LA NATTE DE PATIENCE
D’après un conte africain
Alain LANDY 2026
« En toute chose, il faut considérer la fin… ÉSOPE »
“Si tu veux savoir où tu vas, il faut savoir d’où tu viens” . Proverbe africain.
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J'ai trouvé la graine d’une histoire,
Je l'ai plantée dans ma mémoire,
Elle a germé, poussé, fleuri,
Je vous en offre tous les fruits.
A votre tour plantez-la
Et la chaîne continuera…
A mon petit-fils Kymani, descendant d’esclave africain… Le roi du selfie
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LES PERSONNAGES
Le poisson
Le vent
Kofi le petit garçon handicapé
La tortue
La maman
La natte de patience
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Le conte de « la natte de patience » est né en Afrique. Il se transmit au fil du temps, de griot* à griot et d’un village à l’autre. Et bientôt, il se répandit dans une très grande partie de l’Afrique subsaharienne. Puis, comme moi, il embarqua sur un avion pour arriver un jour sur le sol de la Guyane.
*En Afrique subsaharienne, membre de la caste des poètes musiciens ambulants, dépositaires de la culture orale et réputé être en relation avec les esprits.
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Et ce sont les conteuses et les conteurs guyanais qui vont perpétué sa transmission.
C’est ainsi que, « la natte de patience », conte populaire africain va devenir, au fil du temps un conte créole guyanais.
Soyez attentifs, l’un de ces conteurs, (mo mèm) nous raconte :
“Dèyè toujou deyè, divan toujou divan”: ce qui est demeure en dépit de tous les obstacles !
Mo mèm griffonné par mes soins
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Yé krik, yé krak…
Au cœur de la savane africaine, vivait un jeune garçon handicapé qui s’appelait Kofi.
Kofi était né avec deux jambes minuscules qui ne le porteraient jamais.
Pourtant, chaque matin, il saluait le soleil qui grimpait dans le ciel, tout doré, tout rond, et il écoutait en souriant le chant des oiseaux.
Kofi avait un rêve : il voulait tresser une natte, une belle natte pour s’asseoir, pour s’allonger, pour penser, pour rêver. Et Kofi était un enfant adroit et patient.
Comme une mangue mûre qui ne tombe pas tout de suite de son arbre, il savait que les belles choses demandent du temps pour grandir.
Un jour, sa maman l’assit au pied du grand baobab qui ombrageait la place du village.
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Kofi examina ses mains et leur dit en les regardant avec insistance :
- Mes mains, êtes-vous prêtes ?
Mais ses doigts glissaient, la natte s’emmêlait, les fibres se cassaient.
Alors, l’enfant posait lentement les brins à terre en pensant :
- Patience Kofi, tout arrive à qui sait attendre.
Le soleil chauffait l’air, la terre sentait bon.
Dans son village, il y avait une tortue apprivoisée qu’un chasseur avait trouvée mal en point et qu’il avait ramenée chez lui pour la soigner. Depuis, elle restait auprès des villageois et elle leur parlait à sa façon.
Un jour, l’animal s’approcha lentement de l’enfant handicapé qui le regardait marcher :
- Bonjour Tortue ! Comment fais-tu pour avancer sans te presser ? Lui demanda Kofi en souriant.
- Petit pas, grand voyage, Kofi ! Je laisse le temps au temps, répondit la tortue en roulant deux yeux ronds pétillants de sagesse.
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L’enfant rit. Il comprit qu’il devait tresser doucement, sans se presser, pour qu’un jour il puisse se reposer sur sa jolie natte terminée.
Le soir descendait lentement, pendant qu’elle lavait le linge dans le fleuve, la maman de Kofi l’avait assis au bord de l’eau qui coulait, claire, lente, en fredonnant ses chansons secrètes.
Le jeune garçon écoutait en pensant à sa natte, à ses brins qui attendaient d’être unis.
Devant lui, un gros poisson argenté sauta hors de l’eau, puis replongea. Kofi sourit et lui demanda au prochain saut :
- Dis-moi Poisson, pourquoi sautes-tu ainsi, sans rien attraper ?
