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Docteur en sciences cognitives, �enseignant et chercheur indépendant

Ses travaux portent sur les dimensions humaines et sociales des enjeux de déviation écologique, et son approche consiste à opérationnaliser les connaissances théoriques et à produire de la recherche à partir de l'accompagnement de l’action, notamment publique.

Docteur en sciences du design, �enseignant et chercheur indépendant

Spécialisé dans l'emploi de récits d'anticipation et d'expériences immersives comme levier de concernement des publics envers des trajectoires de changements sociétaux qui peuvent sembler distants, ou “hors prises”.

Julie

Hemmerlin

Thibaud

Griessinger

Max

Mollon

Diplômée en sciences cognitives, chercheuse consultante.

Ses intérêts portent sur l’agentivité et l’apprentissage et la manière dont ils peuvent être employés dans des contextes de déviation écologique.

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POURQUOI LE LDE ?

Qu'il s'agisse de repenser la gestion des ressources, le développement économique, ou l'aménagement du territoire, l'inertie de notre modèle est telle que dévier de trajectoire requiert le développement de nouvelles méthodologies susceptibles d’impulser et d’orchestrer des transformations à différentes échelles.

Face aux bouleversements environnementaux, les territoires apparaissent de plus en plus vulnérables aux risques qui les menacent. Pour éviter qu'ils ne se retrouvent au pied du mur et que le changement ne s'impose à eux à un coût social et économique important, nous aidons les acteurs territoriaux à anticiper et à trouver des leviers de reprise.

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En tant que laboratoire de recherche action, notre mission est double.

D’abord produire de nouvelles méthodologies d’accompagnement de l’action publique et des acteurs de terrain, qui puisent dans les connaissances théoriques issues de nos disciplines.

Puis produire de nouvelles connaissances à partir de ces expérimentations, à partager au monde de la recherche et aux acteurs de la transition.

Face à la complexité et la transversalité des problèmes à résoudre, nous croisons les approches en design, en prospective et en sciences cognitives et sociales pour libérer des leviers de changement, décider ensemble d'une direction à prendre et reprendre prise sur nos futurs.

COMMENT LE LDE ?

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Le facteur humain est au coeur des transitions.

Comprendre ce qui empêche ou freine le changement malgré l’existence d’alternatives est nécessaire pour développer des stratégies de transition efficaces et pérennes.

La complexification des enjeux auxquels sont confrontés les territoires appelle à :

  • tirer partie de toutes les expertises, notamment celles du terrain, dans leur diversité ;
  • mettre en discussion les enjeux et les alternatives pour mobiliser l’ensemble des acteurs ;
  • mettre en place les conditions du changement pour favoriser l’engagement et faire émerger les alternatives ;
  • coordonner les acteurs et impulser une direction commune dans laquelle chacun trouve sa place.

LA POSTURE DU LABORATOIRE DES DÉVIATIONS ÉCOLOGIQUES

Face à l’urgence grandissante, des voix s’élèvent actuellement pour appeler à :

  • Une réelle intégration des citoyen.ne.s dans l’action publique (ref)
  • Une attention portée moins sur les comportements individuels que sur les conditions dans lesquelles ils émergent (ref)
  • Une prise en compte de la prospective et du temps long dans l’action publique (ref)
  • Le développement d’une ingénierie de la coopération à l’échelle des territoires (ref)

Fort de ce constat, les disciplines de recherche en sciences cognitives et sociales et du design et de la prospective apparaissent comme des ressources importantes pour pousser l’innovation publique un cran plus loin, et accompagner les territoires confrontés à l’urgence.

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LA MÉTHODE DU LABORATOIRE DES DÉVIATIONS ÉCOLOGIQUES

Nous opérons une recherche sur la manière dont nos disciplines (sciences cognitives et sociales, design et prospective) peuvent être mises à contribution (et croisées) pour développer des méthodologies nouvelles d’accompagnement et de planification du changement, afin d’aider plus efficacement les territoires confrontés à des situations de plus en plus urgentes et complexes.

Afin de conserver une posture de recherche-action, nous collaborons avec des collectivités et des partenaires de terrain, avec qui nous co-concevons des méthodologies d'enquête, de mobilisation, de dialogue, etc.

Notre recherche consiste à développer des dispositifs expérimentaux pour faire monter l'action sur 3 axes :�

  • Participation : Mobiliser et redonner prise sur le changement aux publics exclus de la conception de l’action
  • Transformation : Développer de nouvelles stratégies et modes d'action qui permettent d'impulser de réelles dynamiques de changement�
  • Anticipation : Réencastrer l’action dans la trajectoire qu'elle dessine et mettre en discussion les futurs possibles

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“DÉVIATION” : UN CADRE GÉNÉRAL DE RÉFLEXION

Une métaphore féconde permettant de mobiliser et de croiser les disciplines pour développer des méthodologies adaptées à la complexité des problématiques de transformation socio-technique

  • Comprendre ce qui détermine les trajectoires individuelles et collectives, et identifier les leviers pour les faire dévier ��= Sciences cognitives et sociales

  • Se projeter dans le futur et décider ensemble d'une direction dans laquelle s’engager��= Design et prospective

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DÉVELOPPER DES MÉTHODOLOGIES DE DÉVIATIONS (SOCIO-)ÉCOLOGIQUES

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Trajectoire actuelle : dépendance au sentier (inertie, lock-in)

