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���������Cours d’économie Internationale

Equipe pédagogique

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Objectifs du cours:

  1. Comprendre les fondements des théories des échanges internationaux.

2) Appréhender la mesure des échanges internationaux à travers la balance des paiements, et les conséquences de la Mondialisation à travers l’intégration commerciale et financière des économies.

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Objectifs du cours(suite):

  1. Analyser les politiques commerciales et leurs implications sur le bien être des agents économiques d’un «  petit pays».
  2. Enfin, Comprendre le rôle et les conséquences des activités des firmes multinationales dans l’économie mondiale.

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PLAN DU COURS

MODULE 1:

LES THEORIES DES ECHANGES INTERNATIONAUX

  1. INTRODUCTION
  2. LES THEORIES CLASSIQUES DES ECHANGES INTERNATIONAUX (SMITH, RICARDO, HOS)
  3. LES APPROCHES MODERNES DES ECHANGES INTERNATIONAUX.

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  • MODULE 2 : LES FORMES TRADITIONNELLES DE POLITIQUE COMMERCIALE : LA PROTECTION TARIFAIRE ET NON TARIFAIRE
  • I°) : LA PROTECTION TARIFAIRE
  • II°) : LES BARRIÈRES NON TARIFAIRES COMME INSTRUMENTS DU PROTECTIONNISME.

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PLAN DU COURS

MODULE 3 :

ECHANGES INTERNATIONAUX, BALANCE DES PAIEMENTS, MONDIALISATION ET DEVELOPPEMENT

  1. LA BALANCE DES PAIEMENTS ET SES COMPOSANTES
  2. INDICATEURS DE COMPETITIVITE D’UN PAYS ET EXCEDENTS COMMERCIAUX
  3. MONDIALISATION ET DEVELOPPEMENT

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PLAN DU COURS

MODULE 4

FIRMES MULTINATIONALES ET INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS

  1. DEFINITION ET TYPOLOGIES DES FIRMES MULTINATIONALES
  2. L’ANALYSE ECONOMIQUE DES FIRMES MULTINATIONALES
  3. LES CONSEQUENCES MACROECONOMIQUES DE L’INTERNATIONALISATION DES FIRMES

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BIBLIOGRAPHIE

  1. CHAKRABARTI A. (2001) : « The Determinants of Foreign Direct Investment : Sensitivity Analyses of Cross-Country Regressions », Kyklos, vol. 54, Fasc.1, 89-114.
  2. FLEMING J.M. (1962): Domestic Financial Policies under Fixed and under Floating Exchange Rates., International Monetary Fund Staff Papers, Vol. 9, p. 369.379.
  3. FONTAGNÉ L.(1999) : « L’investissement étranger direct et le commerce international : sont-ils complémentaires ou substituables ? », Document de Travail de l’OCDE, DSTI/DOC (99)
  4. FRANKEL J. & ROMER, D. (1999), .Does Trade Cause Growth?, American Economic Review, Vol. 89(3), p.379.399.
  5. KRUGMAN, P. & OBSTFELD, M. (2006) : Economie internationale, Pearson, 2006-09-22.
  6. MUCCHIELLI, J.-L. et PUECH, F. (2003). Internationalisation et localisation des firmes multinationales : l'exemple des entreprises françaises en Europe. Economie et Statistique 363-364-365: 129-144.
  7. MUNDELL R. (1962), .The Appropriate Use of Monetary and Fiscal Policy under Fixed Exchange Rates., International Monetary Fund Staff Papers, Vol. 9, p. 70.79.

Sites internet:

  • OCDE : www.oecd.org, Perspectives économiques, semestriel
  • FMI : www.imf.org, World economic outlook, semestriel
  • BM: www.wb.org , rapport annuel

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MODULE 1:��LES THEORIES DES ECHANGES INTERNATIONAUX

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I. Introduction

  • De manière générale la Macroéconomie internationale est la branche de l’économie s’intéressant aux relations économiques, commerciales et financières entre les pays. Elle concentre une grande partie de son attention à l’analyse des taux de change, de la compétitivité, et du développement des pays.
  • Elle revêt en cela une importance capitale pour l’analyse des grands enjeux économiques et financiers internationaux.

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I. Introduction (suite)

  • Avant de s’intéresser à l’analyse des relations commerciales et financières entre les pays, il convient de se demander les raisons qui poussent un pays à échanger ses produits avec d’autres pays.

  • En d’autres termes, il est important de comprendre les fondements des théories des échanges internationaux.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux

1. Théorie des avantages absolus (Adam Smith)

Dans un contexte de libre-échange, chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production du bien pour lequel il dispose d’un avantage absolu et donc de la productivité la plus forte. En d’autres termes, il produit ce bien à un coût inférieur à celui d’un autre pays, et pourra ainsi utiliser son surplus de production pour acheter d’autres biens qu’il a renoncé à produire lui-même.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

1. Théorie des avantages absolus (suite)

Exemple: soit une situation décrivant deux pays (le Mali et la Côte d’Ivoire) produisant chacun deux biens (le drap et l’huile d’arachide). Les biens sont homogènes entre les pays. La question fondamentale qui se pose à chaque pays est de savoir s’il a intérêt à échanger avec l’autre pays (ouverture commerciale), ou s’il ne serait pas souhaitable pour lui de fermer ses frontières (situation d’autarcie).

