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�UNIVERSITE DES SCIENCES SOCIALES �ET DE GESTION DE BAMAKO (USSGB)�

Faculté des Sciences économiques et de gestion (FSEG)

Cours d’introduction à l’économie

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PLAN DU COURS

Introduction

Chapitre1 : Notions de science économique

I) Définitions et objet de la Science Economique

II) Les besoins

III) Les biens et services

IV) Les deux grandes approches de l’analyse économique

 

Chapitre2 : L’activité économique

I) Les agents économiques (marchés et circuit)

II) Les fonctions économiques principales

III) Les systèmes économiques

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PLAN DU COURS (suite)

Chapitre3 : Les grands courants de la pensée économique

I) Les précurseurs : les mercantilistes et les physiocrates

II) Le courant Liberal : les classiques et les néoclassiques 

III) Le courant Marxiste : Le socialisme

IV) Le courant Keynésien : L’interventionnisme étatique

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BIBLIOGRAPHIE

  • EUZEBY Alain, « Introduction à l'économie politique – 1. Concepts et mécanismes », Ed Presses Universitaires de Grenoble, Grenoble, 2000

  • GUERRIEN Bernard, « Dictionnaire d’Analyse Economique » édition Repères, la Découverte, Paris 1998

 

  • MANKIW Gregory N & TAYLOR Mark P, « Les principes de l’Economie, 2eme Edition européenne, Nouveaux Horizons, 2011

 

  • STIGLITZ Joseph E, « Principes d’Economie Moderne », Nouveaux Horizons, De Boeck Université, Paris, Bruxelles, 2000

 

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INTRODUCTION

La science économique fait partie des sciences humaines et s’intéresse donc au comportement des hommes.

En tant que science relativement nouvelle, elle est une préoccupation pour :

  • l'homme qui aspire à l'amélioration de son bien-être matériel et moral.

  • les chefs d'entreprise dont l'objectif c'est la production, la vente et surtout le profit.

  • les gouvernants qui doivent définir une politique économique susceptible de répondre aux préoccupations des administrés, et donc de gérer au mieux le patrimoine de la société.

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��Chapitre1 : Notions de science économique I) Définitions et objet de la Science Economique

Le mot « économie » tire ses origines des mots grecs « oikos » qui veut dire la maison ou la cité et « nomos » qui signifie les normes ou les règles.

Donc étymologiquement parlant, l’économie signifierait l’ensemble des règles ou des normes qui régissent l’administration du patrimoine de la maison ou de la cité.

Depuis cette définition, la conception de l’économie a évolué en passant par trois phases.

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Les trois phases d’évolution dans la conception de l’économie

  • l'économie est d’abord comprise comme la science qui étudie les phénomènes par lesquels les hommes tendent à satisfaire leurs besoins à l'aide des ressources rares (notion de coût d’opportunité).

  • Ensuite l’économie s’attèlera à décrire le système qui gouverne les rapports qui naissent entre les hommes dans la recherche de satisfactions à leurs besoins (notion d’échanges onéreux).

  • Enfin l’économie cesse d’être neutre et adopte une posture proactive. Désormais elle sert d’instrument pour fixer des objectifs, définir les moyens et mesurer les résultats en ce qui concerne l’amélioration du bien-être des individus (notion d’instrument de développement).

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Quelques définitions données à l’économie

  • Alfred Marshall : « l’économie est la science qui étudie le comportement humain dans l'aménagement des ressources rares ».

  • Jean Baptiste SAY : « l'économie est une simple exposition de la manière dont se forment, se distribuent et se consomment les richesses ».

  • François Perroux : « l’économie est la science de l’aménagement onéreux du monde extérieur ».

Chaque définition correspond à une phase donnée de l’évolution de l’économie.

NB : Antoine de Montchrestien est le 1er à avoir évoquer l’expression « science économique » en 1615.

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� II) Les besoins�

Le besoin est le désir de la possession d’un bien, pour palier à un sentiment de manque.

Les individus et les sociétés se trouvent confrontés à des besoins divers c'est-à-dire une volonté de prévenir ou de faire cesser une sensation désagréable, voire de provoquer une sensation agréable.

Sans besoins, il n’y a donc aucun sens à l’activité économique.

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2.1. Les types de besoins

Il existe deux grandes catégories de besoins :

  • les besoins primaires
  • et les besoins secondaires

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  • Les besoins primaires ou besoins physiologiques

Ce sont des besoins touchant à l'alimentation, à l'habillement et au logement.

Leur satisfaction est indispensable pour l’homme et sa survie.

Ils sont indispensables à la reproduction de l’espèce.

Ils peuvent se traduire en nombre de calories dont l'homme a besoin par jour pour vivre par exemple.

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  • Les besoins secondaires 

Il s’agit de tous les autres types de besoins autres que primaires.

Ce sont les besoins dont la satisfaction n’est pas vitale.

Il s’agit par exemple du besoin de mobilité, d’aller au cinéma, d’étudier.

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2.2. Quelques caractéristiques des besoins

  • La multiplicité : ils semblent illimités dans leur quantité et dans les sociétés modernes, le progrès technique contribue à faire naître constamment de nouveaux besoins.

  • La saturabilité : l'intensité du besoin diminue au fur et à mesure qu'il reçoit satisfaction. Au-delà d'un certain seuil de satisfaction le besoin est saturé.

  • La complémentarité vient de ce que l'utilisation d'un bien pour satisfaire un besoin nécessite l’utilisation d’un autre bien. Exemple : Le besoin de déplacement à l’aide d’un engin motorisé entraîne le besoin de carburant.

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2.2. Quelques caractéristiques des besoins (suite)

  • La substituabilité vient de ce qu'un besoin peut être remplacé par un autre pour des raisons multiples (âges, revenus, résidence).

Statistiquement, la part relative de l'alimentation dans les dépenses des ménages décroît alors que d'autres consommations (loisirs, hygiène-beauté-santé) croissent.

