lan01.org - Les alertes reçues
 Share
The version of the browser you are using is no longer supported. Please upgrade to a supported browser.Dismiss

View only
 
 
ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ
1
DépartementPrénomProfessionTémoignage
2
60JulienProfesseur de EcolesNotre ministère fait appel au volontariat pour accueillir les enfants des soignants.
Il est probable que cet appel sera étendu aux enfants de policiers, de pompiers.

Que fait-on des enfants des autres professions qui ne peuvent pas télétravailler, car tous les métiers ne sont pas télé-travaillable, tous les foyers ne sont pas équipés d'internet pour les élèves .

Cette notion de volontaire m'interroge aussi: dans quelle mesure peut-on être volontaire ou non, avec le risque de stigmatisation.

Nous allons accueillir les enfants des soignants et autres, potentiellement nous nous exposons aussi -certes bien moi que d'autres professions- mais un risque d'exposition quand même.

Que fait-on des personnes qui sont à la rue?
Quelle protection pour eux?
La mise en place des "laisser passer" et autres va leur être préjudiciable.

Je reviens sur ce bon sens citoyen dont on nous parle en nous disant qu'il faut aider les soignants en accueillant leurs enfants:
On fait appel à nous en nous disant: il faut qu'ils puissent aller travailler vous prenez en charge sur le temps scolaire...

Donc hors temps scolaire plus de besoin: pause méridienne (les Mairies doivent gérer mais ce n'est pas toujours le cas), et le mercredi, le samedi, le dimanche.


Solidarité nationale, restez chez-vous, ne sortez pas...

Je suis déjà à bout.

Merci à l'équipe.

Julien R
3
44AnneenseignanteMa soeur travaille en centrale d'appels pour un assureur. L'entreprise a permis aux parents de rentrer chez eux mais les autres doivent venir travailler sur la plateforme ouverte car c'est considéré une mission essentielle. Ils sont 20 par plateau, 4 par bureau et n'ont aucune protection... Le télé travail n'a pas été autorisé à ce jour (17 mars)... Qu'attend Macron pour protéger TOUS les employés??? Confinement réel pour tous!!!!
4
49HélèneObjectrice de conscienceJe suis très inquiète pour une amie qui m'est chère. Elle a 85 ans et a survécu à deux cancers: cancer du sein suivit d'un cancer des os de la cage thoracique (lié à des brulures de rayons traitant le premier). Il lui manque désormais des morceaux d'os et elle a des cicatrices importantes qui nécessitent des soins kiné très spécifiques. Ces soins sont à l'arrêt car n'étant pas "indispensables", hors ils sont nécessaires en temps normal pour lui permettre de bien respirer. S'ajoute à ça le fait que ses aides à domicile pour la toilette continuent à passer mais n'ont pas le matériel évitant les risques de contaminations. Si elle attrape le virus en étant déjà affaiblie, comment espérer que son corps arrive à lutter contre?
Je m'arrangerais pour l'aider avec les courses et autre, mais pour sa kiné, je suis impuissante et son besoin touche directement sa capacité respiratoire.
Je précise qu'à part les conséquences liées à ses opérations, elle a une bonne santé et généralement un super moral.
5
77EVELYNEretraitée - ancienne secrétaireTémoignage sur rupture de médicament chez le fabricant * Mon inquiétude - explication :......La fabrication des médicaments hors de France m'inquiète beaucoup. Depuis 16 ans, je n'ai plus de thyroïde, et suis sous LEVOTHYROX. Or les derniers mois, LEVOTHYROX n'était plus fabriqué en France, et le pharmacien me fournissait l'EUTHYROX venant de RUSSIE. Ce matin, nous avons voulu le renouvellement de mon ordonnance. Et malheureusement, il y a rupture de ce médicament chez le fabricant, médicament indispensable à ma vie ! Ce qui veut dire que sans ce médicament, je peux mourir car c'est un médicament indispensable. Il y avait eu un gros souci avec ce médicament qui avait été modifié sans informer les patients. Vous vous souvenez du coup de gueule de Annie Duperey... et bien voilà, aujourd'hui 17 mars 2020 premier jour de confinement, RUPTURE CHEZ LE FABRICANT de ce médicament. Croyez-moi, je panique un peu, même si j'ai un peu de médicaments d'avance, pour 4 semaines environ. Que penser de cette fabrication faite à l'étranger ?
6
75CamilledocumentaristeMerci François, on se sent déjà moins seuls.
7
60RélyInfirmière et fière de l'êtreLa fille de 10 ans de ma collègue (infirmière) présente les symptômes du covid 19.
Ma collègue bénéficie d'un arrêt de travail pour s'en occuper à domicile.
Ils attendent les résultats du test.
Le médecin traitant n'a pas pu faire d'arrêt pour le papa. Il leur a répondu qu'il ne pouvait en faire qu'un par famille.
Papa est sensé retourner à l'usine avec masque et gants, en attendant les résultats du test de leur fille.
Or, à son usine, personne ne souhaite le voir travailler et risquer de contaminer l'équipe.
Il se voit ds l'obligation d'utiliser ses jours de vacances.
C'est normal selon vous ?
8
60RélyInfirmière et fière de l'êtreLa fille de 10 ans de ma collègue (infirmière) présente les symptômes du covid 19.
Ma collègue bénéficie d'un arrêt de travail pour s'en occuper à domicile.
Ils attendent les résultats du test.
Le médecin traitant n'a pas pu faire d'arrêt pour le papa. Il leur a répondu qu'il ne pouvait en faire qu'un par famille.
Papa est sensé retourner à l'usine avec masque et gants, en attendant les résultats du test de leur fille.
Or, à son usine, personne ne souhaite le voir travailler et risquer de contaminer l'équipe.
Il se voit ds l'obligation d'utiliser ses jours de vacances.
C'est normal selon vous ?
9
33ChristineEmployée de bureau Mes fils travaillent en auto entreprise pour UBER
DELIVERO etc.... et les sites de livraison repas à domicile fonctionne encore. Qu en est il de la réglementation ? Est ce le choix de chacun de continuer à travailler ? Et si ils s arretent quelles mesures financières ?
Et puis peut on faire confiance à la préparation de ces repas ?
10
11domfacteurLes facteurs risquent aussi d'être contaminés et de propager...pratiquement aucune mesure prise ! la proximité au travail, dans les locaux et avec les clients, notamment pour la remise des lettres recommandées et des paquets . A Narbonne des lingettes pour bébés depuis hier !!! C'est la même chose dans beaucoup de villes d'après les témoignages sur le groupe des facteurs facebook . Est-ce un travail indispensable ? oui il y a beaucoup de commandes par internet avec le confinement, donc de l'argent à gagner pour les actionnaires, on se fout des conditions de travail, depuis toujours !!!
11
81Alfredagrégé de Physique, en retraitej'ai participé à la création du Réseau Environnement Santé
j'envoie quelques réflexions qui ne sont peut être pas tout à fait dans le thème du projet de François.
Il s'agit du point de vue d'Ivan Illich, très intéressant dans la crise actuelle et qui propose des initiatives à étudier (désolé c'est un peu long)

ne lachons rien

pour une société conviviale en opposition à la société du toujours plus

La Convivialité Ivan Illich
Dans ce texte Ivan Illich amplifie et radicalise sa critique de la société industrielle. Dénonçant la servitude née du productivisme, le gigantisme des outils, le culte de la croissance et de la réussite matérielle, face à la « menace d’une apocalypse technocratique »il propose la « vision d’une société conviviale ». Pour lui, c’est que par la redécouverte de l’espace du bien-vivre, c'est à dire la convivialité, que les sociétés s’humaniseront.

« Si les outils ne sont pas dès maintenant soumis à un contrôle politique, la coopération des bureaucrates du bien-être et des bureaucrates de l’idéologie nous fera crever de “bonheur”. La liberté et la dignité de l’être humain continueront à se dégrader, ainsi s’établira un asservissement sans précédent de l’homme à son outil. »

L'analyse critique de la société industrielle doit beaucoup à Ivan Illich. Il est l'un des premiers à avoir dénoncé le productivisme, le culte de la croissance, l'apologie de la consommation et toutes les formes d'aliénation nées du mode de production capitaliste. La Convivialité montre comment l'organisation de la société tend à produire des consommateurs passifs, qui ont délégué aux institutions le pouvoir de décider et renoncé à assumer la responsabilité des orientations de leur société. Cette analyse critique se transforme en un manifeste. Il s'agit de réveiller politiquement les citoyens endormis, afin qu'ils se réapproprient leur destin. Toutefois, cette reconquête suppose que les individus se détournent des seules possessions matérielles au profit de la redécouverte d'autrui et de la pratique du dialogue social. Seul l'apprentissage de la convivialité permettra, par la rencontre et l'échange, de renouer les fils de la communauté et de lui redonner la maîtrise de son avenir et de ses choix. --Paul Klein


Les contraintes qu'impose la vie en société ne doivent pas s'opposer à la nécessité de l'action personnelle autonome et des choix qui en découlent.
C'est le Droit qui gère l'interface entre vie sociale et vie personnelle, mais c'est la Loi qui fixe les règles, ce sont les dominants qui rédigent la Loi.
Le droit se meut dans le juste, la loi dans le possible. De leur accord nait l'ordre, de leur antagonisme naissent les catastrophes.
Si la loi découle du droit, souvent l'effet désobéit à la cause, la pratique contredit la règle.

il ne faut pas confondre le droit et sa caricature légaliste

Un exemple: il fut un temps où l'esclavage était légal au mépris du droit. Au nom de cette loi il y eu des condamnations contre ceux qui tentaient de s'opposer à l'esclavagisme.
Aujourd'hui, l'esclavage n'est plus légal même si dans les faits les conditions de vie d'une partie non négligeable de l'humanité est plus proche de l'état d'esclave que de l'état d'homme libre.

Aujourd'hui la loi est au service d'une société qui croit en l'expansion indéfinie, l'appareil législatif tenu par les pantins manipulés par les tenants du toujours plus est devenu l'allié objectif de l'outil industriel contre l'Homme et se transforme en un obstacle majeur au retour du Droit. Le corps des lois reflète l'idéologie de la structure des classes sociales dominantes et en assure la pérennité. Là où la justice devrait équilibrer les intérêts opposés en retenant ce qui est préférable pour tout le monde, elle infléchit sa décision en faveur de la société de croissance. Pour ce faire il lui suffit d'organiser des procédures longues, compliquées, coûteuses pour éliminer les plaignants sans moyens. La vraie décision devient ainsi un bien rare donc réservée à quelques uns.
Mais ceci ne doit pas effrayer, il ne faut pas renoncer à faire valoir le Droit. Moins on y aura recours, plus l'utilisation de la procédure sera considérée par les institutions dominantes comme une subversion au seul ordre qu'elles reconnaissent. (exemple des associations)

Face à cette situation, soit on se cantonne dans une survie bornée par les exigences d'une dictature industrielle et bureaucratique qui se trouve ainsi renforcée, soit on réagit politiquement en dénonçant la falsification idéologique du plus opposé au mieux, de l'avoir opposé à l'être. Cette falsification transforme la pratique du langage en usage de slogans, réduit ce langage en émission et réception de messages, la pensée en accumulation d'informations reçues par le citoyen assit face à l'écran et qui se tait.
Cette falsification utilise l'expert en lieu et place du citoyen en oubliant que l'expert n'est que le représentant d'un savoir non communicable. Le citoyen se trouve dépouillé de sa compétence de décider où se situe le seuil de tolérance face aux agressions des choix qu'on lui impose. Ce Droit lui appartient et il doit le revendiquer.
Pour lutter il faut retrouver le langage travesti dans une "nov. langue" appauvrie, déconstruite, monopolisée au services des outils dont le développement asphyxie leur finalité. Le citoyen passe du rôle d'acteur à celui d'usager. Il faut retrouver l'utilisation du langage pour revendiquer le droit à l'action plutôt qu'à la consommation, retrouver une relation transparente entre l'Homme et l'outil, il n'y a pas d'Homme sans outil mais si on n'y prend garde un jour il y aura des outils sans Hommes. Pour comprendre et faire comprendre qu'une autre société est possible il faut pouvoir l'exprimer et être compris clairement et simplement.

Le monde dit « moderne » s’est éloigné de la réalité objective, il pervertit la liberté et la raison.
Mais comment faire comprendre qu'il soit possible de construire une société où l'organisation industrielle ne soit pas tournée vers le toujours plus mais reste équilibrée, il est possible de sortir de la production de masse sans retourner aux chaînes du passé. Il y a une autre façon d'utiliser les avancées scientifiques en favorisant le savoir et la créativité de chacun à chargé de ne pas empiéter sur la liberté des autres. Il y a des bornes à ne pas franchir au delà desquelles la société devient une prison et l'outil un despote.

Environ 120 siècles, 600 générations que l'outil devenu prépondérant permet de transformer le milieu dans lequel l'Homme vit avec de multiples exemples de catastrophes écologiques qui, dans un premier temps n'ont eu que des effets limités dans le temps et dans l'espace ( lire "Effondrement" de Jarred Diamond), l'utilisation mal maîtrisée de l'outil en est une des causes.
Aujourd'hui le problème devient planétaire, la production de déchets, complément de toute activité, dépasse les capacités d'absorption de la planète qui s'engorge. La production de masse produit la destruction de la société, la nature est dénaturée, l'homme déraciné, castré de sa créativité. Le monde industriel fait des hommes une matière première que travaille l'outil, ce n'est plus supportable.
Quand réussira t on à limiter le pouvoir de l'outil et à inventer un mode de production respectant l'homme et la nature.
Nous sommes tellement déformés par la surconsommation qu'il est difficile d'imaginer des modes innovants. On veut nous convaincre que renoncer à la production de masse nous ramènerait à la bougie
La bifurcation est juste devant nous.
Si on laisse l'outil prendre le pas sur sa finalité qui est d'aider l'Homme, la crise s'enracinera dans l'échec d'une modernité productrice de demandes et génératrice de manques et l'outil fera de l'Homme son esclave. Ce monde se peuplera de pauvres frustrés et de riches insatisfaits.
Il ne s'agit pas de se débarrasser des technologies mais d'éviter qu'elles n'engendrent la faim, le chômage, l'inégalité. Elles doivent être mises au service des libertés élémentaires, de la dignité, de la capacité de chacun de façonner son propre avenir.
Le plus important est de repérer les outils devenus incontrôlables représentant une menace insupportable. Apparaissent des outils qui seront destructeurs quelques soient ceux qui les possèderont. Certains d'entre eux comme les OGM sont dans les mains de mafias qui auront bientôt les moyens de chantage sur l'humanité, d'autres sont encore plus ou moins sous contrôle public comme le nucléaire sans que le danger sans précédent historique ne soit diminué.
Il s'agit d'admettre que la modernité vue comme la substitution de la machine à l'Homme est un échec dans lequel la crise sociale, la crise écologique, la crise culturelle s'enracinent.
Il faut réinventer l'outil avec lequel l'Homme travaille pour tirer le meilleur parti de son imagination. C'est par une métamorphose de la société inversant radicalement les institutions politiques, administratives, industrielles que l'humanité inversera le cours délétère de la spirale imbécile actuelle. Il faut reprendre le contrôle de l'outil à ceux qui l'utilise pour contrôler l'Homme.
Ce n'est pas le travail qui est un droit, c'est le droit à des conditions d'une vie autonome de qualité, peut être sobre, mais riche de liberté dont le travail en est une composante importante.
Le bien n'est pas la satisfaction d'une surconsommation mais la capacité de développer son avenir dans lequel la créativité des uns ne s'impose pas aux autres.
Mais tout changement nécessite une lutte entre l'existant et le potentiel qui n'existe pas encore. L'existant a donc plus de poids politique et détient le pouvoir de l'outil en laissant croire au peuple qu'il est propriétaire de cet outil. Mais le politicien qui a conquis le pouvoir est le dernier à pouvoir le quitter et trouvent dans ses échecs une bonne raison de continuer dans la même voie et il croit corriger ses échecs par d'autres échecs. Il ne propose que des palliatifs masquant les causes profondes des blocages du système.
Pour s'en sortir il faudrait se poser les bonnes questions ce qui est rarement fait, il est tellement plus facile de ne s'occuper que des conséquences sans se préoccuper des causes. Mais ces causes est on encore en état de les imaginer, de les comprendre? Peut on comprendre qu'il existe une autre voie que l'aliénation du travail, la manipulation du manque.
Mais surtout la simple analyse des causes montrerait que la seule solution viable est un changement de politique. Pas un simple changement de logiciel comme pratiquement tous les politiques proposent, mais un changement de système d'exploitation. Il faut passer d'un progrès qui substitue l'initiative humaine par une technologie programmée, à un progrès qui renforce l'autonomie et la créativité de chacun. Seul un préjugé idéologique à pu laisser croire (au sens d'une croyance) que les avancées scientifiques n'étaient qu'au service de l'outil industriel régenté par la bureaucratie. Il faut choisir entre permettre à des millions de spectateurs de voir en même temps des pitres s'agiter derrière le petit écran et permettre aux mêmes de produire leur propre culture.

Il faut retrouver l'équilibre en inversant à la racine le fonctionnement des institutions, en mettant au point de nouvelles procédures de décisions
Le déséquilibre le plus préoccupant est l'écologie. Il serait facile par une simple signature de supprimer la dette financière, mais cela ne sera pas possible avec la dette écologique qui a deux faces: la dette envers les générations futures et la dette du Nord envers le Sud, cette dette étant niée entre autre par Michel Rocard. L'équilibre ne sera rétabli que lorsque la finalité sera l'apanage de l'homme et le moyen réservé à l'outil.
La prise en compte des urgences écologiques nécessite de sortir des contingences matérielles qui empêchent de regarder un peu plus loin que le contenu de l’assiette.

De quoi a t on besoin pour retrouver une vie basée sur la convivialité
Convivialité qui est opposée à la haine de l'autre, à la mise en cause des plus faibles, ces voleurs, ces malfaisants. Haro sur ces profiteurs. La société est devenue une caricature des fables de La Fontaine.
Comment redonner sens à la vie?
Quelle place attribuer au travail?

