PROGRAMME DE MICROÉCONOMIE (L1)�
Programme Microéconomie L1 (FSEG-Bamako)
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Programme Microéconomie L1 (FSEG-Bamako)
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Parties | Titres |
Partie 1 | La théorie du Consommateur |
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Partie 2 | La théorie du Producteur |
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Partie 1: | Théorie du Consommateur |
Chapitre 0 | Introduction à l’économie |
Chapitre 1 | Les préférences et la théorie de l’utilité |
Chapitre 2 | La demande du consommateur et les notions d’élasticité |
Chapitre 3 | Les applications et les limites de la théorie du choix du consommateur |
PLAN DU COURS
0- Objectifs
-Introduction (Quelques Concepts & Définitions)
1- La préférence du Consommateur
2- L’utilité
3- Les Courbes d’Indifférences (C.I)
4- Taux Marginal de Substitution (TMS)
5- Choix optimal du Consommateur
6-Application sur le Cours.
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�OBJECTIFS �
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� CHAPITRE 0 : INTRODUCTION À L’ÉCONOMIE �
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QUELQUES CONCEPTS & DÉFINITIONS
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QUELQUES CONCEPTS & DÉFINITIONS
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�Rappels de quelques notions�
L’économie est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services. Chez les Anglo-Saxons, l’économie est définie comme étant la science sociale qui traite de la répartition des ressources rares entre un nombre illimité d’utilisations concurrentes. Ils utilisent le mot « ressource » pour décrire quelque chose de tangible: blé, riz, pain, eau, main-d'œuvre, etc. Chaque ressource est relativement rare, ce qui signifie que la disponibilité de toutes les ressources est insuffisante pour satisfaire tous ses utilisateurs potentiels.
Économique est un mot grec qui apparaît comme titre de deux traités, l'un de Xénophon, l'autre d'Aristote, dont l'objet est la connaissance et la formulation des lois (« nomos ») permettant d'optimiser l'utilisation des biens d'une maison (« oikos »), considérée comme unité collective de production d'une famille élargie ou d'un clan.
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�Rappels de quelques notions�
L'économie part du principe que les ressources sont en quantités limitées, et qu'il faut donc choisir comment les employer. Dans la rareté, le choix d'une alternative implique le renoncement aux autres alternatives possibles. C'est ce qui est nommé en économie le « coût d’opportunité » qui est l’un des concepts les plus importants en économie. Il désigne aussi la perte des biens auxquels on renonce lorsqu'on procède à un choix, autrement dit lorsqu'on affecte les ressources disponibles à un usage donné au détriment d'autres choix. Lorsque la valeur économique d'une ressource n'est pas révélée sur le marché, on peut estimer sa valeur en utilisant le concept de coût d’opportunité, le coût de renonciation, qui est la valeur de la meilleure option que l’on a sacrifiée en faisant notre choix allocatif.
Il mesure la perte des biens auxquels on renonce en affectant les ressources disponibles à un usage donné.
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�Rappels de quelques notions�
La microéconomie traite l’économie du producteur ou du consommateur individuel. La microéconomie de la production porte sur l’économie du producteur individuel ou d’une entreprise prenant des décisions de gestion. La microéconomie de la consommation est l’économie du consommateur individuel dans la prise de décisions concernant l’affectation du budget familial. Elle analyse les comportements des agents économiques individuels (consommateurs et entreprises) et de leurs relations sur les différents marchés où s'échangent les produits et les facteurs de production :
Elle a pour objet l’étude du comportement, supposé rationnel des agents économiques (homoœconomicus) en termes de consommation et de production, de la fixation des prix et des revenus.
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�Rappels de quelques notions�
La macroéconomie est l'approche théorique qui étudie l'économie à travers les relations existant entre les grands agrégats économiques, le revenu, l'investissement, la consommation, le taux de chômage, le Produit Intérieur Brut (PIB), l'inflation, etc. En tant que telle, elle constitue un outil essentiel d'analyse des politiques économiques des États ou des organisations internationales.
