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IRM: Protocoles et sémiologie

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I-Généralités:

1-Définition:

IRM est une modalité d’imagerie médicale faisant appel à un champ magnétique puissant et des ondes radiofréquences. Elle permet une exploration morphologique, métabolique et fonctionnelle des différents organes de corps humain et fournit des images tridimensionnelles et en coupes de grande précision anatomique

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2-Principe :

L’IRM consiste à étudier les modifications de l’aimantation des noyaux d’une substance sous l’action conjointe d’un champ magnétique statique élevé B0 et un champ magnétique tournant B1 (onde radiofréquence).

L’aimant principal permet d’orienter tous les protons dans une même direction. Ceux-ci sont ensuite écartés de cette direction grâce à l’énergie donnée par une radiofréquence générée par une antenne. Lorsque l’émission de l’antenne s’interrompe, les protons reprennent leur position d’équilibre dans le champ magnétique (relaxation); en redonnant de l’énergie . Cette énergie redistribuée est décomposée suivant un axe parallèle à B0 (relaxation longitudinale ou T1) et un axe perpendiculaire B0 (relaxation transversale ou T2). Les relaxations T1 et T2 des protons dépendent des tissus, ceci permet d’obtenir deux images de contraste différent des différents tissus. Ces images sont appelées images pondérées T1 et T2.

La localisation du signal dans l’espace se fait en créant un gradient de champ magnétique à l’aide de bobines de gradient.

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3-Contre indication à l’IRM:

Dans l’environnement IRM, le champ magnétique statique, les gradients de champ magnétique et les ondes de radio fréquence peuvent entrainer chez un patient porteur de dispositif médical implantable (DMI) un déplacement du matériel, un réchauffement, des interférences ou altérations des composantes électroniques.

Absolues :

  • Pacemaker ou défibrillateur cardiaque implantable
  • Neurostimulateur
  • Implant cochléaire
  • Système d’injection automatisé implanté : pompes à insuline.
  • Corps étranger métallique en particulier intra oculaire

Relatives :

  • Les implants métalliques plus ou moins ferromagnétiques : tout dépend de la nature de l’implant, du site et de la date d’implantation: clips chirurgicaux, prothèses orthopédiques et dentaires .

En cas de doute sur l’innocuité d’un DMI en rapport avec une exploration IRM à réaliser, il faut :

- Obtenir la référence exacte du matériel implanté

- Se référer aux instructions du fabriquant concernant son utilisation dans un champ magnétique

-Même si le matériel est compatible avec la réalisation d’une IRM , il faut être attentif à tout effet indésirable ressenti

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  • La grossesse: en général, les 3 premiers mois sont contre-indiqués en application du principe de précaution. Cependant, si l’apport diagnostique est évident, en remplacement d’une exploration irradiante et si aucune autre technique non irradiante n’est adaptée, l’IRM peut être réalisée chez la femme enceinte, sachant que, pour l’instant, aucun effet nocif des explorations IRM durant la grossesse n’a pu être mis en évidence.
  • Exploration IRM post-opératoire : après mise en place d’implants non ferromagnétiques, l’IRM peut être effectuée immédiatement ; pour des implants légèrement ferromagnétiques (stent, coils, filtres...), il convient d’attendre 6 à 8 semaines avant d’effectuer un examen IRM.
  • Eclats métalliques, en fonction de leur caractère ferromagnétique et de leur situation anatomique : risques de déplacement et de réchauffement.
  • Dispositifs transdermiques (patchs) : risques de brûlures avec certains patchs contenant un feuillet métallique.
  • Tatouages : également risques de brûlures lorsqu’ils sont situés dans la zone à étudier.
  • La claustrophobie
  • L’obésité

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4-Instrumentation:

L’aimant principal: Il s'agit de l’élément de base de l'appareil. Il produit le champ magnétique B0 qui doit être intense et homogène.

Les bobines de gradient: ont pour but de créer une variation graduelle de champ magnétique dans l'espace, permettant le codage spatial de l'image , les gradients produisent des modifications de champs magnétiques principal qui s'ajoutent ou se retranchent de B0. le passage du courant électrique dans une bobines les fait vibrer ;cette vibration est à l'origine de la nuisance sonore de l'IRM.

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L’antenne: permet l’émission des ondes RF et la réception du signal. Le signal RMN étant extrêmement faible, l'antenne de réception doit être d'excellente qualité́. On distingue globalement deux types :

  • L’ antenne de volume: Elle est soit émettrice et réceptrice, soit uniquement réceptrice (dans ce cas, l'antenne corps est émettrice). Elle peut contenir une région de l'organisme (antenne tête, genou...), voire tout le corps (antenne corps).L'antenne corps est directement incorporée à l'aimant. Elle est toujours émettrice et réceptrice.
  • L’ antenne de surface: Elle est uniquement réceptrices (l'antenne corps étant émettrice). Elle est appliquée le plus près possible des régions explorées. le signal recueilli est important ; la région explorée est limitée en profondeur et le bruit est diminué .

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5-Le contraste en IRM:

Définition : pondération de l’acquisitions pour faire ressortir le signal d’un tissu

Pondération T1:

Le TR conditionne la pondération en T1 d'une séquence , plus on raccourcit le TR, plus la séquence est pondérée en T1 et c'est le tissu à T1 le plus court qui donnent le signal le plus élevé ; plus on allonge le TR, plus la séquence est «déponderée» en T1:

TR : entre 400 et 500 ms (idéal=500ms):

Si le TR inf à 400ms, peu de repousse, donc peu de signal et de contraste en T1

Si TR sup 600 ms , trop de repousse , influence de la densité de proton mais signal plus fort

TE: inf 20 ms (le plus court possible):

Si TE augmente , influence de la relaxation T2 et signal plus faible

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Pondération T2:

Le TE conditionne la pondération en T2 d'une séquence , plus on allonge le TE, plus la séquence est pondérée en T2 et c'est le tissu à T2 le plus long qui donne le signal le plus élevé ;et plus on raccourcit le TE, plus la séquence est «déponderée » en T2.

TR: sup a 3000 ms( le plus long possible)

Si le TR inf à 3000 ms, influence de la relaxation T1 et allonge la durée d’acquisition

TE:

- Inf à 30 ms: ni influence T1 ni influence T2, donc pondération densité de proton

-TE sup a 100 ms, Influence T2 ; donc pondération T2

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Le signal RMN d'un tissu varie donc selon ses caractéristiques T1, T2 et sa densité protonique

-Une substance avec un T1 long et un T2 long (ex : eau) donnera un hypo signal T1 et un hyper signal T2

-Une substance avec un T1 court et un T2 long donnera un hyper signal T1 et T2

-Le gadolinium raccourcit le temps de relaxation T1 et donne un hyper signal T1, avec un effet moins important sur le signal en pondération T2 (hypo signal).