Après avoir fortement augmenté au début de l'ère industrielle, le temps de travail a diminué au cours du 20ème siècle. Le passage aux 35h a certes diminué le temps légal mais sa mise en place, mal négociée s'est faite en contraignant les conditions pour augmenter la productivité et gommer en grande partie l'intérêt pour les travailleurs. La création d'emplois n'a pas été à la hauteur. Une des conséquences a été l'augmentation des RPS dont le coût est estimé à plus de 50 milliards d'€ par an en france. La Cour des Comptes évalue à environ 50Md€ le coût du traitement du chômage en 2010. Difficile de comprendre qu'une diminution du temps de travail ne soit pas une priorité. Indépendamment du temps réel de travail actuel, une diminution de 10% permettrait de ramener le chômage à un taux faible. En fait il ne s’agit pas de trouver plus de travail, ce qui est incompatible avec l’évolution des techniques mais de le répartir équitablement.
Au coût direct du chômage il convient d'ajouter les coûts sanitaires induits par le stress, la dégradation de l'estime de soi, de la malbouffe liée au faible pouvoir d'achat, sans oublier la délinquance. La preuve des dégâts liés aux conditions de travail délétères se retrouve dans l'EVSI: l'espérance de vie sans incapacité, à la différence de l'espérance de vie qui continue à augmenter, l'ESVI décroît légèrement depuis 2006. Celle des hommes est passée de 62,7 ans à 61,9 ans entre 2008 et 2010 ; et de 64,6 ans à 63,5 ans pour les femmes, relève l'INED.
sans compter le gradient social, environ 10 ans d’écart pour l’EVSI entre un ouvrier et un cadre supérieur.
Donc en moyenne un ouvrier a déjà des problèmes de santé avant l’âge de 60 ans,
indépendamment des causes de cette baisse, vouloir le faire travailler plus longtemps est criminel aussi bien pour lui que pour la société qui devra assurer des soins couteux liés à la dégradation de la santé des travailleurs trop âgés.
Nous vivons plus longtemps mais en moins bonne santé, ce sont des dizaines de milliards qui sont inutilement engloutis là aussi dans un système qui n'est plus un système de santé mais un système de traitement des maladies.
D’un coté les tenants de la finance en toute « légalité » organisent leur insolvabilité fiscale, de l’autre ils font payer la note aux plus faibles avec la complicité objective des politiques. Il faut toujours payer, payer pour le capital, payer pour les pots cassés de la sacrosainte croissance. Ce n’est pas pollueur payeur mais pollué payeur ou pollueur payé.
Sans des propositions claires, compréhensibles, directement axées sur les problèmes des citoyens en difficulté il ne sera pas possible de contrer les forces qui défendent les intérêts de la petite minorité qui pille la planète et affame l'Humanité, en détournant les accusations vers les plus faibles, les plus fragiles. S'il n'est pas question de minimiser l'horreur de certains actes, le véritable crime contre l'humanité c'est de laisser mourir de faim un enfant toutes le 5s et ceci dans l'indifférence totale des médias et de la classe politique.
Redonner un sens à la vie, retrouver l'équilibre pour cela lutter contre le monopole radical tel que le définit Ivan Illich. Ce n'est pas le monopole d'une marque sur un produit mais le monopole d'une idée qui s'impose à la société et fixe nos modes de vie par un contrôle social qui s’accompagne de la consommation d’une production de masse que seules des industries puissantes peuvent produire. La domination de l’outil instaure ainsi une consommation obligatoire et restreint l’autonomie personnelle. L’exemple emblématique est le monopole du transport qui prive l’homme de sa mobilité naturelle, le contraint à donner toujours plus de temps à la circulation que ce soit dans les transports, dans le temps passé au travail pour payer ce transport et tout ce qui est autour. Avec le paradoxe qui si on compte tout le temps nécessaire passé, la vitesse réelle n’est que de l’ordre de 8 km/h! Et dans le même temps on défonce les forêts pour construire des routes, on brule le pétrole, on pollue, des gens se tuent par milliers. Il y a aussi la médecine qui remplace le service de la santé par le service de la maladie renforçant le pouvoir du corps médical et surtout de l’industrie au détriment de l’initiative personnelle. Il sera d’autant plus difficile de s’en débarrasser qu’il a sclérosé notre comportement et mutilé notre imagination. Il en est de même pour l’éducation qui devient une préparation programmée, un conditionnement à la vie active par l’apprentissage d’instructions standardisées ainsi que le branchement sur des flux d’informations médiatisées. L’école ne donne plus accès, pour la plupart des élèves, qu’à une part de plus en plus réduite du savoir global considérant que la complexité du monde moderne réserve sa compréhension à une élite. Que dit l’OCDE (vers 1996): Le rôle des pouvoirs publics en matière d’éducation, selon l’OCDE, consiste juste à "assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable et dont l’exclusion de la société s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer de progresser."
"Si l’on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire, par exemple, les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d’inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l’enseignement. "
"L’apprentissage à vie ne saurait se fonder sur la présence permanente d’enseignants mais doit être assuré par des prestataires de services éducatifs,[...]les enseignants qui subsisteront s’occuperont de la population non rentable."
Ce monopole a un prix de plus en plus exorbitant pour la collectivité, mais le briser aura aussi un prix. La collectivité devra prendre conscience qu’il vaut mieux financer la destruction du monopole plutôt que sa perpétuation en mettant en balance les mirages d’une société du toujours plus versus une société conviviale. Face au riche qui prétend enrichir le pauvre en l'exploitant, fable soutenue par certains politiques et économistes, face au fossé qui devient béant entre les pauvres et les riches,
on ne peut que constater que la plupart des gens, noyés dans la promesse du bien être, englués dans le bonheur climatisé ne se sentent pas concernés ou se sentent impuissants.
Il faut retrouver le courage. Peut on le perdre comme on perd ses clés? Si on n'y prend garde c'est ce qui nous guette. On essaie de se battre et puis face à une société minée par le consumérisme, où le mensonge institutionnel entraine la violence et la barbarie, sournoisement, sans qu'on y prenne garde on perd la volonté de s'indigner, on finit par trouver normal de négocier avec l'inacceptable, que le pouvoir du peuple soit confisqué par ceux qui se prétendent agir pour l'intérêt général alors qu'ils sont uniquement obnubilés par leur avenir d'élus.Une chose est inéluctable, la disparition du courage ou pire encore son instrumentalisation signeront la fin de la démocratie, il faut apprendre le prix du manque de courage.On peut se dire que l'on plie devant un abus pour mieux le contrer plus tard, si ce peut être une marque de clairvoyance, mais c'est aussi, hélas, le plus sur chemin vers la légitimation de l'inacceptable. L'acceptation des uns fait le lit de l'abus des autres. Le courage commence par le vouloir, il faut d'abord décider de vouloir pour pouvoir
Et ce qui est de plus en plus visible, pour certains, il ne reste que la rage de tuer ou de se tuer.
Une des conséquences de ces dérèglements est l'apparition de nouvelles classes inférieures: les sous éduqués, les sous consommateurs, les jeunes, les vieux se rajoutent aux femmes, aux homosexuels, aux immigrés...si ces minorités cherchent à obtenir leur dû à l'intérieur de la société de croissance elles ne font que conforter le système et n'obtiendront que de la frustration. Réclamer de pouvoir consommer légitime la surconsommation. De la même façon que penser d'une opposition qui tout en exacerbant les contradictions utilise les méthodes de la majorité et donc les légitime en voulant simplement substituer un pouvoir à un autre. Comment résoudre ce paradoxe, il faut utiliser les lois existantes sans tomber dans les travers du système. Ne pas se contenter de prétendre faire de la politique autrement. Toute erreur tactique peut s'avérer rédhibitoire. La tache sera rude , il faudra convaincre une majorité aujourd’hui hostile à toute remise en cause de la croissance, celle du libéralisme et de ses chiens de garde. Engagée dans la course au mieux être, elle ressent comme une menace toute remise en cause d’une limitation de la production industrielle. Elle vit dans l’illusion que ce qui est nouveau est mieux. La désaccoutumance sera douloureuse.
Il faut commencer par s’adresser aux catégories les plus menacées, les aider à discerner la menace que la crise écologique majeure fait peser sur leurs libertés fondamentales. Puis agréger les individus et les groupes jusque là divisés, parfois même opposés les uns aux autres par la politique actuelle qui accuse les plus faibles d’être les responsables, leur montrer qu’ils sont soumis aux mêmes menaces.
pour préparer la société conviviale il faudra démonter la structure profonde par laquelle le système organise la prise de décision. Pour cela il faut
1: redécouvrir le langage
2: redonner la prédominance du Droit sur la Loi
3: rendre à la science son indépendance
4: réinventer la politique

1: Quelque soit la faiblesse de la parole face à la contrainte des choses et face à la poussée des intérêts elle peut néanmoins contribuer à ce que la conscience franchisse le pas de la crainte pour l'avenir menacé.
la domination du monde de la production industrielle s’accompagne de la dégradation des langages telle qu’il devient difficile de trouver les mots pour parler d’un monde opposé au modèle présent. Nous sommes dans une société de communication, c’est à dire dans une société de mensonge organisé, dans laquelle les mots sont imposés par les dominants pour nous rouler dans la farine. Les mots n’ont plus de sens, et on ne sait plus à quoi ont affaire. Il est alors bien plus difficile de s’opposer à quoi que ce soit. C’est en retrouvant l’usage d’un langage non ambigu que chacun pourra revendiquer son droit et sa liberté. On comprend qu’une autre société est possible quand on peut l’exprimer clairement. En matière de langage il y a une confusion classique et dangereuse qui consiste à confondre loi et droit.

2: La loi: l'échafaud, la guerre, les techniques irréversibles, l'ignorance
Veulent ils faire le mal? Non ils se trompent et ils trompent. Ils croient avoir la vérité et ils mentent au service de la vérité. De là tant de lois et d'actes aveuglément féroces. Les promoteurs des lois sont les alliés de l’idéologie de la croissance de la puissance de l’outil technique. La justice devrait être rendue en équilibrant les intérêts opposés, la décision devrait retenir ce qui est préférable pour tout le monde. Malheureusement cet équilibre a été infléchi en faveur du libéralisme et trop souvent le recours par un citoyen à la loi est vu comme une subversion aux yeux des institutions dominantes.
Il faut revenir au droit.
Le droit: la liberté, la paix, rien d'irrévocable, rien d'irréparable, l’instruction
en particulier au droit pour chacun de vivre une vie de qualité dans un environnement qui préserve la santé.
Il ne sera pas simple de convaincre les juristes, les magistrats de reconnaitre l’indépendance de droit par rapport à leur notion préconçue du bien confondu avec l’abondance de biens.
3: la science ou plutôt la techno-science est devenu une religion. Quand des hommes politiques disent: « je crois au nucléaire » ou « j’ai foi dans la science » il faut y entendre des paroles plus proche de la religion que de la science. Leur science oublie le citoyen remplacé par l’expert omnipotent représentant l’élite qui base son autorité sur un savoir kidnappé.
les pesticides, les nanoparticules, les PCB, le BPA, l’utilisation de l’amiante…sont sortis du cerveau de scientifiques qui ont finis par vendre leur âme. L’air, l’eau, le sol en sont pollués
la science doit être remise à sa place, au service de l’homme
4: La perte de légitimité de l’état qui fonctionne comme le conseil d’administration du capital, des partis politiques devenus des factions rivales aussi bien en externe qu’en interne, des revendications pour plus de consommation individuelle souligne la nécessité du recours à une refonte du discourt politique. L’augmentation continue de la production conduit inévitablement au désastre qui peut induire soit à la barbarie voire la fin de l’espèce humaine, soit à une opportunité de choisir un mode de production efficace et convivial. Pour cela il faudra être capable d’analyser la catastrophe à venir en langage ordinaire, de plaider la cause d’une société qui se donne des limites et le faire en termes concrets, compréhensibles par tous et immédiatement applicables. Il faudra aussi réinventer un outil social qui convienne à la détermination du bien public, c’est le rôle de la politique et du droit. La crédibilité des choix viendra de la démonstration qu’il est possible car nécessaire, d’instaurer cette société conviviale. Cette crise, il ne sera pas question de simplement la gérer, on ne ferait que précipiter la fin. La solution sera d’accepter, par accord politique, une autolimitation, la fin de la domination de l’outil, la fin de la croissance quantitative. Ne cachons pas que cela s’accompagnera de sacrifices personnels pour protéger l’intérêt général. Pas de contre sens, autolimitation ne signifie pas décroissance qui ne serait qu’une limitation dans le cadre de la société industrielle et donnerait encore plus de pouvoir à la bureaucratie.


12
81Alfredagrégé de Physique en retraite

autre texte de réflexions à partir de Victor Hugo



la loi des puissants contre le droit de tous
(le Droit des peuples contre la Loi des voleurs)
(le Droit des terriens contre la Loi des destructeurs)



les notions de Loi et de Droit sont savamment confondues, pourtant elles sont très différentes comme Victor Hugo l’a expliqué:

"Le droit se meut dans le juste, la loi dans le possible. De leur accord nait l'ordre, de leur antagonisme naissent les catastrophes.
Si la loi découle du droit, souvent l'effet désobéit à la cause, la pratique contredit la règle.
"Le droit: la liberté, la paix, rien d'irrévocable, rien d'irréparable, l'instruction
La loi: l'échafaud, la guerre, les techniques irréversibles, l'ignorance"

il ne faut pas confondre le droit et sa caricature légaliste"

la loi peut être illégitime:
il fut un temps où l'esclavage était légal au mépris du droit. Au nom de cette loi Il y eu des condamnations contre ceux qui tentaient de s'opposer à l'esclavagisme.
L’esclavage traditionnel reposait sur une forme juridique reconnue de propriété vis-à-vis des personnes maintenues en esclavages. Après l’interdiction  de la propriété légale de l'homme par l'homme, la signification du mot esclavage s’est élargie.
Aujourd'hui, l'esclavage n'est plus légal même si dans les faits les conditions de vie d'une partie non négligeable de l'humanité est plus proche de l'état d'esclave que de l'état d'homme libre. Est on un être humain libre quand le travail ne permet pas d'assurer l'entretien d'une famille: logement, santé, éducation, nourriture. Les lois de plus en plus perverses qui aggravent cet état sont des lois barbares.
Plus près de nous, certaines lois de « Vichy »…
Et aujourd’hui….
tant de textes qui transforment ceux qui osent résister à la barbarie, qu’elle soit objective comme entre 1940 et 1945 ou plus insidieuse comme aujourd’hui en criminels!
Il est facile aujourd’hui de glorifier le 50 000 résistants morts en oubliant qu’ils ont combattu aussi pour la liberté de la presse, pour qu’elle ne tombe sous la coupe du capital.


Dans le contexte des "Gilets jaunes" la suite des écrits de Victor Hugo est toute d'actualité.

"Mais la beauté du devoir s'impose, souffrir pour la vérité c'est la démontrer.
La colère des irrités vous gagne, l'injustice des injustes vous pénètre, vous sentez monter en vous la grande indignation sombre, la parole va et vient de la conviction fixe et sereine à la révolte plus ou moins mesurée. On se laisse entraîner, ce qui est un danger, et emporter ce qui est un tort.
Veulent ils faire le mal? Non ils se trompent et ils trompent. Ils croient avoir la vérité et ils mentent au service de la vérité. De là tant de lois et d'actes aveuglément féroces.
C'est du droit de tous les faibles que se compose le devoir de tous les forts."

quelques commentaires

Mais la beauté du devoir s'impose, souffrir pour la vérité c'est la démontrer

souffrir pour la vérité, pour les "Gilets Jaunes" souffrir c'est dénoncer la réalité des conditions de vie indignes imposées au nom d'une vision capitaliste du monde.
Souvenons nous des Résistants qualifiés de terroristes par les autorités "françaises", dénoncés par de "bons français", condamnés par des juges de notre pays. Ils ont assumé leurs idées et beaucoup en sont morts. Leur courage et celui des "gilets jaunes" font échos à la fin du courage chez ceux qui se considèrent comme les élites. Comme le dit Cynthia Fleury: "Peut on le perdre comme on perd ses clés?
Si on n'y prend garde c'est ce qui nous guette
On essaie de se battre et puis face à une société minée par le consumérisme, où le mensonge institutionnel entraine la violence et la barbarie, sournoisement, sans qu'on y prenne garde on perd la volonté de s'indigner, on finit par trouver normal de négocier avec l'inacceptable, que le pouvoir du peuple soit confisqué par ceux qui se prétendent agir pour l'intérêt général alors qu'ils sont uniquement obnubilés par leur avenir d'élus.
Une chose est inéluctable, la disparition du courage ou pire encore son instrumentalisation
signeront la fin de la démocratie, il faut apprendre le prix du manque de courage.
On peut se dire que l'on plie devant un abus pour mieux le contrer plus tard, si ce peut être une marque de clairvoyance, mais c'est aussi, hélas, le plus sur chemin vers la légitimation de l'inacceptable. L'acceptation des uns fait le lit de l'abus des autres.
Le courage commence par le vouloir, il faut d'abord décider de vouloir pour pouvoir"

Monsieur Griveaux n'a pas eu cette hauteur de souffrir pour défendre la république (enfin ce qu'il appelle la république), il s'est sauvé comme un lapin après l'intrusion de personnes non identifiées ayant trouvé fort opportunément un véhicule bien adapté pour forcer la porte d'un ministère dépourvu de protection policière!

La colère des irrités vous gagne, l'injustice des injustes vous pénètre, vous sentez monter en vous la grande indignation sombre, la parole va et vient de la conviction fixe et sereine à la révolte plus ou moins mesurée.

Quel génie, quelques mots et tout est dit. S'indigner face au mépris des gouvernants est un droit, un devoir inaliénable. Ne peut être qualifié de factieux celui qui applique le Droit de contester sinon c'est la démocratie qui est mise en cause.
Seuls des dirigeants dont les décisions sont mises en cause sont responsables du passage de la contestation à la révolte. Les manifestations opposées aux nouvelles lois sur le travail ou à la transformation de la SNCF qui se sont déroulées dans le calme n'ont abouti à aucune modification. Si la contestation ne mène à rien, qui pousse à la révolte?
Il ne suffit pas de qualifier de foule haineuse ceux qui refusent de se laisser tondre la laine sur le dos pour déligitimer un mouvement citoyen.


On se laisse entraîner, ce qui est un danger, et emporter ce qui est un tort.

se laisser entrainer dans la violence est improductif mais difficile parfois d'y échapper face aux provocations d'où qu'elles viennent. De tout temps les barbouzes savent pourrir les manifestations. Il est trop facile de provoquer une foule à priori pacifique en utilisant les "forces de l'ordre" commandées pour utiliser des grenades pouvant démembrer, des projectiles pouvant blesser gravement, des gaz et de l'eau sous pression pour que les plus fragiles "pètent les plombs" .Si certains actes sont injustifiables et doivent être punis d'où qu'ils viennent avec la même sévérité, il faut en étudier les causes si on veut arrêter ces dérives pour ne regarder que ces débordements et éviter de répondre aux vraies questions. Il faut penser les changements plutôt que changer les pansements.

Veulent ils faire le mal? Non ils se trompent et ils trompent. Ils croient avoir la vérité et ils mentent au service de la vérité. De là tant de lois et d'actes aveuglément féroces.

le mensonge institutionnel conduit inexorablement à la violence institutionnelle (Hannah Arendt) plus dangereuse que la violence physique qui en découle. Les discours de tous les défenseurs du président ne sont que des suites d'approximations, de mensonges qui à force d'être répétés voudraient se muer en vérité. Les journalistes devraient ne pas se laisser abuser par la langue de bois perpétuelle, ils ne jouent plus leur rôle de mettre les décideurs devant leurs contradictions, leurs mensonges. Pas d'insistance face à un politicien qui ne répond pas aux questions, qui n'est venu que pour vendre ses salades. Si toute agression envers les journalistes est non seulement condamnable mais surtout un danger pour la démocratie, il faudrait une remise en question de leurs comportements mais plus encore une remise en cause du système d'informations, de la presse.
50000 français sont morts pour sauver la République et la Démocratie, pour que leur sacrifice ne soit pas inutile le Conseil National de la Résistance a voulu "la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l'égard de l'État, des puissances d'argent et des influences étrangères". Il est de bon ton aujourd'hui de la part de ceux qui ont livré la presse aux forces de l'argent de balayer d'un revers de main les conclusions du CNR. Quoi qu'ils s'en défendent et même s'ils n'en n'ont pas conscience les journalistes ne peuvent plus s'extraire des intérêts des propriétaires dont le poids dans la vie politique devient pesante. L'esprit critique disparait, on passe d'un questionnement critique à la complaisance et parfois à la compromission. Les émissions politiques deviennent du mauvais théâtre où chaque journaliste joue un rôle trop prévisible, on devine ce qu'ils vont dire avant même qu'ils ne parlent. Pour trop de citoyens vous avez perdu votre statut de journaliste pour être de simples représentants d'intérêts particuliers. Retrouver de l'impertinence, un peu d'indépendance, vous retrouverez la confiance de ceux qui souffrent.


C'est du droit de tous les faibles que se compose le devoir de tous les forts.

