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Université de Bucarest

Roumanie

PROJET

SIGNES & SENS

LIRE – UNE RECHERCHE ACTIVE DE SENS

LIRE L’IMAGE PUBLICITAIRE

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Fiche descriptive de production

  • Titre de la séquence : Lecture de l’image publicitaire – le visage
  • Auteur : Dan DOBRE
  • Public : âges : de 17 à 18, favorisé et moyen, classe
  • Langue cible : français - langue étrangère
  • Niveau de connaissance de la langue : bon
  • Type de message étudié : image (publicité)
  • Obstacles à la lecture rencontrés et levés :
  • -problème d’élaboration d’hypothèses de sens
  • -problème de référence aux acquis
  • -connaissance de la langue
  • -inférences
  • -problème de cohérence globale
  • Rapport à l’écriture : difficultés moyennes
  • Support : Power Point

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Fiche de présentation

  • Collège National Ion Creangă,Bucuresti (XI-ème classe, lettres)
  • Lycée George Calinescu ,Constantza ( XII-ème classe bilingue)
  • Lycée Dante Alighieri, Bucarest (XI-ème classe,lettres)
  • Nombre d’élèves : 15+12 +15 = 42
  • Ậge : 17 -18 ans
  • Filière :lettres
  • Nombre d’années d’étude du français :-10 ans(9 élèves), 7ans (8 élèves), 6 ans (25 élèves)

Ces trois dernières années, 17 élèves ont bénéficié d’un programme intensif d’étude du français(clas - ses bilingues)

  • Milieu socio-économique et culturel: -parents avec une formation universitaire(10 familles), études secondaires (32 familles)

-30 milieu urbain - 12 proviennent du milieu rural

  • Centres d’intérêt des élèves: les langues étrangères, l’histoire, la philosophie, le dessin
  • Points faibles : les sciences et le sport
  • Motivation à apprendre le français : forte(28 sur 42), moyenne le reste
  • Raisons d’apprendre le français : -langue de communication internationale qui leur facilitera la réussite dans la vie

-intérêt pour la culture et la civilisation française

-continuer les études dans une filière francophone

  • Niveau de français :

-Compréhension : très bon : 29 ; moyen : 7 ; faible : 6 élèves

-Expression : très bon : 29; moyen : 7 ; faible : 6 élèves

Tous comprennent vite et relativement vite le sens d’une image tandis que pour le texte écrit certains ont besoin d’un dictionnaire.

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Images des écoles et des activités déployées :

Le Collège National « I. Creangă » de Bucarest

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Le Lycée « G. Călinescu » de Constantza

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Le Lycée « Dante Alighieri » de Bucarest

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SÉQUENCE PRÉPARATOIRE

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On invite les élèves à regarder avec attention ces deux images :

STRUCTURE DE L’IMAGE

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  • MODÈLE D’ENSEIGNEMENT
  • ÉTAPES:
  • Définir la stratégie et préciser son utilité
  • Rendre le processus transparent
  • Interagir avec les élèves et les guider vers la maîtrise de la stratégie
  • Favoriser l’autonomie dans la maîtrise de la stratégie
  • Assurer l’application de la stratégie
  • TYPES DE CONNAISSANCES :
  • Quoi (connaissances déclaratives)
  • Pourquoi (explication de l’importance de la stratégie)
  • Comment (explication de la procédure à suivre ; interaction avec les élèves pour qu’ils maîtrisent la stratégie ; consolidation des apprentissages et développement de l’autonomie des élèves dans l’utilisation de la stratégie)
  • Quand (explication des conditions dans lesquelles la stratégie peut être utilisée)

Enseignement explicite

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  • LE POINT, LA LIGNE , LA TACHE, LA FIGURE GÉOMÉTRIQUE, LE CONTOUR

MICROPROCESSUS

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PRATIQUE DE CLASSE

Contour précis (espace défini)

Contour diffus (espace indéfini)

Par quoi réalise-t-on

les frontières de

ces deux images?

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  • LES ATTRIBUTS DE L’IMAGE
  • L’enseignant présente aux apprenants les principales caractéristiques de l’image:

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  • L’ÉCHELLE

DE PLANS

  • OBSTACLE

  • Il y a une certaine difficulté à repérer correctement la typologie des plans
  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE
  • -Photographiez dans la présence du maître un même personnage à différentes échelles
  • de plan

A. Dahvre et coll, Guide pour l’éducation aux Médias audiovisuels. S’initier, s’informer, se former, Bruxelles, Médiathèque de la Communauté française de Belgique, 1990

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Voilà ce que cela a donné en pratique : ���� Photos faites par les élèves du Lycée « Dante Alighieri »� ayant pour « cible » Florentina – XI -ème F -- l’une de leurs collègues

plan général plan moyen

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plan américain plan rapproché

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gros plan très gros plan

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  • Observez les prises de vue suivantes :

en plongée

en contre-plongée

de front

en plongée verticale

de l’observateur mobilise lui - aussi des sens différents. Il existe plusieurs types de prises de vue : en plongée (l’œil se trouve plus haut que le sujet), en contre-plongée (l’œil se trouve au-dessous de l’objet à 45°), de front (l’axe du regard – à la même hauteur du sujet), verticale (sur l’axe vertical de l’objet).

LE POINT DE VUE

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Pour approfondir:

-Quel est l’angle de prise de vue sous lequel vous avez regardé les toiles d’Arcimboldo?

-Demandez aux élèves de classer un ensemble d’images en trois catégories : vue de ni-

veau (de front), vue en plongée, vue en contre – plongée

-Photographiez la salle de classe, la cour de l’école, une voiture vues par un chien ou par un chat. Puis racontez ce qu’il voit.

-Photographiez le visage d’un de vos copains sous divers angles déterminés aupara-vant : en plongée verticale, à 45°degrés,vue de niveau. Quelles prises de vue semblent toucher le symbolique ou l’insolite?

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  • CHANGEMENT DE PERSPECTIVE

Tout changement de perspective aboutit à une perception objectale différente.

Parfois, en modifiant l’orientation spatiale du signifiant, on peut mobiliser un signifié différent (du « vase aux légumes » au « visage aux légumes » - Arcimboldo) et inversement) :

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Décomposition de l’image en unités iconiques constitutives�

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  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE (concept par lequel nous comprenons tant la manière d’aborder l’enseignement que la traduction pratique des principes – les techniques)
  • Sensibilisation des élèves par questionnement dirigé, (De quoi ces visages sont-ils faits? De quoi l’Été est-il fait? Nommez les fruits et les légumes que vous repérez, etc.)
  • Constitution d’un graphique du texte descriptif comme par exemple :

visage

éléments

constitutifs

actualisations

iconiques

cheveux

raisins

nez

poire

joues

abricot

yeux

myrtilles

  • Introduction et explication de la distinction classique : signifiant (matérialité du signe, de la tache) vs. signifié (signification, concept) ; on aboutit à un schéma du type :

visage

poire

raisins

abricot

Été

Automne

Douceur

Arôme

Age mûr

= sfnts

= sfés

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  • CONSTAT

Les élèves se débrouillent bien ; ils reconnaissent et identifient facilement les fruits et les légumes; la traduction verbale des unités iconiques est généralement correcte

  • OBSTACLES :
  • verbalisation incorrecte de certains signes, surtout par quelques élèves de la XI-ème
  • problème d’orthographe pour des mots

comme: : ail, carotte, courgette

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  • pour améliorer le vocabulaire : offrir aux élèves une série de mots en leur demandant de cocher ceux qui conviennent à l’image :

ailaspergecoingépi de blégroseille, etc.

  • pour renforcer leur habileté à décomposer l’objet analysé et surtout leur pouvoir d’observation comme pouvoir savoir ce qui n’est pas exprimé, on leur propose d’étudier encore trois images qui nous faciliteront le passage aux étapes suivantes de notre projet de lecture et compréhension du sens :

PROPOSITIONS PÉDAGOGIQUES

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G.Arcimboldo – Maximilien II en Vertemnus

G.Arcimboldo – Le Bibliothécaire

D’autres exercices :

  • Analysez aussi les traits d’un visage de votre choix ; précisez : âge,sexe, physionomie, métier,caractère. Qu’est-ce qu’il connote, ce visage?(douceur, fermeté, ingratitude, modestie, etc.?)
  • On peut demander aussi aux élèves de faire verbalement le portrait d’un des membres de la famille. Certains traits du visage mobiliseront des signifiés différents. Lesquels?

