1 of 70

Formation sur les données statistiques utilisées en SES.��Présentée par les CP de SES ��Décembre 2025

2 of 70

Les différentes parties de la formation

I : Les avantages des données statistiques en SES ?

II : L’analyse des données statistiques

III : Les outils statistiques clés en SES

IV : Vidéo sur le taux de croissance et le sur le TCAM

V : EXERCICES d’application + Leurs corrigés

3 of 70

�I : Quelles sont les avantages des données statistiques en SES ?

L'utilisation des données statistiques en Sciences Économiques et Sociales (SES) dépasse largement le simple calcul mathématique. Elles sont un outil de preuve, de synthèse et de débat.

Voici les principaux avantages de l'usage des statistiques dans cette discipline :

1. Objectiver la réalité sociale et économique

2. Synthétiser des phénomènes complexes

3. Analyser les évolutions et comparer

4. Évaluer les politiques publiques

5. Récapitulatif des fonctions clés des données statistiques

4 of 70

�1. Objectiver la réalité sociale et économique

  • L'un des rôles majeurs des statistiques est de passer du "ressenti" ou de l'opinion personnelle à des faits mesurables.
  • Rompre avec les prénotions : Les chiffres permettent de confirmer ou d'infirmer des idées reçues (ex: "il y a de plus en plus d'insécurité" ou "les jeunes ne lisent plus").
  • Rendre visible l'invisible : Elles font apparaître des régularités sociales que l'on ne perçoit pas à l'œil nu, comme les inégalités de destin selon l'origine sociale (mobilité sociale).

5 of 70

�2. Synthétiser des phénomènes complexes

  • Les statistiques permettent de réduire une masse énorme d'informations à quelques indicateurs simples et compréhensibles.
  • Indicateurs globaux : Des outils comme le PIB (Produit Intérieur Brut) ou l'IDH (Indice de Développement Humain) résument la santé économique ou le bien-être d'une nation entière.
  • Mesure des inégalités : Des outils comme la médiane ou le coefficient de Gini permettent de comprendre d'un coup d'œil la répartition des richesses dans une population.

6 of 70

�3. Analyser les évolutions et comparer

  • Sans données chiffrées, il est impossible de savoir si une situation s'améliore ou se dégrade.
  • Séries temporelles : Le taux de variation permet de mesurer précisément la croissance économique ou l'évolution du chômage sur 10, 20 ou 50 ans.
  • Comparaisons spatiales : Les statistiques harmonisées (comme celles d'Eurostat) permettent de comparer la France avec ses voisins européens sur des critères identiques.

7 of 70

�4. Évaluer les politiques publiques

Pour les décideurs, les données statistiques sont des instruments de pilotage indispensables.

  • Mesure d'efficacité : Si l'État met en place une prime pour l'emploi, les statistiques permettront de mesurer si le taux d'activité a réellement augmenté dans les zones ciblées.
  • Aide à la décision : Elles permettent de poser des questions de type "Et si ?" (simulations) pour anticiper l'impact d'une réforme fiscale ou sociale.

8 of 70

�5. Récapitulatif des fonctions clés

Fonction

Objectif en SES

Descriptive

Décrire la structure de la société (ex: répartition des PCS).

Explicative

Établir des corrélations (ex: lien entre diplôme et salaire).

Argumentative

Soutenir un raisonnement lors d'une dissertation ou d'un débat.

Critique

Questionner la construction de la donnée (qu'est-ce qu'un "chômeur" au sens du BIT ?).

9 of 70

II : L’analyse des données statistiques

Lorsque vous analysez une donnée statistique en SES, vous devez toujours vous poser ces questions :

  • Nature de la donnée : Est-ce une valeur brute, un pourcentage, un taux de variation, un indice, un ratio (D9/D1, Gini) ?
  • Unité de mesure : Euros, pourcentage, nombre d'individus, indice de base 100, coefficient ?
  • Comparaison :
    • Dans le temps (Taux de variation, CM) ?
    • Dans l'espace (comparaison entre pays) ?
    • Entre groupes sociaux (rapports d'inégalité) ?

