LES GRAINS D’OR
Pièce de théâtre pour enfants : Autour de l’obéissance.
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Alain LANDY Août 2023
D’après un conte des Peuples Premiers d’Amérique
« Le monde entier est un théâtre et nous n’en sommes que les acteurs. » William Shakespeare.
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Le théâtre pour les plus jeunes
Pourquoi et comment intégrer le théâtre dans l’éducation d’un jeune enfant ?
Initier les enfants au théâtre, dans le cadre d’une éducation artistique et culturelle, c’est favoriser leur rencontre avec des textes, des métiers, des lieux, c’est les accompagner dans la construction de savoirs, dans l’appropriation de codes mais c’est aussi leur donner l’occasion de s’essayer, même de façon courte et expérimentale, à une pratique qui engage leur corps et la plupart de leurs sens.
En mettant les enfants en situation de jeu, on leur permet de découvrir et d’analyser ce qui fonde les ressorts de la théâtralité, de ressentir cette communauté de présence qui conditionne leur ouverture au monde.
Mieux comprendre le monde proche ou plus lointain, mieux se connaître soi même, apprendre à découvrir l’autre, mieux se situer parmi les autres, apprendre la puissance des mots, mieux expérimenter cette forme d’art qui nous « re-présente » le monde, la vie et les passions humaines sous une forme concentrée et symbolique, telle est l’ambition d’une formation par l’art théâtral, et par tous les arts de la scène.
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LES GRAINS D’OR
Quelle que soit ta place, tu trouveras toujours ton maître ! Proverbe chinois.
Résumé
Dans la forêt guyanaise, un singe en recherche de nourriture, trouve une plante garnie d’épis barbus dont les grains dorés ressemblent à une multitude de pépites d’or agglutinées. Il goûte quelques grains et les trouve délicieux. Inquiet que sa découverte ne suscite quelques envies, il observe autour de lui pour voir si personne ne l’a vu. Il ne remarque qu’un palmier awara endormi qu’il pense inoffensif. Voulant aller jouer, il enterre son futur dîner au pied du palmier et part s’amuser dans les branches et les frondaisons. Le vieil awara, qui faisait semblant de dormir, sort ses racines pour voler les épis et les cache au milieu de ses épines acérées. Le soir, lorsque le singe revient, il creuse la terre à la recherche de ses épis dorés mais il ne trouve rien. Furibond, il comprend rapidement que c’est le palmier qui les a pris. Alors, comme il ne peut grimper sur son stipe* à cause des épines, il va chercher le feu pour, qu’en brûlant le voleur, l’awara lui rende son nouveau bien. Mais, le feu ne répond même pas à la demande du singe. Le primate s’adresse à l’eau pour qu’elle menace le feu mais, là encore, l’eau ne lui obéit pas et reste impassible. Il part donc dans la forêt chercher un maïpouri pour qu’il boive l’eau. Celui-ci sur le point de s’endormir, fait semblant de l’ignorer. Le singe se précipite ensuite vers le jaguar pour lui signaler qu’un tapir ne se trouve pas très loin, prêt à être mangé.
*Tronc de palmier
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Le jaguar, souverain des lieux, refuse d’être commandé par un singe. Devant tous ces refus, le singe part alors vers le village pour aller chercher le meilleur des chasseurs en lui indiquant qu’un jaguar rôde dans les parages. Celui-ci prend arcs, flèches, lances et couteaux pour poursuivre le félin qui, se voyant bientôt pris, obéit au singe. Il se jette sur le tapir, le tapir sur l’eau, l’eau sur le feu et finalement le feu sur le palmier awara. Embrasé et endolori, l’arbre coupable rend au singe ses épis avant qu’il ne soit trop tard.
En guise de récompense, le singe partage alors ses épis dorés avec les villageois. C’est ainsi que les Peuples Premiers des Amériques découvrirent le maïs, l'apprécient, lui donnèrent un nom, et se mirent à le cultiver.
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Scène 1
Voix off : Le singe est sur scène avec l’awara qui reste immobile et muet. Seul le singe raconte en monologue ce qui lui est arrivé.
