1 of 114

PHYSIOLOGIE DIGESTIVE

PR OUBAHA

2 of 114

VII. physiologie hépatique

3 of 114

PHYSIOLOGIE DIGESTIVE : GÉNÉRALITÉS

Pour survivre l’homme a des besoins énergétiques et plastiques

L’appareil digestif fournis les substances nécessaires pour satisfaire ces besoins

Introduction

4 of 114

DIGESTION : Ensemble des transformations, d'ordre mécanique ou chimique, subies par les aliments dans le tube digestif avant de parvenir à l'état sous lequel ils sont assimilables par les cellules

Transformations des aliments en nutriments

5 of 114

FONCTIONS DU TUBE DIGESTIF

Cinq fonctions principales

1.MOTRICITE

Assure la propagation des aliments le long du tube digestif

2. SECRETION

Salivaire, gastrique, pancréatique, biliaire, intestinale

3. DIGESTION Intestin grêle (siège principal)

– Débute dès la mastication (sécrétion salivaire)

4. ABSORPTION Intestin grêle (siège principal)

5. IMMUNITE

– surface d’échange considérable

– environnement riche en antigènes d’origine alimentaire, microbien ou virale

6 of 114

RAPPEL ANATOMIQUE DE L’APPAREIL DIGESTIF

7 of 114

STRUCTURE HISTOLOGIQUE

Sur le plan histologique, le tube digestif est constitué de 5 tuniques concentriques, plus ou moins bien individualisées selon les segments considérés,

8 of 114

PROPRIÉTÉS DU MUSCLE LISSE DIGESTIF

La différence majeure entre un muscle strié et un muscle lisse est que ce dernier est doué d'automatismes alors que l'activité motrice d'un muscle strié est subordonnée à une commande par le système nerveux .

L'automatisme du tube digestif repose sur l'existence de cellules spécialisées : les cellules interstitielles de Cajal (CIC).

pour le tube digestif, le système nerveux ne joue qu'un rôle de coordination et de modulation de l'activité motrice grâce à l'existence de plexus nerveux.

9 of 114

PROPRIÉTÉS DU MUSCLE LISSE DIGESTIF

Les ondes lentes, le rythme électrique de base et les potentiels d'action de la cellule lisse

Sous l'influence des CIC et avec une fréquence qui dépend du segment du tube digestif

Les dépolarisation partielles (de -50 mV à -40 mV) forment des oscillations du potentiel de membrane nommées ondes lentes et leur régularité donne naissance à un rythme électrique de base (REB)

L'onde lente n'est pas à l'origine d'une activité mécanique ; une activité mécanique ne sera vue que si le sommet de l'onde lente est surchargé de potentiels de pointe (spikes) encore appelés potentiels d'action.

10 of 114

11 of 114

SYNCYTIUM FONCTIONNEL

Muscle lisse unitaire :

Les fibres sont reliées entre elles par des jonctions communicantes et forment des unités de fibres musculaires lisses.

Quand un PA arrive à l’une, il y a transmission aux autres.

12 of 114

MUSCLE DIGESTIF

MUSCLE LISSE

Automatismes

Ondes lentes, le rythme électrique de base (REB) potentiel de repos instable

Potentiels d'action Potentiels de pointe : contraction

Syncytium fonctionnel

13 of 114

SYSTÈME NERVEUX DIGESTIF

Tube digestif = double innervation

14 of 114

SYSTÈME NERVEUX EXTRINSÈQUE �(SNE)

15 of 114

SYSTÈME NERVEUX INTRINSÈQUE (SNI) "GUT BRAIN" OU "PETIT CERVEAU

Réseau nerveux continu de l’œsophage au canal anal

Fonction intégrative  coordonne avec différents organes  

Fonctionnement coordonné du tube digestif

SNI = support de multiples réflexes courts intra-muraux

16 of 114

17 of 114

– Récepteurs :

• Mécaniques

• Thermiques

• Chimiques

– Inter neurones

neurones (Plexus)

Initiation, prolongation ou inhibition :d’une activité sécrétoire ou motrice

  • Effecteurs :
  • muscle lisse digestif
  • glandes

18 of 114

PLEXUS INT-RAMURAUX :

19 of 114

MISE EN JEU DU CONTROL NERVEUX

Reflex long

Reflex court

20 of 114

LE PÉRISTALTISME

21 of 114

RÉGULATION ENDOCRINE:

Endocrine

Une cellule endocrine sécrète, dans la circulation sanguine, des substances qui vont agir à distance sur des cellules cibles.