10 of 70

1. Définition

Une donnée statistique est une information chiffrée, codifiée, et transmissible, qui résulte de l'observation ou de la mesure d'une caractéristique (appelée variable) sur une population statistique (un ensemble d'individus, de ménages, d'entreprises, etc.).

11 of 70

2. Nature des données statistiques

a / les données statistiques sont des variables

b / les sources données statistiques

c / les sources des données statistiques

12 of 70

�a / Les données sont des variables�

  • Variables : Ce sont les caractéristiques mesurées. Elles peuvent être :
    • Quantitatives : exprimées par un nombre.
      • Discrètes (peuvent prendre des valeurs isolées, ex. : nombre d'enfants).
      • Continues (peuvent prendre toute valeur dans un intervalle, ex. : revenu, taille).
    • Qualitatives : exprimées par des modalités non numériques (ex. : CSP, niveau de diplôme).

13 of 70

�b / Les sources des données statistiques�

Sources : Elles sont très variées en SES :

    • Institutions publiques nationales (INSEE en France, Statistique Canada, etc.).
    • Institutions internationales (Eurostat, OCDE, FMI, Banque Mondiale).
    • Données administratives (déclarations fiscales, données de sécurité sociale, etc.).
    • Enquêtes et sondages (questionnaires, panels).

14 of 70

c / La structure des données

  • Structure : On distingue souvent :
    • Données en coupe transversale : Observations sur un échantillon à une date donnée (ex. : taux de chômage en Europe en 2024).
    • Séries temporelles (ou chronologiques) : Suivi d'une variable sur plusieurs périodes successives (ex. : évolution annuelle du PIB sur 20 ans).
    • Données de panel : Suivi du même échantillon d'unités sur plusieurs périodes (ex. : suivi des revenus des mêmes ménages sur plusieurs années).

15 of 70

III : Les outils statistiques clés en SES

Les données brutes sont transformées et résumées à l'aide d'outils statistiques pour les rendre exploitables et interprétables. Les outils sont:

1. Pourcentage de répartition (ou structure)

2. Taux de variation (ou de croissance)

3. Indice simple

4. Moyenne

5. Médiane

6. Quartiles/Déciles/Quantiles

16 of 70

1. Pourcentage de répartition (de proportion ou structure)

Définition

Le taux de répartition (aussi appelé pourcentage de répartition, proportion ou part) est un outil qui permet de mesurer la place d'un sous-ensemble au sein d'un ensemble plus large.

Le taux de répartition décrit une structure à un moment précis.

Utilité en SES

  • Mesurer l'importance d'une partie dans un ensemble (ex. : part des dépenses de logement dans le budget des ménages).
  • fournir ainsi une image de la composition d'une population ou d'un agrégat économique.

17 of 70

a : Formule, calcul et interprétation

Formule : Taux de Répartition (%) = (Valeur de la partie / Valeur de l'ensemble) x 100 

Exemple 1 : Dans une classe de 30 élèves où il y a 18 filles. (18 / 30) × 100 = 60 %. Signification : Les filles représentent 60 % des élèves de la classe.

Exemple 2 : Si la part des dépenses de logement dans le budget des ménages est de 25 %.

Interprétation : Sur 100 euros dépensés par les ménages, 25 euros sont consacrés au logement. »

18 of 70

b : Les pièges à éviter en SES

  • Ne jamais dépasser 100 % : Par définition, une partie ne peut pas être plus grande que le tout. Si votre calcul dépasse 100, vous avez probablement inversé le numérateur et le dénominateur (ou alors vous calculez un taux de variation).
  • La somme fait 100 % : Si vous additionnez les taux de répartition de toutes les parties d'un ensemble, vous devez obtenir exactement 100 %.
  • Exemple : Part des agriculteurs + Part des salariés + Part des indépendants = 100 % de la population active.
  • Part vs Évolution : Ne confondez pas "la part augmente" et "la valeur augmente".
  • Si le budget total d'une famille explose mais que les dépenses de nourriture augmentent moins vite, la part de l'alimentation peut baisser alors que la dépense en euros a augmenté.