L'agent économique est une personne physique ou morale prenant des décisions d'ordre économique. L'agent économique peut être un individu, un ménage, une entreprise, un pays, une collectivité territoriale ou encore une instance internationale... Chaque agent économique est caractérisé par ses fonctions dans l'économie (consommation, investissement etc.). L'agent économique est à la base de l'analyse microéconomique, et aussi de la macroéconomie agrégée.
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ON DISTINGUENT LES PRINCIPAUX AGENTS ÉCONOMIQUES:
1- Les entreprises productrices de biens ou de services destinés à la vente (ce groupe comprend les commerces) ;
2- Les institutions financières qui effectuent des opérations financières (prêts, emprunts, assurance) et en tirant un revenu ;
3- Les ménages, ensemble des personnes considérées sous l’angle des seules opérations économiques liées à la vie domestique (consommation finale) ;
4- Les administrations qui rendent des services sans contrepartie directe (services gratuits pour la collectivité) ;
5- L’extérieur composé de tous les agents économiques situés hors du territoire national.
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CHAPITRE 1 : LES PRÉFÉRENCES ET LA THÉORIE DE L’UTILITÉ
OBJECTIFS
A la fin du présent chapitre l’étudiant (e) doit être capable :
De calculer les quantités optimales (donc préciser les quantités demandées).
Le consommateur est un agent économique dont la caractéristique dans l’économie est l’acquisition et la consommation de biens et services grâce à un revenu donné. Il est relié aux entreprises par:
Le consommateur ‘’rationnel’’ dans le processus de satisfaction de ses besoins est toujours soumis à deux catégories de contraintes qui sont :
Dans le présent exposé le ‘’consommateur’’ est d’abord un agent économique et peut être défini comme toute entité économique (qui peut être un individu ou un ménage ou une tribu) qui prend des décisions de consommation en choisissant parmi l’ensemble de paniers (combinaison de biens) qu’il peut acquérir en vue de la satisfaction finale d’un ou des besoins.
La rationalité du consommateur suppose que le consommateur est toujours capable de classer les différents paniers de biens auxquels il a accès afin de pouvoir déterminer quel est le panier préféré. Ce classement est en réalité un « classement subjectif ».
C'est-à-dire un classement personnel.
I. PRÉFÉRENCE ET UTILITÉ
A. Préférence
L’individu est rationnel (il est capable de définir ses préférences et de les classer). Tout part donc des préférences individuelles.
L’individu a la possibilité de consommer un certain nombre de biens x. On lui demande de définir ses préférences sur un bien ou un service.
La préférence est le choix qu’effectue un consommateur « rationnel » parmi un ensemble de paniers de biens et ou de services accessibles.
1. Hypothèses concernant la préférence du consommateur
Dans la mesure où le consommateur choisit entre plusieurs paniers composés de biens et ou services présents dans des quantités différentes, il est utile de structurer le choix qu’opérera le consommateur et ce sont les hypothèses qui servent à cela.
Le panier par définition est l’ensemble de tous les biens et services que consomme un individu.
Elles (hypothèses) sont principalement au nombre de 4:
(la comparaison ou la complétude, la transitivité, la non-saturation ou de non-satiété, la convexité)
Hypothèse 1 : la comparaison ou la complétude
Elle suppose que le consommateur est capable face à deux paniers ou bouquets de biens ou services A et B à n’importe quel moment de dire seulement une des trois propositions : soit il préfère le panier A au panier B, soit le panier B au panier A, soit il est indifférent aux deux paniers.
▪ Relation complète : A préféré ou indifférent à B.
Hypothèse 2 : la transitivité
Elle suppose que si le consommateur fait face à trois bouquets ou paniers de biens (services) A, B et C ; quand il dit : préférer le panier A au panier B et le panier B au panier C ce qui va le conduire à préférer le panier A au panier C. Intuitivement aussi s’il est indifférent entre les paniers A et B et entre B et C donc il sera aussi indifférent aux paniers A et C.
