���������Cours de Macroéconomie Licence (S2-L1)�
Objectifs : �
PLAN DU COURS
MODULE 1:
LA NOTION DE LA MACRO-ECONOMIE
PLAN DU COURS
MODULE 2 :
ANALYSE DES APPROCHES CLASSIQUES ET KEYNÉSIENNES DE LA MACRO-ÉCONOMIE : LES INSTRUMENTS D’ANALYSE
PLAN DU COURS
MODULE 3
L’ÉQUILIBRE MACRO-ÉCONOMIQUE : LE MODÈLE IS-LM EN ÉCONOMIE FERMÉE
BIBLIOGRAPHIE
1-Azam, J.P, Théorie Macroéconomique et Monétaire, Nathan
2-Abraham – Frois, G, économie politique, Economisa
3-Guitonn, H, Economie politique, Dalloz
4-Hellier J, Macroéconomie ouverte, PUF
5-Jalladeau, J, introduction à la macroéconomie, De BOEK
6-Kebabdjian, G, les modèles théoriques de la macroéconomie, Dundee
7-Lecaillan, J, Analyse macroéconomie, Cujas
8-B Bernier, Yves Simon, initiation à la macroéconomie, Dunod
BIBLIOGRAPHIE �
9-F. Poulain, Economie Générale, Dunod
10- Gregory N, Mankiw, Macroéconomie, De BOEK
11. Sachs J. and Larrain B. (1993) Macroeconomics in The Global Economy, New Jersey: Prentice-Hall, Inc.; (2)
12. Stiglitz, J. (1993) Economics,
BIBLIOGRAPHIE �
13. Northon & Company, 1997. Trad. fr. Mayer, F. : Principes d’Economie Moderne, traduction de la 2ième édition américaine.;(3)
14. Taouil, R. (2001) Leçons de Macroéconomie, Grenoble : Presses Universitaire de Grenoble, 2004 pour la deuxième édition.
MODULE I:��LA NOTION DE LA MACROECONOMIE
I. Introduction Générale
I. Introduction Générale
I. Introduction Générale
I. Introduction Générale
I. Introduction Générale
L’objet de la macroéconomie
est la compréhension de l’activité économique dans son ensemble. Cette tâche est très complexe et semble impossible tellement les économies sont complexes. C’est pourquoi les économistes ont réduit l’économie nationale à un certain nombre de catégories économiques à propos desquelles ils posent un certain nombre d’interrogations fondamentales telles que :
(i) quelles sont les causes des fluctuations économiques ?
(ii) le chômage ou l’inflation augmente ?
(iii) les politiques économiques sont-elles efficaces pour résoudre les problèmes ?...
L’objet de la macroéconomie
Ces phénomènes peuvent être conjoncturels ou structurels. Dans ce dernier cas, ils relèvent de la croissance économique, c’est-à-dire de la longue période. La macroéconomie traite donc des phénomènes conjoncturels de courte période, avec un stock de capital donné. Les questions principales abordées par cette discipline gravitent autour du niveau de production, du chômage, de l’inflation ou enfin des équilibres extérieurs.
Et tenter de comprendre ces phénomènes, les économistes se donnent une représentation simplifiée de la réalité, en recourant à la modélisation.
II. Le circuit économique :
Nous sommes en présence d’une économie réduite à deux secteurs :
- d’une part, des entreprises produisant des biens et des services
En admettant que l’activité économique ne concerne que des biens de consommation (biens finals), une première image du circuit peut alors être établie
II. Le circuit économique :
II. Le circuit économique :
Les ménages fournissent aux entreprises des services de facteurs de production et les entreprises fournissent aux ménages des biens de consommation. En contrepartie des services de facteurs qu’ils leurs fournissent, les ménages reçoivent des entreprises des revenus de facteurs qui leurs permettent de régler leurs dépenses de consommation.
Ce circuit permet de faire 3 observations :
II. Le circuit économique :
II. Le circuit économique :
PIB = Production – consommations intermédiaires
= ∑ valeurs ajoutées
En admettant que les entreprises investissent, on distinguera 2 catégories d’entreprises fabriquant des biens finals: celles spécialisées dans la production de biens de consommation et celles dans les biens d’équipement.
II. Le circuit économique :
Le PIB est la somme des valeurs ajoutées ou les utilisations finales faites de ce PIB, ces dernières se composant de la consommation finale des ménages (C), de leur investissement(Im) et de l’investissement des entreprises(Ie).
Leur somme représente la demande globale(de biens finals).
La somme des valeurs ajoutées (PIB) représente pour sa part la valeur totale de l’offre.
PIB = C + Im + Ie (1)
On pose Y= PIB et I = Im + Ie,
par hypothèse simplificatrice, Im =O
Alors Y= C + I (2)
En désignant par Y la valeur du revenu global qui se partage entre consommation (ménages) et épargne (entreprises et ménages).
Soit Y = C + Se + Sm avec S = Se + Sm et par hypothèse simplificatrice Se = O
Alors, Y = C + S (3)
L’égalité entre (2) et (3) permet d’écrire I = S et on en déduit que l’équilibre comptable est réalisé (égalité entre l’offre global et la demande global), l’épargne est égal à l’investissement.