19 of 70

c : Les points de pourcentage

Lorsque vous comparez deux taux de répartition (par exemple, la part des femmes cadres en 1970 et en 2024), la différence ne se dit pas en "%", mais en points de pourcentage.

  • Si la part passe de 20 % à 25 %, on dit qu'elle a augmenté de 5 points (et non de 5 %).

20 of 70

2. Le taux de croissance du PIB

  • A : Définition, Formule, calcul et interprétation
  • B : L’utilité du taux de croissance du PIB
  • C : Les limites du taux de croissance du PIB
  • D. Comment transformer un taux de croissance

en "coefficient multiplicateur ?

  • E : Les pièges et précautions à prendre lors de

l'utilisation du taux de variation.

  • F : Pourquoi utiliser le TCAM plutôt que le taux de

variation classique ?

  • G : Les limites du taux de croissance

21 of 70

A : Définition et Formule de calcul

1. Définition

Le taux de croissance est un indicateur statistique utilisé pour mesurer l'évolution d'une grandeur économique ou sociale (comme le PIB, un chiffre d'affaires ou une population) entre deux périodes données.

2. Formule de calcul

  • Le taux de croissance est en réalité un taux de variation exprimé en pourcentage. La formule est la suivante :
  • Taux de croissance = (VA - VD) / (VD) * 100

Où :

  • VA = Valeur d'Arrivée (la donnée la plus récente).
  • VD = Valeur de Départ (la donnée la plus ancienne).

22 of 70

3 . Exemple de calcul et interprétation du taux de croissance du PIB

Donnée : Le PIB de la France est passé de 2 500 milliards d'euros en Année 1 à 2 550 milliards d'euros en Année 2.

Calcul : TV = ({2550 - 2500} /{2500}) × 100 = 2 %

Lecture : Entre l'Année 1 et l'Année 2, le Produit Intérieur Brut (PIB) a progressé de 2 %. C’est-à-dire la production des biens et services a augmenté de 2 % entre l’année 1 et l’année 2.

23 of 70

4. Le rôle du taux de croissance en SES�

Taux de Croissance

Interprétation

Conséquences Générales

Positif et Fort (> 2-3 %)

Période d'expansion ou de boom.

Augmentation de l'emploi, investissements dynamiques, hausse potentielle des prix (inflation).

Positif et Faible (0 à 2 %)

Période de croissance molle ou de ralentissement.

Amélioration limitée de l'emploi, faible hausse des salaires, prudence des entreprises.

Nul ou Négatif (proche de 0)

Stagnation ou récession.

Augmentation du chômage, baisse des investissements, pression sur les recettes fiscales de l'État.

24 of 70

B : L’utilité du taux de croissance du PIB

En SES, c'est un outil de diagnostic et de comparaison :

1. Mesurer la "santé" économique (Le diagnostic) d’une société.

2. Effectuer des comparaisons pertinentes

3. Neutraliser les effets de taille

4. Orienter les politiques publiques

25 of 70

A : L’utilité du taux de croissance du PIB

  • Tout comme un médecin prend le pouls, l'économiste utilise le taux de croissance (généralement du PIB) pour savoir si l'économie est en forme :
  • Croissance positive : L'économie crée des richesses, ce qui permet souvent de créer des emplois et d'augmenter les revenus.
  • Croissance négative (Récession) : La production baisse, ce qui peut entraîner du chômage et une baisse du niveau de vie.

1 : Mesurer la "santé" économique (Le diagnostic)

26 of 70

L’utilité du taux de croissance du PIB

  • Le taux de croissance est une donnée relative (en %), ce qui est beaucoup plus utile que les données absolues (en euros) pour comparer :
  • Dans le temps : On peut comparer la croissance des "Trente Glorieuses" (environ 5 % par an) avec celle d'aujourd'hui (souvent autour de 1 %).
  • Dans l'espace : Il permet de comparer des pays de tailles très différentes. On ne peut pas comparer directement le PIB de la France et celui de l'Inde, mais on peut comparer leurs vitesses de développement via leurs taux de croissance respectifs.

