L’ÉLÉPHANT ET LE COQ BD
D’après une fable africaine
Alain LANDY 2026
Fable à réfléchir.
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J'ai trouvé la graine d’une histoire,
Je l'ai plantée dans ma mémoire,
Elle a germé, poussé, fleuri,
Je vous en offre tous les fruits.
A votre tour plantez-la
Et la chaîne continuera…
L’ÉLÉPHANT AFRICAIN
Dans les contes et les fables africains, l'éléphant représente principalement la force brute, la sagesse et l'autorité.
Symboles et rôles principaux
La puissance et la grandeur : En raison de sa taille, il incarne souvent le roi ou le notable de la nature. Il montre une force physique immense.
La sagesse et l'écoute : Il est souvent décrit comme un chef calme qui règle les conflits. Ses grandes oreilles symbolisent aussi l'écoute active et la réflexion avant d'agir.
La famille et la communauté : Son mode de vie en troupeau reflète la solidarité, l'unité et l'importance des liens familiaux.
Les leçons des contes et des fables
Dans les récits traditionnels, la taille et la force de l'éléphant ne suffisent pas toujours. Les contes et les fables utilisent souvent l'éléphant pour montrer les limites de l'arrogance.
Ainsi, il peut se montrer orgueilleux ou autoritaire face à des animaux plus petits (comme le hérisson, le coq, le lapin ou le lièvre).
Il apprend alors que la ruse, l'intelligence ou l'humilité l'emportent sur la simple puissance physique.
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LES FORGERONS AFRICAIN
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LE FORGERON AFRICAIN
En Afrique, le forgeron occupe une place centrale, sacrée et complexe au sein des sociétés traditionnelles. Loin d'être un simple artisan, il est souvent considéré comme le gardien des secrets de la terre et du feu, faisant le pont entre le monde matériel et le monde spirituel.
Un rôle social et spirituel unique
Dans de nombreuses cultures africaines (comme chez les Dogons, les Bambaras ou les Senufo), le forgeron appartient à une caste ou une lignée hautement respectée et parfois crainte.
Le maître du feu : Transformer la roche (le minerai de fer) en métal liquide puis en outil est perçu comme un acte de création presque divin.
Le médiateur : Parce qu'il manipule des forces occultes, le forgeron joue souvent le rôle de pacificateur, d'arbitre lors des conflits villageois, ou de conseiller auprès des chefs.
Le ritualiste : C'est fréquemment lui qui réalise les circoncisions ou sculpte les masques rituels en bois, car le maniement des outils tranchants lui confère une immunité spirituelle.
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LES PERSONNAGES PRINCIPAUX
L’éléphant
Le forgeron
Le coq
Les guêpes
Les fourmis
La daba
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Yé krik, Yé krak. Il était une fois, dans un village africain, un éléphant, un coq et un forgeron.
Je suis le forgeron de ce village africain.
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S’il te plait forgeron, pourrais-tu me fabriquer rapidement une daba !
Pas de problème je m’en occupe !
Un jour, le coq se rendit chez le forgeron du village pour qu’il lui fabrique une daba (une houe* africaine).
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Le lendemain, l’éléphant vint à son tour chez le même forgeron pour avoir lui aussi sa daba. Mais, quand il arriva à la forge, il trouva l’artisan en train de travailler sur l’outil du coq. Il demanda alors au forgeur :
C’est le coq !
Dis-moi forgeron, qui t’a donné à faire ce travail ?
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L’éléphant Vociféra en levant sa trompe pour intimider le forgeron.
Je vais faire ton outil immédiatement !
Allez, enlève-moi cet outil de là et, à la place, fais mon travail immédiatement !
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Alors forgeron ! As-tu fini de fabriquer ma daba ?
J’étais en train de travailler sur ton outil. Mais l’éléphant m’a dit de l’enlever et de prendre le sien. Devant sa puissance et sa détermination, j’ai obéi ! Alors j’ai enlevé le tien ! Il est là : je l’ai mis de côté !
Le lendemain matin, le coq arriva. Il demanda au forgeron :
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Alors, si c’est comme ça, enlève la daba de l’éléphant. S’il vient te voir, tu lui dis que, comme c’est moi qui te l’ai commandée le premier, tu dois me servir en premier sinon : j’irai chanter partout que tu n’es pas un homme sérieux !
D’accord, d’accord ! Ne te fâche pas !
Sans plus attendre, ayant peur pour sa réputation, le forgeron ôta la houe de l’éléphant devant le coq et il se remit au travail pour terminer celle du coq.
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Le lendemain matin, l’éléphant arriva pour voir où en était sa commande. Il demanda au forgeron :
Non ! Le coq est arrivé après toi et il m’a dit qu’il devrait être le premier ! Il m’a demandé d’enlever ton outil, de le mettre de côté pour prendre le sien sinon, il allait détruire ma réputation !
Alors forgeron ! As-tu fini ma daba ?
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L’éléphant très fâché répliqua :
Enlève-moi la daba du coq tout de suite et travaille pour moi immédiatement ! Et si le coq revient, je vais lui montrer qui je suis et pourquoi on doit m’obéir !
