Université de Bucarest
Roumanie
PROJET
SIGNES & SENS
LIRE – UNE RECHERCHE ACTIVE DE SENS
LIRE L’IMAGE PUBLICITAIRE
Fiche descriptive de production
Fiche de présentation �
Ces trois dernières années, 17 élèves ont bénéficié d’un programme intensif d’étude du français(clas - ses bilingues)
-30 milieu urbain - 12 proviennent du milieu rural
-intérêt pour la culture et la civilisation française
-continuer les études dans une filière francophone
-Compréhension : très bon : 29 ; moyen : 7 ; faible : 6 élèves
-Expression : très bon : 29; moyen : 7 ; faible : 6 élèves
Tous comprennent vite et relativement vite le sens d’une image tandis que pour le texte écrit certains ont besoin d’un dictionnaire.
Images des écoles et des activités déployées :
Le Collège National « I. Creangă » de Bucarest
Le Lycée « G. Călinescu » de Constantza
Le Lycée « Dante Alighieri » de Bucarest�
SÉQUENCE PRÉPARATOIRE
On invite les élèves à regarder avec attention ces deux images :
STRUCTURE DE L’IMAGE
Enseignement explicite
MICROPROCESSUS
PRATIQUE DE CLASSE
Contour précis (espace défini)
Contour diffus (espace indéfini)
Par quoi réalise-t-on
les frontières de
ces deux images?
DE PLANS
A. Dahvre et coll, Guide pour l’éducation aux Médias audiovisuels. S’initier, s’informer, se former, Bruxelles, Médiathèque de la Communauté française de Belgique, 1990
Voilà ce que cela a donné en pratique : ���� Photos faites par les élèves du Lycée « Dante Alighieri »� ayant pour « cible » Florentina – XI -ème F -- l’une de leurs collègues
plan général plan moyen
plan américain plan rapproché
gros plan très gros plan
en plongée
en contre-plongée
de front
en plongée verticale
de l’observateur mobilise lui - aussi des sens différents. Il existe plusieurs types de prises de vue : en plongée (l’œil se trouve plus haut que le sujet), en contre-plongée (l’œil se trouve au-dessous de l’objet à 45°), de front (l’axe du regard – à la même hauteur du sujet), verticale (sur l’axe vertical de l’objet).
LE POINT DE VUE
Pour approfondir:
-Quel est l’angle de prise de vue sous lequel vous avez regardé les toiles d’Arcimboldo?
-Demandez aux élèves de classer un ensemble d’images en trois catégories : vue de ni-
veau (de front), vue en plongée, vue en contre – plongée
-Photographiez la salle de classe, la cour de l’école, une voiture vues par un chien ou par un chat. Puis racontez ce qu’il voit.
-Photographiez le visage d’un de vos copains sous divers angles déterminés aupara-vant : en plongée verticale, à 45°degrés,vue de niveau. Quelles prises de vue semblent toucher le symbolique ou l’insolite?
Tout changement de perspective aboutit à une perception objectale différente.
Parfois, en modifiant l’orientation spatiale du signifiant, on peut mobiliser un signifié différent (du « vase aux légumes » au « visage aux légumes » - Arcimboldo) et inversement) :
Décomposition de l’image en unités iconiques constitutives�
visage
éléments
constitutifs
actualisations
iconiques
cheveux
raisins
nez
poire
joues
abricot
yeux
myrtilles
visage
poire
raisins
abricot
Été
Automne
Douceur
Arôme
Age mûr
= sfnts
= sfés
Les élèves se débrouillent bien ; ils reconnaissent et identifient facilement les fruits et les légumes; la traduction verbale des unités iconiques est généralement correcte
comme: : ail, carotte, courgette
□ ail □ asperge □ coing □ épi de blé □ groseille, etc.
PROPOSITIONS PÉDAGOGIQUES
G.Arcimboldo – Maximilien II en Vertemnus
G.Arcimboldo – Le Bibliothécaire
D’autres exercices :
-Exercice de décomposition – amusez-vous et faites travailler votre mémoire!
Qu’est-ce que c’est ?
Qu’est-ce que cet accessoire symbolise-t-il ?
Qui est censé le porter ?
Dans quelles circonstances ?
Quel vêtement est-ce ?
Convient-il à l’écharpe tricolore et
au personnage qui la porte ?
Est-ce que ces chaussures s’intègrent
au style des éléments précédents ?
Par quoi choquent-elles ?
Quels sont les nouveaux éléments de la tenue?
Quel type de personnage et quelle vision sur
les symboles de la République induisent-ils ?
Quel signe le geste des mains vous
rappelle-t-il ?
Pourquoi est-il fait à l’envers ?
Coluche
!!!
Introduction des concepts de paradigme et de syntagme de l’image
- L’enseignant définit d’abord ces concepts comme ils le sont en linguistique en essayant de les appliquer à l’image. On commence par demander aux élèves le paradigme des légumes qui peuvent réaliser le nez :la carotte, l’aubergine, la tomate. Les élèves remarquent par questionnement dirigé que deux unités ne peuvent pas occuper simultanément la même place ; en échange elles réalisent un système d’oppositions : carotte vs. aubergine vs. tomate se situant sur un axe sémantique tel que sucré vs. non sucré, etc.
- Le syntagme est une composition, une organisation de traits sémiques ; c’est l’enchaînement linéaire des mots
Carotte jaune
Aubergine oblongue et violacée
Tomate rouge, tomate cerise
sfé =catégorie LÉGUME (éventuellement l’Été)
Remarque: plusieurs syntagmes peuvent avoir le même signifié :
Reconnaissez-vous ces dires?
Qui en est l’auteur?
