Gregory Besset (HG) / Julien Machet (PC)
Formation Esprit critique en histoire géographie et sciences expérimentales
Pour cerner le travail de la journée … et se réveiller !
Pour cerner le travail de la journée … et se réveiller !
Alors, de bon matin …
Le nucléaire : POUR ou CONTRE ?
(donnez des arguments à la volée, qu’ils soient « les vôtres » ou non !
Le but n’est de générer un débat de haute volée, ni un engueulade générale mais juste d’avoir une liste d’arguments très différents …)
Arguments utilisés dans le débat public en POUR en CONTRE ou potentiellement par les DEUX positions
Arguments de stratégie économique (emploi, soutien à l’industrie, innovations, coût du démantèlement, coût et organisation de la régulation/surveillance …)?
Arguments d’accessibilité de l’énergie (caractère pilotable, prix …) ?
Arguments géopolitiques ( (in)dépendance énergétique, lien avec le nucléaire militaire, transposabilité du « modèle français » …)
Arguments environnementaux : Energie « bas-carbone » ; Gestion des déchets ; Impact limité des réseaux (lignes) ; Pb du refroidissement de la centrale ; Occupation des sols limitée ; extraction minière …
Arguments liés aux risques (santé) : risque d’accident, pollution radioactive, risque lié au facteur humain, risque terroriste, nbre de mort / kWh …
Arguments techniques : concentration de la production, caractère pilotable, ordre de grandeur de production (densité énergétique), taux de retour énergétique (EROI) etc…
Mais aussi …
Arguments de comparaison : Quelle autres solutions ? (voir les 5 scenari de futurs énergétiques de RTE)
Quels choix sont faits ailleurs ?
Quels sont les avantages / inconvénients des autres modes de production d’énergie ?
Arguments « long terme » :
Arguments d’identité sociale et d’engagement personnel :
Et l’esprit critique là dedans ?
Extrait e-chaine Hygiène Mentale –Episode 2
« Filtre » pour accepter ou non une idée : ni dogmatisme , ni relativisme total.
Equilibre permanent en esprit critique : déconstruire la crédulité / construire une confiance raisonnée
BILAN !
Traiter un seul axe oriente politiquement notre propos ?
Rapport psychologique à la complexité : agacement ? Découragement ?
Différencier : registres des faits et des valeurs (+ registre législatif)
Comment s’articulent « science » et décisions politiques ?
Critères de distinction ? Lien avec notre construction personnelle ?
Que sommes nous prêts à remettre en question ? Quand nous mettons nous en difficulté ? Comment réagissons-nous face à un désaccord ?
Programme et objectifs de la journée
En fil rouge :
Je crois / Je sais / je pense ?
Dites-vous plutôt :
Je crois que la Terre est globalement ronde ?
Je sais que la Terre est globalement ronde ?
Je pense que la Terre est globalement ronde ?
Dites-vous plutôt :
Je crois que Louis XIV a existé ?
Je sais que Louis XIV a existé ?
Je pense que Louis XIV a existé ?
Dites-vous plutôt :
Je crois que le neutrino existe ?
Je sais que le neutrino existe ?
Je pense que le neutrino existe ?
Dites-vous plutôt :
Je crois que les dinosaures ont existé ?
Je sais que les dinosaures ont existé ?
Je pense que les dinosaures ont existé ?
Dites-vous plutôt :
Je crois que les extraterrestres ne sont pas intervenus sur Terre ?
Je sais que les extraterrestres ne sont pas intervenus sur Terre ?
Je pense que les extraterrestres ne sont pas intervenus sur Terre ?
Dites-vous plutôt :
Je connais la table de 5.
Je sais ma table de 5.
Savoir ou connaissance ?
Ainsi le « savoir » est lié à une légitimité collective et le mot connaissance reste à une échelle individuelle …
La distinction que nous souhaitons faire est alors entre savoir et croyance
Quels objectifs sont associés à l’esprit critique dans l’Éducation Nationale ?
Vidéo : CANOPE, « La vérité, c'est ce que je pense ! »
https://www.reseau-canope.fr/les-valeurs-de-la-republique/verite.html
M. DELATTRE, professeur de philosophie, sciences-po.
Double réponse à une contestation d’enseignement selon G.Lecointre
Contrat politique qui se joue à l’Ecole Réponse épistémologique
Opinion, croyance et savoir n’ont pas le même statut à l’Ecole
En quoi ce qui est enseigné est « savoir »?
Au quotidien, accompagner les élèves dans la distinction croire/savoir
Subtilité :
Une convention, une norme ou une décision politique ne se sont pas construits comme des savoirs, par contre c’est un savoir (sociologique) que d’affirmer que cette convention, norme, décision est en vigueur en un lieu et en une époque donnée.
Attention ! SAVOIRS ou CONVENTIONS/NORMES ?
Savoirs et science ?
