LSST
TÉLESCOPE VERA-C RUBIN
Un télescope anastigmatique à trois miroirs (type Paul Baker) est un télescope anastigmatique construit avec trois miroirs courbes, permettant de minimiser les trois principales aberrations optiques – l’aberration sphérique, la coma et l’astigmatisme. Cette conception est principalement utilisée pour obtenir de larges champs de vue, beaucoup plus importants qu'avec des télescopes ayant seulement une ou deux surfaces courbes.
L'astigmatisme est une aberration géométrique qui concerne les points objets éloignés de l’axe. Pour un faisceau, même étroit, issu d’un de ces points et traversant un système optique à symétrie de révolution parfaite, cet écart aux conditions de Gauss (rayons lumineux très inclinés par rapport à l'axe) se traduit par un défaut de stigmatisme : au lieu d'un unique point image, on obtient deux zones de convergence rectilignes et perpendiculaires entre elles.
La Coma est une aberration optique sphérique asymétrique des faisceaux obliques. Elle se produit en raison de l'imperfection de la lentille optique ou d'autres composants, par exemple dans un télescope, qui se traduit par une déformation avec queue semblable à celle d'une comète.
L'astigmatisme
La Coma
Schéma en coupe du télescope présentant ses installations consacrées à la maintenance, en contrebas du dôme, et entre les deux le monte-charge dimensionné pour accueillir le miroir primaire.
Schéma de la partie optique : à gauche schéma représentant les trois miroirs M1, M2 et M3 ; à droite schéma des trois lentilles L1, L2 et L3 de la caméra.
Les blocs de verre sont placés sur la forme du miroir M1 avant les opérations de fusion.
Miroir M2 et son barillet.
L'optique adaptative
Le LSST : UN TELESCOPE NOUVELLE GENERATION - LARGE SYNOPTIC SURVEY TELESCOPE
Pendant une période de 10 ans, le LSST balayera la totalité du ciel plusieurs fois par semaine pour réaliser un relevé de l’Univers en 3D, avec les changements et mouvements survenus au cours du temps, créant ainsi une sorte d’accéléré. Il devrait nous aider à comprendre l’énergie noire, nous offrir un aperçu des faits cosmiques les plus éloignés et guetter les astéroïdes plus près de la Terre.
Le LSST est conçu pour remplir de nombreux objectifs qui peuvent être rangés dans quatre catégories : réalisation d'un
Inventaire des objets du Système solaire
Les petits corps présents dans le Système solaire (astéroïdes, objets de la ceinture de Kuiper, comètes, ...) fournissent des indices uniques sur les débuts du Système solaire. Les caractéristiques de leur orbite, leur taille et la distribution de leur couleur constituent autant d'éléments sur l'histoire de leur accrétion ainsi que des collisions et des perturbations subies par des planètes existantes ou disparues. Les objets éloignés du Soleil situés dans la ceinture de Kuiper n'ont jamais entamé le processus de croissance. L'analyse de leur distribution est un élément clé pour tester les différentes théories de la formation et de l'évolution du Système solaire. Le LSST doit permettre d'effectuer des avancées spectaculaires dans les études du Système solaire en découvrant plusieurs millions d'objets et en fournissant à la fois leur orbite, leur courbe de lumière et leur couleur. La majeure partie d'entre eux sont des astéroïdes de la ceinture principale. Les découvertes effectuées par LSST devrait augmenter d'un facteur compris entre 10 et 100 le nombre d'objets dont l'orbite, la couleur et la variabilité sont documentés.
Structure de la Voie lactée
2MASS
Objets transitoires et variables dans le domaine optique
Le LSST, grâce à ses prises de vue du ciel entier répétées à intervalles rapprochés et sa bonne sensibilité est un outil particulièrement adapté à la découverte des phénomènes transitoires (objets invisibles devenant brusquement visibles : supernovae, sursaut gamma, etc.) et des objets variables (visible en permanence mais avec une variation de la luminosité). Il devrait permettre de découvrir des objets rares et exotiques et de mettre en évidence de nouveaux aspects des événements transitoires. Grâce au système d'alerte en quasi temps réel les phénomènes temporaires pourront être observés à l'aide d'autres instruments. Le LSST devrait fournir 1 000 fois plus de données sur ces différents objets que les relevés astronomiques en cours.
Matière noire et énergie sombre
La seule manière de mesurer la matière noire, qui représente 85% de la masse totale de l'Univers mais est indétectable au niveau du spectre électromagnétique, est de mesurer son impact sur la pesanteur. Le meilleur outil pour trouver et étudier la matière noire est la lentille gravitationnelle. Une lentille gravitationnelle forte produit plusieurs images de la source tandis qu'une lentille gravitationnelle faible a des effets plus subtils (distorsion de l'image de la source). Ces deux types de phénomènes devrait non seulement aider les astrophysiciens à comprendre la matière noire mais également permettre d'utiliser cette substance pour reconstituer la croissance et l'évolution de l'univers.
Les ondes électromagnétiques
�Relevés astronomiques profonds
Catalogues
LSST - Le FUTUR de l'astronomie
Par l’astronomie, la science humaine sort de la terre, embrasse l’Univers, arrive à entrevoir comment la Terre s’est formée dans le système solaire.
Ernest Renan
1823/1892
LSST
TÉLESCOPE VERA-C RUBIN