1 of 15

La France Archipel

Qu’est-ce que les Français ont en commun?

2 of 15

​

​

​

​

​

​

​

​

​

Le lotissement se présente aujourd’hui encore comme une utopie pour son habitant. (https://www.revue-urbanites.fr/)

3 of 15

4 of 15

L’archipel français

​

En quelques _________, tout a changé. La France, à l’heure des ________ jaunes, n’a plus rien à voir avec cette nation une et indivisible structurée par un ___________culturel commun. Et lorsque l’analyste s’essaie à rendre compte de la ___________ de cette métamorphose, c’est un archipel d’îles s’ignorant les unes les autres qui se dessine sous les ______ fascinés du lecteur.

C’est que le _____ de la France d’autrefois, sa matrice catho-républicaine, s’est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d’abord les conséquences anthropologiques et culturelles de cette ________, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de pratiques comme le ___________ et l’incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l’animalité (le véganisme en donne la mesure).

​

Complétez le texte avec les mots suivants :

décennies dynamique érosion

gilets référentiel socle

tatouage véganisme yeux

5 of 15

Naissance d’une nation multiple et divisée

Mais, plus spectaculaire encore, l’effacement progressif de l’ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d’« archipélisation » de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d’un réduit catholique, instauration d’une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes (comme l’illustre, par exemple, la spectaculaire diversification des prénoms).

À la lumière de ce bouleversement sans précédent, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l’agrégation des intérêts particuliers au sein de coalitions larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l’élection présidentielle de 2017 et les suites que l’on sait…

https://www.seuil.com/ouvrage/l-archipel-francais-jerome-fourquet/9782021406023

Retrouvez dans le texte des équivalents de :

​

provoque :

​

espace limité :

​

transformation radicale :

​

à l’intérieur (de) :

​

certifient, sont la preuve :

6 of 15

Naissance d'une nation multiple et divisée

​

Mais, plus spectaculaire encore, l’effacement progressif de l’ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d’« archipélisation » de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d’un réduit catholique, instauration d’une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes (comme l’illustre, par exemple, la spectaculaire diversification des prénoms).

À la lumière de ce bouleversement sans précédent, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l’agrégation des intérêts particuliers au sein de coalitions larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l’élection présidentielle de 2017 et les suites que l’on sait…

https://www.seuil.com/ouvrage/l-archipel-francais-jerome-fourquet/9782021406023

​

​

L'Insee a publié fin octobre une étude sur le comportement des électeurs lors des scrutins de 2017, et son évolution depuis 2002. C'est «avant tout les classes les plus populaires et les jeunes» qui se démobilisent, explique l'un des auteurs de l'enquête. Et l’écart entre ceux qui votent le moins et ceux qui votent le plus ne fait que s’accroître. (www.liberation.fr)

​

​

7 of 15

Une polémique

Eric Zemmour a été renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris par un juge d’instruction pour « injure raciste », a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Les faits : invité pour parler de son dernier best-seller à la télévision en septembre 2018, Eric Zemmour aborde l'un de ses sujets favoris : l'origine des prénoms. "Normalement, chez moi, on doit donner des prénoms dans ce qu'on appelle le calendrier, c'est-à-dire les saints chrétiens". "Je m'appelle Hapsatou…" réagit la chroniqueuse. "Eh bien votre mère a eu tort !" s'entend-elle répondre. "Vous voudriez que je m'appelle comment ?" s'enquiert la jeune femme. "Corinne. Ça vous irait très bien." Puis il avait affirmé que le prénom de la chroniqueuse Hapsatou Sy était une « insulte à la France »La société de production avait coupé l’extrait au montage, mais la chroniqueuse l’avait diffusé sur les réseaux sociaux, provoquant des réactions d’indignation.

« Les propos n’ont rien de raciste »

Pour Maître Olivier Pardo, l’avocat d’Eric Zemmour. « Les propos n’ont rien de raciste, c’est une discussion sur un point de vue qui n’était en rien attentatoire », a-t-il ajouté.

La chroniqueuse avait déposé plainte pour « injure en raison de son origine et de son appartenance (ou sa non-appartenance) à une ethnie et à une nation », un délit réprimé par la loi de 1881 sur la liberté de la presse.

« Ces injures permanentes sont graves »

« Cette injure met non seulement en cause Hapsatou Sy, mais derrière elle les millions de personnes françaises qui ont un prénom qu’Eric Zemmour n’entend pas. Lui-même a un prénom d’origine viking et je ne lui dénie pas d’appartenir à la communauté française », a réagi l'avocat de Mme Sy, Maître Antoine Vey.