Science
4. Démarche intellectuelle contraignante
2. Les scientifiques
3. La techno-politique
1. La somme des connaissances
Science ?
→ pour en être la manière efficace (agir sur)
→ pour dire des choses généralisables à tous, qui se transmettent et se vérifient.
La science (4) est une démarche collective, corrective et cumulative. (Les 3 C !)
Distinction Croire / Savoir : quelques notions clés
Preuve expérimentale ou preuve par « mise en cohérence »
Matérialisme méthodologique
En science, on ne sait travailler qu'avec ce qui est « mesurable »,
observable, ce qui est accessible à « l'expérience »
Posture humble et qui trace les limites de ce que l'on sait faire !
Réalisme
En science, on cherche à décrire la réalité qui existe … au delà de
la validité des concepts que l’on a pour tenter cette description.
Ce n’est pas notre description qui « fait » la réalité !
Distinction avec le champ imaginaire ou fictionnel !
En cycle 2 : Dragon ou dinosaure ?
https://www.fondation-lamap.org/fr/page/62527/dinosaure-et-dragon
Matérialisme méthodologique
Matérialisme méthodologique et intrusions spiritualistes
Matérialisme méthodologique et intrusions spiritualistes
Distinction Croire / Savoir : quelques notions clés
Preuve expérimentale ou preuve par « mise en cohérence »
La réfutabilité des hypothèses�(Karl Popper) La logique de la découverte scientifique (1934), p.37
Lorsqu'on débat d'un sujet (une affirmation), il doit être possible (au moins en principe) de concevoir des arguments qui prouveraient que l'hypothèse est fausse.
Affirmation
réfutée
non réfutée
Affirmation rejetée (fausse)
Affirmation considérée comme vraie jusqu'à preuve du contraire
tests empiriques
tests empiriques
Réfutable ?
Réfutable ?
Pour vérifier si un article scientifique publié n’a pas été retiré, et pour en connaître les raisons
http://retractionwatch.com/
Le savoir est réfutable … mais pas réfuté.
Le savoir est réfutable … mais celui qui est enseigné en classe n’a pas été réfuté (et ne le sera jamais pour l’immense majorité ?).
En classe : La remise en question d’un savoir en classe est intéressante si elle permet de dire « oui cette question s’est posée et a été étudiée et … le résultat c’est que c’est bel et bien ça. »
Refuser la potentielle réfutation reviendrai à faire passer un savoir pour une croyance …
La réfutabilité
Avant de commencer toute discussion (de type DÉBAT Argumenté) : demander ce qui pourrait faire changer d'avis l'interlocuteur.
→ Rien ? Quelle valeur accorder à votre version plutôt qu'à la mienne ?
→ Preuves ? Arguments ? Examinons-les !
Distinction Croire / Savoir : quelques notions clés
Preuve expérimentale ou preuve par « mise en cohérence »
Source : Stéphane Ponzi Licence CC Version utilisée en classe C Dussine, J.Machet
Etude scientifique : kezako ?
En classe :
-> Pour le prof, attention au sens du mot science : la linguistique est une science, l’histoire aussi … La science ne se limite pas aux sciences expérimentales ! La science (4) construit du savoir.
-> Il faut des preuves ! Deux régimes de preuve : preuve expérimentale et preuve “par mise en cohérence”.
-> La science (productrice de savoir) est une démarche collective, corrective, cumulative et méthodique.
En classe : (en posture de “réalisation d’une étude scientifique”)
Collectif et correctif : on se corrige les un les autres ! L’objectif n’est pas de se juger mais d’éliminer des erreurs.
Collectif et méthodique : on construit une méthode à plusieurs !
Un régime de preuve souvent oublié mais fondamental
En classe : est-ce que ce que tu dis « marche avec » telle autre information ?
Critère de reproductibilité …. �de l’étude !
La preuve historique est donc reproductible par autrui, elle est source de connaissance objective (malgré toutes les nuances …)
CLARIFIER :��La limite de l'expérience personnelle et son dépassement : l’erreur !��La notion de POINT DE VUE : La valeur du témoignage, le tri (outils)��ARGUMENTER : Que faire des « vagues opinions » ? Des rumeurs ?��L'expert comme relais, le prof��Pour aller plus loin : �La simple étude sci (et les différents types d'études)�Le consensus scientifique ...�
Source : Stéphane Ponzi Licence CC Version utilisée en classe C Dussine, J.Machet
La tâche primordiale d’un professeur capable est d’apprendre à ses élèves à reconnaître qu’il y a des faits inconfortables, j’entends par là des faits qui sont désagréables à l’opinion personnelle d’un individu; en effet il existe des faits extrêmement désagréables pour chaque opinion, y compris la mienne.