Se< Ie se traduit par un besoin de financement
Sm> Im se traduit par une capacité de financement
II. Le circuit économique :
c) L’équilibre macro-économique:
La demande globale correspond exactement à l’offre globale(PIB), cela signifie que les anticipations, les prévisions des entreprises doivent coïncider avec les désirs des utilisateurs finals. Or, rien ne garantit que ces anticipations seront concordantes et convergent vers la réalisation de l’équilibre global puisqu’elles concernent
II. Le circuit économique :
des groupes d’agents économiques (ménages, entreprises, Etat) ayant des mobiles différents.
Finalement, l’équilibre macro-économique se formulera en termes de concordances, d’anticipations, de prévisions. On dira qu’il s’apprécie « ex-anté » (par opposition à l’équilibre comptable constaté « ex-post »)
II. Le circuit économique :
2. Le niveau de revenu dans un modèle à 3 pôles: Les ménages, Entreprises, Etat
L’introduction de l’état suppose la prise en compte de 3 variables supplémentaires. La demande globale doit inclure maintenant les dépenses gouvernementales (G). On supposera dans un premier temps que leur volume est indépendant du revenu global. En contrepartie, il faut prendre en compte les prélèvements fiscaux (T) supposés d’abord forfaitaires et, d’autre part, les transferts octroyés à certains ménages par l’état (prestations sociales, allocations de chômage…..)
II. Le circuit économique :
2. Le niveau de revenu dans un modèle à 3 pôles:
* La détermination du revenu d’équilibre:
Dans l’optique de la production, on a l’équation d’équilibre suivante :
Y = C + I + G emploi de la production. (1)
Alors que dans l’optique de revenu, on obtient :
Y = C + S + T* (2) avec T* = impôt net.
La nouvelle condition d’équilibre (1) et (2) sur le marché des biens et services dans une économie fermée avec secteur public s’écrit alors :
C + I + G = C + S + T* et on en déduit,
I + G = S + T* (3) avec I + G = injections et
S + T* = fuites ou épargne nationale.
On peut conclure que I = S ou l’équilibre comptable est réalisé
Cette égalité (3) peut être réécrite ainsi qu’il suit, l’expression T* - G représentant le budget de l’état qui peut être excédentaire (T*>G) ou déficitaire (T*<G)
S – I = G - T
Besoin(ou capacité) Besoin(ou capacité)
de financement de financement du
du secteur privé secteur public
�Le circuit économique simplifié avec introduction des fuites et des injections�
II. Le circuit économique
2. Le niveau de revenu dans un modèle à 3 pôles:
*Le circuit économique simplifié avec introduction des fuites et des injections:
Les ménages perçoivent la totalité des revenus et les utilisent pour payer des impôts à l’état, pour consommer des biens et services et pour épargner via les marchés financiers. Les entreprises perçoivent des recettes issues de la vente de biens et services et les utilisent pour payer les facteurs de production (les entreprises versent l’intégralité des revenus aux facteurs de productions).
Tant les ménages que les entreprises empruntent sur le marché financier pour acheter des biens d’investissement tels que les logements, usines et équipements. L’Etat perçoit les recettes fiscales et les utilisent à son tour pour payer les dépenses publiques, et, s’il dépense plus qu’il ne gagne, il emprunte lui aussi sur le marché financier pour combler son déficit.
�II. Le circuit économique :�
3. Le niveau de revenu en économie ouverte:
L’économie entretient des échanges commerciaux avec le reste du monde (Rdm). Cette ouverture au commerce international se matérialise par les importations (M) et par les exportations (X) de l’économie qui comprend donc les ménages , les entreprises, l’état et le reste du monde.
Les importations donnent lieu à des payements en monnaie (surtout en devises) de la part de l’économie nationale, constituent aussi une fuite du circuit économique nationale.
Par contre, les exportations, qui constituent la demande extérieure, se concrétisent par les versements du Rdm à l’économie nationale et représente donc une injection de monnaie dans le circuit économique nationale.
II. Le circuit économique :
3. Le niveau de revenu en économie ouverte:
L’égalité entre l’offre globale et la demande globale s’écrit alors :
Y + M = C + I + G + X (1)
Le revenu national R est la contrepartie monétaire de l’offre globale, c’est à dire
Y = R (2)
Et R = C + S + T
Il en résulte que : C + S + T + M = C + I + G + X
Soit : S + T + M = I + G + X (3)
Cette relation s’interprète également comme l’égalité entre la somme des fuites et la somme des injections et peut s’écrire également de la façon suivante :
(S – I) + (T – G) = (X – M)
( X – M): solde extérieur
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
1. PIB nominal et réel
Le produit agrégé, (le PIB), étant mesuré à partir des transactions monétaires est qualifié de nominal. Le PIB d’une année à l’autre reflète donc la variation des quantités produites des différents biens et la variation des prix. Seule la 1e cause de variation représente la variation de la richesse de l’économie. Calculé de cette manière :
Période 1: i, énième bien ), il donne une information biaisée.
Une mesure de la richesse produite, débarrassée de ce biais, sera appelée produit agrégé réel :
(Q2, quantité de biens à la période 2)
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
2. Le déflateur du PIB :
Le déflateur du PIB ou l’indice implicite des prix du PIB, est le rapport du PIB nominal au PIB réel. Le déflateur du PIB mesure le prix de l’unité caractéristique de production par rapport à son prix au cours de l’année de base.
Déflateur du PIB = PIB nominal / PIB réel
PIB nominal = PIB réel * Déflateur du PIB
Cette équation peut, également, s’écrire de la manière suivante :
PIB réel = PIB nominal / Déflateur du PIB.