En pratique on retient:

TE est toujours inférieur à TR

TR court : de l’ordre du T1 le plus court d’un tissu : en général < 500 ms

TR long : 3 fois un TR court : en général > 1500 ms

TE court : < 30 ms

TE long : 3 fois un TE court : > 90 ms

T2

T1

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6-Le jour de l’examen :

  • Vérifier l’identité du patient
  • Vérifier le respect des contre indications
  • Vérifier que la fiche de consentement est signée
  • Tous les objets métalliques (bijoux, pinces, épingles à cheveux, prothèses auditives et dentaires, ceinture et soutien-gorge pour les examens médullaires, etc.) ainsi que les montres, les appareils électroniques (téléphone portable, etc.), les cartes magnétiques sont enlevés avant l'examen
  • Expliquer au patient la procédure d’examen ( examen indolore, temps , bruit , importance de rester immobile, l’injection )
  • Les personnes accompagnant le patient dans la salle d'examen doivent respecter les mêmes précautions que le patient lui-même (pas de pacemaker; ablation des prothèses auditives; suppression des cartes magnétiques, montres, téléphones portables, etc.). Elles doivent bénéficier de protections auditives. Il faut leur expliquer qu'elles doivent rester immobiles pour ne pas perturber le champ magnétique.

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  • Claustrophobie : Les patients souffrant de claustrophobie peuvent ressentir de l’angoisse à l’idée de subir un examen de résonance magnétique. Le manipulateur est là pour les soutenir et les aider à réussir leur examen. une pré médication (anxiolytique) peut être prescrite par le médecin traitant, mais il faudra alors prévoir un accompagnateur pour le retour à la maison et lui déconseiller la conduite
  • Le jeun: seule l’IRM abdominale nécessite le jeun.
  • Dans la population pédiatrique: une sédation est nécessaire , c’est pour ça un jeun de 6 heures est requis
  • Si le malade n’est pas conscient (comateux): on ne peut pas introduire le chariot car il est ferromagnétique , à ce moment la il faudra faire sortir la table d’IRM pour déplacer le malade
  • Vérifier qu'une voie d’abord est mise en place pour les malades à injecter
  • Si la patiente allaite et un produit de contraste est administré , il faut suspendre l’allaitement pendant 24 h( gadolinium ou iode)

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7-La réalisation de l’examen :

  • Introduire le nom et le poids du patient dans la machine
  • Installer le malade sur la table une fois qu'il a enlever tous les objets métalliques
  • Mettre en place l’antenne : selon type d’études :
  • antenne tête pour crane , rocher , hypophyse , parotide
  • antenne rachis pour de la moelle et rachis
  • antenne genou , pelvis , abdomen……
  • rapport entre le volume total de l'antenne et le volume placé dans l'antenne. En effet, le signal utile ne provient que de la région explorée mais le bruit provient de l'ensemble du volume placé dans l'antenne.
  • le patient doit être confortablement installé et immobilisé par des cales mousses entre la tête est l’antenne, coussin sous les jambes par exemple
  • Centrage ( par un faisceau laser) :la région d’interet est positionnée au centre de l’aimant et dans certains cas, le patient sera décalé par rapport à l'axe du tunnel afin d'amener la région à explorer en son centre (épaule par exemple).
  • Repérage sur la console :dans les trois plans, T1 ou T2, ( sur la console bouton plan) est indispensable pour programmer la première séquence, car on n'est jamais sûr que le patient soit strictement de face, et strictement au milieu de l'antenne.

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  • Choisir sur la console le protocole adéquat après avoir consulter le radiologue (protocole prédéfini mais modifiable , il contient pour le crane par exemple T1,T2, diffusion , flair)
  • Le protocole de chaque examen IRM est orienté par : Hypothèses diagnostiques ,la taille de la lésion , la structure anatomique au dépens de la quelle une lésion est développée et les caractéristiques tissulaires de la lésion (sang , graisse , calcification )
  • A chaque séquence:
  • il faut vérifier que la zone d’interet est dans le champ de vue
  • positionner correctement les coupes
  • régler les paramètres (fov , TR ,TE , épaisseur, nbr de coupes , espace inter coupe) pour réduire le temps d’acquisition par exemple
  • A la fin de l’examen , Il ne faut pas se précipiter à enlever la voie d’abord du patient car il peut faire une réaction allergique dans les minutes qui suivent
  • Connaissance minime sur les manifestations allergiques est indispensable (urticaire , hypotension , angio-oedeme)�

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8-Injection de produit de contraste:

L'utilisation de produits de contraste a pour but d'améliorer la visualisation des lésions et des vaisseaux. On distingue plusieurs catégories de produits de contraste:

  • Les chélates de gadolinium extracellulaires non spécifiques
  • les agents hépato spécifiques
  • les agents confinés aux espaces vasculaires (blood pool agents )…..

L’injection d’agents de contraste a pour but d’accélérer les vitesses de relaxation magnétiques T1 et T2 des protons des molécules d’eau.

En raison de leurs coûts, de leurs bonnes tolérances et de la possibilité de les employer quasiment pour tous les examens, les produits de contraste les plus utilisées en IRM sont les chélates de gadolinium extracellulaire non-spécifiques . Ce produit est éliminé par les reins; la dose administrée est de 0,2 cc /kg. L’Injection de produit de contraste est contre indiquée en cas de grossesse et d’insuffisance rénale

Les agents hépato-spécifiques :La captation de cet agent de contraste par les hépatocytes et son élimination par voie biliaire sont à la base de son emploi en imagerie hépatobiliaire.

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9-de qualité de l’image:

Les critères de qualité de l'image sont :

  • Le rapport signal sur bruit (S/B)
  • Le contraste
  • La résolution spatiale;
  • La présence d'artéfacts.

Le temps d'acquisition est un facteur supplémentaire déterminant la qualité de l'image.

Pour un contraste donné , l’image obtenue est un compromis entre rapport S/B, résolution spatiale et le temps d'acquisition, par le réglage de certains paramètres:

  • Les paramètres non operateur-dépendants sont :

densité de protons, T1, T2, flux; l'aimant, l’emetteur, les gradients et les antennes.

  • Les paramètres operateur-dépendants sont divisés en deux groupes :

1- les paramètres qui modifient le contraste : TR, TE, angle de bascule

2- les paramètres qui ne modifient pas le contraste : épaisseur de coupe, FOV et matrice (ils déterminent la taille du voxel) , nombre d'excitations; bande passante.

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  1. Neuroradiologie

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A-Rappel anatomique:

L'encéphale situé dans la boîte crânienne est constitué de: cerveau , cervelet , tronc cérébral . L’ensemble est protégé par les méninges qui sont constituées de :

-un feuillet externe, contre l'os: la dure-mère

-02 feuillet internes : la pie-mère et l'arachnoïde. Ces deux feuillets internes délimitent l'espace sous-arachnoïdien qui contient le LCR.

Cette méninge envoie deux expansions fibreuses: la faux du cerveau et la tente du cervelet ( délimitant l’espace sus et sous tentoriel)

Le cerveau est divisé en deux hémisphères droit et gauche ,séparés par un profond sillon médian ( faux du cerveau) et qui sont reliés sur la ligne médiane par le corps calleux .Chaque hémisphère est parcouru par des circonvolutions plus aux moins profondes et est constitué de 5 lobes: frontal, pariétal , occipital temporal et insulaire.

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Le cerveau est constituée de la périphérie au centre d’un ruban de substance grise : appelé le cortex cérébral ( corps cellulaire) et de la substance banche( les axones). Il existe des noyaux de substance grise regroupés au centre du cerveau appelés les noyaux gris centraux.