Si l’homme était parfait, il serait Dieu
C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi
J’ai jugé justement un injuste adversaire
L’autre jour, au fond d’un vallon,
Un serpent piqua Jean Fréron.
Que pensez-vous qu’il arriva?
Ce fut le serpent qui creva
Commentaire d’une image , recours au concept d’évocation :
Est-ce lui?
Alors, qui est ce personnage?
Reconnaissez-vous le visage de ce personnage dans cette peinture célèbre?
Découvrez les visages et les corps cachés dans les six images suivantes:
(Source web: http://www.avg.com)
-Décrivez les personnages
-Regardez leur mimique, leurs gestes : que font-ils, que veulent-ils
dire? Regroupes-les selon des critères à votre choix
-Ont-ils le même objet de préoccupation?
Précisez la place que les personnages occupent dans l’espace
de l’image
-Comment ces figures d’échelles différentes se substituent-elles,
les unes aux autres?
- Ont-elles les mêmes attitudes les unes envers les autres?
- Est-ce le buste de Voltaire qu’on peut voir dans l’image? Justifiez vos hypothèses
- Ces personnages viennent-ils des tableaux de Vélasquez?
- Quel est le message, qui, selon vous, Dali a voulu nous communiquer?
Les inférences
PROCESSUS D’INTÉGRATION
Le professeur réalise au tableau le schéma référentiel suivant :
nez
joue
.......
(objets réels)
nez
joue
.......
fruit
légume
Été, Automne (concept, sens)
signe iconique
type
référent réel
occurrence
Inférences pragmatiques
(fondées sur les connaissances du lecteur)
Inférences logiques
(fondées sur le texte)
Étape 1: Exemple du professeur:
les fruits et les légumes caractérisant
l’Été infèrent le concept d’Été; inférence
réalisée : CATÉGORIE(la saison)
Étape 2 :
- L’enseignant met les indices en évidence :
- les livres sont rangés ;
- le nez est remplacé par un os
- L’apprenant effectue les inférences : - c’est une bibliothèque
- la mort (le temps)
inférences réalisés : - LIEU
- CAUSE – EFFET
- L’enseignant justifie les inférences
Étape 3 : les élèves mettent eux-mêmes les indices en évidence :
- le livre ouvert, comme feuilleté (= les cheveux du
Bibliothécaire)
- les rameaux verts (= les cheveux du personnage de droite du
tableau de Dali)
- l’enseignant mobilise les signifiés lecture et vie; inférence
réalisée : LIEU
- l’enseignant justifie l’ inférence
Pour approfondir : les inférences créatives :
-Jeu sur la polysémie des images : à partir de l’exemple ci-
dessous, les apprenants doivent chercher des images
susceptibles de donner lieu à au moins une double interprétation :
C’est un chat ou une cafetière?!
-En faisant appel à l’imagination, on peut recréer le visage d’un personnage à partir des outils de son métier
Réponse: c’est une chafetière
-Les élèves sont invités aussi à imaginer eux-mêmes une composition
pareille au « vase aux légumes » d’Arcimboldo, mais avec des fruits.
Voilà l’une de leurs productions :
1. L’enseignant fait la distinction Sujet vs. Idée principale vs. Résumé. On part des exemples verbalisés : la structure de la phrase simple : sujet + prédicat
2. L’idée principale – c’est ce qu’on dit à propos du sujet (sa nature: prédicative)
3. Le Résumé : définition et règles (élimination, substitution, macro sélection et invention)
- La plupart des apprenants indiquent correctement le sujet dans le tableau de G. Arcimboldo : l’Été et l’Automne, les fruits et les légumes constituant la prédication (notamment l’attribut du sujet) : l’idée principale
Le schéma réalisé est du type : A est B
La même structure schématique est repérée dans les autres images où les sujets sont respectivement vie, mort temps (Dali) et les deux personnages Maximilien et Le Bibliothécaire
Les apprenants remarquent que d’habitude le sujet est donné par le titre (la légende) (mis à part les images fortement polysémiques surréalistes où il doit être imaginé à partir du texte iconique et d’un contrat intersubjectif : émetteur – récepteur)
- Les élèves indiquent avec une certaine hésitation, selon leurs préférences, un fruit et/ou un légume représentatifs pour chacune des deux saisons en question. Ce sont des mots-clés. Ils doivent justifier leur choix. Pour Le Bibliothécaire le signe redondant est un type figuratif : le livre (mot-clé) et pour Dali : les métamorphoses du temps (syntagme-clé)
MACROPROCESSUS
- Certains élèves ne connaissent pas exactement la définition du prédicat et son rôle par rapport au sujet
- Difficulté à appliquer les rè-gles du résumé
- Faire des exercices simples sur les constituants du prédicat nominal en précisant leur rôle;
- L’enseignant doit préciser encore une fois les verbes copules et le rôle du verbe être;
- Adopter la stratégie du résumé coopératif
Les élèves font des prédictions, se forment des images
mentales, réagissent émotivement, intègrent l’information
nouvelle à leurs connaissances antérieures
On propose aux apprenants
d’autres images, dont on cache
les titres et on leur demande d’élaborer des
hypothèses sur ce que cela peut représenter,
(justification et validation de leurs suppositions)
Étant donné la dimension quasi-polysémique ou fortement polysémique des images en général, on remarque sans peine le rôle d’ancrage du sens joué par le texte. C’est une activité très productive, mobilisatrice et créative impliquant toutes les opérations de la GESTION MENTALE aussi bien que les stratégies d’autogestion de la compréhension.
