1 of 30

Histoire économique

2 of 30

“L’histoire ne pouvait devenir démocratique sans devenir économique, car les classes qu’elle amenait sur le devant de la scène étaient des classes de travailleurs et de producteurs”

Henri Hauser, 1904

3 of 30

La sociologie quantitative

François Simiand (1873-1935)

Professeur au Collège de France

1931

4 of 30

Histoire économique pluridisciplinaire

1931

1929

Chaire d’histoire économique à la Sorbonne en 1938

Marc Bloch (1886-1944)

5 of 30

L’histoire économique quantifiée

Camille Ernest Labrousse

Chaire d’histoire économique à la Sorbonne (succède à M. B en 1944)

(1895-1988)

1944

1933

6 of 30

Le primat de l’économie

L’économique

Le social

Le politique

7 of 30

L’approche sérielle

“L’historien de demain sera programmateur ou il ne sera plus”

Emmanuel Le Roy Ladurie, 1968

8 of 30

Une histoire sociale des faits économique : le primat du social

« Que faisait-on, au juste, dans les années 1950, 1960 et 1970, sous le label d’histoire économique quand on se réclamait de Labrousse ? De l’histoire économique « pure » ou « principalement économique », selon la formule de Duroselle, ou de l’histoire-économique-et-sociale? Labrousse, pour sa part, parlait de « socio-économie », c’est-à-dire d’une « histoire sociale des faits économiques ». Pour dire les choses autrement, c’est moins le fait économique en soi qui l’intéressait que sa signification sociale »

DAUMAS Jean-Claude (éd.) , L’histoire économiques en mouvement, entre héritages et renouvellements, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2012, p.26

9 of 30

L’école française labroussienne

  • Pierre Chaunu, Séville et l'Atlantique (1504-1650), Paris, SEVPEN, 12 volumes, 1955-1960.
  • Pierre Goubert, Beauvais et la Beauvaisis de 1600 à 1730, Paris, SEVPEN, 1960
  • René Baehrel, Une croissance: la Basse-Provence rurale, 1961.
  • Jean Bouvier, Naissance d’une banque: le Crédit lyonnais, 1961.
  • Georges Dupeux, Aspects de l’histoire sociale et politique du Loir-et-Cher, 1962.
  • Pierre Vilar, La Catalogne dans l’Espagne moderne. Recherches sur les fondements économiques des structures nationales, 1962.
  • Pierre Deyon, Amiens, capitale provinciale, étude sur la société urbaine au xviie siècle, 1967.
  • Bartolomé Bennassar, Valladolid au siècle d’or, 1967.
  • Maurice Agulhon, Pénitents et francs-maçons de l’ancienne Provence, 1968.
  • Adeline Daumard, La bourgeoisie parisienne de 1815 à 1848, 1969.
  • Maurice Garden, Lyon et les Lyonnais au xviiie siècle, 1970.
  • Paul Bois, Paysans de l’Ouest, des structures économiques et sociales aux options politiques depuis l’époque révolutionnaire, 1970.
  • François Lebrun, Les hommes et la mort en Anjou aux xviie et xviiie siècles siècles. Essai de démographie et de psychologie historiques, 1971.
  • Alain Corbin, Archaïsme et modernité en Limousin au xixe siècle, 1845-1880, 1975.
  • Jean-Claude Perrot, Genèse d’une ville moderne. Caen au XVIIIe siècle, 1975.

10 of 30

Une domination sans partage

« La statistique des livres, des thèses et des articles (...) ne confirme par l’idée, aujourd’hui si largement répandue qu’elle fait partie de la doxa disciplinaire, d’une domination sans partage de l’histoire économique jusqu’au tournant des années 1970. […] Quelques grandes thèses, les collections de la VIe section et les Annales – où elle avait, il est vrai, des positions très fortes – ont servi de vitrines à l’histoire économique mais, quantitativement, celle-ci n’a jamais été dominante, loin s’en faut, dans la production historiographique française. »

DAUMAS Jean-Claude (éd.) , L’histoire économiques en mouvement, entre héritages et renouvellements, Lille, Presses Universitaires du Septentrion, 2012, p.22-24

11 of 30

La grande synthèse

12 of 30

Alain Corbin raconte...