Le cerveau et le tronc cérébral possèdent un système de cavité qui contient le LCR: les ventricules ( 2 ventricules latéraux, 3 eme ventricule , 4 eme ventricule ) qui communiquent entre eux et avec l’espace sous arachnoïdien péri cérébral par des trous

Le LCR est secrété par les plexus choroïde situé dans les ventricules et est résorbé dans les sinus veineux

La vascularisation de l’encéphale est assurée par 02 artères carotides droite et gauche (chacune donne artère cérébrale moyenne , antérieure )et le tronc basilaire ( se divisant en artère cérébrale postérieure droite et gauche), l’ensemble de ses artère s’anastomose au niveau de la base du crane formant le polygone de Willis

Le drainage veineux est assuré par des veines et des sinus veineux ( situé à la périphérie du cerveau)

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B-IRM cérébrale

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B1- protocoles:

1-indications l ’IRM cérébrale:

C’est l’examen de choix pour La pathologie cérébrale :

  • la recherche et le bilan de lésions tumorales, ischémiques et infectieuses du cerveau .
  • Pathologies démyélinisantes ( SEP: sclérose en plaque)
  • Epilepsie
  • Mal formation cérébrale.
  • Maladies dégénératives: Alzheimer .
  • L'IRM est peu employée dans un contexte traumatique aigu vu la longueur de l'examen, les précautions imposées par le champ magnétique ou tout simplement par la non-disponibilité de l'équipement.

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2-Position et centrage :

  • Antenne : crâne (tête)
  • Patient : Décubitus dorsal les mains le longs du corps tête en premier.
  • Centrage : Il est réalisé selon trois plans de l'espace (faisceaux laser).

3-Paramétrage:

  • Le plan de coupe: sagittal, frontal, transverse, oblique, mis en place sur une séquence de repérage (scout views) ou la séquence précédente.
  • Paramètres qui modifient le contraste TR et TE
  • Paramètres qui ne modifient pas le contraste: épaisseur , fov ,matrice
  • FOV = Dimensions réelles du plan de coupe (hauteur et largeur en cm)
  • Matrice = lignes et colonnes
  • Voxel = volume d’échantillonnage (dx x dy x ep)

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Exemple d’influence de la modification du TR sur le rapport S/B:Séquence SE pondérées T1. (même TE =14 ms).

(a) TR = 600 ms

(b) TR =300 ms.

Lorsque le TR diminue (b), l'aimantation longitudinale ne repousse pas suffisamment , d'ou une diminution du signal disponible et par conséquent une dégradation du rapport S/B.

à TR = 600 ms, le rapport signal sur bruit est meilleur , mais la durée d’acquisition est plus longue, donc il s’agit d’un compromis entre les deux( S/B et durée d’acquisition)

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Exemple: Influence de la modification du TE sur le rapport S/B:�Séquence SE pondérées T1. (TR = 400 ms pour les trois images).

(a) TE= 14 ms.

(b) TE =70 ms.

(c) TE = 120 ms �Lorsque le TE augmente, le signal diminue car on est de plus en plus loin sur la courbe de décroissance en T2. Sur l’image c (TE à 120 ms), on constate l'augmentation de la pondération T2.

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Exemple d’influence de la variation du champ de vue:Coupes axiales du genou en pondération T1.

  1. FOV =20 cm.
  2. FOV =40 cm (l'image a été agrandie pour obtenir la même taille ).

On constate que le rapport S/B augmente en même temps que le FOV, mais au détriment de la résolution spatiale.

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Exemple: Influence de la variation de l’épaisseur de coupe.�Coupe para sagittale du crane pondérée en T1.

(a) Epaisseur de coupe =3 mm

(b) Epaisseur de coupe =7 mm

Lorsque l’épaisseur de coupe diminue, la résolution spatiale augmente (meilleure visualisation des structures fines comme, par exemple, le nerf trijumeau sur l’image a -flèche blanche). mais au détriment du rapport S/B.

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4-Protocole de routine::::

  • Couverture anatomique : tout l'encéphale ( du trou occipital jusqu’au vertex)
  • Topogramme :axial, coronal et sagittal ( en T2)
  • Axiale T1 Turbo Spin Echo (TSE) .
  • Coronale T2 FSE: du le lobe frontal au lobe occipital.
  • T2 FLAIR axial +/- sagittal
  • Axiale diffusion b 1000 avec des coupes épaisses de 5mm .
  • 3 D T1 EG avec injection de Gadolinium.

Séquences morphologiques:T1 , T2 , T2 flair

Séquences fonctionnelles: diffusion , perfusion , spectroscopie,

Epaisseur de 4 mm

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Comment faire la différence entre les différentes séquences:

T1: la substance blanche est blanche la substance grise est grise (séquence anatomique), la graisse est blanche ( hyper signal ), le LCR est noire

Muscle: en gris

T1 et T2 courts

T2: la substance blanche est grise , la substance grise est blanche, le LCR est blanc

Muscle : en noire

T1 et T2 longs

T2 flair: la substance blanche est grise , la substance grise est blanche , le LCR est noire , T1 long , T2 long

Diffusion : composée de deux séquence: T2 et diffusion elle meme

Séquence injecté: en plus des caractéristiques d’une séquence T1 fat sat , les vaisseaux sont en hyper signal

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T1 SE T2 SE Flair Diff T2 EG 3D T1 gado

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Plans de coupes

Le plan d'acquisition axial bi commissural (CA-CP) est défini par une ligne unissant le bord supérieur de la commissure antérieure (CA)et le bord inférieur de la commissure postérieure

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Radio anatomie normale

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  • Diffusion:

Met en évidence les mouvements microscopiques de l’eau dans les tissus. On utilise la séquence T2 SE + gradient de diffusion (déphasage 1er gradient, rephasage 2ème gradient) permettant 02 acquisitions successives:

B=0 :pas de pondération en diffusion

B=1000s/mm2: séquence pondérée en diffusion

Bien sûr cette procédure est réalisée par le machine elle même , et le manipulateur n’a qu’à modifier la valeur du b

-Si le mouvement des molécules d’eau est important ( diffusion élevée) comme dans les tissus peu cellulaires le signal du tissu est hypo intense.�- Lorsque le mouvement des molécules d’eau est restreint ( diffusion réduite) comme dans les tissus hyper cellulaires( tumeurs )ou dans l’AVC , le signal est hyper intense.�

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Normal

Ischémie

Diffusion

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La Cartographie d’ADC

Logiciel dédié́ en couleur ou noir et blanc Pas d’influence du T2 permet une quantification vraie de la diffusion

influence de la valeur du b sur l'image

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  • T2 FLAIR:

L'acronyme FLAIR provient de l'anglais " Fluid Attenuated Inversion Recovery ".

C'est une séquence qui annule le signal de l’eau libre comme le liquide céphalo-rachidien apparaissant alors fortement hypointense.

Les lésions cérébrales ( œdème, démyélinisations) apparaissent hyper intenses car la diffusion des molécules d’eau est diminuée.

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  • Angiographie par résonance magnétique:

Les propriétés hémodynamiques du sang (vitesse, accélération, sens et direction du flux) ont un impact direct sur l’apparence des vaisseaux en imagerie par résonance magnétique . En angiographie par résonance magnétique, ces phénomènes de flux sont utilisés pour visualiser les vaisseaux spontanément et sans injection de produit de contraste.

Trois techniques d’angio-IRM ont été développées :

-l’angio-IRM en temps de vol (time of flight TOF) et la technique de contraste de phase qui nécessitent pas l’injection de gadolinium.

-l’angio-IRM T1 avec injection intraveineuse de chélates de gadolinium.