Paracrine

La substance sécrétée se contente d’aller agir sur les cellules voisines.

22 of 114

CONCLUSION :

l’appareil digestif assure de multiples fonctions vitales

Grace à une organisation anatomo-histologique précise avec des spécificités et des particularités propre à cet appareil de même que l’existence de systèmes de communication entre les différentes parties de cet appareil.

23 of 114

PHASE BUCCALE

24 of 114

RAPPEL ANATOMIQUE :

25 of 114

SÉCRÉTION SALIVAIRE

1ère sécrétion digestive

C’est une sécrétion continue mais à débit variable (augmente lors de la prise alimentaire) C’est un liquide sans saveur, de pH neutre,

Débit : » 1 L / 24h

Au repos :  0.3 mL / min

Lors de périodes digestives :  2 mL / min

La nuit : 0.03 mL / min (1/10ème)

26 of 114

GLANDES MACROSCOPIQUES :

 Glandes parotides : 

Glandes sous maxillaires (ou sous mandibulaires) : 

Glandes sub linguales : 

Il y a deux types de glande :

 Glandes microscopiques : elles se trouvent dans la muqueuse buccale. Elles produisent une quantité très faible de salive (au maximum 10 % de la salive).

27 of 114

L’unité fonctionnelle (UF) sécrétrice est l’acinus

Le cul de sac acineux est composé de deux types de cellules :

-cellules séreuses : produisent une salive fluide, abondante, et avec plein de protéines (enzymes).

-cellules muqueuses : produisent une salive visqueuse, et peu abondante.

28 of 114

COMPOSITION:

Ils sont de deux types :

Organiques: Mucus (ou mucine : ce sont des glycoprotéines et des mucopolysaccharides.  Tout ça constitue un gel visqueux, adhérent à la paroi digestive (tout le TD). Il protège et favorise le glissement des aliments.

Amylase salivaire : provient des cellules séreuses. C’est une enzyme  qui attaque les liaisons 1-4 glucosidiques de l’amidon

hydrominéraux (eau :95 %, ions, sels minéraux…)

29 of 114

RÔLE�

Mucine : Lubrification

Amylase salivaire: Digestion de l’amidon

Lipase linguale : Digestion des lipides

Lysozyme : Antibactérien

IgA Antibactérien: Défense immunitaire

un rôle dans la gustation : les substances sapides ne peuvent atteindre les « capteurs » qu’en milieu liquidien.

un rôle dans la phonation .

un rôle trophique : lorsque la salive est en quantité insuffisante (hyposialie), il y érosion de la muqueuse et des caries dentaires.

30 of 114

MASTICATION

La mastication est essentielle à la digestion adéquate des aliments.

Elle sert à broyer et à séparer les aliments en petites particules. De plus, la mastication favorise le mélange de la salive aux aliments.

31 of 114

MASTICATION

32 of 114

DÉGLUTITION /PHASE ŒSOPHAGIENNE

33 of 114

DÉFINITION :

La déglutition est un ensemble d’acte stéréotypés séquencés conduisant les aliments de la cavité buccale dans l’estomac.

Se système est piloté par un centre programmateur bulbaire connecté au cortex cérébrale et fonctionne en harmonie avec le centre respiratoire

Elle comprend trois temps :

un temps buccal,

un temps pharyngolaryngé

puis un temps œsophagien.

34 of 114

RAPPEL ANATOMIQUE:

L’œsophage est un tube musculaire d’environ 25 cm. Il prend naissance sur la partie inferieure du laryngopharynx, traverse le médiastin devant la colonne vertébrale, puis le diaphragme ( hiatus œsophagien) et se termine dans la partie supérieure de l’estomac.