Hélas, voeu pieux. Les forts n'en ont plus rien à faire des faibles, ceux qui ne sont rien, les sans dents, les derniers de cordée, poids inutile dont il faut se débarrasser,

Prenons un exemple actuel: la charte de l’environnement

Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

il s’agit d’un droit constitutionnel qui s’impose à tous, et pourtant combien de lois, règlements…contredisent ce droit sans que ceux qui sont censés faire respecter le Droit ne réagissent.

L’exemple de la pollution de l’air qui semble faire consensus est bien la conséquence de la permissivité de la loi qui a permis le déversement de tous ces produits de mort qui aujourd’hui nous font vivre dans un environnement déséquilibré qui porte atteinte à la santé non seulement humaine mais aussi à celle de toute la biodiversité sans laquelle notre espèce ne peut pas vivre

De façon plus générale, difficile de définir un Droit. Est il d’essence immanente, relève t il de règles qui « nous dépassent ». Mais le droit à la liberté, à l’égalité, la justice, à la santé, ces Droits sont difficilement discutables, à moins pour ceux qui y sont opposés justifient leurs positions. Ce qui peut distinguer le mieux le droit de la loi est que le droit ne peut être changé par la simple velléité, la loi le peut.
On dit que l’histoire est écrite par les vainqueurs, ce qui leur permet d’expliquer pourquoi ils ne pouvaient que gagner. La Loi est écrite par les possédants qui volent à l’immense majorité l’eau, l’air la terre et l’ensemble des ressources, biens communs de l’humanité. Ils ont volé à l’humanité le Droit de vivre dans un environnement assurant de bonnes conditions de vie et de santé.
Ces possédants (moins de 1% de l’humanité) pillent la planète au nom de la croissance qui se fait à crédit. Si par malheur la planète présente l’addition, alors bien sur c’est tous qui devront payer. Pourquoi devraient ils être les seuls à payer, ils sont innocents, ils n’ont fait qu’obéir aux lois du marché.
Pour que le système perdure, il faut s’assurer le concours de la justice. Ils ont a leur disposition une armée de supplétifs (ceux qui se font appeler politiciens) faisant voter des lois qui bafouent le Droit de tous. Et pour être certains de voir aboutir leurs décisions, ils choisissent des médiocres en éliminant froidement tout esprit libre. Et si par erreur une loi respecte l’intérêt public, il se trouvera un préfet ou un « haut » fonctionnaire pour la contourner. (un ancien préfet du Nord a dit: « si le rôle d’un préfet était de respecter la loi, un simple fonctionnaire suffirait ».
Michel Serres dans « Le mal propre » a bien défini ce qui condamne à terme notre humanité: « l’argent, ce polluant ultime qui conchie toute la planète ».
il reprend Le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes œuvre philosophique de Jean-Jacques Rousseau parue en 1755.

"Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile."

Je serais plus enclin à dire que c'est le jour où les ennuis commencèrent.
La suite du texte de Rousseau décrit ce qui aurait pu être évité, mais était ce évitable?

Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la Terre n'est à personne.

Ils nous ont tout pris, même le sport livré aux mafias à travers les paris, où la règle devient de plus en plus: si tu veux gagner: triches. Une immense farce où l’argent gagne à tous les coups. La privatisation prévue de "la Française des jeux" aboutira inexorablement à faire tomber le jeu dans l'escarcelle de la mafia.

Globalement le constat est simple: si le Droit s’appliquait aucune loi permettant des pratiques mettant en danger la biodiversité dont l’humain fait parti ne devrait être promulguée. Qu’en pense l’ancien président du Conseil Constitutionnel? Dommage il ne pouvait pas tout dire, admettons mais il aurait au moins pu faire son devoir: appliquer la constitution.
Pouvant de moins en moins nier l’existence de dangers, les semeurs de doutes se réfugient dans la réthorique selon laquelle un danger existant ne signifie pas un risque. Si cela est vrai dans l’absolu, ils se gardent bien de se justifier cas par cas. Dans le domaine de la santé, face à l’augmentation inquiétante de pathologies graves, on nous sort l’explication du sur-diagnostique avec des justifications très vagues. Le doute: entourer un mensonge d’une fine couche de vérité et faire croire que tout l’intérieur est vrai

S’il n’y a pas de vie sans prise de risque, encore faut il que ce soit celui qui prend un risque qui s’expose à ses conséquences. Mais a t on vu un dirigeant d’une firme chimique venir lui même épandre ses pesticides et faire vivre sa famille au milieu des champs ainsi traités? Les conséquences ne sont pas assumées par les fabricants et les politiciens qui laissent faire au nom du développement économique, tous ces responsables jamais punis pour des milliers de morts, crime avec préméditation.
Une femme a tué un mari violent, ce fait est condamnable. Les cris d’orfraie de juges qui n’acceptent pas que leurs décisions (qu’ils sont censés rendre au nom du peuple) soient contestées, justifient le maintien en prison de cette femme. Mais qui absout des criminels ayant causé la mort des travailleurs de l’amiante (et leur famille), qui absout les menteurs des conséquences de Tchernobyl, qui absout les assassins à la dioxine….Sans revenir sur le comportement de certains juges pendant la collaboration, aujourd’hui encore la justice dit la loi et non le droit et elle est toujours du coté de la force donc de l’argent.

La planète va vivre plus de 4 mois à crédit, sans compter les dégâts écologiques en croissance. Ce déficit ne se comblera pas par un simple jeu d’écriture comptable, il n’
est pas difficile de comprendre que d’ici peu la planète sera vidée de ce qui permet de nourrir l’humanité, qui s’en soucie? Surement pas les politiciens aux ordres dont l’horizon se limite à la prochaine élection, il faut bien vivre! Comment peuvent ils encore se regarder dans la glace sans honte alors qu’ils ne font qu’obéir à ceux qui ont déclenché la guerre des classes, ils ont gagné la première bataille, mais comme nous tous ils sont assurés de perdre la guerre.
Faire le clown pour vendre des armes, est ce la quintessence du pouvoir?
Faire la manche pour financer ses campagnes électorales, est ce la quintessence du pouvoir?
Emprunter de l’argent à des régimes peu regardant sur les valeurs humanistes, est ce la quintessence du pouvoir?
Ces mêmes médiocres vont nous polluer l'esprit d’élections en élections . C’est à pleurer, mais sommes nous autre chose que des veaux acceptant l’abattoir? Ces pauvres veaux que la loi permet de parquer dans des conditions immondes. Peut être faut il voir dans les conditions « d’élevage moderne » la future condition de 99% de l’humanité pour satisfaire l’appétit des voleurs des biens communs. C’est la « grande bouffe » qu’ils veulent, ils en crèveront eux aussi.
Les milliardaires, s’ils ont l’intelligence pour gruger leurs contemporains, n’ont pas l’intelligence du coeur. D’un clic de souris ils peuvent engranger une fortune en condamnant à mort des milliers d’enfants. Chaque minute, environ 10 enfants meurent de faim. Si, ce serait ce qu’une fois par mois la presse BFMisée annonçait le nombre d’enfants morts de faim, le nombre de mort de l’amiante, des pollutions de l’air, de l’eau, des pesticides…nous aurions une autre vision du monde. Mais la grande majorité de la presse appartient désormais aux responsables de ces tueries, le reste étant bien souvent condamné au silence sous peine d’être privé de publicité. Qui se soucie encore de ces résistants qui ont risqué leur liberté et leur vie pour, entre autre, rétablir une presse libérée de l’emprise du capital. Eux que les biens pensants appelaient des terroristes et que la justice condamnait. Ces biens pensants qui justifient leur richesse parce qu’il risquent leur argent et qui ne comprennent pas que ceux qui risquent leur santé voire leur vie puisse réclamer quelques miettes.
Pas d’amalgames avec le terrorisme actuel, enfant des exactions du capitalisme qui a fabriqué ces monstres en s’accaparant, en volant les « richesses ». Combien de guerres, de tueries. Hier le pétrole, l’or les diamants, l’uranium; demain l’eau, le bois, les terres cultivables. Ces terroristes qui, comme d’autres avant eux, ne cherchent qu’à s’approprier des territoires et leurs richesses ont choisi dieu pour expliquer leur barbarie. C’est tellement facile, pas besoin de se justifier, c’est dieu qui commande.(Georges Bernanos a écrit: « Dieu n'a pas d'autres mains que les nôtres ») Au lieu de déconstruire ce message nos médiocres ont tout intérêt à le conforter en ne partant que d’islamistes et de djihadistes. Ainsi pas de recherche des causes historiques et on flatte la part obscure qui est en chacun de nous. Remonter aux causes mettrait à mal beaucoup trop de puissants, nos médiocres veillent.
A ceux qui ne se réfèrent qu’aux les racines chrétiennes de l’occident, faut il leur rappeler l’inquisition et la saint Barthélémie. Le calendrier musulman en est à l’année 1437. L’inquisition, la « sainte » inquisition débute en 1199 et se termine officiellement en 1820. En 1569 elle est instaurée dans le « nouveau monde » pour se débarrasser des premiers occupants sous prétexte du vrai dieu.
Théodore Monod, grand croyant, a dit: « l’homme a cherché dieu, pour son malheur il a trouvé les religions ». Combien de religions ont participé à des génocides, à des crimes contre l’humanité?

Quelques exemples où si nous avons le Droit pour nous, ils ont la Loi pour eux.
Quelques exemples où les autorités couvrent (ou ont couvert) des faits illégaux



l'exemple de l'éducation.
Sans en étudier tous les aspects intéressons nous aux deux points concernant les handicapés et les étudiants

L’égalité des chances

en matière d’éducation, l’égalité des chances est un droit qui devrait assurer à tous les mêmes possibilités pour que chacun puisse développer ses potentialités.
Mais aujourd’hui, l’égalité des chances est réduite à: donner les mêmes chances au fils de patron et au fils d’ouvrier de faire la même chose que leur père.
Une démonstration criante en est donnée avec le travail des étudiants.
D’un côté des enfants de nantis qui peuvent se consacrer pleinement à leurs études, ce qui devrait être la normalité pour tous.
De l’autre des étudiants dont les parents ne peuvent assumer la trop lourde charge financière. Soit ils renoncent aux études soit ils cherchent un emploi. Non seulement il s’agit d’une inégalité flagrante mais en plus c’est une ineptie économique.
ineptie économique
les étudiants qui travaillent mettent très souvent 2 ans pour chaque niveau d’où un cout pour la société
ils sont à la merci de leurs employeurs et ils créent du chômage d’où un cout pour la société
C'est un système barbare.
Il serait intéressant de comparer ce que coutent à la société les conséquences du travail forcé des étudiants, peut être qu’il apparaitrait que la gratuité des études supérieures serait moins couteuse pour la société.
Mais ceux qui sont à même de demander ce calcul sont ceux qui profitent du système pour que leurs enfants n’aient pas à affronter la concurrence des filles et fils des « sans dents ». Qu’en pensent les énarques de la promotion Voltaire. Pauvre Voltaire, qu’ont ils fait de ton nom.
Ce scandale ne semble émouvoir personne dans toute les strates du monde politique, ils ne voient pas où serait le scandale.
De beaux esprits fortunés rétorqueront qu’il est formateur pour un étudiant d’avoir une approche du monde du travail. Si cela est utile, pas pendant la période des études à moins que se soit dans le cadre d’un cursus de formation.
Pour la majorité des étudiants qui travaillent, au sens littéral ils font «  commerce de leur corps »
13
62BaudouinConducteur de camionsAucune protection (masque, gants) prévus ni distribués au Commissariat de CALAIS selon un ami qui y travaille au 17 Mars 2020 à 19H30
14
80LUISRetraité (ancien maître d'oeuvre en constructions écologiques (bois, paille, terre crue)En faisant mes courses (celles que je ne peux pas trouver ailleurs) dans un supermarché de Saint Valery sur Somme, j'ai un peu discuté avec les employées caissières, qui devant une affluence importante de clients, faisaient état de leur grand stress, mais pas seulement à cause de l'affluence et de l'absence de protections (EPI), leur seule protection étant une paire de gants, pas de masque. Mais surtout, étant donné le nombre important de clients, toutes leurs poses ont été annulées ! Il faut bien faire du chiffre... Le crime profite bien à quelques-uns...
15
29IsabelleInfirmière libéraleNous, infirmières et infirmiers libéraux avons été contactés par la CPAM pour nous demander si nous acceptons de prendre en charge à domicile des patients suspects d'infection à coronavirus. Nous avons posé la questions des moyens matériels pour cette prise en charge, réponse : les masques chirurgicaux, rien de plus. En sachant que pour l'instant les pharmacies n'en ont pas reçu dans notre ville, que de toute manière ce seront des masques chirurgicaux et pas des masques FFP2, donc il faudrait un masque pour nous et un masque pour chaque patient !
Pour l'instant certains ont pu avoir des masques, d'autres travaillent avec des masques qu'ils avaient en stock et pour les plus conservateurs avec des masques FFP2 reçus à l'époque de l'épidémie de H1N1. D'ailleurs je regrette un peu de m'être moquée de Roselyne Bachelot à l'époque... N'empêche qu'en 2009 chaque cabinet infirmier avait reçu son carton contenant des lunettes de protection et des masques FFP2 et qu'en 2020 ça paraît impossible ??
16
68FrançoisinvalideUrgent: n'étant pas listés sur la fiche des lieux d'achat de denrées alimentaires pendant cette pandémie, les "Restos du cœur" de Masevaux n'avaient pas l'autorisation d'accueillir des bénéficiaires, ce jour, mardi 17 mars . Où allons-nous obtenir de quoi manger, ou obtenir des produits d'hygiène ?
Protection: au 13 mars, aucun des généralistes de Masevaux (nbr.9) n'avaient encore eu de masques de protection, ni de gants. Ils n'avaient rien pour se protéger et protéger. Pareil en pharmacie: équipe totalement démunie: rien. Ma sœur travaille en psychiatrie, AMP: aucune protection n'est donnée. Aucune protection n'est donnée aux employé(e)s de l'hypermarché.
Scolarité: En temps ordinaire ma fille est scolarisée dans le Territoire de Belfort. Il a fermé ses écoles élémentaires une semaine après celles du Haut-Rhin, où je réside. Pendant que sa mère fait des ménages sans qu'aucune protection ne lui ait été donnée, ma fille essaie, comme d'autres et vainement de recevoir ses devoirs par l'intermédiaire du site indiqué. Rien.
Je pense qu'en tout domaines nous devrons au plus tôt nous passer des élus si ce fonctionnement-là persiste. Nous tous, toute la population, nous réunirons l'information nécessaire au centre de l'agora populaire. Elle est à former. Alors nous devrons choisir et être responsables de nos choix (c'est ce que le régime actuel ne permet pas car: où sont les responsables ? Il n'y en a plus.)
17
94PatrickArtiste enseignantMon père bénéficie d'aides à domicile (toilette quotidienne, kiné). Le personnel n'est pas équipé de masques, alors qu'il sort de deux hospitalisations pour pneumonie et grippe. Ma mère annule donc les visites, et la responsable propose alors d'équiper le personnel en masques...
18
54RambeauxretraitéPas terrible d'etre malade en temps de guerre :
Ma femme se plaint du ventre depuis 3 semaines.Après 3 types d'antibiotiques , 3 passages chez le médecin + 2 chez SOS médecins , toujours pareil et surtout très mal au ventre malgré des produits pour minimiser ce mal
Les analyses ne sont pas bonnes. Nous avons cherché à passer un scanner , une échographie pour donner plus d'indications au médecin
Eh bien à Nancy / Essey il faut faire la queue , respecter les distances pour une 1ere sélection
Ils n'acceptent pas les accompagnants , j'ai du attendre dehors mais les infirmières sympa m'ont offert un café
Pour le moment les patients qui consultent ne sont pas très nombreux , ils s'attendent à beaucoup plus de monde dès demain , la maladie arrive par les Vosges .J'ai pu constater 1 seul cas de suspicion sur 6 consultants qui nous précédaient ( ils reprennent une autre file , une autre porte)
Les toubibs qui sélectionnent prennent la température ,... sont également sympa , sous une tente et dans le froid .Il ne pleut pas. Avant de passer au Centre Médical de Soins immédiats qui fait suivre éventuellement pour le scanner
Suivant leurs conseils , je suis revenu seul chez moi , 13 km , j'attends les nouvelles
19
75Claire maman DépakineTechnicienne en image médicale à la retraiteBonjour la Fakirie, 1929 c'est aussi l'année de naissance de maman. 91 ans, elle vit toute seule dans son pavillon à Sevran 93 (oui, ce n'est pas la Somme!) mais c'est aussi un témoignage. Elle a un cancer des poumons, des soucis aux jambes avec des pansements tous les jours. Sa gentille infirmière Camille passe tous les matins et jusqu'à aujourd'hui elle n'a toujours pas de masque! plus rien dans les pharmacies du 9.3. Demain peut-être ? Corona Virus va-t-il s'installer dans les poumons déjà bien fragiles de mémé Suzanne? Elle est très en colère mémé Suzanne surtout quand elle entend le micro Prince déclarer que nous sommes en guerre, elle qui malheureusement l'a bien connue la guerre. C'est juste une crise sanitaire. Bisous à toute l'équipe
20
81Alfredagrégé de Physique en retraitequelques réflexions (en mode brouillon)sur les discours de Macron


La confiance dans la science

«La santé n’a pas de prix, le gouvernement prendra tous les moyens nécessaires»
« Je compte sur vous »
« Je fais appel à votre responsabilité »

Dommage que pendant trop longtemps seul le coût de la santé ait été l’alpha et l’oméga de la politique. La conséquence aura été de diminuer fortement les financements des recherche sur les coronavirus commencées vers 2004. Saura t on un jour quelles « économies » ont été faites en coupant dans les crédits de recherche. A comparer à « l’argent de dingue » que coutera cette crise, il est peu probable qu’on ose faire cette comparaison.
Le personnel politique n’apprend rien des crise du passé, beaucoup de communication puis on oublie. Quelques années plus tard on recommence. Tant qu’il n’y aura pas de conséquences pour les mauvais choix, il n’y a aucune raison pour que cela s’améliore.
Dans un cadre différent, l’incendie de Notre Dame est la conséquences d’économies de « bout de cierge » sur le dispositif de sécurité.
« il fait même part de son agacement face à ceux qui s'expriment au sujet du coronavirus. "Les irresponsables ne deviennent pas intelligents avec un simple virus", critique le président de la République. »
Si cette dernière catastrophe ouvre enfin la voie à la priorité à la prévention pour toutes les menaces que la science nous montre, alors l’espoir


Combien de scientifiques, combien de citoyens ont été moqués, vilipendés voire molestés (quel traitement les forces dites de l’ordre ont elles infligés au personnel médical réclamant les moyens qui vont manquer aujourd’hui) quand ils ont voulu dénoncer la folie d’un système conduisant l’humanité vers une crise globale.
Une crise sanitaire
Une crise environnementale
Une crise démocratique
Une crise économique
Toutes ces crises sont intriquées et se nourrissent.

Il était prévisible que la crise sanitaire précèderait la crise climatique, l’inertie des phénomènes climatiques laisse un peu plus de temps que les conséquences sanitaires qui sont soumises à des cinétiques plus rapides.