Sous cette forme, on voit mieux d’où le déflateur tire son nom : on utilise pour extraire l’inflation du PIB nominal afin d’obtenir le PIB réel
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
2. Le déflateur du PIB :
Exemple d’application
Année 1 : P1 = 1F et Q1 = 1000, le PIB nominal = 1F x1000 = 1000 F
Année 2 : P1 = 2F et Q1 = 1000, le PIB nominal = 2F x1000 = 2000 F
Les prix ont doublé alors que la quantité n’a pas varié.
En supposant maintenant que la production en année 2 est égale 2000, alors le PIB courant(de l’année 2) = 2Fx 2000 = 4000 F et le PIB en francs constants (de l’année 1) pour l’année 2 est de :
1Fx 2000 = 2000 F. Cela reflète le doublement de la richesse réelle.
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
3.La relation entre inflation et chômage: la courbe de Philips
Deux des objectifs essentiels des politiques économiques sont un faible niveau d’inflation et un chômage réduit. Nous étudions ci-dessous la relation entre inflation et chômage qui porte le nom de courbe de Philips. Celle – ci n’est qu’une nouvelle manière d’exprimer l’offre agrégée. La courbe d’offre agrégée de court terme traduit une relation positive entre niveau des prix de production, une relation négative entre inflation et chômage est sous – jacente à la courbe d’offre agrégée. C’est cette relation négative qu’exprime la courbe de Philips.
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
4La LOI d’Okun
Quelle relation pouvons – nous attendre entre chômage et PIB réel ? Tout accroissement du taux de chômage devrait donc induire une baisse du PIB réel. Arthur Okun, le premier économiste qui l’a étudiée, a donné son nom, sous la forme de loi d’Okun, à cette relation négative entre chômage et PIB.
Il est possible de quantifier cette relation prédite par la loi d’Okun :
Variation en pourcentage du PIB réel
= 3% - 2 x
Variation du taux de chômage
Loi d’Okun (Suite)
Ceci veut dire que, si le taux de chômage demeure inchangé, le PIB réel croît de quelque 3%. Par ailleurs, chaque hausse d’un point de pourcentage du taux de chômage ralentit de 2% la croissance du PIB. Il est donc permis de conclure que si le taux de chômage s’élève de 6 à 8%, le taux de croissance du PIB se calcule comme suit :
= 3% - 2 x (8% - 6%)
= - 1%
Variation en pourcentage du PIB réel
Ce résultat négatif de la loi d’Okun( une baisse de 1% du PIB), traduit une récession économique.
III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE
�III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE�
5. Variables endogènes et variables exogènes:
L’ensemble des relations nécessaires pour obtenir une explication théorique plausible d’un phénomène est appelé un modèle.
Une variable est dite endogène lorsque sa valeur est déterminée par les caractéristiques internes du modèle ; elle est dite exogène si sa valeur est déterminée par des conditions extérieurs au modèle. S’agissant d’une variable exogène, toute modification de sa valeur est classée dans la catégorie des variations autonomes.
Par exemple, C = 50 + 0,80 Yd. En macro-économie, le niveau du revenu est déterminé par le modèle, ce qui détermine 0,80 Yd comme variable endogène. La constance 50 exprime des conditions exogènes puisque, n’est pas spécifié l’effet sur la consommation de facteurs autres que le revenu.
�III LES CONCEPTS DE LA MACRO-ECONOMIE�
6. Les variables de flux et les variables de stock:
Une variable macroéconomique est une grandeur mesurable susceptibles de varier en fonctions des circonstances. Il est nécessaire de faire la différence entre les variables de flux et les variables de stock.
Une variable de flux est une variable qui se mesure au cours d’une période définie c’est à dire d’un intervalle de temps. Par exemple, le revenu des ménages au cours d’un trimestre.
Une variable de stock est au contraire une mesure qui se détermine à un moment précis. Par exemple le stock de devises détenu par la BCEAO au 31 janvier.
Il existe une relation immédiate entre une variable de flux et une variable de stock, puisque la variation de stock entre deux dates correspond à un flux au cours de la période qui s’est écoulée entre ces deux dates. Par exemple, l’investissement net au cours d’une période donnée mesure la variation de stock de capital entre le début et la fin de la période.
� IV LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE EN MACROECONOMIE�
Le courant libéral se compose principalement de deux branches, l’une classique qui apparait à la fin du 18e Siècle, l’autre néoclassique à la fin du 19e Siècle.
IV LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE EN MACROECONOMIE
Les hypothèses de l’école classique sont :
IV LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE EN MACROECONOMIE
IV LES PRINCIPAUX COURANTS DE PENSEE EN MACROECONOMIE
MODULE II : �ANALYSE DES APPROCHES CLASSIQUES ET KEYNESIENNES DE LA MACROECONOMIE : �LES INSTRUMENTS D’ANALYSE
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
L’approche néoclassique de la consommation est fondée sur l’étude micro-économique des comportements individuels du consommateur. La thématique centrale est la suivante : comment, pour un revenu donné, le consommateur choisit- il entre différents biens offerts sur le marché ? L’analyse privilégie aussi les relations prix- quantité, appelées fonction de demande.
La perspective keynésienne se situe quant à elle aux antipodes de la démarche néo-classique. Elle se veut d’emblée macro-économique, en se centrant sur la consommation agrégée de l’ensemble des ménages. Pour Keynes, le facteur déterminant de cette fonction de consommation est le revenu.