Leur but est d’obtenir le signal le plus intense possible des protons circulants (vaisseaux) qui apparaitront en hyper signal sur l’image tout en annulant le signal des protons stationnaires environnants .

Rappel sur le phénomène de flux:

Durant un cycle (un temps de répétition) les protons mobiles entrent et sortent plus aux moins vite de la coupe ils ne subissent, par conséquent, qu’une partie des évènements de la séquence d’acquisition.

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1- phénomène de sortie de coupe:

Il est observé avec les séquences en écho de spin et plus particulièrement en pondération T2 .Les protons mobiles qui quittent le plan de coupe entre l’impulsion de 90 et l’impulsion de 180 ne sont pas excités et ne donnent pas de signal. Ils sont immédiatement remplacés par des protons qui n’ont pas été́ soumis à l’impulsion d’excitation de 90; d’où l’absence de signal vasculaire. les vaisseaux apparaissent alors en hypo signal. Lorsque le vaisseau est perpendiculaire au plan de coupe, ce phénomène est maximal .Ce phénomène est peu utilisé mais explique bien l’artéfact de flux observé sue la séquence T2 ES

Coupe axial T2 SE. Le tronc basilaire et les carotides internes sont vides de signal (phénomène de flux –sortie de coupe-).

Phénomène de flux-sortie de coupe-

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2-phénomene d’entrée de coupe ( rehaussement paradoxal):

Les protons mobiles sortant du plan de coupe sont partiellement ou totalement remplacés par des protons non saturés qui possèdent une aimantation longitudinale maximale à l’origine d’un signal intense des vaisseaux. Le rehaussement paradoxal est optimal avec des séquences en écho de gradient à temps de répétition et temps d’écho courts et lorsque le vaisseau est perpendiculaire au plan de coupe. phénomène d’entrée de coupe est à la base de l’angio-IRM en temps de vol

Coupe axial en EG T1. Le tronc basilaire et les carotides internes sont en hyper signal.(phénomène de flux –entrée de coupe-)

phénomène de flux-entrée de coupe-

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ARM par temps de vol( TOF):

L'ARM par temps de vol (time of flight) fait appel à des séquences d’echo de gradient et repose sur le phénomène d’entrée de coupe de sang frais non saturé

L'utilisation de TR courts (par rapport au T1 des tissus stationnaires) de l'ordre de 40 à 50 ms permet de supprimer le signal des tissus stationnaires tout en maintenant une arrivée de sang frais non saturé (à signal élevé) dans le plan de coupe

L’acquisition 2D est bien adapté au flux lents (sinus durmeriens), L’acquisition 3D est adapté au flux rapides(artères)

Quelques limites:

- Les tissus à T1 très court ne sont pas saturés même avec un temps de répétition très court et apparaissent avec un signal intense . Ils peuvent masquer une lésion ou encore créer une image d’addition qui peut être confondue avec un anévrisme.

-Le phénomène de saturation peut générer une extinction du signal d’un vaisseau en fait perméable et donner un aspect de fausse thrombose ou faire disparaitre un anévrisme sacciforme à flux très lent.

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Angio IRM 3D TOF avec MAV occipitale droite

Hématome intracérébral . Il est intégré à la projection MIP et apparaît en hyper signal

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Angio-IRM avec injection de gadolinium:

l'ARM avec injection de gadolinium est fondée sur la seule réduction du T1 des spins intravasculaires engendrée par le gadolinium (dans le sang.) Le contraste est lié à la présence du gadolinium dans les vaisseaux . Le contraste est amélioré en saturant des spins stationnaires par un TR courts. la séquence doit être lancée avec un délai bien défini par rapport à l'injection du contraste pour bénéficier du premier passage en phase artérielle. l'injection de gadolinium se fait avec des séquences EG rapides 3D avec des TR et TE très courts (respectivement 5 et 2 ms) et donc de diminue également de façon significative le temps d'acquisition (à quelques secondes)

Elle fournit, après post- traitement, des images similaires à celles de l’angiographie conventionnelle avec pour avantages d’être ni invasive, ni irradiante ; de plus, les chélates de gadolinium sont mieux tolères que les produits de contraste iodés.

Avantages et inconvénients de l'ARM-Gado :�- avantages : meilleure qualité́ d'image, champ de vue large (indications extra- cérebrales), temps d'acquisition courte réalisable en apnée), résolution temporelle, traitement plus rapide et aise ́ .�- inconvénients : plus invasif, cout, influence de paramètres hémodynamiques individuels (timing !). artefact

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Angio –IRM avec injection de gadolinium

angio-IRM dynamique : permettant de suivre la progression de produit de contraste , dans artères d’abords puis les sinus veineux grâce a la résolution temporelle de 1,2 s

Intérêt du gadolinium en ARM.: le gadolinium abaisse le T1 des vaisseaux , il en résulte un signal vasculaire intense

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  • La suppression de signal de la graisse:

la visualisation de lésion pathologique de signal élevé́ au sein ou au contact de structures graisseuses qui elles mêmes sont de signal élevé peut être difficile, de même pour les lésions qui sont hyper intenses après injection de gadolinium. Donc la suppression du signal de la graisse est utiles pour améliorer la précision diagnostique.

Les principales techniques de suppression de signal de la graisses

-STIR

-La saturation sélective (FAT SAT )

NB: il existe d’autre technique de suppression de la graisse non abordées ici

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Rappel sur le principe de la séquence inversion récupération:

Elle comporte une impulsion initiale de 180 (inversion) qui a pour but d'inverser l'aimantation Mz0 : il n'y a donc pas, initialement, d'aimantation transversale. Ensuite, on laisse repousser l'aimantation longitudinale (de - Mz0 à +Mz0 en passant par zéro). Pour pouvoir mesurer l'aimantation, on bascule au temps TI, dit temps d'inversion, dans le plan transversal, le vecteur d'aimantation Mz (qui repousse) par une impulsion de 90. Le signal est mesuré au temps TE, lors d'un écho après une impulsion supplémentaire de 180 (la séquence s'appelle alors inversion récupération- spin echo). Enfin, au bout d'un temps TR, le cycle recommence par une impulsion de 180

L'interet de cette séquence est donc une augmentation du contraste en T1 par rapport à la séquence d’echo de spin; d’ailleurs les atlas anatomiques sont conçus avec des images en IR

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Principe de la séquence d'inversion récupération.

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Séquence STIR:

Principe:

dans une séquence en inversion récupération, tous les tissus passent par 0 lors de la repousse (pour TI =0,69 T1 du tissu considéré) cette annulation du contraste peut être mise à profit pour supprimer de l'image une structure donnée, comme par exemple la graisse. Il suffit pour cela de choisir un temps d'inversion tel que TI = 0,69 T1 graisse. Cette séquence de suppression de graisse basée sur l'inversion récupération s'appelle STIR [Short inversion tau Inversion Recovery] car le TI doit être relativement court (environ 150 ms à 1,5 Tesla), la graisse possédant un T1 très court. La version de cette séquence habituellement utilisée repose sur l’echo de spin rapide

intérêt:

  • suppression de la graisse
  • mettre en évidence des lésions a proximité ou au sein de structures graisseuses
  • identifier avec certitude une composante graisseuse au sein d'une lésion

Malheureusement, la séquence STIR standard présente des temps d'acquisition longs (liés au long TR ) qui limitent l'utilisation de ce type de séquence

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Suppression du signal de la graisse et du liquide sur une séquence inversion récupération.