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-Exercice de décomposition – amusez-vous et faites travailler votre mémoire!

Qu’est-ce que c’est ?

Qu’est-ce que cet accessoire symbolise-t-il ?

Qui est censé le porter ?

Dans quelles circonstances ?

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Quel vêtement est-ce ?

Convient-il à l’écharpe tricolore et

au personnage qui la porte ?

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Est-ce que ces chaussures s’intègrent

au style des éléments précédents ?

Par quoi choquent-elles ?

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Quels sont les nouveaux éléments de la tenue?

Quel type de personnage et quelle vision sur

les symboles de la République induisent-ils ?

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Quel signe le geste des mains vous

rappelle-t-il ?

Pourquoi est-il fait à l’envers ?

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  • C’est un personnage qui tient de la politique ou du registre comique ?
  • Reconnaissez-vous ce grand acteur français ?
  • Cherchez dans sa biographie un épisode qui pourrait étayer cette image qui tourne en dérision certaines valeurs républicaines !
  • Un petit coup de main : «  On vous prend pour des imbéciles, alors votez pour un imbécile ! »

Coluche

!!!

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Introduction des concepts de paradigme et de syntagme de l’image

- L’enseignant définit d’abord ces concepts comme ils le sont en linguistique en essayant de les appliquer à l’image. On commence par demander aux élèves le paradigme des légumes qui peuvent réaliser le nez :la carotte, l’aubergine, la tomate. Les élèves remarquent par questionnement dirigé que deux unités ne peuvent pas occuper simultanément la même place ; en échange elles réalisent un système d’oppositions : carotte vs. aubergine vs. tomate se situant sur un axe sémantique tel que sucré vs. non sucré, etc.

- Le syntagme est une composition, une organisation de traits sémiques ; c’est l’enchaînement linéaire des mots

Carotte jaune

Aubergine oblongue et violacée

Tomate rouge, tomate cerise

sfé =catégorie LÉGUME (éventuellement l’Été)

Remarque: plusieurs syntagmes peuvent avoir le même signifié :

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Reconnaissez-vous ces dires?

Qui en est l’auteur?

Si l’homme était parfait, il serait Dieu

C’est n’être bon à rien de n’être bon qu’à soi

J’ai jugé justement un injuste adversaire

L’autre jour, au fond d’un vallon,

Un serpent piqua Jean Fréron.

Que pensez-vous qu’il arriva?

Ce fut le serpent qui creva

Commentaire d’une image , recours au concept d’évocation :

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Est-ce lui?

Alors, qui est ce personnage?

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Reconnaissez-vous le visage de ce personnage dans cette peinture célèbre?

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Découvrez les visages et les corps cachés dans les six images suivantes:

(Source web: http://www.avg.com)

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  • Étudiez les formes et repérez les éléments qui composent l’image ci-dessus :

-Décrivez les personnages

-Regardez leur mimique, leurs gestes : que font-ils, que veulent-ils

dire? Regroupes-les selon des critères à votre choix

-Ont-ils le même objet de préoccupation?

Précisez la place que les personnages occupent dans l’espace

de l’image

-Comment ces figures d’échelles différentes se substituent-elles,

les unes aux autres?

- Ont-elles les mêmes attitudes les unes envers les autres?

- Est-ce le buste de Voltaire qu’on peut voir dans l’image? Justifiez vos hypothèses

- Ces personnages viennent-ils des tableaux de Vélasquez?

- Quel est le message, qui, selon vous, Dali a voulu nous communiquer?

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  • TYPE DE CONNECTEUR : implicite
  • INDICES DE RELATION : forme, couleur
  • CONSTAT

Les inférences

  • Les élèves remarquent qu’entre les unités énumérées il y a un rapport de :
  • concaténation : et
  • disjonction : ou
        • lieu : dans (la bibliothèque)
        • cause – effet : parce que (les dommages causés par le temps au visage)
        • temps : avant/après (exprimé par des connecteurs implicites)
        • En surface, le rapport entre les unités – la juxtaposition
        • Les élèves observent ensuite le caractère anaphorique des unités iconiques qui reprennent par la forme et la couleur la composante anatomique(le référent) du visage

PROCESSUS D’INTÉGRATION

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  • Ils remarquent aussi (à quelques exceptions près) le caractère métonymique des unités iconiques comme parties d’un tout (les raisins pour l’automne).

Le professeur réalise au tableau le schéma référentiel suivant :

nez

joue

.......

(objets réels)

nez

joue

.......

fruit

légume

Été, Automne (concept, sens)

signe iconique

type

référent réel

occurrence

Inférences pragmatiques

(fondées sur les connaissances du lecteur)

Inférences logiques

(fondées sur le texte)

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  • Le professeur intervient et explicite le concept de système par rapport au concept de procès (= suite finie d’éléments qui réapparaissent constamment dans de nouvelles combinaisons). On insiste aussi sur les relations qui s’installent entre les composantes d’un système. Les réponses données identifient une relation hiérarchique de subordination entre la tête et le reste du corps, de coordination entre les deux mains, etc.
  • Lors de la lecture des portraits d’Arcimboldo, Maximilien II en Vertemnus et Le Bibliothécaire, les élèves observent que le visage est une composante de la tête, qui, à son tour est une composante du corps humain ; le visage fait ainsi partie d’un système.

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  • PROPOSITION PÉDAGOGIQUE pour développer la capacité de repérer les inférences :

Étape 1: Exemple du professeur:

les fruits et les légumes caractérisant

l’Été infèrent le concept d’Été; inférence

réalisée : CATÉGORIE(la saison)

Étape 2 :

- L’enseignant met les indices en évidence :

- les livres sont rangés ;

- le nez est remplacé par un os

- L’apprenant effectue les inférences : - c’est une bibliothèque

- la mort (le temps)

inférences réalisés : - LIEU

- CAUSE – EFFET

- L’enseignant justifie les inférences

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Étape 3 : les élèves mettent eux-mêmes les indices en évidence :

- le livre ouvert, comme feuilleté (= les cheveux du

Bibliothécaire)

- les rameaux verts (= les cheveux du personnage de droite du

tableau de Dali)

- l’enseignant mobilise les signifiés lecture et vie; inférence

réalisée : LIEU

- l’enseignant justifie l’ inférence

Pour approfondir : les inférences créatives :

-Jeu sur la polysémie des images : à partir de l’exemple ci-

dessous, les apprenants doivent chercher des images

susceptibles de donner lieu à au moins une double interprétation :

C’est un chat ou une cafetière?!

-En faisant appel à l’imagination, on peut recréer le visage d’un personnage à partir des outils de son métier

Réponse: c’est une chafetière

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-Les élèves sont invités aussi à imaginer eux-mêmes une composition

pareille au « vase aux légumes » d’Arcimboldo, mais avec des fruits.

Voilà l’une de leurs productions :

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  • MISE EN PROJET

1. L’enseignant fait la distinction Sujet vs. Idée principale vs. Résumé. On part des exemples verbalisés : la structure de la phrase simple : sujet + prédicat

2. L’idée principale – c’est ce qu’on dit à propos du sujet (sa nature: prédicative)

3. Le Résumé : définition et règles (élimination, substitution, macro sélection et invention)

  • CONSTAT

- La plupart des apprenants indiquent correctement le sujet dans le tableau de G. Arcimboldo : l’Été et l’Automne, les fruits et les légumes constituant la prédication (notamment l’attribut du sujet) : l’idée principale

Le schéma réalisé est du type : A est B

La même structure schématique est repérée dans les autres images où les sujets sont respectivement vie, mort temps (Dali) et les deux personnages Maximilien et Le Bibliothécaire

Les apprenants remarquent que d’habitude le sujet est donné par le titre (la légende) (mis à part les images fortement polysémiques surréalistes où il doit être imaginé à partir du texte iconique et d’un contrat intersubjectif : émetteur – récepteur)

- Les élèves indiquent avec une certaine hésitation, selon leurs préférences, un fruit et/ou un légume représentatifs pour chacune des deux saisons en question. Ce sont des mots-clés. Ils doivent justifier leur choix. Pour Le Bibliothécaire le signe redondant est un type figuratif : le livre (mot-clé) et pour Dali : les métamorphoses du temps (syntagme-clé)

MACROPROCESSUS

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  • OBSTACLES

- Certains élèves ne connaissent pas exactement la définition du prédicat et son rôle par rapport au sujet

- Difficulté à appliquer les rè-gles du résumé

  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES :

- Faire des exercices simples sur les constituants du prédicat nominal en précisant leur rôle;

- L’enseignant doit préciser encore une fois les verbes copules et le rôle du verbe être;

- Adopter la stratégie du résumé coopératif

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Les élèves font des prédictions, se forment des images

mentales, réagissent émotivement, intègrent l’information

nouvelle à leurs connaissances antérieures

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

On propose aux apprenants

d’autres images, dont on cache

les titres et on leur demande d’élaborer des

hypothèses sur ce que cela peut représenter,

(justification et validation de leurs suppositions)

Étant donné la dimension quasi-polysémique ou fortement polysémique des images en général, on remarque sans peine le rôle d’ancrage du sens joué par le texte. C’est une activité très productive, mobilisatrice et créative impliquant toutes les opérations de la GESTION MENTALE aussi bien que les stratégies d’autogestion de la compréhension.