Direction alternative : imaginaires possibles / souhaités

Leviers de déviation : point(s) de reprise (individuelle et collective)

Problèmes à éviter : scénario tendanciel

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Conditions de maintien de la nouvelle trajectoire (atténuation / adaptation)

Engagement dans le changement : concernement et coordination

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(Milieu :�ressources disponibles)

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DÉVELOPPER UNE PRATIQUE DE RECHERCHE-ACTION

Objectifs du LDE : �

  • Opérationnaliser les savoirs en Sciences Cognitives et Sociales et en Design Participatif et Prospectif pour inventer de nouvelles méthodologies d’action

  • Constituer un cadre théorique autour de l’idée de “déviation” pour opérer une recherche commune à partir du terrain

  • Développer une approche de recherche-action orientée impact dans une perspective de justice environnementale

Axes de recherche :

  • Expérimenter des dispositifs de mobilisation et de réappropriation du changement par des publics en déprise�
  • Concevoir des stratégies de transformations des environnements pour favoriser le “déverrouillage” des trajectoires

  • Outiller les coopérations entre acteurs, et développer des méthodologies d’anticipation et de coordination dans l’action

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(EXEMPLE DE PROJETS) ENTRER EN ENQUÊTE : REDONNER PRISE ET ENGAGER

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COMPRENDRE CE QUI DETERMINE�LES TRAJECTOIRES

REDONNER PRISE ET ENGAGER �UNE DEVIATION

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(EXEMPLE DE PROJETS) ENTRER EN ENQUÊTE : REDONNER PRISE ET ENGAGER

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COMPRENDRE CE QUI DETERMINE�LES TRAJECTOIRES

REDONNER PRISE ET ENGAGER �UNE DEVIATION

(CO-ENQUÊTER)

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(EXEMPLE DE PROJETS) FÉDÉRER DES COMMUNAUTÉS D’ENQUÊTE

Face à la complexité du problème, identifier des solutions efficaces de réduction du plastique à usage unique, et savoir à quel niveau agir, nécessitent de reformuler le problème du point de vue des usagers, de mieux comprendre les pratiques et les situations qui les conditionnent, et les dépendances qui les entretiennent.

C’est donc pour davantage comprendre le phénomène de dépendance au plastique sur le territoire et imaginer comment s'en libérer qu’une méthode d’enquête participative inédite, qui s’appuie sur l'expertise des acteurs du territoire, à été imaginée.

Entrer en enquête, c’est explorer de soi même une problématique pour tenter de la comprendre et chercher des moyens de la résoudre. Cela passe par de la curiosité, de l'intérêt, du questionnement et de la créativité.

Exemple : �

Embarquer dans le diagnostic les habitant.e.s et/ou les acteurs du territoire, pour :

  1. Augmenter le regard pour :
      • Faire entrer en concernement et en implication
      • Recueillir des propositions éclairées

  • Alimenter l’action pour :
      • Mieux comprendre et mieux questionner
      • Dépasser les a priori et ouvrir des champs d'action (publique)
      • Développer (en interne) une culture de l’enquête et de nouvelles méthodes (adaptées)

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(EXEMPLE DE PROJETS) SE PROJETER COLLECTIVEMENT POUR DÉVIER

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(EXEMPLE DE PROJETS) SE PROJETER COLLECTIVEMENT POUR DÉVIER

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Comment inventer des formes de “solidarité hydrique” entre communes “gardiennes de l’eau” et les autres communes et entre leurs habitants respectifs ?

Approche : développer un dispositif de débat par la fiction et la prospective pour imaginer une ”avant-garde territoriale” de l’habitat

Quelles transformations du système carcéral pour faire face aux bouleversements écologiques à venir ?

Approche : développer une méthodologie de prospective participative, intégrant les “usagers” et les décideurs autour des expériences de vagues de chaleur

Comment aboutir collectivement à un habitat collectif de qualité, à prix maîtrisé, qui réponde aux aspirations des habitant·e.s et adapté au futur ? 👉 + d’info

Approche : co-construction d’un nouveau dispositif d’appel à projets qui favorise la qualité dans l’habitat collectif

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Thibaud Griessinger • Mail / Linkedin

Max Mollon • Linkedin

Contacts

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REPROBLÉMATISER L’ACTION

  • Plus nous tardons à engager une transformation de nos sociétés, plus la fenêtre de déviation du pire se réduit

  • “Problème sournois”(1) : situations pour lesquelles il n’y a pas de solution unique ou certaine, qui sont complexes et interdépendantes, qui mettent en jeu des intentions et intérêts contradictoires, et qui sont déterminées par des dynamiques économiques, politiques, et culturelles

Problem solving” pour les problèmes connus auxquels les solutions classiques échouent (ex : réduire les déchets et valoriser la matière organique par l’accompagnement et la coordination d’acteurs autour d’un récit de territoire)

Problem framing” pour les problèmes mal formulés (ex. repenser la problématique de consommation d’eau par le biais des besoins et des pratiques, pour créer les conditions d’un partage concerté de la ressource)

“Problem setting” pour les problèmes non posés (ex. simuler les conséquences d’un monde à +3°c à différentes échelles d’une organisation, pour créer une représentation partagée des enjeux et ouvrir des perspectives de transformation collective)

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Les problèmes que nous abordons sont de 3 types :

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