La fonction de consommation de Keynes sera d’abord présentée, puis le rejet de cette fonction de consommation sera exposé dans un second temps
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
1. LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE:
Keynes pose que la consommation ( C ) est fonction du revenu national ( Y ), d’où C = f(y).Pour établir la forme de cette fonction, Keynes s’appuie sur la loi « psychologique
fondamentale » selon laquelle la propension marginale à consommer (Pmc) c serait décroissante et la propension moyenne à consommer (PMC) décroissante lorsque le revenu Y croit.
La fonction la plus couramment proposée, compatible avec ces hypothèses, a été la fonction affine : C = c Y + Co avec 0 <c< 1 et Co > 0.
Par ailleurs, C /Y = PMC = c + ( Co/Y) est décroissante avec Y et supérieure à c pour toute valeur de Y
Quant à Co, elle représente la « consommation incompressible »
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
1. LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE (suite):
Ainsi, la fonction de consommation correspondant à la fonction affine peut être représentée graphiquement comme suit :
La fonction de consommation peut être transposée pour obtenir la fonction d’épargne
Le revenu ayant deux emplois possibles, la consommation et l’épargne, alors on pourrait écrire :
Y = C + S d’où S = Y – C ,
alors S = Y – c Y – Co , d’où ou avec s=1-c
S= (1-c)Y-Co
S=sY-Co
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
1. LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE (suite):
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
1. LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE (suite):
Malgré son succès, la fonction de consommation keynésienne se heurta aux résultats contradictoires des estimations entreprises par certains économistes. Or, ceux-ci (égalité et constance de la Pmc avec la PMC) entraînèrent une remise en cause de l’hypothèse keynésiennes, plus précisément son rejet.
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
Le ménage détermine sa consommation, certes en fonction de son revenu présent, mais aussi au regard de son patrimoine actuel et de ses prévisions sur ses revenus futurs .
C’est dans ce cadre que nous allons voir les théories du revenu permanent et du cycle de vie qui sont fondées sur le choix inter temporel du consommateur.
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE:
a) Le choix inter temporel du consommateur.
Le modèle microéconomique inter temporel du consommateur a été formalisé par Irving Fisher en 1930.Le calcul se faisant sur deux périodes, le consommateur cherche à maximiser son utilité U(C1, C2).A chaque niveau d’utilité correspond une courbe d’indifférence. Nôtre consommateur gagne un revenu Y1 et consomme C1 à la période 1, et gagne un revenu Y2 et consomme C2 à la période 2.En outre, il peut à la fois épargner et emprunter sur le marché financier au taux d’intérêt courant du marché.
Le consommateur va alors arbitrer entre les deux consommation, présente et future, en opérant des transferts de revenu, du présent vers l’avenir (épargne qui lui rapportera un revenu financier r) ou de l’avenir vers le présent (emprunt qu’il va rembourser à la période 2 au taux r).S’il dispose d’un revenu présent Y1 et qu’il anticipe un revenu futurY2,
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION KEYNESIENNE:
a) Le choix inter temporel du consommateur (suite)
-
en 2 : C2 = Y2 + (1+r)S Sa contrainte budgétaire inter temporel peut s’écrire alors :
C1 + C2/1+ r = Y1 + Y2/1+r = W où W est la richesse totale actualisée du ménage
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
a) Le choix inter temporel du consommateur (suite):
Au point A, il n’y a pas de transfert de ressource, (C1=Y1 et C2=Y2).Pour tous les points situés entre A et B, il consomme moins que son revenu. A l’équilibre, il y a égalisation du taux marginal pour le présent r(1+ r) est le taux marginal de substitution en E) et du taux d’intérêt(situation d’épargne :cas du graphique).Pour tous les points situés entre A et C, il emprunte.
Nous allons étudier le modèle de Fisher pour étudier l’impact du taux d’intérêt réel sur le choix du consommateur. Deux cas peuvent être examinés :celui d’une épargne initiale et celui d’un emprunt initial, nous allons étudier le 1er cas. Les économistes distinguent deux éléments au sein de l’impact d’ une hausse du taux d’intérêt réel sur le consommateur : l’effet de revenu et l’effet de substitution.
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
a) Le choix inter temporel du consommateur.
Le modèle d’Irving Fisher nous montre que, en fonctions des préférences du consommateur, les variations du taux d’intérêt réel peuvent tout autant accroître la consommation contemporaine que la diminuer.
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
a) La théorie du revenu permanent
La publication en 1957 de l’ouvrage de Milton Friedman constitue une étape marquante de la science économique.
Selon Friedman, le consommateur dissocie au sens de son revenu effectif (Y = Yp + YT), ce qu’il juge comme étant de nature durable (dénommé « revenu permanent », Yp), de ce qu’il considère comme ayant un caractère temporel ou accidentel ( qualifié de « revenu transitoire »YT) comme les plus values et les heures supplémentaires.
De même, sa consommation globale ( C = Cp + CT ) est composé de deux éléments, une composante « pure », permanente(Cp), et une composante transitoire(CT).
Pour lui, la seule relation stable existante est entre revenu permanent et consommation permanente soit Cp = α Yp PMC et Pmc =α; 0<α<1
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
a) La théorie du revenu permanent (suite):
La part transitoire du revenu est quant à elle mise de côté. Le montant de la consommation C qui intègre cette consommation transitoire, aléatoire et imprévisible, devient alors instable dans sa relation avec le revenu Y.
Cette construction permet de résoudre les divers paradoxes soulevés par les travaux empiriques :
- sur le long terme les grandeurs effectives rejoignent les grandeurs permanentes, et l’on a donc une fonction de consommation linéaire C = α Y
- sur le court terme, les propensions à consommer sont instables car dépendantes des anticipations que font les agents sur le caractère permanent ou non de la hausse de leur revenu.