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

1. Théorie des avantages absolus (suite)

Les heures de travail nécessaires à la production d’une unité de chaque bien dans chacun des deux pays sont données dans le tableau suivant:

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

1. Théorie des avantages absolus (suite)

La productivité (production par unité de facteurs de production) dans les deux pays est donnée dans le tableau suivant:

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

1. Théorie des avantages absolus (suite)

Si on raisonne en termes de productivité, le Mali n’a aucun avantage absolu par rapport à la Côte d’Ivoire sur le drap et l’huile d’arachide (la Côte d’Ivoire produit à meilleur coût ces deux biens). Selon la théorie des avantages absolus, le Mali n’a donc aucun intérêt à ouvrir ses frontières pour échanger ces biens avec la Côte d’Ivoire (pas d’échanges possibles) car ce serait risquer que les Maliens achètent tout en Côte d’Ivoire, et donc que l’économie malienne s’effondre.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

1. Théorie des avantages absolus (suite)

Mais il y a un problème majeur…

  • Qu’arrivera-t-il si un pays ne dispose d’aucun avantage absolu?
  • Autrement dit que produira-t-il si tous les pays avec lesquels il échange produisent tous les biens avec plus de facilité (à un meilleur coût) que lui?

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

2. Théorie des avantages comparatifs (David Ricardo)

Ricardo tente de répondre à la limite de la théorie des avantages absolus en introduisant le concept d’avantages comparatifs. Selon lui, dans un contexte de libre-échange, chaque pays devrait se spécialiser dans la production du bien pour lequel il dispose d’un avantage comparatif et donc de la productivité la plus forte ou la moins faible comparativement à ses partenaires. Avantages mutuels entre les pays participant à l’échange.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

2. Théorie des avantages comparatifs (suite)

En reprenant l’exemple précédent, on cherche à déterminer l’avantage comparatif de chaque pays. Pour cela, il faut s’intéresser aux productivités comparées avec celles des autres pays. Pour savoir dans quelle production le Mali doit se spécialiser, il faut comparer sa productivité pour chaque produit avec celle de la Côte d’Ivoire.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

2. Théorie des avantages comparatifs (suite)

En regardant le tableau précédent des productivités, on a:

  • Rapport entre la productivité de l’huile au Mali et celle de l’huile en Côte d’Ivoire: (1/120) / (1/80) = 0.66
  • Rapport entre la productivité du drap au Mali et celle du drap en Côte d’Ivoire: (1/100)/(1/90)= 0.9

On constate ici que le désavantage du Mali est moins important pour la production de drap que pour celle de l’huile d’arachide, car sa productivité relative est meilleure (0.9 contre 0.66 pour l’huile). Le Mali a donc un avantage comparatif dans la production de drap par rapport à la côte d’Ivoire.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

2. Théorie des avantages comparatifs (suite)

Intéressons-nous à présent au cas de la Côte d’Ivoire. Dans quelle production doit-elle se spécialiser? Observons les productivités comparées:

  • Rapport entre la productivité de l’huile en Côte d’Ivoire et celle de l’huile au Mali: (1/80) / (1/120) = 1.5
  • Rapport entre la productivité du drap en Côte d’Ivoire et celle du drap au Mali: (1/90)/(1/100)= 1.11

La Côte d’Ivoire a donc un avantage comparatif dans la production de l’huile par rapport au Mali (productivité relative meilleure pour l’huile).

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

2. Théorie des avantages comparatifs (suite)

  • Situations avant et après l’ouverture commerciale

Avant l’ouverture commerciale, pour produire 2m de drap il fallait au total 190h de travail (1m pour 100h au Mali + 1m pour 90h en Côte d’Ivoire), et 200h de travail pour 2L d’huile d’arachide (120+80). Compte tenu des avantages comparatifs de chaque pays, le Mali se spécialise dans la production de drap et la Côte d’Ivoire dans celle de l’huile d’arachide.

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  • Donc pour produire à présent les 2m de drap, le Mali disposant de 220h au total initialement va utiliser 200h (100h*2), économisant ainsi 20h. Il peut maintenant consacrer ces 20h supplémentaires à produire plus de drap par exemple.

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  • La Côte d’Ivoire abandonnant la production de drap, et disposant de 170h initialement, va utiliser 160h pour produire les 2L d’huile (80h*2). Elle économise ainsi 10h de travail. Au total, ce sont 30h de travail qui sont économisées (ou sont utilisées pour produire davantage de marchandises). Les deux pays bénéficient ainsi de la spécialisation et de l’ouverture commerciale.

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Application sur les avantages absolu et comparatif:�Données de base:

Q de L nécessaire pour produire une unité de bien

Drap

Vin

Stock de travail disponible

Grande Bretagne

100

120

720 000

Portugal

90

80

560 000

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Application sur les avantages absolu et comparatif (suite)

  • TAF : 1°) Déterminer les avantages absolus et comparatifs des 2 économies
  • 2°) supposons que les consommateurs britanniques affectent 75% de leur revenu à l’achat de drap et le reste à l’achat du vin et inversement que les consommateurs portugais affectent à l’achat du vin 75% de leur revenu et le reste à l’achat du drap ; déterminer graphiquement les points d’équilibre d’autarcie.

