en commun fonctionnant grâce au gaz et à l'électricité renouvelable avec tarification solidaire, soutenir financièrement l'achat de vélos pour les plus précaires, permettre le télétravail, faciliter le covoiturage et le transport commun à la demande en zones rurales etc.
- interdire les vols intérieurs de courtes distances.
- encourager le transport ferré des marchandises, supprimer les exonérations fiscales au gazole routier et substituer l'usage du fuel par du GNL pour les navires.
- protéger la population des dangers des substances chimiques toxiques, notamment les perturbateurs endocriniens, par des mesures d'interdiction de mise sur le marché.
- protéger les citoyen.ne.s de la surexposition aux champs électromagnétiques (CEM) et des émissions sonores.
- interdire l'usage des pesticides et soutenir les pratiques agro-écologiques.
- augmenter le budget dédié à la prévention pour limiter les comportements à risques.
- lutter contre les déserts médicaux par la multiplication des maisons de santé pluriprofessionnelles afin de réduire la vulnérabilité des populations.
- développer l'expertise citoyenne sur les sujets de santé et d'environnement.
- instaurer le 100% bio, local avec alternative végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires et relevant des pouvoirs publics.
- abaisser les Valeurs Limites d’Emissions définies par la législation nationale et européenne des industries
etc.
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Christophe62bonjour, ce qui est intéressant, mais je ne pense pas être le seul a le remarquer c'est que le mot "révélation" est associé à un autre livre bien connu : la Bible. En effet, dans ce texte, la révélation se trouve au chapitre final : l'apocalypse, qui ne signifie rien d'autre que "la révélation" !! se révèle aux yeux la fin et le renouveau, lieu de tous les drames (libération des cavaliers de l'apocalypse : famine, guerre, mort et maladie) mais aussi lieu d'espérance en la venue d'une nouvelle ère ! y a t il cette conscience dans l'utilisation de ce mot ??? et quel est ce nouveau monde auquel "notre" Président aspire ???
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Michel13Supprimer la possibilité de majorité absolue dans les instances du parlement pour contraindre les parlementaires à des compromis et décaler les élections présidentielles des législatives
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jacques78« Les prochaines semaines et les prochains mois nécessiteront des décisions de rupture en ce sens. Je les assumerai. »
Le représentant de la nation Française ne devrait pas dire "je", il se devrait de dire "nous".

La démocratie : Demos (le peuple - https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A8mo) kratein (commander) c'est par définition le peuple qui commande et non son représentant qui dirige.

Gabriel Meurier dans "Le trésor des sentences" (1568) écrivit : c'est « À l'ouvrage on connaît l'ouvrier. » Alors s' « il nous faudra demain [...] interroger les faiblesses de nos démocraties » commençons tous ensemble, nous les Ouvriers de la Démocratie, par nous reprendre en main.

La principale faiblesse de nos démocraties est que le peuple se laisse "gouverner" sans pouvoir influer sur des décisions prises par le "gouvernement".

Ecrire un livre "ensemble", échanger, partager chaque jour son travail ça, c'est un bon début de Démocratie.