Remarque : cet exercice peut être essayé avec n’importe quel groupe d’élèves n’ayant pas participé à la démarche pédagogique ci-dessus. Condition sine qua non : un seul et premier contact avec les images proposées
PROCESSUS D’ ÉLABORATION
- Difficultés à repérer le titre de l’image
- Augmenter la quantité et la qualité de leurs connaissances(collections d’albums, visites aux musées, etc)
- Stimuler l’acquisition de nouvelles connaissances par des techniques appropriées (par exemple, les questions dirigées : À quoi vous fait penser ce mot-clé?, etc.)
- Comprendre l’image comme un système porteur de significations de par les relations établies entre ses unités composantes. Les apprenants doivent justifier les associations effectuées à partir du concept-clé mis en vedette
- Relier aux connaissances antérieures au texte
- Étudiez l’expression d’un visage( ou d’une série de visages). Pourrait - elle servir à faire de la publicité? Si oui, quel serait, d’après vous, le produit qui répondrait le mieux à l’expression en question?
- Faites dialoguer ces personnages (verbalisation d’une image) :
Auguste Renoir, Bal au Moulin de la Galette,Montmartre
- connaître l’objet de la compréhension : type de texte, de message, d’ image
- savoir ce dont nous avons besoin pour comprendre : structuration et déstructuration
du texte iconique, système, dénotation/connotation, signifiant vs. signifié, inférences, schéma de fonctionnement, etc.)
- bibliographie
- discussions métacognitives et rédaction d’une carte de présentation de l’image : com-
position, espace, mouvement, forme, couleur,signifiants/signifiés, paradigmatique et
syntagmatique, shockvertising, types de messages, segment du public touché,effets
escomptés (sociologiques, psychologiques, commerciaux, etc.), stéréotypes, mythes,
légendes...
- exercices
BILAN�PROCESSUS MÉTACOGNITIFS
ANALYSE DE L’IMAGE PUBLICITAIRE
Recherche active de sens
LIRE UNE IMAGE PUBLICITAIRE
Élaboration de la compréhension du texte
Retour aux acquis:
aux stéréotypes et aux mythes portant sur la structure du texte verbal et non verbal
RÉCEPTEUR (lecteur avec sa culture des textes, sa personnalité, ses connaissances, son attente, son intention)
Mise en liens des composantes:
Élaboration d’hypothèses
Parcours de lecture
Inférences logiques, pragmatiques et créatives
Prélèvement des indices
Perception des signes -Composantes
Types de messages:
informatif, à illustration, à légende, symbolique, intermédiaire
Élimination ou modification d’hypothèses
Validation d’une hypothèse
Poursuite de la lecture
Le shockvetising
Ancrage du sens:
L’acte d’acheter le produit
Étapes de l’enseignement:
B. Expliquer aux élèves la stratégie adoptée et le pourquoi de cette stratégie
C. MICROPROCESSUS:
D. PROCESSUS D’INTÉGRATION
E. MACROPROCESSUS
En général, les productions publicitaires s’organisent par thèmes : les parfums, les boissons, les cigarettes, etc.
- on demande aux élèves d’indiquer – à partir des images suivantes - par un effort de concentration, les thèmes de classification thématique y présentes et d’éliminer les intrus
Techniques de travail :
- questionnement dirigé (Combien de thèmes avez-vous repérés ? Lesquels? Indiquez les intrus).
- pratiques de visionnage : l’intention de communication. On demande aux élèves de visionner ces messages à plusieurs reprises et de répondre pour chaque image aux exigences suivantes :
a. trouvez un titre à chacune de ces images qui, d’après vous, soit le meilleur possible
b. indiquez par un crochet, l’intention de communication qui correspond au message :
- vendre une marchandise
- sensibiliser le public à une cause
- promouvoir telle ou telle industrie
- éveiller le sens de la culture
- promouvoir un service
c. spécifiez l’objectif visé(commercial, social, touristique, culturel, etc)
d. indiquez les moyens destinés à convaincre(rhétorique iconique et verbale, méta-
phores, métonymies, slogans, référence à des personnalités connues, témoignage
d’une personne crédible, etc.
e. l’intention de communication , est-elle explicitement exprimée?Justifiez votre réponse.
f. trouvez-vous parmi ces messages iconiques des peintures, des œuvres d’art? Précisez-en le titre et l’auteur
le thème du texte iconique : le rapport iconique vs. verbal, la
spécificité de l’objectif visé, les procédés rhétoriques, etc.
Pour ce qui est de la publicité TAROM par exemple, ils
remarquent que seul le verbal décide du statut d’intrus de
l’image en question
Ils parviennent à repérer aisément les trois thèmes autour desquels s’organise le corpus ci-dessus : thème du visage, de la main, du parfum
٠OBSTACLE
Sur des images adéquates l’enseignant explique aux
apprenants les traits des quatre types de publicité
suivants :
1. Publicité référentielle
Fonction représentationnelle du
langage
(on parle de la compagnie TAROM,
de son anniversaire)
Publicité des faits
Publicité adéquate à la « réalité »
(50-ème anniversaire de la TAROM)
2. Publicité oblique
Le sens est à construire
Publicité du paradoxe qui va à l’encontre de l’opinion commune
Le lecteur est l’auteur:
– d’un FAIRE interprétatif
– d’une réaction (il achète le produit)
– d’un acte behavioriste (stimulus – réponse)
3. Publicité mythique
Machine à fabriquer le bonheur,
car elle fait de l’objet
AUTRE CHOSE qu’il ne l’est pas:
(cheveux et shampooing = pomme verte)
Le sens à trouver est dans le
phantasme individuel et/ou collectif
Exemples : -on ne vend pas des chaussures
on vend de jolis pieds
- on ne vend pas du shampooing
on vend des pommes
4. Publicité substantielle
On insiste sur la valeur en soi ,
en visant l’essentiel du produit
C’est le « degré zéro » de l’ « écriture »
publicitaire (on refuse l’originalité de la
présentation, on évite toute connotation).
