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  • Structure de l’atome

Les couleurs de ces fleurs, la lumière du soleil aide à leur croissance, peuvent être expliqués par l’interaction de la lumière et de la matière.

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  • I- Modèle de Rutherford.
  • L’électron en mouvement circulaire uniforme autour du noyau immobile.
    • L’électron subit 2 forces :
    • l’attraction Coulombienne du noyau :
    • F1 = -e2/4πε0r2
    • la force centrifuge : F2 = mv2/r, v est la vitesse de l’électron.

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  • A l’équilibre, les 2 forces sont opposées et égales, le système est stable : e2/4πε0r2 = mv2/rv2 = e2/4πε0mr
  • L’énergie totale du système est égale à celle de l’électron (c’est la seule particule en mouvement) : E = Ec+Ep.
  • Ec = mv2/2 = e2/8πε0r: énergie cinétique.
  • Ep = -e2/4πε0r: énergie potentielle.
  • E = -e2/4πε0r + e2/8πε0r = -e2/8πε0r.

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  • Un électron en mouvement dans le champ électrique du noyau rayonne de l’énergie (théorie classique de l’électromagnétisme).
  • Ceci entraîne deux conséquences incompatibles avec les observations expérimentales :
  • L’atome rayonne, perd de l’énergie, l’électron se rapprochera de plus en plus du noyau et finira par le heurter (mouvement spiral): l’atome sera donc instable.

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Le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène:

  • - Le rayonnement de l’atome serait continu, alors que le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène est un spectre de raies (spectre discontinu).

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  • Le spectre est interprété par la relation empirique de Ritz :
  • ν= 1/λ = RH(1/n12-1/n22): nombre d’onde, exprimé en cm-1.
  • n1 et n2 sont des entiers : n1 = 1,2 …et
      • n2 = (n1 + 1), (n1 + 2), …
  • RH = 109677 cm-1 : constante de Rydberg.

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  • II- Modèle de Bohr, basé sur des postulats :
  • - l'énergie d’un atome ne varie pas de façon continue, prend des valeurs discrètes E1, E2, …dits niveaux énergétiques,
  • - l'électron définit des orbites stationnaires et ne rayonne pas d'énergie (l’atome ne peut ni émettre ni absorber d'énergie tant qu’il reste sur le même niveau),

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  • - le passage de l’électron d’un niveau énergétique Ei vers un autre plus élevé Ej, nécessite une énergie sous forme de radiation électromagnétique de fréquence ν, tel que :
  • Ej - Ei = hν (h = 6,626.10-34Js, constante de Planck),
  • c’est une absorption (Ej>Ei).
  • Si Ej<Ei on parle d’émission.

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  • Bohr ajoute la quantification du moment cinétique orbital (mvr) au modèle de Rutherford.
  • le moment cinétique orbital doit contenir un nombre entier de fois la constante de Planck, h/2π : mvr = nh/2π

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  • mvr = nh/2π
  • v = nh/2πmr v2 = n2h2/4π2m2r2
  • Or on avait obtenu : v2 = e2/4πε0mr donc :
  • n2h2/4π2m2r2 = e2/4πε0mr r = n2(h2ε0/πme2).
  • r (rayon de Bohr) est quantifié: rn = n2(h2ε0/πme2).
  • Pour l’état fondamental (n = 1): r0 = h2ε0/πme2= 0,529.10-10m (souvent noté par a0 = 0,53Å).
  • E = -e2/8πε0r = -e2/8πε0n2(h2ε0/πme2).
  • L’énergie est quantifiée: En = (-me4/8h2ε02)(1/n2). n entier naturel représente les niveaux énergétiques de l’atome.

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  • Pour l’atome d’hydrogène, le niveau n = 1 correspond à l’état fondamental et les autres niveaux sont dits excités.
  • E1 = (-0,911.10-30Kg)(1,602.10-19C)4/[8(6,626.10-34J.s)2(8,854.10-12C2J-1m-1)2] = -2,18.10-18J.
  • E1 = -2,18.10-18J/1,602.10-19J/eV = -13,6 eV.
  • En = (-13,6/n2) eV.

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  • II- 1- Le spectre d’émission
  • Le passage d’un électron d'un niveau energétique En1vers un autre En2 est appelé transition électronique.
  • Pour En2 En1 (n2>n1) il y'a émission d’un rayonnement électromagnétique de fréquence ν tel que :
  • En2 - En1 = ΔE or ΔE= hν = hc/λ = νhc
  • (-me4/8h2ε02)(1/n22) - (-me4/8h2ε02)(1/n12)=νhc
  • ν= (me4/8h3cε02)(1/n12 - 1/n22).

