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Le : Notre réunion dans la bienveillance

Sécurisant�Bienveillant

Appréciatif�Soutenant

Stimulant

Transformateur

Bienveillance�envers moi, toi, nous,�les absents, eux

Je respecte

J’écoute

Je suis présent

Je valorise

COCON

Olivier Hoeffel autourdelabienveillance.fr

Avec ce que je suis, et pour grandir.

Avec mon ego à une juste place.

Je me relie à mes aspirations,�mes émotions, mes ressentis.�Je joue un juste enjeu.

J’active ma curiosité exploratrice.

Je suis attentif aux autres� et à ce qui se joue.

Nous prenons conscience de�l’état du SNA et favorisons l’accès�et le maintient d’un état de sécurité.

Je m’exprime

Avec non-violence.�C’est un cadeau que vous me donnez�de pouvoir m’exprimer.

J’emploie le « Je » et évite le « Tu » qui tue.�Je distingue fait et opinion.

Autres participants.

Moi.�Lieux.�Horaires.�Travail fait en amont.

Engagement.

De la construction, de l’adaptation et de la solidité du cocon.

De la détermination et du respect du trio Transparence, Confidentialité, Droit à l’image.�De la gestion des tensions.

Je sais m’enthousiasmer, voire m’émerveiller,� j’apprécie 🡪 je reconnais, je remercie.

Je suis co-responsable

J’évite de faire �du mal intention-�nellement

+ Je fais du bien

++ Je suis actif�face aux accrocs�de bienveillance

Auto et co�régulation SNA(1)

Ce que tu dis est un cadeau.

Je suspends mon jugement.�J’évite de t’interrompre.

(1) Système Nerveux Autonome

Edition N° 1.5 –15 décembre 2025

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Le : Notre réunion dans la bienveillance

COCON

Olivier Hoeffel autourdelabienveillance.fr

Le cocon est une innovation par rapport à la pratique de cadre de sécurité ou cadre de confiance de réunion. C’est un dispositif vivant de régulation biologique, relationnelle et éthique. En effet, sans sécurité neurophysiologique suffisante, toute règle relationnelle reste difficilement opérante.

Pourquoi le mot « cocon » ? Il visualise un lieu et une atmosphère où l’on est protégé des turbulences extérieures. Il visualise aussi la temporalité d’une rencontre transformatrice mutuelle (terme plus réaliste que « métamorphose »).�Le cocon se tisse, et donc le mieux est de pouvoir le coconstruire. A défaut, celui proposé ici mérite a minima de faire l’objet d’un accord, éventuellement après adaptation. PS : le cocon peut être adapté/adopté pour un collectif.

Les points saillants qui peuvent faire toute la différence en matière de bienveillance :