Remarque : cet exercice peut être essayé avec n’importe quel groupe d’élèves n’ayant pas participé à la démarche pédagogique ci-dessus. Condition sine qua non : un seul et premier contact avec les images proposées

PROCESSUS D’ ÉLABORATION

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  • OBSTACLE

- Difficultés à repérer le titre de l’image

  • PROPOSITIONS PÉDAGOGIQUES :

- Augmenter la quantité et la qualité de leurs connaissances(collections d’albums, visites aux musées, etc)

- Stimuler l’acquisition de nouvelles connaissances par des techniques appropriées (par exemple, les questions dirigées : À quoi vous fait penser ce mot-clé?, etc.)

- Comprendre l’image comme un système porteur de significations de par les relations établies entre ses unités composantes. Les apprenants doivent justifier les associations effectuées à partir du concept-clé mis en vedette

- Relier aux connaissances antérieures au texte

- Étudiez l’expression d’un visage( ou d’une série de visages). Pourrait - elle servir à faire de la publicité? Si oui, quel serait, d’après vous, le produit qui répondrait le mieux à l’expression en question?

- Faites dialoguer ces personnages (verbalisation d’une image) :

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Auguste Renoir, Bal au Moulin de la Galette,Montmartre

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  • LE TABLEAU VIVANT

  • Production écrite et orale collective : scénario pour la mise en scène
  • Le Collège National « I. Creangă » (B. Moraru - coordonnatrice)
  • La jeune fille : Je suis la petite fille espiègle, ici, à gauche, que vous ne voyez qu’à moitié. Monsieur Renoir n’a pas eu assez de sous pour acheter une toile plus grande !
  • Le banc : C’est le banc gris du centre qui vous parle maintenant. C’est bien de porter une jeune fille, pas lourde. Elle sent si bon ! Je vois une belle robe blanche à rayures grises. Et que de dentelles !
  • (La jeune fille blonde et le jeune homme : (Jeu des regards)
  • La jeune fille blonde : Ce type ne me plaît pas ! Il n’arrête pas de m’agacer. Mais maman me pousse à lui sourire...
  • La mère : Je dois marier cette petite qui fait trop de chichi !
  • Le monsieur grisé: Que ... Que.... Qu’elle est mignonne cette de..de..demoiselle...
  • La chaise : Je suis la chaise jaune. Je vois les pieds d’un monsieur. Ça ne sent pas bon ! Et qu’il est lourd ! Aïe ! J’ai mal au dos !
  • La table : Je suis la table . C’est plein de verres chez moi ! Heureusement qu’ils sont presque vidés et c’est plus léger ! On a versé de la boisson et je sens l’absinthe. Label Montmartre d’antan !
  • Le verre : Je suis le verre, presque vidé. C’est mieux comme ça parce que l’absinthe me brûlait et me piquait ! M’sieur, c’est vous qui avez bu mon absinthe ? J’aimerais bien vous voir après qu’il vous sera monté à la tête !
  • Le haut de forme : Je suis le haut de forme. J’étais très à la mode à cette époque-là ! Je couvre la chevelure très raide de ce monsieur. Qu’est-ce que ça me chatouille 
  • La jeune danseuse (chante) : Il était si beau que lorsqu’il me sortait/ Aussitôt tout le monde sur lui se retournait/ J’étais si fière de lui que..... Je ne lui résistais plus.....
  • Le monsieur grisé : Et voilà, elle ne lui résiste plus !
  • Le réverbère : Derrière ces gens vous voyez le réverbère. Comme je n’ai qu’une seule ampoule allumée, je vois assez mal. Ces sacrés impressionnistes aimaient trop la lumière pour qu’ils en fassent profiter aussi les autres !
  • Le monsieur grisé : Et par ces temps qui courent et cette politique qui déraille vers la parcimonie, ça ne m’étonnerait guère qu’on vous éteigne complètement !
  • L’arbre : Je suis l’arbre ! Mon feuillage est très important car il rend la lumière diffuse, ce que les impressionnistes tenaient à coeur! Je n’ai assez de place ni dans la toile ni dans l’espace de jeu, mais j’ai une place de choix dans les commentaires des critiques d’art !
  • Les autres : Nous sommes les figurants de l’arrière-plan. Monsieur Renoir ne nous a pas prêté trop d’attention. Nous ne sommes qu’une impression !
  • Tous : On n’est qu’une impression..

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  • PRISE DE CONSCIENCE des concepts utilisés
  • AUTOGESTION DE LA COMPRÉHENSION

- connaître l’objet de la compréhension : type de texte, de message, d’ image

- savoir ce dont nous avons besoin pour comprendre : structuration et déstructuration

du texte iconique, système, dénotation/connotation, signifiant vs. signifié, inférences, schéma de fonctionnement, etc.)

  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES :

- bibliographie

- discussions métacognitives et rédaction d’une carte de présentation de l’image : com-

position, espace, mouvement, forme, couleur,signifiants/signifiés, paradigmatique et

syntagmatique, shockvertising, types de messages, segment du public touché,effets

escomptés (sociologiques, psychologiques, commerciaux, etc.), stéréotypes, mythes,

légendes...

- exercices

BILAN�PROCESSUS MÉTACOGNITIFS

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ANALYSE DE L’IMAGE PUBLICITAIRE

Recherche active de sens

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LIRE UNE IMAGE PUBLICITAIRE

Élaboration de la compréhension du texte

Retour aux acquis:

  • linguistiques
  • culturels et civilisationnels,

aux stéréotypes et aux mythes portant sur la structure du texte verbal et non verbal

RÉCEPTEUR (lecteur avec sa culture des textes, sa personnalité, ses connaissances, son attente, son intention)

Mise en liens des composantes:

  • le relais image/texte
  • rapports logiques, temporels et spatiaux

Élaboration d’hypothèses

Parcours de lecture

Inférences logiques, pragmatiques et créatives

Prélèvement des indices

Perception des signes -Composantes

Types de messages:

informatif, à illustration, à légende, symbolique, intermédiaire

Élimination ou modification d’hypothèses

Validation d’une hypothèse

Poursuite de la lecture

Le shockvetising

Ancrage du sens:

  • slogan, légende
  • pavé rédactionnel,etc

L’acte d’acheter le produit

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Étapes de l’enseignement:

  1. Dialogue prépédagogique sur le stéréotype culturel et civilisationnel

B. Expliquer aux élèves la stratégie adoptée et le pourquoi de cette stratégie

C. MICROPROCESSUS:

  • Identification et reconnaissance des unités iconiques à l’aide d’une série d’indices spécifiques à l’image: point de vue, plans de lumière, contenu, couleurs, lignes de composition, texte vs. contexte iconique, etc.
  • décomposition proprement dite: items, syntagmes, propositions (verbalisation)
  • Microsélection: mise en relief de l’unité saillante à partir des connotations et des dénotations repérées. Outils: champ, hors champ, référent social, économique, humain, fonctions du rapport texte vs. contexte effets sémantiques, etc.

D. PROCESSUS D’INTÉGRATION

  • inférences logiques (auteur)
  • inférences pragmatiques et créatives (lecteur)

E. MACROPROCESSUS

  • parcours de lecture
  • repérage du message textuel global

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  • REPÉRAGE THÉMATIQUE

En général, les productions publicitaires s’organisent par thèmes : les parfums, les boissons, les cigarettes, etc.

  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES :

- on demande aux élèves d’indiquer – à partir des images suivantes - par un effort de concentration, les thèmes de classification thématique y présentes et d’éliminer les intrus

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Techniques de travail :

- questionnement dirigé (Combien de thèmes avez-vous repérés ? Lesquels? Indiquez les intrus).