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  • Bohr a pu retrouver la formule de Ritz, en posant
  • RH = me4/8ch3ε02=109628cm-1.
  • L’écart observé par rapport à la valeur expérimentale est dû à l'hypothèse inexacte: l’immobilité du noyau.
  • C’est le centre de gravité du système noyau–électron qui est fixe.
  • Il suffit de remplacer la masse de l’électron dans RH par la masse réduite, μ, du système. Ainsi, on trouve RH = 109678cm-1. (1/μ = 1/M+1/m, avec M la masse du noyau).

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  • Le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène.

  • La modèle de Bohr (notion d’orbite planétaire) ne parvient pas à interpréter les spectres des atomes lourds.

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  • II- 2- Hydrogènoïde
  • Toute particule monoatomique ayant un seul électron est appelée hydrogènoïde : He+, Li2+, Be3+, ….
  • L’énergie d’un état n d’un ion hydrogènoïde, de noyau de charge +Ze, est donnée par la relation suivante :
  • En = (-me4/8h2ε02)(z2/n2) = (-13,6 z2/n2)eV.
  • Le rayon de Bohr est : rn = (h2ε0/πme2)(n2/z) = 0,53(n2/z)Å.
  • La formule de Ritz est : ν = (RHz2)(1/n12 - 1/n22).

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  • III- Double nature de la lumière
  • III- 1- Nature ondulatoire
  • Un rayonnement lumineux est une onde électromagnétique caractérisée par une vitesse de propagation c, une fréquence ν et une longueur d’onde λ unies par la relation : ν= c/λ.
  • L’onde électromagnétique peut être considérée comme de l’énergie en mouvement.
  • La lumière est quantifiée: E=hν. Εlle est constituée d’un faisceau de particules indivisibles, d’énergie hν, dites grains ou quanta d’énergie: ce sont les photons.

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  • Le spectre complet des ondes électromagnétiques.

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  • III- 2- Nature corpusculaire
  • En 1897, Hertz a découvert l’émission d’électrons à partir de certaines surfaces métalliques éclairées par une lumière de fréquence,ν, bien déterminée : c’est l’ effet photoélectrique.
  • Pour observer cette émission, ν doit être supérieure à une valeur ν0 appelée seuil photoélectrique.
  • C’est à dire, qu’il faut fournir une énergie, w0=hν0, capable d’extraire l’électron de la surface métallique : c’est le travail d’extraction.

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  • Ce phénomène est interprété par Einstein en considérant la lumière comme un flux de particules sans masse et d’énergie cinétique hν, les photons.
  • L’effet photoélectrique est un choc individuel entre le photon et l’électron.
  • Aucours de cette collision, le photon absorbé cède son énergie hν à l’électron.
  • Celle-ci permet de vaincre w et communique le reste à l’électron sous forme d’énergie cinétique Ec= hν-w.

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  • Illustration de l’effet photoélectrique

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  • IV- aspect ondulatoire de la matière
  • En 1924, Louis de Broglie associa à toutes particules microscopiques (é, proton, neutron, …) de masse m, en mouvement de vitesse v, une onde monochromatique de longueur d’onde λ=h/mv.
  • V- Principe fondamental d’incertitude de Heisenberg
  • Il est impossible de connaître exactement et simultanément la position (x) et la quantité de mouvement (p) d’une particule microscopique avec une précision infinie: ΔxΔph/2π.

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  • VI- La théorie quantique de l’atome
  • La mécanique quantique est basée sur des grandeurs observables à l’échelle microscopique.
  • Si, en mécanique classique, on doit associer une trajectoire à l’électron, alors en mécanique quantique l’électron est décrit par une fonction d’onde Ψ(x,y,z), avec (x,y,z) représente les coordonnées cartésiennes d’un point d’espace position de l’électron.

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  • Le carré de cette fonction, en un point, représente la probabilité dP de trouver l’électron dans l’élément de volume dV : dP= Ψ2dV.
  • Ψ2 est donc la densité de probabilité de présence de l’électron.
  • La fonction d’onde Ψ est normalisée, c’est à dire qu’on est sûr et certain de trouver l’électron dans l’espace , espdP=1.
  • Ψ doit donc vérifier la condition de normalisation:
  • espΨ2dV=1.

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  • VI-1- Equation de Schrödinger
  • La fonction d’onde Ψ obéit à une équation fondamentale en mécanique quantique ĤΨ=EΨ: équation de Schrödinger.
  • Ĥ: opérateur Hamiltonien et E: énergie de l’électron.
  • Pour l’atome d’hydrogène Ĥ=-(h2/8mπ2)Δ+V(r),
  • m: masse de l’électron soumis au potentiel V(r)=-e2/4πε0r
  • Δ=d2/dx2+d2/dy2+d2/dz2 : Laplacien.
  • L’équation de Schrödinger s’écrit donc:
  • [-(h2/8mπ2)Δ - (e2/4πε0r)]Ψ=EΨ.