Négation de la publicité mythique et
oblique
Pour fixer ces connaissances on demande aux élèves de repérer
eux-mêmes ces types de publicité à partir du corpus d’images
utilisé ci-dessus pour la classification thématique
Le manque d’expérience et de connaissances plus approfondies font
buter certains élèves sur une partie importante du corpus
a. le type d’approche utilisée(narrative, descriptivo - informative, incitative, imaginaire,
argumentative)
b. le public-cible auquel est destiné chaque message (selon les indices de sens)
c. les effets psychologiques ciblés par chaque image y compris leurs
dimensions culturelle et actionnelle (incitative)
d. les distinctions : fait /opinion, valeur utilitaire/valeur non utilitaire
e. le type de discours mis en jeu par le texte
f. le rapport texte - image
MICROPROCESSUS
La compréhension, la réflexion et l’imagination (on joint à ce premier schéma, le schéma d’un poisson, on les invite à la réflexion, à la comparaison, à la compréhension et finalement à imaginer des indices (yeux, oreille, nez, ailes) à même de rendre les images moins abstraites et donc plus compréhensibles
Par dialogue et questions dirigées, l’enseignant met l’imagination des élèves au travail : Qu’est-ce que ce premier schéma pourrait-il représenter dans la réalité?
Mais le second? Vous rappellent-ils quelque chose?
٠CONSTAT
ont repéré la figure d’un visage. Les réponses les plus fréquentes :
un ballon, un miroir, une raquette de tennis, de ping-pong, de badminton, etc.
Remarque : l’absence d’indices discriminants
étant donné le degré de polysémie réduit par la présence d’indices supplémentaires (la queue)
figure (type) – signe (token) – objet de la réalité
- Démonstration pratique et introduction des concepts de lignes de force
et de points forts. Pour trouver les lignes de force d’un cadrage on
divise l’image en tiers horizontaux et verticaux. Les points forts se situent à
l’intersection de ces lignes qui constituent les endroits idéaux où placer les sujets dans
l’image :
C. Angelouglou, Jack Schofield, Réussir ses photographies, Éditions Chirstophe Colomb, 1984
STRUCTURE DE L’IMAGE
1. Par questionnement dirigé (Quels sont les éléments qui composent cette image? Sont- ils tous iconiques?,etc.) on parvient à opérer les distinctions suivantes : code iconique (image) vs. code linguistique (verbal). Le premier est illustré par la tête de cette femme (visage + cheveux) et par le produit à vendre – le pack shot situé d’habitude en bas de l’image, côté droit. Le texte verbal contient un slogan d’accroche (Retrouvez dans vos cheveux la fraîcheur senteur des pommes vertes) et un pavé rédactionnel. Tout ceci s’organise en macrosystème. Relations et fonctions entre composantes:
2. L’enseignant explique aux apprenants les fonctions qui s’installent entre le texte linguistique et le texte iconique. Ces explications sont assorties d’exemples :
protagonistes de la communication: émetteur vs. récepteur
argumentatifs du texte linguistique et inversement
Difficultés à comprendre la fonction de relais
Recourir à l’exemple de Barthes :
Un rectangle et un point - forte polysémie ( en mathématiques, sports, un cheval dans un pré, un personnage perdu dans le désert, etc.)
Mais si X dit : J’ai peur, l’information apportée par le message linguistique ne caractérise aucunement le message iconique dont la polysémie est presque illimitée
Les élèves parviennent aisément à faire ces distinctions sans connaître le métalangage spécifique des composants ci-dessus
X
Pour approfondir :
- l’enseignant propose d’autres images
qu’il discute dans la même perspective :
- l’enseignant découpe en morceaux plusieurs publicités en introduisant dans le puzzle
des intrus. Les élèves recomposent l’image initiale
- à partir de telle ou telle fonction les apprenants doivent chercher dans des publicités
des images répondant à leur définition
COMPOSANTES DU VISAGE
Regardez ce dessin de Magritte :
Pour certains élèves le sens du rapport titre – image est difficile à saisir. D’autres ont remarqué la systémique que ces unités composent et ont compris que leur élimination partielle ou totale constituerait une violation graduée du sens initial de l’image, allant jusqu’au « viol » complet – la dernière image.
Note : opération inverse à
l’induction : de la généralité
des faits aux faits concrets
chaque image les parties du corps manquantes
bridés, en amande, etc.
chaque composante une liste de mots et de syntagmes appropriés. Il peut invi-
ter aussi les apprenants à consulter eux-mêmes les dictionnaires
L’enseignant parle aux élèves du contrat intersubjectif qui s’établit
entre les protagonistes de la communication
que représente-t-elle?
la pomme?
serpent, quel mythe vous
rappellent-ils?
allusion biblique?
en faisant attention à tous les
autres éléments de l’image
- L’enseignant entame un dialogue sur le mythe biblique et dans ce contexte sur la signification de la pomme (rouge vs. verte). On dresse ainsi un PARCOURS PARADIGMATIQUE DU SENS. Les élèves ont mobilisé le paradigme des signifiés de la couleur suivants (signes plastiques) :
LE ROUGE
amour
sang
divinité
noblesse
joie
vie
passion
optimisme
pulsion sexuelle
LE VERT
régénération physique et spirituelle
énergie vitale
espérance
printemps
charité (dans le christianisme)
Signifiés de la pomme : fruit interdit (l’arbre malus)
péché originel
connaissance interdite (« croquer la pomme » - l’acte sexuel)
Donc, la publicité → DESTRUCTION D’UNE CONVENTION, D’UN MYTHE, D’UNE INTERDICTION. Pour connaître la fraîcheur et la senteur du shampoing en question,
les élèves établissent les parcours paradigmatiques suivants:
régénération vs non régénération
énergie vitale vs énergie commune
espérance vs désespoir
printemps vs hiver
charité vs dégradation morale.
