La Banque Mondiale
Réalisé par: Bajjou Chaimae
Bajji Raissoune
Eliamani Sophia
Erraoui Lamyae
Sadiki Soumaya
Encadré par: Mr. Ouaddi
Plan de l’exposé
Introduction
Les débuts de la BM
Le groupe de la BM
L’organisation de la BM
Qui adhère à la BM?
Les missions de la BM
Les projets de la BM
Qui finance la BM?
La BM et le Maroc
Conclusion
Introduction
Les débuts de la BM
Créée le 27 décembre 1945 sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction et le développement après signature de l'accord Bretton Woods en 1944.
Sa mission?
Reconstruire l’Europe et le Japon après la deuxième Guerre mondiale
Dès 1960, elle s’est intéressée aux pays en voie de développement
La BM fut créée le 27 décembre 1945 sous le nom de Banque internationale pour la reconstruction et le développement après la signature de l'accord Bretton Woods du 1er au 22 juillet 1944. Les accords de Bretton Woods sont des accords économiques ayant dessiné les grandes lignes du système financier international en 1944.
Conçue sur le modèle d'une banque classique, l’objectif principal de la BM fut de mettre en place une organisation monétaire internationale et de favoriser la reconstruction et le développement économique des pays touchés par la guerre. Puisqu’au départ, la BM a été là essentiellement pour aider l'Europe et le Japon dans leur reconstruction, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale en finançant de grands projets d'infrastructures (centrales électriques, autoroutes, aéroports...). Elle accorde donc plusieurs prêts dont le premier a été octroyé à la France en 1947. Mais dès 1960, avec le mouvement de décolonisation et avec le rattrapage économique du Japon et de l'Europe, elle se fixa un objectif supplémentaire, celui d'encourager la croissance économique des pays africains, asiatiques et latino-américains en voie de développement.
Le groupe de la BM
BIRD
Date de création | 1944 |
Pays membres | 188 |
Rôle | Financement des activités de développement |
IDA ou AID
Date de création | 1960 |
Pays membres | 165 |
Objectif | Réduire la pauvreté |
IFC
Date de création | 1956 |
Pays membres | 184 |
Spécialisation | Le secteur privé |
Vice président exécutif et directeur général | Jin-Yong Cai |
MIGA
Date de création | 1988 |
Pays membres | 180 |
Mission | La favorisation de l’investissement étranger dans les pays en voie de développement |
Organes | Président, conseil administratif et conseil des gouverneurs |
Capital | 1 milliard de DTS |
CIRDI
Date de création | 1966 |
Pays membres | 134 |
Fonction | Offrir des moyens de conciliation et arbitrage pour régler les différends relatifs aux investissements |
L’organisation de la BM
Organisation
Conseil des gouverneurs
Conseil des administrations
Pays membres
Président
Organisation
La Banque mondiale est semblable à une coopérative, dans laquelle les actionnaires sont ses 188 pays membres. Le fonctionnement de la Banque mondiale est, donc, assuré sous l'impulsion et la conduite du Président, des membres de la direction.
Conseil des gouverneurs
Les actionnaires de la BM sont représentés par un Conseil des Gouverneurs, qui est l'organe de décision de l'institution. Nommés pour cinq ans par leur pays, les gouverneurs qui sont généralement des ministres des finances du pays membre, ou les gouverneurs des banques centrales, se réunissent une fois par an, à l'occasion d'une assemblée commune avec le Fonds monétaire international (FMI) pour s'entretenir d'une large gamme de questions concernant la réduction de la pauvreté, le développement économique et les financements internationaux. Afin de d’assurer la gestion de la BM, le conseil des gouverneurs partage certaines de ses missions avec le conseil d’administration mais ses rôles principaux restent :
Conseil des Administrateurs
Le Conseil des Administrateurs qui contribue également a la gestion de la BM, comprend le Président du Groupe de la Banque mondiale et 25 Administrateurs. Les cinq principaux actionnaires de la BM qui sont l’Allemagne, États-Unis, France, Japon, Royaume-Uni, nomment chacun un administrateur, et les autres pays membres sont représentés au total par 19 administrateurs Les Administrateurs sont responsables de la conduite des opérations générales de la Banque et exercent tous les pouvoirs qui leur sont délégués par les conseils d'administration. Ils se réunissent au moins deux fois par semaine pour superviser les activités de la Banque, et notamment pour approuver les opérations de prêt ou de garantie, les nouvelles politiques, le budget administratif, les stratégies d'aide aux pays et les décisions touchant aux emprunts et aux finances de l'institution.