Au plaisir de vous lire et je l'espère de pouvoir apporter ma contradiction/contribution
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VINCENT74Une situation d'un français moyen , un témoignage.
Cela fait des années que je cherche par tous les moyens à m'en sortir.
Aujourd'hui à 53 ans bien sonné, père de 4 enfants, je suis à la tète d'un magasin de sports en station et je cumule, "en même temps", un job de salarié pour tenter de m'en sortir. Or c'est quasi impossible tenu par un prêt trop important et des mensualités énormes j'ai donc du prendre un job a coté.
Je navigue à vue comme nos dirigeants semblent le faire avec nous depuis l'élection de notre President. Je suis d'accord avec vous , car même avec une volonté forte, pérenne et totale pour tacher de créer et de faire du commerce de proximité et aider mon prochain c'est quasi impossible.
Par exemple ,je participe tous les ans a faire découvrir le ski , sans augmenter nos tarifs depuis 4 ans, pour que des minots d'une ville de la , Fontenay,puissent continuer de faire découvrir la magie du ski, et cette sensation de glisse.
Sommes nous aider dans cette démarche pour faire découvrir cette activité ? Non . Personne ne s'en préoccupe , personne n'y pense, ou ne veut y penser.
Ainsi,le coup de grâce fut porté par Edouard Philippe quand samedi dernier par son intervention il a fermé les stations brutalement, d'un mot, tout en maintenant ouvert le premier tour des municipales. Bref, on est du corail déjà mort et on ne le voit pas! Pardon de ce cri de rage vain. Les banques seront elles sauvées une 3eme fois après 98,2008, et aujourd'hui? Sans doute alors que nous nous serons morts….
En tout cas je trouve votre démarche excellente et nul doute que je viendrais tous les jours pour contribuer...
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karine85Je me pose la question pour les banques envers les plus fragiles. Les banques vont elles continuer à se gaver? Lorsque les plus fragiles vont attendre leurs premiers remboursements de l'assurance maladie, que les comptes seront au rouge..Quelles mesures? Les agios vont ils continuer à nous pourrir la vie? et sur ajouter aux problèmes du quotidien pour beaucoup de français...Le coronavirus met en exergue le dysfonctionnement de notre modèle économique mais ce seront toujours les mêmes qui en profiteront et toujours les mêmes qui en souffriront.
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Pouestrastrouzeh35Voir type de contribution.
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Alain74Capitaliser les organismes de santé est un non sens car cela limite l’accès aux soins au plus fortunés, ruine le système solidaire, détruit l’efficacité du corps soignant. Alors que le vrai capital est la bonne santé de la population afin que le pays puisse prendre les mesures indispensables pour affronter l'avenir plus sereinement, je suis fils et conjoint d'infirmières qui ont passé leur existence à soigner, aider, rassurer, consoler et à quelques fois à assouplir le coté "totalitaire" de certains médecins et administration. J'ai connu par elles une multitude de soignants/tes, de la femme de ménage au grand mandarin et je tiens ici à rendre hommage à leur attachement à la personne humaine et à leur générosité.
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Jean-Marc69Sans vergogne, le PDG de la SNCF - nommé par le gouvernement, donc en charge de mettre en œuvre sa politique - s'adresse aux cheminots le 15 mars par le biais du support de communication interne "Temps Réel" : "La Nation a besoin de la SNCF".
Ils sont sérieux ? Alors que depuis 2003, les gouvernements successifs se sont ingéniés à détruire l'outil de travail pour rendre cette entreprise détestable aux yeux de la population.
Et maintenant, comme pour les services de santé, la Nation a besoin de ces services publics qui coûtent trop cher !
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LAURENT10Il faut dans cet "an 1" créer un "conseil national de Réflexion " qui va refonder les valeurs de notre pays. Cela passera par une nouvelle définition des droits de l'Homme, de la Femme, de l'enfant, du Vivant ,de notre interaction les uns avec les autres , et de notre impact sur la planète.
Ce "CNR" devra redéfinir les moyens que nous nous donnons pour sacraliser les missions de service au Public de façon égalitaire , juste et partagée ( Education, santé, revenus, retraite, protections sociales ) .
Il devra redéfinir le rôle et les devoirs de l'état par rapport à l'ensemble de la population, isoler et garantir la "re-nationalisation" des domaines et entreprises qui semblent à la fois indispensables au bien de toutes et de tous , garantir leur indépendance et leur accès.