35 of 114

SPHINCTER SUPÉRIEUR DE L’ŒSOPHAGE

Sur le plan physiologique,

le sphincter supérieur de l’œsophage est défini comme une zone de haute pression intra-luminale, de 2 cm à 4 cm de long à la jonction du pharynx et de l’œsophage

36 of 114

SPHINCTER INFÉRIEUR DE L’ŒSOPHAGE

région complexe

prévient le reflux gastro-oesophagien tout en permettant le passage des aliments ingérés dans l’estomac

Chez le sujet sain, cette région est le siège d’une hypertonie intra-luminale de 15 mm à 30 mm de mercure au-dessus de la pression intra-gastrique.

37 of 114

PHASE ORALE :

Cette première phase, volontaire , :

Le bol alimentaire constitué est localisé au centre de la langue ;

conduit de la partie antérieure de la cavité buccale , vers l’oropharynx.

Pour cela, l’apex lingual s’élève et comprime le bol contre le palais dur.

Ensuite le dôme lingual se forme et la langue recule en chassant le contenu buccal vers le pharynx.

Au passage de la région des piliers antérieurs, le bol alimentaire déclenche le réflexe de déglutition qui conditionne l’apparition de la seconde phase de l’alimentation.

38 of 114

PHASE PHARYNGÉE:

L’étape pharyngée de la déglutition commence lorsque l’on presse le bol alimentaire contre le palais.

Ceci provoque une vague de contractions involontaires qui bloquent l’accès des aliments aux voies respiratoires tant supérieures qu’inférieures et qui poussent le bol alimentaire dans l’œsophage

Cette seconde étape n’est présente que si le réflexe de déglutition est activé.

39 of 114

PHASE PHARYNGÉE:

• le voile du palais s’élève pour fermer les cavités nasales et éviter les reflux à ce niveau ;

• dès lors, la respiration s’arrête et une apnée parfaitement coordonnée avec la déglutition apparaît

• le bol alimentaire propulsé dans l’oropharynx par le piston lingual peut alors descendre dans les replis glosso-épiglottiques

40 of 114

41 of 114

42 of 114

43 of 114

44 of 114

45 of 114

46 of 114

47 of 114

48 of 114

PHASE ŒSOPHAGIENNE:

Cette phase œsophagienne est « autonome »,

Au repos

le SSO est fermé

Le corps de l’œsophage :Parois accolés

Aucune contraction tonique ni phasique

Le sphincter inférieur de l’œsophage :Fermé

49 of 114

PHASE ŒSOPHAGIENNE:

Le passage du bol alimentaire au travers du SSO constitue la transition de la phase pharyngée à la phase œsophagienne.

Trois éléments participent à l’ouverture du sphincter à savoir :

le poids des aliments,

le déplacement de l’os hyoïde qui effectue une traction radiale sur les fibres du SSO

et la commande neurologique qui permet un relâchement de la musculature à ce niveau.

50 of 114

CORPS DE L’ŒSOPHAGE

Le bol alimentaire descend ensuite vers l’estomac Pour se faire, l’œsophage présente

Le mouvement péristaltique :déclenché par la déglutition (ceci se fait en 8 à 10 secondes).

51 of 114

LE SPHINCTER ŒSOPHAGIEN INFÉRIEUR SIO

Il va s’ouvrir à son tour pour laisser passer le bol alimentaire dans l’estomac

Dès le passage du bol alimentaire, les sphincters œsophagiens connaissent une brusque montée en pression passagère qui évite les reflux.

52 of 114

53 of 114

54 of 114

MÉTHODES D’ÉTUDES

- manométrie essentiellement,

- scintigraphie

55 of 114

Manométrie de l'œsophage

Elle permet d'étudier la pression du cardia et d'enregistrer les ondes de déglutition, en cas de dysphagie, et/ou la recherche d'un trouble moteur de l'œsophage .

Une sonde est introduite par le nez et descendue dans l'œsophage au-delà du cardia.

Cette sonde est munie de différents cathéters, reliés à un enregistreur extérieur.

L'examen dure environ 30 minutes

Il s'effectue à jeun.