2 : Effectuer des comparaisons pertinentes

27 of 70

L’utilité du taux de croissance du PIB

  • Le taux de croissance permet de calculer rapidement de combien une grandeur a été multipliée. C'est essentiel pour visualiser des évolutions de long terme.
  • Astuce : Si le taux de croissance est de 100 %, la valeur a été multipliée par 2. S'il est de 200 %, elle a été multipliée par 3.

3 : Neutraliser les effets de taille

28 of 70

L’utilité du taux de croissance du PIB

  • Les gouvernements utilisent les prévisions de croissance pour :
  • Prévoir les recettes fiscales : Plus de croissance signifie plus de TVA et d'impôts récoltés.
  • Lutter contre le chômage : On estime qu'en France, il faut un certain seuil de croissance (souvent situé autour de 1,5 %) pour que l'économie commence à créer net d'emplois.

4 : Orienter les politiques publiques

29 of 70

C : Les limites du taux de croissance du PIB

Le taux de croissance mesure l'augmentation de la production, mais il ne dit rien sur :

  • La répartition des richesses : La croissance peut être forte alors que les inégalités augmentent.
  • Le bien-être : Il ne prend pas en compte la pollution ou le bonheur des habitants.

30 of 70

D : Comment transformer un taux de croissance en "coefficient multiplicateur ?

  • Le coefficient multiplicateur permet d'exprimer combien de fois une valeur a été multipliée. C'est souvent plus impressionnant de dire "la richesse a été multipliée par 5" plutôt que "la richesse a augmenté de 400 %".
  • Pour passer du taux de croissance au coefficient multiplicateur, on utilise cette formule simple :

CM = 1 + TC / 100

  • Si le taux est positif : CM > 1 (augmentation).
  • Si le taux est négatif : CM < 1 (diminution).

31 of 70

a : les conversions les plus fréquentes à connaître pour gagner du temps :

Taux de croissance (TC)

Calcul (1+TC/100)

Coefficient multiplicateur (CM)

5%

1+0,05

1,05

50%

1+0,5

1,5

100%

1+1

2 (La valeur a doublé)

300%

1+3

4 (La valeur a quadruplé)

-20%

1−0,2

0,8

32 of 70

b : Pourquoi le coefficient multiplicateur est utile en dissertation ?

  • Le coefficient multiplicateur est indispensable quand le taux de croissance est très élevé (au-delà de 100 %).
  • Exemple de rédaction : > Au lieu de dire : "Entre 1950 et 2020, le PIB mondial a augmenté de 700 %."
  • Dites plutôt : "Entre 1950 et 2020, le PIB mondial a été multiplié par 8 (1 + 700/100)."
  • C'est beaucoup plus facile à se représenter mentalement pour le lecteur.

33 of 70

c : Comment passer du coefficient multiplicateur au taux de croissance

  • La formule est l'inverse de la précédente :

TC = (CM – 1) × 100

  • Exemples pratiques :

- Si vous lisez que les inégalités ont été multipliées par 1,5 :

(1,5 - 1) × 100 = 50 %. Elles ont augmenté de 50 %.

- Si vous lisez que le nombre d'exploitations agricoles a été multiplié par 0,4 :

(0,4 - 1) × 100 = - 60 %. Elles ont diminué de 60 %.

34 of 70

d : Récapitulatif : Quel outil choisir ?

Si la variation est...

Utilisez de préférence...

Exemple

Faible (ex: 2 %)

Le taux de croissance (%)

"Le salaire a augmenté de 2 %."

Forte (ex: 300 %)

Le coefficient multiplicateur

"Le prix a été multiplié par 4."

Négative (ex: -10 %)

Le taux de croissance (%)

"Le chômage a baissé de 10 %."