Max Weber, 1919
En classe : > pour faire de l’EMI via la question des preuves
Travailler avec les élèves le fait d’interroger « l’expert » …
L’EXPERT
EMI : Expert dans les JT et les pubs
Expert et stéréotypes
Source : Cécile Dussine ; Groupe de ressource académique esprit critique
Distinction Croire / Savoir : quelques notions clés
Preuve expérimentale ou preuve par « mise en cohérence »
G. Lecointre Savoir, Opinions, Croyances Belin Education ; 2019
Sensation d’inconfort possible, aspect non fini du travail potentiel, humilité de l’expert …
Assumer que l’on ne sait pas, renvoyer aux collègues/ aux sources fiables …
2) LE SAVOIR EST LIMITE : certaines questions d’élèves peuvent être sans réponses pour un chercheur actuel
Exemple :
Les limites du savoir
Croyances : Pourquoi croit-on ? (Thierry Ripoll ; Psychologie ; 2020)
+ de stress, sentiment de perte de contrôle : + de pensée magique
« Toute tentative de remettre frontalement en cause n’importe quelle croyance magique ou religieuse produit toujours l’effet inverse de celui recherché. En effet dès lors que l’on fragilise d’une manière ou d’une autre la croyance magique on renforce le sentiment de non-sens, d’incertitude et d’anxiété. Et on accroît les raisons qui conduisent à croire et on pousse le croyant à développer une « muraille conceptuelle » protectrice pour défendre (…) ce qui donne sens à sa vie. »
A contrario : + de temps , + de confiance : la probabilité d’utiliser notre système analytique augmente …
Bilan Distinction Croire / Savoir : quelques notions clés
D’autres critères …
LES SIX ATTENDUS COGNITIFS DU SAVOIR SCIENTIFIQUE
Extrait Savoirs, Opinions, Croyances, G. Lecointre, Belin Education, 2018
TEMPS 2 : application pédagogique distinction croire / savoir
Applications pédagogiques ?
En 20 minutes maximum, regroupés par disciplines, lister quelques idées:
Que faites vous déjà en lien avec ce qui a été présenté ?
Ou quels liens seraient simples à faire ?
Suite : discussion collective, présentation de 3 exemples
TEMPS 2 : application pédagogique distinction croire / savoir
Applications pédagogiques :
1) Exemple 1 ; Echelle de la preuve : sortir de son expérience personnelle.
2) Exemple 2 ; Echelle de la preuve : distinguer deux temps en classe (temps de la leçon / temps du labo). Activités de construction de la science en classe : exemples et limites
3) Exemple 3 ; Les statuts des documents : le document comme témoignage brut à étudier, comme témoignage contextualisé ou comme illustration d’un consensus scientifique ?
Exemple 1 : Activités ayant pour objectif « Notre expérience personnelle (ou un témoignage) n’est pas une preuve absolue … »
« je ne crois pas ce que je vois »
« on peut se tromper en toute bonne foi »
Source : Ateliers zététiques au collège ; D. Caroti du CORTECS
Activités : « Notre expérience personnelle n’est pas une preuve absolue … »
Portes d’entrées possibles :
Exemple 2 : Activités : « Montons sur l’échelle des preuves … »
Faire vivre à nos élèves une simulation de ce que peut être une posture de recherche …
Mettre nos élèves en position d’historiens, de physiciens, de biologistes …
Attention c’est toujours une simulation à objectif pédagogique, c’est peu réaliste …
Source : Cécile Dussine ; Groupe de ressource académique esprit critique
CLARIFIER��La limite de l'expérience personnelle et son dépassement��La valeur du témoignage, le tri (outils)��Que faire des « vagues opinions » ?��La simple étude sci (et les différents types d'études)��L'expert comme relais, le prof��Le consensus scientifique ...�
Source : Stéphane Ponzi Licence CC Version utilisée en classe C Dussine, J.Machet
Le Mont-Saint-Michel en péril !
C’est l’un des sites les plus visités de France, avec 2,5 millions de touristes annuels. Mais, problème, le Mont est dépassé par son succès
Trop de touristes au Mont Saint Michel !?!
Le Mont Saint Michel menacé par une trop forte affluence touristique
Source : Violaine Laprononcière; Groupe de ressource académique esprit critique
Exemple : Lecture de paysage & médias en géographie
Source : Violaine Laprononcière; Groupe de ressource académique esprit critique
Exemple : Démarche expérimentale en physique chimie
Source : J. Machet
Exemple 3 : Comment traiter les témoignages ? Quels statuts ont les documents donnés aux élèves ?
Deux options à distinguer ?
1) Témoignage ou document illustrant un consensus scientifique.
La document ou le témoignage a été choisi par le professeur (témoignage d’expert ? Ou témoignage représentatif ?).
Attention : Ce n’est pas ce document ou ce témoignage qui a valeur de preuve forte pour justifier le statut de savoir de ce qui est dit !
2) Témoignage ou document à étudier (contextualiser, critiquer, croiser les informations etc)
Le document a un statut d’objet d’étude dans une étude scientifique, il a a priori un statut de preuve faible.