Il se réalise sans sédatif qui pourrait faire baisser la pression du cardia.

Il nécessite la coopération du patient.

56 of 114

57 of 114

58 of 114

pH métrie des 24 heures.

Cet examen permet d'affirmer la présence d'un reflux gastro oesophagien .

Il consiste en l'introduction par le nez d'une petite sonde placée à 2 cm du cardia physiologique, sonde qui est reliée à un boîtier qui enregistre le pH, pendant 24 heures (voir parfois 3 heures selon la technique utilisée).

L'introduction a lieu à jeun, puis la personne mange normalement, en notant l'heure des repas.

59 of 114

60 of 114

61 of 114

ÉTAPE GASTRIQUE

PHYSIOLOGIE DIGESTIVE 2017-2018

PR OUBAHA .S

62 of 114

INTRODUCTION :

La fonction de l’estomac est de digérer la nourriture mastiquer grâce à un brassage et un mélange des aliments avec les sucs gastriques.

 la fonction motrice :

stockage

Mélange

Propulsion débit calorique stable et constant (2-3 kcal/min)

 Le produit de la transformation par l’estomac est une pâte: le chyme

 La durée de la digestion dans l’estomac varie entre 3 et 7 heures

63 of 114

RAPPEL ANATOMIQUE

L’estomac est situé dans l’étage sus-mésocolique entre l’œsophage et le duodénum

 Il forme une poche en forme de "J"

 A l’âge adulte il fait 15 cm de haut

 Contient 0,5 litres à vide et peut aller jusqu’à 4 litres

64 of 114

L’estomac se divise en 3 grandes parties:

 Le fundus

 Le corps ou corpus

 L’antre ou antrum

Il possède 2 ouverture:

 Le cardia

 Le pylore

Ainsi que 2 sphincter

 Sphincter œsophagien inférieur

 Sphincter pylorique

65 of 114

L ’estomac possède 2 zones fonctionnelles:

Fundus et corps pour la réception des aliments, L’estomac proximal stocke et sécrète.

L’antre pour le moulinage et l’évacuation du chyme L’estomac distal brasse le chyme gastrique

66 of 114

DESCRIPTION DES PHÉNOMÈNES MOTEURS

En période de jeûne (entre les repas), l’estomac et l’intestin grêle sont animés d’une activité motrice cyclique, le complexe moteur migrant (CMM).

Le cycle dure entre 90 et 120 minutes, avec trois phases qui se succèdent :

67 of 114

à jeun

Phase 1: quiescence = absence de contraction

Phase 2: activité irrégulière, non propagée contractions irrégulières

Phase 3: activité régulière contractions d’intensité et de fréquence maximale

3 par minute dans l’estomac

12 contractions/minutes dans le duodénum

se déplaçant dans le sens oral--> aboral

“femme de ménage” permet l’évacuation des particules indigestibles dans l’intestin grêle.

68 of 114

DESCRIPTION DES PHÉNOMÈNES MOTEURS

L’ingestion d’aliments supprime le CMM.

Au niveau de l’estomac proximal, le tonus fundique diminue (relaxation réceptrice ou accommodation) , permettant une augmentation du volume gastrique sans augmentation de pression

ce phénomène est contrôlé par un réflexe vago-vagal qui active des motoneurones inhibiteurs (NO et/ou VIP) du plexus myentérique de la paroi gastrique.

Cette accommodation permet le stockage des aliments dans l’estomac proximal.

69 of 114

Les différentes étapes du devenir des aliments dans l’estomac, et la cinétique

de vidange gastrique mesurée par scintigraphie

70 of 114

ETUDE DE LE VIDANGE GASTRIQUE

1. Radiologique : transit oeso-gastro-duodénal (TOGD)

2. Echographique : VG des L surtout

3. Scintigraphie : technique de référence +++

solides : Tc 99m

liquides : In 111 DTPA

71 of 114

72 of 114

SÉCRÉTION GASTRIQUE

73 of 114

I-INTRODUCTION

  • Ensemble de substances sécrétées par la muqueuse gastrique capables de transformer les aliments en chyme semi-liquide acceptable par l’intestin grêle.
  • Rôle:
  • -Commencer la digestion des aliments (HCl+pepsine)
  • Protéger l’estomac de l’acidité gastrique: le mucus.
  • Fournir le facteur intrinsèque.