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  • La résolution de cette équation consiste en l’action de Ĥ sur Ψ qui transforme cette fonction d’onde en le produit d’un scalaire E par la même fonction d’onde de départ.
  • Le couple (E,Ψ) représente la solution de l’équation de Schrödinger; E ne peut prendre que des valeurs ayant un sens physique, ces valeurs sont dites valeurs propres de Ĥ et les fonctions d’ondes correspondantes sont ses fonctions propres.
  • La fonction d’onde Ψ est associée à la forme géométrique de l’espace où se meut l’électron, cette forme est appelée orbitale atomique.

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  • VI-2- Coordonnées sphériques
  • La résolution de l’équation de Schrödinger est impossible de façon rigoureuse pour un système à plusieurs électrons.

L’atome d’hydrogène est le cas le plus simple.

Pour décrire la position de l’électron et faciliter cette équation, il est préférable d’utiliser les coordonnées sphériques:

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  • Le proton considéré fixe est pris comme origine.
  • r est le module du vecteur OM.
  • 0≤θ≤π : est l’angle polaire, compris entre OZ et OM.
  • 0≤ϕ≤2π : angle azimutal, compris entre OX et OM’.
  • Le passage des coordonnées sphériques aux coordonnées cartésiennes s’effectue à l’aide des relations suivantes :
  • x=rsinθcosϕ; y=rsinθsinϕ; z=rcosθ
  • L’expression admise pour Ψ, solution de l’équation de Schrödinger s'écrit sous la forme: Ψ(r,θ,ϕ)=R(r)Y(θ,ϕ),avec R(r) partie radiale et Y(θ, ϕ) partie angulaire. 

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  • VI-3- Nombres quantiques
  • Un électron est défini par 4 nombres quantiques : n, l, m, et s.
  • VI-3- 1- Le nombre quantique principal, n
  • n caractérise l’énergie de l’électron : En = (-13,6/n2)eV.
  • n prend des valeurs entières 1, 2, 3, …
  • chaque valeur est associée à un état ou niveau énergétique correspondant à une couche électronique:
  • la couche K(n=1), L(n=2), M(n=3), N(n=4), O(n=5), P(n=6), Q(n=7),….

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  • VI-4- Les orbitales atomiques OA
  • Une orbitale atomique est définie par: n, l et m.
  • A chaque valeur de l correspond un type d’OA.
  • Le nombre d’OA du même type est égal au nombre de valeurs que peut prendre le nombre quantique magnétique m associées à la valeur de l.

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  • Les OA sont indiquées par les fonctions d’ondes: Ψ(n,l,m), Ψnlm ou par les notations ns, np, nd, nf.
  • Pour l’atome d’hydrogène et les ions hydrogènoïdes:
    • VI-4- 1- Les orbitales atomiques s
    • L’expression de l’OA s ne dépend que de r,

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  • l’OA s a une même valeur dans toutes les directions de l’espace à une distance r du noyau (symétrie sphèrique).
  • VI-4- 1- 1- La densité radiale
  • La probabilité dP de trouver l’électron dans l’élément de volume dV compris entre 2 sphères de rayons r et r+dr est donnée par : dP=Ψ2dV=Ψ24πr2dr.
  • dP/dr=Ψ24πr: la densité radiale de probabilité de présence de l’électron.
  • Elle donne la probabilité de savoir la position de l’électron à n’importe quel point de la surface d’une sphère de rayon r.

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  • Les 2 fonctions Ψ2 et 4πr2 varient en sens inverse en fonction de r,
  • 4πr2=0 pour r=0 et Ψ2=0 pour r infinie → Ψ24πr2=0 à la fois sur le noyau et à l’infinie.
  • Elle passe par un maximum pour r=a0/z.

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  • VI-4- 1- 2- La probabilité de présence dans une sphère
  • La probabilité de trouver l’électron à l’intérieur d’une sphère de rayon r, centrée sur le noyau est d’autant plus grande que le rayon est grand.
    • Elle atteint des valeurs très importantes pour des rayons de l’ordre de grandeurs du rayon de Bohr,
    • L’OA s est représentée par une sphère pour exprimer une symétrie sphérique, son rayon n’a aucune signification physique absolue.

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  • VI-4- 2- Les orbitales atomiques p
  • La sous-couche p est définie à partir de la 2ème couche,
  • elle comporte 3OA px, py et pz.
  • La composante angulaire de pz ne dépend que de θ et les autres dépendent de θ et ϕ.

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  • (2pz)2=k’(cosθ)2,
  • elle est nulle pour θ=π/2
  • maximale pour θ=0 ou π.
    • (2pz)2 pour l’atome d’hydrogène:

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  • VI-4- 3- Représentation des orbitales atomiques s, p et d