35 of 70

E : Les pièges et précautions à prendre

En Terminale, vous devez faire attention à trois éléments clés lors de l'utilisation du taux de variation (TV) :

a. Ne pas confondre TV et Point de Pourcentage

b. La Déflation (pour le PIB)

c. Le Taux de Variation Annuel Moyen (TVAM)

36 of 70

�a : Ne pas confondre TV et point de pourcentage

C'est une erreur très courante lors de l'analyse de pourcentages.

Situation : Le taux de chômage est passé de 8 % à 7 %.

Erreur : Affirmer que le chômage a baissé de 1 %.

(Ceci est un point de pourcentage, l'écart absolu : 8 - 7 = 1 point).

Calcul du Taux de Variation (la baisse réelle) :

TV = ({7 - 8} / {8}) / 100 = -12,5 %.

Lecture correcte : "Le taux de chômage a baissé de 1 point de pourcentage, ce qui représente une diminution relative de 12,5 %."

37 of 70

�b : le taux de variation nominal

  • Comme nous l'avons vu, lorsque vous calculez le taux de variation d'une variable monétaire (comme le PIB ou les salaires), vous devez idéalement utiliser les données en volume (ou déflatées) pour corriger l'effet de l'inflation.
  • Un taux de variation nominal (en valeur) surestime l'augmentation réelle du pouvoir d'achat si l'inflation est forte.

38 of 70

�c : Le Taux de variation annuel moyen (TVAM)

  • Le Taux de Croissance Annuel Moyen (TCAM) est un outil statistique qui permet de calculer le rythme de progression moyen, chaque année, d'une grandeur (comme le PIB, un salaire ou une population) sur une période de plusieurs années.
  • Alors que le taux de variation classique vous donne l'évolution totale entre deux dates, le TCAM "lisse" cette évolution pour imaginer que la croissance a été la même chaque année.

39 of 70

F : Pourquoi utiliser le TCAM plutôt que le taux de variation classique ?

  • Comparer des périodes de durées différentes : Il est impossible de comparer une hausse de 20 % sur 2 ans avec une hausse de 50 % sur 10 ans. Le TCAM ramène tout à une base annuelle (ex: +9,5 % par an vs +4,1 % par an), ce qui rend la comparaison immédiate.
  • Analyser des tendances de fond : Il permet d'ignorer les petites variations accidentelles d'une année sur l'autre pour voir la dynamique réelle sur le long terme (ex: la croissance moyenne pendant les "Trente Glorieuses").

40 of 70

Prenons un exemple concret

Si un document indique un TCAM du PIB de la Chine de 7 % entre 2010 et 2020 :

  • Bonne lecture : « Entre 2010 et 2020, le PIB de la Chine a augmenté en moyenne de 7 % par an. »
  • Mauvaise lecture : « Le PIB de la Chine a augmenté de 7 % entre 2010 et 2020. » (C'est faux, 7 % est la moyenne annuelle, pas l'évolution totale sur 10 ans !).

41 of 70

G : Les limites du TCAM

Le TCAM cache les fluctuations. Un pays peut avoir un TCAM de 2 % sur 5 ans de deux manières très différentes :

  • Soit une croissance stable de 2 % chaque année.
  • Soit 3 ans de très forte croissance suivis de 2 ans de crise profonde (récession). Le TCAM ne permet pas de voir ces crises, il ne donne que la tendance globale.
  • Il ignore la répartition des richesses (il ne dit rien sur les inégalités).
  • Il n'intègre pas les externalités négatives (ex. : pollution, épuisement des ressources naturelles).
  • Il ne comptabilise pas les activités non marchandes essentielles (ex. : travail domestique, bénévolat).

42 of 70

IV : Vidéo sur le taux de croissance et le TCAM

  • Consulter le site SES des profs dans la rubrique Formation.
  • Cette vidéo est idéale pour bien comprendre la différence entre une simple moyenne arithmétique (qui est fausse pour les taux) et le calcul réel du TCAM utilisé en SES.

43 of 70

V : Exercices sur les données statistiques

Exercice n°1 : Quiz récapitulatif

Exercice n°2 : l’ analyse des inégalités de patrimoine.

