LA NATTE DE PATIENCE BD
D’après un conte africain
Alain LANDY 2026
“ En toute chose, il faut considérer la fin.” ÉSOPE.
“Patience tu es amère mais ton fruit est doux.” JJ ROUSSEAU.
“Si tu veux savoir où tu vas, il faut savoir d’où tu viens” . Proverbe africain.
À tous les enfants porteurs de handicap que j’ai accompagnés dans ma vie professionnelle.
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LES PERSONNAGES
Le poisson
Le vent
Kofi le petit garçon handicapé
La tortue
La maman
La natte de patience
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Dans un village, au cœur de la savane africaine, vivait un jeune garçon handicapé qui s’appelait Kofi. Kofi était né avec deux jambes minuscules qui ne le porteraient jamais. Pourtant, chaque matin, il saluait le soleil qui grimpait dans le ciel, tout doré, tout rond, et il écoutait en souriant le chant des oiseaux.
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Kofi avait un rêve : il voulait tresser une natte, une belle natte pour s’asseoir, pour s’allonger, pour penser, pour rêver. Et Kofi était un enfant adroit et patient. Comme une mangue mûre qui ne tombe pas tout de suite de son arbre, il savait que les belles choses demandent du temps pour grandir. Un jour, sa maman l’assit avec des fibres de roseau, au pied du grand baobab qui ombrageait la place du village,.
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Kofi examina ses mains et leur dit en les regardant avec insistance :
Mes mains, êtes vous prêtes ?
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Mais ses doigts glissaient, la natte s’emmêlait, les fibres se cassaient. Alors, l’enfant posait lentement les brins à terre en pensant :
Patience Kofi, tout arrive à qui sait attendre !
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Le soleil chauffait l’air, la terre sentait bon. Dans son village, il y avait une tortue apprivoisée qu’un chasseur avait trouvée mal en point et qu’il avait ramenée chez lui pour la soigner. Depuis, elle restait auprès des villageois et elle leur parlait à sa façon.
Un jour, l’animal s’approcha lentement de l’enfant handicapé qui le regardait marcher :
Bonjour Tortue ! Comment fais-tu pour avancer sans te presser ?
Petit pas, grand voyage, Kofi ! Je laisse le temps au temps !
L’enfant sourit. Il comprit qu’il devait tresser doucement, sans se presser, pour qu’un jour il puisse se reposer sur sa jolie natte terminée.
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Le soir descendait lentement, pendant qu’elle lavait le linge dans le fleuve, la maman de Kofi l’avait assis au bord de l’eau qui coulait, claire, lente, en fredonnant ses chansons secrètes. Le jeune garçon écoutait en pensant à sa natte, à ses brins qui attendaient d’être unis. Devant lui, un gros poisson argenté sauta hors de l’eau, puis replongea. Kofi sourit et lui demanda au saut suivant :
Dis-moi Poisson, pourquoi sautes-tu ainsi, sans rien attraper ?
Il faut attendre le bon moment ! L’eau n’apporte ce qu’on attend que lorsque c’est le bon moment !
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Le poisson retourna dans l’eau et Kofi ferma les yeux. Il sentit son cœur battre et il se confia à lui-même tranquillement :
Je prendrai moi aussi le temps, comme la tortue, comme le fleuve, comme le poisson !
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De retour au pied du baobab, il ramassa ses brins de natte, un par un, doucement, comme on récolte les fruits du manguier tombés à terre et il continua à tresser sa natte, lentement, brin après brin, en fredonnant comme les anciens de son village..
Un brin, deux brins, trois brins !
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La natte grandissait, comme un fleuve qui avance, sans bruit, sans hâte. Kofi ne se pressait pas, il souriait, il fredonnait, il laissait son cœur d’enfant guider ses mains. Parfois il s’arrêtait un long moment pour regarder le ciel, écouter les oiseaux, puis il répétait les gestes créateurs.
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Enfin, un jour, la natte était là devant lui : grande, belle, solide, tissée de patience et de joie. Kofi se coucha dessus, il ferma les yeux lentement, tout paisible. Et le vent lui souffla tout doucement :
La patience est comme un gros manguier : ses fruits sont doux et bons mais, il faut savoir attendre qu’ils soient mûrs.
Kofi sourit, heureux. Il savait désormais que chaque chose a son temps, que la persévérance tisse les plus beaux rêves
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Et, désormais, chaque soir, il s’allonge sur cette natte qu’il a tissée tout seul. Pour lui qui ne peut se déplacer, c’est son unique territoire. Il regarde le soleil disparaître au loin, attend la nuit parsemée d’étoiles et il murmure :
Merci le temps, merci la patience, merci la nature !
Et dans la savane alentour, le calme et la joie grandissent encore aujourd’hui, un brin après l’autre, patiemment, pour toujours. Ici comme ailleurs, en toute chose, il faut savoir considérer la fin…
JE DÉBATS
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DEVINE QUI JE SUIS DANS CE CONTE ?
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DEVINE QUI JE SUIS DANS CE CONTE ?
Je corrige
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RETROUVE LES SYNONYMES DE PATIENCE
Calme, flegme, impassibilité, imperturbabilité, placidité, résignation, sérénité.
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A | C | A | L | M | E | G | H | J | K | L | M | P | O | I | Y |
Z | E | R | P | L | A | C | I | D | I | T | E | V | W | X | Z |
I | M | P | A | S | S | I | B | I | L | I | T | E | T | U | H |
F | L | E | G | M | E | A | Z | E | R | T | Y | U | I | O | P |
H | R | E | S | I | G | N | A | T | I | O | N | C | I | N | T |
I | M | P | E | R | T | U | R | B | A | B | I | L | I | T | E |
W | Y | U | O | P | S | S | E | R | E | N | I | T | E | U | H |
T | A | L | A | I | N | O | L | A | N | D | Y | C | D | F | G |
RETROUVE LES SYNONYMES DE PATIENCE. Je corrige.
Calme, flegme, impassibilité, imperturbabilité, placidité, résignation, sérénité.
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A | C | A | L | M | E | G | H | J | K | L | M | P | O | I | Y |
Z | E | R | P | L | A | C | I | D | I | T | E | V | W | X | Z |
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I | M | P | E | R | T | U | R | B | A | B | I | L | I | T | E |
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T | A | L | A | I | N | O | L | A | N | D | Y | C | D | F | G |
RETROUVE LE CHEMIN DE LA NATTE.
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RETROUVE LE CHEMIN DE LA NATTE. Je corrige.
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JE COLORIE KOFI LE JEUNE GARÇON
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JE COLORIE LA MAMAN
22
JE COLORIE TORTUE
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JE COLORIE POISSON
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JE COLORIE VENT
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JE COLORIE LE BAOBAB
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JE COLORIE LA CASE DE KOFI
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QUELQUES LIENS ET QUELQUES OUVRAGES