1 of 30

CARCINOME EPIDERMOIDE�(Spinocellulaire)

DR MAHI I

Service de dermatologie

CHU Tlemcen

2 of 30

Définition:

  • Encore appelé carcinome épidermoide c’ est une tumeur épithéliale maligne d’origine kératinocytaire
  • carcinome agressif
  • avec tendance infiltrante locale et dissémination métastatique par voie lymphatique.
  • Apparait le plus souvent sur une lésion précancéreuse.

3 of 30

Epidémiologie:�

  • 1/3 des carcinomes cutanés
  • Age › à60ans
  • sexe 2H /1f
  • Les sujets à risque sont les blancs à peau claire

4 of 30

Facteurs carcinogènes :

  • Soleil , phototype clair
  • certaines génodermatoses (xeroderma pigmentosum , l’albinisme oculocutané)
  • Infection HPV 16,18,31,33
  • Exposition aux Hydrocarbures ,radiations ionisantes, arsénisme chronique.
  • Tabagisme chronique :leucoplasie buccale
  • les dermatoses ulcérantes ou cicatricielles chroniques exp cicatrices de brûlures

5 of 30

Clinique:

  • Le CSC survient souvent sur une lésion précancéreuse telle que la kératose actinique.

  • La KA est une lésion squameuse, de quelques millimètres, couleur de peau normale ou légèrement rosée ou pigmentée, qui se palpe plus qu’elle ne se voit, et siège principalement sur les zones photoexposées.

  • Elle peut réaliser l’aspect d’une corne

6 of 30

���Kératoses actiniques

7 of 30

Kératose actinique

8 of 30

Kératose actinique

9 of 30

Corne cutanée

10 of 30

  • Les signes faisant craindre la transformation sont :

1- l’étalement de la lésion,

2 -son bourgeonnement en surface,

3 -son infiltration,

4-son ulcération,

5-son caractère saignotant.

Toute kératose actinique doit être détruite

(cryothérapie)

11 of 30

  • Le CSC invasif peut aussi se développer à partir d’une lésion cancéreuse in situ : maladie de Bowen
  • sur d’autres lésions précancéreuses comme les cicatrices de brûlures, les radiodermites, les ulcérations chroniques.

12 of 30

  • La forme ulcérovégétante :forme la plus fréquente

-tumeur saillante, volumineuse, infiltrée, de surface irrégulière, bourgeonnante et ulcérée.

-Elle saigne facilement.

-Son bord est dur, épais et la base infiltrée

13 of 30

14 of 30

15 of 30

16 of 30

17 of 30

18 of 30

Formes cliniques particulières

  • Carcinome verruqueux: Il s’agit de CE de bas grade de malignité
  • CSC muqueux :lèvres buccales, vulve, verge, scrotum

Formes inhabituelles

  • Carcinome périunguéal :Le rôle oncogène des papillomavirus, principalement PVH 16.

-se méfier d’une verrue vulgaire chronique résistante aux TRT

19 of 30

Carcinome verruqueux multifocal sur cicatrice d’ulcère.

20 of 30

21 of 30

CSC de la lèvre inférieure

22 of 30

23 of 30

24 of 30

25 of 30

26 of 30

Histologie:

  • pose le diagnostic de certitude
  • prolifération de grandes cellules réalisant des lobules ou des travées mal limitées de disposition anarchique

  • Différenciation kératinocytaire : les globes cornés+++ au centre des lobules tumoraux (amas arrondies de ç anuclées eosinophiles).

27 of 30

Histologie

  • Si la lésion est limitée à l’épiderme, il s’agit d’un CE in situ, ou maladie de Bowen.

  • Les CE invasifs franchissent la membrane basale et envahissent plus ou moins profondément le derme, voire l’hypoderme au sein d’un stroma inflammatoire

28 of 30

Diagnostic différenciel

  • Kératoacanthome: tm bénigne, siège: zones photo exposées- , lésion papuleuse à cratère central , régressive spontanément.

  • Mélanome malin achromique: nodule rouge ou rosé; histologie et immuno marquage spécifiques.
  • Cbç ulcéreux: ulcération torpide avec bordure perlée. Histologie spécifique.

29 of 30

  • évolution : extension locale puis régionale puis métastases

30 of 30

Traitement

  • Chirurgie: avec marge de sécurité (4 à 6 voire 10 mm ou plus ) puis suture si possible ou cicatrisation dirigée ou greffe de peau.
  • Curage gg en cas de métastases gg.
  • Chimiothérapie est systématique en cas de métastases gg ou viscérales.
  • Prévention :destruction de lésions précancéreuses, photoprotection.