Ils dressent aussi une liste des syntagmes essentiels de l’image : vert nature, énergie vitale, régénération physique et spirituelle, visage éclatant, dents blanches, etc.
Par la question : Où se trouvent les pommes? – Sur la tête, on leur demande si cela ne leur évoque une légende célèbre. La plupart se rappellent la légende de Wilhelm Tell
Thème de débat: la pomme : →cible de Wilhelm Tell vs. la pomme : → cible du créateur d’images
Qui cible quoi? Question - clé
- Les élèves se débrouillent bien. À quelques exceptions près, ils connaissent le symbolisme des éléments en question et remarquent la fonction d’ANCRAGE et de RELAIS du contexte linguistique et iconique (le pack shot)
- Si Tell ciblait la pomme en tant qu’objet physique, le créateur d’images, à travers la légende, cible un effet psychologique de type stimulus – réponse (au niveau d’un segment de la population) à même de déclencher l’acte d’achat du produit
1. LES INFÉRENCES LOGIQUES ET PRAGMATIQUES
Sensibilisation des élèves :
Les indices de cohésion :
Pour le texte verbal :
connecteur : pour (explicite)
inférence : BUT
(reprise anaphorique du référent par structure appositive ; inférence : ÉQUIVALENCE
(reprise anaphorique par un terme englobant hypéronymique)
PROCESSUS D’INTÉGRATION
Pour le texte verbo-iconique (slogan, pavé rédactionnel, nom de la marque rapportés à l’image) :
- Niveau sémantico-linguistique :
(analysez les deux niveaux dans les
trois images)
etc.
Remarque : le slogan – rôle médiateur entre l’image et le pack shot
Pour les textes iconiques :
la couleur, l’ambiance affective)
Étudiez les inférences : visage – fleur dans la publicité suivante :
Positionnement du référent :
Le référent à l’intérieur de l’image publicitaire :
le regard des personnages braqué déictiquement sur un référent – objet quelconque :
Le référent – à l’extérieur de l’image publicitaire :
le regard des personnages braqué
déictiquement sur le référent – lecteur :
D’autres types de référents :
2. LES INFÉRENCES CRÉATIVES – fondées sur les connaissances antérieures
- Sensibilisation théorique des élèves à partir du texte verbal :
Classification des référents
Ce qui est remplacé | Ce par quoi il est remplacé | Exemple |
NOM | A. Un pronom 1. personnel - singulier : - pluriel : 2. démonstratif : 3. autres (relatif, interrogatif, ...) B. Autre chose qu’un pronom : 1. adverbe de lieu : 2. adverbe de temps : 3. synonyme :
4. terme générique : 5. adjectif numéral : C. Sous-entendu : | Jean et Marie aiment le sport. Il pratique le ski et, elle, la natation Alice et Catherine sont de bonnes amies. Elles jouent toujours ensemble. « Invitons Nadine à jouer avec nous », dit Alice « Veux-tu un gâteau? ». « Oui, je prendrais celui-ci. » Pierre, qui vient d’avoir dix ans, est le plus grand de la classe. Il est né en Russie; il a passé son enfance là-bas. « Ne travailles-tu pas habituellement le samedi? » « Oui, mais demain, exceptionnellement, je ne travaille pas. » « Viens avec moi », dit le loup à la fillette. « Non, répondit la petite fille, je vais chez grand-mère. » Grand-père amena Pierre, Anne et Louis jouer au parc; les enfants s’en donnèrent à coeur joie toute la matinée. Marie et Jean sont tous deux mes amis. J’aime tous les bonbons mais les boules noires sont les meilleurs [bonbons]. |
VERBE OU PROPOSITION | A. Pronom : B. Autre chose qu’un pronom : C. Sous-entendu : | « Est-ce que Maria viendra demain? ». « Je le pense. » Sébastien aime lire; c’est pour cette raison qu íl se rend à la bibliothèque tous les samedis. Tu aimes les framboises. Mois aussi [j’aime les framboises]. |
Source: Adapté de Baumann (1987), apud Giasson: La compréhension en lecture, p. 55
Classification des connecteurs :
-Lieu : devant, au-dessus de, ...
Source:Irwin(1986) et Blain(1988), apud Giasson:La compréhension en lecture,1996, p.58
Classification des inférences
sommes-nous?
Qui est Christian?
scène?
Bernard?
Dr. Grenon utilisa-t-il?
catégorie d’objets s’agit-il ici?
Quel est ce géant rutilant?
avaient perdu leurs branches. Qu’est-ce qui a causé cette situation? (Dans cet exemple, la cause
doit être inférée. Parfois, une cause est mentionnée et l’effet doit être inféré.)
souffrir. Comment Pierre pourrait-il solutionner son problème? (Quelquefois une solution est
mentionnée et le problème doit être inféré)
applaudit, les larmes aux yeux. Quel sentiment éprouvait mon père?
Source:Johnson et Johnson(1986),apud Giasson : La compréhension en lecture, 1996, pp.66-67
- Translation des concepts du verbal à l’iconique. Travail sur des images. Explicitation donnée par l’enseignant
- Décrivez ce personnage : c’est un homme ou un animal? Justifiez votre option
- Quel est l’accroche l’oeil de cette image?
- Quels sentiments vous inspire l’expression de son visage?
- Quel serait son message? Le pavé rédactionnel vous aide-t-il à le comprendre?
- Quel rapport voyez-vous entre son visage et:
- le reste du corps?
- le pavé rédactionnel?
