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ETUDE NEUROCOGNITIVE DANS LA SEP: EXPERIENCE DU SERVICE DE NEUROLOGIE, HOPITAL ERRAZI, CHU MOHAMED VI

S.Haddouchi, S.Zahlane, A.Salym, Y.Zakaria, K.Balili, M.Chraa, N.Louhab

Introduction

Méthodes

Résultat et conclusion

Références

Le 10ᵉ Congrès Marocain de Neurophysiologie Clinique

et de la 5ᵉ École d’Afrique & MENA de Neuromusculaire & EDX

La sclérose en plaques (SEP) représente la première cause du handicap neurologique non traumatique chez l'adulte jeune(1). Au-delà des déficits moteurs, les troubles neurocognitifs constituent une manifestation majeure affectant 40 à 70 % des patients(2). Ces troubles peuvent survenir précocement et impactent significativement la vie socioprofessionnelle. L'objectif de ce travail est de décrire le profil cognitif des patients suivis pour une SEP au CHU Mohamed VI de Marrakech, de déterminer la prévalence de ces troubles et d'analyser leurs corrélations avec les données sociodémographiques, cliniques et l'état psychologique des patients.

Il s’agit d’une étude transversale à visée descriptive et analytique, réalisée au service de neurologie du CHU Mohammed VI de Marrakech sur une période de trois mois (août–octobre 2025).

La population étudiée comprenait 52 patients atteints de SEP selon les critères de McDonald 2017, âgés de moins de 60 ans. Ont été exclus les patients présentant des comorbidités susceptibles d’altérer les fonctions cognitives, une poussée récente, une corticothérapie à forte dose récente, ou un illettrisme.

L’évaluation a reposé sur :

  • le score EDSS pour le handicap neurologique,
  • le SDMT pour la vitesse de traitement de l’information,
  • le MoCA pour l’évaluation cognitive globale,
  • l’échelle d’anxiété de Hamilton et le BDI-II pour l’état psychique,
  • la FSS pour l’évaluation de la fatigue.

L’analyse statistique a été réalisée à l’aide du logiciel SPSS 21.

L'étude, menée sur 52 patients jeunes atteints majoritairement de sclérose en plaques rémittente et présentant un handicap moteur faible (EDSS moyen à 1,5), révèle une prévalence très élevée de troubles neurocognitifs : 82,7 % des patients souffrent d'un ralentissement de la vitesse de traitement de et 50 % présentent une altération cognitive globale. Ces déficits surviennent indépendamment du degré du handicap physique, mais sont significativement corrélés à la fatigue, à l'âge et au niveau d'instruction, ce dernier jouant un rôle protecteur majeur.

L'absence de lien entre le handicap moteur et l'atteinte cognitive impose un dépistage systématique (via SDMT/MoCA) chez tout patient. Une prise en charge multidisciplinaire, intégrant la gestion de la fatigue, est indispensable pour préserver la qualité de vie.

1.Filippi M, Bar-Or A, Piehl F, Preziosa P, Solari A, Vukusic S, et al. Multiple sclerosis. Nat Rev Dis Primers. 2018;4(1):43.

2. Chiaravalloti ND, DeLuca J. Cognitive impairment in multiple sclerosis. Lancet Neurol. 2008;7(12):1139-1151.

3. Filippi M, et al. Cognitive Impairment in Multiple Sclerosis: An Update on Assessment and Management. 2022.

Figure 1: répartition des cas de notre étude selon le SDMT

Figure 2: profil neurocognitif dans la SEP (données de la littérature) (3)

Service de neurologie, CHU Mohamed VI de Marrakech

haddouchi.salma@gmail.com