8 of 15

Les prénoms les plus populaires

​

​

Prénoms du Top 100 2020

9 of 15

Le passé composé

Le centre ville a presque disparu.

En quelques décennies, tout a changé.

Le socle de la France d’autrefois s’est totalement disloqué.

Entre 1900 et 1910, les parents ont majoritairement donné les prénoms Jean et Marie à leurs enfants.

Entre 2009 et 2019, les prénoms Emma et Lucas sont arrivés en tête du classement.

A votre avis, Jade et Hugo sont nés en 1907 ou en 2007?

​

​

10 of 15

Le passé composé

Formation :

Verbe ÊTRE ou verbe AVOIR au présent

+

Participe passé du verbe

​

  • La majorité des verbes se conjuguent avec AVOIR
  • Les verbes ALLER, VENIR, PARTIR, RETOURNER, ARRIVER, RESTER, ENTRER, SORTIR, MONTER, DESCENDRE, PASSER, TOMBER, NAÎTRE et MOURIR se conjuguent avec ÊTRE
  • Les verbes pronominaux se conjuguent également avec le verbe ÊTRE
  • Les participes passés se terminent par -é, -i, -u, -is ou -t

​

​

11 of 15

Enquête Pisa : comment Blanquer veut « réduire la fracture scolaire »

​

« La position de la France est honorable, mais le système français présente des faiblesses structurelles », a lancé Angel Gurria, en évoquant le poids de l'origine sociale dans les performances des élèves. La France n'a pas su réduire les inégalités depuis la dernière enquête Pisa voilà trois ans, la situation est « alarmante »,« il faut agir et réduire la fracture scolaire », plaide l'organisation internationale.

En France, les élèves des milieux défavorisés sont cinq fois plus nombreux que ceux des milieux favorisés à ne pas atteindre le niveau minimal en lecture. S'y ajoute une autocensure : près de 20 % des élèves issus des milieux défavorisés qui obtiennent de bons résultats ne conçoivent pas de poursuivre des études supérieures.

Pour améliorer les résultats de la prochaine étude Pisa, Jean-Michel Blanquer entend enfin « renforcer l'enseignement des mathématiques, du français et des sciences au collège », notamment pour les élèves de 5e et 4e qui passeront le prochain test Pisa lorsqu'ils seront au lycée. Le dispositif « devoirs faits », qui offre la possibilité à des collégiens de faire leurs devoirs à l'école avec l'aide d'un enseignant ou d'un assistant d'éducation, pourrait ainsi devenir obligatoire « pour les 10 à 20 % des élèves les plus en difficulté ».

https://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/enquete-pisa-comment-blanquer-veut-reduire-la-fracture-scolaire-1153371

​

12 of 15

Faire participer une jeunesse plurielle et vulnérable

Nous savons (…) que les jeunes des quartiers populaires rencontrent plus de difficultés dans leurs parcours scolaires que les autres jeunes et accèdent moins aux études supérieures. Ainsi, en 2009-2010, si 22,5 % des collégiens de France métropolitaine avaient un an ou plus de retard scolaire, ce pourcentage atteignait 37,1 % dans les Zones urbaines sensibles (ZUS), soit plus d’une fois et demie supérieur à la moyenne nationale. De même, les élèves résidant en ZUS s’orientent plus souvent en filière professionnelle que générale (...). Quant à l’Université, rares sont ceux qui s’y inscrivent.

�Or, dans un pays où le capital scolaire représente, certainement plus qu’ailleurs, la meilleure « arme de protection » contre les instabilités du système économique, les jeunes qui disposent d’un faible niveau d’éducation, doublé de peu ou pas d’expérience(s) professionnelle(s), sont les jeunes les plus concernés par le chômage et les emplois précaires, et inversement. (...) C’est notamment en tenant compte de ces diagnostics socioéconomiques que les décideurs locaux et nationaux qualifient les jeunes des quartiers populaires de « public en difficulté » ou de « public vulnérable » (...)