- le bâtiment de l’exposition?
PRATIQUES DE CLASSE
sur les inférences pragmatiques et créatives :
- Repérez les référents et les connecteurs (niveaux verbal et iconique) dans les images suivantes :
- Lisez le slogan : à quel syntagme renvoie demain?
- Décrivez le visage que ces mains infèrent. Quels personnages de Flaubert vous rappellent – elles?
Russell Lee, Les mains d’une fermière d’Iowa
- Faites remarquer les inférences pragmatiques et créatives dans les publicités suivantes(v. aussi Kenzoamour) :
- En remplaçant l’objet qui attire le regard des personnages ci-dessous par un autre objet, vous réaliserez une inférence de type OBJET qui pourrait avoir comme effet le
changement du sentiment - attitude exprimée par le visage des deux personnages.
Remplacez l’objet de leur vision par différents objets et commentez les sentiments- attitudes qu’on pourrait lire sur leurs visages
- Choisissez le visage d’un personnage marqué par un certain sentiment : peur, mélancolie, joie, etc. Placez –le dans un décor adéquat
- Après avoir remarqué le lien qui doit exister entre le visage et le décor, placez-le dans des décors différents : commen-tez les changements qui doivent être opérés
- Quels éléments peut-on ajouter ou ôter à un personnage publicitaire de votre choix sans changer le sentiment exprimé par son regard?
- Remplacez la figure de l’aigle d’à côté par un autre visage d’animal dont le contenu sémantique rejoigne celui de l’image et du slogan
- Cherchez des visages d’animaux dans la publicité : de qui, de quoi sont-ils le substitut?
Qu’est-ce qu’ils infèrent? À quoi pourraient-ils faire de la publicité?
Voilà les meilleures propositions faites par les élèves du Collège « I. Creangă »:
- Remplacez la tête d’autruche du personnage de REve Nomade par une autre tête d’oiseau ou d’animal toujours en rapport avec l’exposition. Analysez les effets de sens réalisés. Cherchez à chaque fois un slogan à la nouvelle image obtenue.
Voilà ce que propose l’un de nos élèves:
en tournant le dos au monde, la girafe le
regarde de haut, en affichant une certaine
supériorité physique et d’esprit.
Au fond, les deux animaux manifestent le
même mépris à l’égard du monde.
- Éliminez les deux êtres volants de Kenzoamour : la femme oiseau et l’oiseau papil-lon et remplacez-les par des objets inférant l’idée de moyen de transport.
- Imaginez (dessinez) une image publicitaire (ou au moins un schéma) où vous allez utiliser des connecteurs et réaliser plusieurs types d’inférence.
- Réalisez des inférences à partir des objets circonscrits dans des formes géométriques (v. l’exercice avec Kenzoamour)
- Ces deux personnages manquent de visage ; vous leur en mettez un, d’homme ou de femme. Justifiez votre choix
Elle peut être : explicite : pavé rédactionnel, slogan, gros plans, couleur, agencement géométrique des figures, la géométrie des lignes de force, etc.
implicite: repérée après la lecture – analyse de tout le texte verbal et/ou iconique
MACROPROCESSUS
- image publicitaire fixe
Ses remarques :
- image publicitaire en mouvement
Remarques:
- Sujet = nouvelle tendance vestimentaire Céline
- désespoir du garçon
lus dans l’expression du visage des deux personnages
- Effet marketing : faites la même option : achetez Céline !
- En prenant d’autres images pour support, l’enseignant explique aux élèves quelques types de mouvement :
(v. L.,Hamm, Lire des images, 1986,
les images en noir et blanc)
flou de filer :
flou de bouger :
flou avec « traînée »:
Toute l’image est floue (textures différentes) :
- Verbalisation de l’image par une narration succincte
- Collectionner des images qui montrent un personnage, un objet(voiture, avion , vélo) en mouvement. Les classer selon la manière dont le mouvement est traduit : gestualité, flou, etc.
- Ces deux visages se perdent dans le flou : commentez le type de flou et d’espace(la profondeur du champ et les autres éléments qui entrent en jeu : mobilité/fixité, signes plastiques, point de vue, rhétorique, etc :
Troisième étape :
On projette aux élèves deux publicités l’une fixe et l’autre en mouvement et par questionnement dirigé on procède à l’analyse des mêmes faits : mobilité, couleur, profondeur de champ, etc.
Quatrième étape :
Publicité à idée principale implicite et paradoxale
L’enseignant analyse cette image devant les élèves :
P1 : - espace iconique très réduit accordé à la voiture vs. place prééminente occupée dans les autres publicités
- présentation en gros plan des saucisses
- les trois actants : ENFANT – SAUCISSES – VOITURE (806) s’échelonnent sur une diagonale partant du coin gauche du haut jusqu’au coin droit d’en bas de l’image (= ligne de force = narration )
P2 : - l’association ENFANT – VOITURE est rare
- la perspective où il est situé nous rappelle le monde adulte
P3 : - l’association : plat de saucisses – voiture, construit l’opposition fonctionnelle :PRATIQUE vs.UTOPIQUE (mythique)
PARADIGMES DES SIGNIFIANTS ET DES SIGNIFIÉS
« véhicule » (qui « porte et contient »;
métonymie de la famille)
Sfnts
Enfant
Saucisses
Voiture
Assiette
texte
iconique
Sfés
« famille »
« bonheur familial »
« harmonie »
fonctionnalité utopique (mythique)
Slogan
(paradoxe linguistique rappelant la paronomase):
Huit saucisses
806
De même qu’une assiette peut facilement contenir huit saucisses si elles sont bien rangées, la 806 permet à toute une famille de voyager dans les meilleures conditions, étant également un facteur de harmonie familiale.