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Application sur les avantages absolu et comparatif (suite)

  • 3°) Au cas où les pays s’ouvrent à l’échange international, calculer le prix international du vin en terme de drap.
  • 4°) Evaluer les gains de l’échange pour les 2 pays, représentez les graphiquement.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

3. Modèle HOS (Hecksher-Ohlin-Samuelson):

  • Cette théorie stipule que le commerce international serait en effet expliqué par les avantages comparatifs mais fondés non pas sur des différences dans les techniques de production mais plutôt des différences en termes de dotations en facteurs de production (capital, travail qualifié, non qualifié..).
  • Dans un contexte de libre-échange, chaque pays doit se spécialiser dans la production du bien qui utilise son facteur de production relativement le plus abondant.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

3. Modèle HOS (suite):

Principales hypothèses?

  • Facteurs de production (travail+ capital) mobiles à l’intérieur des pays mais immobiles à l’international.
  • Dotations factorielles différentes entre les pays.
  • Même technologie de production à rendements factoriels décroissants.
  • Pas de barrières douanières ni de coûts de transport.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

3. Modèle HOS (suite):

Le principe est simple: selon la loi de l’offre et de la demande, le prix du capital est élevé dans les pays où le travail est relativement plus abondant, tandis qu’il est faible là où le capital est le facteur de production dominant. Le prix du travail (salaires) suit la même logique. Par conséquent, les pays fortement dotés en capital auront des coûts de production inférieurs pour les biens dont la production est plus intensive en capital qu’en travail.

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  • Ces pays disposeront donc d’un avantage comparatif dans ces industries. Inversement les pays dont la dotation principale est le travail profiteront d’avantages comparatifs dans des productions intensives en travail.

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Application sur les avantages absolus et comparatifs

Soient 2 pays : la Grande Bretagne et le Portugal et 2 biens : le drap et le vin produits seulement avec le facteur travail.

Tableau des données

A partir des données du tableau:

1°) Déterminer les avantages absolus et

comparatifs des deux pays

2°) En supposant que les consommateurs britanniques affectent 75% de leurs revenus à l’achat de drap et que les consommateurs portugais consacrent les ¾ de leurs revenus au vin et le quart restant au drap ; déterminer graphiquement les points d’équilibre d’autarcie.

3°) Au cas où les deux pays s’ouvrent à l’échange international, calculer le prix international du vin en terme de drap.

4°) Evaluer les gains de l’échange pour les 2 pays et représenter les graphiquement.

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II. Les théories classiques des échanges internationaux (suite)

3. Modèle HOS (suite):

Limite??

  • Le Paradoxe de Leontief: alors même que les USA disposent d’un des taux de capital par tête les plus élevés au monde, ils exportent des biens relativement plus intensifs en travail.
  • Cependant, les travaux de Becker et de Keesing (1966) ont mis en évidence que le travail qualifié pouvait être considéré comme du capital. Le travail intègre ainsi du capital sous forme humaine.

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III. Les nouvelles approches des échanges internationaux

  1. Les nouvelles caractéristiques des échanges internationaux

Les études empiriques mettent en évidence deux principales caractéristiques non prises en compte par les théories traditionnelles:

  • L’accroissement des échanges intra-branches(produits similaires) surtout dans les pays développés (par exemple échanges de voitures entre la France et L’Allemagne).
          • Plus les pays sont similaires, plus ils tendent à échanger entre eux (surtout le commerce Nord-Nord qui représente la plus grande part du commerce mondial).
          • Comment expliquer ces faits alors que les théories traditionnelles stipulent des échanges de biens différents avec des pays de niveaux de développement différents??

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III. Les nouvelles approches des échanges internationaux(suite)

2. Les approches modernes du commerce international

Trois approches développées dans ce cours:

  • La théorie de Linder ou approche par demande représentative.

  • L’approche néo-technologique (Posner-Vernon).

  • L’approche de l’économie géographique (Krugman)

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III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)

  • La théorie de Linder: fondée sur le concept de demande représentative qui exerce une influence sur les échanges. Les goûts des consommateurs peuvent différer entre deux pays de telle manière à générer des échanges entre eux (échanges voitures contre voitures entre deux pays développés basés sur les différences de goûts).

          • Comme les pays dont le revenu par tête est semblable tendront à présenter des conditions de demande semblables, toute exportation ultérieure se dirigera principalement vers les pays présentant des conditions de demande et donc un revenu par tête semblable au pays d’origine.

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III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)

  • L’approche néo-technologique:
  • Les origines de la spécialisation ne reposent pas sur la plus ou moins forte abondance de facteurs, mais sur les produits issus de l’innovation.
  • Echanges en concurrence monopolistique (rente monopolistique pour les initiateurs de l’innovation avant que cette dernière ne soit imitée par les autres entreprises).
  • Explication des échanges internationaux à travers les différentes phases du cycle de vie d’un produit. Du lancement du produit nouveau jusqu’à sa banalisation, une logique concurrentielle pousse les entreprises à l’échange international.