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
c) L’hypothèse du cycle de vie:
Franco Modigliani et ses collaborateurs Albert Ando et Richard Brumberg ont utilisé le modèle de Fisher pour étudier la fonction de consommation. Les comportements de consommation varient selon les phases de la vie des individus :au début du cycle de vie, ils empruntent ;à l’âge adulte, le revenu et le patrimoine s’accroissent, les capacités d’épargne se constituent permettant à la fois de rembourser les emprunts précédents et d’épargner en prévision du troisième âge, caractérisé par une baisse des revenus courants(retraite).D’où des propensions à consommer différentes selon les âges.
Les dépenses courantes de consommation dépendent alors du revenu courant(Y) et du patrimoine calculé sur le cycle de vie(w).
I. LA FONCTION DE CONSOMMATION
2. LE REJET DE LA FONCTION DE CONSOMMATION:
c) L’hypothèse du cycle de vie (suite):
�II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT�
L’investissement constitue l’un des principaux moteurs de l’activité économique ;une politique économique adéquate, en favorisant l’investissement, peut stimuler une conjoncture déprimée. Il constitue un des déterminants de la croissance économique. A cette fin, nous allons mettre en valeur deux déterminants de la décision d’investir :
1. l’influence de la demande : l’entreprise doit accroître ses capacités de production, suite à une augmentation de ses commandes. L’investissement qui en résulte sera caractérisé par un effet d’accélération(partie 1)
2. la rentabilité relative : le détenteur d’avoirs monétaires évalue toujours les rendements attendus d’un bien d’équipement (efficacité marginale du capital)au regard du niveau du taux d’intérêt( partie 2)
La transposition de l’analyse de la décision d’investissement au niveau de la firme à la demande d’investissement au plan macro-économique, permettra d’établir une fonction d’investissement (partie 3) et nous verrons enfin le multiplicateur(partie 4)
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
1. Investissement et capacite de production : Le principe de l’accélérateur
a. La théorie keynésienne de l’accélérateur : l’accélérateur simple.
Le modèle de l’accélérateur simple décrit l’investissement comme une fonction linéaire de la variation du revenu global. C’est la constatation de l’existence d’un rapport stable entre le capital disponible dans une économie et la production.
En effet, v = K/Y. v, constant, on peut écrire :
v = Δ K /Δ Y. Or, Δ K = I, on peut écrire alors :
v = I /Δ Y avec v = coefficient d’accélération
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
1. Investissement et capacite de production: Le principe de l’accélérateur
b. La théorie classique de l’accélérateur : accélérateur flexible :
l’accélérateur simple a été développé par L-M Koyck(1954).Il consiste à relier l’investissement, non pas à la production d’une année, mais à une moyenne pondérée des productions des années précédentes, le poids attribué à chaque année décroissant progressivement.
I = v(1-λ)Yt – (1-λ)Kt-1
Dans ce modèle d’accélération, l’investissement est une fonction croissante du niveau de la production et une fonction décroissante du stock de capital.
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
2. Investissement et rentabilité : Le rôle du taux d’intérêt
a. Le principe de l’actualisation:
L’actualisation permet de comparer des données chiffrées à des époques différentes. Elle est utilisée pour tous les problèmes nécessitant une prise de décision dans laquelle il existe un décalage entre les flux de dépenses et de recettes.
a1. L’opération de capitalisation: Formule des intérêts composés
La formule des intérêts composés correspond à une capitalisation d’un actif car, elle permet de calculer la somme totale disponible à la fin de la Nième année Sn qu’une somme So placée en t0 à un taux i permet d’obtenir.
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
2. Investissement et rentabilité : Le rôle du taux d’intérêt
a. Le principe de l’actualisation:
a1. L’opération de capitalisation: Formule des intérêts composés (suite)
Application : La valeur capitalisée d’une somme So = 5000 Fcfa placée pendant 3 ans au taux d’intérêt annuel t = 10% i= 10/100= 0,1 sera :
S3 = 5000 F cfa (1+ 0,1)3 = 5000 (1, 331)= 6655 F cfa
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
2. Investissement et rentabilité : Le rôle du taux d’intérêt
a. Le principe de l’actualisation:
a2. L’actualisation:
L’actualisation est l’opération inverse de capitalisation. La valeur actuelle de 1 FCFA disponible dans n années n’est que [1/(1 + i )n ] FCFA tout de suite, c’est à dire l’agent économique préfère moins dans l’immédiat à davantage plus tard.
Un revenu perçut à échéance de n années -Sn- et le taux d’intérêt annuel i, la valeur actuelle de ce revenu futur est égal à :
So = Sn/( 1 + i)n Formule d’actualisation
Le taux d’intérêt i utilisé dans la procédure d’actualisation s’appelle le taux d’actualisation.