Ils sont également responsables de présenter aux Conseils des Gouverneurs, lors des Assemblées annuelles un budget administratif et un rapport annuel sur les activités et les politiques de la Banque. L'activité de la Banque nécessite que les administrateurs examinent et décident des propositions faites par le Président sur:
Présidence
Le 23 mars 2012, c’est Jim Yong Kim qui a été désigné 12 ème président de la Banque mondiale. Il préside les réunions du Conseil des Administrateurs, est responsable de la gestion générale de la Banque et est également président des cinq organisations affiliées composant le Groupe de la Banque mondiale. Les statuts ne spécifient pas la nationalité du président mais il est souvent désigné par le gouverneur américain puisque les États-Unis constituent le principal actionnaire de cette dernière. Le président est élu pour un mandat de 5 ans, renouvelable, par le conseil d'administration.
Qui adhère à la BM?
Les pays membres régissent le Groupe de la Banque mondiale par le biais du Conseil des Gouverneurs et des Conseils des Administrateurs. Ces organismes prennent toutes les décisions majeures pour les organisations.
Pour devenir un membre de la Banque, en vertu des Statuts de la BIRD, un pays doit d'abord adhérer au Fonds monétaire international (FMI) (( en versant une quotte part selon la puissance économique et l’importance de leurs commerce extérieur )) . Les adhésions à l'IDA, l'IFC et MIGA sont conditionnels à l'adhésion à la BIRD.
En tandem avec le FMI, et en consultation avec les personnels du Groupe de la Banque mondiale, le Secrétariat général coordonne le processus d'adhésion de nouveaux pays membres et tient à jour les informations concernant le statut des membres ainsi que la liste des pays membres.
Les missions de la BM
Lutte contre la pauvreté
Soutien économique
Mise en place d'infrastructures
Projets de développement durable
Alléger la dette des pays pauvres
Conduite des recherches
Lutte contre la corruption
Création d’entreprises
Éducation
Santé et nutrition
Virus Ebola
Emploi
Égalité des genres
Bonne gouvernance
Conseils stratégiques
Assistance technique
Alors que son domaine d'intervention était autrefois limité au soutien économique et à la mise en place d'infrastructures (routes, ports, aéroports, barrages...), cette institution a mis l'accent aujourd’hui sur la réduction de la pauvreté, en délaissant l'objectif unique de croissance économique. Son action est principalement orientée vers les pays en voie de développement et en particulier les pays les moins avancés. Elle ne s'agit donc pas d'une banque au sens habituel du terme mais d'un partenariat sans équivalent voué à appuyer le développement. Ainsi, le Groupe de la Banque mondiale poursuit deux objectifs ambitieux. Le premier est de mettre fin à l’extrême pauvreté en l’espace d’une génération en réduisant à 3 % la proportion de personnes vivant avec moins de 1,25 dollar par jour à l’horizon 2030. Quant au second, il consiste à promouvoir une prospérité partagée en favorisant, dans chaque pays, la croissance du revenu des 40 % les plus pauvres.
Ainsi, la BM permet à tous les pays d’accéder à la meilleure expertise et s'efforce en permanence d'améliorer l’éducation, de dresser le développement durable et rural, de restaurer l'hygiène et l'approvisionnement en eau des populations, de soutenir des programmes de vaccination, de lutter contre la corruption et le racisme, d'alléger la dette des pays pauvres, d’encourager la création d’entreprises et de lancer des initiatives destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
La banque apporte son appui financier aux pays sous forme de prêts, elle finance des ONG et conduit de nombreuses recherches en rapport avec le développement de chaque pays. Ainsi, c'est elle qui mesure l'Indicateur de développement humain (IDH) dans différents pays et zones géographiques. Elle favorise toujours l’effort de reconstruction dans des situations de sortie de crise. De plus, le groupe a mobilisé plus de 400 millions de dollars pour aider la Guinée, le Liberia et la Sirra Léone à endiguer l’épidémie du virus d’Ebola qui s’est déclaré dans ses 3 pays et cela sous la direction de l’OMS.
Par exemple, elle agit actuellement sous forme de micro crédit en Bosnie-Herzégovine, finance la lutte contre le Sida en Guinée ou encore la reconstruction après l'indépendance du Timor Oriental qui est une île de l’Australie.
Les projets de la BM
La Banque mondiale accorde chaque année des financements à hauteur de 15 à 20 milliards de dollars au titre de projets exécutés dans les quelque cent pays dans lesquels elle poursuit des opérations. Ces projets couvrent un large éventail de secteurs économiques et sociaux, tels que santé, infrastructure, éducation ou gestion des finances publiques
Floods Emergency Recovery Project serbie
Guizhou Rural Development Project chine
Guinea Agricultural Support Project
Qui finance la BM?
La banque mondiale est financée par les contributions des états membres du monde industrialisé et par des emprunts sur le marché commercial.