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III. Les nouvelles approches des échanges internationaux (suite)

  • L’approche par l’économie géographique:
  • Selon cette approche, la justification des échanges internationaux n’est plus basée sur les avantages comparatifs, mais plutôt sur les économies d’agglomération.
  • Ces économies d’agglomération entrainent des externalités positives produites notamment par la concentration dans la même région d’un nombre important de clients et d’entreprises.
  • Par exemple la région la plus importante offre des débouchés plus importants. Si les coûts de transport entre les deux régions sont élevés, les entreprises auront tendance à se localiser à proximité de ce marché final, malgré les coûts du travail souvent plus élevés. Mécaniquement, cela accroît le nombre de fournisseurs ayant intérêt à se localiser eux aussi dans la région la plus importante. Il y a donc un effet boule de neige.

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QCM:M1� 1°) Le degré d’ouverture des économies est mesuré par :

  • A°) Le rapport des prix à l’exportation sur les prix à l’importation.�B°) La valeur des exportations sur celle des importations.�C°) Le rapport des exportations sur le PIB.�

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2°) Les grands pays présentent des degrés d’ouverture :

  • A°) très élevés�B°) Plus élevés que ceux des petits pays.�C°) Plus faibles que ceux des petits pays.

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3°) Selon la théorie ricardienne, les pays qui commercent entre eux se différencient par :

  • A°) Les productivités relatives du travail. �B°) Les productivités relatives du capital.�C°) La technologie.�D°) Les dotations factorielles.

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4°) Selon la théorie ricardienne, le prix international d’équilibre :

  • A°) Est indéterminé;�B°) Se situe entre les couts comparatifs d'autarcie;�C°) Est égal aux couts comparatifs d'autarcie de l'un des deux pays.�

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5°)L’avènement des échanges intra branches dans les pays industriels est lié :

  • A°) A la domination de la différenciation des produits.�B°) A la convergence des PIB par tête entre les pays �C°) Au développement des échanges inter firmes.�D°) Au développement des échanges de biens intermédiaires.�E°) A la convergence technologique.�

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MODULE 2 : LES FORMES TRADITIONNELLES DE POLITIQUE COMMERCIALE : LA PROTECTION TARIFAIRE ET NON TARIFAIRE

  • I°) : LA PROTECTION TARIFAIRE
  • II°) : LES BARRIÈRES NON TARIFAIRES COMME INSTRUMENTS DU PROTECTIONNISME.

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I : La protection tarifaire

  • La théorie traditionnelle montre que le libre échange maximise la production mondiale et bénéficie à toutes les nations.� Cependant, dans la réalité, les pays imposent des restrictions à la libre circulation des biens.

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  • En effet, la politique commerciale regroupe l’ensemble des mesures qui agissent sur les flux de commerce international d’un pays. � Le droit de douane est l’instrument de base de cette politique commerciale, le plus simple, et le plus transparent même s’il existe d’autres instruments pouvant agir sur les importations et les exportations d’un pays.

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  • Le droit de douane est un impôt établi par l’Etat sur une marchandise à l’occasion de son passage à la frontière. Il est le plus souvent appliqué aux importations même s’il peut exister des droits de douane sur les exportations.

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  • Le droit de douane est dit ad valorem (ou tarif nominal) s’il est défini comme un pourcentage de la valeur du bien. Dans les économies contemporaines, les droits de douane sont majoritairement définis ad valorem.�

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  • Le droit de douane est dit spécifique, s’il est défini comme un montant fixe par unité de bien qui vient s’ajouter au prix du produit importé.�- Le droit combiné est l’application simultanée de la taxation ad valorem et du droit spécifique.

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  • Le tarif douanier est la liste des droits de douane en vigueur à un moment donné dans un pays donné. Il peut être soit prohibitif, fiscal ou préférentiel.

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  • . *L’analyse économique de la protection douanière : cas d’un « petit pays »�Equilibre en autarcie, en libre échange et avec un droit de douane : ��

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  • On considère que le pays qui instaure le droit de douane est un « petit pays » au sens de l’analyse économique, c’est à dire qu’il ne peut agir sur le prix international du bien considéré. �Dans ce cas, l’instauration du droit de douane sur un bien ne modifie pas le prix international.

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  • -Un droit de douane sur l’importation d’un bien a pour effet de dissocier le prix domestique du prix international de ce bien et plus précisément d’augmenter le prix domestique. � En effet, si l’on appelle P : le prix international du bien ; Pd : le prix domestique du bien ; t : le taux du droit de douane en pourcentage ; on aura :� Pd=P (1+t).

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  • Les droites (OO’) et (DD’) représentent respectivement l’offre et la demande du bien considéré. Leur intersection, le point A est le point d’équilibre d’autarcie sur ce marché. Le prix d’équilibre est PA et la quantité produite à ce prix est QA. C’est aussi la quantité consommée en autarcie.