Exemple de séquence STIR: annulation de l’hyper signal de la graisse sous cutanée

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Comparaison entre séquence ES et STIR en imagerie médullaire.

Les lésions démyélinisantes médullaires, apparaissant sous forme d'hyper signaux intra – médullaires, mieux visibles en séquence STIR (b) qu'en séquence d'ES pondérée T2 (a)

annulation du signal de la graisse intra orbitaire on utilisant la séquence STIR

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N.B :la séquence flair:

Principe: De le même manière; il est possible de supprimer le signal des liquides (LCR) en appliquant cette fois un TI beaucoup plus long (environ 2 200 ms à 1,5 Tesla) : il s'agit de la séquence FLAIR (FLuid Attenuated Inversion Recovery)

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La saturation sélective de la graisse (fats sat ou chem sat):

Principe:

Les protons de la graisse ont une fréquence de résonance différente des protons de l'eau . il est possible de supprimer la composante graisseuse des tissus en incorporant dans la séquence une impulsion sélective centrée exactement sur le pic de résonance de la graisse ,d'ou la destruction de l'aimantation longitudinale de ce tissu (saturation). Ainsi, lors de l'impulsion de 90 suivante, le signal de la graisse n'aura pas eu le temps de «repousser» par rapport aux autres tissus : on réalise de cette façon une suppression de son signal .

Intérêt:

  • Mettre en évidence des lésions à proximité de structures graisseuses en particulier après injection de gadolinium
  • Mettre en évidence une lésion graisseuse
  • Elle ne supprime que la graisse , sans altérer les tissus ayant des T1 équivalents.
  • Ne modifie pas le contraste global de l'image (contrairement à la séquence stir)
  • elle est applicable dans la majorité des séquences (ES, ESR, EG, EPI, etc.) En pondération T1, densité́ protonique ou T2.

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ces séquences nécessitent un champ magnétique statique B0 très homogène, de plus, lorsqu'on s’éloigne du centre de B0, la saturation sélective est moins efficace en raison de la perte d'homogenéite ́ . il est recommandé de procéder (avant la séquence) à un réglage à fin de l'homogeneiser du champ B0 (ajustement du «shim»), permettant ainsi saturation sélective optimale.

IRM de l’épaule en coupe coronale ; séquence en T1 ES fat sat .En périphérie de champ de vue, échec de la suppression de graisse.

Utilité du T1 Gd FATSAT (B) par rapport au T1 Gd (A) pour apprécier le méningiome du nerf optique.

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Principe de la saturation sélective de la graisse.

IRM du pancréas, coupes axiales T1 et T1 fat sat avec injection de gadolinium

IRM pelvienneT1 et T1 fat sat:

Mettre en évidence de la composante graisseuse de la tumeur ovarienne droite par chute de signal sur la séquence fat sat

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B2-Sémiologie:

  1. Accident vasculaire cérébral ischémique
  2. Hématome cérébral
  3. Collection péri-cérébrale
  4. Thrombose veineuse cérébrale
  5. Tumeurs cérébrale
  6. Sclérose en plaque
  7. Epilepsie
  8. Mal formation cérébrale
  9. Hydrocéphalie
  10. Démence et troubles cognitifs
  11. Pathologie infectieuses
  12. Pathologie de l’angle ponto-cérébelleux

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1-Accident vasculaire cérébral ischémique :

Définition :Nécrose du parenchyme cérébral suite à un arrêt de l’apport vasculaire artériel

Seule la mise en œuvre d'un traitement dans les premières heures (06 heures) permet la récupération du parenchyme cérébral ischémié, donc nécessité de faire un diagnostic précoce avant l’installation des lésions irréversibles

A noter: l’accident ischémique transitoire est un déficit neurologique de courte durée, d’origine ischémique présumée dont les symptômes durent <1h et sans signes radiologiques d’infarctus récent .

Clinique: Déficit neurologique plus au moins complet

Paralysie faciale (du même coté que l’avc)

Hémiplégie hémiparésie corporéale ( coté controlatéral à l’avc)

Dysarthrie, troubles visuels ,,,,,, coma

Etiologies: Causes cardio-emboligenes

Athérosclérose

Dissection

Vascularites

Troubles hémodynamiques

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Rôle de l’IRM:

  • Poser le diagnostic précocement et rapidement (elle doit être réalisée le plus tôt possible) et identifier le vaisseau occlus
  • Quand l’IRM n’est pas disponible , un scanner sans injection de produit de contraste est pratiqué

Protocole: le plus court possible

  • Diffusion :mise en évidence de l’infarctus dans les première minutes suivant l’accidents
  • T2*: recherche un saignement
  • T2 Flair :analyse du parenchyme cérébral
  • Angio IRM cérébrale après injection : met en évidence le vaisseaux occlus
  • Perfusion : visualise la zone de lésion réversible ( pénombre: chute de débit sanguin mais pas d’arret complet)

Sémiologie :

En IRM: territoire du parenchyme cérébral en hyper signal T2 flair et diffusion avec chute de l’ADC + occlusion vasculaire

En scanner: à la phase aigue l’avc se présente sous forme d’une lésion hypodense, cortico-sous corticale, expansive avec effacement des sillons corticaux (oedeme)

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Intérêt de la séquence diffusion: Anomalie de signal des noyaux thalamique et caudé gauches alors la sequence flair est pratiquement normale

AVC dans le territoire de l’artére cérébrale moyenne droite :hyper signal T2 flair et diffusion avec restriction de diffusion

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AVC dans le territoire de l’artère cérébrale moyenne gauche , évolution après 24h , à noter que le scanner initial était pratiquement normal

AVC ischémique dans le territoire de l’artére cérébrale moyenne et antérieure droite

avec signes d’engagement

intérêt de la diffusion et de la perfusion: dans ce cas ischémie totale

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Accident ischémique dans le territoire de l'artère cérébelleuse postéro-inférieure gauche

AVC ischémique dans le territoire de l'artère cérébrale antérieure. Occlusion de l'artère cérébrale antérieure (ACA) sur l'imagerie en temps de vol du polygone de Willis

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2-Hématome intra cérébral:

Définition: Collection de sang au sein du parenchyme cérébral.

Etiologies:

  • Peut survenir spontanément (chez un malade hypertendu) ou être secondaire :
  • Des pathologies vasculaires (mal formation artério-veineuse ,anévrisme, fistule artério-veineuse, cavernome, thrombophlébite...).
  • Un trouble de la coagulation.
  • Une tumeur cérébrale maligne
  • Infarctus cérébral secondairement hémorragique.