Exercice n°3 : Diplôme et accès à l'emploi

Exercice n°4 : Taux de syndicalisation en 2019 en France

Exercice n°5 : Répartition des parts de marché des

systèmes d'exploitation mobiles mondiaux

44 of 70

Exercice n°1

Quiz récapitulatif

45 of 70

1. Si l'indice du prix d'un produit passe de 100 à 125 entre deux dates, quelle a été la variation en pourcentage ?

A. 20 %

B. 25 %

C. 125 %

D. 0,25 %

46 of 70

2. Que signifie une donnée exprimée en 'euros constants' ?

A. Elle a été corrigée de l'inflation.

B. Elle correspond à la valeur brute observée l'année en question.

C. C'est une donnée qui n'inclut pas les taxes.

D. Elle signifie que le montant ne peut plus changer dans le temps.

47 of 70

3. Pour comparer l'évolution du pouvoir d'achat des ménages, quel indicateur est le plus pertinent ?

A. Le revenu disponible brut en valeur.

B. Le revenu disponible brut en volume.

C. Le taux d'épargne des ménages.

D. Le PIB nominal.

48 of 70

4. Quelle est la différence entre un 'point de pourcentage' et un 'pourcentage' lors de la comparaison de deux taux ?

A. Il n'y a aucune différence, les deux termes sont synonymes.

B. Le point de pourcentage est la différence arithmétique entre deux taux.

C. Le point de pourcentage ne s'utilise que pour le taux de chômage.

D. Le point est toujours plus élevé que le pourcentage.

49 of 70

5. Si le PIB en valeur a augmenté de 3 % et que l'inflation a été de 3 %, quelle est la croissance en volume ?

A. 1 %

B. 0 %

C. 6 %

D. 3 %

50 of 70

6. Dans une population, la médiane des revenus est de 2000 euros. Cela signifie que :

A. Le revenu le plus fréquent est de 2000 euros.

B. Le revenu moyen est exactement de 2000 euros.

C. Tout le monde gagne au moins 2000 euros.

D. 50 % de la population gagne moins de 2000 euros.

51 of 70

7. Un coefficient multiplicateur de 1,5 correspond à une hausse de :

A. 1,5 %

B. 150 %

C. 50 %

D. 5 %

52 of 70

8. Quel est l'intérêt principal d'utiliser un pourcentage de répartition ?

A. Comparer le niveau de richesse entre deux pays.

B. Éliminer l'effet de l'inflation.

C. Mesurer le poids d'une partie dans un tout.

D. Mesurer l'évolution d'une grandeur dans le temps.

53 of 70

9. Si l'indice de la production industrielle est de 90 en 2024 (base 100 en 2020), cela signifie que :

A. La production a baissé de 90 %.

B. Le prix de la production est de 90 euros.

C. La production a augmenté de 90 %.

D. La production a baissé de 10 % depuis 2020.

54 of 70

10. Comment calcule-t-on un taux de variation ?

A. Va/Vd

B. ((Va Vd) / Vd) × 100

C. (Vd/Va) × 100

D. Va Vd

55 of 70

Corrigé exercice n°1 (Quiz récapitulatif)

1. Réponse B. 25 %

2. Réponse A. Elle a été corrigée de l'inflation

3. Réponse B. Le revenu disponible brut en volume

4. Réponse B. Le point de pourcentage est la différence arithmétique entre deux taux.

5. Réponse B. 0 %

6. Réponse D. 50 % de la population gagne moins de 2000 euros.

7. Réponse C. 50 %

8. Réponse C. Mesurer le poids d'une partie dans un tout.

9. Réponse D. La production a baissé de 10 % depuis 2020.

10. Réponse B. ((Va Vd) / Vd) × 100

56 of 70

Exercice n°2 : Analyse des inégalités de patrimoine

Document : Patrimoine brut moyen selon la tranche d'âge du ménage (en euros)

Âge de la personne de référence

Patrimoine moyen (en €)

Moins de 30 ans

38 500

30 - 39 ans

120 400

40 - 49 ans

230 700

50 - 59 ans

315 200

60 - 69 ans

340 100

70 ans et plus

295 400

Source : Données fictives inspirées de l'INSEE.