C'est un nouveau système social et économique qui est à reconstruire. Un système qui redéfini notre façon collective de partager les devoirs, les savoirs, le travail et les ressources. Ce CNR doit être représentatif de l'ensemble de la population. Il a vocation a être étendu au niveau Européen et donner l'exemple au niveau mondial.
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Christophe78"Seul un optimiste idiot pourrait nier les sombres réalités du moment". Ainsi s'exprimait Franklin D. Roosevelt lors de son discours d'investiture en mars 1933, alors que d'autres spectres que le covid19 rôdaient au-dessus des têtes. De ce point de vue, nous pouvons donc considérer que le président Macron n'est pas un idiot, puisque seul le serait celui qui ne change pas d'avis, selon l'adage populaire. En reconnaissant des biens et des services qui doivent échapper à la loi du marché, le chef de l'Etat a ouvert les yeux sur une vérité qu'une bonne partie de la population semble crier dans le désert depuis bien avant son élection, mais de façon encore plus symptomatique depuis le début de son mandat (assemblée des "gilets jaunes" de Commercy). L'enjeu majeur est de savoir dans quel états d'esprit est le premier magistrat de France au moment où il prononce ces mots. Est-ce une sincère conversion à l'Etat-Providence? En ce cas, ce serait reconnaître officiellement que la politique qu'il applique depuis son arrivée à Bercy en tant que Ministre de l'Economie et des Finances était une erreur, un aveuglement idéologique, et il conviendrait d'en tirer les conséquences dans un régime démocratique, une fois la crise passée. Ce serait reconnaître que l'engagement de l'Etat contre le dérèglement du climat et ses effets dévastateurs, au-delà de la pandémie du covid19, a été insignifiant, car si ce nouveau coronavirus est capable de nous submerger de la sorte, comment affronter les miasmes antédiluviens auxquels nous exposent potentiellement la fonte du permafrost? A écouter l'astrophysicien Aurélien Barrau, devenu parallèlement chantre de la lutte contre le réchauffement climatique et lanceur d'alertes sur les défis qui nous attendent dans ce domaine, on en rejoindrait Anne Plourde qui estime que le covid19 n'est qu'un modeste apéritif en regard des effets à venir de la saturation carbonique dans l'atmosphère.Cette crise est peut être une occasion inespérée de remettre globalement en cause nos modes de productions et notre rapport au vivant. Avant que des événements plus cataclysmiques encore ne nous fondent dessus. Comment une société entre-t-elle en résilience? Nous n'avons aucune garantie sur ce qu'il adviendra, mais nous sommes en revanche certains du résultat si nous ne tentons rien. Si la prise de conscience de M. Macron est réelle, alors il aura été au moins une fois utilement disruptif. En revanche, si ce positionnement n'est que de la posture pour reprendre sur le même rail une fois le covid19 vaincu - nous pouvons l'espérer, si le système de prédation sur les êtres et les choses de cette terre reprend là où il s'était arrêté, comme une machine sans âme, alors M. Macron est d'un cynisme encore pire que ce que nous avions pu imaginer. Et le risque est bien là, car cette possibilité n'est pas exclue. Ce discours du président est donc fondateur. Au plus fort de la crise sanitaire et sociale qu'impose le coronavirus, l'unité nationale primant, l'urgence est de braver la tempête. Mais quand s'éloignera le creux de la vague, il faudra bien que M. Macron assume ses propos, sous peine qu'il ne reste de son discours qu'un vague fragment d'écume, comme une volute de chlorobenzylidène au visage d'une France endeuillée par le passage du virus, fragilisée par la casse systématique des ses services publics, et en particulier du service hospitalier.
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Renaud54Il se développe en France, une privatisation de le recherche avec la création de fondations de recherche et de soins privés, qui permettent de lever des fonds. Cela devait être financé par des fonds publiques, ces fondations dépendent en grande partie de dons privés qui permettent au privé d être exonéré d impôt, ce qui fait qu au final c'est toujours l état qui finance la recherche mais en engraissant le privé au passage et en laissant au privé le choix de ce qu il finance !
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Christopher47L'incapacité des dirigeants à gérer la crise sanitaire que nous vivons doit nous questionner sur le centralisme du pouvoir.