Clinique: même que l’AVC ischémique

Le rôle de l’IRM:

  • Evaluer l’hématome et son retentissement
  • Identifier la pathologie à l’origine du saignement

Protocole :

  • Protocole de routine; on rajoute:
  • T2 EG en coupe axiale de 4 mm
  • ARM du polygone de Willis (3D TOF et /ou avec injection )
  • T1 EG 3D (volumique) après injection de gadolinium sur l'ensemble du crâne

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Sémiologie:

  • En scanner: l’hématome intra cérébral se manifeste sous forme d’une hyperdensité spontanée , avec le temps il se liquéfie et devient iso dense puis hypodense par rapport au parenchyme cérébral
  • En IRM : le signal de l’hématome varie en fonction du temps , mais il existe un hypo signal T2* périphérique ou totale

Si le saignement est secondaire à une tumeur il faut refaire l’examen après la résorption de l’hématome

Définition d’un anévrisme :c’est une dilatation localisée d'une artère aboutissant à la formation d'une poche de taille variable . Il peut comprimer les structures environnantes ou se rompre

Différentes localisations d'anevrisme cérébral

T2 EG=T2*: l’hematome en hypo signal franc

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Hématome intra cérébral cérébrale sous forme d’une hyperdensité spontanée , avec hémorragie intra ventriculaire( a droite)

Séquelle d'un AVC ischémique pariétal gauche , sous forme d'une cavité porencéphalique

Évolution d'un hématome cérébral après 24 h ,chez un malade hypertendu (augmentation de taille avec inondation intra ventriculaire,

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Hémiplégie droite et aphasie datant depuis 2 heures 30 secondaire a un hématome temporo-pariétal gauche: iso signal T1,hypersignal T2 et diffusion avec un hypo signal T2* en périphérie témoignant du début de la dégradation de l’hémoglobine�

ARM-TOF, reconstruction en MIP, projection axiale:

Anévrisme géant de l'artère cérébrale moyenne (ACM) droite.

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3-Collections péri cérébrales:

Elles surviennent le plus souvent dans le contexte traumatique; ou un scanner sans injection de produit de contraste est indiqué

  • Hématome extra dural: Collection de sang dans l’espace extra dural (entre l’os et la dure mère) ayant une forme lenticulaire biconvexe , de signal variable avec le temps ( la même chose que l’hématome intra parenchymateux
  • Hématome sous dural: collection sous durale dans l’espace compris entre la dure mère et l’arachoide ,en forme de croissant et de densité variable avec le temps
  • Hémorragie sous arachnoïdienne :suffusion du sang dans l’espace sous arachnoïdien, se traduisant au début sous aspect spontanément hyperdense des sillons corticaux associé parfois à une inondation intra ventriculaire.

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4-Thrombophlébite cérébrale ( thrombose veineuse cérébrale=TVC ):

Définition: C’est la thrombose d’un sinus veineux cérébral

Etiologie:

  • Infection locale
  • Coagulopathie
  • maladie de système
  • Traumatisme
  • infiltration néoplasique

Clinique:

  • Céphalées
  • Crises comitiales
  • Déficit neurologique
  • Oedeme papillaire
  • Troubles de la conscience

Rôle de l’IRM :

  • Visualisation le sinus veineux thrombosé et ses conséquence sur le cerveau
  • Le suivi post thérapeutique

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Protocole:

  • Protocole de routine ; on rajoute:
  • T2* en coupe axiale de 4 mm
  • Apres injection de gadolinium :

Angio-IRM veineuse après injection de gadolinium à un débit de 2 ml/s Acquisition volumique T1 écho de Gradient

  • Si allergie au gadolinium: Angio-IRM veineuse 2D TOF .

Sémiologie:

  • En scanner : La TVC se traduit par aspect spontanément hyperdense d’un sinus veineux si la thrombose est récente , si elle est ancienne , le diagnostic est difficile. Apres injection de produit de contraste iodé; elle se traduit par l’absence de rehaussement d’un sinus veineux.
  • En IRM : le thrombus se traduit par une anomalie de signal intra vasculaire correspondant à l’é́volution du signal du caillot sanguin, à noter que Le signal du thrombus est conditionné par le type de séquence utilisée et par son ancienneté́.

En angio IRM, la TVC se traduit par l'absence de circulation ( absence d’opacification ) du vaisseau occlus

Il s’y associe anomalie du signal du parenchyme cérébral ( territoire du drainage veineux ) sous forme d’un hyper signal T2 et T2 flair et diffusion, avec parfois des lésions hémorragiques.

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Anatomie normale du système veineux cérébral en scanner ( en mode MIP)

Thrombose du sinus longitudinal supérieur avant et après injection de produit de contraste iodé

Thrombose du sinus caverneux gauche

Retentissement de la TVC sur le parenchyme cérébral: lésion hypodense avec stigmates d'hemorragie

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Système veineux cérébral

Séquence T2*en coupe axiale: thrombose du sinus latéral droit (hypo signal)

Séquence T1 injecté en coupe coronale: thrombose du sinus latéral droit (absence de rehaussement)

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5-Tumeur intra crâniennes:

Définition: Processus tumoral expansif intracrânien bénin ou malin , primitif ou secondaire( métastase) qui se développe au dépens des différentes structures intracrâniennes ( méninges, vaisseaux ,parenchyme cérébral ,plexus choroïde ,paroi des ventricules)

Clinique:

  • Syndrome d’hypertension intra crânienne (HIC): céphalée , vomissement , troubles visuels
  • Déficit neurologique

Rôle de l’IRM :

  • Le diagnostic de la tumeur et son extension
  • Evaluer la réponse thérapeutique, et surveillance

Protocole:

  • Protocole de routine, on rajoute:
  • angio IRM avec injection ou séquence TOF( veineux ou artériel ) si il existe un envahissement vasculaire
  • Séquence de perfusion
  • La spectroscopie

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  • La spectroscopie (SRM):

Principe :consiste à quantifier les différentes molécules présentes dans les tissus, grâce à leur fréquence de résonance différente, après avoir supprimé le signal de l’eau .Le nombre de molécules observables dépend de leur temps de relaxation T2 et du TE utilisé pour l’acquisition.

Technique: On pratique lors de l’examen 2 acquisitions différentes:

A TE court (15 à 40 ms): tous les métabolites de la lésion sont visualisés

A TE long (135 ms) :quantifier certains métabolites à T2 long

un voxel est placé dans la zone à étudier et est comparé à un voxel controlatéral de référence (d’aspect normal ) permet la quantification fiable des métabolites.

Indication:

  • Tumeurs: Bilan initial et suivi évolutif
  • Maladies métaboliques : Bilan étiologique d’un trouble neurologique, d’une encéphalopathie
  • Suivi de malade sous traitement
  • Coma
  • SRM extra cérébrale: routine en prostate, le reste en développement

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  • Séquence de perfusion

L’IRM de perfusion donne accès à des informations sur la microcirculation capillaire des tissus. Les paramètres quantitatifs essentiels qu’elle évalue sont les volumes sanguins et des données temporelles (temps de transit, temps du pic de contraste

Cette séquence nécessite l'utilisation de séquences pondérées en T2 EG, après injection de gadolinium en bolus, avec un débit important : 5 à 6mL/s. Les zones d'hyper perfusion se traduisent par une chute de signal sur la séquence.

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Glioblastome temporo insulaire gauche. (protocole de base de l’exploration d’une tumeur intra-axiale )� A : Coupe axiale en séquence pondérée T2 FLAIR� B et C : Coupes axiales en écho de spin rapide pondéré T1 sans et avec injection de gadolinium� D : Reconstruction coronale d’une séquence 3D volumique en écho de gradient (SPGR) T1 après injection de gadolinium� E : Coupe axiale en séquence de diffusion.