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  • En libre échange, c’est le prix international P qui s’impose aux producteurs et aux consommateurs. � A ce prix, la quantité produite dans le pays est QO et celle consommée est Qd. La différence (Qd-QO) sera importée.�

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  • Donc, si le pays instaure un droit de douane, le prix domestique Pd sera supérieur au prix international P. La production domestique du bien remonte à Q’Oet la consommation domestique redescend à Q’d. �Les importations sont alors représentées sur le graphique par le segment Q’oQ’d inférieur à QoQd.�

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  • Les effets d’un droit de douane sont donc :� -L’augmentation de la production domestique du bien sur lequel porte le droit.� -La diminution des importations de ce bien, ce qui va améliorer la balance commerciale du pays « toutes choses restant égales par ailleurs », c’est-à-dire sous réserve que les exportations et les autres importations ne changent pas.

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  • -Le fait d’apporter une recette à l’Etat puisque le droit de douane est un impôt. Le montant de cette recette fiscale est représenté par le rectangle hachuré, sa base est la quantité d’importation et sa hauteur, le montant du droit de douane unitaire.�

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  • -Certes, le reste du monde n’est pas représenté ici, mais il est facile d’imaginer que dans les pays exportateurs, la production va diminuer ainsi que le prix et la consommation augmenter en conséquence.�

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  • Il apparait clairement que, dans le pays qui instaure le droit de douane, certaines catégories d’agents y gagnent, comme les producteurs du bien taxé, d’autres y perdent, comme les consommateurs du bien. En effet, un droit de douane est souvent instauré à la demande des producteurs qui se trouvent menacés par la concurrence des producteurs étrangers jugée excessive ou déloyale

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  • alors que les consommateurs ne perçoivent pas clairement la perte subie et de plus ne sont pas en général suffisamment organisés pour se défendre.�

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II°) LES BARRIERES NON TARIFAIRES

  • Bien que les tarifs douaniers ou droits de douane aient été historiquement la forme la plus importante de restriction aux échanges, il existe de nombreuses autres formes de barrières commerciales comme les quotas d’importation, les restrictions volontaires d’exportation etc.

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  • Les formes de restrictions quantitatives :- La prohibition commerciale
  • -Le contingentement : Il correspond à la fixation d’une limite maximum (le quota) pour les importations pendant une période donnée.
  • -Les restrictions volontaires d’exportation (RVE) 

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*Les barrières qualitatives :

  • - les normes techniques
  • Les Règles d’accès aux marchés publics
  • les mesures administratives
  • Le dumping : C’est l’exportation d’un bien en dessous de son coût ou au moins à un prix plus bas qu’à l’intérieur du pays .
  • Les Subventions à l’exportation

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III°) Protectionnisme et libre échange : les arguments favorables

  • Le libre échange accroit la spécialisation internationale (DIT) où chaque pays se consacre aux productions pour lesquelles il est le plus efficace, ou pour lesquelles il dispose d’un avantage comparatif. Le libre échange développe la concurrence entre les pays et les entreprises et stimule par là les innovations, le progrès technique, et permet les prix les plus bas pour les consommateurs.

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  • Le libre échange permet d’agrandir les marchés, d’augmenter la production des marchandises et ainsi de réaliser des économies d’échelle, facteur également de baisse des prix.�

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  • L’argument de l’industrie naissante favorisée par le protectionnisme.
  • Le protectionnisme permet de diminuer la dépendance aux fluctuations de cours mondiaux.
  • Il permet de booster l’activité intérieur et de lutter contre le chômage.

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MODULE 2 : �ECHANGES INTERNATIONAUX, BALANCE DES PAIEMENTS, MONDIALISATION ET DEVELOPPEMENT

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I. La balance des paiements et ses composantes

  • Balance des paiements (BP): décrit les opérations de la nation résidente avec l’étranger et classées selon leur nature (commerciale, financière, et monétaire). La BP permet de calculer des indicateurs intéressants pour l’interprétation du commerce international (termes de l’échange, degré d’ouverture..).

  • Composantes de la BP:
  • Compte des transactions courantes ou compte courant (importations et exportations de biens et services, revenus et transferts courants comme les aides, dons, dividendes et intérêts ..).
  • Compte de capital (achat/vente d’actifs non financiers comme les licences d’exploitation, et les transferts de capital comme les remises de dette et les aides à l’investissement).
  • Compte financier (mouvements de capitaux tels que les IDE, investissements de portefeuille, réserves de change ..).

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I. La balance des paiements et ses composantes (suite)

  • Principes d’élaboration de la (BP)

Par convention, l’établissement de la BP s’effectue selon le principe de la partie double (toute transaction donne lieu à deux enregistrements de signes contraires et de même montant). C’est ainsi que les ventes à l‘étranger sont enregistrées comme des crédits tandis que les achats de marchandises, de services ou de capitaux sont enregistrés comme des débits.��Du fait de la comptabilisation en partie double, la balance des paiements est toujours équilibrée. C’est seulement ses composantes (compte courant, financier …) qui peuvent connaître des périodes de déséquilibre.

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Exemples

  • *Les exportations de marchandises et les ventes de services à l’extérieur sont inscrites en crédit.�*Les importations de marchandises et les achats de services à l’extérieur sont inscrits en débit.�*Les achats de titres à l’extérieur (acquisition de capital par les résidents) sont inscrits en débit.�*Les ventes de titres (acquisition de capital par les non résidents) sont inscrites en crédit.�

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���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)

2. Les différents types de compétitivité

Il convient de distinguer différents types de compétitivité:

  • Compétitivité-prix
  • Compétitivité hors-prix.
  • Compétitivité-coût.