- pratiques de visionnage : l’intention de communication. On demande aux élèves de visionner ces messages à plusieurs reprises et de répondre pour chaque image aux exigences suivantes :

a. trouvez un titre à chacune de ces images qui, d’après vous, soit le meilleur possible

b. indiquez par un crochet, l’intention de communication qui correspond au message :

- vendre une marchandise

- sensibiliser le public à une cause

- promouvoir telle ou telle industrie

- éveiller le sens de la culture

- promouvoir un service

c. spécifiez l’objectif visé(commercial, social, touristique, culturel, etc)

d. indiquez les moyens destinés à convaincre(rhétorique iconique et verbale, méta-

phores, métonymies, slogans, référence à des personnalités connues, témoignage

d’une personne crédible, etc.

e. l’intention de communication , est-elle explicitement exprimée?Justifiez votre réponse.

f. trouvez-vous parmi ces messages iconiques des peintures, des œuvres d’art? Précisez-en le titre et l’auteur

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  • CONSTAT
  • Les élèves remarquent certains indices de sens qui précisent

le thème du texte iconique : le rapport iconique vs. verbal, la

spécificité de l’objectif visé, les procédés rhétoriques, etc.

Pour ce qui est de la publicité TAROM par exemple, ils

remarquent que seul le verbal décide du statut d’intrus de

l’image en question

Ils parviennent à repérer aisément les trois thèmes autour desquels s’organise le corpus ci-dessus : thème du visage, de la main, du parfum

٠OBSTACLE

  • Les élèves ne peuvent pas préciser le titre et l’auteur de deux peintures:
  • Face of Mae West et La Tête de la Méduse. L’enseignant doit intervenir
  • avec des informations sur les deux toiles
  • TYPES DE PUBLICTÉ

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

Sur des images adéquates l’enseignant explique aux

apprenants les traits des quatre types de publicité

suivants :

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1. Publicité référentielle

Fonction représentationnelle du

langage

(on parle de la compagnie TAROM,

de son anniversaire)

Publicité des faits

Publicité adéquate à la « réalité »

(50-ème anniversaire de la TAROM)

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2. Publicité oblique

Le sens est à construire

Publicité du paradoxe qui va à l’encontre de l’opinion commune

Le lecteur est l’auteur:

– d’un FAIRE interprétatif

– d’une réaction (il achète le produit)

– d’un acte behavioriste (stimulus – réponse)

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3. Publicité mythique

Machine à fabriquer le bonheur,

car elle fait de l’objet

AUTRE CHOSE qu’il ne l’est pas:

(cheveux et shampooing = pomme verte)

Le sens à trouver est dans le

phantasme individuel et/ou collectif

Exemples : -on ne vend pas des chaussures

on vend de jolis pieds

- on ne vend pas du shampooing

on vend des pommes

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4. Publicité substantielle

On insiste sur la valeur en soi ,

en visant l’essentiel du produit

C’est le « degré zéro » de l’ « écriture »

publicitaire (on refuse l’originalité de la

présentation, on évite toute connotation).

Négation de la publicité mythique et

oblique

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  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

Pour fixer ces connaissances on demande aux élèves de repérer

eux-mêmes ces types de publicité à partir du corpus d’images

utilisé ci-dessus pour la classification thématique

  • OBSTACLE

Le manque d’expérience et de connaissances plus approfondies font

buter certains élèves sur une partie importante du corpus

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE
    • Rappel théorique
    • Débats sur certaines images que l’enseignant choisit dans la série proposée pour le classement thématique. Par questionnement dirigé, les élèves doivent observer :

a. le type d’approche utilisée(narrative, descriptivo - informative, incitative, imaginaire,

argumentative)

b. le public-cible auquel est destiné chaque message (selon les indices de sens)

c. les effets psychologiques ciblés par chaque image y compris leurs

dimensions culturelle et actionnelle (incitative)

d. les distinctions : fait /opinion, valeur utilitaire/valeur non utilitaire

e. le type de discours mis en jeu par le texte

f. le rapport texte - image

    • Les élèves sont invités à proposer eux-mêmes certains types de publicité. On fait ainsi travailler le raisonnement, la comparaison , la réflexion

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  • FIGURE – SIGNE
  • RAPPEL THÉORIQUE
    • L’enseignant explique aux apprenants que la figure est l’essentiel d’une image, d’un signe ; le signe (l’occurrence) peut incarner la figure de diverses façons
    • Le geste mental – l’évocation (le schéma abstrait proposé devrait rappeler à l’élève l’image d’un visage):

MICROPROCESSUS

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  • D’autres gestes mentaux mis à l’œuvre :

La compréhension, la réflexion et l’imagination (on joint à ce premier schéma, le schéma d’un poisson, on les invite à la réflexion, à la comparaison, à la compréhension et finalement à imaginer des indices (yeux, oreille, nez, ailes) à même de rendre les images moins abstraites et donc plus compréhensibles

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

Par dialogue et questions dirigées, l’enseignant met l’imagination des élèves au travail : Qu’est-ce que ce premier schéma pourrait-il représenter dans la réalité?

Mais le second? Vous rappellent-ils quelque chose?

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٠CONSTAT

    • Forte ambiguïté du premier schéma : sur 42 réponses, 7 seulement

ont repéré la figure d’un visage. Les réponses les plus fréquentes :

un ballon, un miroir, une raquette de tennis, de ping-pong, de badminton, etc.

Remarque : l’absence d’indices discriminants

    • Pour le second schéma l’identification de la figure d’un poisson a été très facile à faire

étant donné le degré de polysémie réduit par la présence d’indices supplémentaires (la queue)

  • PRISE DE CONSCIENCE PÉDAGOGIQUE
    • L’enseignant doit faire un choix approprié des figures proposées à l’étude
    • Remarquer avec les élèves la dimension analogique :

figure (type) – signe (token) – objet de la réalité

- Démonstration pratique et introduction des concepts de lignes de force

et de points forts. Pour trouver les lignes de force d’un cadrage on

divise l’image en tiers horizontaux et verticaux. Les points forts se situent à

l’intersection de ces lignes qui constituent les endroits idéaux où placer les sujets dans

l’image :

C. Angelouglou, Jack Schofield, Réussir ses photographies, Éditions Chirstophe Colomb, 1984

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  • Regardez cette image :

STRUCTURE DE L’IMAGE

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  • STRATEGIE PÉDAGOGIQUE

1. Par questionnement dirigé (Quels sont les éléments qui composent cette image? Sont- ils tous iconiques?,etc.) on parvient à opérer les distinctions suivantes : code iconique (image) vs. code linguistique (verbal). Le premier est illustré par la tête de cette femme (visage + cheveux) et par le produit à vendre – le pack shot situé d’habitude en bas de l’image, côté droit. Le texte verbal contient un slogan d’accroche (Retrouvez dans vos cheveux la fraîcheur senteur des pommes vertes) et un pavé rédactionnel. Tout ceci s’organise en macrosystème. Relations et fonctions entre composantes:

2. L’enseignant explique aux apprenants les fonctions qui s’installent entre le texte linguistique et le texte iconique. Ces explications sont assorties d’exemples :

      • fonction d’ancrage du texte linguistique (pavé et/ou slogan) – fixer le sens, désambiguïser. Même rôle du pack shot (bien que texte iconique)
      • fonction de relais – fournir des sens complémentaires
      • fonction de confortation – l’image conforte le texte verbal en y infusant des effets. L’image donne une représentation sensible de la sémantique du texte
      • fonction de figuration – le signe iconique figure des concepts
      • fonction de communication – toute image suppose les deux

protagonistes de la communication: émetteur vs. récepteur

      • fonctions poétique, métaphorique - l’image traduit les procédés

argumentatifs du texte linguistique et inversement

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  • OBSTACLE

Difficultés à comprendre la fonction de relais

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

Recourir à l’exemple de Barthes :

Un rectangle et un point - forte polysémie ( en mathématiques, sports, un cheval dans un pré, un personnage perdu dans le désert, etc.)