PROBLEME : Ne pas distinguer ces deux cas, ou faire passer un document/témoignage pour une preuve forte et suffisante pour conclure … c’est éduquer à l’esprit non-critique ?
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
« La preuve « historique » consiste à observer les faits actuels, à les mettre en cohérence, puis à déduire les conditions et événements du passé à l’origine de ces faits. C’est la maximisation de la cohérence des faits entre eux qui garanti la pertinence et le pouvoir explicatif de la théorie. » Lecointre ; 2018.
Conséquences :
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
Un des attendus cognitifs du scientifique (Lecointre 2018) => la rationalité :�Respecter la logique …�et le principe de parcimonie !
Exemple en histoire
Importance dans le rapport histoire/mémoire
Mais interrogé au moment du procès Demjanjuk par exemple
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
Imaginons un chat, une souris, une boîte en métal. On les enferme à l'intérieur, on
attend 1h puis on ouvre la boîte : la souris a disparu
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
Imaginons un chat, une souris, une boîte en métal. On les enferme à l'intérieur, on
attend 1h puis on ouvre la boîte : la souris a disparu
Hypothèses :
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
Guillaume d'Occam (ou Ockham), moine franciscain du XIVe siècle
Principe de parcimonie des hypothèses :
Les entités de doivent pas être multipliées au-delà du nécessaire
Face à plusieurs hypothèses concurrentes, il faut choisir la moins « coûteuse »
Pluralitas non est ponenda sine necessitate
Non sunt multiplicanda entia praeter necessitatem
Comment traiter les témoignages ?
Deux outils :
Conséquences :
Inciter à identifier les hypothèses implicites dans une explication proposée
Attention à:
TEMPS 3 : EMC, science et politique, posture professionnelle et débat
- Des consensus scientifiques
- Des normes, des usages, des conventions
- Des valeurs communes de la société dans laquelle nous vivons, des lois, des règlements= « du cadre »
… Un relais et un accompagnant.
- Des consensus scientifiques
- Des normes, des usages, des conventions
- Des valeurs communes de la société dans laquelle nous vivons, des lois, des règlements= « du cadre »
… Un relais et un accompagnant.
Source : Cécile Dussine ; Groupe de ressource académique esprit critique
LANGAGES
« Le malentendu est la forme la plus fréquente de communication entre les hommes »
(Peter Benary)
Subtilité :
une convention, une norme ou une décision politique ne se sont pas construits comme des savoirs, par contre c’est un savoir (sociologique) que d’affirmer que cette convention, norme, décision est en vigueur en un lieu et en une époque donnée.
SAVOIRS ET CONVENTIONS
Subtilité :
une convention, une norme ou une décision politique ne se sont pas construits comme des savoirs, par contre c’est un savoir (sociologique) que d’affirmer que cette convention, norme, décision est en vigueur en un lieu et en une époque donnée.
SAVOIRS ET CONVENTIONS
L’Ecole mobilise et utilise de nombreuses conventions
Pourquoi?
Le problème des élèves n’est pas uniquement leur manque de vocabulaire qui les empêchent de comprendre les consignes ou de réaliser les tâches proposés en cours
Un des obstacles essentiels aux apprentissages est la polysémie des mots usuels
Ex : les mots « possessif » et « réfléchi » en Français ; « absolu » et « sommet » en math ; « légende » et « échelle » en HG…
Or ce problème est rarement abordé car chaque enseignant spécialiste de sa discipline les considère comme évidents et acquis
https://www.pedagogie.ac-aix-marseille.fr/jcms/c_336005/fr/les-mots-dans-les-disciplines#:~:text=La%20question%20du%20lexique%20apparait,g%C3%A9n%C3%A8rent%20de%20l'%C3%A9chec%20scolaire.
Pour aller plus loin
Les principaux termes polysémiques à l’école
Exemple 1 : Schématisation électrique en physique
Extrait d’activité, ici tous les schémas représentant de façon normalisée le dessin/montage sont faux … Soit parce qu’ils ne correspondent pas (erreur factuelle) , soit parce que la norme de représentation n’est pas respectée.
Exemple 2 : Le langage cartographique
Le langage cartographique est un langage spécifique, en tant que langage il doit donc « parler » et transmettre un message explicite d’un émetteur à un récepteur.
Donc des CODES COMMUNS, des conventions cartographiques
pour éviter les malentendus
En cartographie comme dans de nombreux domaines, les couleurs et les figurés ont une signification que l’Ecole doit transmettre et faire partager.
% du territoire
62 et +
52 à 61
42 à 51
23 à 41
22 et moins
% du territoire
22 et moins
23 à 41
42 à 51
52 à 61
62 et +
Nous avons été abreuvé de cartes au moment de la pandémie de Covid…
Toutes plus anxiogènes les unes que les autres
Et peu représentatives de la réalité (idée de discours politique, de message orienté dans chaque carte)
Les pays les plus pollueurs
Auxquelles on peut faire dire ce que l’on veut = exercer l’esprit critique des élèves
Les pays où les femmes travaillent le plus
Les femmes responsables de la pollution dans le monde ?
