���������Cours d’économie Internationale�
Equipe pédagogique
Objectifs du cours: �
2) Appréhender la mesure des échanges internationaux à travers la balance des paiements, et les conséquences de la Mondialisation à travers l’intégration commerciale et financière des économies.
Objectifs du cours(suite): �
PLAN DU COURS
MODULE 1:
LES THEORIES DES ECHANGES INTERNATIONAUX
PLAN DU COURS
MODULE 3 :
ECHANGES INTERNATIONAUX, BALANCE DES PAIEMENTS, MONDIALISATION ET DEVELOPPEMENT
PLAN DU COURS
MODULE 4
FIRMES MULTINATIONALES ET INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS
BIBLIOGRAPHIE
Sites internet:
MODULE 1:��LES THEORIES DES ECHANGES INTERNATIONAUX
I. Introduction
I. Introduction (suite)
II. Les théories classiques des échanges internationaux
1. Théorie des avantages absolus (Adam Smith)
Dans un contexte de libre-échange, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel il dispose d’un avantage absolu et donc de la productivité la plus forte. En d’autres termes, il produit ce bien à un coût inférieur à celui d’un autre pays, et pourra ainsi utiliser son surplus de production pour acheter d’autres biens qu’il a renoncé à produire lui-même.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
1. Théorie des avantages absolus (suite)
Exemple: soit une situation décrivant deux pays (le Mali et la Côte d’Ivoire) produisant chacun deux biens (le drap et l’huile d’arachide). Les biens sont homogènes entre les pays. La question fondamentale qui se pose à chaque pays est de savoir s’il a intérêt à échanger avec l’autre pays (ouverture commerciale), ou s’il ne serait pas souhaitable pour lui de fermer ses frontières (situation d’autarcie).
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
1. Théorie des avantages absolus (suite)
Les heures de travail nécessaires à la production d’une unité de chaque bien dans chacun des deux pays sont données dans le tableau suivant:
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
1. Théorie des avantages absolus (suite)
La productivité (production par unité de facteurs de production) dans les deux pays est donnée dans le tableau suivant:
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
1. Théorie des avantages absolus (suite)
Si on raisonne en termes de productivité, le Mali n’a aucun avantage absolu par rapport à la Côte d’Ivoire sur le drap et l’huile d’arachide (la Côte d’Ivoire produit à meilleur coût ces deux biens). Selon la théorie des avantages absolus, le Mali n’a donc aucun intérêt à ouvrir ses frontières pour échanger ces biens avec la Côte d’Ivoire (pas d’échanges possibles) car ce serait risquer que les Maliens achètent tout en Côte d’Ivoire, et donc que l’économie malienne s’effondre.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
1. Théorie des avantages absolus (suite)
Mais il y a un problème majeur…
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
2. Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo)
Ricardo tente de répondre à la limite de la théorie des avantages absolus en introduisant le concept d’avantages comparatifs. Selon lui, dans un contexte de libre-échange, chaque pays devrait se spécialiser dans la production du bien pour lequel il dispose d’un avantage comparatif et donc de la productivité la plus forte ou la moins faible comparativement à ses partenaires. Avantages mutuels entre les pays participant à l’échange.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
2. Théorie des avantages comparatifs (suite)
En reprenant l’exemple précédent, on cherche à déterminer l’avantage comparatif de chaque pays. Pour cela, il faut s’intéresser aux productivités comparées avec celles des autres pays. Pour savoir dans quelle production le Mali doit se spécialiser, il faut comparer sa productivité pour chaque produit avec celle de la Côte d’Ivoire.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
2. Théorie des avantages comparatifs (suite)
En regardant le tableau précédent des productivités, on a:
On constate ici que le désavantage du Mali est moins important pour la production de drap que pour celle de l’huile d’arachide, car sa productivité relative est meilleure (0.9 contre 0.66 pour l’huile). Le Mali a donc un avantage comparatif dans la production de drap par rapport à la côte d’Ivoire.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
2. Théorie des avantages comparatifs (suite)
Intéressons-nous à présent au cas de la Côte d’Ivoire. Dans quelle production doit-elle se spécialiser? Observons les productivités comparées:
La Côte d’Ivoire a donc un avantage comparatif dans la production de l’huile par rapport au Mali (productivité relative meilleure pour l’huile).
