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Alain LANDY : mes contes d’Amérique 2024

Conte à réfléchir : la désobéissance

Titimoun s’est perdu dans la forêt

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J'ai trouvé la graine d’une histoire,

Je l'ai plantée dans ma mémoire,

Elle a germé, poussé, fleuri,

Je vous en offre tous les fruits.

 A votre tour plantez-la

Et la chaîne continuera…

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Il était une fois en Guyane, un garçon si petit que tout le monde dans le village l’appelait Titimoun.

Titimoun vivait avec ses parents et sa sœur Lola dans une belle case proche de la forêt.

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Les parents de Titimoun lui avaient interdit d’aller jouer seul dans la forêt car il pouvait se perdre, avoir un accident ou faire de mauvaises rencontres.

Mais, n’ayant peur de rien, Titimoun n’écoutait pas ses parents. Si le temps le permettait, dès qu’ils étaient partis avec sa sœur pour l’abattis, il empruntait un layon qui traverse la forêt. Il rejoignait alors le fleuve pour aller se baigner et jouer avec les oiseaux et les papillons.

Tout seul, il nageait dans le fleuve ou jouait toute la journée. Il rentrait assez tôt pour que ses parents ne s’aperçoivent de rien. Mais aujourd’hui, il y avait eu plus d’oiseaux et plus de papillons que d’habitude, il ne vit pas le temps passer et le soir arriva vite.

Comme tous les soirs, la nuit tomba rapidement.

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Sa maman revenant de l’abattis fut très inquiète de ne pas le trouver dans leur case. Elle s’approcha de la forêt et l’appela longuement :

- Titimoun, Titimoun …où es-tu ? Titimoun, Titimoun …où es-tu ? Viens vite manger… le repas est prêt ?

Mais Titimoun ne répondait pas à ses appels. Seuls les bruits de la forêt répondaient en écho.

Ne le voyant pas revenir, elle se mit à pleurer.

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Maintenant il faisait nuit noire. Seule la lune éclairait faiblement le ciel. Dans l’obscurité, Titimoun ne retrouvait plus son chemin : il était perdu.

Une énorme chauve-souris le frôla de ses ailes en grinçant.

Titimoun ne faisait plus le fanfaron, il commençait à avoir très peur.

Dés qu’il arriva chez lui, le papa de Titimoun trouva sa femme en pleurs.�Il prit aussitôt son fusil et sa torche électrique et partit à la recherche de son fils. Il chercha Titimoun toute la nuit en l’appelant de temps en temps de sa grosse voix :

- Titimoun, Titimoun.., où es-tu mon garçon ? Titimoun, Titimoun..,

où es-tu?

Mais Titimoun ne répondait pas à ses appels. Seuls les bruits de la forêt répondaient en écho.

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Au pipiri chantant, le papa de Titimoun découvrit enfin son fils qui l’attendait sous une étrange et étroite surveillance. Il cacha son fusil et s’avança doucement vers lui. Il y avait là tous ses compagnons de jeux : oiseaux et papillons.

Toute la nuit ses amis avaient veillé sur lui pour l’empêcher de faire de mauvaises rencontres. Ainsi, dès que quelque chose bougeait, ils se mettaient à crier tous en cœur pour faire fuir l’éventuel intrus.

Titimoun revint à la maison en tenant fermement la main de son papa.

Il avait eu très peur. Heureusement que Titimoun aimait les animaux.

Très ému, Titimoun arriva chez lui.

Il s’agenouilla devant sa maman et son papa pour leur demander pardon d’avoir désobéi.

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Titimoun comprit alors combien il est important d’avoir des amis animaux. Cependant, depuis ce jour, il ne va plus jouer tout seul dans la forêt.