La crise sanitaire est la suite logique d’une volonté politique de sacrifier la prévention aux soins. Les soins rapportent beaucoup à l’industrie qui n’a pas hésité à brader les usines européennes au profit d’usines chinoises, non pas pour une meilleure qualité mais pour un meilleur rendement pour les actionnaires. Le cas de Sanofi est un exemple de l’implication, au plus haut niveau, des décisions politiques au profit des intérêts particuliers. (CICE, CIR) (ce n’est pas à François que je vais apprendre le cas Sanofi, avec mon épouse qui travaillait au ministère de l'écologie nous avions rencontré très François à la fête de l'huma. Ma femme a des documents pour François)


La recherche fondamentale a été massacré au nom du « réalisme » économique.
Le cas de certaines recherches sur le coronavirus dont les crédits ont été asséchés sonne comme un terrible échec du modèle.
Sybeth dirait surement que rien ne permet d’assurer que ces recherches auraient permis d’empêcher l’épidémie. Mais rien ne permet de dire l’inverse et surtout il est probable que les connaissances acquises auraient permis au minimum de mieux aborder cette crise. Personne ne pourra nier que si on ne cherche pas on est certain de rien trouver.
Pourra t on un jour comparer ce qui a été « économisé » en coupant les crédits de recherche (alors que Sanofi continuait à percevoir le « Crédit Impôt Recherche ») au coût faramineux de cette crise. Dans un cadre différent, l’incendie de Notre Dame est la conséquences d’économies de « bout de cierge » sur le dispositif de sécurité.

«La santé n’a pas de prix, le gouvernement prendra tous les moyens nécessaires» dit M. Macron.
Voila qui est bien dit mais avec combien de retard, et quelle crédibilité accorder à un président qui a surtout montré son appétence pour le capital triomphant.

« La confiance dans la science »: on croit rêver. Le réchauffement climatique, les pesticides, les perturbateurs endocriniens, les épidémies de maladies chroniques, autant de mises en garde d’une grande partie de l’ensemble des scientifiques. Pour quel résultats?
Les lobbies dans leur perversité ont continué à façonner l’esprit des dirigeants pour imposer des décisions à sens unique ne respectant pas l’intérêt général




« Nous sommes en guerre »

Qui serait l’ennemi? Un virus dont l’existence est une conséquence de l’évolution. Si ce virus se développe c’est que les conditions de son environnement lui sont favorables. A partir du moment où son existence a été connue, a t on pris les bonnes mesures pour limiter sa propagation?
Il semble que des tergiversations politiciennes alimentées par des intérêts particuliers (match de football, salon de l’agriculture) ont permis au virus de s’installer durablement dans notre environnement. En 1720 à Marseille une épidémie de peste s’est développée à cause du lucre de marchants ne voulant pas perdre des marchandises sur un bateau pourtant en quarantaine.

Dire que nous sommes en guerre contre le virus revient à dire que nous sommes en guerre contre le nature. Ors cette guerre c’est homo sapiens qui pourtant en est une composante, qui l’a déclaré. Et ce depuis très longtemps avec une brutale accélération depuis le 19ème siècle.

Il est probable que la crise actuelle soit surtout un dégât collatéral de la guerre des riches contre les pauvres. Les riches ont gagné la première manche mais il est probable que à la fin nous allons tous perdre eux et nous.



Einstein : « Un  problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé. »
Pour lui seuls les faits comptent, c'est ce qui lui a permis de révolutionner la physique. Il a dû affronter le sérail universitaire accroché aux "certitudes". Comme Max Planck qui a révolutionné la thermodynamique, à qui on a demandé comment il comptait convaincre ses pairs: "je vais attendre qu'ils meurent".
Les faits, intangibles, l'air, l'eau, les sols voient leurs qualités se dégrader. La biodiversité s'effondre, la température de la planète augmente dix fois plus vite que lors de la fin de la dernière glaciation. L'explosion des maladies chroniques, la stagnation de l'espérance de vie, la diminution de l'espérance de vie sans invalidité, les premiers signes d'une décroissance du QI .
Comme les académiciens du début du 20ème siècle qui préféraient leurs théories (pas entièrement fausses mais incomplètes) aux faits, aujourd'hui d'autres, scientifiques, industriels, journalistes, politiciens (dont certains voudraient supprimer le principe de précaution) préfèrent les approximations hasardeuses aux faits.
À la différence de Planck peut on se contenter d'attendre la disparition des semeurs de doutes, d'autant plus qu'au lieu de reconnaître la réalité des faits, ils sont d’autant plus agressifs que les effets délétères deviennent évidents. Au lieu de regarder les faits ils nient, ils mentent, ils tuent (c’est bien la définition d’un pesticide).
C'est ici que la remarque d'Einstein prend tout son sens. Il avait bâti ses théories en dépassant les théories en cours qui ne permettaient pas d’expliquer certains phénomènes.
Ils nous parlent du progrès technique qui résoudrait toutes les crises en oubliant que c’est ce qu’ils appellent le progrès qui est la cause du problème. On peut citer Einstein une nouvelle fois: « le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis entre les mains d’un psychopathe »

Un risque est que ceux qui sont responsables ne se présentent in fine comme les sauveurs et n’assoient encore plus leur pouvoir bâti sur les causes responsables du désastre.

Les Conseils Scientifiques


Sans mettre en cause le conseil scientifique qui travaille sur ce virus, l’histoire nous apprend que trop souvent ils ont failli
l’amiante
Tchernobyl
les pesticides
les perturbateurs endocriniens ….




21
76GillesAuteur, compositeur, interprète(ce n'est pas un témoignage, juste un texte "flash") "Télétravail, télécran, télésiège, téléobjectifs, télévision, télécommandes, téléféérique, téléprix qui croyait prendre !"
22
92RaphaëlLycéen et essayiste (auteur d'un premier essai paru en Octobre dernier).Mon témoignage ne concerne pas directement les difficultés que rencontrent les personnels soignants mais plutôt la reconnaissance qui leur est portée dans ce moment difficile. Habitant dans une commune très à droite et dans laquelle LREM avait obtenu plus de 40% des voix aux européennes, j'ai fait passer dans mes réseaux un appel national à une initiative dont vous avez surement entendu parler : à 20h pile, tout le monde sur le balcon ou aux fenêtres, et applaudissements général pour le personnel soignant. Je ne pensais pas que cette initiative allait aboutir dans ma commune. Pourtant, à 20h pile, les applaudissements ont fusé de tous les côtés, la rue en était remplie. Les gens qui les avaient oublié ont redécouvert ces mots de "service public" et d' "Etat providence", et, dans ce moment compliqué que nous traversons, ont pris conscience que les hôpitaux étaient plus importants que les multinationales polluantes, qu'un infirmier était plus important qu'un Bernard Arnault, et aux municipales, malgré le fort taux d'abstention, LREM s'est écroulé ici. Ce moment de crise aura au moins servi à faire voir de nouveaux à ceux qui l'avait oublié l'importance du service public. A présent, tout le monde se rend compte de leur importance, et tout le monde soutient de nouveau, au moins en paroles (cf Macron), l'hôpital public et le personnel hospitalier.
23
56YANNretraité éducation spécialiséeJ'ai pondu un texte que je voudrais partager, je fais comment? Merci de me donner la marche à suivre pour l'envoyer en PJ. Yann
24
35JulienIngénieur chargé d'affaires en contrôle technique BâtimentBonsoir François,

(commence par le milieu, après la flèche "==>>", car l'intro est trop longue)

Cela fait presque 3 ans que je me dis que je veux te recontacter. Nous ne nous connaissons pas.
Nous nous sommes simplement rencontrés à St-Brieuc, en 2013, lors de ton passage pour une conférence. Lors des question/réponses à la fin de la réunion, j'avais pris la parole suite à plusieurs personnes qui parlaient de sujets très intéressants, sur lesquels nous étions tous d'accords. J'avais alors "imposé", très peu diplomatiquement (je m'étais trouvé relativement méprisant, à mon grand regret)", que tant que nous ne prenions pas le pouvoir, nous pouvions toujours parler entre nous, être d'accord, mais que la vague néolibérale, antisociale,... continuait à l'extérieur, qui nous spoliait (privatisations, évasion fiscale, partage des profits vers l’actionnariat au détriment du salariat, avant les CICE qui allait arriver) de Giscard à Hollande, avant Macron maintenant.

Je me suis toujours dit, depuis, que mon propos presqu'agressif avait peut-être planté ou fait germer une graine dans l'esprit du journaliste militant devenu député (ce n'est qu'un rêve, bien entendu).
Depuis, j'entends chacune de tes interventions avec admiration, interventions toujours empreintes de la recherche de l'intérêt général, faisant toujours front dans la tempête, quitte à avoir l'impression de prêcher dans le quasi-désert de l'Assemblée, quasi-vide de cerveaux, remplie de godillots (les APL pour tous ? non, suppression de l'ISF / du travail pour tous ? non, du chômage pour ceux qui l'ouvrent / les services publics pour tous ? non, tu survis si tu payes, la version "moderne", néolibérale de "la bourse ou la vie" / la santé pour tous ? non, le corona triera parmi les pauvres, les vieux et les sans-voix).

Cet appel de ta part, à l'occasion de l'actuel confinement pour cause de crise sanitaire, tombe donc à point nommé. Cette crise est l'illustration parfaite de ce qui précède, tout y est.


===>> Dans le décor, une armée de députés-godillots qui évitent de trop réfléchir, tranchent jusqu'à l'os dans les services publics depuis 45 ans, qui assomment la santé, l'éducation, les transports, les services de l'énergie (je vais être obligé de choisir un fournisseur de gaz privé, qu'ils m'écrivent la semaine dernière, c'est la loi apparemment : la bourse ou la vie...) de mesures absurdes, aussi antisociales que qu'autodestructrices pour la société, aidés qu'ils sont par la haute finance qui s'est arrogée le pouvoir médiatique depuis 1986, au moins.

En première ligne, un Sinistre de l'Intérieur façon Rambo qui range discrètement son LBD encore fumant, avec sur le canon les 230 encoches des headshots réussis (et sort un carnet de PV, il sait faire aussi), et son premier Ministre tout chamboulé par ce qu'il vient d'apprendre (quoi, pas élu au premier tour, avec toutes les bonne réformes qu'on leur a préparées, expliquées, greffées ? quoi, la greffe a été rejetée ? mais non, un bon traitement au WD49.3 et ça passe tout seul).

Au tout-premier plan, un président-par-accident, ayant été reçu à un concours de circonstances (comme disait Coluche), qui se prend tout à coup pour un Général face à l'ennemi, après avoir joué le rôle de Jupiter face à ceux qui ne sont rien.
Et devant tout ça, l'ancienne Ministre de la destruction de la santé qui revient de son bombardement forcé à Paris en leur chiant bien fort dans les bottes ("on n'aurait pas du les laisser se mélanger, je l'ai pas dit officiellement avant parce que je m'en tape, mais je vous le crache à la gueule maintenant, ça vous apprendra à me déranger en plein mépris de grêve de l'hôpital").

Et le résultat de l'action de cette bande : les soignants harassés vont se crever (peut-être pas seulement au sens figuré) au boulot, pour éponger la vague de malades qui résulte des fleuves d'incompétence et d'égoïsme qui déferlent depuis avant que je sois né.
ET ILS LEUR DISENT MERCI, CES CHAMPIONS DU MONDE DE MASCARADE ? (ils osent tout, c'est à ça qu'on les reconnait)
MAIS DES MERCIS, COMME DISAIT MON GRAND-PÈRE, ON EN A PLEIN LES POCHES !
Évitez les mercis, une petite volonté de service public aurait suffit...


Ma question : comment fait-on pour que la conscience actuelle des gens n'aboutisse pas à des votes aigris, de rejet de son voisin chômeur, de l'étranger, du beau-frère fonctionnaire, du profiteur qui soit-disant fait fortune avec la CAF, ou toute autre conclusion "bas-de-plafond", mais plutôt vers une volonté de changement dans le sens de l'intérêt général, car c'est le maître-mot ! Comment fait-on pour foutre ces gestionnaires de discours électoraux dehors, pour des femmes et des hommes qui aideront les gens qui veulent vivre ensemble ?

A très bientôt et continue, désolé pour la longueur... J'espère bien quand même qu'à la fin, c'est nous qu'on va gagner !
Julien
25
92FrançoiseChercheureMme le Dr Agnès Buzyn a quitté le ministère de la santé au moment où elle recevait des milliers de lettres recommandées la rendant responsable de nuire à des malades hypothyroidiens bien traités depuis des années par du Levothyrox. Elle et le gouvernement qu'elle représentait, ont en effet pris décision d'autoriser Merck de mettre fin à la commercialisation de l'Euthyrox (Levothyrox ancienne formule) en France, la nouvelle formule rendant de nombreux patients autrefois bien traités, malades plus ou moins gravement avec la nouvelle formule de levothyrox...Un nouveau scandale sanitaire en vue! Et une ministre en fuite sans adresse pour ne plus recevoir de courrier l'accusant d'avoir pris cette décision incompréhensible qui nuit à la santé de malades, alors qu'elle a dans son serment de médecin obligation de ne pas nuire (primum non nocere)...... un éclairage sur sa nomination comme candidate à la mairie de Paris?
26
42MichelleRetraitéeSelon Sébastien Lecornu sur son compte tweeter le conseil municipal d'installation dans les communes où le maire à été élu au premier tour se tiendra entre vendredi et dimanche à huis clos .samedi donc à 10 h chez nous .Quid de la démocratie? Et surtout Quid des conséquences sanitaires pour les élus et pour le personnel administratif ou de sécurité? Cohérence ! Cohérence!
27
33François Conducteur bus et tramLa mauvaise gestion de la crise sanitaire du délégataire du service public à Bordeaux il a fallu un droit de retrait massif pour obtenir du gel et un espace de sûreté entre le chauffeur et la clientèle la désinfection se fait à l’arrache avec des produits douteux sous l’égide de l’Ars vu que c’est un observatoire je ne vois pas ce qu’elle vient faire ici les cas suspects s’enchaînent à la pelle aucune quarantaine on ne cherche même pas les personnes qui ont été potentiellement contaminés tout le monde s’en fout du moment que l’offre est respectée.on fait juste de la désinfection ni fait ni à faire par du personnel non formé à ce genre d’exercices on transporte n’importe qui n’importe où et certainement pas seulement celles qui selon moi devraient être prioritaires.Aucune structure n’a été mise en place même pas une cellule psychologique car je vous promets qu’il y a beaucoup de chauffeurs en suspicion de contamination dont 2 cas avérés à ma connaissance il faut sonner le signal d’alarme maintenant car les transports en commun sont les principaux propagateurs d’un virus dans les grandes Metropole cela va devenir un crime sanitaire majeure sur Bordeaux c’est maintenant une question d’heures !!! Pas de masques non plus pour les Conducteurs et encore moins pour le personnel de nettoyage qui travaillent avec des serpillières souillées et de l’eau noire car il n’ont même pas le temps de la changer . je compte sur vous merci
28
33PascalMarine marchande
Bonjour Monsieur Ruffin,

Je souhaite que vous preniez connaissance de ce document (si ce n'est déjà fait) pour mettre en lumière le réel problème lié à la crise sanitaire actuelle.
Hormis que nous vivons confiné dans le doute, la peur et la mort probable en cas d'infection par le virus, il me paraît essentiel de faire la lumière sur le passé pour envisager un avenir meilleur.
Je ne sais pas à qui demander de l'aide pour nous aider tous, nous les français.
C'est pour cela que je me tourne vers vous, car je vous apprécie pour votre proximité avec l'humain.
Je n'ai pas peur de la mort mais j'ai peur du mensonge et principalement lorsqu'il vient de l'état qui nous manipule.
Merci à vous pour tout ce que vous faites et merci de prendre le temps d'étudier ce document.
Je reste à votre entière disposition (puisque je suis confiné)

Des témoignages, j'en aurai plein à vous transmettre (pas de contrôles aux aéroports il y a deux jours .... pas de masques pour les infirmières libérales, des stagiaires en maison de retraite qui doivent finir leurs stages malgré la crise sanitaire ...etc)

Mais ce qui me semble important malgré tout, c'est ce document plutôt glaçant et un besoin plus que nécessaire de justice.

Merci à vous. Aidez nous


https://patents.google.com/patent/EP1694829B1/fr
29
35marcserveurJe suis effaré que personne ne parle de la situation des SDF qui sont plusieurs centaines à paris et ailleurs. Comment sont-ils protégés ? Nous les laissons se contaminer entre eux ? Nous les laissons crever sans rien faire ? Qui en parle et que fait-on ?
30
73ChristianARTISTE ENSEIGNANT J'AI UNE PETITE RETRAITE DE MUSICIEN & DE PROFESSEUR DE MUSIQUE QUE JE COMPLÈTE EN DONNANT DES COURS DE GUITARE & DE BASSE DANS UNE ASSOCIATION (loi 1901) OU SEUL LE STATUT ACCEPTÉ EST CELUI D'AUTO ENTREPRENEUR .
DIMANCHE 15 MARS AU SOIR JE RECOIS UN MAIL DU PRÉSIDENT M'ANNONCANT QUE LES COURS VONT ÊTRE SUSPENDUS À CAUSE DU CORONAVIRUS ET QUE LES LOCAUX NE SERONT PLUS ACCESSIBLES À PARTIR DE MARDI POUR UNE PÉRIODE INDÉTERMINÉE.
POUR CE TYPE D'ENSEIGNEMENT UNE TELLE RUPTURE ,EN MILIEU D'ANNÉE EST CATASTROPHIQUE AU SENS QUE LE MONTANT DES COURS PERÇU PAR L'ASSOCIATION EN DÉBUT DE SESSION ET QUI M'EST REVERSÉ SUIVANT UN ÉCHÉANCIER MENSUEL SUR 12 MOIS PAR VIREMENT AUTOMATIQUE , N'EST EN AUCUNE MANIÈRE, REMBOURSABLE AUX ADHÉRENTS .
LE PROBLÈME FINANCIER , N'A JAMAIS ÉTÉ ABORDÉ PAR L'ASSOCIATION. PERSONNELLEMENT J'AI SURTOUT PENSÉ ,QUE LA BRUTALITÉ DES CIRCONSTANCES ALLAIT ME FAIRE PERDRE MES ÉLÈVES ,IRREMEDIABLEMENT ,LE RATTRAPAGE DES COURS N' ÉTANT PAS ENVISAGEABLE ,COMPTE TENU DE LA DURÉE INCONNUE A CE JOUR ,DE CETTE PANDEMIE , ASSOCIÉE AU CONFINEMENT.
J'AI DONC AUSSITOT AVISÉ MES ÉLÈVES DE LA SITUATION ET LEUR AI PROPOSÉ DE FAIRE LES COURS PAR ORDINATEUR AU MOYEN DE "SKYPE".
NOUS AVONS PASSÉ LE LUNDI A FAIRE LES AJUSTEMENTS TECHNIQUES NECESSAIRES POUR ÊTRE OPÉRATIONNEL DÈS MARDI .DONC TOUT EN ÉTANT CONFINÉ , LA RUPTURE A ÉTÉ ÉVITÉE ET L'INITIATIVE A PLU A TOUT LE MONDE ET AU PRÉSIDENT DE L'ASSOCIATION QUE J'AI TENU INFORMÉ COMME IL SE DOIT .
CE N'EST CERTAINEMENT PAS GRAND CHOSE RACONTÉ COMME ÇÀ ,MAIS JE TENAIS À PARTAGER CE GRAND MOMENT DE SOLITUDE À L'ANNONCE QUI TOMBE COMME UN COUPERET ,SUIVIE DE L'IDÉE DU "TÉLÉTRAVAIL" QUE J'AI ADAPTÉ À MON NIVEAU ET QUE J'AI EXPÉRIMENTÉ AVEC SUCCÈS ,CE MARDI ,EN PENSANT A MES COLLÈGUES QUI N'Y AURONT PEUT ÊTRE PAS SONGÉ .
MERCI DE L'INTÉRÊT QUE VOUS VOUDREZ BIEN ACCORDER À MON TÉMOIGNAGE . BIEN À VOUS .@+ CHRISTIAN GARCIA
31
63FlorentElu à Clermont MétropoleCamarade Ruffin,

Tu es venu visiter Luxfer (Gerzat vers Clermont-Fd) il y a peu.