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L’éléphant sortit de la forge en levant la tête, il alla devant la case du forgeron pour y déposer un énorme excrément. Puis, il dit au forgeron en le fixant droit dans les yeux:
Si ce satané coq revient, tu lui diras que c’est moi, l’éléphant, qui ai fait ça. Montre-lui la dimension de mon caca pour qu’il saisisse ma puissance ! Pour qu’il se rende compte à qui il a à faire !
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Le lendemain matin, le coq arriva. Le forgeron lui raconta ce qu’avait dit et fait l’éléphant. Il lui montra l’énorme caca que le pachyderme avait posé devant sa case. Le coq dit alors :
Ah bon ! C’est l’éléphant qui a fait ça ! Et bien laisse immédiatement le travail de l’éléphant et reprends le mien tout de suite et tu vas comprendre pourquoi !
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Alors le coq grimpa sur l’énorme caca de l’éléphant et il l’éparpilla tout autour. Puis, à son tour, il fit un petit caca et il le posa à la place de celui de son adversaire. Enfin, il dit au forgeron :
Bon ! Si l’éléphant revient, tu lui diras de ma part, que c’est moi, le coq, qui ai fait ça : Ce petit caca que j’ai posé à la place du sien ! Tu le lui montreras en lui disant qu’il représente toute ma force et toute ma détermination !
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Le lendemain matin, l’éléphant revint. Avant même d’entrer chez le forgeron, il ne vit pas le gros caca qu’il avait fait la veille. Il n’y avait à la place que le minuscule caca du coq. Alors, il se dit :
Mais c’est quoi ça ?
C’est le coq qui est revenu. Il m’a dit d’enlever ta houe et de reprendre la sienne. Et voici ce qu’il a laissé pour toi et pour montrer sa force et son courage !
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En voyant le petit caca, l’éléphant se mit à rire nerveusement et poussa un grand cri :
Quoi ! C’est ça sa force ?
C’est le coq qui le dit !
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Ce coq-là, vous allez voir ! Moi, je dis qu’il n’a qu’à se montrer et nous allons faire une belle bagarre. Allez dire à ce stupide volatile qui ne sais même pas voler qu’il n’a qu’à prendre avec lui tous les animaux qui ont des ailes ! Moi : je prendrais avec moi ceux qui n’en ont pas et nous allons nous affronter !
Le pachyderme s’excita. Il cassa rageusement les branches d’un arbre de la place du village. Puis, il cria haut et fort :
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Et, quand le coq arriva, l’artisan lui répéta tout ce qu’avait dit l’éléphant.
Bon ! Si l’éléphant veut la guerre, il va l’avoir !
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Le coq réunit tout un bataillon. Tous ceux qui avaient des ailes étaient avec lui : les vautours, les abeilles, les fourmis, les autruches, les perroquets….etc, etc, etc.
Merci de vous joindre à moi mes amis !
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L’éléphant rassembla tous ceux qui n’en avaient pas mais qui avaient des dents : le lion, la panthère, la girafe, l’hyène… etc, etc, etc.
Merci de vous joindre à moi mes amis !
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Avant d’aller au combat, le coq remplit deux grandes calebasses.
Ça c’est la surprise !
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Le jour suivant, avec tous ses soldats, l’éléphant arriva le premier sur le champ de bataille. Ils attendirent le coq et les siens.
Attention les voilà !
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Au secours ! Au secours ! Sauve qui peut !
Les soldats ailés et sans dents du coq avancèrent. Les soldats sans aile mais dentés de l’éléphant avancèrent aussi. Le coq déboucha la première calebasse. Et, ce n’était pas de l’eau qu’il y avait à l’intérieur, mais des guêpes. À peine sorties du récipient, elles allèrent aussitôt piquer l’éléphant sur tout le corps.
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Au secours ! Au secours ! Sauve qui peut !
Puis, tous les animaux à ailes piquèrent ou donnèrent des coups de bec aux gens de l’éléphant. Les fourmis ailées sorties de la seconde calebasse entrèrent dans la trompe du commandant ennemi. Le pachyderme se mit alors à courir dans tous les sens et s’enfuit du champ de bataille en laissant ses soldats déguerpirent de leur coté.
Au secours ! Au secours ! Sauve qui peut !
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Ainsi, grâce à ses amis ailés, le coq gagna cet affrontement sans peine et avec honneur.
Et c’est depuis ce jour que les éléphants d’Afrique respectent tous les coqs voire même tous les animaux plus petits qu’eux.
Moralité : Si tu es plus fort que quelqu’un, il ne faut pas le minimiser. Il faut au contraire avoir le respect de tout un chacun, petit ou grand !
JE DÉBATS
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JE COLORIE L’ÉLÉPHANT
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JE COLORIE LE COQ
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JE COLORIE LE FORGERON
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JE COLORIE LA CASE DU FORGERON
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QUELQUES LIENS ET QUELQUES OUVRAGES