Mais si X dit : J’ai peur, l’information apportée par le message linguistique ne caractérise aucunement le message iconique dont la polysémie est presque illimitée

  • CONSTAT

Les élèves parviennent aisément à faire ces distinctions sans connaître le métalangage spécifique des composants ci-dessus

X

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  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES

Pour approfondir :

- l’enseignant propose d’autres images

qu’il discute dans la même perspective :

- l’enseignant découpe en morceaux plusieurs publicités en introduisant dans le puzzle

des intrus. Les élèves recomposent l’image initiale

- à partir de telle ou telle fonction les apprenants doivent chercher dans des publicités

des images répondant à leur définition

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COMPOSANTES DU VISAGE

  • Microsystémique du visage: nez, yeux, bouche, lèvres, oreilles

Regardez ce dessin de Magritte :

  • OBSTACLE:

Pour certains élèves le sens du rapport titre – image est difficile à saisir. D’autres ont remarqué la systémique que ces unités composent et ont compris que leur élimination partielle ou totale constituerait une violation graduée du sens initial de l’image, allant jusqu’au  « viol » complet – la dernière image.

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  • C’est un premier niveau de compréhension. Le sens du mot « viol »s’éclaircit si l’on présente une autre toile de Magritte:

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  • Nez, yeux, bouche, lèvres oreilles. Sur les images ci-dessous on invite les élèves à faire des observations :

  • Quel est le dénominateur commun de ces quatre images (l’objet iconique principal)?
  • Quelle est la partie du corps toujours présente dans les quatre images?
  • Quel légume vous suggère le nez du personnage dessiné?, etc

Note : opération inverse à

l’induction : de la généralité

des faits aux faits concrets

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  • Macrosystémique du corps : tête, cou, tronc, bras, pieds. Débats sur ces images :
    • Après avoir repéré le dénominateur iconique commun, comparez et repérez dans

chaque image les parties du corps manquantes

    • Indiquez pour chaque image le macrosystème iconique construit
    • Caractérisez les parties constituantes du visage

  • OBSTACLE

    • Problèmes de lexique portant sur les typologies : nez grec, droit, crochu, des yeux

bridés, en amande, etc.

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

    • Pour remédier à cette difficulté l’enseignant propose pour

chaque composante une liste de mots et de syntagmes appropriés. Il peut invi-

ter aussi les apprenants à consulter eux-mêmes les dictionnaires

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  • SIGNIFIANT VS SIGNIFIÉ
  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE :
    • À partir d’une question du type : Quel est le sentiment qui vous inspire ces images et qu’on peut lire sur le visage de nos personnages?, on peut parler de la signification de ces icones, de la subjectivité de l’émetteur par rapport à la perception contextualisée (psychologiquement, socialement, professionnellement) du lecteur.

L’enseignant parle aux élèves du contrat intersubjectif qui s’établit

entre les protagonistes de la communication

    • Avant de passer à l’analyse des parcours paradigmatique et syntagmatique du sens, l’enseignant demande aux élèves de dire ce qui les a choqués dans la publicité faite au « shampoing aux pommes vertes ». Tous sont d’accord : les pommes vertes à la place des cheveux. À cet égard, l’enseignant intervient et définit le concept de shockvertising comme stratégie créative qui vise avant tout – lorsque ce n’est pas son seul but - à accrocher le passant ou le lecteur par la provocation. La provocation: destruction d’un mythe, d’une légende. Le paradoxe : cheveux = pommes, serpents :  La tête de Méduse de Caravaggio (Michelangelo Merisi)

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  • Regardez cette lithographie :

que représente-t-elle?

  • Quelle est la signification de

la pomme?

  • La pomme rouge et le

serpent, quel mythe vous

rappellent-ils?

  • La pomme verte est-elle une

allusion biblique?

  • Sinon, justifiez votre position

en faisant attention à tous les

autres éléments de l’image

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- L’enseignant entame un dialogue sur le mythe biblique et dans ce contexte sur la signification de la pomme (rouge vs. verte). On dresse ainsi un PARCOURS PARADIGMATIQUE DU SENS. Les élèves ont mobilisé le paradigme des signifiés de la couleur suivants (signes plastiques) :

LE ROUGE

amour

sang

divinité

noblesse

joie

vie

passion

optimisme

pulsion sexuelle

LE VERT

régénération physique et spirituelle

énergie vitale

espérance

printemps

charité (dans le christianisme)

Signifiés de la pomme : fruit interdit (l’arbre malus)

péché originel

connaissance interdite (« croquer la pomme » - l’acte sexuel)

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Donc, la publicité → DESTRUCTION D’UNE CONVENTION, D’UN MYTHE, D’UNE INTERDICTION. Pour connaître la fraîcheur et la senteur du shampoing en question,

les élèves établissent les parcours paradigmatiques suivants:

régénération vs non régénération

énergie vitale vs énergie commune

espérance vs désespoir

printemps vs hiver

charité vs dégradation morale.

Ils dressent aussi une liste des syntagmes essentiels de l’image : vert nature, énergie vitale, régénération physique et spirituelle, visage éclatant, dents blanches, etc.

Par la question : Où se trouvent les pommes? – Sur la tête, on leur demande si cela ne leur évoque une légende célèbre. La plupart se rappellent la légende de Wilhelm Tell

Thème de débat: la pomme : →cible de Wilhelm Tell vs. la pomme : → cible du créateur d’images

Qui cible quoi? Question - clé

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  • CONSTAT

- Les élèves se débrouillent bien. À quelques exceptions près, ils connaissent le symbolisme des éléments en question et remarquent la fonction d’ANCRAGE et de RELAIS du contexte linguistique et iconique (le pack shot)

- Si Tell ciblait la pomme en tant qu’objet physique, le créateur d’images, à travers la légende, cible un effet psychologique de type stimulus – réponse (au niveau d’un segment de la population) à même de déclencher l’acte d’achat du produit

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1. LES INFÉRENCES LOGIQUES ET PRAGMATIQUES

  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES :

Sensibilisation des élèves :

  • Par explicitation théorique - marquer des liens entre :
  • séquences verbales : propositions, phrases, énoncés
  • unités verbales et iconiques (texte verbo-iconique)
  • au moins deux unités iconiques

Les indices de cohésion :

  • Les référents (r) et les connecteurs(c). Le référent peut se trouver dans l’image ou à l’extérieur de l’image
  • Exemples :

Pour le texte verbal :

  • Pour préparer l’avenir, nous mettons en service dès 2002 la nouvelle génération de centrale nucléaire l’EPR.

connecteur : pour (explicite)

inférence : BUT

  • Elle (r), the new flagrance (c=0)

(reprise anaphorique du référent par structure appositive ; inférence : ÉQUIVALENCE

  • Défense parfaite de vos cellules pour une femme de la peau prolongée

(reprise anaphorique par un terme englobant hypéronymique)

PROCESSUS D’INTÉGRATION

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Pour le texte verbo-iconique (slogan,   pavé  rédactionnel, nom de la marque rapportés à l’image) :

- Niveau sémantico-linguistique :

  • Niveau du signe plastique (couleur) :

(analysez les deux niveaux dans les

trois images)

etc.

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Remarque : le slogan – rôle médiateur entre l’image et le pack shot

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Pour les textes iconiques :

  • Le pack shot vs. le texte de l’image (remarquez la forme,

la couleur, l’ambiance affective)

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  • EXERCICE

Étudiez les inférences : visage – fleur dans la publicité suivante :

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Positionnement du référent :

Le référent à l’intérieur de l’image publicitaire :

le regard des personnages braqué déictiquement sur un référent – objet quelconque :

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Le référent – à l’extérieur de l’image publicitaire :

le regard des personnages braqué

déictiquement sur le référent – lecteur :

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D’autres types de référents :

  • La couleur (v. Le silence of the red dogs, Kenzoamour, etc.)
  • La forme (v. Kenzoamour : la forme effilée de l’oiseau – femme oiseau ou femme papillon et la forme des flacons – remarquez le type différent de triangle qui peut circonscrire les objets : femmes et flacons, tout ceci réductible à la figure triangle

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2. LES INFÉRENCES CRÉATIVES – fondées sur les connaissances antérieures

  • STRATÉGIES PÉDAGOGIQUES :

- Sensibilisation théorique des élèves à partir du texte verbal :

Classification des référents

Ce qui est remplacé

Ce par quoi il est remplacé

Exemple

NOM

A. Un pronom

1. personnel

- singulier :

- pluriel :

2. démonstratif :

3. autres (relatif, interrogatif, ...)

B. Autre chose qu’un

pronom :

1. adverbe de lieu :

2. adverbe de temps :

3. synonyme :

 

4. terme générique :

5. adjectif numéral :

C. Sous-entendu :

Jean et Marie aiment le sport. Il pratique le ski et, elle, la natation

Alice et Catherine sont de bonnes amies. Elles jouent toujours ensemble. « Invitons Nadine à jouer avec nous », dit Alice

« Veux-tu un gâteau? ». « Oui, je prendrais celui-ci. »

Pierre, qui vient d’avoir dix ans, est le plus grand de la classe.