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���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)

2. Les différents types de compétitivité

- Compétitivité-prix à l’exportation d’un pays

  • On étudie le rapport prix à l’exportation des concurrents (moyenne pondérée) / prix d’exportation du pays d’origine, exprimés dans une monnaie commune.
  • Une hausse de l’indicateur signifie une amélioration de la compétitivité-prix des exportations du pays d’origine.
  • On prend en compte l’ensemble des concurrents ou les principaux concurrents du pays.
  • Pour établir cette compétitivité-prix, on tient compte des coûts de production des entreprises, du taux de change (une dépréciation améliore la compétitivité-prix du pays), et du comportement de marge des entreprises (part de bénéfice dans les prix de vente des entreprises).

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���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)

2. Les différents types de compétitivité

- Compétitivité-hors prix

  • C’est la dimension hors-prix de la compétitivité: qualité des produits, innovation, services accompagnant les produits, capacité de l’entreprise à s’adapter à la demande diversifiée soit par rapport aux goûts, soit par rapport aux revenus…
  • Avantages:
  • Rentes de monopole (concurrence monopolistique) donc taux de marge plus élevé. Possibilité d’augmentation des prix avec baisse limitée de la demande.
  • Plus faible concurrence frontale avec les concurrents.

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COMPETITIVITE = capacité d’une entreprise à faire face à la concurrence tant sur les

marchés extérieurs que sur son marché interne.

La COMPETITIVITE PRIX est affectée par :

- Les coûts salariaux

- Le comportement de marge des entreprises

- Le taux de change

- La taille des entreprises (possibilité de réaliser des économies d’échelle)

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La COMPETITIVITE hors prix est affectée par :

- La qualité des produits

- L’image de marque

- Les S.A.V

- L’efficacité du réseau de commercialisation

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���II. Indicateurs de compétitivité d’un pays (suite)

2. Les différents types de compétitivité

- Compétitivité-coût du pays

  • On se focalise généralement sur les coûts salariaux unitaires.
  • On étudie le rapport: coûts salariaux unitaires des concurrents (moyenne pondérée) / coûts salariaux unitaires du pays d’origine, exprimés dans une monnaie commune.
  • Une hausse de l’indicateur signifie une amélioration de la compétitivité-coût des exportations du pays.

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���III. Mondialisation et développement

En Macroéconomie internationale, la Mondialisation (ou Globalisation) fait référence à trois concepts principaux:

  • les flux de biens et services (ouverture commerciale);
  • les flux financiers (ouverture ou intégration financière);
  • les flux migratoires (mobilité internationale du travail).

La question fondamentale que l’on se pose est d’apprécier l’impact de la Mondialisation sur la croissance et les inégalités de revenus au sein des pays.

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La Globalisation est un processus de déploiement à l’échelle mondiale des réseaux de production et d’information ainsi que la généralisation des interdépendances.

La transnationalisation implique la diffusion croissante des grandes entreprises dans de nombreux Etats.

L’internationalisation est un processus de mise en relation des économies mesurable par les flux d’échanges entre Etats.

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���III. Mondialisation et développement (suite)

On observe historiquement trois grandes vagues de Mondialisation: la période 1870-1914, ensuite la période 1950-1980, et enfin à partir de 1980 (source Banque Mondiale)

.

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���III. Mondialisation et développement (suite)

1. Mondialisation, croissance, et inégalités de revenus

  • En Théorie, les effets de la Mondialisation sur la croissance et la réduction des inégalités de revenus sont positifs dans la mesure où la libéralisation commerciale crée les conditions propices en améliorant l’accès aux technologies, aux biens et services et aux capitaux. La Mondialisation peut donc être un facteur important de convergence de revenus entre pays riches et pauvres.

  • A cet effet, la théorie de Stolper-Samuelson met en évidence que les inégalités de revenus baissent dans les pays en développement du fait de l’ouverture commerciale. En effet, les pays en développement disposent généralement d’une main-d'œuvre peu qualifiée abondante comparativement aux pays développés. Lorsqu’ils s’ouvrent au commerce, ces pays sont donc plus compétitifs dans les secteurs à faible intensité de qualification et ces secteurs se développent. La demande accrue de travailleurs faiblement qualifiés entraîne une hausse de leurs salaires par rapport à ceux des travailleurs qualifiés.

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���III. Mondialisation et développement (suite)

1. Mondialisation, croissance, et inégalités de revenus

  • Cependant les faits empiriques (Rapport OMC sur le commerce mondial) mettent en évidence des résultats ambigus en fonction des zones d’intérêt. Si on observe une augmentation de la croissance et une réduction des inégalités de revenus dans certains pays (Asie orientale: Malaisie, Corée, Singapour…); dans d’autres, la croissance s’est accompagnée d’une augmentation des inégalités de revenus (Afrique, Amérique Latine...).

  • une divergence plutôt qu’une convergence de revenus entre pays riches et pauvres.

Comment expliquer ces résultats contraires à la théorie?

  • Deux idées principales: la géographie et la qualité des institutions.