La banque mondiale au Maroc
Contexte
Adhésion du Maroc à la banque mondiale : 25 avril 1958
Les prêts/ Les projets et les résultats
Les prêts de la Banque au Maroc ont atteint des niveaux record. En 2011, plus de 710 millions ont été décaissés, dont 600 millions de dollars relevant d’un prêt à l’appui budgétaire.
Dans le cadre de la précédente stratégie de partenariat avec le Maroc, qui a couvert la période 2010-2013, la Banque a conjugué travaux analytique, opérations de prêt et assistante technique. Le soutien de la Banque a plus précisément porté sur les aspects suivants :
Le soutien de la banque
Le cadre compétitivité
L’emploi
Le secteur des déchets ménagers
Le changement climatique
Les services judiciaires
L’INDH
L’accès à l’éducation
Le cadre de compétitivité, en vue d’améliorer l’environnement de l’entreprise et d’attirer l’investissement. Le Maroc, qui était classé en la matière au 124e rang sur 181 économies en 2009, a grimpé à la 87e place en 2013.
L’emploi, avec l’objectif de mieux faire correspondre l’offre de formations à la demande du marché du travail, de soutenir le micro-entreprenariat chez les jeunes et de favoriser l’insertion des jeunes et des femmes sur le marché du travail.
L’accès à l’éducation, qui a bénéficié d’opérations de prêt et d’assistance technique qui ont aidé le Maroc à accroître considérablement les taux de scolarisation au primaire et à construire plus de structures scolaires, en particulier dans les zones reculées.
L’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), qui a bénéficié d’un ensemble complet de projets destinés à aider le Maroc à atteindre ses cibles de réduction de la pauvreté.
L’amélioration des performances et de la gouvernance du secteur des déchets ménagers, grâce à des opérations de prêt et d’assistance technique qui ont permis de s’attaquer à un certain nombre de défis majeurs dans ce domaine.
L’amélioration des services judiciaires, qui a consisté à appuyer l’introduction des meilleures pratiques internationales en matière de gestion des tribunaux.
L’adaptation au changement climatique, en renforçant la capacité des agriculteurs marocains à faire face aux dérèglements et à introduire des pratiques agricoles durables.
La FEMIP au Maroc
Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat au Maroc
La FEMIP, étant présente au Maroc depuis plus de 35 ans pour le financement de plusieurs projets, estime que ce sont les secteurs du transport et télécommunications qui s’accaparent la part du lion avec plus de 1,7 milliard d’euros déboursés. L’Institution a ainsi versé 120 millions d’euros pour la construction de plus 15.500 km de voies de circulation dans le pays. Suivant l’intérêt que revêt le secteur de l’énergie, et surtout celui des énergies renouvelables, la FEMIP a aussi accordé au Maroc près de 1,5 milliard d’euros de prêts. Le but étant d’accompagner essentiellement l’exécution des grands projets, mais aussi de soutenir l’orientation «durable » adoptée par le pays depuis quelques temps.
Avec un financement de 470 millions d’euros, le secteur de l’eau et l’environnement occupe la troisième place dans les priorités de la FEMIP au Maroc.
Projets
Le portefeuille de la Banque mondiale au Maroc compte actuellement 22 projets, avec des engagements qui s’élèvent à 2,44 milliards de dollars. Ces projets apportent notamment un appui à la réforme du secteur privé, du secteur financier et de la gouvernance, à la croissance verte et à la promotion des énergies renouvelables, à l’accès aux services de base tels que les routes rurales, l’eau et l’assainissement, à la réduction de la vulnérabilité et de l’exclusion sociale, ainsi qu’à des améliorations dans l’agriculture et la gestion des déchets solides.
Puisque ces projets sont assez nombreux et que nous ne pouvons pas tous les évoquer, nous nous contenterons du plus récent d’entre eux.
Le 30 septembre 2014 , le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un projet de 519 millions de dollars afin de soutenir les efforts déployés par le Maroc pour réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles en développant ses sources d’énergies renouvelables. Ce projet vient appuyer la stratégie des autorités marocaines qui vise à capter l’énergie du soleil en recourant à la technologie solaire à concentration.
Projet: Noor-Ouarzazate
Les importations du Maroc, considéré comme étant le plus gros importateur d’énergie du moyen orient Afrique du nord, de combustibles fossiles couvrent plus de 97 % de ses besoins énergétiques. Le projet de centrale solaire thermique à concentration de Noor-Ouarzazate aidera l’Agence marocaine pour l’énergie solaire à agrandir le premier complexe solaire du pays, en contribuant à accroître ses capacités et sa production. Le financement sera assuré à hauteur de 400 millions de dollars par la Banque Mondiale et de 119 millions de dollars par le Fonds pour les technologies propres, dont celle-ci assure l’administration.
Conclusion