▪ Relation transitive → si A est préféré ou indifférent à B et si B est préféré ou indifférent à C, alors A est préféré ou indifférent à C.
Hypothèse 3 : la non-saturation ou de non-satiété
Ceteris paribus, le consommateur préfère toujours un panier ou un bouquet de biens (services) qui contient beaucoup de quantités de biens (services) à un panier qui en contient moins. Si le bouquet A contient plus de biens (services) que le bouquet B le consommateur préférera le bouquet A. C’est-à-dire que, de plus, on supposera également qu'un consommateur préfère toujours consommer plus que moins. C'est-à-dire que si on prend un panier puis qu'on augmente la quantité d'un ou plusieurs biens, alors le nouveau panier sera préféré au panier initial Toute chose égale par ailleurs.
Hypothèse 4 : la convexité
Le taux auquel le consommateur est prêt à remplacer une unité du bien (service) Y, en échange d’une certaine quantité du bien (service) X, tout en ayant la même satisfaction après l’échange, décroit après avoir eu une plus grande quantité de X et moins de Y.
2-L’UTILITÉ & FONCTION D’UTILITÉ
-L’unité de mesure de l’utilité
-L’utilité totale
* Fonction croissante
-L’utilité marginale
* Décroissance de cette utilité
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Utilité
L’utilité d’un consommateur est une mesure de la satisfaction que le consommateur retire de la consommation des biens et services.
2.1. La fonction d’utilité
Une fonction d'utilité est une manière d'attribuer une valeur à chaque panier de consommation en accord avec les préférences du consommateur.
La fonction d’utilité d’un consommateur donne l’utilité totale générée par son panier de consommation.
(Au début du 19ème, une nouvelle mesure est apparue : l’util(e). Ca n’a pas bien marché.). La difficulté quand on évalue, c’est de donner un sens à la comparaison.
La mesure de l’utilité en unités hypothétiques est appelée « Util », donc une unité d’utilité est un util.
NB : la fonction d’utilité totale est croissante jusqu’à atteindre son niveau maximal puis commence à décroitre sans être négative.
Utilité Cardinale vs Utilité Ordinale
Les premiers économistes néo-classiques (William Stanley, Jevons, Léon Walras et Carl Menger), à la fin du 19e siècle, admettent que l’utilité d’un consommateur est mesurable.
Dans la théorie de l'utilité cardinale on considère que la valeur
de la fonction d'utilité pour un panier mesure la satisfaction que tire le consommateur de ce panier.
Dans ce cas si l'on a:
U (X ) = 2U (Y ) , (avec U (Y ) > 0 )
alors le consommateur aime deux fois plus X que Y. Donc l’Utilité est dite Cardinale.
La valeur de l’utilité U n’a pas au plan économique une signification assez importante.
L’univers dans lequel on raisonne, c’est celui de l’utilité ordinale. Bien que n’étant pas mesurable, l’utilité a un sens en tant qu’ordre représentatif des préférences individuelles.
Le principe de l’utilité ordinale est donc la simple classification des préférences du consommateur. Le principe de base de l’analyse de l’utilité ordinale est de reformuler la théorie du choix du consommateur en termes de préférences du consommateur.
Il suffit simplement que le consommateur soit capable d’ordonner rationnellement ses préférences. Il dispose alors d’une nouvelle mesure de son utilité : une mesure ordinale.
2.2. Représentation graphique d’une fonction d’utilité
Pour représenter les préférences du consommateur sous la forme d’une fonction, il faut que la fonction d’utilité vérifie trois propriétés :
Il est souvent commode d’utiliser une fonction d’utilité pour caractériser le comportement du consommateur.
L’utilité totale (UT) : satisfaction qu’un consommateur retire de la quantité totale de biens consommés. Plus la consommation est élevée, plus l’utilité totale est élevée.
La fonction d’utilité est concave en ce que l’utilité totale augmente jusqu’à un certain seuil (point de saturation) avec la quantité de biens consommés mais à un rythme décroissant. Ceci parce que lorsqu’un bien devient relativement abondant, son utilité ou sa valeur relative aux yeux du consommateur diminue.