  • La comparabilité : Tout individu est capable d’établir une hiérarchie dans l’intensité de ses besoins et d’établir des priorités.

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III) Les biens et services

Pour satisfaire ses besoins illimités et solvables, l'homme doit disposer des ressources nécessaires.

Ces ressources ou ces biens sont limités car ils sont rares, parfois trop rares, ou mal répartis dans l'espace, ou hors de portée financière.

Les biens sont soient des objets matériels tangibles (biens proprement dits), soient des biens immatériels intangibles (les prestations de services).

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3.1. Les types de biens

On peut distinguer deux grandes catégories de biens et services :

  • Les biens et services durables

  • Et les biens et services non durables

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  • Les biens durables

Ce sont des biens dont l’utilité économique est détruite de manière progressive et lente sur une période plus ou moins longue dans la satisfaction des besoins.

Dans cette catégorie on retrouve les éléments immobilisés du patrimoine comme les habitations, les immeubles, les machines, l’électroménager, les meubles, l’habillement, etc.

Leur utilisation s’étale de manière plus ou moins longue dans le temps.

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  • Les biens non durables

Ce sont des biens dont le transfert d’utilité dans la satisfaction des besoins s’effectue de manière relativement courte dans le temps.

Très souvent ils disparaissent dès leurs premières utilisations.

Cette catégorie de biens comprend les produits alimentaires, l’énergie, etc.

On les appelle aussi des biens fongibles ou biens périssables.

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3.2. Quelques caractéristiques des biens

Les biens, qu’ils soient de consommation durable ou non durable, ont trois caractéristiques principales :

  • l’utilité,
  • la complémentarité,
  • et la substituabilité.

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  • L’utilité économique d’un bien est sa capacité à satisfaire un besoin. �Dans la satisfaction des besoins, cette utilité est soit progressivement transférée (cas des biens durables), soit transférée en une seule prise (cas des biens non durables).

  • La complémentarité est la caractéristique des biens dont l’association est nécessaire pour la satisfaction d’un même besoin. Ainsi, deux biens sont dits complémentaires s’ils ne peuvent être dissociés pour la satisfaction d’un même besoin. Par exemple la voiture et le carburant, le tableau et la craie sont des compléments ou des biens complémentaires.

  • La substituabilité est le caractère d’un bien qui peut remplacer un autre bien dans la satisfaction d’un même besoin. Ainsi, deux biens sont dits substituables s’ils peuvent être dissociés pour satisfaire un même besoin (café et thé, poisson et viande, etc.). Un bien substitut est un bien qui peut être utilisé à la place d’un autre. Par exemple vous pouvez prendre l’autobus plutôt que le train.

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IV) Les deux grandes approches de l’analyse

  1. La microéconomie

La microéconomie s’intéresse au comportement des consommateurs, des entreprises, des marchés particuliers ainsi qu’à la répartition des revenus.

En micro éco, le point de départ est l’analyse à l’échelle d’un agent économique.

Le consommateur possède ainsi une fonction d’utilité et le producteur une fonction de production.

Le programme du consommateur est de maximiser son utilité sous contrainte de son revenu.

Celui du producteur est de maximiser son profit sous contrainte de coût de la production.

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2) La macroéconomie

Dans le cadre de la macroéconomie, l’économie est saisie dans sa globalité.

Le point de départ de l’analyse macro économique se situe à l’échelle de tous les agents économiques.

La macroéconomie s’intéresse à la performance globale d’un pays; celle-ci est associée à des variables comme le chômage et l’inflation.

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Questions de compréhension et discussion

  1. Selon vous, pourquoi dit-on que les autres sciences sont-elles au service de l’économie?

2) Pourquoi l’homme est souvent qualifié d’être insatiable?

3) Quand le revenu des ménages augmente, la part relative des dépenses d’alimentation a tendance à diminuer: Pourquoi?

4) En tant qu’expert, quelle orientation économique stratégique donneriez vous aux gouvernants de votre pays pour son développement?

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Chapitre2: L’activité économique�� I) Les agents économiques

Un agent économique est une cellule élémentaire, un centre autonome d’action et de décision.

Il peut s’agir d’une personne physique (commerçant, paysan, consommateur, etc.) ou d’une personne morale (Entreprise, Administration, etc.).

Donc il y a différentes catégories d’acteurs ou agents économiques qui tissent entre eux des rapports d’échanges multiples moyennant des transferts monétaires dans le cadre d'un circuit économique encore appelé « diagramme de flux circulaires ».

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Exemple de circuit économique simplifié

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Interprétation et discussion

Le schéma de flux circulaires est un instrument pédagogique permettant de décrire l’interdépendance des différents agents économiques.

Les relations entre agents sont matérialisés par des transferts de propriétés physiques ou réelles (flux physiques ou réels) en contrepartie des transferts monétaires et financiers (flux financiers) sur les différents types de marchés.

Le marché représente le lieu, souvent abstrait, où se rencontrent une offre et une demande pour aboutir à des échanges caractérisés par la formation des prix .

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Les principales catégories d’agents économiques

La multiplicité des agents économiques et la variété des opérations qu’ils effectuent, rendent impossible le suivi individuel de leurs opérations.

Ainsi, les agents économiques sont regroupés au sein des groupes homogènes suivant certains critères comme par exemple :

  • la fonction économique principale (consommation, production de biens et services, opérations financières, distribution, etc.),

  • la nature et l’origine de leurs ressources.

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�Le système de comptabilité nationale français défini chaque agent économique comme étant une unité institutionnelle et les regroupements d’agents comme des secteurs institutionnels et en distingue 05 principaux.�

  • Les ménages

Un ménage se définit comme une personne seule établie à son propre compte ou un ensemble de personne vivant sous un même toit.

La fonction économique principale des ménages est la consommation et leurs revenus proviennent essentiellement des rémunérations obtenues de leur travail et des capitaux qu’ils détiennent.