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Diffusion :réalisée systématiquement lors du bilan de lésions nécrotiques�

exemple de tumeur cérébrale en scanner SPC

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6-Sclérose en plaque:

Définition: Maladie inflammatoire touchant la substance blanche cérébrale et médullaire , évoluant par poussées rémissions , touche préférentiellement la femme jeune

Clinique: le début de la maladie est insidieux:

  • Troubles sensitifs (fourmillement), troubles moteurs( faiblesses musculaire
  • Paralysie faciale ou névralgie faciale, Diplopie, névrite optique retro bulbaire(atteinte des nerfs crâniens)
  • Paralysie, Troubles de l’équilibre , troubles sphinctériens , dans les formes évoluées….

Rôle de l’IRM : faire le bilan initial ( mev les lésions) et le suivi

Protocole :

  • Protocole de routine, on rajoute
  • Intérêt de la séquence flair en coupe sagittal centré sur le corps calleux
  • 3DT1 après injection de gadolinium( respect du délai de 5 min entre l’injection et l’acquisition). L’injection sert a évaluer l'activité de la maladie et la réponse au traitement
  • Si l’IRM cérébrale est pathologique , compléter l’examen par une IRM de la moelle (il existe le plus souvent des lésions associées)

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IRM cerebrale en séquence T2 flair en coupes axiale et sagittale: lesions démyélinisantes de la substance blanche peri ventriculaire et du corps calleux dans le cadre d’une SEP

Anomalie de signal intra médullaire en hyper signal T2

Sémiologie: plaques en hyper signal T2 et T2 flair ( lésions démyélinisantes) de la substance blanche péri ventriculaire et du corps calleux ,ainsi que en sous tentorielles et de la moelle épinière ; prenant ou non le contraste

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7-Épilepsie:

Définition : L’épilepsie est une maladie neurologique secondaire à un fonctionnement anormal de l’activité de cerveau, se caractérise par la répétition des crises imprévisibles et souvent brèves et pouvant prendre différentes formes

Si le malade est connu épileptique; la demande d’IRM est généralement est précédée par la pratique d’un EEG qui indique le foyer de l’epilepsie . Par contre si les convulsion sont d’apparition aigue , un scanner cérébral en urgence est pratiqué en premier lieu

Rôle de l’IRM:

  • Rechercher une lésion épileptogéne en cas d’épilepsie pharmaco-résistante ( MAV, dysplasie corticale, sclérose mésiale)
  • Recherche une autre étiologie chez l’adule (tumeur ou TVC )

Le protocole:

  • Protocole de routine; on rajoute:
  • Les séquences optionnelles adaptées à la localisation de l'épilepsie.

-En cas d'épilepsie temporale: T2 SE coronale haute résolution (2 mm) sur les hippocampes.

-Autres épilepsies partielles :Coupes en T1 ouT2 en haute résolution centrées sur le foyer épileptogène.

  • En cas de premier examen il est recommande ́de compléter par une injection de gadolinium.

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Plan de coupe coronale perpendiculaire aux hippocampes

Sémiologie:

  • l’examen peut être normale
  • Peut montrer une lésion responsable de l’epilepsie: sclérose mésiale( atrophie des hippocampes), dysplasie corticale,,,,
  • En cas d’epilepsie secondaire, il met en évidence différentes lésion sus citées : tumeur , TVC ,MAV

Coupe coronale T2 haute résolution chez un homme de 24 ans présentant une épilepsie temporale pharmaco-résistante : atrophie hypocampique gauche.

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Exemple d'epiplepsie pharmaco-résistante secondaire à une dysplasie corticale

Convulsion aigue chez un adule secondaire à une tumeur temporale gauche , un scanner SPC est réalisé dans le cadre de l'urgence complété par une IRM cérébrale

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8-Mal formation cérébrale:

Définition: c’est une altération du développement cérébral pendant la vie intra utérine, elles sont nombreuses et variées

Cliniques: - Découverte anténatale ou à la naissance

-Retard psychomoteur, épilepsie

Rôle de l’IRM: Bilan précis de la mal formation

Protocole:

  • Protocole de routine
  • la séquence T1 Inversion-Récupération donne une meilleure résolution spatiale et en contraste
  • Séquences haute résolution, perpendiculaires à l’axe des structures à analyser:

coronale T2 pour hippocampes, nerfs optiques, nerfs olfactifs.

sagittale T2 pour l’ axe hypothalamo-hypophysaire.

Sagittal T1 pour le corps calleux

  • La diffusion n’est pas indiquée et l’injection de gadolinium est discutée selon les cas

Sémiologie : Il existe différents types de mal formations cérébrales, sus et sous tentorielles, la plus fréquentes est l’agénesie du corps calleux

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Encephalocele occipital

Agénésie du corps calleux

hétérotopie: substance grise en péri ventriculaire

Lipome du corps calleux

mal formation de dandy walker

kyste arachnoïdien

Mega grande citerne

mal formation de chiari

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9-Hydrocéphalie:

Définition: L’hydrocephalie est une dilatation du système ventriculaire du à l’accumulation du liquide céphalorachidien par hyperproduction et /ou défaut de résorption de LCR .

Clinique:

Macrocranie

Syndrome d’HIC

Rôle de l’IRM : le rôle de l’IRM est d’identifier l’étiologie et les signes de gravité.

Protocole:

Protocol de routine

Séquence de ciss 3D en coupes sagittale stricte sur un bloc situé entre les deux trous de monro. C’est une séquence en EG très fortement pondérée en T2

Sémiologie:

Dilatation des ventricules latéraux ( hydrocéphalie bi ventriculaire,) et du troisième ventricule (hydrocéphalie tri ventriculaire) et du quatrième ventricule (hydrocéphalie tétra ventriculaire)

Signe de résorption trans ependymaire (liquide infiltre le cerveau à travers la paroi des ventricules ), sous forme d’hyper signal T2 et T2 flair

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Système ventriculaire

Hydrocéphalie secondaire à une tumeur du plexus choroïde par hyper production du LCR

Hydrocéphalie bi ventriculaire par obstacle tumoral sur V 3

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Coupe axiale T2 flair: hydrocéphalie avec résorption trans-ependymaire ( hypersignal periventriculaire)

Hydrocéphalie sur kyste colloïde du V3

Sequence ciss: hydrocephalie par sténose de l’aqueduc de sylvius

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10-Démence et troubles cognitifs:

Définition :c’est la détérioration des processus mentaux de mémoire , jugement , compréhension et de raisonnement ( maladie d'Alzheimer)

Clinique:

  • Perte de mémoire
  • Trouble du comportement ,,,

Rôle de l’IRM:

  • Eliminer un syndrome démentiel curable ( tumeur cérébrale, hématome sous dural chronique,,,)
  • Recherche l’étiologie: de l’atrophie cérébrale, séquelles d’AVC, lésions vasculaires, atrophie des hippocampes

Protocole:

  • Protocole de routine , on rajoute
  • Coupes coronales en haute résolution T2 SE (02 mm) perpendiculaire aux hippocampes
  • T2* axial dans le plan CA-CP, épaisseur de coupe 4 mm

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Sémiologie:

  • l’atrophie cérébrale se traduit par un élargissement des sillons corticaux et des espaces sous arachnoïdiens avec dilatation du système ventriculaire
  • Evaluer l'atrophie hypocampique (dilatation de la corne temporal en regard)dans le cadre de la maladie d'Alzheimer
  • Rechercher des micro saignements intra parenchymateux (hypo signal T2*)
  • En cas de démence curable: l’IRM peut mettre en évidence :métastase , tumeur , hydrocéphalie

Atrophie hypocampique dans la maladie d’Alzheimer

Exemple d'atrophie cérébrale: élargissement des sillons corticaux et du système ventriculaire

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11-pathologie infectieuse :

Définition: La pathologie infectieuse du cerveau regroupe les méningites et les encéphalites et les abcès .