Application : n = 3 ans ; Sn = S3 = 6655 FCFA;
i = 10% ⇒ So = 6655Fcfa /(1,1)3 = 5007Fcfa
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
b. Evaluation de la rentabilité des investissements :
L’investissement n’est rentable que s’il dégage un bénéfice. Il est indispensable pour un investisseur d’évaluer la rentabilité de l’investissement envisagé en confrontant les revenus futurs attendus par l’usage du capital et le coût du capital (dépenses d’investissement). Cette rentabilité dépendra :
La rentabilité d’un investissement peut être calculée :
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
b. Evaluation de la rentabilité des investissements:
b2. Le taux de rendement interne(TRI) ou efficacité marginal du capital(EMC): suite
Exercice d’application:
Soit 100000Fcfa la dépense d’investissement dans un équipement dont la durée de vie est de 3ans.L’utilisation de cet équipement permettra d’obtenir les recettes nettes futures suivantes :
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
b. Evaluation de la rentabilité des investissements:
b2. Le taux de rendement interne(TRI) ou efficacité marginal du capital(EMC): suite
Exercice d’application: Solution
B = 50000/1,12 + 40000/(1,12)2 + 35000/(1,12)3 – 100000 = +1442,92Fcfa
B = 50000/1,14 + 40000/(1,14)2 + 35000/(1,14)3 – 100000 = -1737,65Fcfa
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
b. Evaluation de la rentabilité des investissements:
b2. Le taux de rendement interne(TRI) ou efficacité marginal du capital(EMC):
Exercice d’application (suite)
Si le taux en vigueur est égal à 11%, le projet d’investissement est rentable, car le TRI est égal à 13% et il est supérieur au taux d’intérêt.
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
3. La fonction d’investissement:
On a vu précédemment que l’investissement devrait être décidé si r>i. Il convient maintenant d’étendre l’analyse au plan macro-économique, c’est à dire que toute augmentation du taux d’intérêt provoquera, toutes choses égales par ailleurs, la non réalisation de projets d’investissement ; toute diminution de son niveau entraînera, en revanche, la mise en œuvre de projets additionnels.
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
3. La fonction d’investissement(suite):
L’investissement au plan national est une fonction négative du taux d’ intérêt I=f(i) ou de façon précise : I = -g i + Io. Le niveau de l’investissement s’accroît quand le taux d’intérêt baisse.
Io = investissement autonome
-g = la sensibilité de l’investissement au taux d’intérêt.
II LA FONCTION D’INVESTISSEMENT
4. Le multiplicateur:
Soit C = c Y+ Co, la fonction de consommation de courte période et I =Io, l’investissement des entreprises. La solution est obtenue en remplaçant C et I par leur valeur dans l’égalité d’équilibre simplifiée Y = C + I
Y = c Y + Co + Io ⇒ Y- c Y = Co + Io ⇒ (1-c)Y= Co + Io
Y = (Co + Io) /1-c ou Y = (1/ 1-c )(Co + Io)
L’expression (1/1-c) = (1/s)=k est appelé multiplicateur simple. Le multiplicateur mesure la variation du revenu réel ΔY, résultant de la variation d’une dépense exogène (Δco ou ΔIo).
Si par exemple c= 0,6 et la propension marginale à épargner s= 1-c=0,4, la valeur du multiplicateur est 1/0,4=2,5, cela signifie qu’une variation du montant des investissement ou de la consommation autonome entraînera une variation 2,5 fois plus du revenu Y= Δ Y=k Δ I
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
1. La fonction de production:
La fonction de production exprime l’ensemble des contraintes techniques qui s’imposent à l’entreprise. Elle relie le volume (ou la valeur) du produit final obtenu (Y) aux combinaisons de facteurs de productions utilisés (en quantités ou en valeur), le travail (L) et le capital (K) ; et la fonction de production peut alors s’écrire :
Y = F(K, L)
Cette équation établit que la production est une fonction de la quantité de capital et de la quantité de travail.
En courte période, il est admis que K et L sont donnés et constants : K est pleinement utilisé et L peut ne pas l’être, ce qui nous permet d’écrire la fonction de courte période ainsi :
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
1. La fonction de production:
Y = F(Ko, L) ⇒ Y = F(L) avec K = Ko ; L = Lo
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
2. L’offre agrégée:
Pour produire, la rationalité des producteurs de biens et services (maximisation du profit) et l’hypothèse de concurrence parfaite conduisent les entreprises à produire jusqu’à ce que la productivité marginale (en volume du travail) soit égal au salaire réel (w/p) soit : f’L = w/p
La demande de travail Ld des entreprises (offre d’emploi) est une fonction décroissante du salaire réel w/p
Ld = L(w/p) = f ‘L est décroissante, où Ld = demande de travail
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
2. L’offre agrégée:
a. L’offre de biens et services : la demande de travail
En remplaçant dans la fonction de production L par Ld, on aura la fonction d’offre de biens et services par les entreprises.
Y = F(K, Ld ) ⇔ Y = F(K, L(w/p))
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
b. L’offre de travail par les ménages:
L’offre de travail des ménages est une fonction croissante, car plus le salaire réel (w/p) est élevé, plus l’individu est incité à travailler, car le travail est plus attractif. Il y a là un effet de substitution entre travail et loisir (effet substitution, effet revenu)
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
3. Détermination de l’offre agrégée:
L’offre agrégée établit une relation entre la quantité de biens et services produits et le niveau des prix. En effet, la confrontation de l’offre et de la demande de travail sur le marché du travail permet de déterminer une quantité optimale de travail L* et un niveau de salaire réel d’équilibre(w/p)*.