Le secteur compte aussi les entreprises individuelles (agriculteurs, petits industriels, artisans, commerçants, professions libérales), qui vendent des biens et des services non financiers.

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  • Les entreprises ou les institutions non financières

La fonction principale des entreprises est la production des biens et services dans un but lucratif.

A cet effet, elles combinent des moyens de production acquis sur les différents marchés.

Les ressources des entreprises proviennent des bénéfices réalisés (autofinancement) ou auprès des autres secteurs en capacité de financement (endettement).

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  • Les institutions financières

La fonction principale des institutions financières est la production et la vente des biens et services financiers.

Elles financent l’activité économique en collectant les disponibilités financières auprès des agents à capacité de financement, pour les mettre ensuite à la disposition des agents à besoin de financement.

Elles jouent donc un rôle d’intermédiation financière.

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  • Les institutions financières (suite)

Les ressources des institutions financières sont constituées par des fonds qu'elles collectent :

  • dépôt à vue ou à terme,
  • vente de titres,
  • emprunt...

Elles regroupent aussi les sociétés d’assurance (y compris les mutuelles) et ont pour fonction principale la transformation des risques individuels en risques collectifs, en garantissant le paiement d'une indemnité en cas de réalisation d'un risque.

Leurs ressources proviennent des primes payées par les assurés en vertu de contrats librement consentis.

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  • Les administrations

Les administrations produisent des services non marchands.

Il existe deux types d’administrations :

  • Les administrations publiques. Leurs recettes proviennent des taxes, impôts, cotisations sociales ; et sont reversées aux collectivités ou aux structures de l’état.

  • Les administrations privées (les associations, les syndicats, les partis politiques les organisations religieuses, etc.).

Leurs ressources proviennent des cotisations des membres, des dons et legs qu’elles utilisent pour produire des services non marchands destinés aux ménages.

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  • L’extérieur

L’extérieur désigne tous les échanges ayant lieu entre l’économie nationale (agents résidents) et le reste du monde (agents non-résidents).

Ce n’est donc pas un véritable secteur institutionnel.

Le reste du monde représente par exemple l’ensemble des opérations effectuées entre le Mali et tous les autres pays et institutions du monde.

Ces opérations sont comptabilisées dans la Balance des paiements.

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II) Les fonctions économiques

Les fonctions économiques principales sont :

  • la production,
  • la consommation,
  • l’échange,
  • la répartition,
  • l’investissement et l’épargne.

Nos développement porteront essentiellement sur les concepts de production et de consommation.

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2.1. Le concept de la production

La production désigne l’activité socialement organisée destinée à créer des biens et services. Elle est surtout le fait des entreprises.

La richesse d'un pays est évaluée à partir du niveau de sa production de biens et de services, et le bien-être de ses populations en dépend.

Pour produire, l’entreprise combine des facteurs de production. Ces facteurs sont, entre autres :

  • Le travail,
  • Le capital,
  • Les ressources naturelles,
  • Le progrès technique et l’information.

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Les facteurs de production

L’analyse classique retient la production comme étant la résultante de la combinaison de deux facteurs : le capital et le travail.

P = f(K,L), cela signifie que la production P est obtenue à partir de K unités de capital et L unités de travail.

Pour varier le niveau de sa production, l’entreprise peut faire varier la quantité de l’un des facteurs de production (généralement le travail), l’autre restant constant; ou faire varier les deux facteurs simultanément.

Dans le premier cas (sur le court terme) on parle de rendements non proportionnels. Le second cas (sur le long terme) correspond aux rendements dits d’échelle.

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Les facteurs de production (suite)

      • La notion de productivité

La productivité est la quantité de biens ou de services obtenus à partir d’une unité de facteur utilisé.

QUANTITE PRODUIT OBTENU

------------------------------------------

QUANTITE DU FACTEUR UTILISE

A partir de la formule générale, on peut calculer une productivité moyenne par facteur

PL= Qté B&S/Qté L ;

PK= Qté B&S/Qté K

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Les facteurs de production (suite)

L’amélioration de la productivité dépend d’un certain nombre d’éléments :

  • La performance des équipements utilisés. Par exemple, la charrue est plus performante que la houe ; mais le tracteur est encore plus performant.

  • La qualification des travailleurs c'est-à-dire leur formation professionnelle.

  • Les progrès de la science et des techniques permettent une forte progression de la productivité.

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La loi des rendements non proportionnels

Cette loi démontre qu’il existe des limites aux rendements des facteurs et quelque soit le type de combinaison proposé.

La loi des rendements non proportionnels s’énonce comme suit :

« Si une production quelconque réclame l'emploi de deux ou plusieurs facteurs de production et si l'on augmente progressivement, de la même dose la quantité employée d'un facteur, tandis que la quantité de l'autre ou des autres facteurs reste inchangée, le produit marginal du facteur variable (c'est-à-dire le rendement apporté par l'unité additionnelle de facteur variable employée) s'élève jusqu'à un certain point, puis décroît ».

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La loi des rendements non proportionnels (suite)

Pour bien noter que les rendements décroissants ne concernent pas le produit total, mais le produit marginal du facteur variable, on appelle parfois la loi des rendements non proportionnels, loi de décroissance du produit marginal.

En réalité, toute activité humaine commence d'abord par une phase de rendements croissants et de coûts décroissants, puis un rendement maximum pour une combinaison optimale des facteurs de production, enfin une phase de rendements décroissants et de coûts croissants.

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Caractéristiques des facteurs de production

La production est le résultat de la combinaison des différents facteurs.

Par souci de simplification, l’analyse économique classique retient deux facteurs :

  • le travail
  • et le capital.

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Le travail

Le travail est toute activité qui produit des objets ou des services qui ont

une valeur d'usage. Ainsi, la valeur d’un bien est déterminée par la quantité de travail qui lui est socialement incorporée.