Qu'un homme ou une femme, seul·e, soit en capacité de décider et indiquer la marche à suivre s'est révélé dangereux pour la sécurité et la santé du pays. Comme l'a montré l'attitude de Macron et son gouvernement aux mois de Janvier , février et mars il est manifeste qu'une démocratie ne peut plus fonctionner sur un modèle qui concentre les pouvoirs et empêche l'auto-organisation, la capacité de prise de décision collective et favorise également la mise sous couvercle de la parole compétente (en matière de sécurité sanitaire en ce qui concerne la pandémie).

La question démocratique dans des situations de crises se pose de manière ardente, elle met le Peuple entier face à la question de sa capacité à survivre et s'adapter à des circonstances globales.

Elle pose évidemment la question de la conduite économique, budgétaire de l'Etat. La question du Nécessaire et du Juste face à l'inutile. La question de ce que nous devons adopter comme changement et renforcement pour être en capacité en tant que corps social de faire face à l'imprévu, aux menaces diverses notamment en termes de changement climatique et de phénomènes épidémiologiques.

La question démocratique ne peut par conséquent se départir d'une indépendance des instances étatique vis-à-vis de la finance, des outils de production des biens nécessaires à l'affrontement des crises et du financement des services publics comme piliers de soutien du corps social.

Le dernier discours de Macron prend à rebours (en paroles) les actes et décisions posés ces dernières années, il semble redécouvrir le rôle d'un état protecteur, garant du fonctionnement de la société, lui qui jusqu'à présent s'était concentré sur l'ouverture de marchés quitte à affaiblir ce qui constitue l'essentiel du lien social : les services publics.
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Léo21Oser parler d'Etat providence? Mr Macron serait il de gauche?
Non parce qu'en parlant de bien et services qui doivent être placés en dehors des lois du marché, pourquoi ne pas parler de tout les biens et services essentiels au bien être de tout être humain : la santé, mais aussi l'alimentation, l'éducation(certes c'est déjà un peu le cas), le logement, le marché du travail(qui est privatisé; une employée de QAPA m'a d'ailleurs déjà reproché lors d'un échange téléphonique houleux de vouloir faire du marché du travail un monopole...ce qui me semble pourtant être bien plus logique), la retraite, etc...
L'étape d'après serait évidemment de sortir l'ensemble de la société en dehors des lois du marché, mais ceci est une autre histoire!

Merci François Ruffin pour cette initiative originale!
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Jacques85Bernard Billaudot
Professeur émérite de sciences économiques
Le pari qui justifie la création de la zone Euro au sein de l’UE : un pari illusoire au regard du prolongement européen de la « crise de 2008 »
Un pari justifie, pour les sociaux-démocrates, leur choix en faveur de la création de l’Euro, c'est-à-dire le choix de constituer une zone Euro au sein de l’UE puisque tous les pays qui font partie de l’UE ne veulent (ex : la Grande-Bretagne) ou ne peuvent (les pays qui ne répondent pas aux critères de convergences exigés) en faire partie. Ce pari est que, à un terme pas trop éloigné, tous les membres de l’UE adopteront l’Euro (ou décideront de quitter l’UE). Le temps pendant lequel il y aura un dualisme de la construction européenne ne durera donc pas suffisamment longtemps pour que ce dualisme produise des effets délétères sur cette construction. En attendant, il convient de faire avec. On ne peut comprendre l’impulsion donnée par Jacques Delors tout au cours de son mandat à la présidence de la Commission européenne sans supposer qu’il a fait ce pari. Au moment où se produit la « crise de 2008 », rien de ce qui s’est passé depuis la mise en place de ce dualisme n’a conforté le bien fondé de ce pari. Nous verrons, dans la conclusion de ce tome que la montée en puissance de la problématique néolibérale y est pour beaucoup. Cette crise ponctuelle se prolonge en Europe par une « crise de l’Euro » liée à la montée de l’endettement des Etats des pays du sud de l’Europe (Grèce, Espagne, Italie) et à la difficulté qu’ils éprouvent à se financer sur le marché financier mondialisé à des taux supportables (on y revient dans la conclusion de ce tome) ; dans le cours de cette crise à rebondissements, les partis sociaux-démocrates font preuve d’un « silence assourdissant » quant à leur capacité à tenir un autre discours que celui des partis de droite pro européens concernant l’origine de cette crise et les solutions pour en sortir. Le dualisme de la construction européenne a été pour beaucoup dans le retard pris par les diverses instances de la gouvernance européenne à accepter de voir en face la situation et à y remédier via un rachat de titres souverains des Etats en grande difficulté par la BCE et l’octroi à ces derniers de prêts des Etats aux finances solides. Il est en effet nécessaire de passer par les instances de l’UE pour régler les problèmes propres à la zone Euro...puisque le système mis en place l’a été sous l’égide du pari initial. De plus, cette crise de la zone Euro a renforcé la position des Etats qui n’entendent pas y adhérer, en reportant loin dans le temps la perspective ayant fondé ce pari. Ce dernier en ressort comme un pari illusoire, en ce sens au moins que le dualisme de la construction européenne est durable.
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Frédéric Félix31Cher François,

bien qu'heureux et enthousiaste à l'idée de décrypter, note après note, le Concerto pour Flûte de Timothée Premier, j'ai préféré reporter mon attention sur la dernière question de votre formulaire : "acceptez-vous de recevoir des nouvelles de Francois Ruffin ?"