Pour autant, les entretiens effectués avec les jeunes nous ont amené à considérer qu’il existait une multitude de parcours de vie au sein de la jeunesse des quartiers populaires, nous en verrons plusieurs exemples. Si les jeunes victimes de la précarité et des inégalités sociales représentent la partie saillante de ce public, au point que les décideurs publics locaux et nationaux s’accordent presque tous (...) à les qualifier de prioritaires dans la mise à l’agenda politique, il faut dire aussi que tous les jeunes de ces territoires urbains ne peuvent pas se confondre et s’envisager comme un bloc monolithique. Par ailleurs, (…) cette situation rend également certains jeunes vulnérables aux comportements déviants (violence, trafic, incivilités, etc.) et devient alors un problème à traiter du point de vue de beaucoup d’élus locaux, surtout quand, de leur point de vue, la « paix sociale est menacée dans un territoire ». La participation va alors être envisagée comme un outil précieux pour reconstruire du lien avec ces jeunes. Mais sous quelle forme ? Comment les y impliquer?

D’après https://journals.openedition.org/sejed/7608

​

13 of 15

Une crise de la représentation

Le mouvement des Gilets jaunes met en lumière un contexte de crise démocratique profonde. Comment les liens entre représentants et représentés ont-ils pu se distendre à ce point ? Comment est-on arrivé à une telle défiance vis-à-vis du principe même de représentation ? (France-Culture)

Un mouvement horizontal : une partie des gilets jaunes se prononcent contre toute forme de représentation et prônent l’horizontalité. Un sondage Facebook sur une des principales pages de ce mouvement « anti-système » démontre d’ailleurs clairement la forte opposition à la nomination de porte-parole (14 000 non contre 2 300 oui). L’annonce, lundi 26 novembre, de la désignation par « une coordination nationale » de huit « communicants officiels » (...) a suscité de vives critiques. (La Croix)

Fondamentalement, ce mouvement n’est pas populiste car prenant en compte le singulier au sein du collectif, il refuse que ce dernier se transforme en une masse compacte prête à se donner un chef. Cette conception contraste avec la dynamique qui porte aujourd’hui les populismes au pouvoir, où le collectif est inséparable de son incarnation vivante: le Chef. C’est sans doute une des raisons pour lesquelles le mouvement n’a pu être récupéré par des formations politiques qui affichaient leur proximité. (Huffington Post)

[Le]refus de principe de toute représentation [est] une conséquence d’une profonde crise de légitimité des gouvernements, des élus, des médias et même des syndicats, crise provoquée et accentuée par la radicalisation néolibérale des oligarchies (...) (Mediapart)

Pour en savoir plus sur les nombreuses revendications des gilets jaunes :

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/zero-sdf-retraites-superieures-a-1-200-euros-salaire-maximum-a-15-000-euros-decouvrez-la-longue-liste-des-revendications-des-gilets-jaunes_3077265.html

​

​

14 of 15

"Séparatismes" : un projet de loi "pas contre les religions", selon Jean Castex

​

Vitrine de la lutte du gouvernement contre l'islamisme radical, le projet de loi contre les séparatismes a été présenté, mercredi 9 décembre, en Conseil des ministres. Mûri de longue date par l'exécutif, il a été détaillé publiquement depuis l'Élysée par le Premier ministre Jean Castex, entouré des principaux ministres concernés.

À l'issue du Conseil des ministres, Jean Castex a affirmé que ce projet de loi "confortant les principes de la République" n'était pas dirigé "contre les religions, ni contre la religion musulmane en particulier" mais contre "l'idéologie pernicieuse portant le nom l'islamisme radical". "C'est à l'inverse, une loi de liberté, c'est une loi de protection, c'est une loi d'émancipation face au fondamentalisme religieux", a ajouté le Premier ministre.

Ce texte, qui fait polémique en France et ailleurs, contient une série de mesures allant de l'éducation aux associations en passant par la haine en ligne ou le financement des cultes.Il contient notamment des dispositions pour restreindre l'instruction à domicile qui concerne désormais 62 000 enfants, soit deux fois plus qu'en 2016. Si Emmanuel Macron souhaitait initialement une interdiction totale de l'école à la maison, des dérogations resteront finalement possibles (santé, sport, art...). Le texte prévoit aussi un meilleur encadrement de la haine en ligne, crée un "délit de pression séparatiste" pour protéger les fonctionnaires victimes de menaces ou violences, ou encore consacre l'interdiction des certificats de virginité. Autre mesure phare, l'extension du devoir de neutralité aux salariés des entreprises délégataires de service public, comme les transports en commun.

Selon un sondage Via Voice commandé par La République en marche en novembre, 88 % des Français se disent préoccupés par la montée de l'islamisme, dont 58 % "très préoccupés".

​

15 of 15

Un archipel, c’est aussi ça :

La Polynésie française