Il est né en Russie; il a passé son enfance là-bas.

« Ne travailles-tu pas habituellement le samedi? »

« Oui, mais demain, exceptionnellement, je ne travaille pas. »

« Viens avec moi », dit le loup à la fillette. « Non, répondit la petite fille, je vais chez grand-mère. »

Grand-père amena Pierre, Anne et Louis jouer au parc; les enfants s’en donnèrent à coeur joie toute la matinée.

Marie et Jean sont tous deux mes amis.

J’aime tous les bonbons mais les boules noires sont les meilleurs [bonbons].

VERBE OU PROPOSITION

A. Pronom :

B. Autre chose qu’un

pronom :

C. Sous-entendu :

« Est-ce que Maria viendra demain? ». « Je le pense. »

Sébastien aime lire; c’est pour cette raison qu íl se rend à la bibliothèque tous les samedis.

Tu aimes les framboises. Mois aussi [j’aime les framboises].

Source: Adapté de Baumann (1987), apud Giasson: La compréhension en lecture, p. 55

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Classification des connecteurs :

  • Conjonction : et, aussi, ...
  • Disjonction : ou, ...
  • Exclusion : sauf, excepté que, ...
  • Temps : avant, lorsque, ...

-Lieu : devant, au-dessus de, ...

  • Cause : parce que, en raison de, ...
  • Comparaison : comme, ainsi que, ...
  • Contraste : contrairement à, ...
  • Opposition : malgré, bien que, ...
  • Concession : bien que, ...
  • Conséquence : de manière à, à tel point que, ...
  • But : pour, afin que, ...
  • Condition : si, à moins que, ...
  • Manière : comme, ...

Source:Irwin(1986) et Blain(1988), apud Giasson:La compréhension en lecture,1996, p.58

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Classification des inférences

  • Lieu : Après l’inscription, le garçon nous aida à transporter nos bagages dans notre chambre. Où

sommes-nous?

  • Agent : Avec le peigne dans une main et les ciseaux dans l’autre, Christian s’approcha de la chaise.

Qui est Christian?

  • Temps : Lorsque la lampe du portique s’éteignit, la noirceur fut complète. À quel moment se passe la

scène?

  • Action : Bernard arqua son corps et fendit l’eau d’une façon absolument impeccable. Que fit

Bernard?

  • Instrument : D’une main sûre, Dr. Grenon mit l’instrument bruyant dans ma bouche. Quel instrument

Dr. Grenon utilisa-t-il?

  • Catégorie : La Toyota et la Volvo se trouvaient dans le garage et la Audi à l’extérieur. De quelle

catégorie d’objets s’agit-il ici?

  • Objet : Le géant rutilant, avec ses 18 roues, surplombait les véhicules plus petits sur l’autoroute.

Quel est ce géant rutilant?

  • Cause – effet : Le matin, nous avons constaté que plusieurs arbres étaient déracinés et que d’autres

avaient perdu leurs branches. Qu’est-ce qui a causé cette situation? (Dans cet exemple, la cause

doit être inférée. Parfois, une cause est mentionnée et l’effet doit être inféré.)

  • Problème – solution : Pierre avait le côté de la figure tout enflé et sa dent le faisait terriblement

souffrir. Comment Pierre pourrait-il solutionner son problème? (Quelquefois une solution est

mentionnée et le problème doit être inféré)

  • Sentiment – attitude : Pendant que je montais sur l’estrade pour recevoir mon diplôme, mon père

applaudit, les larmes aux yeux. Quel sentiment éprouvait mon père?

Source:Johnson et Johnson(1986),apud Giasson : La compréhension en lecture, 1996, pp.66-67

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- Translation des concepts du verbal à l’iconique. Travail sur des images. Explicitation donnée par l’enseignant

- Décrivez ce personnage : c’est un homme ou un animal? Justifiez votre option

- Quel est l’accroche l’oeil de cette image?

- Quels sentiments vous inspire l’expression de son visage?

- Quel serait son message? Le pavé rédactionnel vous aide-t-il à le comprendre?

- Quel rapport voyez-vous entre son visage et:

- le reste du corps?

- le pavé rédactionnel?

- le bâtiment de l’exposition?

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  • Observez les composantes de ce visage et le contexte
  • Analysez le rapport établi entre elles. En quoi consiste la créativité de l’auteur?

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PRATIQUES DE CLASSE

sur les inférences pragmatiques et créatives :

- Repérez les référents et les connecteurs (niveaux verbal et iconique) dans les images suivantes :

- Lisez le slogan : à quel syntagme renvoie demain?

  • Quel est l’objet de la vision des deux statues (le point de vue du regard)
  • Quels sont les signifiés que ces visages et leur regard vous inspirent?
  • Quels types de connecteurs et d’inférences avez-vous repérés?
  • Justifiez-les

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- Décrivez le visage que ces mains infèrent. Quels personnages de Flaubert vous rappellent – elles?

Russell Lee, Les mains d’une fermière d’Iowa

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- Faites remarquer les inférences pragmatiques et créatives dans les publicités suivantes(v. aussi Kenzoamour) :

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- En remplaçant l’objet qui attire le regard des personnages ci-dessous par un autre objet, vous réaliserez une inférence de type OBJET qui pourrait avoir comme effet le

changement du sentiment - attitude exprimée par le visage des deux personnages.

Remplacez l’objet de leur vision par différents objets et commentez les sentiments- attitudes qu’on pourrait lire sur leurs visages

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- Choisissez le visage d’un personnage marqué par un certain sentiment : peur, mélancolie, joie, etc. Placez –le dans un décor adéquat

- Après avoir remarqué le lien qui doit exister entre le visage et le décor, placez-le dans des décors différents : commen-tez les changements qui doivent être opérés

- Quels éléments peut-on ajouter ou ôter à un personnage publicitaire de votre choix sans changer le sentiment exprimé par son regard?

- Remplacez la figure de l’aigle d’à côté par un autre visage d’animal dont le contenu sémantique rejoigne celui de l’image et du slogan

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- Cherchez des visages d’animaux dans la publicité : de qui, de quoi sont-ils le substitut?

Qu’est-ce qu’ils infèrent? À quoi pourraient-ils faire de la publicité?

Voilà les meilleures propositions faites par les élèves du Collège « I. Creangă »:

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- Remplacez la tête d’autruche du personnage de REve Nomade par une autre tête d’oiseau ou d’animal toujours en rapport avec l’exposition. Analysez les effets de sens réalisés. Cherchez à chaque fois un slogan à la nouvelle image obtenue.

Voilà ce que propose l’un de nos élèves:

  • Commentaire des élèves:
  • Si l’autruche fourre sa tête dans le sable

en tournant le dos au monde, la girafe le

regarde de haut, en affichant une certaine

supériorité physique et d’esprit.

Au fond, les deux animaux manifestent le

même mépris à l’égard du monde.

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- Éliminez les deux êtres volants de Kenzoamour : la femme oiseau et l’oiseau papil-lon et remplacez-les par des objets inférant l’idée de moyen de transport.

- Imaginez (dessinez) une image publicitaire (ou au moins un schéma) où vous allez utiliser des connecteurs et réaliser plusieurs types d’inférence.

- Réalisez des inférences à partir des objets circonscrits dans des formes géométriques (v. l’exercice avec Kenzoamour)

- Ces deux personnages manquent de visage ; vous leur en mettez un, d’homme ou de femme. Justifiez votre choix

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  • DÉFINITION : Les macroprocessus portent sur « la compréhension du texte dans son entier »(Giasson J.,1996, p. 73)
  • COMPOSANTES :
  • Le sujet = de quoi/qui parle le texte verbal ou iconique
  • L’idée principale = « l’information la plus importante que l’auteur a fournie pour expliciter le sujet »(Giasson, J.,1996, p. 74)

Elle peut être : explicite : pavé rédactionnel, slogan, gros plans, couleur, agencement géométrique des figures, la géométrie des lignes de force, etc.

implicite: repérée après la lecture – analyse de tout le texte verbal et/ou iconique

  • Le résumé = « la réécriture d’un texte antérieur selon une triple visée : le maintien de l’équivalence informative, la réalisation d’une économie de moyens signifiants et l’adaptation à une situation nouvelle de communication »(Laurent, 1985, apud Giasson, pp. 81-82)

MACROPROCESSUS

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  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE POUR L’ENSEIGNEMENT DU SUJET ET DE L’IDÉE PRINCIPALE
  • Première étape : l’enseignant travaille d’abord sur un texte verbal et fait ressortir devant les élèves les deux composantes y compris les idées secondaires
  • Deuxième étape : il fait lui-même l’analyse d’une :

- image publicitaire fixe

Ses remarques :

  • Cheveux projetés en gros plan (contexte conjoint du visage) occupant la surface la plus grande de la publicité
  • Même couleur (nuances) : cheveux – visage – caractères Elsève du packshot
  • Le sujet = les cheveux
  • Idée principale = il faut les laver à l’Elsève pour qu’ils acquièrent des qualités exceptionnelles
  • Idées secondaires : les cheveux prêtent au visage leurs propres qualités en construisant le même paradigme des signifiés : douceur, rayonnement, contentement, légèreté, etc.
  • Suggestion marketing : achetez ce produit!