  • Le cocon est la porte d’entrée biologique à la bienveillance en facilitant l’accès à l’état de sécurité et de connexion de notre Système Nerveux Autonome (SNA). Un état à réguler en début et tout au long de la réunion.
  • Le cocon s’intéresse particulièrement au « comment » pour rééquilibrer la focalisation culturelle sur le « quoi ».
  • La bienveillance, c’est a minima de ne pas faire du mal [intentionnellement], et aussi faire du bien, et – plus ambitieux -, être actif pour prendre conscience des accrocs de bienveillance et y faire face, avec bienveillance, si possible en réunion.
  • La gestion des tensions est un processus incontournable d’un territoire de bienveillance.
  • La bienveillance comporte plusieurs dimensions indissociables d’attention et d’action, à équilibrer : moi, toi, nous, les personnes absentes et toutes les parties prenantes directes ou indirectes.
  • Un tour de météo permet de connaître mutuellement l’état émotionnel et d’adapter les interactions.
  • L’idée de cadeau : à la fois en termes d’écoute (les autres me/nous font un cadeau) et d’expression (les autres me font un cadeau en m’écoutant), et plus globalement par la bienveillance reçue. Le cadeau est directement relié avec les pratiques d’appréciation, de gratitude et de reconnaissance. Faire ressortir des pépites en fin de réunion peut y contribuer.�L’autocongratulation collective est aussi intéressante pour célébrer le « comment » et le « quoi ».
  • Deux points reliés entre eux : la juste place de l’ego et le fait de jouer de justes enjeux, sur l’objet de la réunion et sur les impacts des interactions et des décisions (ni sous-estimer, ni surjouer). Sinon, inévitablement des tensions intrapersonnelles naissent, éventuellement suivies de tensions interpersonnelles, voire de conflits.
  • Deux autres points reliés entre eux : la curiosité exploratrice (Vs malsaine) et l’intention d’une rencontre transformatrice pour moi, pour les relations interpersonnelles et pour le groupe (je viens pour grandir et pas pour conforter mes opinions et que j’ai raison).
  • Trois points méritent d’être déterminés en début de réunion et réinterrogés en fin, notamment en matière de compte-rendu : �la transparence ET la confidentialité de ce qui s’est dit, joué, décidé et le droit à l’image (photo, vidéo, audio).
  • En considérant qu’activer l’enthousiasme et la joie ont des effets positifs sur notre bien-être et l’efficacité de l’intelligence collective. C’est aidant d’entrer en réunion avec l’intention �de nous fabriquer ensemble de bons souvenirs.

Edition N° 1.5 –15 décembre 2025

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Le - Enjeu central : la régulation du SNA

COCON

Olivier Hoeffel autourdelabienveillance.fr

Edition N° 1,5 – 15 décembre 2025

Le SNA (Système Nerveux Autonome) tient une place considérable pour la pratique de la bienveillance. En effet, l’état de notre SNA préconditionne l’accès à l’empathie, la rationalité et à l’éthique. En état de sécurité/connexion, la porte est ouverte. En cas de danger nous mettant en état défensif de mobilisation ou d’immobilisation la porte se ferme avec un certain nombre d’effets délétères que l’on peut facilement observer dans une réunion : individualisme, manifestation excessive de l’ego, tensions, oppositions artificielles, conflits, jugements, colère, agressivité, passivité, retrait, …

Quelques points de repères :

  • A tout instant et de manière automatique et inconsciente, le SNA « scanne » la situation intérieure et extérieure (notion de « neuroception » de la Théorie Polyvagale), dans 3 dimensions : l’état des organes, l’environnement extérieur dans sa globalité et les êtres humains autour. Il y recherche les signaux de sécurité et les signaux de danger, ces derniers ayant la priorité car le SNA vise en premier lieu la survie. En notant que le danger peut donc provenir de l’état intérieur, même si l’environnement extérieur semble propice. Et donc un climat apparent de convivialité ne devrait pas conduire à s’abstenir d’activer le cocon de la bienveillance.
  • 3 états principaux sont possibles, dont seul le premier ouvre la porte à la bienveillance : l’état de connexion (nerf vague ventral), la mobilisation (lutte ou fuite, système sympathique) et l’immobilisation (nerf vague dorsal). Ces 3 états peuvent être combinés, et c’est l’absence de l’état vague ventral dans une combinaison qui fait obstacle à la bienveillance.
  • Un principe phare de la Théorie Polyvagale est la dynamique de « co-régulation » qui joue en émission et en réception : favoriser l’état de sécurité d’autrui par son propre état de sécurité, et inversement favoriser son propre état de sécurité en allant côtoyant l’état de sécurité d’autrui. A la co-régulation s’ajoute en première intention sa propre capacité à se réguler – l’auto-régulation -, et notamment par la première clé : la respiration lente donnant un temps plus long à l’expiration qu’à l’inspiration.
  • Invoquer le cocon en début de réunion participe à l’installation d’un climat de sécurité procédant d’une co-régulation collective qui peut être facilitée par le facilitateur/animateur de la réunion ou toute autre personne qui a les compétences et/ou la motivation de créer ce climat.
  • Les accros de bienveillance méritent d’être vus en première intention comme des symptômes de désactivation du SNA, et non comme des défauts de caractère ou comme des actes volontaires d’agression.
  • Le Cocon met en œuvre la règle d’or de la confrontation : Douceur ET Fermeté. Attention à l'ordre : Ce "ET" est pondéré et bien ordonné. La Douceur (sécurité, écoute, non-jugement) doit toujours précéder l'expression de la Fermeté en cas de nécessité (le cadre, la limite, le besoin non négociable). La Douceur ouvre la porte ; la Fermeté la protège.
  • Le Cocon fournit le cadre sécurisant pour appliquer le courage éthique. La solidité du Cocon permet de dénoncer le mal (l'accroc de bienveillance) avec détermination, sans basculer dans la violence ou la peur des représailles, car la sécurité du lien est assurée par le cadre commun. L’humilité et le désir de grandir ensemble permettent de donner par ailleurs une forme de légèreté aux moments où il faut faire face à des tensions.
  • Les règles du Cocon (être actif face aux accrocs, être co-responsable de la gestion des tensions) font de chaque participant un gardien du tronc éthique du Hêtre de la Bienveillance.

