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Chapitre 2

Les politiques économiques

au Maroc

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Introduction

  • L’existence de déséquilibres qui ne sont pas régulés par la seule régulation du marché
  • L’Etat intervient pour apporter les correctifs à travers la mise en place de politiques économiques

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Problématique

  • Qu’est ce qu’une politique économique?
  • Quelles sont les principales politiques économiques entreprises au Maroc depuis l’indépendance à aujourd’hui?

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I- Notion de politique économique

1- Définition

Elle désigne l’ensemble des mesures prises par l’Etat pour orienter l’activité économique en fonction des objectifs définis

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2- objectifs

  • La croissance du PIB
  • Le plein – emploi : lutter contre le chômage
  • La stabilité des prix : lutter contre l’inflation
  • L’équilibre des échanges extérieurs

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Remarque

Certains objectifs sont contradictoires avec le maintien d’autres équilibres. Ainsi, réaliser de bons résultats dans les quatre domaines relève t – il de la magie ou du miracle; d’où l’appellation « carré magique » expression utilisée par Nicholas KALDOR pour la réalisation simultanée des quatre objectifs.

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3- Les types

  • Politiques structurelles : visant à modifier durablement et en profondeur les cadres et les règles du jeu de la vie économique. On parle de politique de régulation exemples : privatisation, contrôle ou libération des prix …
  • Politiques conjoncturelles : ce sont des politiques de court terme de stabilisation des grands équilibres macro – économiques. Exemples : politique budgétaire, politique monétaire …

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II- Les politiques des pouvoirs publics entreprises de 1956 à 1983

Depuis 1956, plusieurs plans ont été élaborés au Maroc. Ils indiquent les orientations générales des politiques économiques (taux de croissance, secteurs prioritaires, moyens de financement …)

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Plan triennal 1956- 1959

  • Il s’agissait d’un simple programme de modernisation et d’équipement du pays au lendemain de l’indépendance

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Plan quinquennal 1960- 1964

  • Industrialisation du pays
  • Généralisation de l’enseignement et de la formation des cadres
  • Réforme des structures agraires

Ce plan a rencontré de nombreuses difficultés

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Plan triennal 1965 - 1967

  • Développement de l’agriculture
  • Développement du tourisme
  • La formation des cadres

Les résultats étaient modestes et les secteur industriel était négligé

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Le plan quinquennal 1968 - 1972

  • Conçu dans la continuité des plans précédents. Toutefois, il a prévu une politique de « planification familiale »

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Le plan quinquennal 1973 - 1977

  • Priorité à la croissance économique
  • Encouragement des investissements privés
  • Promotion des exportations, de l’agriculture et du tourisme

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Le plan triennal 1978 - 1980

  • Intégrité territoriale
  • Indépendance économique
  • Répartition plus équitable des fruits de la croissance

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Le plan quadriennal 1981 - 1984

  • Plan de relance de l’activité économique
    • Développer l’agriculture
    • Développer la pêche maritime
    • Continuer l’effort de régionalisation
    • Développer l’énergie

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III- Programme d’ajustement structurel

  • Principes
  • Bilan

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1- Définition du PAS

  • Un programme d’ajustement structurel (terme dérivé de l'anglais structural adjustment), lié à une facilité d’ajustement structurel, est un programme de réformes économiques, est un programme de réformes économiques que le Fonds monétaire international, est un programme de réformes économiques que le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale, est un programme de réformes économiques que le Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale mettent en place pour permettre aux pays touchés par de grandes difficultés économiques de sortir de leur crise économique.
  • Il s’agit d’un ensemble de dispositions dont certaines agissent sur la conjoncture et d'autres sur les structures et qui résultent d'une négociation entre un pays endetté et le Fonds monétaire international (FMI) pour améliorer le fonctionnement économique du pays (le FMI conditionnant son aide à la mise en place de réformes pérennes). Ces crédits sont dénommés entre autres prêts d'ajustement structurel ou des prêts d'ajustement sectoriel. Les crédits sont débloqués par tranches successives à mesure que le programme d’ajustement structurel est mis en place

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�2- Conditions

  • Compression des dépenses publiques (fonctionnement et investissement) via:
      • Politique d'austérité
  • Amélioration des recettes fiscales via :
      • Privatisation des entreprises d'État 
      • Réforme fiscale
  • Combat contre la corruption
  • Non-discrimination de l'investissement : augmentation des droits des investisseurs étrangers
  • Libéralisation de l’économie

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  • L’Etat tentera à partir des années quatre vingt et à la faveur des programmes d’ajustement structurel, de passer d’une économie repliée sur elle-même et tirée par le secteur public, à une économie plus ouverte sur l’extérieur, dans laquelle les entreprises privées jouent un rôle moteur.
  • Pour ce faire, une série de réformes économiques ayant pour but de libérer les énergies du secteur privé seront mises en application; elles s’inspireront toutes du « consensus de Washington » basé sur le triptyque libéralisation – privatisation – austérité budgétaire.

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Stabilisation macro-économique réussie

  • Le Maroc a réussi en une vingtaine d’années à réduire de manière significative son déficit budgétaire qui est tombé de 11,6 % du PIB au début des années 80 à 3,8 % en 2003.
  • Le taux d’inflation a été ramené à un niveau ne dépassant pas les 2 % durant les dernières années.
  • De même, la situation des finances extérieures s’est également améliorée puisque le compte courrant de la balance des paiements a réalisé un surplus important de 2001 grâce notamment aux recettes touristiques et à la stabilité des transferts des Marocains résidant à l’Étranger.
  • Cette évolution s’est traduite par une consolidation des réserves de change qui ont atteint des niveaux élevés (plus de neuf mois d’importations de biens et services en 2004).