Question : À l'aide du document et de vos connaissances, montrez comment le patrimoine évolue au cours du cycle de vie.

57 of 70

Conseil: Pour réussir cet exercice n°2, vous devez utiliser les avantages des statistiques cités précédemment : comparer, citer des chiffres et expliquer.

1. La phrase de lecture (Indispensable)

2. L'analyse des données (Utilisation des statistiques)

3. L'apport des connaissances (L'explication SES)

58 of 70

Éléments de correction exercice n°2 (Ce que l'on attend de vous)

1. La phrase de lecture (Indispensable)

"Selon l'INSEE, en France, les ménages dont la personne de référence a entre 50 et 59 ans possèdent un patrimoine brut moyen de 315 200 euros."

59 of 70

�2. L'analyse des données (Utilisation des statistiques)

  • Constat d'augmentation : On remarque que le patrimoine augmente avec l'âge. Entre les "Moins de 30 ans" et les "60-69 ans", le patrimoine moyen est multiplié par environ 8,8 (340100/38500).
  • Le pic : Le patrimoine atteint son maximum dans la tranche des 60-69 ans (340 100 €), ce qui correspond souvent au moment du départ à la retraite.
  • Le reflux : On observe une légère baisse après 70 ans (295 400 €), liée à la consommation de l'épargne ou aux transmissions (héritages/donations).

60 of 70

�3. L'apport des connaissances (L'explication SES)

  • Les jeunes s'endettent pour investir (patrimoine faible).
  • Les actifs épargnent et accumulent des actifs (immobiliers, financiers) pour leurs vieux jours.
  • Les retraités commencent à "désépargner".

61 of 70

Exercice n° 3 : Diplôme et accès à l'emploi

Document Taux de chômage selon le niveau de diplôme en France (en %)

Niveau de diplôme

Hommes

Femmes

Ensemble

Sans diplôme ou Brevet

15,2

16,8

16,0

Baccalauréat

9,1

10,5

9,8

Diplôme du supérieur (Bac+2 et plus)

5,3

5,5

5,4

Source : Données simplifiées inspirées de l'INSEE.

Question :

À l'aide du document, montrez l'influence du diplôme sur le risque de chômage, puis relevez une autre inégalité présente dans le tableau.

62 of 70

Éléments de corrigé Exercice n° 3

1. Lecture d'une donnée (La précision avant tout)

"En France, selon l'INSEE, 5,4 % des personnes actives ayant un diplôme de l'enseignement supérieur sont au chômage." (Note : N'oubliez jamais de préciser que le taux de chômage porte sur la population active).

63 of 70

2. Analyse de la corrélation (Diplôme → Emploi)

Le document montre une relation inversement proportionnelle entre le niveau d'études et le risque de chômage :

  • Plus le diplôme est élevé, plus le taux de chômage diminue.
  • Preuve statistique : Le taux de chômage des sans-diplômes (16,0 %) est quasiment 3 fois plus élevé (16/5,4≈2,96) que celui des diplômés du supérieur.
  • Connaissance SES : Le diplôme est un signal de productivité pour l'employeur et protège contre la précarité.

64 of 70

�3. Lecture des inégalités croisées (Genre)

Le tableau est "à double entrée" car il croise le diplôme avec le sexe.

  • On constate qu'à diplôme égal, les femmes sont systématiquement plus touchées par le chômage que les hommes.
  • Exemple : Pour les détenteurs du Baccalauréat, le taux de chômage des femmes est de 10,5 % contre 9,1 % pour les hommes, soit un écart de 1,4 point de pourcentage.

65 of 70

Exercice N° 4

Question :

Comparerez le taux de syndicalisation des salariés de la fonction publique et celui des salariés du privé ?

Document 1 Taux de syndicalisation en 2019 en France métropolitaine (en %).