  • L’abcés est zone de nécrose purulente délimitée par une capsule fibreuse
  • Encéphalite: est une atteinte inflammatoire(infectieuse ou non infectieuse) de l’encéphale
  • Une IRM cérébrale est rarement demandée en cas de méningite sauf suspicion de complication ( encéphalite ou abcès)

Clinique:

Troubles neurologique avec fièvre, voire coma

Rôle de l’IRM : diagnostic positif et bilan des complications

Protocole:

  • Protocole de routine
  • L’injection de produit de contraste est indispensable ainsi que le séquence de diffusion
  • Spectroscopie et la perfusion
  • Si suspicion de TVC: angio- IRM veineuse

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Abcès cérébral en regard de la corne occipitale gauche , rehaussé en périphérie après injection de gadolinium et se présentant en hyper signal diffusion

Sémiologie :

  • Méningite: épaississement et prise de contraste méningée
  • Abcès:

en scanner: l’abcés apparaît sous forme d’une lésion hypodense rehaussée en périphérie par une paroi épaisse et entourée d’oedeme

En IRM :c’est une lésion hypo intense en T1 hyper intense en T2 (comme le liquide) , hyper signal diffusion et de rehaussement annulaire après injection de produit de contraste

Encéphalite: anomalie de signal du parenchyme cérébrale : hyper signal T2, T2 Flair et diffusion

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Abcès cérébral occipital droit en IRM: hypo signal T1 hypersiganlT2 , rehaussé en périphérie

encéphalite temporale droite en IRM : hyper signal T2 flair

encéphalite temporale droite en CT : hypodensité avec oedeme

Abces cérébral frontal droit , avec paroi rehaussée en périphérie et oedeme autour

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12-angle ponto cérébelleux:

Définition: Angle ponto cérébelleux est un espace limité en dehors par le rocher , en dedans et en avant par le tronc cérébral et en dedans et en arrière par l’hemisphere cérébelleux , rempli de LCS, lieu de passage des structures nerveuses et vasculaires.

le nerf cochleo-vestibulaire nait au niveau du tronc cérébral traverse l’APC puis le conduit auditif interne pour se terminer au niveau de l’oreille interne

Pathologie dominée parles processus tumoraux et les conflit vasculo-nerveux

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Clinique:

  • Syndrome d’hypertension intracrânienne
  • Paralysie faciale
  • Syndrome cérébelleux : vertiges , troubles de l’équilibre
  • Syndrome cochléo vestibulaire :acouphènes, surdité́ de perception

Rôle de l’IRM : analyse très bien l’angle ponto cérébelleux: permet de faire le diagnostic positif et le bilan d’extension des tumeurs

Protocole:

  • L’exploration encéphalique complète est indispensable (protocole de routine)
  • La séquence de base dans l’exploration de l’APC est la séquence T2 ES rapide, très haute résolution ( 0,5-0,6 mm ) en coupes axiales centrée sur l’APC ; puisque les structures à explorer sont de taille millimétrique (nerfs , artères cérébelleuses)
  • Séquence fiesta: séquence très pondérée en T2 ,en haute résolution
  • Angio MR : en cas de suspicion du conflit vasculo-nerveux

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Sémiologie:

Conflit vasculo-nerveux

Tumeurs de l’apc (ex méningiome)

Rappel sur la surdité( hypoacousie):

C’est un déficit auditif ;on distingue deux types :

  • Surdité de perception (récepteurs, nerf), qui font évoquer chez l'adulte un schwannome (IRM) et chez l'enfant une malformation (IRM, scanner)
  • Surdité de transmission liée à une lésion de l'oreille moyenne ou du tympan

on pratique une TDM de première attention.

Si une IRM est réalisé par exemple pour cholestéatome, on rajoute une séquence diffusion en coupe coronale de 03 mm centrée sur le rocher

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B-IRM hypophysaire

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Rappel anatomique:

L'hypophyse ( glande pituitaire) est une glande endocrine qui secrète de nombreuses hormones. Elle se trouve dans une cavité osseuse - la selle turcique- qui se situe dans l'os sphénoïde. Elle est reliée à une autre partie du cerveau appelée l'hypothalamus par une tige hypophysaire (également appelée tige pituitaire).

Elle est divisée en deux lobes : l'antéhypophyse (adénohypophyse) en avant, et la posthypophyse (neurohypophyse) en arrière.

  • L’hypophyse libère huit hormones qui contrôlent toutes les sécrétions hormonales de l’organisme, que ce soit directement ou en agissant sur d’autres glandes ( comme la thyroïde ou les glandes surrénales.)

Indications:

  • Toute suspicion de perturbation de la sécrétion hormonale(defaut ou hyper production ): GH , ACTH, TSH, FSH ,LH
  • Malformation :interruption de la tige pituitaire
  • Apoplexie: nécrose de l’hyophyse suite à un choc hémorragique

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Clinique:

  • Acromégalie: hyper sécrétion de l(hormone ce croissance de GH ( grouth hormone)
  • Retard de croissance staturo-pondérale
  • Syndrome de cushing: hypersécrétion de l’ACTH
  • Hyper prolactinémie: aménorrhée, gynécomastie, par hyper sécrétion de prolactine
  • Hyperthyroïdie: hypersécrétion de TSH

Protocole :

FOV centré sur la selle turcique.

Epaisseur de 2 mm

En haute résolution ( matrice 512x512)

  • T1 ES coronale et sagittale
  • T2 ES coronale
  • 3 D T1 fat sat EG + injection gadolinium soit dynamique (la lésion n’est pas visible)

ou en une seule phase ( la lésion est évidente)

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Protocole IRM de l'hypophyse

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Radio anatomie normale:

La post hypophyse est toujours en hyper signal T1

La hauteur de l’hypophyse est 08 environs

IRM hypophysaire: sagittal T1 ,coronale T2 ,coronal T1:

1: antéhypophyse 2: post hypophyse 3: sinus sphénoïdal�4: chiasma optique et bandelettes optique 5: région infra chiasmatique

6: région supra chiasmatique 7:tige pituitaire 8:troisieme ventricule

9: carotide interne 10:loge caverneuse

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Sémiologie:

Adénome hypophysaire: est une tumeur bénigne développé au dépend de l’hypophyse , on parle de macro adénome si il dépasse 1 cm

Il se présente sous forme d’une lésion en hypo signal T1 et hyper signal T2

Il peut être en iso signal au reste de la glande est alors repéré sur les séquence injecté dynamique par un défaut de rehaussement

Macro adénome hypophysaire latéralisé à gauche en iso signal T2 repéré par son effet de masse

IRM hypophysaire T1 EG injecté : adénome hypophysaire latéralisé à droite, non rehaussé

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Références:

  • Comprendre l’IRM 7 édition : B.KASTLER
  • Neuro-imagerie diagnostique-Elsevier Masson (2012).
  • IRM en pratique: SFR , CERF
  • IRM en pratique clinique 2017 : Alain luciani , Alain rahmouni
  • IRM pratique 2e Edition 2012 :Lionel Arrivé , Louisa Azizi, Pierre Le Hir, Clément Pradel