Le point x* est un maximum parce qu’il procure à la fonction d’utilité une valeur qu’aucun autre point de l’ensemble de faisabilité ne peut lui procurer. Lorsque la consommation de l’individu va au-delà de x*, son niveau de vie ou de satisfaction baisse.
Bien 1 | Utilité totale | Utilité marginale |
x1 | U | Umx1 |
11 | 27 | – |
12 | 31 | 4 |
13 | 33 | 2 |
L’utilité marginale d’un bien est définie comme étant l’utilité supplémentaire (ou additionnelle) apportée par la consommation d’une unité supplémentaire de ce bien.
Le niveau de satisfaction de l’individu dépendant des quantités de biens consommées, on peut établir la relation suivante : U = U(x1, x2). Etant donné que ce sont les quantités de biens qui déterminent le niveau de satisfaction, une variation de la quantité de bien consommée entraîne une variation de la satisfaction. L’effet de l’accroissement d’une unité (ou d’un accroissement infinitésimal) du bien 1 ou bien 2 sur l’utilité ou la satisfaction totale de l’individu est appelé utilité marginale du bien.
L’utilité marginale du bien 1 est donnée par le rapport des variations de l’utilité totale et de la quantité consommée du bien 1, soit :
Umx1 = ΔU/Δ x1 Fonction discrète cas biens imparfaitement divisibles
ou Umx1 = dU/dx1 Fonction continue cas biens parfaitement divisibles
Le point x* étant un maximum, son utilité marginale est égale à zéro et pour toutes les quantités venant après x*, l’utilité marginale devient négative.
Le supplément d’utilité fourni par des quantités croissantes d’un bien diminue jusqu'à devenir nul au point de satiété.
U’(X)>0 et U’’(X)<0
L’utilité marginale est positive
L’Um est positive, mais elle diminue au fur et à mesure que la consommation d’un bien augmente : l’utilité marginale est décroissante.
La dérivée de l’utilité marginale est négative
Cela signifie que l’utilité marginale est positive et décroissante.
Le principe de l’utilité marginale décroissante
L’utilité marginale d’un bien ou d’un service est la variation d’utilité totale générée par la consommation d’une unité supplémentaire de ce bien ou service.
La courbe représentative d’une utilité marginale indique en quoi l’utilité marginale dépend de la quantité de bien ou service consommé.
Le principe de l’utilité marginale décroissante stipule que chaque unité supplémentaire consommée d’un bien ou d’un service augmente moins l’utilité totale que l’unité précédente.
L’Um est positive, mais elle diminue au fur et à mesure que la consommation d’un bien augmente : l’utilité marginale est décroissante.
B. L’expression de la courbe d’indifférence
1. Définition
Chaque niveau de satisfaction est traduit par une valeur attribuée à la fonction d’utilité qui peut être représenté par une courbe et celle-ci porte le nom de courbe d’indifférence.
La courbe d’indifférence (ou courbe d’iso-utilité) est donc par définition le lieu géométrique où un ensemble de combinaison de paniers qui donne le même niveau de satisfaction ou d’utilité au consommateur.
Elle est l’ensemble des combinaisons de deux biens ou services pour lesquelles le consommateur est indifférent.
3-COURBES D’INDIFFÉRENCE
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NB : les courbes d’indifférence du consommateur sont similaires aux isoquantes de la théorie du producteur.
2. Les propriétés des courbes d’indifférence
Ces propriétés reflètent les hypothèses faites sur le comportement du consommateur. On associe généralement 5 propriétés aux CI:
Propriété 1 : les courbes d’indifférences ne se coupent jamais.
Propriété 2 : plus une courbe d’indifférence est éloignée de l’origine, plus elle indique un niveau d’utilité totale élevé.
Propriété 3 : les courbes d’indifférence sont inclinées vers le bas ou sont décroissantes.
Propriété 4 : les courbes d’indifférence sont convexes.