Cependant la théorie économique ne considère comme productives que les activités recourant à l’utilisation d’un travail rémunéré.

La force de travail, est "l'ensemble des facultés physiques et intellectuelles qui existent dans le corps de l'homme, dans sa personnalité vivante, et qu'il doit mettre en œuvre pour produire des choses utiles«  (Marx). Celle-ci est une marchandise.

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Le capital

Produire exige du travail, mais le travail seul est d'une efficacité limitée.

L'homme a besoin d'outils pour accroître l'efficacité de son travail, pour augmenter l'échelle de la production. Il lui faut des moyens de production ou encore du capital (capital technique).

Le capital apparaît comme un ensemble de ressources hétérogènes et reproductibles dont l'emploi permet, par un détour de production, d'accroître la productivité du travail humain.

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Le capital peut être classé en deux catégories selon la durée d’intervention dans le processus productif : le capital fixe et le capital circulant.

Le capital fixe désigne l’ensemble des biens de production qui peuvent intervenir dans plusieurs cycles de production sans subir de transformations autre que l’usure.�

Le capital circulant inclut l’autre partie du capital technique, à savoir l’ensemble des moyens de production qui sont transformés ou détruits au cours du processus de production.

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Application sur les rendements non proportionnels��Complétez le tableau ci-dessus en calculant le produit physique marginal Qm et le produit physique moyen QM, représentez les graphiquement.

Nombre d'ouvriers (L)

Produit physique Total (Q)

Produit physique Marginal (Qm)

Produit physique Moyen (QM)

0

1

2

3

4

5

6

7

8

0

5

15

27

36

40

42

42

40

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Application sur les coûts de production

Quantités produites (en tonnes)

Coûts fixes (en milliers de francs)

Coûts variables (en milliers de francs)

1

120

160

2

120

340

3

120

460

4

120

550

5

120

620

6

120

680

7

120

750

8

120

840

9

120

960

10

120

1150

11

120

1410

12

120

1750

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Application sur les coûts de production (Questions)

1°) Calculer les coûts totaux; moyens et marginaux

2°) Représenter les graphiquement et en commenter l’évolution.

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2.2. Le concept de la Consommation

La consommation se définit comme toute diminution ou toute destruction de l’utilité économique d’un bien.

C’est l'utilisation des biens et services en vue de satisfaire les différents besoins.

Etymologiquement, le mot « Consommer » vient de l’expression latine « cum summa » qui signifie achever (faire la somme totale).

Exemple : La cigarette est consommée lorsque le fumeur écrase le mégot, une chemise (bien de consommation semi durable) est consommée lorsque son utilisateur estime qu’elle ne répond plus à ses besoins d’habillement et cesse de la porter.�

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Les types de consommation

Il existe deux principaux types de consommation :

  • la consommation finale,

  • et la consommation intermédiaire.

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La consommation finale

C’est l’utilisation de biens et services par le consommateur final (satisfaction finale) sans que ces biens ne soient incluent dans une combinaison productive et ne concourt à l’accroissement du niveau de la production. Elle est surtout le fait des ménages et de l’Etat.

Il convient de distinguer :

  • Les biens de consommation fongibles ou périssables, qui disparaissent dès leurs premiers usages (pain, autres produits alimentaires…) ;

  • Les biens de consommation durables qui peuvent être utilisés plusieurs fois sur une période plus ou moins longue (vêtement, réfrigérateur…) et qui ne sont cependant pas des biens de productions.

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La consommation intermédiaire

C’est l’utilisation de biens et services pour produire d’autres biens et services plus finis servant à la satisfaction finale des besoins.

Elle est surtout le fait des entreprises.

Exemple : le coton, le cuivre, toutes les matières premières…

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Nature et structure de la consommation des ménages

Le budget d’un ménage (revenu) est généralement consacré à un certain nombre de poste de dépenses :

  • L’alimentation
  • Le logement
  • L’Eau et l’électricité
  • La santé et l’hygiène
  • Le transport et les télécommunications
  • L’éducation, la culture et les loisirs, etc.

Le coefficient budgétaire mesure la part d’un type particulier de dépense par rapport à l’ensemble du revenu.

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Nature et structure de la consommation des ménages (suite)

La priorité est souvent donnée à la satisfaction des besoins primaires, ensuite viennent les besoins secondaires puis les besoins de loisirs et de culture sont les derniers à être satisfaits.

Cela ne signifie toutefois pas que la part du revenu affectée aux besoins primaires est plus grande.

En effet, Ernst Engel consacrait dans sa loi : « plus le revenu augmente plus la part consacrée aux dépenses alimentaires diminue  ».

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Les facteurs qui influencent la consommation des ménages

Plusieurs facteurs peuvent jouer positivement ou négativement sur la consommation des ménages, les plus significatifs étant :

  • le revenu
  • et le niveau des prix.

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Le revenu

Le volume des biens et services accessibles à un ménage dépend tout d’abord de son revenu. C = f(R)

John M Keynes est le 1er à avoir retracer la relation entre le revenu et la consommation : Revenu = Consommation + Epargne

La partie du revenu non consommée est l’épargne qui constitue une disponibilité financière pouvant être affectée à l’investissement.

Epargne = Revenu – Consommation, donc Epargne = Investissement

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Le revenu (suite)

L’élasticité revenu de la consommation indique en pourcentage, de combien varie la demande de consommation d’un type de bien quand le revenu varie de 1%.

Si nous désignons par ∆R/R le pourcentage de variation du revenu, ∆C/C, le pourcentage de variation de la consommation; le coefficient d’élasticité revenu de cette consommation se calcule par :

Er/c= ∆C /C : ∆R /R.

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Le revenu (suite)

A partir de la valeur de Er, on distingue :

  • Les biens inférieurs dont la consommation diminue en valeur absolue quand le revenu s’accroit. Er<0.