Le remplacement de la quantité de travail demandé par la quantité de travail d’équilibre (la quantité demandée et offerte), nous obtenons nôtre fonction d’offre agrégée :
Ys =F [ K,(w/p)* ]
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
Ld
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
3.1 L’Offre agrégée (approche classique):
Dans le long terme, le niveau de la production est déterminé par les quantités disponibles de capital et de travail et par la technologie disponible. L’insensibilité de la production au niveau des prix nous donne la représentation de l’offre agrégée par une droite verticale.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
3.2 L’Offre agrégée: (approche keynésien)
3.2.1 Schéma keynésien simple:
L’offre de travail est modifiée, elle ne dépend plus du salaire réel, mais nominal. Quand le prix augmente, les entreprises vont accroître leur demande de travail, les ménages vont accroître leur offre de travail et la productivité va augmenter. Dans ce cas de figure, l’offre est élastique au prix.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
3.2 L’Offre agrégée: (approche keynésien)
3.2.2 Schéma keynésien extrême:
Dans ce cas de figure, la productivité marginale est une constante (le niveau général des prix est donné et le salaire nominal est fixé ).C’est une offre agrégée parfaitement élastique.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
3.2 L’Offre agrégée: (approche keynésien)
3.2.2 Schéma keynésien extrême (suite):
PmL = w/p et PmL = a = constante ⇒ a = w/p ⇒ P = w/a
Dans une économie de sous-emploi, quand la PmL est une constante, tant que cette productivité marginale est supérieure au coût d salaire réel, nôtre économie fonctionne.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
4. La demande agrégée:
La demande agrégée ( DA ) est le lien entre la quantité de production demandée et le niveau agrégé des prix.
Yd = C + I + G
Il faut noter qu’une variation du niveau des prix n’entraînera pas un déplacement de la courbe de demande agrégée, mais un déplacement le long de la courbe DA.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
5. Choc de demande agrégée et d’offre agrégée
5.1 Chocs de demande agrégée
La courbe de demande agrégée se déplacera s’il y a une modification des dépenses totales (C+I+G+(X-M)). Si l’un de ces facteurs varie, la courbe DA se déplacera.
III Détermination du produit agrégé :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
5. Choc de demande agrégée et d’offre agrégée
5.1 Chocs de demande agrégée (Suite).
III Détermination du produit agrège :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
5. Choc de demande agrégée et d’offre agrégée
5.2 Chocs d’offre agrégée
Le prix d’un bien ainsi que les quantités demandées et offertes changent si la courbe d’offre du bien se déplace. De même, le niveau des prix et la production réelle changeront, si la courbe d’offre agrégée se déplace.
L’offre agrégée change par suite d’un bouleversement de l’offre comme une mauvaise récolte ou la modification es coûts de production.
Une innovation technique ou une augmentation de la productivité, par exemple, entraînera un déplacement de la courbe d’offre vers la droite, ce qui signifie qu’une quantité plus grande de production réelle qu’auparavant sera offerte à chaque niveau de prix.
III Détermination du produit agrège :� La fonction de production, introduction de l’offre et de la demande agrégée (approche classique et keynésienne)
5. Choc de demande agrégée et d’offre agrégée
5.2 Chocs d’offre agrégée (Suite).
�IV L’offre et la demande de monnaie�
L’offre de monnaie dans une économie est déterminée essentiellement par le système bancaire(la banque centrale) en place. On la considère comme exogène, fixe. L’offre de monnaie pourrait être définie comme l’ensemble des moyens de payement existants dans l’économie et qui sont acceptés pour le règlement des transactions .Cette offre de monnaie est contrôlée directement par la banque centrale.
IV. L’offre et la demande de monnaie
2. La demande de monnaie et la théorie quantitative de la monnaie:
La théorie quantitative de la monnaie exprime qu’il existe un lien direct entre la quantité de monnaie en circulation dans l’économie au cours d’une période, et le niveau général des prix de cette économie : plus le stock de monnaie en circulation est important, plus le niveau général des prix est élevé.
Ainsi, on distingue traditionnellement deux expressions importantes de la théorie quantitative selon que l’on s’intéresse à une approche de type transactionnel ou une approche en termes d’encaisses monétaires réelles.
IV. L’offre et la demande de monnaie
La version traditionnelle de la théorie quantitative de la monnaie a été formulée par Irving Fisher(1911). L’idée est qu’il y a d’une part , une identité comptable entre la valeur totale nominale(monnaie) des biens échangés dans une économie pendant une période de temps donné(le revenu nominal) et, d’autre part, la valeur totale de la dépense totale en monnaie.
Revenu nominal = Dépense totale
Puisque :
On a donc Revenu nominal = Dépense totale
P . Y = M . v
IV. L’offre et la demande de monnaie
A partir de l’identité Mv = PY, Fisher construit une théorie en formulant l’hypothèse selon laquelle la vitesse de circulation de la monnaie v est constante à long terme (v = v̄ ). Pour qu’enfin, cette identité comptable puisse dériver d’une théorie causale de la détermination du niveau général des prix par le stock de monnaie, il faut y adjoindre l’hypothèse selon laquelle le volume de la production est insensible au déroulement des échanges monétaires (Y = Ȳ ).
On peut écrire : Mv̄ = PȲ et on en déduit que Δ M ⇒ Δ P : toute variation du stock de monnaie se répercute par un lien direct sur le niveau général des prix.