Quand je suis revenu du service militaire, je voulais faire une histoire des gestes. Michelle Perrot, assistante d’Ernest Labrousse, qui était une amie me l’a fortement déconseillé : « Si vous dites à Ernest Labrousse que vous voulez faire une histoire des gestes, vous ne ferez jamais carrière ». Alors je me suis consacré à l’histoire du Limousin parce que Labrousse ne l’avait pas encore distribué à l’un de ses élèves. C’était, au XIXème siècle, une région très archaïque, donc particulièrement intéressante pour l’historien. Labrousse m’a proposé de demander à Bertrand Gille de me diriger. J’ai commencé par de l’histoire économique. Au bout de deux ans j’arrivai à des constats décevants : les maires ne savaient pas trop écrire, ils ne savaient pas compter, ils n’avaient pas de papiers ; les habitants de la montagne mangeaient des châtaignes et du sarrasin etc. Qu’est-ce que l’on pouvait faire tirer des statistiques économiques? J’ai donc fait essentiellement de l’ethno-histoire et cela a donné une thèse différente de celle qui était prévue. Source : http://aggiornamento.hypotheses.org/727

13 of 30

L’approche macro : Levy-Leboyer

(1920-2014)

14 of 30

L’histoire économique :

une histoire au centre des clivages idéologiques

15 of 30

Cliométrie (New Economic History)

Une histoire contre-factuelle

« La fantaisie ne saurait remplacer l'analyse historique. Celle-ci semble plutôt être desservie par des suppositions du type : que se serait-il passé si Gengis Khan avait été converti aux idéaux de Mère Thérésa ? Napoléon au pacifisme ? ou Philip Snowden au keynésianisme ?... On pourrait très bien se demander comment les Pharaons, Hitler ou Staline auraient tour à tour traité le problème du chômage en Grande-Bretagne entre les deux guerres, mais les spéculations a-historiques ne sont pas une bonne voie pour établir la validité d'un ensemble de propositions économiques. » (S. Glynn & A. Booth, Building Counterfactual Pyramids, Economic History Review, 38/1, 1985).

Un histoire hyper quantitativiste

Robert Solow : « En examinant des travaux récents en histoire économique, j'ai le sentiment déprimant que beaucoup ressemblent exactement à l'analyse économique que je viens de caricaturer : les mêmes intégrales, les mêmes calculs de régressions, les mêmes substitutions de t-ratios à la pensée ! »

1974

16 of 30

Business history (années 1970)

Histoire des entreprises (années 1990)

depuis 1992

Histoire des pratiques entrepreneuriales et de la culture d’entreprise

17 of 30

Histoire économique

Entre crise et renouveau

18 of 30

La demande sociale

Les entreprises privées

Les entreprises publiques

L’Etat

19 of 30

La histoire publique (Public history) - 1983

Entreprises

Institutions

Politiques

20 of 30

L’histoire des techniques et de l’innovation : F. Caron

1997

21 of 30

Une histoire culturelle de l’économie : pratiques et représentations

2008

2009

22 of 30

Renouveaux historiographiques : paysages et mémoires

23 of 30

Histoire de l’environnement

24 of 30

Une histoire économique en crise ?

2013

2012

« C’est parce qu’elle faisait le constat de l’affaiblissement et des difficultés actuelles de l’histoire économique dans notre pays que la direction du Département des Sciences de l’Homme et de la Société du CNRS a créé, en mai 2007, le Réseau thématique pluridisciplinaire (RTP) d’histoire économique avec pour mission de faire un audit de cette branche du savoir historique et de favoriser l’émergence de thématiques et de forces nouvelles. » (p.13)

25 of 30

Propositions pour un renouveau

1. “Retrouver le sens du global et de la généralisation”

2. “Le rapprochement avec l’économie : une nécessité”

3. “Complexifier le questionnaire”

4. “Quantification et formation aux méthodes statistiques”

5. “L’horizon de l’histoire globale”

6. “Regard rétrospectif et réflexivité critique”

7. “Créer une revue pluraliste ouverte au débat”

8. Publier en anglais : une nécessité à l’heure de la globalisation

9. Sortir du ghetto académique pour participer au débat public

L’écriture numérique

26 of 30

2013

27 of 30

Annexe

28 of 30

Un historien de l’économie : F. Crouzet

1950

1978

rééd. 2009

29 of 30

L’économie comme grille de lecture

Par son étude des archives sur les prix, les salaires et les documents de la pratique (rapports d'intendants ou d'inspecteurs de manufactures), par sa relecture des textes de Quesnay, Turgot, Necker et des économistes du XVIIIe siècle, le directeur de la rédaction des Annales, chargé de recherches au CNRS, définit les principales caractéristiques d'un monde économique incertain. Marchés instables, institutions financières faibles, comportements imprévisibles, absence de vraie régulation : l'économie des XVIIe et XVIIIe siècles, soumise à des ajustements permanents, a pour cadre une temporalité marquée par l'aléatoire.

30 of 30

Le lien étroit de l’économique et du social