  • Les biens normaux dont la consommation croit avec le revenu, l’augmentation de la consommation étant proportionnellement plus faible que celle du revenu. 0<Er<1.

  • Les biens neutres  dont la consommation croit au même rythme que le revenu. Er=1.

  • Les biens supérieurs dont la consommation augmente relativement plus que le revenu. Er>1.

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Le prix

L’influence des prix sur le comportement du consommateur sera analysée sous 2 aspects :

  • Il faut d’abord établir la relation fondamentale entre le prix d’un bien et la demande de consommation de ce bien, on détermine alors la fonction de la demande.

  • Il faut ensuite analyser les répercussions d’une modification du prix d’un bien sur la demande de consommation. On le fera à l’aide des élasticités prix de la demande.

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La fonction de la demande

La relation générale entre le prix et les quantités demandées de biens détermine la fonction de demande. C = f(P)

Selon cette relation, les quantités demandées de biens varient en sens inverse de l’évolution des prix.

Les biens qui obéissent à cette loi sont dits biens normaux.

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Les élasticités prix de la demande

Le coefficient d’élasticité prix Ep est le rapport de la variation relative de la consommation à la variation relative du prix de ce même bien.

Ep/C=∆C/C : ∆P/P

Dans le cas d’une demande normale une variation du prix entraine une variation de la consommation en sens opposé.

Ainsi en général, Ep<0 mais plusieurs cas peuvent être distingués suivant l’intensité de la réaction face au changement de prix :

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Les élasticités prix de la demande (suite)

  • Si -1< Ep <0, la demande est dite inélastique ou faiblement élastique. C’est le cas de certains produits alimentaires.

  • Si Ep = -1, alors prix et demande varient proportionnellement en sens opposé. Une hausse des prix de 5% se traduit alors par une diminution de la consommation de 5%.

  • Si Ep < -1, la demande du bien considérée est dite élastique.

  • Si Ep = -2 signifie que lorsque le prix varie de 1% la demande varie (baisse) de 2%.

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La fonction de consommation

La fonction de consommation est fondée sur les relations entre le revenu et les dépenses de consommation.

On peut apprécier ces relations par les propensions à consommer. Elles sont de deux types :

  • la propension moyenne
  • et la propension marginale.

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La propension moyenne à consommer

La propension à consommer est la relation fonctionnelle « entre un revenu global et la dépense de consommation à laquelle il donne naissance, les deux quantités étant mesurées en unité de salaire ».

En un mot, c’est la part de la consommation dans le revenu.

Exemple : Si un individu gagne 5 000 F et dépense 4 000 F, sa propension moyenne à consommer est :

DEPENSES X 100 soit 4 000 X 100 = 80 %

REVENU 5 000

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La propension marginale à consommer

C’ est le rapport entre l’accroissement du revenu et l’accroissement de la consommation, les deux quantités étant mesurées en unités de salaires :

ΔC/ΔR

La consommation est un indicateur du niveau de développement des forces productives.

Plus son niveau est élevé, plus les revenus sont d’un niveau appréciable et mieux est assuré le bien-être des populations.

Par contre, un bas niveau de consommation est le résultat d’un niveau dérisoire des revenus.

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Application sur la consommation

La rémunération d’un salarié s’élève à 7200$ par mois. Il dépense ce revenu selon la clé de répartition suivante :

- Alimentation:---------40%

- Logement:-------------20%

- Habillement:----------10%

  • Loisirs:-----------------20%

Les élasticités revenu de chacune de ces demandes sont respectivement: 0,5 - 0 - 0,7 - 1,2.

Durant la période écoulée , il a enregistré une augmentation de revenu de 12%.

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Application sur la consommation (suite)

TAF:

1°) Elaborez un tableau fournissant les indications suivantes :

- les diverses dépenses avant augmentation du revenu

- les taux de variation de ces dépenses

- les variations absolues de ces dépenses.

  • les dépenses après augmentation du revenu.

2°) Calculer l’élasticité- revenu de la dépense totale.

3°) Commenter l’évolution du taux d’épargne.

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III) Les systèmes économiques

Un système économique se défini comme le cadre juridique, politique et organisationnel qui régie les rapports des forces productives entre elles et dans lequel se déploie l’activité économique toute entière.

Les systèmes économiques se distinguent à travers les caractéristiques suivantes :

  • Le mode de propriété des moyens de production, qui peut être soit public, soit privé ;

  • Le mode de régulation de l’activité économique, qui peut s’effectuer soit par le marché, soit par la planification dirigiste.

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  • Le mode de gouvernance politique du pays qui peut être soit démocratique (élections libres entre plusieurs partis), soit totalitaire (absence d’élections multipartites, parti unique ).

Deux grands systèmes économiques ont longtemps coexisté :

  • le capitalisme

  • et le socialisme.

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3.1. Le système capitaliste ou l’économie de marché

Le capitalisme peut être défini comme un système socio-économique caractérisé par la propriété privée des moyens de production et la régulation de l’activité économique par le marché.

On y distingue deux classes sociales :

  • les capitalistes détenteurs des moyens de production
  • et les ouvriers pourvoyeurs de travail.

Dans ce système, les entreprises sont motivées uniquement par la recherche du profit et il prévaut une totale liberté des initiatives individuelles.

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Les origines du capitalisme

Le terme de capitalisme est apparu dès le milieu du 19e siècle, et il semble avoir été utilisé pour la première fois par l'école historique allemande.

Ainsi, selon :

  • BUCHER (industrial evolution) et SCHMOLLER (Principes d'économie politique) il y’a capitalisme dès qu'il y a organisation de la production en fonction d'un marché éloigné du lieu de production.

Ils font donc remonter l'origine du capitalisme au moment où le "marchand s'interpose entre l'artisan producteur et le consommateur, et ce, dès la fin du moyen âge ».