Makake :
- Bonjour, je m’appelle Makake, je suis un singe qui vit dans la grande forêt guyanaise. Ce matin, je cherchais quelque chose à grignoter quand j’ai trouvé une plante recouverte d’épis barbus remplis de grains jaunes brillants comme de l’or. J’ai gouté l’un de ces grains et je l’ai trouvé délicieux. Alors, j’ai mangé tous les grains du premier épi. Puis, j’ai dévoré tous ceux du second et, à la fin du troisième, comme je n’avais plus faim, j’ai cherché un endroit sûr pour cacher les épis qui me restaient.
C’est là que j’ai repéré un pied d’awara bien épineux. Je me suis dit : je vais enterrer mes épis à son pied ! Comme ça, personne ne viendra me les voler et, ce soir, je les récupèrerai pour les déguster.
Mais, ce soir, c’est-à-dire maintenant, quand j’ai voulu retrouver mes épis. Pfuitt, ils avaient tous disparu. Alors j’ai demandé au pied d’awara s’il savait qui les avaient volés.
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Scène 2
Voix off : Le singe est seulement avec le pied d’awara :
Makake poli mais énervé :
L’awara goguenard :
Voix off : Le singe ne voulant pas se piquer réfléchit et comme il est malin, il trouve rapidement une solution.
- Si tu ne me les rends pas immédiatement, je vais aller chercher le feu pour qu’il vienne te brûler. Comme ça, je pourrai récupérer mes épis et je les mangerai cuits s’il le faut !
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Scène 3
Voix off : Makake se rend près du village et sans se faire remarquer, il s’approche d’un feu qui somnole dans un carbet, il le réveille :
Makake d’une voix douce :
Feu pas content d’être dérangé :
- Et bien, puisque c’est comme ça, comme tu ne veux pas m’obéir alors, je vais immédiatement chercher l’eau du pripri le plus proche pour qu’elle vienne t’éteindre !
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Scène 4
Voix off : Makake se rend alors près du pripri et demande à l’eau :
Makake d’une voix douce :
- Eau, eau, s’il te plaît, viens avec moi, le feu ne veut pas m’obéir et j’ai besoin de toi pour lui dire que tu vas l’éteindre s’il ne m’obéit pas immédiatement.
Eau, pas contente d’être dérangée :
- Moi, en ce moment, je profite du beau temps et ton feu ne m’a rien fait du tout. Alors, passe ton chemin ! Je reste ici bien tranquillement à me prélasser dans mon pripri !
Makake encore plus en colère :
- Et bien, puisque c’est comme ça, comme tu ne veux pas m’obéir alors, je vais immédiatement chercher Maïpouri le tapir dans la forêt pour qu’il vienne te boire jusqu’à la dernière goutte !
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Scène 5
Voix off : Makake se rend alors dans la forêt pour aller chercher Maïpouri le tapir :
Makake d’une voix moins douce et plus autoritaire :
- Maïpouri, Maïpouri, s’il te plaît, viens avec moi, l’eau ne veut pas m’obéir et j’ai besoin de toi pour lui dire que tu vas la boire jusqu’à la dernière goutte si elle ne m’obéit pas immédiatement !
Maïpouri placide :
- Moi, je viens à peine de terminer mon repas et je n’ai pas soif du tout, mais pas du tout. En plus, j’ai envie de faire la sieste et puis, ton eau ne m’a rien fait à moi. Alors, passe ton chemin, je reste ici bien tranquillement pour dormir à l’ombre.
Makake de plus en plus en colère :
- Puisque c’est comme ça, que tu ne veux pas m’obéir alors, je vais immédiatement chercher Tig le jaguar dans la forêt, pour qu’il vienne te dévorer entièrement !
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Scène 6
Voix off : Makake se rend alors dans le repaire de Tig le jaguar :
Makake pas très rassuré :
- Tig, Tig, viens avec moi s’il te plait, Maïpouri le tapir ne veut pas m’obéir et j’ai besoin de toi pour lui dire que tu vas le dévorer s’il ne m’obéit pas immédiatement.