Comme tu le sais, cette usine menacée de fermeture pour les profits de la finance est la meilleure usine au monde (et la dernière d'Europe) dans la production de bouteille de gaz et d'oxygène pour le monde médical.

Au moment où les hôpitaux manquent de matériel, où se pose la question de notre souveraineté en matière de production médicale, où l'opinion y est plus que jamais sensible et où le ministre évoque la possibilité de nationalisations, je crois qu'il est plus que temps d'exiger sa nationalisation.

Les contradictions sont trop énormes. C'est une bataille qui est gagnable si elle est portée haut.

Voilà pourquoi je te contacte : pour élever cette question au-delà de notre territoire comme tu l'as déjà fait il y a peu.

Le coronavirus est en train de rebattre les cartes et dans ce contexte, cette usine fermant (comme des dizaines d'autres) devient désormais emblématique d'une politique libérale absurde... mais aussi de ce que pourrait être une mesure d'urgence pour faire face.

Merci à toi.

Fraternellement (et confinement 😂).

Tu peux me tel si tu veux.

Florent
32
Christian serrurier entretien sur site nucléaire bonjour. je m interroge sur le fait que les agents edf nucléaires sont confinés chez eux en télétravail et nous prestataires devont aller travailler en mettant nos vies en danger .sur le site nucléaire nous sommes un bon millier sans protection particulière. edf dit que c est à l entreprise prestataire de prendre ses dispositions et d un autre côté edf nous fait comprendre que notre présence est indispensable pour des raisons de sûreté alors que le week-end ce n est pas nécessaire. je suis en colère car on demande à ma famille d etre confiné mais moi je peux leur transmettre .la vie de certaines personnes est sacrifiée.je vous remercie de votre soutien
33
31MartineInfirmière retraitée Je me suis portée volontaire pour la réserve sanitaire le 12 mars et auprès de la DGS. Je n'ai reçu à ce jour qu'une seule alerte. Personne ne m'a contactée pour me demander ne serait-ce que mes compétences, mon âge, ma ville de résidence... rien.
Connaissant les besoins actuels et à venir, je me pose légitimement la question : y aurait-il un dysfonctionnement aussi à ce stade de l'organisation des soins ?
34
77EVELYNEretraitée, ancienne secrétaireHier mardi 17 mars, Edouard Philippe a répondu à des questions à la télévision. Une réponse me taraude. "NON, il ne sera pas possible d'assister aux enterrements !"..... ma question est ! s'il n'y a pas de cérémonie d'enterrement, (puisque selon un article vu sur Internet, pas de messe, pas de rassemblement dans les églises, pas de baptème, etc... etc...), qu'allons nous faire des personnes décédées ? Et ne pas être autorisés à aller aux enterrements, alors qu'on autorise d'aller bosser même dans une entreprise de 500 salariés, qui vivent sans protection et à proximité les uns des autres... n'y a-t-il pas des aberrations ?

35
95KarineEnseignantJe viens d'être élue conseillère municipale d opposition et j'ai reçu hier une convocation pour le 1er Conseil Municipal...vendredi 20 mars. Alors que tout le monde se confine et qu'on contourne toutes les lois par soucis de solidarité, on nous entasse à 35 dans une salle, à voter dans un isoloir ...mais le préfet a dit alors.... n'y a t il personne pour dire qu'il faut reporter ces reunions ?
36
60DamienIngénieur en informatiqueBonjour, ma mére est gérante d'un salon de coiffure et se demande comment elle va réussir à payer les salaires car avec le chômage partiel le reste à charge pour l'entreprise est de 70%. Son comptable lui à dit de faire un prêt mais elle ne veut pas s'endetter alors qu'elle est proche de la retraite, du coup elle pense à mettre clef sous la porte. Elle m'a dit de vous le signaler car beaucoup de petits commerces sont en danger.
37
38MagaliAssistante maternelleJe suis ass mat à domicile. Je travaille chez moi.. je garde des enfants en périscolaire. Mais et heureusememt les parents restent chez eux !! Je ne travaille donc plus et ma perte de salaire va être conséquente étant seule. J'ai demandé à ma banque si ils allaient mettre en place un arrêt des remboursement de prêt immobilier.. Mais sur son dernier message, rien n'est prévu à cet effet. Voilà mon témoignage.
Mais ce que je voulais avant tout dire c'est qu'il est.possible de faire des masques, les couturière les petites mains !! J'ai envoyé sur votre messenger les patrons le mode d'emploi les tissus à employer.
Car même si ce rôle doit venir de l'état, ici à Grenoble les gens font tout pour qu'on n'attende pas et que ces masques c mieux que rien.. au moins pour les policiers les caissiers les avs !! Faites des masques Si vous pouvez !!! Merci
38
37Thierrydans l'associatifLa période que nous traversons est quelque peu particulière.Elle suscite beaucoup d'inquiétudes et d'espoir.
On assiste actuellement au crépuscule d'un monde et au commencement d'une nouvelle ère.
En tant qu'observateur avisé de ce spectacle captivant, il me tient à coeur de participer à la refondation d'un système à bout de souffle. Nous pouvons ensemble mutualiser nos idées, envies, désirs afin de bâtir un monde meilleur.
La tâche sera ardue mais nous n'avons pas vraiment le choix.Le temps est venu de remettre l'humain au milieu du village qu'est notre planète. Car elle tire la langue et nous appelle à l'aide.
Je compte bien apporter ce que je peux avec vous, ensemble nous y arriverons.
39
62PatrickRoutierÉtant routier, on continue à travailler à véhiculer et être exposé au virus sans aucune protection . On change de camion sans aucune désinfection. Maintenant que les restaurants sont fermés impossible de se nourrir et de se laver ainsi que les toilettes que l'on nous interdit.
Vive la France
40
77EVELYNEretraitée - ancienne secrétairej'ai trouvé ce matin ce témoignage d'un chauffeur de poids lourds. Je pense que ça peut donner matière à réflexion : "" On parle de confinement. Mais il serait quand même bien de penser à nous les routiers qui sommes sur les routes, qui n'avons pas accès aux douches car même les stations service où je me suis arrêté m'ont répondu toute la même chose(non elles sont fermées). Même les cochons sont mieux traités , pour ma part ça a fini en lavage à la bouteille d'eau hier. Mais bien sur comme d'habitude on est la dernière roue du carrosse.
Je trouve ça honteux personne ne parle de nous aux infos ou dans les journaux. J'espère que des gens feront tourner le message pour que des choses soient réalisées pour que l'on puisse au moins avoir un peu de dignité et de respect et que l'on puisse au moins nous permettre de se laver.
Faites tourner le message, je pense ne pas être seul à le penser.""
41
70CédricPépiniériste, conseiller vendeur en jardinerieBonjour,

Après un premier jour de chômage technique ce dimanche, les animaleries ont pu réouvrir leurs portes, pour que les soins et aliments ne manquent pas aux animaux (certains animaux vivant très mal une modification soudaine de leur alimentation et certaines marques étant présentes dans certaines enseignes uniquement, cela reste pertinent je pense).
La fédération nationale des métiers de la jardinerie a d'abord trabsmis un message d'appel à la solidarité nationale pour ensuite dire ceci :
"Suite à notre action de lobbying auprès du Gouvernement pour faire valoir l’importance vitale de nos réseaux dans l’alimentation et le soin à apporter aux animaux, le ministre de l’Economie vient d’annoncer que les animaleries et les magasins d’alimentation pour les animaux peuvent rouvrir".
Jardiland a alors sauté dans la brèche qui s'ouvrait à eux pour ouvrir la totalité de leurs magasins intégrés en intégralité (j'ai vu lundi une cliente repartir du magasin avec une seule primevère dans son charriot...). Certains magasins ont fait des chiffres records, étant seuls ouverts ou presque dans les zones commerciales.

La brèche n'étant pas si large qu'ils le pensaient, ils ont limité l'ouverture aux seuls rayons de l'animalerie et de l'alimentaire (chips, gâteaux secs, terrines hors de prix pour bobos)...

Aujourd'hui les magasins sont toujours ouverts, contrairement à certaines enseignes (Truffaut, Villa Verde...). Nous ne sommes qu'au 3e jour de cette crise mais on voit bien les requins émerger du lot. Cette course effrénée au chiffre d'affaire est écoeurante.
Je fais partie du CSE et suis Délégué Syndical pour Sud. A ce titre j'ai informé lundi matin la direction de mon point de vue (courrier publié sur la page facebook "jardiniés"), puis mardi matin pour affirmer ma position.
Ces comportements de dirigeants sont criminels et irresponsables.
J'ai passé la journée d'hier à répondre aux angoisses de salariés, certains étant terrorisés de venir travailler, d'autres inquiets de pouvoir transmettre un virus dont ils pourraient être porteurs sains.

Depuis dimanche, aucune communication n'a été faite sur le sujet aux membres du CSE malgré plusieurs demandes.

Merci de m'avoir lu.

Luttez bien! Merci pour votre travail!

42
15serge albertdénicheur d'objetsl'usine Ratier à Figeac 1500 employés continue à produire D'après mon voisin 120 km ar par jour pour bosser !!!!la direction n'entends rien !!mais infos à vérifier quand même !!
43
YvesretraîtéNous avons des MOYENS EFFICACES contre le Coronavirus; nous savons que :

-le SAVON DETRUIT le virus; sources dans ce lien :https://parismatch.be/actualites/sante/380570/coronavirus-voici-pourquoi-le-desinfectant-pour-les-mains-ne-sera-jamais-jamais-une-alternative-efficace-au-savon-classique

--nous avons une METHODE et un TRAITEMENT efficaces,testés par nos scientifiques(du domaine public) les plus compétents et les plus en pointe actuellemnt : source dans ce lien :
https://www.youtube.com/watch?time_continue=16&v=n4J8kydOvbc&feature=emb_logo Prof Raout Chloroquine

NOUS DEVONS "mettre le paquet" sur ces moyens

44
77EMMANUELréceptionniste en maison de retraiteRéduire le nombre de métro, de RER et de Bus ne vas t il pas augmenter la proximité des gens dans les moyens de transport et en même temps la dispersion du virus?
45
30Didieringénieur à la retraite depuis le 1er janvier 2020 Messieurs les Politiques libéraux de tout poil,
Il y a des années que les services de santé réclament non seulement des moyens mais aussi un arrêt du démantèlement programmé du secteur hospitalier.
Fermeture des maternités, rentabilité financière des hôpitaux publics , réduction du personnel hospitalier , déremboursement de certains médicaments et soins etc...Tout un panel de mesures économiques et budgétaires suicidaires et irréalistes prônées par un président et son gouvernement sensibles aux charmes vénéneux de la mondialisation et du libéralisme.
Les effets du dépeçage des acquis sociaux et de la protection sociale initiés par votre politique vous pète à la gueule comme un mauvais lendemain d’excès de boisson.
Tout vos principes se voient réduits à néant, Vous justifiez vos errances passées par le fait que nous sommes en guerre… N’est il pas la vocation première d’un État de préserver les populations des affres de la guerre, de prévoir par une politique sociale et économique prenant en compte la potentialité de tels événements.

L’histoire récente montre que les corps d’État et leurs représentants ont été sourds aux conséquences de Tchernobyl, Fukushima, la tempête Xintia et ses constructions autorisées en zone inondables , au prolongement de la durée de vie de centrales nucléaires à bout de souffle, à votre impuissance avouée de prendre des mesures concrètes et immédiates aux causes et effets connus du changement climatique.

Balayer les miettes sous la carpette , procrastination, expédients , vous etes experts en la matière !
Ne cherchons pas trop loin les causes primales de vos politiques homicides ...le profit, l’ivresse du pouvoir semblent être vos moteurs.
Vous gérez les crises sans ne les avoir jamais anticipées, gérer c’est prévoir disait un ancien, vous semblez l’ignorer et c’est bien regrettable … !


Messieurs les experts scientifiques de tout poil,
Vous vous comportez en porte parole de la pseudo conscience de nos politiques.
A de rares exceptions, nous ne vous avons pas réellement entendus ni vus dans les médias lorsque les infirmières en gréve continuaient à faire leur job dans les hôpitaux, rien ou presque contre le démantèlement des services publics de santé.Nous pouvons en mesurer l’impact aujourd’hui.

Au dire du gouvernement vous avez cautionné le premier tour des Élections Municipales alors que le simple bon sens faisait l’unanimité pour qu’elles soient reportées. Le deuxième tour a été reporté depuis sur un nouveau consensus. La pandémie était déjà la au premier tour !Quelle manque de cohérence ou alors manipulation politique ?

Pourquoi ne pas se dresser contre des décisions qui sont censées préserver l’économie et la finance pour un redémarrage efficace après la crise au lieu de réclamer haut et fort sans détours aux politiques de dépenser ces milliards pour combler le manque vital de respirateurs, de kits de tests, de masques efficaces et d gel hydro-alcoolique pour les soignants les soignées et le reste de la population.

Quel crédit donner à un corpus scientifique dont les têtes choisies pavanent sur les ondes et plateaux de télévisions en distillant des messages peu clairs et redondants à longueur de journée.
Un expert reste un expert, sa connaissance du réel s’arrête aux limite de son champs d’expertise et pas plus loin.


Mesdames et messieurs les infirmiers, aides soignants , médecins, anesthésistes, ambulanciers, et plus généralement tout ceux qui se trouvent au contact direct de cette pandémie y compris le personnel militaire qui semble être enfin mobilisé, tout ce monde , définitivement trop petit
qui s’engage au-delà des dangers sans réels moyens, sans réelles protections, que jamais personne n’ose vous attaquer de quelque manière que ce soit, vous sauvez le monde, vous sauvez des vies et même sans les injonctions de nos politiques vous savez et saviez ce qu’il est bon de faire sans qu’on vous donne de directives, ni conseils incohérents.

Pour la Police, les gendarmes et autres forces de l’ordre , on vous tord le cou.
Après avoir lancé des grenades meurtrières sur ceux la même qui contestaient des mesures imposées par un gouvernement inconséquent, vous devez aujourd’hui demander à ces mêmes personnes de rester chez elles sans leur taper dessus. L’exercice doit demander de votre part une souplesse d’esprit insoupçonnable.Mais vos chefs ne sont pas à un paradoxe près !

On sortira de cette crise quoiqu’il en soit, la face du monde d’après sera t’ elle changée ?
J’en doute, mais si elle doit changer c’est cette même et belle énergie individuelle qui vous fait vous protéger du virus qui vous protégera également des velléités de nos politiques de retracer vos vies dans le même sillon mortifère du monde d’avant.

Portez vous bien et restez au chaud tant que virus rode de part nos contrées.


Didier PUEL
18 Mars 2020
46
92FabriceAu ChomageMotif et méthode de licenciement au sein d'une des plus grosses Association du Medico-social
47
79anitahandicapé· bonjour tout a fait d'accord avec vous quand je voie tout les gens qui on était faire des courses (ils on tous toucher les caddies , les touches pour payer en cartes bleue ,plus les aliments ) super contamination alors que se serais fait par drives et sa permettrais que les gens ne remplisse pas leur caddies a la folie .moi étant handicapé je n'est pas pu commander en drive ils l'avait fermé et encore aujourd'hui fermé le drive alors qui l'on réapprovisionner et ne pouvant pas faire la longue attente debout et je pense a ceux qui ne peuvent pas se déplacé pour raison santé donc nous RIEN et pourtant j'ai que 60 euros de courses juste le nécessaires être raisonnable (on y arrive d'habitude a faire ses courses( surtout que les magasins alimentaires sont réapprovisionner( et on fait voir aux politiciens que on a de l'argents et aussi aux magasins (ils ont bien gagnées et surtout les prix vont augmenté après parce que faut voir les gens la quantité énorme se qu'ils on prie jusque a y allez 2,3 fois dans la même journée remplir leur caddies aucun respect une fois par semaine et on aurais pas eu rupture d'aliments )A tous du respect et civisme fessons voir a nos jeunes que nous pouvons vivre ensemble en cas de coups dur merci .Et pourquoi pour les votes ils ont trouver du gel pour les mains et pas pour le médical qui était pourtant prioritaire nos chère politiciens on montré un belle exemple avec se vote et pleins d'autres choses au monde entiers avant la santé de ses COMPATRIOTES , maintenant je suis d'accord aussi pour fermé les entreprises qui n'est pas de santé ou aliments .ma fille travail et elle et asthmatique je trouve sa pas normal que des patrons oblige a faire travailler . on et pas sortie de cette contaminations si le présidents fait confinements de quoi ?comme les attestations pour sortir les gens marque se qui veulent ils se retrouves entre eux donc sa ne sert a rien . et pour les assistantes maternelles elles continue a travailler a garder des enfants après quand ils rentrent chez eux ou amies ils peuvent être ou contaminé ou porteur du virus sa sa me fait bien rire et elles ne savent pas comment elle vont être payée si elles ne travail pas comme dab on les oublie . et je fini MERCI ET BEAUCOUP DE COURAGE au médecins ,infirmière ,pompiers (vous tous en santé) et ceux qui sont obligé de travailler et ceux qui sont obligé de travailler ,les ouvriers de l'alimentations .Bonne journée a tous et soyons tous respectueux entre nous .
48
31GoEmployé territorial Depuis 10 ans le nombre de fonctionnaires territoriaux a fondu comme neige au soleil. On brise l’essentiel qui lie les citoyens : égalité continuité du service. Pour peu de gens ce n’est rien le service public mais pour beaucoup c’est tout!
Les hauts fonctionnaires, ceux qui nous accusent de coûter à la société sont les plus hauts salaires (merci pour votre effort symbolique en début de mandat) nous pointant du doigt les mains pleines.
Le pouvoir est trop centralisé et il faut absolument le rendre aux petites collectivités aux villes et non aux regions qui ne jouent pas le jeu et prennent en otages les budgets des collectivités qu’elles gèrent.
Et puis surtout développer les monnaies locales pour avoir les armes et faire un pied de nez à LUE.
Interdire TAfta qui menace que les villes puissent être traînées au TA par les boites privées.
Rien de nouveau sous les tropiques dans les solutions. Il nous manque ce droit national de disposer de nous mêmes.
49
TalbotDémissionné de mon emploi en tant que développeur informatique il y a plus de deux ans. Depuis cela, on va dire artiste indépendant à temps plein non rémunéré qui touche le RSA (insuffisant).- Ce que je tiens à dire sur la répartition des richesses est simple à comprendre : pour que certains soient riches, il faut que d'autres soient pauvres. La richesse des uns n'est que le reflet de la pauvreté des autres, et vis et versa. Mais nul ne mérite d'être riche si cela est au détriment de la pauvreté ne serait-ce qu'une personne.
S'il y avait égalité dans la répartition des richesses, ces mots "riches" et "pauvres" n'existeraient pas, car ils ne sont là que pour exprimer une inégalité.

https://www.inegalites.fr/Les-revenus-demesures-des-grands-patrons-et-des-cadres-dirigeants
("Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 600 et 1 400 années de smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages.")
Travaillent-ils donc 1000 fois + et / ou mieux (d'une façon utile pour les autres et soi-même) que des smicards ? Méritent-ils d'avoir la part de 1000 personnes au détriment de ceux qui ne pourront pas avoir cette part ? Évidemment que non, et j'insiste : il faut trouver comment sortir au plus vite de ce Monopoly.