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����Werner SOMBART (l'apogée du capitalisme, Paris, Payot, 1932), l'essence du capitalisme réside dans l'esprit qui se caractérise par :��

  • L’esprit d’entreprise

  • L’esprit d’acquisition

  • L’esprit bourgeois (calcul, rationalité)

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��F. PERROUX se fondant sur l'enseignement de SCHUMPETER, caractérise le système capitaliste par : son esprit, sa forme et ses techniques.

  • L'esprit, c'est-à-dire le mobile dominant de l'activité économique est la recherche du plus grand profit.

  • La forme, soit le cadre social, juridique, institutionnel de l'activité économique et des relations entre agents, se caractérise par quatre traits : la propriété privée des moyens de production, la libre disposition du travailleur de sa force de travail, le rôle central du marché et de l’entrepreneur, la non participation de l’Etat à l’activité économique.

  • La technique, qui repose essentiellement sur l’usage massif de la machine et du progrès technique.

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3.2. Le système socialiste

Le socialisme se distingue par deux caractéristiques essentielles :

  • la propriété collective des moyens de production et d’échange,
  • et la planification centralisée de l’économie.

Les fondements idéologiques du système socialiste (intérêt collectif et socialisation de la production) sont radicalement opposés à ceux de l’économie de marché (responsabilité et libre concurrence).

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Dans le système socialiste, l’initiative de produire les biens et services relève des prérogatives de l’Etat.

C’est l’Etat qui décide d’utiliser les facteurs de production, de les répartir, de les rémunérer selon les règles qu’il défini.

Les problèmes que produire, comment produire et pour qui produire sont résolus par les pouvoirs publics, en fonction de l’intérêt général.

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3.3. Evolution des systèmes économiques

Les systèmes économiques sont les résultats des évolutions sociopolitiques. Ils ont des références spatiales et temporelles. Ce sont des phénomènes soumis à la dialectique de l’histoire et sont, par conséquent, voués au changement.

Des corrections peuvent se faire par des reformes, sinon par des modifications profondes ou radicales de la structure de base pouvant conduire au changement du système économique lui-même.

Ainsi, pour Marx, cinq systèmes socio-économique majeures ou modes de production se sont succédés dans l’histoire : le système ou mode de production primitif, le mode de production esclavagiste, le mode de production féodal, le mode de production capitaliste et le mode de production socialiste .

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Questions de compréhension et discussion

  1. Après avoir rappeler les fonctions des différentes catégories d’agents économiques, dites laquelle vous parait la plus importante pour l’économie nationale.

2) Selon vous, l’amélioration de la productivité d’un travailleur peut

dépendre de quels facteurs?

3) Expliquez les raisons de la faiblesse de l’investissement dans un pays

en développement comme le Mali.

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Chapitre3: Les grands courants de la pensée économique

La pensée économique, en tant que raisonnement cohérent, structuré et autonome est relativement jeune; surtout lorsqu’on la compare à celles de certaines sciences.

Elle est constituée d'un ensemble d'approches, de grands courants qui sont à l’origine des discussions et des débats relatifs à la vie économique et sociale des individus.

Au cours du temps, l’économie a connu plusieurs courants de pensée qui ont respectivement influencé les attitudes des gouvernants : le courant mercantiliste, le courant physiocrate, le courant classique, le courant marxiste et le courant néoclassique, le courant keynésien.

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I) Le mercantilisme : Protéger pour développer

Dans un contexte de capitalisme commercial marqué par la multiplication des moyens de transport, les grandes découvertes et les monarchies absolues en Europe, se développe le courant mercantiliste, qui dominera la pensée économique entre le 15e siècle et le milieu du 18e siècle.

Jusqu’au moyen-âge, les questions économiques étaient traitées sous le prisme de la religion et de la philosophie. Les philosophes et les théologiens étaient les principaux penseurs sur les questions économiques.

Le mercantilisme marque la fin de la prééminence des doctrines de l’église dans l’organisation sociale.

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Les principes fondamentaux du mercantilisme

Le mot « mercantilisme » vient de l’italien « mercante » qui signifie « marchand ».

Cette doctrine économique prône le développement économique par l’enrichissement des Etats-nations au moyen de l’or d’abord, puis du commerce, mais aussi de l’industrialisation. En effet, elle a pour objectif le renforcement de la puissance de l’Etat, représenté par le monarque absolu.

Le mercantilisme se base sur le protectionnisme et l’interventionnisme étatique. Les mercantilistes encouragent la conquête des marchés extérieurs, mais recommandent la préservation du marché intérieur.

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Les différentes écoles mercantilistes

De la fin du moyen-âge au milieu du 18e siècle, le mercantilisme se répandra dans la plupart des nations européennes en s’adaptant aux spécificités nationales.

Il existe donc plusieurs écoles mercantilistes qui se différencient principalement sur la façon de procéder pour accumuler la richesse.

On distingue parmi les écoles mercantilistes : le mercantilisme espagnol ou le bullionisme, le mercantilisme français ou le colbertisme, le mercantilisme anglais ou le commercialisme, etc.

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Les différentes écoles mercantilistes (suite)

  • le bullionisme espagnol qui consistait au pillage des mines d’or des riches colonies d’Amérique centrale et latine.

  • le mercantilisme commercial anglais qui devait rentabiliser la flotte maritime de l’Angleterre .

  • le mercantilisme manufacturier français ou colbertisme qui consistait à acheter au prix les plus faibles les matières premières, à les transformer dans les manufactures françaises et à les réexporter avec une forte valeur ajoutée.

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Les différentes écoles mercantilistes (suite)

Les mercantilistes n’étaient pas des théoriciens mais des commerçants, des hommes d’Etat capables de poser des actes comme : William Petty, Thomas Mun, Jean B Colbert, Richard de Cantillon, etc.

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II) La physiocratie : Laisser faire – Laisser passer

Le terme de physiocrate, développé par Pierre Samuel Dupont de Nemours, signifie littéralement « gouvernement de la nature » (du grec Phusis = nature et Kratos = pouvoir).