Moment de silence…
Tig le jaguar, calme mais autoritaire :
- Ne sais-tu pas gros nigaud, que je suis le roi de cette forêt et que je n’obéis à personne ! Surtout pas à un petit singe comme toi ! Si tu ne dégage pas d’ici tout de suite, c’est toi que je vais dévorer !
Makake sortant de ses gonds :
- Et bien, puisque c’est comme ça, que tu ne veux pas m’obéir alors, je vais immédiatement chercher le meilleur chasseur du village le plus proche pour qu’il vienne te tuer immédiatement.
Tig le jaguar, la queue basse :
- Non, non, non, attends…attends un peu Makake : ce chasseur a déjà tué mes parents et plusieurs membres de ma famille, alors je vais t’obéir : je vais aller dévorer ton tapir immédiatement !
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Scène 7
Voix off : Le tapir voit arriver à nouveau Makake mais cette fois ci en compagnie de Tig le jaguar. Il dit alors au singe :
Maïpouri le tapir tout penaud :
- Non, non, non, attends, attends, le jaguar a déjà dévoré plusieurs membres de ma famille, alors je vais t’obéir : je vais aller boire ton eau immédiatement !
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Scène 8
Voix off : L’eau voyant arriver à nouveau le singe mais, cette fois ci, avec Maïpouri le tapir et Tig le jaguar dit à Makake le singe :
Eau très apeurée :
- Non, non, attends, j’arrive : Maïpouri a déjà bu plusieurs fois toute l’eau de mon pripri, alors je vais t’obéir : je vais aller éteindre ton feu immédiatement !
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Scène 9
Voix off : Le feu voyant arriver à nouveau le singe mais cette fois ci accompagné par l’eau, Maïpouri le tapir et Tig le jaguar, dit à Makake le singe :
Feu très très apeuré :
- Non, non, non attends, attends, je me lève : l’eau a déjà éteint plusieurs fois tous les feux de mon village, alors je vais t’obéir : je vais aller brûler ce pied d’awara immédiatement. .
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Scène 10
Voix off : L’awara voyant arriver à nouveau le singe mais cette fois ci avec le feu, l’eau, Maïpouri le tapir et Tig le jaguar dit à Makake le singe :
Awara tremblant mais ne voulant pas perdre la face :
- Non, non, non, attends, attends, le feu a déjà brûlé plusieurs de mes voisins, alors je vais t’obéir : je vais te rendre tes épis dorés immédiatement ! En fin de compte, je n’en ai pas besoin pour être beau !
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Scène 11
Voix off : Makake ayant récupéré ses épis, laisse le jaguar, le tapir, l’eau et le feu tout déconfits au pied de l’awara et se rend au village. Il raconte l’histoire des épis au chasseur et les partage avec lui :
Le chasseur tout content :
- C’est vraiment bon ces petites graines dorées. Vraiment, vraiment !
Il réfléchit un moment en levant les yeux au ciel puis il continue :
- Je vais appeler la plante qui les porte Mahitz* en souvenir de mon grand-père qui était lui aussi un grand chasseur et un malin cueilleur et qui avait une petite touffe de barbe comme ces épis !
Voix off : Et c’est ainsi que le maïs fut découvert par les humains et qu’il nous régale encore aujourd’hui dans de nombreuses préparations : des popcorns à la polenta en passant par de savoureuses galettes
*Mahitz non amérindien qui deviendra plus tard maïs dans la langue française
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Makake le singe, l’awara, le feu, l’eau, Maïpouri le tapir, Tig le jaguar, le chasseur, l’épi de maïs.
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Les personnages
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Préparez ciseaux, peinture, colle, pinceau …………..