Exemple 3 : L’orthographe …
Extrait de la conférence TedX « La faute de l’orthographe » (Voir aussi livre / spectacle La convivialité ; La faute de l’orthographe ) Arnaud Hoedt Jérôme Piron
De 1’52’’ à 3’33’’ :
Design : L’alphabet épicène de Tristan Bartolini
Vidéo : https://www.franceculture.fr/design/lalphabet-epicene-de-tristan-bartolini
LANGAGES
POSTURES de l’enseignant
LANGAGES
Enjeu : normalisation et émancipation
2) se faire comprendre
3) comprendre l’autre / le monde
=> s’adapter aux normes et aux usages
COOPERER POUR COMMUNIQUER�Les deux interlocuteurs doivent faire l’effort d’entendre l’autre
EMETTEUR
MESSAGE
RECEPTEUR
ETRE CLAIR ET EXPLICITE
L'EMETTEUR doit s'efforcer de produire un message à faible effort interprétatif pour le RECEPTEUR afin de créer un "terrain commun" de discussion
CHERCHER A COMPRENDRE
Le RECEPTEUR doit s'efforcer de maximiser sa compréhension de ce que l'EMETTEUR affirme afin de créer un "terrain commun" de discussion
MESSAGE = Terrain commun sur lequel nous pouvons échanger et agir.
Exemple de la prise en compte de la parole individuelle du citoyen et de l’élève.
On a vu :
Science :
Langages :
VIE COLLECTIVE
Le cadre commun :
Que faisons nous vivre et que faut-il expliciter dans le cadre du collège/ lycée et de la classe ?
Exemple de la prise en compte de la parole individuelle du citoyen et de l’élève (suite)
Difficulté de l’articulation �science et démocratie
Au-delà de la question des langages (sic) :
Principes démocratiques :
VERSUS
du citoyen responsable et éclairé …
Sujets controversés … oral et débat …
Inciter les élèves à réfléchir à des décisions/actions politiques plutôt qu’à des opinions favorise une prise en compte de la complexité des problèmes7
Pour ou contre le nucléaire est un mauvais titre de débat ! (trop vague, pas de décision claire)
Parole publique et illusion de neutralité
Prise de parole
non-neutre :
« Je parle d’un fait neutre »
Fait
Fait
Fait
Inconnues, controverses,
Incertitudes …
…
Champ disciplinaire 1
Champ disciplinaire 2
Champ disciplinaire 3
DECISION DE PAROLE
Dans quel cadre temporel, physique et médiatique cette prise de parole intervient-elle ? Pourquoi intervenir ?
PRIORISATION
Ce fait vient-il enrichir un débat voire appuyer une prise de position partisane ? Pourquoi ce débat plutôt qu’un autre ? Pourquoi ce sujet de discussion ?
PRECISION DE FIABILITE
Les mécanismes de vérification de la fiabilité de ce fait sont-ils explicités ? Le statut de fait (savoir ≠ croyance) est-il explicite ?
BIAIS DE DIVISION
Le découpage disciplinaire ou la critérisation du sujet a-t-elle éliminée des paramètres ou des liens ?
L’étude des parties permet-elle de bien étudier le tout ?
IMPACT ET CONNOTATION
Quel impact aura une diffusion de la connaissance de ce fait ? Cet impact est-il prévisible ? Recherché ? A quoi ce fait renvoie-t-il dans les imaginaires communs
QUI PARLE ?
Qui est directement concerné par ce fait ou par le sujet ? Qui suis-je par rapport à eux ? A qui s’adresse cette prise de parole ?
REPRESENTATIVITE
Le fait est-il pertinent ? Est-il représentatif parmi l’ensemble des faits pertinents ? Illustre-t-il une situation majoritaire ou minoritaire ? Quelle part d’incertitude scientifique comporte-t-il ? Le champ de l’inconnu domine-t-il ?
POLITISATION DE LA PAROLE
Champ disciplinaire 4
…
Neutralité …
Attention au découpage disciplinaire : choisir de partir d’un fait précis sur un thème large c’est déjà faire un « choix politisé ».
Précautions :
Les programmes, les découpages disciplinaires sont aussi le résultat de choix politiques et historiques …
ORAL / DEBAT / ARGUMENTATION
C’est l’objet d’une formation entière …
Aujourd’hui : quelques idées clés pour revenir sur le débat de ce matin
Dans le diaporama : beaucoup de documents sur l’argumentation et l’oral de manière général …
Se poser la question de l’oral même si le débat peut aussi être écrit (surtout si on veut travailler l’argumentation cf Speakup)
La pratique de l’oral, dans quel but ?
=> Risque : glissement vers la notation de « personnalité » , de « caractère ».