L'école des physiocrates est originaire de France et a eu son apogée au cours de la seconde moitié du 18ème siècle.

Le plus célèbre d'entre eux est François QUESNAY, auteur du 1er « Tableau Economique d’Ensemble » en 1758, première représentation globale de économie nationale sous formes de circuit.

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Le tableau économique des physiocrates

Dans ce tableau, Quesnay se propose de montrer la circulation des biens dans le corps social.

La société de QUESNAY comprend trois classes sociales :

  • classe productive (agriculteurs),
  • classe des propriétaires terriens,
  • classe stérile (artisans, professions libérales…).

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Les idées essentielles

Les idées essentielles qui ressortent de l’école physiocrate sont :

  • La terre est présentée comme la seule créatrice de richesses. Les autres activités comme l'artisanat ou la manufacture n'étant que transformatrices (« tout vient de la terre »).

  • La croyance en des « lois naturelles » : Contrairement aux mercantilistes, les physiocrates s'opposent à l'intervention de l'État.

-Les Physiocrates sont partisans du libéralisme économique (liberté d'entreprendre, de faire du commerce). L'individu sait à priori mieux que l'Etat ce qui est bon pour lui.

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Quelques auteurs physiocrates

  • Vincent, marquis de GOURNAY (1712-1759) : C’est à lui que l’on doit la célèbre formule « Laissez faire, laissez passer, le monde va de lui-même »

  • Victor de Riqueti, marquis de MIRABEAU (1715-1789) : « L’ami des hommes » et la « Théorie de l’impôt », il développe l’idée d’un retour aux valeurs de la terre et la nécessité d’une plus grande liberté laissée par l’Etat aux agents économiques.

  • Paul Pierre, le mercier de la rivière, (1720-1794) : « L'ordre naturel et essentiel des sociétés politiques », 1767.

  • Anne Robert Jacques TURGOT (1727–1781) : « Réflexions sur la formation et la distribution des richesses ». Il constitue un trait d’union entre la physiocratie et l’économie politique classique et partage l’idée selon laquelle le sol est la seule source de richesse.

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III) Le courant classique

La pensée classique accompagne les révolutions industrielles en occident. Elle marque l'avènement de l'économie moderne.

La période classique commence avec le traité d’Adam Smith sur la Richesse des nations en 1776 et se termine avec la publication en 1848 des «Principes d’économie politique » de John Stuart Mill.

C'est Karl MARX qui inventera le terme classique en opposant les économistes classiques aux économistes « vulgaires ».

Pour Keynes, tous les économistes qui adhèrent à la loi de SAY font partie de l'école classique.

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Les idées essentielles

Les idées essentielles qui ressortent de l'école classique sont :

  • La croyance en des « lois naturelles », comme les physiocrates, c'est-à-dire un marché autorégulé par la concurrence. L'équilibre économique se réalise spontanément (notamment par les prix qui s'ajustent à la hausse ou à la baisse).

- La liberté économique, le libre échange « laisser faire, laisser passer » et la théorie de « l'Etat Gendarme » (l'État se contente d'assumer les fonctions régaliennes : la police, la défense nationale, l'Éducation nationale, la justice).

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Quelques auteurs classiques

  • Adam SMITH (1723-1790) : « Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations », 1776

  • David RICARDO (1772-1823) : « Principes de l'économie politique et de l'impôt », 1817

  • Jean Batiste SAY (1767-1832) : « La loi des débouchés », 1803

  • Thomas Robert MALTHUS (1766-1834) : « Essaie sur le principe des populations », 1798

  • John Stuart MILL (1806-1873) : « Principes de l'économie politique », 1848

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IV) Le courant marxiste : Le socialisme

Le socialisme moderne, souvent appelé « socialisme scientifique » commence avec les travaux de Karl MARX et de Friedrich ENGELS.

Avant lui, des théories du socialisme ont été formulées, les unes plus réalistes que les autres. On les qualifie souvent de « socialisme utopique ». Il s’agit, entre autres, des théoriciens suivants :

  • Jean Léonard de SISMONDI (1773-1842)
  • Charles FOURIER (1772-1837)
  • Saint-SIMON (1760-1825)
  • Pierre J PROUDHON (1802-1864)

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Karl MARX et le socialisme scientifique

Karl Marx (1818-1883), théoricien et révolutionnaire socialiste allemand, a profondément marqué la pensée économique et sociale au 19ème et 20ème siècles.

Le socialisme de MARX est beaucoup plus systématique. Il est l’initiateur du mouvement ouvrier international et a, en particulier, développé le concept de classes sociales.

Pour lui, l’« histoire de la société jusqu’à nos jours n’a été que l’histoire de la lutte des classes ». Son œuvre réside dans une analyse critique du capitalisme, qu'il condamne résolument.

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Karl MARX et le socialisme scientifique (suite)

Selon Marx, il y a deux (02) catégories fondamentales de personnes :

  • les capitalistes (détenteurs des moyens de production)
  • et les prolétaires (ouvriers).

Les capitalistes achètent la force de travail des ouvriers le moins cher possible, juste ce qu'il faut pour entretenir leur santé et assurer la survie avec leur famille.

Naturellement, les ouvriers rapportent beaucoup plus que ce qu'ils coûtent : la différence, c'est la plus-value, que les capitalistes s'approprient.

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Karl MARX et le socialisme scientifique (suite)

Des contradictions fondamentales s’imposent au sein du capitalisme :

  • L'objectif des capitalistes : accumuler toujours davantage de plus-value (« exploitation de l'homme par l'homme »). Ainsi petit à petit, le système se concentre et le capital est aux mains d'un nombre limité de capitalistes.

  • Le prolétariat prend conscience de son exploitation.

  • La baisse tendancielle du taux de profit en raison de la mécanisation.