P4 : les enfants ne sont pas de conseilleurs en matière de voitures sauf indirectement s’il s’agit de leur sécurité et de leur confort. De ce fait, cette publicité semble s’adresser à un public restreint : les familles nombreuses.
Carré
sémiotique
Valorisation pratique
Valorisation utopique
« valeurs utilitaires » (valeurs d’usage)
« valeurs non existentielles »
(valorisation critique)
« confort familial »
« bénéfices »
« qualités »
« avantages / désavantages »
« valeurs existentielles » (valeurs de base)
« valeurs non utilitaires »
(valorisation ludique)
« vie »
« identité »
« indépendance »
« gratuité »
« harmonie »
« bonheur »
« raffinement »
Cinquième étape :
On propose aux élèves l’image suivante en les priant de faire une analyse pareille :
• RÉSUMÉ
Règles du résumé :
1. Élimination :
- éliminer l’information secondaire (le plan -arrière, certaines couleurs et nuances, etc)
- éliminer l’information redondante :
- la couleur du flacon – trois fois répétée ; même couleur : peau de la femme – caractères typographi - ques – pack shot
- le texte verbal :
- Elle – trois fois répété
- Yves Saint Laurent - trois fois répété (y compris le sigle)
2. Substitution :
métonymie du visage et du corps de la femme | « femme » |
flacon dans sa main | « harmonie: femme – parfum » |
pack shot | « parfum » |
Éléments qui nous aident à trouver l’idée principale et à résumer
3. Microsélection et invention
Choisir la phrase qui contient l’idée principale : la
femme et le parfum Y. S. Laurent sont en parfaite
harmonie – achetez-le! (l’impératif - acte de langage indirect)
• PRATIQUES DE CLASSE
- Regardez cette image :
- Quel en est le sujet?
- Qu’est-ce qu’on dit du sujet? (idée principale)
- Résumez en observant les règles de cette opération
- Mettez en évidence les éléments redondants de cette image (attention aux signes plastiques) :
- À partir d’un puzzle de coupures d’images reconstruisez en entier les publicités que vous trouvez-là (attention aux intrus). Précisez-en les idées principales
marquées par l’appartenance sociale, religieuse,
professionnelle, militaire, sexuelle et par classes d’âges.
Quels en sont les indices?(les signes codés
socialement, religieusement, etc?)
partis politiques, des religions, des groupes sportifs, des associations, des sexes…
Étudiez leur forme, leur signification, leur origine
Voilà quelques productions des élèves de « Dante Alighieri »:
Cinq types de processus d’élaboration (cf. Irwin, 1986) :
LES PROCESSUS D’ÉLABORATION
Faire des prédictions
- le caractère des personnages et leur motivation
- les caractéristiques de la situation
- les indices présents dans le texte (illustrations, titre)
- les connaissances concernant la grammaire de récit (v. Diesel, Céline)
- du contenu (fondées sur les connaissances antérieures sur le sujet et / ou sur la causalité physique, politique, psychologique, etc.)
- de la structure (fondées sur les connaissances de la structure des
textes informatifs et des indices textuels)
Concernent les idées, les hypothèses que le locuteur émet sur ce qui arrivera ensuite dans le texte verbal ou iconique :
Une certaine difficulté à repérer les indices nécessaires à faire des prédictions
- l’enseignant reprend les images Diesel et Céline et leur rappelle les indices constructeurs de sens (contenu, forme, déplacement, gestualité, espace et positionnement des personnages, etc.)
- ensuite, il demande aux élèves de chercher / imaginer / dessiner le visage d’un personnage, à partir, par exemple, du paradigme des signifiés que ses pieds et ses souliers mobilisent.
Nous donnons en bas les propositions recueilles:
Les élèves lancent toutes sortes d’hypothèses possibles. L’enseignant fait le point de leurs productions et remarque celles le plus rapprochées du nom réel
Se former une image mentale
L’imagerie mentale → capacité du sujet à se créer des images mentales
fortes et claires ce qui améliore la compréhension du texte et élimine les illogismes dans un texte
- Quel ustensile de cuisine peut-on imaginer à partir d’un chat?
Les élèves remarquent les liens logiques entre les deux textes iconiques
chat
chafetière
- Prenant pour modèle une métonymie iconique
déjà connue, imaginez –en d’autres
à partir des yeux, des oreilles, du nez, des lèvres
- Imaginez voire dessinez ou photographiez des visages surpris dans des contextes adéquats (cadeaux, bagues, sapin, etc.), susceptibles de signifier une idée, un stéréotype, un mythe, une légende : les Pâques, le Noël, l’étude, le voyage, etc.
- Choisissez un contexte, intégrez-y un visage qui répondrait au même paradigme des signifiés que le décor suggère
- À partir d’un corpus d’images, réalisez un mur d’images par découpages en carrés ou en rectangles (voir les modèles ci-dessous). Votre mur représentera des visages susceptibles de faire de la publicité aux bijoux, aux médicaments, aux produits cosmétiques, aux articles sportifs…
visage répondant à leurs signifiés fondamentaux (cherchez- les dans un corpus
d’images publicitaires)
Les réponses affectives
L’engagement émotif dans la lecture d’une publicité augmente
les chances du lecteur de comprendre et de retenir l’information
contenue dans le texte iconique et verbal.
Deux principales réactions émotives à signaler :
Pas d’obstacle à signaler : les élèves ont été très sensibles au développement narratif de Céline et surtout de Diesel. Ils ont bien compris le comportement de nos personnages par l’intermédiaire des analogies faites avec les situations vécues dans leur propre vie. Une certaine réticence nous l’avons perçue dans les réponses des élèves n’ayant pas vécu des situations pareilles (Je ne quitterai jamais mes parents, La séparation de mon ami sera un désastre, etc.)