- Ce que je tiens à dire sur la liberté est simple à comprendre : si je suis libre, vous n'avez pas le droit de me dicter ce que je dois faire de ma vie. Donc laissez-moi tranquille, ne me menacez pas de me jeter à la rue en ne rémunérant pas de mon travail ! Et peut-être que j'arriverai à faire des trucs plus utiles et intéressants que de crever de froid et de quémander de l'aide, le tout parce que j'aurai choisi ma propre voie par passion, avec motivation, et au détriment des risques, au lieu de me résigner à suivre par obligation celle que l'on voudrait m'imposer, qui ne me plaît pas, donc sans grand investissement possible de ma part.

Revenu Universel et RIC, à défaut de mieux et facilement accessible actuellement.
Visez une cohérence entre la répartition des richesses et le mot "égalité" s'il vous plaît. Visez une cohérence entre ce que nous faisons dans la vie et le mot "liberté" s'il vous plaît. Quant à la fraternité... Je ne me sens vraiment pas à ma place, je me sens ignoré, incompris, presque seul, insulté, délaissé par nombreuses personnes qui ne veulent pas m'entendre. Et j'en ai peur. Donc pour l'instant on va se contenter de la paix, et quand j'aurai repris confiance, pourquoi pas.

Cordialement.
50
80AliceArchéologuePetite réflexion sur la fermeture des restaurants. Les ventes à emporter sont encore autorisées. J'habite à Amiens quartier ZAC la Vallée (quartier de la gare). Samedi et dimanche derniers, sur le boulevard devant la gare, les grandes chaînes de fast-food pizza, burgers & co sont toujours en activité idem sur le boulevard extérieur vers Dury et dans la rue piétonne du centre ville, mais le traiteur chinois et le traiteur japonais qui font pourtant de la vente à emporter sont fermés. Certains kebab sont ouverts mais pas tous. En gros les indépendants ne peuvent plus ouvrir et risquent la faillite tandis que les grosses multinationales siphonnent les derniers clients... Et je ne parle même pas de la victoire de la malbouffe entre ça et les réserves de pâtes/Nutella dans les placards des confinés.
51
81AnouckAidante - enseignante « Le voleur d’énergie qui est aussi un voleur de rêve, c’est un système, un état de droit qui ne respecte pas ses propres lois. Il est Goliath, nous sommes David. Certes, mais à la fin, c’est le plus faible qui gagne parce que sa cause est juste. » ( moi, anouck Houbron)

Je suis actuellement confinée depuis 5 jours en Espagne, où je séjournais seule avec mon fils autiste, mais mon témoignage date d avant le virus, parce que pour moi le confinement a duré plus de 6 ans, sans savoir quand ça allait s arrêter. Je me sent dans le même temps soulagée, car peut être que le monde prendra enfin conscience du désespoir et de l angoisse dans lesquels vous plonge ce genre de situation. Mais je me sent insultée aussi, par le président, qui promet une indemnisation à hauteur de salaire aux parents qui ne pourront plus travailler car ils gardent leurs enfants déscolarisés. Moi et mon fils autiste, on nous a « laissé au bord du chemin », avec 600 euros pour survivre, enfermés tous les deux, tous les jours, pendant des années qui ont fondamentalement changée celle que j étais. Le nombre compte plus que l humain. Seuls les problèmes touchant le plus grand nombre méritent il d être entendus ?

Voici mon témoignage :

C’est épuisée que j’écris ces mots.
Aujourd’hui, Je me suis levée à une heure du matin et il est maintenant 9h48.

Mais ce n’est pas pour ça que je suis épuisée, ce n’est pas la nuit dernière, passée à apaiser mon petit Tristan autiste qui m’a vidée de mon énergie. Ce ne sont pas non plus les nuits blanches quasi quotidiennes de ces 8 dernières années qui sont la source de mon immense fatigue.
Ni les crises au supermarché, ni les morsures de Tristan sur mes bras , ni ses sauts dans les flaques de boue qui éclaboussent ceux qui passent près de nous et ne comprennent pas. Vous savez, vous les mamans dans mon cas, ceux qui frôlent nos vies et la jugent sur l’instant, à l’aune de la normalité de leur propre vie. Qui s’offusquent que le droit à l’école de leur enfant ne soit pas respecté pendant une journée (pour cause de grève, par exemple) parce qu’ils ne peuvent vaquer - comme d’habitude - à leur profession ou tout simplement à leurs occupations… .Pendant que nous devons « patienter » en végétant, des années (dans le meilleur des cas où l‘on trouve une issue) avant que nos enfants puissent découvrir le plaisir d’aller en classe, avant que nous puissions pour notre part retrouver une vie professionnelle et sociale…Toutes ces « épreuves » ne sont après tout pour mon enfant qu’autant de démonstrations inappropriées mais ô combien sincères d’un amour débordant, d’une liaison passionnelle au monde. Celui-ci fonctionne selon d’autres codes, ses codes, avant de pouvoir assimiler les nôtres. C’est là tout le problème !
La contre partie de l’irremplaçable histoire d’amour qui nous lie à jamais, Tristan et moi, c’est que cela a toujours été dur : les autres, la société, la vie…et que nous n’avons toujours été au fond que tous les deux pour nous battre, malgré tous les efforts et l’investissement sans limite de notre entourage. Au fil des années, nos épreuves ont gagné la vie de nos proches, comme une tache d’huile toujours plus large, toujours plus tenace que l’on ne pouvait arrêter. Elles ont grignoté leurs vies comme elles ont rongé la mienne. Nos existences se sont, avec le temps, imbriquées comme des poupées russes. Et j’ai ainsi souvent eu le sentiment d’avoir « contaminé » ceux qui ont eu l’amour et le courage de se rallier à nous et de s’investir à nos côtés et sans compter, dans notre combat solitaire. Est ce que je me le pardonnerai un jour ? Cette question tourne en boucle dans ma tête, lorsque je suis au creux de la vague. Pourtant, lorsque la raison (et surtout la raison du cœur) reprend le dessus, je me repose la question en d’autres termes : qu’ai-je d’autre à me pardonner que d’avoir donné la vie à petit être que j’attendais avec impatience, de l’aimer plus que moi-même, d’attendre enfin - comme toute maman- que ce petit être puisse grandir pour trouver sa place, une vraie place, dans notre société ?
Mais tu étais là, mon enfant, mon héros. Et ce que je craignais au plus profond de moi et sans me l’avouer, c’était la fin de tes sauts dans les flaques, la fin des glaces à la fleur d’oranger. Parce ce que je savais que ce qui nous attendait serait pour toi de plus en plus violent. Parce que ta petite enfance, aussi incroyable et aussi intense qu’elle fût, je l’ai vécue en permanence avec l’ombre d’une épée de Damoclès sur nos moments de bonheur. L’épée d’une société à laquelle il faudrait s’adapter, puisque ses pas vers nous seraient rares et comptés. Les mères sont instinctives et deviennent aisément extralucides lorsqu’il s’agit de lire le futur de leur enfant, même si leurs projections sont parfois empreintes d’inquiétudes superflues.
A tes deux ans on t’a refusé l’école, ce lieu de rencontres et d’échanges où tu aurais pu et dû te sociabiliser si l’égalité n’était trop souvent qu’un slogan et un vain mot. Toi qui en avais pourtant tant besoin ! Encore plus qu’un enfant « normal » ! Alors, nous avons continué d’être « tous les deux », une expression qui, aujourd’hui encore, sonne dans ta jolie petite bouche comme une formule talisman qui viserait à conjurer le mauvais sort. Nous sommes donc restés « tous les deux », un peu plus encore « tous les deux », avec nos goûts sucrés dans la bouche, avec nos fous rires partagés après nos larmes partagées. Je voulais que tu t’envoles de notre nid et de toi, que tu rejoignes d’autres souvenirs partagés. Tu en as été privé et j’ai donné toute mon énergie pour que les nôtres te soient inoubliables. Pour que tu puisses le plus longtemps possible te réfugier parmi eux, entre des mèches blondes et l’odeur de petrichor. ???? Dans un tel contexte, chaque petite chose était un défit et on s’y lançait comme des guerriers, à corps perdus. Les choses simples de la vie : acheter le pain, faire un trajet en voiture, s’habiller pour sortir…étaient obstacles, s’y confronter était épreuve, les réaliser était victoire. A force de batailles légères et de rudes combats, nous y sommes parvenus. En super héros. Nous allions au cinéma d’un pas légers, on courait dans les allées du supermarché pour acheter tout ce qui est interdit, ??? Pour, tels des bernard l’hermite, déplacer notre bulle dans un lieu différent, profiter du soleil et de la mer…, on partait en vacances en s’inondant de rire. On s’inondait de rire même durant un trajet qui - il fut un temps - représentait une marée de larmes à franchir tant il était parfois difficile pour toi de vivre des choses simples et positives.
Mais encore une fois, ce n’est pas ça qui m’a épuisée, ce qui m’a épuisée, ce n’est pas toi. Ce qui m’a épuisée, c’est tout ce que l’on a fait pour que nous restions en marge : les dossier MDPH interminables à remplir la nuit lorsque enfin tu dormais, les ESS à répétition qui n’aboutissaient finalement à rien, l’exclusion temporaire d’une école qui t’avait accepté quelques heures par semaine, parce que l’on pensait que tu avais pu avoir l’intention d’ouvrir une fenêtre...Toute excuse pour justifier une erreur de l’institution était recevable, tout motif permettant à l’administration de se donner bonne conscience était nécessairement légitime. En fait, lorsque l’on y réfléchit bien, tout ce qui pouvait te renvoyer à ton isolement était bon.
On me sortait les même catalogues d’arguments, les mêmes éléments de langage qu’à toutes les mamans dans mon cas : « votre enfant est très atypique, la situation l’est donc aussi », «nous faisons tout notre possible », « on se coupe en quatre pour votre enfant », « il faut être patiente, madame » Atypique! En quatre! Patiente!....Ces mot tournaient dans ma tête à me donner le vertige, à m’en donner la nausée. Patiente, oui. Mais pour des années et des années (irremplaçables) d’une vie, les années-bonheur de l’enfance et de la découverte du monde »! Pour « eux », attendre, interminablement attendre pourtant, n’était en somme qu’un vague détail, une formalité anodine parmi d’autres. « Le pire n’est pas d’avoir faim, c’est de ne pas savoir quand on va manger » : pensée dont on mesure au plus près la justesse dès lors que l’on est amené à l’éprouver qui trouvait un plein écho dans notre situation.
Nous ne savions pas, petit Tristan, quand tu pourrais enfin « manger », croquer la vie, tout comme les autres enfant et avec eux. Nous ne savions pas - ce qui ajoutait à notre angoisse du lendemain - s’il ne serait finalement pas trop tard lorsque ce serait devenu possible. Mais tu étais là, alors on a bougé, toi et moi ; on a bougé des montagnes et on s’est envolés, « tous les deux », au-delà de leurs plus hautes cimes. On a sauté dans la boue jusqu’à ce que ça devienne insupportable aux autres, à tous ceux qui - murés dans leur confort - ne comprenaient pas, ne nous comprenaient pas.

Ce n’est pas toi, mon ange, qui m’a volé mon énergie : tu es ma force inépuisable.
Le voleur d’énergie qui est aussi un voleur de rêve, c’est un système, un état de droit qui ne respecte pas ses propres lois. Il est Goliath, nous sommes David. Certes, mais à la fin, c’est le plus faible qui gagne parce que sa cause est juste. Aujourd’hui, Tristan est enfin scolarisé. Mais de nombreux enfants et leurs mamans restent hélas encore au bord du chemin à regarder les autres vivre. Epuisée, je reste déterminée à mettre les forces qui me restent au service de tous les David en herbe, de tous ces super héros qui s’ignorent encore et de leurs super parents pour les aider à obtenir enfin ce qui leur est dû : « Un droit n’est pas une faveur ».
52
SophieInfirmière anesthésisteJe suis infirmière anesthésiste je vais donc travailler. C'est normal. Le bloc je ne tourne que pour les urgences, je vais en réa c'est normal (je suis formé pour ça). Ma fille de 5 ans va à l'école, qui reste ouverte pour les enfants dont les deux parents sont soignants, c'est normal. La Petite de 2 ans va dans une crèche à 20 km qui reste ouverte pour les enfants dont les deux parents sont soignants, c'est normal. Par contre quand je continue aller bosser sans rechigner, quand mes filles doivent aller à l'école alors que les autres enfants non et qu'on me dit que le prix de la crèche sera le même, là je tique un peu quand même. Quoi ça ne va même pas être gratuit! En ce moment de crise où je fais le maximum on me fait payer la crèche. Je ne suis peut-être pas dans la dèche mais quand même. Qu'en pensez-vous? J'attends de voir la facture...
53
30Chaneretraitée et thérapeuted'accord pour dire que les superordres ne doivent plus prendre l'avion, mais qu'Ernest-il des milliers de français qui partent en avion en week-end à Marrakech ou Rome ?
54
35OlivierInfirmier libéralBonjour,

Je travaille en tant que remplaçant dans plusieurs cabinets libéraux sur rennes.
J'ai récemment entendu notre ministre de la santé nous dire "il n'y a pas de problème d'approvisionnement de masques pour les professionnels de santé".
Pour information, je travaille sans masque depuis plusieurs jours car pas moyen d'en trouver... Pouvez vous imaginer la haine que nous pouvons ressentir envers notre gouvernement quand nous entendons ce genre de message ??

Après de nombreux coups de téléphone aujourd'hui aux différentes pharmacies de la ville, je viens de trouver 21 masques chirurgicaux (ils ont la consigne d'en donner 3 par jour pendant 7 jours...)

J'espère que les gens qui tiennent ce genre de propos seront punis plus tard, mais j'en doute...


Olivier, un infirmier libéral excédé par le déni de certains membres du gouvernement
55
42AnnabelAccompagnatrice socio proMon témoignage concerne mon conjoint qui est ouvrier polyvalent. Lundi il est allé bosser et un des petits chefs était malade. Son état à empiré au fil du poste mais n'est pas parti malgré les remarques des ouvriers lui demandant pourquoi il était venu. Finalement à la fin du poste un cadre l'a ramené en voiture. Le lendemain on leurs a donné un masque (alors que les auxiliaires vie et infirmièresn'en ont pas!), et on leurs a dit que si la boite suivait les préceptes du gouvernement c'est à dire 1m entre les gens et du gel ils pouvaient continuer de produire des richesses. Il me semblais que si vous aviez été en contacte avec quelqu'un il fallait être confiné. A l'heure actuelle je ne sais pas si ce salarié a été testé car on lui a dis de rester chez lui. Les ouvriers de la boîte à juste titre ont l'impression d'être assimilés à des machines er quoiqu'ils risqu'ils risquent et font risquer à leurs familles doivent continuer à fabriquer des néons. Ce matin il y a une réunion des grands décideurs à Paris ( groupe chinois) donc on ne sait pas ce qui sera décidé
56
PierreConducteur de busBonjour, je suis conducteur de bus au sein d'un transporteur privé qui travaille pour la région PACA.
Depuis les annonces de la crise sanitaire et jusqu'à aujourd'hui mercredi 18 mars on continue normalement nos lignes, à part les affiches collées dans les bus, on a pas de produits, pas de masque pour le personnel, pour moi c'est un usager que je transporte régulièrement et qui est infirmière qui m'en a donné, merci à elle, j'ai pu donner à un collègue.
Je comprends qu'il faut que le transport pour ce qui doivent aller travailler continue, pas de soucis la dessus, mais on est pas protégé pour le faire.
Nos responsables sont en attente d'instruction de la région PACA, sur l'arrêt ou au minimum de la diminution des rotations. Quelques collègues et moi leur ont fait des suggestions par rapport à la situation spécifique à notre département....nos délégués du personnel sont inexistant, pour essayer de proposer, trouver une stratégie de crise en interne (ça c'est un autre problème)
Certes, certains des collègues sont déjà en chômage technique par rapport au scolaire.
Pas d'écoute des salariés, qui souvent on les idées adéquat sur la situation ( tout en restant modeste.)
Voilà, pour la petite histoire pour vous rassurer depuis ce lundi, presque que toutes les lignes qui circulent sur notre département les cars sont vide. On roule pour rien .
Certes pas de contact avec les usagers, mais au niveau écologique, je vous laisse faire le constat.
Tout ça parce que nos responsables sont en attente de décision d'en haut et n'écoute pas ceux du bas qui sont sur le terrain.


Merci à vous tous pour le travail et votre combat pour nous.