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- image publicitaire en mouvement

Remarques:

- Sujet = nouvelle tendance vestimentaire Céline

  • Idée principale = rupture d’un contrat (la vie de couple), choix personnel d’une nouvelle voie dans la vie
  • Idées secondaires : - fermeté de la décision

- désespoir du garçon

lus dans l’expression du visage des deux personnages

- Effet marketing : faites la même option : achetez Céline !

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- En prenant d’autres images pour support, l’enseignant explique aux élèves quelques types de mouvement :

(v. L.,Hamm, Lire des images, 1986,

les images en noir et blanc)

flou de filer :

flou de bouger :

flou avec « traînée »:

Toute l’image est floue (textures différentes) :

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  • PRATIQUES DE CLASSE

- Verbalisation de l’image par une narration succincte

- Collectionner des images qui montrent un personnage, un objet(voiture, avion , vélo) en mouvement. Les classer selon la manière dont le mouvement est traduit : gestualité, flou, etc.

- Ces deux visages se perdent dans le flou : commentez le type de flou et d’espace(la profondeur du champ et les autres éléments qui entrent en jeu : mobilité/fixité, signes plastiques, point de vue, rhétorique, etc :

  • - Réalisez un panneau avec des images plongées dans le flou

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  • PRISE DE CONSCIENCE THÉORIQUE. Manifestation plastique de l’espace subjectif

Troisième étape :

On projette aux élèves deux publicités l’une fixe et l’autre en mouvement et par questionnement dirigé on procède à l’analyse des mêmes faits : mobilité, couleur, profondeur de champ, etc.

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Quatrième étape :

Publicité à idée principale implicite et paradoxale

  • SHOCKVERTISING = stratégie créative qui vise avant tout – lorsque ce n’est pas son seul but – à accrocher le passant ou le lecteur par la provocation
  • Effet marketing maximal dans la plupart des cas

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L’enseignant analyse cette image devant les élèves :

  • La présentation du produit autour du ludisme que l’expression du visage implique
  • Apparemment il y a rupture des signifiants (saucisse – voiture) → quatre paradoxes :

P1 : - espace iconique très réduit accordé à la voiture vs. place prééminente occupée dans les autres publicités

- présentation en gros plan des saucisses

- les trois actants : ENFANT – SAUCISSES – VOITURE (806) s’échelonnent sur une diagonale partant du coin gauche du haut jusqu’au coin droit d’en bas de l’image (= ligne de force = narration )

P2 : - l’association ENFANT – VOITURE est rare

- la perspective où il est situé nous rappelle le monde adulte

P3 : - l’association : plat de saucisses – voiture, construit l’opposition fonctionnelle :PRATIQUE vs.UTOPIQUE (mythique)

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PARADIGMES DES SIGNIFIANTS ET DES SIGNIFIÉS

« véhicule » (qui « porte et contient »;

métonymie de la famille)

Sfnts

Enfant

Saucisses

Voiture

Assiette

texte

iconique

Sfés

« famille »

« bonheur familial »

« harmonie »

fonctionnalité utopique (mythique)

Slogan

(paradoxe linguistique rappelant la paronomase):

Huit saucisses

806

De même qu’une assiette peut facilement contenir huit saucisses si elles sont bien rangées, la 806 permet à toute une famille de voyager dans les meilleures conditions, étant également un facteur de harmonie familiale.

P4 : les enfants ne sont pas de conseilleurs en matière de voitures sauf indirectement s’il s’agit de leur sécurité et de leur confort. De ce fait, cette publicité semble s’adresser à un public restreint : les familles nombreuses.

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Carré

sémiotique

Valorisation pratique

Valorisation utopique

« valeurs utilitaires » (valeurs d’usage)

« valeurs non existentielles »

(valorisation critique)

« confort familial »

« bénéfices  »

« qualités »

« avantages / désavantages »

« valeurs existentielles » (valeurs de base)

« valeurs non utilitaires »

(valorisation ludique)

« vie »

« identité »

« indépendance »

« gratuité »

« harmonie »

« bonheur »

« raffinement »

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Cinquième étape :

On propose aux élèves l’image suivante en les priant de faire une analyse pareille :

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• RÉSUMÉ

Règles du résumé :

1. Élimination :

- éliminer l’information secondaire (le plan -arrière, certaines couleurs et nuances, etc)

- éliminer l’information redondante :

- la couleur du flacon – trois fois répétée ; même couleur : peau de la femme – caractères typographi - ques – pack shot

- le texte verbal :

- Elle – trois fois répété

- Yves Saint Laurent - trois fois répété (y compris le sigle)

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2. Substitution :

métonymie du visage et du corps de la femme

« femme »

flacon

dans sa main

« harmonie: femme – parfum »

pack shot

« parfum »

Éléments qui nous aident à trouver l’idée principale et à résumer

3. Microsélection et invention

Choisir la phrase qui contient l’idée principale : la

femme et le parfum Y. S. Laurent sont en parfaite

harmonie – achetez-le!  (l’impératif - acte de langage indirect)

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• PRATIQUES DE CLASSE

- Regardez cette image :

- Quel en est le sujet?

- Qu’est-ce qu’on dit du sujet? (idée principale)

- Résumez en observant les règles de cette opération

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- Mettez en évidence les éléments redondants de cette image (attention aux signes plastiques) :

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- À partir d’un puzzle de coupures d’images reconstruisez en entier les publicités que vous trouvez-là (attention aux intrus). Précisez-en les idées principales

  • Proposez plusieurs publicités répondant au thème du visage. Faites circonscrire les composantes de ces images par une figure géométrique : carré, triangle, losange, cercle, etc. Y a-t-il une figure englobante, redondante, une idée principale?
  • Relevez, archivez et scannez des images de visages

marquées par l’appartenance sociale, religieuse,

professionnelle, militaire, sexuelle et par classes d’âges.

Quels en sont les indices?(les signes codés

socialement, religieusement, etc?)

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  • Recherchez des visages reproduisant les symboles et les emblèmes des pays,des

partis politiques, des religions, des groupes sportifs, des associations, des sexes…

Étudiez leur forme, leur signification, leur origine

Voilà quelques productions des élèves de « Dante Alighieri »:

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Cinq types de processus d’élaboration (cf. Irwin, 1986) :

  • Faire des prédictions

  • Se former une image mentale

  • Réagir émotivement

  • Raisonner sur le texte

  • Intégrer l’information nouvelle à des connaissances antérieures

LES PROCESSUS D’ÉLABORATION

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Faire des prédictions

  • Prédictions sur les narrations (le mouvement iconique). Elles ont comme fondement :

- le caractère des personnages et leur motivation

- les caractéristiques de la situation

- les indices présents dans le texte (illustrations, titre)

- les connaissances concernant la grammaire de récit (v. Diesel, Céline)

  • Prédictions sur les textes informatifs qui pourraient être faites à partir :

- du contenu (fondées sur les connaissances antérieures sur le sujet et / ou sur la causalité physique, politique, psychologique, etc.)

- de la structure (fondées sur les connaissances de la structure des

textes informatifs et des indices textuels)

Concernent les idées, les hypothèses que le locuteur émet sur ce qui arrivera ensuite dans le texte verbal ou iconique :

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  • OBSTACLE

Une certaine difficulté à repérer les indices nécessaires à faire des prédictions

  • STRATÉGIE PÉDAGOGIQUE

- l’enseignant reprend les images Diesel et Céline et leur rappelle les indices constructeurs de sens (contenu, forme, déplacement, gestualité, espace et positionnement des personnages, etc.)

- ensuite, il demande aux élèves de chercher / imaginer / dessiner le visage d’un personnage, à partir, par exemple, du paradigme des signifiés que ses pieds et ses souliers mobilisent.