NB : seules les courbes représentatives des biens ordinaires satisfont aux 4 propriétés énumérées ci-dessus. Les propriétés 1 et 2 sont quand même communes à toutes les courbes d’indifférence quelle que soit la nature des biens consommés.
X et Y sont des biens ordinaires dans la fonction d’utilité d’un consommateur si le consommateur exige davantage d’unités de X en compensation d’une moindre quantité de Y et vice versa ; ce qui aboutit à un taux marginal de substitution du consommateur décroissant.
Propriété 5 : les courbes d’indifférence correspondant à des niveaux différents de satisfaction ne peuvent se couper.
Cas particuliers de courbes d’indifférences
La fonction d’utilité du consommateur peut être fonction de biens ou services qui ne sont pas des biens ordinaires ; dans une telle situation les courbes d’indifférence ne satisferont pas les 4 propriétés citées ci-dessus. Par conséquent elles auront d’autres formes.
Les biens ‘’substituts parfaits’’
Dans un tel cas les biens constitutifs du panier sont parfaitement équivalents pour le consommateur. Ces biens sont toujours interchangeables. Le consommateur est donc prêt à substituer un bien à l’autre mais à un taux constant.
Ce qui compte pour le consommateur est la quantité totale des biens contenus dans le panier accessible.
Exemple : deux variétés d’huiles de cuisine (à supposer qu’elles aient la même qualité).
La forme générale des courbes d’indifférence associées à de telles préférences sont des droites comme représenter dans la figure ci-dessous.
Les biens ‘’Compléments parfaits’’
Pour des biens qui sont des compléments parfaits, le consommateur utilise le panier dans lequel les biens sont dans des proportions bien définies ; donc la quantité de chaque bien est fixée pour sa consommation.
Ce sont des biens dont leur consommation se fait simultanément et en proportion fixe.
Exemple : une paire de chaussures (rapport de 1 pour 1). Dans ce cas, le nombre de paires complètes sera la valeur minimale du nombre de chaussures gauches (x) et de celui de chaussures droites (y).
La fonction d’utilité a donc la forme suivante :
D’une manière générale, une fonction d’utilité décrivant les préférences pour les biens strictement complémentaires s’écrit :
Les CI sont des droites perpendiculaires.
Figure 5: courbes d'indifférence de biens parfaitement complémentaires[1].
�
[1]
C. Le Taux Marginal de Substitution (TMS)
Ce concept joue un rôle central dans l’analyse du comportement du consommateur.
1. Définition
Soit le panier A= (x, y) accessible au consommateur. De satisfaction peut être obtenu de différentes combinaisons des 2 produits X et Y, il est important de déterminer le taux auquel le consommateur est disposé à substituer le bien X au bien Y ou le bien Y au X pour maintenir ce même niveau d’utilité. Ce « taux psychologique d’échange » est appelé taux marginal de substitution et se calcule à partir de la fonction d’utilité : U = f(x, y)
Le concept qui permet d’obtenir ce rapport est le taux marginal de substitution (noté TMS).
Le TMS entre deux biens est donc par définition : le taux auquel un consommateur accepterait de renoncer à une unité d’un bien pour obtenir une certaine quantité d’un autre bien, sans modifier son niveau de satisfaction.
Ou encore d’une manière générale, le TMS est défini comme le taux auquel le consommateur est disposé à échanger une quantité de bien contre une quantité d’un autre bien tout en conservant le même niveau de satisfaction (le même degré d’utilité).
Autrement dit, le TMS entre X et Y correspond à la quantité de Y que l’on est prêt à céder pour obtenir une unité supplémentaire de X, tout en gardant le même niveau d’utilité:
Le TMSx à y permet de déterminer la quantité du bien Y à laquelle renonce le consommateur pour lui substituer une certaine quantité du bien X de telle sorte qu’il conserve le même niveau d’utilité.
Ou encore, le TMSxy (entre x et y) est le rapport positif entre la quantité Δy que le consommateur est prêt à céder et la quantité Δx qu’il désire recevoir en contrepartie pour maintenir constant son niveau de satisfaction.