Bien sûr, François. À défaut d'être incarcéré, vous vous retrouvez en quarantaine à Amiens. Amiens. Au moins Ségolène Royale disposait-elle de la vue sur les pingouins. Ne disposant que d'assez de signes pour écrire un Musso, vous me pardonnerez d'être aussi laconique qu'un 49,3 : François, vous n'êtes pas seul ! Et je suis tout à fait disposé à recevoir de vos nouvelles : mon téléphone et mon mail sont à votre disposition. Nous parlerons de ce que vous voudrez, même de votre livre s'il le faut. Dans tous les cas, vous trouverez chez moi une épaule amicale, une oreille fraternelle, un ami sincère.
Et si vraiment ça ne va pas, je me rédigerai une autorisation de circuler pour venir vous apporter une pizza et quelques bières. Nous regarderons des films ensemble et nous nous moquerons des problèmes d'herpès de Christophe Castaner.

Bon courage !
Votre ami Frédéric
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Lucas35Nous devons étudier, en vue de les tester à grande échelle, des philosophies politiques alternatives. L'une d'entre elle, dont le second manifeste récemment publié a produit beaucoup d'échos en moi, est le convivialisme. Si les (nombreux) auteurs ont une vision superficielle des autres philosophies politiques, si le convivialisme est uniquement tourné vers la description d'un monde idéal, et finalement très peu à propos des moyens d'action à mettre en œuvre, il propose néanmoins une description procédurale d'un monde qui répond aux problèmes posés par le capitalisme et ses suppôts le néo-libéralisme, le consumérisme et le mythe de l'individualisme.
Voici un court résumé :

La seule politique et éthique acceptables sont celles qui s'inspirent des 5 principes suivants : les principes de commune naturalité (nous ne sommes pas possesseurs de la Nature), de commune humanité (antiracisme, antisexisme, féminisme, LGBTisme…), commune socialité (communautés, associations, service public, contrat social), légitime individuation (chaque individu doit être libre d'exprimer et vivre ses contradictions, pour citer Valéry), et enfin l'opposition créatrice (il faut une opposition, car sans elle, il n'y plus de Politique, ni même d'éthique).

Ces principes sont subordonnés à un impératif catégorique : la maîtrise de l'Hubris, de la folie des grandeurs, qui sait pervertir les 5 principes (primitivisme, uniformisme, corporatisme/nationalisme, individualisme, et narcissisme/égo des petites différences), aussi, c'est en s'assurant que nul ne succombe à ces affres, qui au passage pourrissent aujourd'hui notre monde, que l'on se protègera de la perversion des capitalistes, des ennivrés de pouvoir, des fascistes, et des autorités fascinées par leur propre domination.

Cette proposition politique, à défaut d'être performative, peut servir de guide à des militants partisans de philosophies politiques plus adaptées à la transformation du monde d'aujourd'hui.

-- un anarcho-convivialiste
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Yann64Les promesses de campagne de Macron sur les remboursements de frais dentaires, oculaires ou auditifs "avant 2018", puis "avant 2019" ... Réalité bien en deçà de la promesse faite.
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Titouan73"interroger les faiblesses de nos démocraties"

Il y a à première vue une ambiguïté : s'agit-il de s'interroger pour renforcer nos démocraties, ou pour au contraire les suspendre là où elles seraient faibles et les remplacer par une x-cratie où x est une variable autoritaire (l'association d'idées fait apparaître la gestion de la crise par le régime chinois qui ne résout pas l'ambiguïté mais au contraire l'amplifie : déni meurtrier contre mesures fortes de confinement).

Remarquons d'abord l'usage du double pluriel. "La faiblesse de notre démocratie" aurait eu un sens quasi exclusivement antidémocratique : c'est la démocratie qui serait faible en tant que démocratie. "Interroger les faiblesses" invite à la réflexion particulière, au cas par cas. Il s'agit non pas de trouver dans le principe de démocratie une faiblesse intrinsèque mais de voir dans les effets de nos démocraties des insuffisances qui ne sont pas qualifiées à ce stade du discours et qui pourraient être des accidents distribués aléatoirement. De même "nos démocraties" éloigne le discours d'une réflexion principielle et invite à s'intéresser aux démocraties libérales contemporaines telles qu'elles sont, rapport au "modèle de développement" inclus, donc. La syntaxe de la phrase le confirme : le modèle de développement n'est pas faible, il répond à sa finalité que nos démocraties sont sensées interroger et qui ne sont faibles qu'en tant qu'elles y échouent. L'accent sur les démocraties libérales particulières ne fait que relever leur commune soumission aux impératifs du marché.