Le poisson fit un clin d’œil et répondit :
- Il faut attendre le bon moment ! L’eau n’apporte ce qu’on attend que lorsque c’est le bon moment !
Kofi ferma les yeux et sentit son cœur battre, il se confia à lui-même tranquillement :
- Je prendrai moi aussi le temps, comme la tortue, comme le fleuve, comme le poisson.
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De retour au pied du baobab, il ramassa ses brins de natte, un par un, doucement, comme on récolte les fruits du manguier tombés à terre.
Le matin suivant, le ciel était bien dégagé et laissait grimper à l’horizon un astre du jour resplendissant. Comme à son habitude, la maman de Kofi assit son enfant à l’ombre du grand baobab. Les oiseaux chantaient, la brise dansait, le soleil illuminait la scène.
Le jeune garçon continua à tresser sa natte, lentement, doucement, brin après brin.
- Un brin, deux brins, trois brins, répétait-il, en fredonnant comme les anciens de son village.
La natte grandissait, comme un fleuve qui avance, sans bruit, sans hâte. Kofi ne se pressait pas, il souriait, il fredonnait, il laissait son cœur d’enfant guider ses mains.
Parfois il s’arrêtait un long moment pour regarder le ciel, écouter les oiseaux, puis il répétait les gestes créateurs. Enfin, un jour, la natte était là devant lui : grande, belle, solide, tissée de patience et de joie. Kofi se coucha dessus, il ferma les yeux lentement, tout paisible.
Et le vent lui souffla tout doucement :
- La patience est comme un gros manguier : ses fruits sont doux et bons mais, il faut savoir attendre qu’ils soient mûrs.
Kofi sourit, heureux. Il saurait désormais que chaque chose a son temps, que la persévérance tisse les plus beaux rêves.
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Et, désormais, chaque soir, il s’allonge sur cette natte qu’il a construit tout seul. Pour lui qui ne peut se déplacer, c’est son unique territoire. Il regarde le soleil disparaître au loin, attend la nuit parsemée d’étoiles et il murmure :
- Merci le temps, merci la patience, merci la nature !
Et dans la savane, sous le grand baobab, le calme et la joie grandissent encore aujourd’hui, un brin après l’autre, patiemment, pour toujours.
Ici comme ailleurs, en toute chose, il faut savoir considérer la fin…
A tous les enfants porteurs de handicap que j’ai accompagnés dans ma vie professionnelle.
JE DÉBATS
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DEVINE QUI JE SUIS DANS CE CONTE ?
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DEVINE QUI JE SUIS DANS CE CONTE ?
Je corrige
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RETROUVE LES SYNONYMES DE PATIENCE
Calme, flegme, impassibilité, imperturbabilité, placidité, résignation, sérénité.
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A | C | A | L | M | E | G | H | J | K | L | M | P | O | I | Y |
Z | E | R | P | L | A | C | I | D | I | T | E | V | W | X | Z |
I | M | P | A | S | S | I | B | I | L | I | T | E | T | U | H |
F | L | E | G | M | E | A | Z | E | R | T | Y | U | I | O | P |
H | R | E | S | I | G | N | A | T | I | O | N | C | I | N | T |
I | M | P | E | R | T | U | R | B | A | B | I | L | I | T | E |
W | Y | U | O | P | S | S | E | R | E | N | I | T | E | U | H |
T | A | L | A | I | N | O | L | A | N | D | Y | C | D | F | G |
RETROUVE LES SYNONYMES DE PATIENCE. Je corrige.
Calme, flegme, impassibilité, imperturbabilité, placidité, résignation, sérénité.
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T | A | L | A | I | N | O | L | A | N | D | Y | C | D | F | G |
RETROUVE LE CHEMIN DE LA NATTE.
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RETROUVE LE CHEMIN DE LA NATTE. Je corrige.
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JE COLORIE KOFI LE JEUNE GARÇON
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JE COLORIE LA MAMAN
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JE COLORIE TORTUE
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JE COLORIE POISSON
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JE COLORIE VENT
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JE COLORIE LE BAOBAB
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JE COLORIE LA CASE DE KOFI
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QUELQUES LIENS ET QUELQUES OUVRAGES