57
75MichelPsychologue, psychanalyste Cher François, tu oublies toujours « on fait un pas de côté » après « on arrête tout ». Le pas de côté est important : c’est un changement de discours, d’éthique. C’est par ce pas de côté que, par exemple, les femmes peuvent entrer dans la danse d’une autre logique, d’un autre discours. Le pas de côté déporte d’un face à face spéculaire devant le miroir. Comme disait Cocteau, les miroirs feraient mieux de penser avant de réfléchir. Le pas de côté, c’est celui de la pensée.
Bien à toi.
58
95JOSIEretraitée chef de projet informatiqueJe suis choquée que les policiers, lorsqu'ils contrôlent les déplacements notamment des automobilistes, s'adressent aux conducteurs sans masque et à moins d'un mètre de distance. Avec ou sans masque, Ils doivent absolument respecter les distances de sécurité (pas moins d'un mètre) sinon ils risquent de devenir le plus grand vecteur de contamination. https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_960_540/public/Diaporama/000_1py6xr_5e71106137e29_0.jpg
59
29Baptisteposeur de compteur linky pour enedisEn tant que poseur de compteur linky pour une entreprise sous-traitante d'Enedis, nous sommes aux premières lignes pour transmettre le virus aux personnes âgées, puisque nous faisons du porte à porte. Lundi matin seulement, on nous dit d'arrêter de travailler, de rentrer chez nous. Je trouve assez scandaleux que la décision n'ait pas été prise plus tôt, avant le WE quoi!. Mes employeurs n'avaient pas l'air de prendre cela très au sérieux. Poser des compteurs linky n'est pas essentiel, on ne vend pas du pain.
Ah oui et puis il y a eu un cafouillage politique lors des rémunérations que l'on devait avoir à cause du chômage partiel, 85% au lieu des 100% précédemment énoncées, alors que l'argent sort de je ne sais où, à coup de milliards, non! Il ne dépasseront pas les 85%. Il n'y a pas d'argent pour le service public, surtout pas pour les hôpitaux qui sont en première ligne pour gérer cette crise (je pense bien à eux) pas d'argent pour les retraites, par contre en cas de crise sanitaire, il y a des centaines de milliards pour garantir les salaires, sauver les multi-nationales, c'est un scandale!!! De qui se moque-t-on?
60
75AlainRetraité Par téléphone j'ai informé hier une personne âgée isolée habitant une petite ville de province (La Souterraine en Creuse) de la nécessité de remplir une attestation dérogatoire pour être autorisé à faire ses courses alimentaires. Cette personne n'ayant pas internet je lui ai conseillé d'appeler la mairie pour demander si elle pouvait lui fournir cet imprimé, réponse lui a été faite que non et ils ont évacué le problème en lui répondant que ce n'était pas indispensable. En retour je lui ai dicté le texte du formulaire pour réaliser une attestation manuscrite.
Tout devrait être fait pour que ces formulaires soient mis à disposition de tous ceux (vieux, jeunes, précaires, frappés d'illectronisme) qui n'ont pas accès à internet.
61
42LaurenceEducation nationale, adjoint administratif catégorie Ccivisme - incivisme
62
34yvessanspuisque le discours de e macron se veut humain ne pourrait il pas decider de la requisition d habitats pour les sdf ?
63
75Patrickretraité Le prof Didier Raoult directeur de l IHU de Marseille, spécialiste mondialement reconnu des Virus s epoumone pour proposer de tester la population et de soigner les "positifs" avec un médicament qu il dit parfaitement maîtrisé et ...rien. Il me paraît important d'écouter voire auditionner ce spécialiste ! https://YouTube.be/vcYMKwN6u6k
64
PascalOuvrierRien à voir le domaine des soins. Mais avec l'incohérence des décisions d'une entreprise de ma région. L'ami de ma fille travaille dans une usine de fabrication d’agacement intérieur (meuble, dressing, etc.). Une grande partie de l'entreprise a arrêté le travail hier midi (17/03/2020) : télétravail pour quelques mecs des bureaux, chômage pour les autres. J'arrive au paradoxe : une partie des employés de fabrication doivent continuer pour fournir les chantiers de l'atlantique qui produisent quoi !!!! Les paquebots de luxe, symbole de la mondialisation, du fric, du non respect de l'écologie. A bon entendeur salut. Continuer votre travail, vos engagements. Merci à François et à son équipe. C'est juste un témoignage et il va falloir faire changer les idées de beaucoup pour faire changer le monde politico-économique. Pascal
65
SophieChauffeur accompagnateur (pas de féminin dans cette profession)Mon entreprise a pris tout de suite la mesure de l"enjeu" et envoyé un SMS à tous ses chauffeurs pour nous dire que, dès lundi (15 mars) on ne se déplaçait plus. Tout s'arrête. Et un mot rassurant, les salaires sont pris en charge.
Lundi midi, dans la ville (Draveil), queue devant les pharmacies. Elles sont prises d'assaut (vocabulaire guerrier, n'est-ce pas)
Mardi midi, mesures de confinement, au centre-ville, plein de gens. Ils font leur courses ... Plutôt des personnes âgées d'ailleurs, cherchez l'erreur. Draveil , qui, d'habitude en semaine, est peu animée, se retrouve en pleine activité.
Et, ... pour moi, qui ne sort pas de la voiture (je dois poster du courrier au centre) j'ai rempli l'attestation-sésame.
Tous ces gens vont-ils contaminer mes proches, ceux que j'aime, saturer Villeneuve (l'hôpital public le plus proche, avec un personnel formidable, soit dit en passant), ils n'ont pas compris la gravité de la situation ?
Je lis Facebook, lien sur ma ville. Un témoignage me fait comprendre que, non, "ils" n'ont pas compris. L'édile de Draveil a fait le tour des bureaux de vote dimanche et a "bisoté" et serré toutes les mains qu'il pouvait. Peut-être par bravade, peut-être parce que c'est un gouvernement auquel il est opposé qui a imposé les restrictions de contact, peut-être parce qu'il est persuadé qu'il ne sera pas touché ou que ce sera avec peu de conséquences (il n'a pas encore 70 ans, je crois) mais les autres, la famille des autres, les relations, les collègues, les voisins. Non, ils n'ont pas compris ...
66
Laurenceéducation nationale, adjoint administratif catégorie CJ'habite dans une enfilade d'immeubles donnant sur des jardins intérieurs. Dans ma zone nous sommes peut-être 200 voir plus à pouvoir profiter de ces extérieurs (soit parce qu'on a accès à notre jardin, soit qu'on peut ouvrir nos fenêtres et faire entrer le soleil, ce sont les plus nombreux.) Malheureusement , l'incivisme fait que 2 foyers (2 adultes d'un côté, 3 ou 4 de l'autre) , pensant "faire l'animation" sans qu'on leur ait rien demandé, depuis hier font un boucan d'enfer dans leurs propriétés respectives (sur un laps de temps assez long - hier toute l'après midi, boum boum, cris, trompette ce matin...), sans penser que les autres personnes n'ont peut -être pas souhaité entendre tout leur bazar. Ce manque de considération des autres participe de la même logique de ceux qui on acheté plus que de raison du paracétamol, des nouilles. ...sans se soucier de ce qu'il advient des autres. Le confinement va nous obliger (du moins ceux qui ne chassent pas l'ennui en beuglant, et en emmerdant leurs voisins) à réfléchir aux choses esentielles. J'espère que ça donnera lieu à des changements d'option, des prises de consciences. Mais pour cela une règle première, sera de considérer l'autre au lieu de le zapper, et en même temps de créer des groupes solidaires dans cette même otique, en n'oubliant pas d'intégrer les plus faibles (par exemple dans mon cas, avoir le courage de solliciter les foyers ennuyés par le boucan, et faire une coalition contre les 3 ou 4 personnes qui en enquiquinent 200...).
67
ClémentChauffagisteAprès le discours pas clair de Macron : "Protégez-vous mais continuez a travailler", Je me suis demandé quoi faire. Je me suis tourné vers mon organisation professionnelle qui est alignée sur Macron (essayez de ne pas travailler, mais travaillez quand même et surtout prenez l'attestation). Je me suis tourné vers mes collègues d'un réseau national d'artisans indépendants et presque tous sont arrivés à la même conclusion. Soyons citoyens ne travaillons pas, n'exposons pas les salariés et traitons nous même et seulement les urgences vitales.
Les collègues auto-entrepreneurs qui sont souvent dans des situations économiques plus précaires que les artisans sont eux essaient de continuer à bosser.
68
MaximeGestionnaire de maintenance
Comment mon entreprise, peut être le plus important producteur d’électricité en France, gère la pandémie causée par le Covid-19 ?

Les cadres de ma structure, disposent tous d’un ordinateur portable, car le télétravail pour cette population de travailleur est déjà mis en place depuis quelques années, et cela pour répondre à des besoins de flexibilité, et de disponibilité, voulu par l’employeur sans doute et peut être certains cadres. Cette catégorie d’agent a donc très vite pu se mettre en ordre de bataille dans cette « Guerre », annoncé par notre président de la république, en se confinant et continuant de travailler.

Pour ce qui est du collège exécution, le travail à distance est plus difficile c’est un fait. On pourrait donc se dire que le personnel est appelé à se confiner chez lui, que seules les urgences et les cas de force majeure les contraignent à intervenir. Ce bon sens que tout le monde attendait n’est cependant pas en adéquation avec les intérêts de la direction car il semble primordial pour eux de maintenir les activités sur le dos de la continuité de service pour ce qui est de la production d’électricité. Donc plutôt que de fonctionner en mode « dégradé », avec une vision à court terme pour protéger les salariés et maintenir la production d’électricité, on garde le cap des objectifs à moyen et long terme avec quelques mesures de distanciation pour rassurer tout le monde et on fait des papiers signés par le directeur pour que le personnel vienne travailler tous les jours. Cela me paraît en contradiction avec les messages de l’exécutif appelant au confinement...

Vis à vis des agents de maîtrise, dont la majorité ont un travail réalisable dans d’importantes proportions par ordinateur. L’entreprise n’est pas en capacité de fournir des ordinateurs dans l’immédiat, donc même chose que pour le collège exécution, il faut signer un papier pour dire que le travail n’est pas réalisable à distance alors que ce n’est pas vrai, pour venir travailler tous les jours aussi..

Vouloir garder un fonctionnement « normal » avec des agents fragiles ou malades confinés chez eux et d’autres à domicile à garder les enfants, apporte beaucoup de tension en ce moment. En outre certains on peur de se rendre sur place, et une défiance vis à vis de la direction s’installe quant à la gestion de cette crise.

Ce qui m’intrigue et que je ne comprend pas, c’est qu’un scénario de crise existe en cas de pandémie pour gérer ce genre d’événement mais que celui-ci n’est toujours pas mis en place, je me demande bien pourquoi et ce qu’ils attendent, il me semble que l’état de « pandémie » a bien été décrété en dehors de l’entreprise pourtant...

La morale de ce témoignage, c’est qu’il vaut mieux être cadre qu’agent d’exécution ou de maitrise. Que les intérêts économiques sont presque aussi important que la santé de chacun. Qu’on est pas préparé à faire face à des difficultés..
69
jean michelretraite transportMa fille me signale que sa belle soeur qui travaille chez AMAZON à LAUWIN PLANQUE en restauration sert chaque jour 180 repas pour le personnel sans aucune protection et on lui fait du chantage à l'emploi tu es en cdd si tu veux ton cdi tu bosses et tu tais
70
CamilleenseignanteSalut François!
Je suis enseignante et depuis jeudi dernier c'est le bazar dans l'éducation nationale!!! Suite aux annonces du président, on a du se débrouiller seuls pour faire partir les gamins vendredi avec du travail et leurs affaires, car personne ne savait rien et aucune info ne nous est parvenue avant vendredi en fin d'après-midi!

Nos hiérarchies se sont révélées incapables de nous apporter des réponses (puisqu'elles n'en avaient pas), et vendredi matin, face aux parents inquiets, nous n'avions pas de réponse à leur donner...

On nous a d'abord dit qu'on devait continuer à travailler et à nous réunir, puis vendredi soir on nous dit que peut-être que les AESH pourraient rester à la maison. On apprend samedi que les agents qui ont des enfants peuvent rester chez eux mais doivent assurer la "continuité pédagogique". Puis finalement dimanche soir le recteur nous annonce que les réunions sont à proscrire, qu'il faut organiser l'accueil (comprendre la garderie) des enfants de soignants... Lundi on nous confirme (sous la pression des syndicats) , que seuls les personnels volontaires viendront garder les enfants, en assurant les parents qu'il n'y aura aucun contact entre les enfants gardés... Mais nous n'avons aucun moyen d'assurer le respect des conditions sanitaires minimales. Point de gants, de masques, aucun contrôle des températures des enfants, pas de gel hydroalcoolique...

Lundi, on me confirme que je peux rester chez moi pour garder les enfants...

Hier l'inspection nous demande de lister les volontaires pour aller faire la garderie dans les écoles. Et aujourd'hui, dans ma circonscription on nous répond qu'en raison du confinement il n'y a pas de personnel de la mairie disponible pour assurer la garderie... On nous envoie au front sans aucune assurance sur les conditions sanitaires et matérielles, et en plus on est seuls!

Et notre ministre qui dit "nous sommes prêts"!!! Tu parles!!!! Le corps enseignant a appris la fermeture des écoles par l'allocution présidentielle avec une journée pour s'organiser... Et pour couronner le tout, les serveurs n'ont pas tenu face à la charge qu'a représenté le passage au télétravail. Résultat les ENT, quand ils existent (dans le primaire, toutes les écoles n'ont pas d'ENT, loin de là), sont inaccessibles, mais on nous demande quand même d'assurer la continuité pédagogique. L’inégalité territoriale est immense, et certaines écoles n'ont aucun moyen d'organiser du travail à distance... Les services d'ENT sont payants, et il faut du matériel informatique qui fait souvent défaut.

Concernant cette "continuité pédagogique", elle est totalement inégalitaire et va à l'encontre des valeurs de l'école publique républicaine. Nous ne donnons plus de devoirs dans le primaire depuis très longtemps (c'est la loi), précisément parce que tout le monde n'a pas les moyens d'aider ses enfants de la même façon. Les devoirs c'est l'inégalité sociale. Et là on nous demande de les faire travailler seuls chez eux, accompagnés par leurs parents.
Je sais qu'à notre reprise des cours, les enfants des classes aisées auront fait leur travail, et même plus. Les plus fragiles eux n'auront pas eu cette chance, leurs parents auront galéré, voire n'auront rien fait. Et je n'ai aucun moyen de les aider, je suis confinée moi même avec mes enfants, notre ENT est HS pour le moment...
Personne n'a préparé cette fermeture, notre ministre avance à l'aveugle et prône la "valeur travail" quand note seule préoccupation doit être de nous entraider. Ils sont dingues!!!

Profitons de cette pause forcée pour réfléchir, nous arrêter et penser l'après.

Tu site le Decameron, c'est très pertinent. Les 10 personnages se retirent de Florence et de la vie mondaine (ils sont tous bourgeois) pour fuir la peste. Ils arrêtent le temps et renouent avec la tradition orale. Ils passent le temps en se racontant des récits drôles, dramatiques ou poétiques. Ils pensent. Ils instaurent un système égalitaire, où la prise de parole et la prise de pouvoir (le chef de chaque journée décide du thème qui devra être traité dans les récits) est répartie entre tous les membres du groupe, hommes et femmes.
Dans le même temps le récit de Boccaccio met en lumière une chose: les bourgeois ont pu fuir la peste, mais les pauvres eux sont restés à Florence...

Merci pour ce travail, et cette tribune qui nous est offerte.

Camille
71
NathanAuto-entrepreneurJe suis confiné avec une factrice qui me dit n'avoir aucun moyen de se protéger lors des tournées (si ce n'est son gel hydroalcoolique personnel bientôt vide). Elle travaille à Lyon. Ni masque, ni gant, ni savon, ni gel hydroalcoolique, et des responsables inconscients qui leur disent que de toute façon, puisque tout le monde sera contaminé dans la poste, ça ne sert à rien de faire des manières.
Je souhaite rester anonyme, car je ne souhaite pas de problème à mon amie, qui sort la boule au ventre de nous contaminer en rentrant. Je vais sûrement envoyer ces informations à des médias pour tenter de faire bouger les choses, mais les facteurs étant un important vecteur de contamination possible, il faut montrer que le gouvernement et surtout les bureaux individuellement ne protègent personne efficacement et que cela doit vite changer.
72
Christianedemandeur d'emploiJe vis sur la commune de Pouzac tout près de Bagnères de Bigorre dans les Hautes Pyrénées.
Le marché de Bagnères de plein air est très populaire et s'organise tous les samedis matins, il a été arrêté après la première allocution du Président de la République samedi dernier le 14 mars en laissant seulement les Halles accessible au public!! (espace confiné)!!!
Et voici que le maire de Bagnères annonce sa réouverture ce samedi alors que nous sommes en période de confinement!!!!
Est ce bien normal ou suis je stupide?
https://www.facebook.com/photo.php?fbid=10219267634873472&set=gm.2505321093052567&type=3&theater&ifg=1
73
Perrine Éducateur spécialisé Gestion de la crise sanitaire du Coronavirus à l'IME Les Grillons à Villefranche sur Saône.
La semaine dernière, Le président de la république Emmanuel Macron a évoqué lafermeture des établissements scolaires afin de limiter la propagation du Coronavirus.
L'ARS a demandé à ce que l'IME, école spécialisée accueillant des enfants en situation dehandicap reste ouvert.
Ce week-end, nouvelle directive du gouvernement qui demande aux bars et auxrestaurants de fermer, et qui interdit les rassemblements de plus de 100 personnes etprescrit la mise en place des mesures barrières de protection contre le virus (que lesenfants que nous accueillons ne peuvent appliquer pour la plupart du fait de leur handicapmental)...
Lundi, l'IME est ouvert. Les familles ont pour beaucoup, par précaution, pris leursresponsabilités et seuls 5 enfants sont présents pour une vingtaine de professionnels. Mais pas de chômage technique ni partiel concernant les travailleurs médico sociaux nousexplique la Direction, pas de possibilité de télétravail non plus...Lundi soir, nouvelle intervention d'Emmanuel Macron pour expliquer que nous sommes enmesure de confinement à partir de mardi 12h... Il est bien précisé que seuls les professionnels qui ne peuvent pas faire de télétravail et dont les déplacements sont indispensables pour exercer leur métier peuvent sortir...Mardi, 3 enfants 10 professionnels (nombreux sont ceux qui, devant l'aberration, se sont mis en arrêt)... Le directeur annonce que les locaux de l'IME seront fermés demain aux enfants … mais pas aux professionnels? Que fait un éducateur en IME sans enfant surplace, qu'il ne pourrait faire chez lui?
A midi, nous sommes 10 à manger dans la mêmepièce (au mépris des consignes visant à limiter les regroupements) dans l'espoir d'une meilleure gestion et d'une prise de décision cohérente avec la crise sanitaire en cours.Nous sommes informés par notre chef de service, en début d'après-midi que malgré l'absence des enfants demain, nous sommes amenés à revenir sur nos lieux de travail...
Comment est ce possible? Comment peut-on agir de manière aussi inconséquente dans un moment où l'heure est au confinement? Nous subissions, salariés, une crise psychologique terrible entre nos valeurs humaines qui voudraient respecter les mesures gouvernementales et limiter les contacts et les consignes institutionnelles qui vont à l'encontre de cette préoccupation.
Nous sommes au combien solidaires du personnel soignant mobilisé et préoccupés humainement pour les personnes fragiles qui vont perdre la vie dans cette crise...
Mais ilest destructeur de subir des directives professionnelles qui n'ont aucun sens (et de venir contre tout bon sens nous regrouper pour ne rien faire) afin d'avoir un maintien de salaire, au risque de propager bien involontairement l'épidémie.... Nous souhaitons que cette torture cesse et que nos directions prennent enfin leurs responsabilités et mettent en placeles mesures qui s'imposent.
Des salariés de l'IME les grillons de l’association AGIVR’ malmenés
74
AgnèsInfirmière en maison de retraiteBonjour à tous. Merci Mr Ruffin et toute votre équipe pour nous permettre de partager nos expériences et participer au bien commun même en étant confinés car je pense que comme la plupart d'entre nous, nous voulons agir mais nous ne savons pas comment faire. Je suis infirmière en EHPAD à mi temps et je vis chez ma grand mère handicapée qui est diabétique. Elle a des infirmiers liberaux, 4 au total qui font 3 passages. Dès dimanche nous avons pris la décision de limiter les passages à l'essentiel c'est à dire quand je ne suis pas là. En discutant avec eux en toute transparence car ils font parti de la famille, ils ont étaient unanimes : ils sentent peser sur eux la responsabilité de la transmission du virus. Il faut savoir qu'en tant que soignant, notre formation est majoritairement basée sur les règles d'hygiène et d'aseptie. Ça fait partie de notre quotidien et cela devient un réflexe de nous laver les mains. On apprend à conscientiser et anticiper nos gestes. C'est bien pour cela que les liberaux sont inquiets... Ils se rendent compte que de rentrer chez des gens, même avec toutes les précautions possibles, n'est pas une garanti à 100%. Il faut bien se rendre compte qu'à domicil nous faisons surtout des soins d'hygiène donc au plus près des patients. Nous en sommes à nous poser des questions comme : est ce que je garde le même masque ? Est ce que je change de tee shirt? Bref même pour nous les règles de sécurité sont difficiles à appliquer. Pour l'instant j'imagine que la majorité des soignants font confiance aux recommandations mais j'ai le sentiment que des doutes commencent à naître. J'étais en repos lundi et mardi et cet après midi et demain je serais en poste. Voilà je souhaiterais savoir si vous connaissez un groupe de soignants liberaux afin de faire un partage d'expériences. Merci à vous tous encore une fois...



75
Jeannetechnicienne environnementQuid du confinement quand on est SDF. hier des sdf à Lyon ont appelé le 115 car ils ont pris des amendes alors qu'ils étaient dehors....comble de l'absurde!

Idem j'étais (devant le tribunal fermé au public) à une audience en appel pour 6 étrangers sans papiers retenus dans le CRA de ST Exupéry qui ont été mis sur le même banc collés les uns aux autres. Un avocat l'a signalé mais la juge n'a pas jugé bon (gloup) de mettre en place les distances de sécurité pourtant obligatoires. Les exilés sont renvoyés au CRA où le confinement est total et les restrictions inhumaines. On rappelle ici qu'il ne s'agit pas de délinquants...
Je fais passer un article dans rebellyon:, j'attends leur validation:

LIBEREZ LES TOUS! CRA St Exupéry-LETTRE OUVERTE A « L’ACCUEIL » DE LA PREFECTURE DU RHôNE

En ce jour du 11 mars 2020, alors que O. d’origine afghane avait décidé de venir de son plein gré pointer à préfecture comme il est sommé de faire toutes les semaines, lui comme tous les demandeurs d’asile « dublinés », vous avez, madame, appelé la police.