66 of 70

Corrigé Exercice N° 4

Document 1 :

On observe que les salariés se syndiquent plus dans la fonction publique (18,1%) que dans le privé (7,7 %). Les hommes sont proportionnellement plus nombreux (10,8 %) à être syndiqués que les femmes (9,4 %). Le taux de syndicalisation masculine représente 20,6 % dans la fonction publique et 8,8 % dans le secteur privé. Le taux de syndicalisation des femmes est 16,6 % dans la fonction publique tandis quil est 6,4 % dans le secteur privé. Lappartenance syndicale augmente avec lâge : près de 15 % des salariés de 50 ans ou plus étaient syndiqués en 2019, contre moins de 3 % des salariés de moins de 30 ans. Le taux de syndicalisation des cadres de la fonction publique représente 20,4 % et celui du secteur privé 7,6 % (soit plus que le double). Le taux dadhésion syndicale des ouvriers est inférieur à celui des cadres (15,5 % contre 20,4 %).

On conclue que le taux de syndicalisation dans le secteur public représente plus du double de celui secteur privé dans lensemble (soit 2,35 fois de plus).

67 of 70

Exercice N° 5

Document 2 Répartition des parts de marché des systèmes d'exploitation mobiles mondiaux

en 2023

Système d'exploitation

Part de marché mondiale

Google Android

71 %

Apple iOS

28 %

Autres

1 %

Source : Données StatCounter GlobalStats, 2023

Questions :

1. Question de lecture, de calcul, d’interprétation et le type de marché :

a. À l'aide d'une phrase de lecture rigoureuse, présentez le pourcentage de marché détenu par Apple iOS en 2023.

b. Calculez le rapport entre la part de marché du système d'exploitation le plus dominant et celle du moins dominant (hors 'Autres').

c. Interpréter le résultat obtenu (c’est-à-dire le rapport) ?

d. Quel est le type de marché le plus probable ? Justifier la réponse

2. Question d’analyse : Expliquez en quoi la structure de ce marché (telle qu'elle apparaît dans le document) ne respecte pas l'hypothèse d'atomicité de la Concurrence Pure et Parfaite ?

68 of 70

Corrigé Exercice 5, Doc. 2 : Question 1

1. Questions de lecture, de calcul, dinterprétation et type de structure de marché :

a. Phrase de lecture rigoureuse :

En 2023, sur le marché mondial des systèmes d'exploitation mobiles, la part détenue par Apple iOS s'élève à 28 % de l'ensemble du marché.

b. Calcul du rapport et son interprétation, ainsi que le type de marché : Calcul du rapport : {Part de marché Android} /{Part de marché iOS}= {71 %} / {28 %}= 2,54

c. Interprétation : Google Android détient environ 2,54 fois la part de marché d'Apple iOS.

d. Type de marché : Ce marché est un Oligopole (ou duopole) puisque l'offre est concentrée entre les mains de seulement deux acteurs principaux (Android et Apple) qui dominent la quasi-totalité du marché (99 %).

69 of 70

Corrigé Exercice 5, Doc. 2 : Question 2

2. La réponse de la question danalyse :

L'hypothèse d'atomicité suppose qu'une multitude de vendeurs (offreurs) se partagent le marché, de sorte qu'aucun d'eux n'est capable, à lui seul, d'influencer le prix ou les quantités du marché.

Or, le document révèle que sur le marché des systèmes d'exploitation mobiles, 99 % de l'offre est concentrée entre seulement deux entreprises : Google Android (71 %) et Apple iOS (28 %).

a. Violation de l'Hypothèse : La structure réelle est un duopole (une forme d'oligopole). Les acteurs ne sont pas atomiques.

b. Conséquence : Chacune des deux entreprises détient un pouvoir de marché considérable. Leurs décisions stratégiques (sur le prix des applications, sur la compatibilité des systèmes, sur l'innovation) impactent directement l'ensemble du marché et les consommateurs.

Enfin cette structure est typique d'un marché imparfait.

70 of 70

Merci à tous les participants à la formation

Au revoir et à la prochaine formation pour la suite insh Allah.

Cordialement les CP de SES.