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Une libéralisation poussée des échanges extérieurs

  • La réforme des contingents et des tarifs douaniers a considérablement réduit la protection contre les importations. La déprotection douanière est appelée à s’intensifier du fait des engagements internationaux du Maroc (adhésion à l’OMC, partenariat avec l’Union européenne, accords de libre-échange avec les États -Unis, l’Égypte, la Tunisie, la Jordanie, la Turquie).
  • La convertibilité totale des paiements courants a été instaurée en 1993 suivie par celle, intégrale, du compte de capital des investisseurs non-résidents pour les investissements de portefeuille, les transferts de bénéfices et le rapatriement du capital.

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Une déréglementation en voie d’extension�

  • La déréglementation a touché d’abord les prix (le contrôle des prix qui portait encore sur environ 172 catégories de produits en 1993, ne s’appliquait plus qu’à 29 biens et services à la fin des années 90);
  • elle s’est étendue ensuite à certains monopoles d’État (exportation des fruits et légumes, tourisme, télécommunications, transports urbains, transports routier et ferroviaire, production d’électricité, etc.)

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Un programme de privatisation en progression�

  • Entamé de manière effective en 1993, le programme de privatisation a concerné jusqu’en 2003, 66 entités, dont 26 établissements hôteliers, (sur une liste initiale de 113 entreprises), générant des recettes de 55 milliards DH.

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Une flexibilité relative du taux de change�

  • Si les pouvoirs publics ont laissé la valeur réelle du dirham se déprécier fortement durant les années 80, ils ont par contre opté à partir de 1990-91 pour une appréciation du taux de change effectif réel dans le souci de ne pas aggraver le poids du service de la dette publique extérieure et d’éviter toute incidence inflationniste sur les prix intérieurs.
  • Toutefois et pour faire face au ralentissement des exportations marocaines et à l’accentuation de la pression concurrentielle internationale, le gouvernement a été obligé de procéder en 2001 à un réajustement du coefficient de pondération de l’euro dans le panier de devises utilisées. Il en est résulté une légère dépréciation (de l’ordre de 5%) de la valeur réelle de la monnaie nationale.

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��Une amélioration relative de l’environnement juridique et financier de�l’entreprise

  • Les anciens codes d’investissement à caractère sectoriel ont été remplacés par une nouvelle Charte de l’investissement (1995). Elle concerne toutes les activités commerciales, sauf l’agriculture, et généralise les principales incitations qui, sous les codes précédents, n’étaient offertes qu’à certains types d’entreprises et dans certaines régions
  • La nouvelle loi sur les sociétés anonymes (1996)
  • Le code du commerce (1997)
  • le code des douanes, la loi portant création des tribunaux de commerce, la loi sur la concurrence et les prix, etc.
  • l’adoption de nouvelles règles fiscales

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  • programme national de mise à niveau (1997) Celui-ci s’articule autour des axes prioritaires suivants :
  • la réalisation d’études diagnostics des entreprises candidates à la mise à niveau,
  • le financement de la mise à niveau, le renforcement de l’infrastructure technologique, le renforcement des associations professionnelles, le renforcement de l’infrastructure de base, le développement de la formation continue et la promotion des exportations.

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Le dispositif de mise à niveau comprend plusieurs mécanismes dont �

  • L’Agence Nationale de la Petite et Moyenne Entreprise et les Centres Régionaux de l’Investissement : deux organismes de promotion et d’appui à la mise à niveau et l’accompagnement des entreprises;
  • Les instruments financiers de financement et de garantie (FOMAN, FORTEX, RENOVOTEL, FODEP,
  • FOGAM...);
  • Les contrats – programmes avec l’AMITH et la Fédération du tourisme;
  • La réduction des coûts des facteurs (énergie et fiscalité);
  • La contribution du Fonds Hassan II pour le Développement économique et social.

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Conséquences

  • Vingt ans d’ajustement structurel et de réformes montrent pourtant que les résultats obtenus en matière de développement sont décevants et que le secteur privé ne s’est pas beaucoup départi de son comportement rentier et de son conservatisme.

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  • réduction des déséquilibres internes et externes
  • Faible taux de scolarisation en milieu rural et aggravation du taux de chômage
  • Les résultats fragiles en matière de finances publiques ou de balance des paiement
  • l'endettement de l'Etat devient problématique

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  • Le taux de croissance enregistré par l'économie marocaine durant la période 1983-1994 a été de 4.1% l'an en moyenne insuffisante pour résoudre le chômage.
  • La structure du PIB n'a pas connu durant la période 1983-1994 de changement notable
  • le taux d'investissement qui dépassait 27% en 19821, n'est plus en 1994 que de 20% dû à la contraction des investissements de l'Etat
  • Le taux d'épargne s'est en effet sensiblement dégradé, passant en dessous de 19% en1994

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Perspectives

  • éliminer les entraves à l'investissement,
  • entamer une véritable restructuration de la fonction publique pour l'adapter au nouveau rôle de régulation de l'Etat,
  • réformer le système fiscal en vue d'accroître son efficacité et son équité, et de corriger les quelques effets négatifs du programme d'ajustement structurel
  • orienter la politique d'investissement de l'Etat vers l'amélioration des indicateurs sociaux notamment en milieu rural et la réalisation des infrastructures nécessaires au développement du secteur privé et à la promotion des exportations.

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  • l'impact des mesures d'ajustement structurel sur les facteurs de production (emploi et capital)

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Conclusion

  • Le recours aux privatisations pour financer les déficits budgétaires place le Maroc devant le risque d'un nouveau programme d'ajustement structurel du FMI

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