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���III. Mondialisation et développement (suite)

2. Mondialisation, développement, géographie, et qualité des institutions

  • Le facteur géographique est le déterminant principal du climat et des dotations en ressources naturelles, et peut aussi jouer un rôle essentiel dans les frais de transport et le degré de diffusion des nouvelles technologies en provenance de régions plus avancées. Par conséquent, elle influe notablement sur la productivité agricole, la qualité des ressources humaines, ainsi que sur l’efficacité du commerce.

  • La qualité des institutions impacte considérablement la réduction des inégalités dans les pays en développement (Rodrik et Subramanian, 2003). Ces auteurs montrent que de meilleures institutions et une meilleure protection des droits de propriété accroissent les investissements et stimulent le progrès technologique, et donc les revenus. De toute évidence, le problème de mauvaise gouvernance (notamment de corruption et de mauvaise gestion de l’investissement public et de l’aide publique au développement) nuit considérablement au développement économique des pays pauvres.

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MODULE 3:�FIRMES MULTINATIONALES ET INVESTISSEMENTS DIRECTS ETRANGERS

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���I. Définitions et rôle

  • Définitions
      • Diversité des définitions

  • Une Firme Multinationale (FMN) est une entreprise qui possède au moins une filiale (dans un pays étranger). Elle devient donc multinationale lorsqu’elle entreprend un investissement direct étranger.

  • Ce sont des firmes généralement de grande taille, dont l’organisation et la gestion sont le plus souvent centralisées, développant leur activité productive grâce à des filiales implantées dans plusieurs pays (au moins une filiale à l’étranger).

  • Exemples de FMN au Mali: Orange, Total, Shell…

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���I. Definitions et rôle (suite)

  • Rôle majeur des FMN dans l’économie mondiale

  • « Les mouvements internationaux de capitaux, les firmes multinationales, revêtent une importance considérable dans les relations internationales ; leurs descriptions et la compréhension de leur logique devient alors primordiale pour comprendre les évolutions actuelles et futures de l’économie mondiale »

[Mucchielli J.-L. et al, (1982)]

  • L’une des plus concrètes caractéristiques des activités des FMN dans le Monde est l’Investissement Direct Etranger (IDE). On considère généralement qu’une FMN effectue un IDE lorsqu’elle détient au moins 10% du capital d’une entreprise étrangère. Il y a donc là une logique de contrôle durable sur l’entreprise étrangère. En deçà de 10%, on dit qu’il y a investissement de portefeuille.

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���I. Definitions et rôle (suite)

Quelques données sur les FMN (sources: OMC, Banque Mondiale)

  • L’emploi des filiales des FMN s’élevait à 72,6 millions en 2007 (contre 20 millions en 1982).
  • Plus des 2/3 du commerce mondial est réalisé par les FMN.

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���II. Typologies des FMN

On peut classer les FMN selon deux principaux critères:

  • Critère 1 : selon le type de relations entre la firme et les pays d’origine et d’implantation (H. Perlmutter, 1965).

  • Critère 2 : Selon la stratégie et l’organisation de l’entreprise (M. Brooke et L. Remmers, 1973 et Michalet et Delapierre, 1976).

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���II. Typologies des FMN (suite)

Selon le Critère 1, les FMN peuvent être classées en trois catégories:

      • La firme ethnocentrique
          • Tournée vers son pays d’origine dont elle reste très dépendante.
          • Organisation et gestion très centralisées, laissant peu d’initiatives aux filiales.
          • Capital des filiales en totalité ou en quasi-totalité détenu par la société mère.
          • Capital de la société mère entièrement détenue par des nationaux du pays siège.
          • Dirigeants et même parfois les cadres supérieurs des filiales ont la nationalité du pays d’origine.

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���II. Typologies des FMN (suite)

      • La firme polycentrique
          • Axée sur les pays d’implantation.
          • Grande marge d’initiative, des compétences et des responsabilités étendues laissées aux dirigeants des filiales.
          • Groupe très décentralisé, avec éventuellement une participation de capitaux et des pouvoirs publics locaux au contrôle des filiales.

      • La firme géocentrique
          • Intégré mondialement.
          • Etat-major cosmopolite, capital du groupe partagé entre des détenteurs de plusieurs nationalités.
          • Firme décentralisée.
          • Son activité relève d’un plan d’ensemble élaboré en étroite collaboration avec les dirigeants des filiales.
          • Toute forme d’affiliation nationale tend à disparaître.

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���II. Typologies des FMN (suite)

Dans la réalité quelles catégories de FMN existent vraiment selon le Critère 1?

  • La plus grande partie des FMN dans le Monde appartient au premier type (ethnocentrique).

  • Les FMN du deuxième type (polycentrique) se révèlent instables et non viables.

  • Il n’existe pas de FMN du troisième type (géocentrique).

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���II. Typologies des FMN (suite)

Selon le Critère 2, on peut classer les FMN en fonction du niveau de développement de leurs activités et de leurs stratégies.

  • 3 types en fonction de leurs stratégies:
  • Stratégie commerciale ou phase de la filiale-relais (création des filiales par pure stratégie commerciale, se faire connaître et avoir plus de débouchés).