74 of 114

Les cryptes couvrent 50%

de la surface de l'épithélium et elles sont séparées les unes des autres par une distance de 0.1 mm

75 of 114

Mucus

Sécrétion

acide

Pepsino-gène

76 of 114

III-LA COMPOSITION DU SUC GASTRIQUE:

  • Liquide incolore, filant (mucus) et acide
  • Débit: 1-1.5 L/jour, rythmé par les repas.
  • Riche en [ H+ ] de 0 à 150mmol/L vs 4 x10-8M pour le plasma (gradient de 2000).
  • Constitué de:

-Eau et électrolytes : H+, K+,Na+,Cl-,Na+,Ca++,Mg++ et bicarbonates.

-Substance organiques: mucus, pepsinogène, FI , la lipase gastrique et les IgA.

77 of 114

78 of 114

79 of 114

80 of 114

81 of 114

LA SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE�

PR S. OUBAHA

82 of 114

I-INTRODUCTION

•Pancréas: Organe profond

•Fonction exocrine importante et endocrine.

•Rôle essentiel dans la digestion des aliments.

•L’insuffisance pancréatique exocrine n’apparaît qu’en cas de réduction de plus de 90% des cellules acineuses.

•Des progrès importants ont été effectués récemment dans nos connaissances.

83 of 114

II-RAPPEL ANATOMIQUE ET HISTOLOGIQUE

84 of 114

85 of 114

86 of 114

PHYSIOLOGIE DE LA SÉCRÉTION BILIAIRE

87 of 114

INTRODUCTION �

  • La bile est la sécrétion exocrine du foie
  • formée et sécrétée conjointement par les hépatocytes et les cellules épithéliales biliaires (cholangiocytes).
  • La formation de la bile est à la fois
  • un mode d’élimination par le foie des déchets qui ne sont éliminés ni par le rein ni par le poumon ,
  • une sécrétion exocrine essentielle aux fonctions de digestion et d’absorption

88 of 114

RAPPELS ANATOMO-HISTOLOGIQUE

89 of 114

COMPOSITION DE LA BILE

La bile est composée d’eau à 97 %. Les composants non aqueux de la bile sont essentiellement représentés par les acides biliaires, les phospholipides, le cholestérol, la bilirubine, des protéines et des ions, en particulier de bicarbonate

90 of 114

RÔLE DE LA BILE DANS LA DIGESTION

La bile neutralise le chyme gastrique acide, grâce à des ions bicarbonates.

La bile permet la formation de micelles (émulsion) nécessaire à la digestion des graisses par la lipase pancréatique

Elle favorise l’absorption des lipides par l'intestin grêle.

91 of 114

RÔLE DES ACIDES BILIAIRES

  • Les acides biliaires sont amphiphiles
    • Pôle hydrophile et un pôle hydrophobe
    • Forment des micelles
    • Les propriétés détergentes des acides biliaires favorisent l’ émulsification des graisses
    • Émulsion = dispersion des lipides dans l’eau
  • L’émulsification permet l’action de la lipase pancréatique et favorise l’absorption des lipides
  • l’absorption des vitamines liposolubles (vitamines A, D, E et K) qui est liée à celle des lipides est favorisée par les acides biliaires

92 of 114

L’ABSORPTION INTESTINALE

S. OUBAHA

93 of 114

L’ABSORPTION INTESTINALE :

Ensemble des mécanismes par les quels une substance pénètre naturellement dans l’organisme à travers la paroi intestinale

L’absorption intestinale = C'est le passage des aliments à travers l'épithélium intestinal après leurs digestions, pour se retrouver dans le sang ou dans la lymphe.

l’absorption

C’est la finalité de la digestion. 95 à 99 % du contenu alimentaire va passer dans le milieu intérieur via les entérocytes, pour gagner les lieux de stockage ou les sites d’utilisation.