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
2. Théorie des avantages comparatifs (suite)
Avant l’ouverture commerciale, pour produire 2m de drap il fallait au total 190h de travail (1m pour 100h au Mali + 1m pour 90h en Côte d’Ivoire), et 200h de travail pour 2L d’huile d’arachide (120+80). Compte tenu des avantages comparatifs de chaque pays, le Mali se spécialise dans la production de drap et la Côte d’Ivoire dans celle de l’huile d’arachide.
Application sur les avantages absolu et comparatif:�Données de base:
Q de L nécessaire pour produire une unité de bien | Drap | Vin | Stock de travail disponible |
Grande Bretagne | 100 | 120 | 720 000 |
Portugal | 90 | 80 | 560 000 |
Application sur les avantages absolu et comparatif (suite)
Application sur les avantages absolu et comparatif (suite)
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
3. Modèle HOS (Hecksher-Ohlin-Samuelson):
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
3. Modèle HOS (suite):
Principales hypothèses?
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
3. Modèle HOS (suite):
Le principe est simple: selon la loi de l’offre et de la demande, le prix du capital est élevé dans les pays où le travail est relativement plus abondant, tandis qu’il est faible là où le capital est le facteur de production dominant. Le prix du travail (salaires) suit la même logique. Par conséquent, les pays fortement dotés en capital auront des coûts de production inférieurs pour les biens dont la production est plus intensive en capital qu’en travail.
Application sur les avantages absolus et comparatifs
Soient 2 pays : la Grande Bretagne et le Portugal et 2 biens : le drap et le vin produits seulement avec le facteur travail.
Tableau des données
A partir des données du tableau:
1°) Déterminer les avantages absolus et
comparatifs des deux pays
2°) En supposant que les consommateurs britanniques affectent 75% de leurs revenus à l’achat de drap et que les consommateurs portugais consacrent les ¾ de leurs revenus au vin et le quart restant au drap ; déterminer graphiquement les points d’équilibre d’autarcie.
3°) Au cas où les deux pays s’ouvrent à l’échange international, calculer le prix international du vin en terme de drap.
4°) Evaluer les gains de l’échange pour les 2 pays et représenter les graphiquement.
II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)
3. Modèle HOS (suite):
Limite??
III. Les nouvelles approches des échanges internationaux
Les études empiriques mettent en évidence deux principales caractéristiques non prises en compte par les théories traditionnelles:
III. Les nouvelles approches des échanges internationaux(suite)
2. Les approches modernes du commerce international
Trois approches développées dans ce cours:
III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)
III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)
III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)
QCM:M1� 1°) Le degré d’ouverture des économies est mesuré par :
2°) Les grands pays présentent des degrés d’ouverture :
3°) Selon la théorie ricardienne, les pays qui commercent entre eux se différencient par :�
4°) Selon la théorie ricardienne, le prix international d’équilibre :
5°)L’avènement des échanges intra branches dans les pays industriels est lié :
MODULE 2 : LES FORMES TRADITIONNELLES DE POLITIQUE COMMERCIALE : LA PROTECTION TARIFAIRE ET NON TARIFAIRE
I : La protection tarifaire
II°) LES BARRIERES NON TARIFAIRES
*Les barrières qualitatives :�
III°) Protectionnisme et libre échange : les arguments favorables
MODULE 2 : �ECHANGES INTERNATIONAUX, BALANCE DES PAIEMENTS, MONDIALISATION ET DEVELOPPEMENT
I. La balance des paiements et ses composantes
I. La balance des paiements et ses composantes (suite)
Par convention, l’établissement de la BP s’effectue selon le principe de la partie double (toute transaction donne lieu à deux enregistrements de signes contraires et de même montant). C’est ainsi que les ventes à l‘étranger sont enregistrées comme des crédits tandis que les achats de marchandises, de services ou de capitaux sont enregistrés comme des débits.��Du fait de la comptabilisation en partie double, la balance des paiements est toujours équilibrée. C’est seulement ses composantes (compte courant, financier …) qui peuvent connaître des périodes de déséquilibre.
Exemples
���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)�
2. Les différents types de compétitivité
Il convient de distinguer différents types de compétitivité:
���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)�
2. Les différents types de compétitivité
- Compétitivité-prix à l’exportation d’un pays
���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)�
2. Les différents types de compétitivité
- Compétitivité-hors prix
COMPETITIVITE = capacité d’une entreprise à faire face à la concurrence tant sur les
marchés extérieurs que sur son marché interne.