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Marottes à construire en carton et à coller sur un bâton
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Théâtre de marottes avec mur de fond
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Makake le singe
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L’awara
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Le feu
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L’eau
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Maïpouri le tapir
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Tig le jaguar
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Le chasseur
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L’épi de maïs
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Makake le singe
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L’awara
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Le feu
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L’eau
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Maïpouri le tapir
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Tig le jaguar
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Le chasseur
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L’épi de maïs
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Masque de Makake le singe
Pour jouer masqué
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Masque de l’awara
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Masque du feu
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Masque de l’eau
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Masque de Maïpouri le tapir
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Masque de Tig le jaguar
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Masque du chasseur
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Masque de Makake le singe
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Masque de l’awara
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Masque du feu
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Masque de l’eau
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Masque de Maïpouri le tapir
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Masque de Tig le jaguar
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Masque du chasseur
QUELQUES LIENS
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFs
https://www.icem-pedagogie-freinet.org/sites/default/files/creations_61_07_la_marotte.pdf
https://fr.vikidia.org/wiki/Faune_de_Guyane
https://landyschool.blogspot.com/
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TU RÉFLÉCHIS�
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Le vocabulaire du théâtre.
L’univers du Théâtre est fascinant. D’autant plus qu’il possède ces propres termes techniques. Voici une petite sélection afin de mieux comprendre le milieu théâtral.
Pièce et texte théâtrale :
Acte (n. m.) : partie de la pièce qui marque les éléments importants de l’action. Une pièce classique est composée de trois ou cinq actes divisés en scènes.
Scène (n. f.) : division d’un acte entre l’entrée et la sortie d’un personnage.
Antonomase (n. f.) : se dit lorsqu’on utilise le nom d’un personnage comme un nom commun pour désigner un personnage de même caractère.
Dialogue (n. m.) : échange entre deux personnages d’une pièce de théâtre.
Réplique (n. f.) : texte prononcé sans être interrompu par un même personnage au cours d’un dialogue.
Tirade (n. f.) : longue suite de phrases prononcées par un même personnage sans interruption.
Monologue (n. m.) : scène où un personnage est seul sur scène et où il se parle à lui-même (le véritable destinataire est en réalité le public), souvent pour annoncer un projet ou pour exprimer des idées ou des sentiments.
Didascalie (n. f.) : indication scénique donnée par l’auteur pour guider le jeu du comédien. Souvent écrite en italique, elle peut préciser les gestes, les déplacements, les mimiques ou le ton du personnage.
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Aparté (n. m.) : paroles que le personnage dit à l’intention du public et que les autres personnages sur scène ne doivent pas entendre.
Quiproquo (n. m.) : situation où un personnage commet une erreur en prenant une personne ou une chose pour une autre.
Soliloque (n. m.) : discours qu’un personnage seul sur scène se tient à lui-même.
Stichomythie (n. f.) : enchaînement de répliques très courtes de manière très rapide pour donner du dynamisme et de l’intensité à une scène. Elle marque souvent le conflit.
Dramaturge (n. m.) : auteur de pièces de théâtre.
Mise en scène (n. f.) : art de faire représenter une pièce de théâtre par des comédiens, de les guider dans leur jeu et de décider de tout ce qui les entoure : décors, costumes, etc.
Péripétie (n. f.) : événement inattendu qui modifie et fait évoluer l’intrigue dramatique. Les procédés
Canevas (n. m.) : éléments principaux d’une intrigue que le comédien doit connaître et autour desquels il improvise pour jouer une pièce de théâtre.
Castigat ridendo mores (loc. lat.) : formule de Santeul, signifiant « la comédie corrige les mœurs », que Molière utilise pour élever la comédie au rang de la tragédie en lui donnant une valeur morale. Les spectateurs rigolent bien mais ressortent de la pièce avec un message moralisateur profond.
Coup de théâtre (n. m.) : rebondissement inattendu de l’intrigue qui permet souvent de la faire avancer voire de la dénouer.
Mimésis (n. f.) : représentation fictive d’une chose réelle.
Mise en abyme (n. f.) : au théâtre il s’agit d’une pièce ou d’une scène qui représenterait elle-même une pièce de théâtre. On parle aussi de « théâtre dans le théâtre » quand le motif de la scène ou de l’acte est lui-même le jeu théâtral.