Cas des variables discrètes
Cas des variables continues
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Le TMS entre x et y est le rapport positif entre la quantité Δy que le consommateur est prêt à céder et la quantité Δx qu’il désire recevoir en contrepartie pour maintenir constant son niveau de satisfaction.
Détermination graphique du TMS
Figure 6: Calcul du TMS graphiquement par la pente arc.
Calculons la pente arc à la courbe au point B.
Cette valeur est négative d’où il faut prendre sa valeur absolue quand elle doit être prise pour la valeur du
La décroissance du TMS
Dans le cas général (cas des biens ordinaires), le TMS prend des valeurs décroissantes tout au long de la Courbe d’Indifférence. Cette décroissance du TMS explique la convexité des Courbes d’indifférence par rapport à l’origine des axes.
=
4. Relation entre l’utilité marginale et le Taux Marginal de Substitution
Soit un niveau constant d’utilité obtenu par la consommation du panier A = ( ; ) dont la fonction d’utilité est
En procédant à la dérivée partielle totale de la fonction d’utilité en fonction des variables explicatives nous obtiendrons l’expression qui suit :
De là nous pouvons conclure que dans une économie à deux biens le rapport des utilités marginales des deux biens égalise le Taux marginale de substitution.
4. Choix optimal du consommateur et les fonctions de demandes
Après avoir parlé des préférences du consommateur ; des contraintes sous lesquelles le consommateur accède aux biens disponibles dans l’économie. Il est temps maintenant de traiter la question essentielle du choix optimal du consommateur.
L’optimum est la combinaison de biens qui procure au consommateur la plus grande utilité possible au consommateur par l’utilisation dudit panier de biens sous les contraintes de l’ensemble de consommation et de l’ensemble de budget.
4.1. Le programme objectif du consommateur
Le consommateur supposé ‘’rationnel’’ cherchera à toujours maximiser son utilité sous les contraintes de consommation et de budget.
Les contraintes
Il représente l’ensemble des biens de l’économie que le consommateur peut physiquement se procurer.
Cette catégorie est plus économique que celles de l’ensemble de consommation. Les biens ont un prix et la richesse du consommateur (son revenu net disponible) allouée à la consommation est limitée. Ces deux effets combinés donnent naissance aux contraintes de l’ensemble de budget.
Soit la fonction d’utilité du consommateur consommant les biens Les contraintes de l’ensemble de consommation seront :
Les contraintes de l’ensemble de budget seront :
Si les prix respectifs des deux biens du marché ; et
la Richesse ou le Revenu du consommateur alloué à la consommation des deux biens
La contrainte de l’ensemble budgétaire s’écrit dans ce cas dans d’une économie à deux biens :
A la suite de cela le programme objectif du consommateur ‘’rationnel’’ peut être modélisé comme suit :
Max [
Sous contrainte :
4.2. Résolution mathématique du programme objectif du consommateur
Résoudre le programme de maximisation du consommateur se résume à la résolution d’un problème d’optimisation sous contrainte ou la recherche d’un ‘’extremum lié’’.
Une des méthodes de résolution préconisées est la méthode de Lagrange appelée aussi méthode du lagrangien.
La méthode de Lagrange consiste à former à partir de la fonction objective (ici et de la contrainte qui doit être nulle, une nouvelle fonction telle que :
�
Joseph Louis Lagrange (1736-1813), mathématicien et astronome français. Né à Turin.
Les conditions d’optimalité dans une situation d’extrema liés sous contraintes sont de deux (02) ordres qui sont :
La résolution des équations issues des conditions du premier ordre permet d’obtenir les quantités optimales du consommateur qui maximisent son utilité compte tenu des prix du marché et de sa richesse ou revenu alloué à la consommation.
Ces quantités sont notées : elles sont généralement fonction des prix des deux biens et du revenu
L’optimum est atteint en ce point noté .
A l’optimum tout le revenu du consommateur est consommé pour l’achat des biens du panier.