Il s'agit donc bien pour nos démocraties de retrouver la force démocratique du choix des fins de nos sociétés (décisions qui ne seraient plus déléguées au marché, censé être un moyen, devenu LE moyen immanent aux fins). Les moyens de cette force sont divers et listés depuis longtemps (RIC, sortie des traités austéritaires, propriété collective des usines...), nul doute que Macron les entendra, quelques soient ses réponses et actions, puisqu'il nous y invite en nous disant, contre toute sa culture personnelle : there are alternatives.
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Antoine72N'oublions pas qu'en temps "normal", c'est le capitalisme qui organise le confinement au travail au moins 7h/jour. Pour celleux qui n'en n'ont pas, le lieu de confinement reste inchangé faute de revenus! Changeons tout!
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Jacques85Bernard Billaudot
Février 2019


Similitudes et différences entre « monnaie unique » et « monnaie commune » entre des Nations


Je présente ici de façon résumée la distinction à laquelle je suis parvenu dans « Société, économie et civilisation » entre une union de nations à « monnaie unique » et une union de nations à « monnaie commune » – plus simplement, entre « monnaie unique » et « monnaie commune » . Je laisse de côté, dans un premier temps, la conception de la monnaie qui est à l’amont de cette distinction1 et je me contente, in fine, de faire état de ma préférence pour la « monnaie commune » en ce qui concerne la construction européenne. Je la considère comme la première expérience historique d’une Union de nations qui entendent dépasser le « concert des nations » sans partition commune et sans chef d’orchestre qui est l’image qui convient pour décrire la nature des relations entre nations jusque-là.

1.Ce que l’on peut dire de la monnaie à l’observation

Chacun a, plus ou moins consciemment, une idée concernant ce qu’est la monnaie. Je pars de ce qui me semble être commun à ces représentations lorsqu’on se limite à observer comment on s’en sert et qui émet la monnaie. Une monnaie a cours dans une Nation (tant qu’il n’y a pas de monnaie unique ou de monnaie commune). La monnaie est un instrument qui sert à évaluer et régler des dettes entre membres de cette nation. Elle est communément acceptée (chacun fait confiance à l’autre dans le fait qu’il se conformera à la convention qui consiste à accepter le règlement en monnaie). Les principales dettes qui sont ainsi réglées sont 1/ ce que doit un acheteur à celui qui lui a vendu un produit (le prix du produit) , 2/ ce que doit un employeur à celui qu’il emploie comme salarié (le salaire) et 3/ ce que doit un emprunteur à celui à qui il a emprunté de l’argent (ou à celui qui lui a fait un apport en argent sans limitation de durée et sans rémunération convenue à l’avance). L’instrument monétaire dont il est fait usage au présent est un instrument créé par les banques monétaires au sein d’un système bancaire : des billets émis par la banque centrale et des dépôts à vue transférables (par chèque, virement ou carte bancaire) gérés par les banques qui sont autorisées à recevoir de tels dépôts (DAVT). Dans le passé, il s’agissait de pièces en or ou en argent émises par le souverain (l’État). Je laisse de côté les pièces de monnaie encore émises au présent par l’État (le trésor public), qui sont un vestige du passé. Ces signes monétaires sont créés lorsqu’une banque accorde un crédit et ils sont détruits lorsque le crédit est remboursé2. Quand on a un DAVT dans une banque monétaire de second rang on a une créance sur cette banque cette créance est recouvrable en billets de la banque centrale. Quand on détient un billet, on a une créance sur la banque centrale, mais cette créance est irrécouvrable, depuis que le cours forcé des billets de banque a été institué3. Cela n’est écrit dans aucun texte, mais la banque centrale s’engage à être le prêteur en dernier recours des banques de second rang afin d’assurer que la monnaie émise par une banque de second rang (exemple : la monnaie BNP, c’est-à-dire les DAVT à la BNP) soit « comme la monnaie émise par la banque centrale4. Les banques de second rang se prêtent entre elles sur le marché monétaire, sur lequel la banque centrale intervient.