Cette théorie de Fisher met en évidence que :
IV. L’offre et la demande de monnaie
b. L’équation de Cambridge:
Cette deuxième théorie est principalement due à Alfred Marshall et Arthur-Cecil Pigou. C’est une équation néo-classique dont les auteurs ont donné une expression en termes d’encaisses monétaires réelles. Le raisonnement économique consiste à dire que les agents économiques désirent conserver une partie de leur revenu sous forme de monnaie (de transaction et de précaution). Ces deux motifs conduisent à l’écriture de l’équation de Cambridge : M / P = α Y
L’équation est une véritable fonction de demande de monnaie que l’on peut écrire Md = α PY ou (M/P)d = α Y
IV. L’offre et la demande de monnaie
3. L’approche keynésienne de la demande de monnaie:
L’une des originalités de la théorie développée par Keynes est que celui-ci a introduit la monnaie dans le système économique. La monnaie n’est plus neutre. La théorie keynésienne de la monnaie se démarque nettement de la théorie quantitative. La monnaie joue un rôle immédiat dans la détermination des grandeurs économiques et donc de l’équilibre et Keynes y a ajouté la fonction de liquidité.
IV. L’offre et la demande de monnaie
3. L’approche keynésienne de la demande de monnaie:
a. Les motifs de détention de la monnaie:
IV. L’offre et la demande de monnaie
b. La fonction de demande de monnaie:
La forme de la fonction de demande de monnaie va dépendre principalement du comportement des spéculateurs qui cherchent à maximiser leurs gains en capital (plus-values) et à minimiser leurs pertes (moins-values)
La demande totale de monnaie Md est la résultante :
M1 =L1(Y) ou encore Mt = α Y, où α représente la part du revenu que les agents désirent conserver pour satisfaire leurs besoin de transaction et de précaution
IV. L’offre et la demande de monnaie
b. La fonction de demande de monnaie (suite):
M2 = L2(i), ou encore Ms = Lo –βi où Lo représente la quantité de monnaie que les agents souhaitent garder pour maintenir leur richesse et β la demande de monnaie spéculative dépendante de i( le taux d’intérêt).
La fonction de préférence pour la liquidité est : L = L1(Y) + L2(i)
La demande de monnaie peut alors s’écrire
Md = M1 + M2 = L1(Y) + L2(i) ou encore Md = Mt + Ms = α Y + Lo –βi
Keynes estime qu’il y a un taux d’intérêt max, IM, à ce taux on parle de préférence absolue pour les titres et un taux d’intérêt min, Im, à ce taux on parlera de trappe à liquidités ou encore de trappe monétaire.
IV. L’offre et la demande de monnaie
c. Représentation graphique de la demande de monnaie:
IV. L’offre et la demande de monnaie
c. Représentation graphique de la demande de monnaie (suite):
Sur la fig1, la demande de monnaie ne dépend pas du taux d’intérêt i, mais de Y, alors Mt est une droite verticale.
La fig2 représente la demande de monnaie pour motif de spéculation. La courbe se confond avec l’axe des ordonnées dans sa partie haute à partir de IM. Entre IM et Im , elle est une fonction décroissante de i. Pour des taux d’intérêt ≤ Im, c’est la trappe à la liquidité.
La fig3 représente la demande totale de monnaie et comprend 3 parties :
MODULE III:�L’équilibre macroéconomique:� le modèle IS-LM en économie fermée�
���I. L’équilibre sur le Marché des biens et services: ��
a. Rappel des conditions d’équilibre:
Les conditions d’équilibre s’expriment par l’égalité :
(1) Y = C + I + G
(2) C = cYd + Co
(3) Yd = Y-T
(6) G = Go
On peut écrire les équations (1) à (6) dans (1) ⇒ Y = c(Y-tY-To) + Co + Io-gi + Go
Y = (-cTo + Co + Io + Go)/[(1-c)+ct] - gi/[(1-c)+ct]
Cette relation met en évidence qu’il existe un revenu d’équilibre, Y, pour chaque valeur du taux d’intérêt, i.
�L’équilibre macro économique le modèle IS-LM en économie fermée
b. Construction de la courbe IS:
La courbe IS est définie sur l’ensemble des points formés par les combinaisons entre i et Y qui assurent l’équilibre sur le marché des biens et services.
Soit Y = (-cTo + Co + Io + Go)/[(1-c)+ct] - gi/[(1-c)+ct] L’équation de IS
�L’équilibre macro économique le modèle IS-LM en économie fermée
2. L’équilibre sur le marché de la monnaie et construction de la courbe LM:
Il s’agit de dégager une équation d’équilibre sur le marché de la monnaie afin de déterminer la quantité de monnaie disponible dans l’économie en fonction des valeurs de Y et de i. Cette équation doit en effet traduire la relation quantitative qui s’établit entre Y et i, lorsque la demande de monnaie ,L, est égale à l’offre de monnaie, M.
MD = Mo, soit :αY + Lo –β i = Mo et nous pouvons écrire LM par :
L’équilibre macro économique le modèle IS-LM en économie fermée
L’équilibre macro économique le modèle IS-LM en économie fermée
Lorsque l’on associe les deux marchés dans une représentation unique, on peut observer que l’équilibre simultané est réalisé pour un couple unique (Y, i) correspondant à l’équilibre général de l’économie qui est caractérisé par l’égalité : IS = LM.
IS : Y = (-cTo + Co + Io + Go)/[(1-c)+ct] - gi/[(1-c)+ct]
LM : Y = (Mo – Lo + β i)/ α
Donc à l’équilibre:
[(-cTo + Co + Io + Go) – gi /[(1-c)+ct] = (Mo – Lo + β i)/ α
L’équilibre macro économique le modèle IS-LM en économie fermée
Au point E d’équilibre global, la masse monétaire en circulation détermine un taux d’intérêt, iE (i*), assez bas et un investissement assez élevé pour susciter un niveau de revenu d’équilibre YE(ou Y*)