1 of 1

La maladie de Parkinson (MP), 2ème pathologie neurodégénérative après la maladie d’Alzheimer.

Les symptômes non moteurs prodromiques notamment les symptômes neuropsychiatriques ainsi que les troubles cognitifs précèdent souvent de plusieurs décennies les signes moteurs et le diagnostic de la MP, responsables d’une réduction importante de la qualité de vie.

Objectif :

Notre étude a comme objectif de décrire les troubles neuropsychiatriques et cognitifs des patients Parkinsoniens suivis en consultation de neurologie du CHU Souss Massa.

Les troubles neuropsychiatriques et cognitifs dans la phase prodromale de la maladie de parkinson.

S. Boussta 1,2, S. Laadami 1,2, L. Chouaf 1,2, N. Adali 1,2

1 Service de Neurologie, CHU Souss Massa, Agadir, Maroc.

2 Équipe de recherche "NICE", laboratoire de recherche "REGNE", FMPA, UIZ, Maroc�E-mail: sarraboussta00@gmail.com

INTRODUCTION

Patients et méthodes :

L'étude a porté sur 33 patients. La moyenne d’âge 67,8 ans avec une prédominance masculine (78%). L’hypertension artérielle et le diabète étaient les comorbidités les plus dominantes. Les antécédents familiaux de MP ont été rapportés dans 13,2% et de dépression dans 2,4 %. Le syndrome parkinsonien trembo-akinéto-rigide était présent dans la majorité des cas (94%). On a observé des troubles de concentration et de mémoire dans 51%, les troubles du sommeil dans 31% , des troubles génito-urinaires chez 11,7% des cas et des troubles anxio-dépressifs dans 53,7% des cas dans la phase prodromale de la MP.

Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) étaient les principales molécules prescrites chez nos patients. L’évolution des symptômes dépressifs était marquée par une amélioration dans 51 %, stabilisation des symptômes dans 27,2 %, et une non réponse au traitement avec aggravation dans 4,8 %.

Notre étude révèle une fréquence importante de troubles cognitifs et psychiatriques chez les patients parkinsoniens durant la phase prodromale. Une étude faite par le service de neurologie du CHU de Rabat montre une similarité dans la fréquence des troubles dépressifs chez 47,9% des cas [1]. Une étude réalisée à l'Université Libanaise Américaine au Liban montre aussi une fréquence similaire de la dépression chez 46% [2]. Ces chiffres sont comparables aux nôtres. Cependant, une étude égyptienne faite par le service de neurologie à l’Université Ain Shams trouve une fréquence beaucoup plus élevée de dépression chez 76,7% cas [3].

Les troubles de la mémoire et de la concentration (76.7% ) observés dans une étude égyptienne faite par le service de neurologie à l’Hôpital universitaire d'Assiout ainsi que dans une autre étude à Assiout, faite par le service de neuropsychiatrie montre des chiffres plus élevés que les nôtres pour les troubles de la mémoire et de la concentration chez 76.7% et 87.5% des cas respectivement [3], [4]. Cette différence pourrait être due à la fois aux facteurs culturels qui influencent l'expression de la dépression en Égypte, et au niveau socio-économique qui peut être différent dans cette étude.

Il s´agit d´une étude transversale descriptive portant sur les patients suivis pour MP en consultation de neurologie du CHU Souss Massa d’une période étalée sur 3 ans (2022-2024). Les données épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la MP ainsi que les troubles cognitifs et neuropsychiatriques associés à la MP, ont été recueillies et analysées à partir des dossiers médicaux.

Notre étude confirme que les troubles dépressifs et cognitifs sont fréquents dès la phase prodromale de la maladie de Parkinson. Il est donc primordial de les dépister tôt. Une prise en charge multidisciplinaire est essentielle pour améliorer la qualité de vie de ces patients.

DISCUSSION

RESULTATS

CONCLUSION

REFERENCES

[1].Tibar H, El Bayad K, Bouhouche A, et al. Non-motor symptoms of Parkinson’s disease and their impact on quality of life in a cohort of Moroccan patients. Front Neurol 2018; 9: 170.

[2].Ghaddar A, Fawaz M, Khazen G, et al. Prevalence of depression in Parkinson’s disease in a Lebanese tertiary clinic. J Clin Exp Neuropsychol 2016; 38: 51–58.

[3].Shalash AS, Hamid E, Elrassas HH, et al. Non-motor symptoms as predictors of quality of life in Egyptian patients with Parkinson’s disease: a cross-sectional study using a culturally adapted 39-item Parkinson’s disease questionnaire. Front Neurol 2018; 9: 357.

[4].Khedr EM, El Fetoh NA, Khalifa H, et al. Prevalence of non motor features in a cohort of Parkinson’s disease patients. Clin Neurol Neurosurg 2013; 115: 673–677.

Figure 2. Fréquence des troubles cogniitifs

Figure 1. Répartition du sexe