Mais aucune Nation ne vit isolée des autres. Des dettes naissent des transactions qui ont lieu à l’échelle internationale. Elles peuvent être évaluées dans la monnaie d’une nation particulière. La question est avant tout celle de la capacité d’un agent national à disposer in fine en sa monnaie du règlement de ce qu’on lui doit. Cela impose que des pratiques se soient développées à cette échelle entre les banques et qu’elles aient été sanctionnées par des accords internationaux conclus pour organiser la conversion des monnaies nationales entre elles5. A la base des règlements monétaires à l’échelle internationale, il y a le fait que chaque banque monétaire d’une nation a des correspondants dans les autres nations, les deux sont en compte dans la monnaie de l’autre. Ensuite, si on laisse de côté le cas d’un monopole étatique du change, il y a dans chaque nation un marché des changes interbancaires sur lequel les banques monétaires du pays échangent entre elles de la monnaie nationale contre d’autres monnaies (celles qu’elles ont en dépôt chez leurs correspondants) afin de répondre aux demandes de leurs clients (certains veulent convertir en monnaie nationale un paiement en devises reçu de l’étranger et d’autres, disposer de devises pour régler une dette vis-à-vis d’un agent étranger). Ces opérations de change se font donc dans les deux sens à des taux de change qui ne peuvent être différents d’une transaction particulière à l’autre mais qui évoluent dans le temps. Pour le taux de change entre deux monnaies particulières, le taux de change sur le marché des changes interbancaires de l’une de ces deux nations ne peut pas s’écarter significativement de celui qui se forme sur le marché des changes interbancaires de l’autre nation dès lors que des opérations d’arbitrage peuvent être réalisées par les banques. On appelle cela la parité6. Ce cadrage descriptif suffit au départ.
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Jacques852.La « monnaie unique »

La solution dite de la « monnaie unique » entre des nations qui disposaient chacune, antérieurement, de sa propre monnaie, n’est pas vraiment une invention dans l’histoire humaine puisqu’elle consiste à transposer à l’échelle des nations concernées la forme nationale qui vient d’être décrite. Le plus simple est de commencer par traiter de cette solution pour toutes les nations du Monde, puis de voir ce qu’elle signifie pour un groupe particulier de nations au sein de l’ensemble mondial.


2.1 La « monnaie unique » pour toutes les nations du monde

Il y a un seul système bancaire à l’échelle mondiale : il comprend une banque centrale et un ensemble de banques monétaires de second rang qui sont en compte (dépôts) à la banque centrale. Il n’y a plus besoin que chaque banque ait des correspondants à l’étranger. Il n’y a plus de marché des changes interbancaires dans chaque nation puisqu’il n’y a plus qu’un seul instrument monétaire qui a cours, le même dans toutes les nations.

2.2La « monnaie unique » pour une union particulière de nations

La solution institutionnelle qui consiste, pour une union de nations qui ne regroupe qu’un nombre limité des nations du monde, de faire entre elles « monnaie unique », est plus complexe puisque cette union ne vit pas fermée sur elle-même. Elle entretient des relations avec les nations qui ne font pas partie de l’union. La monnaie unique de l’union doit pouvoir se changer dans les monnaies de ces autres nations et réciproquement. On doit distinguer ce qu’il en est en interne et ce qu’il en est dans les relations « extérieures » de l’union.

En interne

En interne, tout ce qui vient d’être dit pour la solution de la monnaie unique à l’échelle mondiale s’impose : un seul système bancaire avec une banque centrale unique à sa tête. Toutes les dettes sont réglées en se servant du même instrument. Il n’y a plus, pour chaque pays de l’union, de « contrainte extérieure », celle qui l’oblige à équilibrer sa balance des paiements pour éviter que sa monnaie se déprécie (système monétaire à changes flottants) ou soit dévaluée (système monétaire à changes fixes) lorsqu’elle est durablement déficitaire en évitant ainsi que la nation « vive sur le dos des autres » (ou « vive au-dessus de ses moyens », si on préfère). Et, à l’inverse, il n’y a plus de mécanisme qui conduit à apprécier ou réévaluer la monnaie nationale (vis-à-vis des autres monnaies) lorsque la balance des paiements de la nation est excédentaire. Cette disparition pose problème puisque l’on n’est pas en présence d’une seule nation. Il est question de la solution de substitution trouvée (pour la zone euro) après avoir traité de la relation de l’union avec l’extérieur.