La théorie de la valeur-travail de Ricardo (travail : source unique de la valeur) conduira Karl Marx, à considérer le profit des capitalistes comme étant un résultat de l'exploitation de la force de travail des prolétaires.

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V) Les écoles néoclassiques

Les néoclassiques approfondissent et rénovent la pensée classique dans une approche résolument microéconomique.

La différence essentielle avec l’école classique est :

  • Pour les classiques, la valeur des biens est fondée sur leur coût de production, notamment le coût du travail (Ricardo).

  • Pour les néo-classiques, la valeur des biens est essentiellement fondée sur leur utilité. Cette école est à la base du concept du marginalisme.

Le terme marginalisme vient du fait que cette école a été la première à utiliser la notion d‘utilité marginale comme déterminant de la valeur des biens.

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V) Les écoles néoclassiques (suite)

Le courant néoclassique se caractérise par une extrême mathématisation et utilise, en particulier, le calcul différentiel comme instrument principal de raisonnement.

Ces principales écoles sont :

  • l'école de Lausanne ;
  • l'école de Cambridge ;
  • l'école de vienne.

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L’école de Lausanne

Représentée par le français Léon Walras (1834-1910) et l'Italien Vilfredo Pareto (1848-1923), cette école se caractérise par les thèmes centraux suivants :

  • La théorie de l'équilibre générale (de WALRAS), c'est à dire de l'équilibre simultanée sur l'ensemble des marchés. Tous les marchés sont interdépendants. Un seul système de prix permet d’assurer simultanément leur équilibre.

  • L’optimum de Pareto, appelée « théorie des états efficaces » est une situation où il n’est plus possible d’améliorer la situation d’un agent économique sans détériorer la situation d’au moins un autre agent économique.

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L’école de Lausanne (suite)

La théorie de l'équilibre générale restera relativement ignorée jusque dans les années trente, où elle sera tirée de l'oubli par le Britannique John HICKS (prix Nobel 1972).

Elle connaîtra ensuite d'importants développements avec les contributions de l‘américain Kenneth ARROW (prix Nobel 1983) et du Français Maurice ALLAIS (prix Nobel 1988).

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L’école de Cambridge

Dominée par la personnalité d'Alfred MARSHALL (1842-1924), cette école se présente comme moins mathématique et plus concrète que l'école de Lausanne.

Elle cherche à se débarrasser des complications nées de l’interdépendance des différents marchés en développant la méthode de l'équilibre partiel, qui consiste à étudier un marché sous l'hypothèse "toute choses égales par ailleurs".

En effet, il suppose que les différents marchés n’interfèrent pas de façon significative les uns avec les autres.

On lui doit également la distinction entre les notions de courte et de longue périodes dans l’analyse économique.

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L’école de Vienne

Fondée par Carl Menger, la branche autrichienne de l'école néoclassique a comme principaux représentants :

Friedrich Von WIESER (1851-1926), Eugen Von BOHM-BAWERK (1851-1914), et plus tard Ludwig Von MISES (1881-1973) et Friedrich Von HAYEK (1899-1992), prix Nobel en 1974.

Les néoclassiques autrichiens sont des adeptes rigoureux de l'individualisme méthodologique (qui amènera HAYEK à rejeter toute forme de macroéconomie).

Ils mettent l'accent sur la dimension psychologique de leur doctrine et refusent d'utiliser les mathématiques, en soutenant les positions libérales intransigeantes.

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VI) John Maynard KEYNES et le Keynésianisme

John Maynard Keynes (1883-1946) de Cambridge a comme œuvre principale : « Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie » (1936).

Il écrit dans le contexte de la crise économique des années trente (années qui ont suivi la crise de 1929) et tente d'apporter les moyens de compréhension et un schéma d'action pour lutter contre la crise (crise marquée par la déflation, la surproduction, les faillites d’entreprises, le chômage, ).

Son analyse, strictement macroéconomique est menée en terme de circuit.

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VI) John Maynard KEYNES et le Keynésianisme (suite)

Pour Keynes la demande est fondamentale, et surtout la « demande effective », c'est à dire la demande anticipée par les producteurs. L'intervention de l'Etat dans l'économie est nécessaire pour soutenir cette demande.

C'est elle qui détermine les autres éléments du circuit : production, revenu, emploi...

Le libre fonctionnement des marchés ne conduit pas forcement à l'équilibre. Des déséquilibres durables sont possibles, en particulier sur le marché du travail où la demande des entreprises s'ajuste en fonction de la demande effective même si cela ne correspond pas au plein emploi.

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VI) John Maynard KEYNES et le Keynésianisme (suite)

L’intervention de l'Etat consistera (par une politique : monétaire, budgétaire) à relancer la consommation et l'investissement de façon à amener la demande globale à un niveau compatible avec le plein emploi.

En somme, Keynes reste profondément libéral. Il ne remet pas en cause, sur le plan des principes, la liberté d'entreprise. Il s’oppose alors, aux économistes classiques et néoclassiques en particulier sur le fait que pour lui l’économie de marché laissée à elle-même ne permet pas d’assurer automatiquement l’équilibre sur l’ensemble des marchés.

La pensée et les travaux de Keynes ont profondément marqué plusieurs générations d’économistes qui ont contribué à les propager jusqu’à aujourd’hui; donnant ainsi naissance à une véritable doctrine : le keynésianisme

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Questions de compréhension et discussion

  1. Pensez vous que dans un système capitaliste, l’Etat n’a aucune participation à l’activité économique?

  • En matière d’élaboration de politique budgétaire, dites si votre pays adopte certains concepts keynésiens et expliquez les.

  • Pourquoi, dans la construction de la pensée économique, Karl MARX est considéré par certains comme l’un sinon le plus grand économiste?

  • Qu’est-ce qui différencie les physiocrates des classiques?

  • Selon vous qu’est-ce qui peut expliquer la chute du socialisme?