Nous donnons en bas les propositions recueilles:

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  • Imaginez un nom à ce nouveau parfum de Dior. Pour ce faire l’enseignant cache le nom déjà donné.

Les élèves lancent toutes sortes d’hypothèses possibles. L’enseignant fait le point de leurs productions et remarque celles le plus rapprochées du nom réel

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  • Quelques productions des élèves :

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Se former une image mentale

L’imagerie mentale → capacité du sujet à se créer des images mentales

fortes et claires ce qui améliore la compréhension du texte et élimine les illogismes dans un texte

  • STRATEGIE PÉDAGOGIQUE

- Quel ustensile de cuisine peut-on imaginer à partir d’un chat?

Les élèves remarquent les liens logiques entre les deux textes iconiques

chat

chafetière

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  • PRATIQUES DE CLASSE:

- Prenant pour modèle une métonymie iconique

déjà connue, imaginez –en d’autres

à partir des yeux, des oreilles, du nez, des lèvres

- Imaginez voire dessinez ou photographiez des visages surpris dans des contextes adéquats (cadeaux, bagues, sapin, etc.), susceptibles de signifier une idée, un stéréotype, un mythe, une légende : les Pâques, le Noël, l’étude, le voyage, etc.

- Choisissez un contexte, intégrez-y un visage qui répondrait au même paradigme des signifiés que le décor suggère

- À partir d’un corpus d’images, réalisez un mur d’images par découpages en carrés ou en rectangles (voir les modèles ci-dessous). Votre mur représentera des visages susceptibles de faire de la publicité aux bijoux, aux médicaments, aux produits cosmétiques, aux articles sportifs…

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  • Regardez ces mains: associez à chaque main (ou au couple, si possible) un

visage répondant à leurs signifiés fondamentaux (cherchez- les dans un corpus

d’images publicitaires)

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Les réponses affectives

L’engagement émotif dans la lecture d’une publicité augmente

les chances du lecteur de comprendre et de retenir l’information

contenue dans le texte iconique et verbal.

Deux principales réactions émotives à signaler :

  • Réaction émotive à l’intrigue

Pas d’obstacle à signaler : les élèves ont été très sensibles au développement narratif de Céline et surtout de Diesel. Ils ont bien compris le comportement de nos personnages par l’intermédiaire des analogies faites avec les situations vécues dans leur propre vie. Une certaine réticence nous l’avons perçue dans les réponses des élèves n’ayant pas vécu des situations pareilles (Je ne quitterai jamais mes parents, La séparation de mon ami sera un désastre, etc.)

  • Identification aux personnages

Une question comme : Comment vous seriez-nous sentis à la place du personnage? favorise des réponses affectives. Celles-ci sont divergentes et relèvent des croyances et des contextes familiaux différents : il y a de sages filles et de moins sages , ces dernières prêtes à tout essayer.

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  • PRATIQUES DE CLASSE :

- Quel sentiment vous inspire le personnage d’à côté (peur, décision, répulsion, révolte, soumission, etc.) ?

- Se trouvant dans la voiture, cette fille est fixée par des regards indiscrets. Quels sentiments pourrait-elle éprouver?

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- Décor, robe, corps et visage fondent tous ensemble : pouvez vous décrire le caractère de cette femme? Quel est le sentiment que vous ressentez en la regardant?

- Quel sentiment vous inspire l’expression de ces visages? Que veulent dire ces personnages? Comment le contexte (l’environnement) participe-t-il à la construction d’une certaine expression du visage?

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Le raisonnement

C’est une habilité qui permet au lecteur d’utiliser son intelligence pour traiter le contenu du texte, pour l’analyser et pour le critiquer.

  • Distinguer les faits des opinions (niveau dénotatif vs. ~ connotatif)

Le 50ème anniversaire de la compagnie TAROM

Les statues érigées sur L’île des Pâques

FAITS

Le qualité des services offerts par la compagnie TAROM

Le regard des statues braqué sur l’avenir

OPINIONS

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Principales caractéristiques des énoncés de fait et des énoncés d’opinion

(textes verbaux et iconiques)

FAITS

OPINIONS

Les faits rapportent ce qui

existe ou ce qui a existé

Le fait peut être vérifié. Il peut cependant se révéler faux

Les faits renvoient aux connaissances du lecteur, à son expérience vécue

Dans les pavés rédactionnels l’emploi des termes neutres ont plus de chances d’énoncer des faits

Le produit photographié en tant que tel a toutes les chances d’être un fait

Les chiffres, les quantités précises sont aussi des faits (sous réserve de vérification)

L’opinion marque l’approbation

ou la désapprobation

Sous réserve de confirmation, les attributs associés au produit sont des opinions

Dans le texte verbal, des syntagmes comme : je pense, à mon avis, devrait, aurait dû, etc. dénotent en général des opinions

Toutes les techniques rhétoriques, les connotations en général à support verbal, plastique ou iconique relèvent des opinions

Pas d’OBSTACLE dans la compréhension de cette distinction

PRATIQUE DE CLASSE

On pourrait reprendre des analyses déjà faites : Kenzoamour, 806 huit saucisses (EDF - (Île des Pâques), etc.

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Intégration de l’information �nouvelle aux connaissances antérieures

L’information contenue dans le texte est reliée aux connaissances du lecteur (voir aussi les microprocessus, les processus d’intégration, les macroprocessus)

Le rapport texte – connaissances personnelles indispensables à la compréhension (expériences vécues) → PROCESSUS D’ÉLABORATION

Ainsi, dans la réception d’une publicité comme Hypnose ou 806 huit saucisses quelques élèves ont réclamé le mal qu’elles ont ressenti en utilisant ce parfum ou en mangeant des saucisses de mauvaise qualité (réaction négative).Cependant, La plupart ont eu un réaction positive

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  • Portent sur :- les connaissances du lecteur sur le processus de lecture

- la capacité du lecteur de se rendre compte des difficultés

- l’utilisation des stratégies d’étude facilitant l’acquisition des

nouvelles connaissances

1.Connaissance des processus ou autoévaluation :

- connaissances sur la personne(le lecteur doit être conscient de ses ressources,

de ses limites, de ses intérêts, etc.)

- connaissances sur la tâche( prise de conscience du rôle des intentions en

lecture)

- connaissance des stratégies à utiliser pour répondre à telle ou telle tâche

2.Autogestion de la compréhension

- connaître l’objet de l’analyse sous sa double forme : signifiant (L’île des Pâques,

par exemple) et signifié (mystères, force, énergie)

-savoir quand et comment organiser les étapes de l’analyse (entre les étapes il

doit y avoir des liens logiques : on ne peut pas passer aux inférences sans

connaître les éléments qui entrent en relation – les microprocessus ; les

macroprocessus supposent à leur tour ces deux étapes précédentes et ainsi de

suite)

- connaître les outils conceptuels avec lesquels on travaille : signifiant/signifié,

figure/signe, signe iconique/~ plastique/~linguistique, syntagme/paradigme,etc

-savoir lever les obstacles (recherche d’information dans le dictionnaire, sur le Net,

mise en liens avec des connaissances déjà acquises, rappel, etc.

PROCESSUS MÉTACOGNITIFS

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Source web des clipart.

3. Connaître les concepts utilisés :

- si les élèves n’ont pas suivi de cours sur l’image en général et l’image

publicitaire en particulier, l’enseignant est obligé de leur faire une présentation de la

problématique du signe iconique, des concepts avec lesquels on opère en publicité

avec illustration adéquate sur divers supports (voir, comme exemple notre séquence

préparatoire et la suite)

- l’enseignant mesure la capacité des élèves de comprendre le sens et établit une

échelle de compréhension (niveaux : bon, moyen, faible)

- une fois les obstacles rencontrés, il peut passer aux stratégies à utiliser pour les lever.

(Parmi les techniques d’entraînement aux stratégies de la compréhension,voir les

analyses déjà faites, par exemple, l’enseignement du sujet et de l’idée principale)

  • 4. Autoévaluation des stratégies.

Sur une grille de 1 à 3 les élèves doivent placer les stratégies les plus profitables pour

la recherche de sens. Dans l’évaluation déjà faite, le Net occupe la première place(22

sur 42), les connaissances déjà acquises, la deuxième place(12 sur 42), le reste des

places (8) revenant à ceux qui aiment encore consulter des ouvrages, ce qui dit long sur

la nouvelle génération

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FIN DU DIAPORAMA