Avec l’extérieur

Puisqu’il y a « monnaie unique » entre les nations de l’union, elle fait « un » vis-à-vis de l’extérieur au plan monétaire. Il n’y a donc, à l’échelle de l’union, qu’un seul marché des changes interbancaires. Et, sur les marchés des changes interbancaires des autre nations, c’est la monnaie unique de l’union qui est échangée contre la monnaie nationale. La règle de la parité opère. En changes flottants à l’échelle mondiale, la monnaie unique flotte : elle s’apprécie ou se déprécie vis-à-vis de l’ensemble des autres monnaies (ou plus simplement vis-à-vis de la monnaie nationale médiatrice, celle qui sert couramment à évaluer et régler les dettes à l’échelle internationale ; en l’occurrence, le dollar US). La « contrainte extérieure » porte sur l’union, et non pas sur chacune de ses composantes.

Le substitut de la « contrainte extérieure » pour chaque nation de l’Union : une contrainte qui porte sur le déficit de l’État
Ce n’est pas parce que les nations de l’union ont fait « monnaie unique » entre elles qu’elles ont disparues en tant que nations, dès lors que l’on n’a pas en même temps de citoyenneté unique avec Droit unique et, par conséquent, pas d’État unique. Notamment, les règles de Droit en matière de fiscalité et de Droit du travail salarié ne sont pas uniques. Elles le sont pour une partie du Droit commercial si les nations ont fait « marché unique » pour les produits achetés/vendus. Formellement, chaque nation est en principe à même d’établir sa balance des paiements vis-à-vis de l’ensemble des autres nations, en la décomposant en une balance vis-à-vis du reste du monde (hors union) et des balances vis-à-vis de chacune des nations de l’union. Par quoi remplacer la « contrainte extérieure » dès lors que cela s’impose puisque chaque nation existe encore et que, par conséquent, « monnaie unique » ne signifie pas « entité unique » (comme pour les diverses régions d’une nation ou les divers « États » d’une Nation à l’État fédéral comme les USA) ?

La solution, trouvée entre les nations de l’Union européenne qui ont constitué la zone Euro à monnaie unique, est de faire porter la contrainte sur le déficit de l’État (au sens large) : le déficit annuel de l’État ne doit pas dépasser un certain % du PIB national (le fameux 3% tant décrié à gauche), si ce n’est sur l’encours de l’endettement de l’État. Cette solution de substitution pose problème parce qu’un déficit de la balance des paiements d’une nation peut avoir de toutes autres causes qu’un déficit de l’État et qu’un déficit de la balance des paiements globale n’implique pas nécessairement un déficit vis à vis des seules autres nations de l’Union. Il y avait pourtant d’autres solutions prenant en compte au point de départ l’état de la balance des paiements. Mais à partir du moment où le solde de la balance des paiements d’une nation de l’union résulte de pratiques de tous les agents résidents, pas seulement de ce que fait l’État, alors qu’un traité international est un traité entre États, la contrainte ne peut porter que sur chacun de ces derniers.
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Troupal65Je pense qu'il semble très mal venu d'utiliser ainsi les services privateurs de Google, alors même qu'il existe des alternatives libres, soutenues par des associations françaises, qui rendent un service de qualité égale à celui-ci. En effet, l'association Framasoft (défenseuse des droits numériques, du logiciel libre, de la neutralité du net et luttant activement — elle — contre les GAFAMs, notamment via son projet https://degooglisons-internet.org) propose des serviced nommés Framapad, Framaform, Framadoc (en utilisant, entre autres, une version hébergée de LibreOffice) effectuant le même travail que le service privateur de Google, mais en libre, et ne contribuant pas à l'enrichissement de cette multinationales. Je trouve le fait de devoir réagir ici assez hypocrite et particulièrement contradictoire avec vos propos et vos actions. Je suggère donc de migrer de plate-forme, de vous rapprocher de l'asso Framasoft, et de bannir autant que faire ce peut les services des GAFAMs (pour ce qui est de l'utilisation de YouTube — et non de PeerTube encore une fois — je comprend bien qu'il faille être présent sur cette plate-forme afin de toucher le plus grand nombre de personnes, mais ce n'est pas le cas avec l'utilisation de Google Doc…).
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