94 of 114

INTRODUCTION

Assurée essentiellement par l’intestin grêle .

Le débit liquidien duodénal est de 10 L/jour avec une absorption nette de 9L/jour dans l’intestin grêle (1L/jour atteint le colon).

95 of 114

96 of 114

BASES ANATOMO-HISTOLOGIQUE:

Cette absorption est facilitée par les différentes propriétés de la paroi intestinale

Une grande surface d'échanges

L’intestin grêle= 5 à 6 mètres

La paroi de l'intestin grêle porte de nombreux replis en forme de doigt tapissés de villosités intestinales minuscules, elles-mêmes hérissées de micro-villosités.

L'ensemble de ces plis, villosités et micro-villosités qui constitue la paroi intestinale,  représente une surface totale de 200 m2 environ. Il constitue donc une grande surface d'échange bien irriguée qui laisse passer les nutriments, l'eau, les sels minéraux et les vitamines dans le sang.

97 of 114

98 of 114

MOTRICITÉ COLIQUE

99 of 114

100 of 114

101 of 114

MOTRICITÉ ANORECTALE

102 of 114

103 of 114

PHYSIOLOGIE HÉPATHIQUE

PR S.OUBAHA

104 of 114

INTRODUCTION :

Hémostase

Détoxification

Sécrétion biliaire

Synthèse des protéines : albumine ,héme

Stockage : fer cuivre vitamine

Fonction immunitaire

Fonction endocrinienne

Métabolisme des nutriments :

Glucide ,lipides et protéine

105 of 114

106 of 114

LES FONCTIONS HÉPATIQUES :�MÉTABOLISMES DES NUTRIMENTS

Besoins continues

Et variables

Apports

discontinues

Foie

107 of 114

MÉTABOLISME DES GLUCIDES:

Glucose = source d’énergie parfois unique (cerveau )

Homéostasie glucidique => dépend du foie

Stocker

Libérer

Synthèse de novo

108 of 114

glucose

Glut2

Glucose 6 P

Glucose 1 P

Glycogène

glucokinase

UTP

Enz branchante

Enz débranchante

Glucose 6 P

Glucose 6 phosphatase

glucose

Glut2

Voie des pentoses

Glycolyse lactate ATP

AA

TG

Purivate

captage

glycogénogénèse

glycogénolyse

neoglucogénèse

109 of 114

MÉTABOLISME DES LIPIDES

Rôle central du foie :

  1. Production des acides biliaires nécessaires à l’absorption des graisses
  2. Formation des lipoprotéines
  3. Lipogenèse de novo
  4. Stockage des AG

110 of 114

Rôle du foie dans le métabolisme des acides aminés

Stockage des acides aminés dans le cytoplasme des hépatocytes.

Fonction de synthèse (le foie fabrique des acides aminés à partir d’autres acides aminés : ceux indispensables à l’organisme).

L’albumine circulante assure la pression osmotique.

Les globulines circulantes sont des globulines qui fournissent les anticorps………….

111 of 114

FONCTION DE DÉTOXIFICATION

Xénobiotiques = substance synthétique non utile pour le métabolisme ( médicaments)

Le métabolisme des médicaments ou autres xénobiotiques correspond à l’ensemble des réactions enzymatiques : Oxydation hydroxylation puis conjugaison

permettant la biotransformation d’une molécule souvent insoluble, non excrétable dans sa forme primitive, en un ou plusieurs métabolites, pouvant être éliminés par voie biliaire ou rénale.

Ces métabolites peuvent avoir une activité pharmacologique ou non.

112 of 114

Le foie est le siège principal de ce métabolisme.

Les médicaments absorbés au niveau intestinal vont être transformés au sein des hépatocytes avant de parvenir à la circulation générale.

C’est ce que l’on appelle l’effet de premier passage hépatique, d’importance très variée

La biotransformation a lieu dans les microsomes des hépatocytes selon deux phases réactives :

la phase I de transformation chimique, et

la phase II de conjugaison.

113 of 114

EXEMPLE DU MÉTABOLISME DU PARACÉTAMOL

114 of 114