Une question comme : Comment vous seriez-nous sentis à la place du personnage? favorise des réponses affectives. Celles-ci sont divergentes et relèvent des croyances et des contextes familiaux différents : il y a de sages filles et de moins sages , ces dernières prêtes à tout essayer.
- Quel sentiment vous inspire le personnage d’à côté (peur, décision, répulsion, révolte, soumission, etc.) ?
- Se trouvant dans la voiture, cette fille est fixée par des regards indiscrets. Quels sentiments pourrait-elle éprouver?
- Décor, robe, corps et visage fondent tous ensemble : pouvez vous décrire le caractère de cette femme? Quel est le sentiment que vous ressentez en la regardant?
- Quel sentiment vous inspire l’expression de ces visages? Que veulent dire ces personnages? Comment le contexte (l’environnement) participe-t-il à la construction d’une certaine expression du visage?
Le raisonnement
C’est une habilité qui permet au lecteur d’utiliser son intelligence pour traiter le contenu du texte, pour l’analyser et pour le critiquer.
Le 50ème anniversaire de la compagnie TAROM
Les statues érigées sur L’île des Pâques
FAITS
Le qualité des services offerts par la compagnie TAROM
Le regard des statues braqué sur l’avenir
OPINIONS
Principales caractéristiques des énoncés de fait et des énoncés d’opinion
(textes verbaux et iconiques)
FAITS | OPINIONS |
Les faits rapportent ce qui existe ou ce qui a existé Le fait peut être vérifié. Il peut cependant se révéler faux Les faits renvoient aux connaissances du lecteur, à son expérience vécue Dans les pavés rédactionnels l’emploi des termes neutres ont plus de chances d’énoncer des faits Le produit photographié en tant que tel a toutes les chances d’être un fait Les chiffres, les quantités précises sont aussi des faits (sous réserve de vérification) | L’opinion marque l’approbation ou la désapprobation Sous réserve de confirmation, les attributs associés au produit sont des opinions Dans le texte verbal, des syntagmes comme : je pense, à mon avis, devrait, aurait dû, etc. dénotent en général des opinions Toutes les techniques rhétoriques, les connotations en général à support verbal, plastique ou iconique relèvent des opinions |
Pas d’OBSTACLE dans la compréhension de cette distinction
PRATIQUE DE CLASSE
On pourrait reprendre des analyses déjà faites : Kenzoamour, 806 huit saucisses (EDF - (Île des Pâques), etc.
Intégration de l’information �nouvelle aux connaissances antérieures
L’information contenue dans le texte est reliée aux connaissances du lecteur (voir aussi les microprocessus, les processus d’intégration, les macroprocessus)
Le rapport texte – connaissances personnelles indispensables à la compréhension (expériences vécues) → PROCESSUS D’ÉLABORATION
Ainsi, dans la réception d’une publicité comme Hypnose ou 806 huit saucisses quelques élèves ont réclamé le mal qu’elles ont ressenti en utilisant ce parfum ou en mangeant des saucisses de mauvaise qualité (réaction négative).Cependant, La plupart ont eu un réaction positive
- la capacité du lecteur de se rendre compte des difficultés
- l’utilisation des stratégies d’étude facilitant l’acquisition des
nouvelles connaissances
1.Connaissance des processus ou autoévaluation :
- connaissances sur la personne(le lecteur doit être conscient de ses ressources,
de ses limites, de ses intérêts, etc.)
- connaissances sur la tâche( prise de conscience du rôle des intentions en
lecture)
- connaissance des stratégies à utiliser pour répondre à telle ou telle tâche
2.Autogestion de la compréhension
- connaître l’objet de l’analyse sous sa double forme : signifiant (L’île des Pâques,
par exemple) et signifié (mystères, force, énergie)
-savoir quand et comment organiser les étapes de l’analyse (entre les étapes il
doit y avoir des liens logiques : on ne peut pas passer aux inférences sans
connaître les éléments qui entrent en relation – les microprocessus ; les
macroprocessus supposent à leur tour ces deux étapes précédentes et ainsi de
suite)
- connaître les outils conceptuels avec lesquels on travaille : signifiant/signifié,
figure/signe, signe iconique/~ plastique/~linguistique, syntagme/paradigme,etc
-savoir lever les obstacles (recherche d’information dans le dictionnaire, sur le Net,
mise en liens avec des connaissances déjà acquises, rappel, etc.
PROCESSUS MÉTACOGNITIFS
Source web des clipart.
3. Connaître les concepts utilisés :
- si les élèves n’ont pas suivi de cours sur l’image en général et l’image
publicitaire en particulier, l’enseignant est obligé de leur faire une présentation de la
problématique du signe iconique, des concepts avec lesquels on opère en publicité
avec illustration adéquate sur divers supports (voir, comme exemple notre séquence
préparatoire et la suite)
- l’enseignant mesure la capacité des élèves de comprendre le sens et établit une
échelle de compréhension (niveaux : bon, moyen, faible)
- une fois les obstacles rencontrés, il peut passer aux stratégies à utiliser pour les lever.
(Parmi les techniques d’entraînement aux stratégies de la compréhension,voir les
analyses déjà faites, par exemple, l’enseignement du sujet et de l’idée principale)
Sur une grille de 1 à 3 les élèves doivent placer les stratégies les plus profitables pour
la recherche de sens. Dans l’évaluation déjà faite, le Net occupe la première place(22
sur 42), les connaissances déjà acquises, la deuxième place(12 sur 42), le reste des
places (8) revenant à ceux qui aiment encore consulter des ouvrages, ce qui dit long sur
la nouvelle génération
FIN DU DIAPORAMA