La COMPETITIVITE PRIX est affectée par :
- Les coûts salariaux
- Le comportement de marge des entreprises
- Le taux de change
- La taille des entreprises (possibilité de réaliser des économies d’échelle)
La COMPETITIVITE hors prix est affectée par :
- La qualité des produits
- L’image de marque
- Les S.A.V
- L’efficacité du réseau de commercialisation
���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)�
2. Les différents types de compétitivité
- Compétitivité-coût du pays
���III. Mondialisation et développement�
En Macroéconomie internationale, la Mondialisation (ou Globalisation) fait référence à trois concepts principaux:
La question fondamentale que l’on se pose est d’apprécier l’impact de la Mondialisation sur la croissance et les inégalités de revenus au sein des pays.
La Globalisation est un processus de déploiement à l’échelle mondiale des réseaux de production et d’information ainsi que la généralisation des interdépendances.
La transnationalisation implique la diffusion croissante des grandes entreprises dans de nombreux Etats.
L’internationalisation est un processus de mise en relation des économies mesurable par les flux d’échanges entre Etats.
���III. Mondialisation et développement (suite)�
On observe historiquement trois grandes vagues de Mondialisation: la période 1870-1914, ensuite la période 1950-1980, et enfin à partir de 1980 (source Banque Mondiale)
.
���III. Mondialisation et développement (suite)�
1. Mondialisation, croissance, et inégalités de revenus
���III. Mondialisation et développement (suite)�
1. Mondialisation, croissance, et inégalités de revenus
Comment expliquer ces résultats contraires à la théorie?
���III. Mondialisation et développement (suite)�
2. Mondialisation, développement, géographie, et qualité des institutions
MODULE 3:�FIRMES MULTINATIONALES ET INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS�
���I. Définitions et rôle��
���I. Definitions et rôle (suite)��
[Mucchielli J.-L. et al, (1982)]
���I. Definitions et rôle (suite)��
Quelques données sur les FMN (sources: OMC, Banque Mondiale)
���II. Typologies des FMN��
On peut classer les FMN selon deux principaux critères:
���II. Typologies des FMN (suite)��
Selon le Critère 1, les FMN peuvent être classées en trois catégories:
���II. Typologies des FMN (suite)��
���II. Typologies des FMN (suite)��
Dans la réalité quelles catégories de FMN existent vraiment selon le Critère 1?
���II. Typologies des FMN (suite)��
Selon le Critère 2, on peut classer les FMN en fonction du niveau de développement de leurs activités et de leurs stratégies.
���III. Analyse économique des FMN��
*L’accès aux matières et sources d’énergie peu transportables;
*la main d’œuvre bon marché
* l’accès au marché donc à une plus grande demande solvable
*les subsides
*les législations permissives
���III. Analyse économique des FMN (suite)��
Pourquoi?
La firme multinationale doit avoir certains avantages de propriété ou spécificité (« Ownership"), tels que la possession de brevets ou une aptitude supérieure à organiser certaines activités. En effet, c’est cet atout (marque, savoir faire…) qui permettra à la firme d’avoir un avantage sur ses concurrents et de surcompenser les coûts liés à la multinationalisation.
���III. Analyse économique des FMN (suite)��
Pourquoi?
���III. Analyse économique des FMN (suite)��
Comment s’internationaliser?... par:
«
«
���III. Analyse économique des FMN (suite)��
Où se localiser?.... en fonction de:
se localiser dans des zones qui offrent un meilleur accès à la demande. Ces localisations « centrales » leur permettent au mieux de se rapprocher de leurs débouchés potentiels. Elles limitent de ce fait les coûts de transport vers les consommateurs et/ou vers leurs fournisseurs. .
La Présence d’autres entreprises
les FMN peuvent également rechercher la proximité d’autres firmes pour bénéficier d’externalités positives (externalités technologiques). Cette recherche d’agglomération spatiale sera toutefois limitée par l’existence d’externalités négatives. Les études confirment que la présence de firmes (locales ou étrangères) sur le territoire exerce finalement un pouvoir attractif .
La Politique d’attractivité du pays hôte Les politiques d’aménagement du territoire, les subventions, les allégement fiscaux aux FMN qui choisissent de se localiser dans les régions concernées ont des effets réels mais limités.
Autres déterminants: déterminants économiques (qualité des infrastructures, variation du taux de change, du taux d'inflation…) déterminants sociaux (proximité en termes de culture, de goûts…)
���IV. Les conséquences de la multinationalisation des entreprises��
1. Pour les pays en développement
2. Pour les pays riches