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Le vocabulaire de la scène :
Schéma d'une scène de théâtre
Avant-scène : c’est la partie de la scène comprise entre la rampe et le rideau.
Cadre de scène : C’est l’ensemble de l’espace consacré au spectacle, soit le plateau plus les coulisses, le grill, les cintres, les dessous et les espaces de régie.
Cour / Côté Jardin : le côté cour est le côté droit de la scène telle qu’elle est vue par le public. Le côté jardin est le côté gauche. L’astuce permettant de s’en rappeler consiste à associer les initiales de Jésus-Christ (J.C.) au dessin de la scène : J à gauche et C à droite.
Coulisses : C’est l’envers du décor, c’est à dire l’espace situé derrière les pendrillons et le mur du fond.
Face : C’est le devant du plateau, la partie la plus proche du public, opposé au lointain. Le plateau étant autrefois en pente, descendre, c’est se déplacer du lointain à la face et monter de la face au lointain.
Lointain : Matérialisé par le mur du fond, le lointain est l’endroit le plus éloigné de la scène, opposé à la face.
Manteau d’Arlequin : c’est la partie de la scène qui commence au rideau et se termine au premier plan des coulisses. Elle est généralement décorée d’une draperie de couleur rouge. Il est possible d’élargir ou de rétrécir à volonté cet encadrement de scène. C’est pourquoi on appelle aussi le manteau d’Arlequin, le cadre mobile.
Mur du fond : (ou mur de scène) C’est le mur qui clôt l’espace scénique face au public, dans le lointain.
Pendrillons : petits rideaux placés sur les côtés de la scène.
Plateau : le plateau désigne un espace plus important que la scène puisqu’il comprend aussi les coulisses et les dessous.
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Scène : c’est la partie du théâtre où se passe l’action. On utilise quelquefois le terme “proscenium” comme un synonyme de scène.
Rampe : c’est la galerie lumineuse qui borde la scène d’un bout à l’autre. On parle parfois de “feux d'la rampe” pour désigner les lumières.
L’expression passer sous les feux de la rampe signifie être sur la scène ; le mot “feux” fait redondance ajouté à “rampe”. Son équivalent plus récent est sous les feux des projecteurs.
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MOTS EN CROIX : AU THÉÂTRE
Pour les plus forts
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MOTS EN CROIX : AU THÉÂTRE
Acte, aparté, art, coulisse, cour, dialogue, jardin, monologue, mur, plateau, rampe, scène.
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MOTS EN CROIX : AU THÉÂTRE. JE CORRIGE
Acte, aparté, art, coulisse, cour, dialogue, jardin, monologue, mur, plateau, rampe, scène.
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S | A | J | E | U | L | P | A | P | A | Q | S |
X | Z | A | F | T | M | O | Z | M | Z | D | C |
C | E | R | G | C | O | U | L | I | S | S | E |
V | R | D | H | W | N | R | E | O | E | F | N |
B | D | I | A | L | O | G | U | E | R | G | E |
N | T | N | J | X | L | T | Y | L | T | H | A |
M | Y | D | F | C | O | U | R | Q | Y | J | Z |
K | U | P | G | V | G | Y | A | S | A | K | E |
H | I | L | H | F | U | U | M | U | R | L | R |
J | O | A | C | T | E | A | P | W | T | M | T |
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F | M | E | L | J | T | B | V | X | I | X | U |
D | L | A | P | A | R | T | E | B | O | C | I |
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MOTS MÊLÉS : AU THÉÂTRE
Acte, aparté, art, coulisse, cour, dialogue, jardin, monologue, mur, plateau, rampe, scène.
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MOTS MÊLÉS : AU THÉÂTRE. JE CORRIGE
Acte, aparté, art, coulisse, cour, dialogue, jardin, monologue, mur, plateau, rampe, scène.
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COLORIAGE : BIENVENUE AU THÉÂTRE
« Le théâtre doit être une lumière pour l'intelligence » Romain Rolland.