L’oral du quotidien en classe doit être travaillé, donc : balisé et explicité.
Ces balises serviront pour la gestion du débat mais ne seront pas l’objectif du débat,
le débat a ses propres objectifs qui nécessiteront toute l’attention.
Exemple : Ce n’est pas pendant le débat qu’on travaille la différence entre savoir
et croyance mais en amont !
Se poser la question : à quel moment on utilise l’oral pour faire participer les élèves et dans quel but ?
Le débat en classe
Pour Michel Tozzi il existe deux grands formes de débat :
Ils n’ont pas la même fonction ni les mêmes effets formateurs, le débat dépend donc des objectifs qu’on lui fixe
Un débat à l’école c’est donc :
Des points communs entre toutes les fonctions du débat : un objectif, une question problématisée, des règles de fonctionnement
Mais des différences : ce ne sont ni les mêmes compétences, ni les mêmes connaissances qui sont mises en jeu
La mise en place du débat en classe dépend : des objectifs fixés, d’une progression dans l’apprentissage du débat, donc de l’âge des élèves, des maîtrises des usages de la langue….
Il nécessite : une progressivité
Il permet : de construire un raisonnement, des hypothèses, de développer un sens critique
Le but : passer du débat éristique (vision classique des élèves) au débat heuristique (ne pas débattre contre mais avec)
Débat éristique(dispute)
Mise en place d’objectifs/règles
Vers le débat heuristique
Se poser/se faire poser des questions sur les effets/impacts/conséquences d’un choix (plutôt que le pour ou contre)
Un exemple (d’une collègue professeur d’espagnol)
4 grands types de débat dans les programmes
L’observation et l’évaluation par les profs / entre pairs : LA FORME
Expression orale et éloquence | Critères | Exemples d’indicateurs |
Diction | Parler fort | |
Articuler | ||
Moduler sa voix | ||
Discours | Construire ses phrases | |
Utiliser un vocabulaire riche et adapté | ||
Posture | Se tenir droit et face à l’auditoire | |
Regarder l’auditoire, se détacher de ses notes | ||
Etre dynamique |
Focus sur les compétences langagières en jeu dans l’argumentation
Emettre une hypothèse | « si on fait ceci, il va se passer cela » |
Expliquer sa démarche | « pour en arriver là, nous avons étudié/lu/vu ceci et cela…. » |
Formuler une causalité | « j’ai fait ceci car j’ai étudié/observé/lu cela » |
Formuler une déduction / une conséquence | « j’ai fait ceci et ça a donné cela » |
Formuler une comparaison | |
Convoquer une valeur “universelle” / éthique / morale | |
Convoquer des expériences/connaissances/démarches passées | « je pense cela car nous avons déjà étudié/vu/lu ceci » |
Donner un exemple | « par exemple c’est comme quand…. » |
Nommer/Conceptualiser | « cela s’appelle…. » |
L’observation et l’évaluation par le profs / entre pairs : LE FOND
Connaissances et argumentation | Critères | Exemples d’indicateurs |
Connaissances | Maîtriser les connaissances apportées | |
Respecter le cadre du sujet | ||
Etre capable d’expliquer une idée | ||
Construction du discours | Poser clairement le problème initial | |
Structurer le discours de manière logique (introduction, plan, conclusion) | ||
Qualité de l’argumentation | Présenter des arguments valides | |
Citer ses sources | ||
Proposer des exemples étayant le discours |
Qualité de la prestation orale
Qualité/prise en compte de l’interaction
Qualité de l’argumentation
Qualité des connaissances étayées d’exemples précis
Argument validé
On peut imaginer de demander aux élèves de se positionner face aux arguments
Un exemple (rapidement) sur le CFAL
A B
C
Phase qui permet de sortir de l’affrontement POUR/CONTRE puisque 3 points de vue et non plus seulement 2
Les élèves se positionnent non pas par rapport à un « avis » ou une « émotion » mais par rapport à un projet/idée
Ressources sur le débat
https://bulleinfinie.netlify.app/
Thémes : Ovnis, On a marché sur la Lune, Port du masque et covid19, L’origine du Sars-COV-2, l’homéopathie, l’évolution des êtres vivants
Temps de travail collectif
Le travail à faire en distanciel sera de mettre au propre puis de partager sur un espace Tribu un résultat (compréhensible) de ce temps de conception collectif, afin que chacun puisse en profiter !
La pratique du débat, dans quel but ?
Le débat : attention aux idées préconçues
Nous on va faire du débat A L’ECOLE.
Donc on ne parle pas de la même chose qu’un débat télévisé.
Ce n’est pas un concours de clash, ni un concours l’éloquence, ni du stand-up …
… Mais si les élèves aiment cet exercice (et nous aussi) c’est aussi pour son coté
spectacle … Il va falloir doser.