Deux agents sont arrivés afin d’emmener O. menotté au Centre de Rétention Administrative de St Exupéry. Son crime, avoir demandé l’asile en France et en avoir (aléatoirement) été débouté.

En ce jour du 11 mars, vous aviez le choix, madame, de ne pas appeler la police, de ne pas appliquer ni se soumettre à des règles sinistres … Mais non, vous avez bêtement obéit et O. se retrouve en rétention en attendant son avion pour l’Autriche et ensuite l’Afghanistan.

Comme tant d’autres avant lui et malheureusement tant d’autres qui le suivront.

On décide tous de l’être humain que nous voulons être sur cette planète. Nous en avons le choix.
Un jour prochain, dans cette crise de l’accueil où nous condamnons l’humanité, l’Histoire nous mettra en face de nos actes. Je vous souhaite, madame, de pouvoir répondre des vôtres.

Concernant O. maintenant, il a la chance d’avoir une bonne avocate commis d’office et la malchance de tomber en pleine crise du coronavirus. Audiences reportées, plus de visite, pas le droit à un livre, à internet, un stylo… confinement total, conditions exécrables et inhumaines pour des personnes qui n’ont pas perpétré de délit.
Comme tout le monde le sait en ce jour de confinement total, les frontières sont fermées jusqu’à nouvel ordre et les demandeurs d’asiles déboutés vont rester là, en France, mais où ? Au CRA de St Exupéry alors que les tensions augmentent, que les détenus menacent d’une grève de la faim et que la situation est explosive ?

Aidez-nous à faire libérer O. et tous les autres en interpellant directement la préfecture du Rhône sur son compte facebook https://www.facebook.com/Pr%C3%A9fecture-Auvergne-Rh%C3%B4ne-Alpes-1170033053029033/ , via les adresses mail suivantes (une par une) pref-sejouretranger@rhone.gouv.fr, pref-dr-etranger-pref69@rhone.gouv.fr et pref-prd-acceuil@rhone.gouv.fr ou reprenez le sur vos réseaux!

Si vous le souhaitez, vous pouviez copier le message qui suit :

Bonjour,
En ces heures sombres de crise sanitaire doublée d’une crise humanitaire, veuillez recevoir, Monsieur, toutes mes inquiétudes concernant la situation explosive dans le Centre de Rétention Administrative de St Exupéry.
En effet les témoignages font échos de conditions inhumaines de rétention pour des étrangers qui n’ont commis aucun délit si ce n’est d’avoir été déboutés de leur demande de droit d’asile en France.
Les restrictions administratives et sociales créent un sentiment d’insécurité qui nous le savons a poussé au soulèvement et à la grève de la faim de la plupart des captifs.
Vous bafouez les droits de ces personnes retenues et non pas détenues et pire vous les soumettez à de graves dangers sanitaires qui font l’office de mesures internationales strictes et comme vous le savez maintenant nationales.

Je vous demande la libération immédiate de l’ensemble des personnes innocentes retenues dans le CRA de St Exupéry afin de respecter les mesures de santé publique en cours ainsi que la dignité humaine.
76
Elodie Aesh Je vois des gens, dans ma rue, se faire livrer des colis non alimentaires par des livreurs sans aucune protection (pas plus que le client qui récupère son colis des mains du livreur) , il faudrait peut être que les autorités interdisent les livraisons non indispensables ! Sinon le virus continuera à se propager, et on en a pour plusieurs mois !!!
77
HakimEmployé logistiqueBonjour Monsieur Ruffin, en temps de guerre sanitaire je viens d'apprendre par lettre de la secu la fin à mes indemnités journalières donc je me retrouve sans revenu tres compliqué donc jaimerais savoir si y a un plan d'aide prevu par le gouvernement
Merci
78
anneauteur(e)-journalisteDans ces moments confus, la précision est nécessaire. Je trouve grave de mettre l'accent sur la notion de "confinement" essentiellement destinée à favoriser un turn-over dans les hôpitaux. Le confinement est nécessaire en milieu urbain. Dans les milieux ruraux (une grande majorité du territoire français) il est de toute première importance de sortir de chez soi. Non pour aller se confiner ailleurs mais pour respirer dans la campagne. Il n'y a pas que le sport dans la vie. Prendre sa voiture pour faire quelques kilomètres puis aller marcher dans la nature ne met la santé de personne en danger. La saison s'y prète. C'est un des meilleurs moyens de ne pas déprimer et de ne pas se sentir "pris en otage" par l'absurdité de la situation et le manque d'anticipation d'un gouvernement au abois. Restons civils, conscients et responsables en faisant les gestes qu'il faut, mais n'oublions pas de s'aérer...
79
CHRISTIANEpplusieurs professions, plusieurs parcours de vieJ'ai très envie de participer à votre initiative. J'ai connu l'époque de Gébé et ce n'était pas triste... Envoi de textes, de témoignages de vie, de réflexions sur ce qui se passe dans notre pays.
80
raymondmusicien retraitepour l instand je vois et observe
81
ChrisOuvrier principalRequisitionne par ma direction pour déménager des services hospitaliers en vue de l entrée de nouveau cas de covd19
Au EPI fourni déménagement en tenu civile sans masque sans gant. Mon directeur estime que nous ne courons aucun risque à 10 dans une même pièces.
Je suis degouter de voir à quel point y as dissonance entre ceux qu on nous demande de faire publiquement et ceux que l hôpital public nous ordonné de faire... Et ensuite on peut pas sortir de chez nous pour aller promener ? Cherchez l'erreur
82
Jean-MichelRetraitéBonjour, puisqu'il est question de notre système de santé, j'aimerais partager une réflexion de longue date sur santé et écologie. Puis-je envoyer un document ? si oui merci de me dire par quel moyen (peut-être ajouter à cette page la possibilité d'envoyer un doc ?) Merci et bravo pour cette initiaitve !
83
raymondmusicie retraiteevidemment double language presidentiel et manque de confiance le cynisme de la clairvoyance !!!!!!!!
84
victorarchitecte, auteur, illustrateurJe sors un livre un livre illustré dans les prochaines semaines (si le coronavirus le veut bien) et il se trouve qu'il fait écho à l'An 1 de Gébé. Si vous voulez bien je peux vous envoyer la couverture et la 4ème de couv. Vito
85
maiteenseignante en prébac (artiste/sophrologue)Ce virus aura peut-être le mérite de clarifier 4 choses: 1) C'est la collaboration qui fonctionne à tous les niveaux (confinement/fonctionnement de lieux d'urgence et de travail/soutiens financiers quels qu'ils soient/appel large aux systèmes publics pourtant déjà en désarroi) 2) Un salaire à vie comme le propose Bernard Friot permettrait de mieux s'organiser tant individuellement qu'au niveau national, les gens ne cesseraient pas de travailler pour autant tant que leur travail à une forme d'utilité personnelle ou sociale même face au danger 3) Il faut parvenir à mettre en place une participation citoyenne à la vie politique et garantir une représentativité (le peuple n'a pas a être gouverné ou alors ce n'est de fait pas une démocratie) 4) Nous avons en très peu de temps constaté les baisses de contaminations dues aux baisses d'activité humaine, or ces virus viennent aux hommes parce que nous enlevons les barrières naturelles qui nous en protègent. Conclusion il nous faut un système basé sur la collaboration et le respect entre humains et avec la nature.
86
SoniaSecrétaire médicale Bonjour, simplement vous dire que quand j'ai appelé le numéro vert la semaine dernière pour savoir si je peux continuer à travailler ou pas, sachant que je suis diabétique insulinodépendante, ils m'ont répondu : "oui, oui vous pouvez, sans problème". Et pour ma collègue qui est asmatique et en obésité morbide ? "oui, oui, sans problème. Lundi j'ai une diabétologue au téléphone et elle m'a dit de rester confinée même si je ne suis pas en contact direct avec mes patients. Alors, le numéro vert, pour ma part, n'a pas été fiable, mefiez-vous. Et pour ma collègue, pareil, depuis lundi elle est en arrêt.
87
catherinepraticienne en hypnoseBonjour, bravo pour cette initiative.Pour le moment j'aurai une question, savez vous si et comment sont pris en charge les gens qui sont à la rue? Qu'est il prévu pour eux? Merci d'avance pour la réponse.
88
Célinesans (handicapée, pension invaliditée)Il s'agit d'une petite remontée qui peut paraitre anodine mais... 6% des bureaux de poste ouvert ce jour (donc les services de la banque postale au guichet non dispo) Je paye mon loyer par mandat cash, si la poste n'est pas ouverte, je ne pourrais pas le faire et je vais me retrouver avec une dette de loyer. ce qui peut rendre ma situation plus que précaire (une pension ça pèse pas lourd)
89
MarcArtisteBonjour,
À entendre notre président monsieur Emmanuel Macron, nous sommes en guerre.
Qui dit guerre dit mobilisation mais, pour cette fois, en dehors des personnes essentielles au service de la Nation donc la plupart d’entre nous, c’est immobilisation qu’il faut entendre.
Ce « en même temps » prétendument savoureux a été utilisé tout au long de l’exercice de cette mandature, le symbole du cœur de sa communication. L’utilisation de cette girouette à deux têtes a permis jusque là toutes les outrances d’un amateurisme revendiqué. Dans les faits, un professionnalisme de la destruction de notre équilibre social.
Revenons à cette guerre confinatoire, confiscatoire, ou comment devenir du jour au lendemain une arme de destruction candide et massive pour ses voisins et d la nécessité de se transformer en boulet pour soi plutôt que d’en être un pour tous les autres.
Une fois la colère passée et la frustration évacuée, embrassons l’An 01 dont je compose la boomeuse et sceptique génération.
90
LilaJe témoigne par rapport à ma mère qui est infirmière à domicile à Saint Herblain, en périphérie de Nantes.
Elle côtoie des malades au quotidien, beaucoup de personnes âgées. Il lui reste des masques datant de la période du H1N1 (il ne lui reste pas grand chose), elle ne parvient pas à en trouver d'autres, tout est vide ! Les particuliers ont raflé tout les stocks ... Je trouve ça vraiment triste que ça n'ait pas été contrôlé au niveau des quantités par personne ... Les soignants sont vraiment trop mal équipés.
Si ma mère vient à être infectée, elle infectera probablement une bonne partie de ses patients qui auront peu de chance de survie ..
91
Sylvie Chargé de rayon chez monoprixBonjour, je travaille dans un supermarché, consciente de la nécessité de continuer l'activité des magasins alimentaires, je voudrais vous alerter sur les conditions de travail des salariés de la distribution (grande ou pas). Nous déjà sommes nombreux en tant que salariés selon la taille de l’établissement, plus ou beaucoup plus ou moins de 100, malgré cela nous n'avons pas ou plus de gel et de toute façon quand il y en a il n'y en a pas pour tous le monde, dans mon magasin il n'y en a plus et le peu qu'on a eu était réservé aux caisses, pas de masque et juste pour l'instant des gans en plastique. Comme dans tous les magasins nous avons été dévalisé, plus de pâte plus de riz, de farine de papier toilette mouchoir, lingette de nettoyage et autres produits ménagé (à croire qu'avant les gens de faisaient pas le ménage chez eux) et j'en passes .la semaine dernière il y avait tellement de client dans le magasin qu'on se serait cru le soir du 24 ou 31 décembre dès l'ouverture, des files de queue d'un bout à l'autre du magasin, sans que cela ne pose de question à personne, mais ça c’était avant, avant le discours de notre chef d’état, vous savez celui, qui pendant sa tournée suite au mouvement des gilets jaunes, appelait les gens présents dans la salle "mes enfants" donc papa a parlé et papa a dit "c'est la guerre, confinement général" sauf pour toute une liste de sacrifié de la nation qui continueront à être potentiellement exposes à l’ennemi invisible dont évidement les magasins alimentaire, encore une fois je trouve cela logique parce qu'il faut bien se nourrir d'un coté, mais de l'autre coté ? Quid des salariés ? Nous avons fait une réunion extraordinaire et avons pris des mesures pour tenter de nous protéger, limiter l'entrée des clients à 10 , 10 parce qu’avec le personnel ça fait 100, un client sort, un client rentre, mais malgré ça il y en a toujours plus, j'ai demandé à l'agent de sécurité par ou ils pouvaient bien rentrer puisqu'il me certifie qu'il veille au grain? Seulement voila le directeur voit la file de s'allonger dans la rue et le magasin presque vide de client et leur dit de laisser rentrer encore 5 clients, puis encore 5 etc... Alors qu'est-ce qu'on est ? des riens ? ou peut-être des réfractaires au virus? Pas la peine de sortir de St Cyr pour dire que nous sommes tout aussi exposés que le personnel hospitalier et que bon nombre d'entre nous sera contaminé. Il y a déjà eu des cas dans d'autres magasins, réaction de la direction , on ferme 3h et on nettoie. Alors voilà la situation du personnel des magasins alimentaire: salaire précaire (SMIC), temps partiel imposé, horaires décalés ( 22 h ou minuit selon le magasin) vie de famille sacrifiée ( travail le dimanche), exposition permanent aux bruits et au stress, manque d'effectif donc surcharge de travail, les clients nous agressent parce que les rayons sont vides et c'est de notre faute, on ne remplit pas les rayons, avec quoi ils ont tout pris et les livraisons ne suffisent pas et comme si ça ne suffisait pas nous vivons dans la peur d’être contaminé. Alors là je vais piquer un coup de gueule. Personne ne pense à nous, tous les jours on félicite le personnel hospitalier, ce qui est normal, mais nous? on nous demande de continuer de remplir les rayons avec une cadence qui devient difficile à supporter, on remplit, ça se vide, on remplit, ça se vide ainsi de suite, pas de masque, pas de gel, les clients toujours plus exigeants et pas un politique pense à nous dire merci. Nous sommes les invisibles, les laisser pour compte, les sacrifiés de la nation. Je vous pose la question, Qui va s'occuper de nos gosses si on tombe malade? qui va payer notre loyer? qui a nous venir en aide? Nous sommes pourtant subitement devenus d'utilité publique sans que personne ne se demande ce que nous allons devenir. Nous sommes déjà en temps normal sous-estimer par tous, on entend des parents dire à leurs enfants qu'ils finiront comme nous s'ils ne travaillent pas à l’école, j'ai été traité par un client d'esclave au SMIC et maintenant il faudrait qu'on donne notre santé, notre vie pour eux? Quand on parle de mépris de classe, nous sommes bien placer pour savoir ce qu'il en est. Merci à Mr Ruffin et son équipe pour le travail que vous accomplissez, merci au groupe des insoumis, continuez comme, ça on a besoin de gens comme vous et merci de m'avoir donner la possibilité de m'exprimer.
92
ChristopheOuvrierChez Peugeot Sochaux :

Vers un confinement à deux vitesses ?

Par mesure de sécurité , afin de préserver la santé des employés , il a été annoncé à grand renfort de communication , la fermeture du site de production de Sochaux le 17 mars 2020 à partir de 5h00 . Toute ? Non . Une partie de l’effectif travaillant en bout d’usine est réquisitionnée pour vider les encours . Le personnel concerné à fait valoir son droit de retrait suite à 2 cas de Coronavirus avérés dissimulés aux salariés . Les représentants de la hiérarchie les ont menacés verbalement de licenciement . La direction n’a pas voulu signer de document attestant que les employés ne risquaient RIEN . D’autre part aucune mesure sanitaire n’a été prise . Pas de masque , ni de gel hydro alcoolique , juste 2 personnes en combinaison blanche papier (sans masque !)réquisitionnées pour se promener dans l’atelier et rassurer les troupes .Nous nageons en plein délire ! Des scientifiques avancent que le virus pourrait survivre 4 jours sur un plastique …
Quid de la santé publique et de la sécurité de tous ?
Une belle image de Marque longue à construire , pourrait s’en retrouver écornée à long terme …
93
CédricChercheur en idéesJ'ai travaillé 15 ans dans la publicité pour développer des solutions, des projets progressistes, durables, positifs et solidaires. J'estime avant tout l'environnement planétaire et social, l'économie étant un outil. Après ces années de travail, de tests, de succès comme de dégringolades, le monde m'inquiète.
94
LydieOpératirice polyvalente sur chaine de bib Bonjour je ne peut pas faire du teletravail je travail sur une chaine de bib je met du vin en poche. on travail encore il faut produire ils n ont pas reçu l ordre de fermé. On a des consignes a suivre. Mais on est tous inquiet c est pas normal. Mon fils est a la maison mon mari le garde. Je n ais les approche pas puisque je peut être porteur du virus.
95
GuillaumeAnimateur - conférencier gesticulantJ'ai un ami SDF à Clermont-Ferrand. Il a trouvé refuge au samu social hier aprés midi. J'ai pu lui envoyer de l'argent par western union, il peut se confiner car il a pu faire un stock. Je suis inquiet pour lui, de ce qu'il me raconte, il y avait encore du monde à clermont-Ferrand hier aprés-midi. J'ignore si il aura des travailleurs sociaux prêt de lui, j'essaie d'avoir des nouvelles. Je vous tiens au courant
96
sayagoretraité de l'animation d'insertionCette fin de discourt du 12 mars vise, à l’évidence, à mettre de son coté les électeurs de gauche. Il nous avait fait le même coup en décembre 2017. Il comprenait les gilets jaunes, il les soutenait même. Le discourt une semaine après c’était la matraque. Le 12 mars il était persuadé d’atténuer la défaite annoncée dans les urnes…Raté.
Je dois être le seul à penser ça car personne n’en parle. Le mentaliste Fabien Olicard a même coupé cette partie du discourt dans son analyse de la gestuelle, en accord avec Macron ?
97
GuillaumeAnimateur - Conférencier gesticulantDe part mon association, nous sommes en contact avec des jeunes de quartier défavorisé. Samedi, juste avant de me mettre en confinement, un jeune est venu nous voir pour savoir si il pouvait utiliser un ordinateur pour faire ses devoirs. A ce moment là, nous pensions offrir un service a ces jeunes pendant l'arrêt d'école, nous n'avions pas encore décidé de nous mettre en confinement. J'essaie de le recontacter, savoir où il est en ai et si il peut suivre l'école correctement. Il a visiblement des relations difficiles avec sa familles, d'habitude il sors de chez lui pour travailler.
98
FabienEseignantBonjour, aujourd'hui j'ai reçu un mail de la part d'Ubereats qui indiquait que les services continuaient pendant la crise du covid-19. Cela signifie que les livreurs n'ont pas d'autre choix que de monter sur leur vélo ou leur scooter s'ils veulent être payés et qu'ils sont en contact avec de nombreuses personnes.
Il me parait inconcevable que l'on puisse faire appel à des intermédiaires multipliant ainsi le risque de contamination.
Je ne sais pas ce que vous en pensez.
99
Nathalie EnseignanteMa fille est psychologue en EHPAD à côté du Havre. Elle est en contact avec plusieurs dizaines de personnes âgées chaque jour et n'a pas eu accès aux masques jusqu'à maintenant . Je me demande si tous les EHPAD rencontrent ce genre de problème! Seuls infirmières et médecins semblent porter des masques... et les autres personnels?
100
Jean-PierreMédecin hospitalierJe suis actuellement en activité en Guadeloupe (décalage horaire de 5H) au CHU de Pointe a Pitre. L'hôpital a brûlé en 2017. Aujourd'hui l'approvisionnement en médicaments dépend du paiement des fournisseurs quand les crédits le permettent. Un certain nombre de spécialités chirurgicales sont défaillantes et impliquent des évacuations sanitaires coûteuses quand il n'est pas trop tard faute d'investissement dans des filières attractives pour attirer des chirurgiens...
Loading...