  • Stratégie productive ou phase de la filiale-atelier (on intègre la dimension optimalité des coûts, compétitivité..).

  • Stratégie de développement des activités intangibles (développement des activités tertiaires, localisation des sièges sociaux dans les paradis fiscaux..).

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���III. Analyse économique des FMN

  • Trois grandes questions :

      • « Pourquoi » une firme souhaite-t-elle devenir FMN ?

      • « Comment » une firme souhaite s’internationaliser ?

      • « Où » est-il souhaitable qu’elle s’implante ?

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      • IL existe plusieurs facteurs d’internationalisation:

*L’accès aux matières et sources d’énergie peu transportables;

*la main d’œuvre bon marché

* l’accès au marché donc à une plus grande demande solvable

*les subsides

*les législations permissives

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���III. Analyse économique des FMN (suite)

Pourquoi?

  • La théorie éclectique de Dunning (1981) ou OLI

  • Selon cette théorie, la FMN doit avoir des avantages sur les firmes locales pour compenser les handicaps d’entrée sur le marché local (surmonter des barrières culturelles et linguistiques et s'adapter à une nouvelle marche des affaires dans un environnement souvent hostile, subir les coûts de communication avec ses filiales à l'étranger , risque de confiscation..).

  • Ces avantages se résument à l’acronyme OLI (O = Ownership; L = Location; I= Internalisation).

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La firme multinationale doit avoir certains avantages de propriété ou spécificité (« Ownership"), tels que la possession de brevets ou une aptitude supérieure à organiser certaines activités. En effet, c’est cet atout (marque, savoir faire…) qui permettra à la firme d’avoir un avantage sur ses concurrents et de surcompenser les coûts liés à la multinationalisation.

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���III. Analyse économique des FMN (suite)

Pourquoi?

  • La théorie éclectique de Dunning (1981) ou OLI

  • La localisation (« Location") de la production jouera un rôle. D'une part la production se localisera près de la source des matières premières lorsque les coûts de transports sont élevés. D'autre part la politique commerciale - et plus généralement les politiques économiques d'un pays détermineront la localisation des FMN.

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  • Ensuite il y a la question de l‘Internalisation. La théorie de la FMN met l'accent sur le transfert de technologie qui s'effectue souvent mieux à l'intérieur d'une firme (société-mère et sa filiale), que par un système de licences d'exploitation (avec d’autres entreprises).

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���III. Analyse économique des FMN (suite)

Comment s’internationaliser?... par:

  • « Greenfield investment »
      • création ex-nihilo d’un nouvel établissement dans un pays étranger.

  • « Fusions et Acquisitions » (F&A) : (encore nommées F&A transfrontalières)
      • la FMN fusionne ou acquiert une firme existante. Ce mode d’internationalisation est de loin le plus important dans le monde (en général) et tout particulièrement dans les pays développés.

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  •  Joint-ventures » (JV) : co-entreprise avec mise en commun des connaissances et des avoirs. Plusieurs JV peuvent être différenciées : deux entreprises étrangères créent une nouvelle entreprise dans un pays, une entreprise étrangère crée une nouvelle entité avec une entreprise privée locale, ou enfin avec une participation du Gouvernement local.

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  • Brownfield investment » : rachat d’un établissement mais changement de l’organisation, de l’activité par le nouvel investisseur (situation hybride entre l’acquisition et le greenfield).

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���III. Analyse économique des FMN (suite)

Où se localiser?.... en fonction de:

  • La Demande

se localiser dans des zones qui offrent un meilleur accès à la demande. Ces localisations « centrales » leur permettent au mieux de se rapprocher de leurs débouchés potentiels. Elles limitent de ce fait les coûts de transport vers les consommateurs et/ou vers leurs fournisseurs. .

  • Les Coûts (main d’œuvre, matières premières …)

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La Présence d’autres entreprises

les FMN peuvent également rechercher la proximité d’autres firmes pour bénéficier d’externalités positives (externalités technologiques). Cette recherche d’agglomération spatiale sera toutefois limitée par l’existence d’externalités négatives. Les études confirment que la présence de firmes (locales ou étrangères) sur le territoire exerce finalement un pouvoir attractif .

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La Politique d’attractivité du pays hôte Les politiques d’aménagement du territoire, les subventions, les allégement fiscaux aux FMN qui choisissent de se localiser dans les régions concernées ont des effets réels mais limités.

Autres déterminants: déterminants économiques (qualité des infrastructures, variation du taux de change, du taux d'inflation…) déterminants sociaux (proximité en termes de culture, de goûts…)

      • déterminants politiques (insécurité…)

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���IV. Les conséquences de la multinationalisation des entreprises

1. Pour les pays en développement

  • Positives (création d’emplois, transfert de technologies, diversité des produits pour les consommateurs, baisse des prix liée à la concurrence, augmentation des recettes fiscales..).
  • Négatives ( externalités négatives des activités productives (pollution), problème de souveraineté de l’Etat, fragilité des industries locales face à cette forte concurrence…).

2. Pour les pays riches

      • Positives (rapatriement des bénéfices pour investissement et innovation, hausse de la compétitivité des entreprises occidentales par réduction des coûts, diversités des produits..).
      • Négatives (délocalisation de la production, pertes d’emplois..).