4.3. Résolution économique du programme
Les mêmes quantités peuvent être obtenues ou encore le consommateur peut atteindre le panier qui maximise son utilité en procédant au raisonnement suivant :
Son optimum est atteint quand son taux psychologique d’échange des deux biens qu’est le TMS égalise au taux objectif d’échange fourni par le marché qui est le rapport des prix des deux biens sur le marché. En d’autres termes l’équilibre est atteint par le consommateur quand le taux auquel il veut échanger les deux biens l’un contre l’autre est égal au taux auquel il peut réellement les échanger sur le marché.
Dans la mesure où nous sommes arrivés à la conclusion (supra) que le TMS est égal au rapport des utilités marginales ; nous pouvons écrire à l’optimum que :
De cette expression les quantités optimales sont obtenues et identiques à celles obtenues par la résolution mathématique.
Elles sont : et (
4.3. Résolution graphique du programme
Elle aboutit aux mêmes quantités optimales que dans les deux précédentes résolutions.
Elle consiste à tracer dans un plan la contrainte de budget et les courbes d’indifférences associées aux différents niveaux de satisfaction procurés par les différents paniers accessibles.
A l’équilibre : , la droite de budget du consommateur sera tangente à la courbe d’indifférence (le point de tangence représente celui qui est situé sur la plus haute courbe d’indifférence, en ce point puisque le TMS représente la pente de la tangente à la
courbe on a : TMS = , la satisfaction est maximale quand le TMS
est égal au rapport des prix), ce qui va permettre de trouver l’utilité optimale associée au panier optimal concerné.
et ( sont les quantités des biens que le consommateur demande en fonction des prix des biens et de son revenu. Elles représentent les fonctions de demande des biens qui maximisent l’utilité du consommateur.
5. La fonction d’utilité directe et la fonction d’utilité indirecte
Elle est exprimée en fonction des quantités optimales demandées par le consommateur. En d’autres termes elle s’obtient en remplaçant les quantités optimales obtenues après la résolution du programme objectif du consommateur.
Si et sont les quantités optimales obtenues ; l’utilité directe devient :
5.2. La fonction d’utilité indirecte
La maximisation de l’utilité du consommateur sous la contrainte budgétaire est dépendante du niveau de revenu net dont il dispose et aussi du niveau des prix des biens sur le marché. Cette dépendance est reflétée par l’utilité indirecte du consommateur.
Notons par , cette utilité.
devient fonction : du revenu net du consommateur ; des prix des biens
PARTIE 2: LA THÉORIE DU PRODUCTEUR
PLAN DU COURS
1- Objectifs
2- Techniques de productions et fonction de production
- Production dans le Long terme
3- Application
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1- OBJECTIFS
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Les caractéristiques des facteurs de production
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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L (en heure)
PT
L*
2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
CAS DES INPUTS COMBINÉS DANS DES PROPORTIONS VARIABLES
CAS DES INPUTS QUI SONT DES SUBSTITUTS PARFAITS
K
0 L
K
0 L
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- Cas des compléments parfaits
K
0 L
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Ratio
2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Propriétés des isoquantes
- P1: Nord-Est (carte d’isoquantes)
- P2: ne peuvent se couper
- P3: généralement convexes (pentes négatives)
- P4: généralement décroissantes
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Résolution du programme objectif « Primal »
- La résolution du programme objectif peut être faite suivant au moins 3 méthodes de résolution qui sont :
- La méthode mathématique ;
- La méthode économique ;
- La méthode graphique.
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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CT(Q)= CV(Q)+ CF
CF
CV(Q)
CF
2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Représentation graphique du coût total de long terme
C(Q)
0 Q
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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2- TECHNIQUES DE PRODUCTION ET FONCTION DE PRODUCTION
* Rendements d’échelle
Degré d’homogénéité
R d’échelle croissants
R d’échelle décroissants
R d’échelle constant
* Economies d’échelle (Déséconomies d’échelle)
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3- APPLICATION
Théorie du Producteur - USSGB / FSEG
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