A la croisée des chemins : l’argumentation
Argumentation
Sciences / Savoirs
Langages
Vie collective
Argumentation dans la vie quotidienne :
Convaincre
Délibérer
Persuader
A quoi sert l’argumentation ?
COOPERER POUR COMMUNIQUER
EMETTEUR
MESSAGE
RECEPTEUR
ETRE CLAIR ET EXPLICITE
L'EMETTEUR doit s'efforcer de produire un message à faible effort interprétatif pour le RECEPTEUR afin de créer un "terrain commun" de discussion
CHERCHER A COMPRENDRE
Le RECEPTEUR doit s'efforcer de maximiser sa compréhension de ce que l'EMETTEUR affirme afin de créer un "terrain commun" de discussion
MESSAGE = Terrain commun sur lequel nous pouvons échanger et agir.
Construire l’argumentation
Quel est le rôle de l’argumentation dans l’apprentissage ?
- compréhension et production de textes
- argumentation en situation scolaire, critères de validité d’un argument
- apprentissage des règles du débat
- apprentissage de la communication en travail de groupe
- apprentissage collaboratif
- rôle de l’interaction argumentative dans l’élaboration de connaissances
- pratique du débat
Construire l’argumentation
Quel est le rôle de l’argumentation dans l’apprentissage ?
- compréhension et production de textes
- argumentation en situation scolaire, critères de validité d’un argument
- apprentissage des règles du débat
- apprentissage de la communication en travail de groupe
- apprentissage collaboratif
- rôle de l’interaction argumentative dans l’élaboration de connaissances
- pratique du débat
Maîtrisé |
Définition |
Prouvé |
Comparaison |
Citation |
Factuel |
... |
Très flou |
Hors sujet |
Répétition / redite |
Désinformation |
Faux |
Appel à l’autorité |
Généralisation abusive |
Confusion corrélation / causalité |
Sélection des observations |
... |
Énumération |
Flou |
Exagéré |
Peu de rapport |
A prouver |
A préciser |
Appel à l’émotion |
... |
Construire des indicateurs de validité évaluables par les pairs ?
Conversation vs Cours Magistral vs cours dialogué
Échanges au cours d’un travail de groupe vs présentation d’une affiche aux autres groupes
Verbalisation des actions sur un parcours en EPS vs reformulation d’un texte
Etc.
L’oral, un objet polymorphe
L’oral comme moyen de communication
L’oral comme moyen d’enseignement et d’apprentissage
L’oral comme objet d’enseignement
Les différents statuts de l’oral
Raconter, narrer
Décrire
Expliquer
Argumenter
Formuler des injonctions
Mettre en oeuvre la dimension poétique de la langue
Pratiquer la langue
Porter la dynamique de groupe / rôle social
Les différentes fonctions de l’oral
Raconter, narrer
Décrire
Expliquer
Argumenter
Formuler des injonctions
Mettre en oeuvre la dimension poétique de la langue
Pratiquer la langue
Porter la dynamique de groupe / rôle social
Les différentes fonctions de l’oral : les risques/qu’est-ce qu’on évalue quand on parle d’oral ? Echelle de la participation
L’oral dans le débat
La dimension syntaxique (construction des phrases, précision du vocabulaire)
La dimension locutoire (débit, intensité, intonation)
La dimension non verbale (regard, posture, gestes)
L’observation et l’évaluation par les profs / entre pairs : LA FORME
Des critères invariants :
Des critères qui dépendent du contexte :
L’observation et l’évaluation par le profs / entre pairs : LE FOND
Quoi: Quel sujet ? Quand ?
Comment (modalités) ? Exemple de débat mouvant
Quelle évaluation ?
Le débat en classe
Réflexions préalables
Un débat à l’école
C’est une séquence | donc dans un temps limité (on ne débat pas n’importe quand) |
régulée | Par un dispositif et des garants de ce dispositif (on ne débat pas n’importe comment : temps de parole, gardien du temps, rapporteur….) |
avec des interactions | Les « paroles » rebondissent, interagissent, s’alimentent….(on ne débat pas tout seul) |
des langages | Verbaux et non verbaux, avec des liens entre l’écrit et l’oral (on ne débat pas sans communiquer) |
entre élèves | Le professeur doit intervenir au minimum (on ne débat pas avec n’importe qui) |
avec des objectifs | Partager des connaissances, acquérir des compétences, construire un savoir, définir une position commune…. (on ne débat pas sur n’importe quoi) |
Pourquoi enseigner le débat en classe ?
Programmes d’ECJS et d’EMC de 1998 à 2011 invitent à la pratique du débat : débat réglé à l’école (DVDP), débat au collège, débat argumenté au lycée.