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Le - Accordons-nous !

COCON

Olivier Hoeffel autourdelabienveillance.fr

Edition N° 1.5 – 15 décembre 2025

  • La priorité n'est pas de savoir si je suis d'accord ou pas avec ce que l’autre membre du cocon exprime. �La priorité n'est pas de me positionner par rapport à ce qui vient d'être dit.�Ma priorité est à l'écoute jusqu’au bout du point de vue de l’autre qui est sa vision à l'endroit d'où il est placé. En ce sens, et en première intention, elle est un élément du puzzle parmi d’autres.�Il sera toujours temps ensuite d’y porter un regard critique et constructif. (cf Point sur les I sur les points de vue)
  • Bienveillance n’est pas complaisance, ni faiblesse. Le COCON n’est ni castrateur ni monde des bisounours.�Si l’écoute bienveillante et l’attention aux autres membres sont consacrées, cela n’empêche pas de m’affirmer, d’affirmer mes positions, d’apporter de la contradiction, d’exprimer mes émotions – y compris la colère - … dans la bienveillance considérée comme une force sereine et déterminée.
  • Ce n’est pas parce que l’on essaye de s’entendre, par consentement, consensus ou autres modes de prises de décision qui chercherait une forme de gagnant-gagnant qu’il s’agirait de se contenter de solutions médiocres loin de la recherche de l’excellence. �« Le mieux est l’ennemi du bien » est un principe aidant porteur de bienveillance, d’efficacité et de réalisme. (cf Une transition de Monsieur Plus vers Sam'Vabien)
  • Si le COCON appelle à la vigilance d’un excès de mon ego et à la bienveillance envers les autres membres et au-delà, elle n’invite pas le moins du monde à m’oublier. �Au contraire, elle m’invite tout autant à me relier à mes aspirations les plus profondes, à ce qui est précieux pour moi, à mes ressentis corporels, à mes émotions, à mes besoins, à mes tensions.
  • La bienveillance n’est pas binaire. Ce n’est pas non plus une étiquette. Ce n’est pas un objectif, un but qui pourrait être atteint.�C’est un cheminement, et dans le cocon je chemine et nous cheminons ensemble à plus de bienveillance, avec éventuellement de fortes disparités de niveau de cheminement et de détermination.
  • Le COCON n’est pas de l’affichage ; ce n’est pas une charte dont on se souviendrait plus ou moins ou pas du tout. �C’est à la fois un écosystème, un dispositif, un pense-bête, un référentiel. Au même titre que pour la bienveillance, c’est l’objet d’un cheminement que l’on peut poursuivre dans le(s) même(s) COCON(S) ou dans des successions de COCONS.
  • Le COCON, c’est en première intention pour les réunions de toutes sortes et pas seulement pour les réunions de travail. On peut aussi l’investir pour des groupes dans toutes les sphères de vie.

Affirmation�de soi�bienveillante

Merci Voltaire !