Socle commun : (BO 23 avril 2015)
p 2 : Le socle commun doit être équilibré dans ses contenus et ses démarches : “Il ouvre à la connaissance, forme le jugement et l’esprit critique, à partir d’éléments ordonnés de connaissance rationnelle du monde”
P 6 : “Les démarches scientifiques ont pour but d’expliquer l’Univers… développent chez l’élève la rigueur intellectuelle, l’habileté manuelle et l’esprit critique, l’aptitude à démontrer, à argumenter”
Lycée : Enseignement scientifique du tronc commun
Quelles fonctions aux débats ?
Le débat délibératif | Pour résoudre un désaccord |
Le débat interprétatif | Pour comprendre un texte |
Le débat de savoir | Pour construire un savoir scientifique |
Le débat philosophique | Pour apprendre à raisonner |
Le débat réglé | Pour définir des règles |
Le débat critique | Pour analyser une œuvre artistique |
Le débat démocratique | Pour résoudre un problème de vie de classe |
Le débat politique | Pour apprendre la citoyenneté |
Le débat contradictoire | Pour apprendre à argumenter |
4 grands types de débats dans les programmes
Le débat citoyen | Le débat scientifique | Le débat philosophique | Le débat interprétatif littéraire |
Objectif : Apprentissage de la démocratie Discussion, prise de décision collective Intérêt : Chaque élève agit et interagit, chacun peut ainsi exercer une part de son pouvoir Risque : Discuter de ce qui n’est pas discutable, donner un « vernis » démocratique à des décisions qui ne le sont pas, domination d’une idée fausse mais vraisemblable ou attirante, positionnement en lien avec une identité sociale et non sur le fond Exemple : Quelle tenue est correcte pour venir au collège ? Paie t-on trop d’impôts en France ? | Objectif : Apprentissage de la démarche d’investigation, réflexion sur la construction du savoir Intérêt : Les élèves s’appuient sur des connaissances, des expériences Risque : Donner l’impression aux élèves que des non spécialistes peuvent donner leur avis sur une connaissance (or ici ce qui est important c’est la démarche), Simplifier ou dénaturer la démarche scientifique Exemple : Y a-t-il eu de la vie sur Mars ? Romulus a-t-il vraiment existé ? | Objectif : Apprentissage de la réflexion sur de grandes thématiques Intérêt : Les élèves apprennent à conceptualiser, argumenter, à abstraire, à préciser des notions…. Risque : Donner l’impression aux élèves qu’il y a des réponses définitives à toutes les questions, or ici il s’agit plus de chercher que de trouver Exemple : Que signifie être grand ? A quoi sert l’école ? Que ferais-je si je pouvais être invisible ? Est-ce que manger de la viande c’est bien ? Pourquoi croit-on ? | Objectif : Apprentissage de la compréhension et de l’interprétation des textes Intérêt : Faire travailler et réfléchir les élèves sur les textes en permettant un investissement subjectif, culturel…. Partager la créativité, justifier…. Risque : Donner l’impression aux élèves qu’on peut tout faire dire à un texte, le « trahir » Exemple : Que va-t-il se passer lorsqu’Ulysse va rentrer à Ithaque ? Pourquoi Javert s’est-il suicidé ? |
Le débat en classe : quelle question choisir ?
Pour choisir un thème de débat, Dolz & Schneuwly (1998) ont défini quatre dimensions à prendre en compte :
Controverses situées dans l’environnement proche des élèves, puis des controverses locales qui « interpellent leur système de valeurs » (Simonneaux, 2010).
Exemple : le débat mouvant
Débat mouvant
Débat mouvant
Débat mouvant
Débat mouvant
Débat mouvant
L’intérêt du débat mouvant réside dans la matérialisation physique du positionnement intellectuel de l’élève et dans l’obligation où il se trouve sont de choisir un camp.
Alors qu’il est impossible de connaître la position des élèves silencieux dans un débat « classique », le débat mouvant les contraint à donner leur avis, de façon non verbale au moins. Il les invite par là à justifier leur position en formulant des arguments.
Le mouvement les autorise aussi à réviser leur position après réflexion, c’est-à-dire à écouter les autres et à tenir compte de leur avis pour se positionner.
Contre le dogmatisme, l’enfermement et l’entêtement, il développe leur esprit critique en les habituant à rendre raison de leurs opinions, à se remettre en question et à accepter de se corriger, modestement, pour penser par eux-mêmes avec les autres.
Bilan : le débat mouvant
Bilan : le débat mouvant
La science s’oppose aux religions.
Il faut sortir du nucléaire.
Les OGM sont utiles.
L’avortement est contre-nature.
Il faut rembourser tous les traitements homéopathiques.
Être laïque, c’est être neutre.
Le débat mouvant : exemples d’affirmations de départ
Face à une information, plusieurs types de questions se mêlent :
Donc :
- permet de mettre en avant le problème du sens des mots
- nécessité d'identifier les questions auxquelles on souhaite répondre, leur registre ...
- attention aux faux-arguments très convaincants ! (voir Biais)
Argumenter pour débattre : quelques précautions préalables
Merci de votre attention et à bientôt !