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Les agrégats de la comptabilité nationale

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Un agrégat est une sommation d’indicateurs micro-économiques. Cette agrégation permet le calcul d’indicateurs macro-économiques indispensables à la prise de décisions politiques et favorisant les comparaisons dans le temps et dans l’espace. Le calcul des agrégats est le fait, au Maroc, du haut commissariat au plan.�Pour une économie, et dans le but d’éviter les doubles voire multiples comptabilisations, la production correspond à une sommation de valeurs ajoutées et non de productions offertes. �VA = Production – Consommation intermédiaire�La PIB= Somme des valeurs ajoutées marchandes�Le PIB= Somme de toutes les valeurs ajoutées�

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Les limites du PIB�- ne tient pas compte de l’économie souterraine�- ne tient pas compte de l’autoconsommation�- ne tient pas compte du bénévolat�- ne tient pas compte des dommages causés à l’environnement par les multiples opérations de production�- ne renseigne pas sur le bien être.

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Document 1 : L’économie souterraine� Une des raisons de l’imperfection des comptes nationaux est l’existence d’un secteur productif parallèle à l’économie enregistrée par les statistiques. En gros, […] l’économie souterraine peut se décomposer en trois secteurs. Tout d’abord, une activité productrice mais illicite : le commerce de drogue, le proxénétisme, etc. Cette part échappe complètement aux comptables nationaux qui ne tentent pas de l’évaluer. Il existe aussi tout un pan de l’économie où l’activité est légale, mais non déclarée. Soit parce que les entreprises elles-mêmes ne sont pas déclarées : du peintre amateur qui offre ses services pour l’appartement du voisin aux ateliers clandestins organisés ; on parle alors de travail au noir. Soit parce que l’entreprise est enregistrée, mais qu’elle ne déclare pas l’ensemble de son activité : il s’agit alors de fraude fiscale.� Les comptables nationaux redressent les statistiques de base pour tenir compte de cette économie souterraine. L’INSEE l’estime à 4 % du PIB, dont un peu plus de 1 % pour le seul travail au noir. L’ensemble est loin d’être négligeable.�Louis Maurin, « Comment construit-on le PIB ? », Alternatives Economiques n°143, décembre 1996.�

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Document 2 : Le PIB, une mesure discutable de la richesse� Le PIB exclut de sa mesure nombre d’éléments essentiels au bien-être social et individuel, mais qui ont, pourrait-on dire, la malchance d’être gratuits : l’air que l’on respire, le silence de la nuit, un paysage que l’on admire… Il ne prend pas plus en compte toutes les activités non marchandes qui contribuent de manière majeure à notre bien-être : les services rendus entre voisins, le bénévolat et, bien entendu, tout le travail domestique, la préparation des repas, le ménage, le lavage et le repassage du linge, l’éducation des enfants dans le cadre familial…� Faute d’évaluer les biens et les services gratuits, le PIB n’est pas à même de mesurer les effets de leur éventuelle dégradation sur le bien-être : la pollution de l’air, le bruit, le trou dans la couche d’ozone ou les entrées de ville ravagées par les panneaux publicitaires et les hangars des centres commerciaux. La comptabilité nationale, qui ne prend en compte que des flux monétaires, n’intègre pas dans son raisonnement l’état de l’environnement, c’est-à-dire l’évolution du stock et de la qualité des ressources naturelles qui servent de support à la vie.� Non seulement le PIB ne prend pas en compte les dégâts engendrés par la croissance, mais ceux-ci contribuent au contraire à son augmentation, puisque tout ce qui engendre un surplus de richesses marchandes est bon à additionner. Les embouteillages font ainsi augmenter le PIB en élevant la consommation d’essence, même s’ils contribuent à épuiser des ressources non renouvelables. De même, les accidents de la route enrichissent l’économie, via les activités qu’ils engendrent : services de secours, frais d’hôpitaux, réparation automobile…�Louisa Toubal et Philippe Frémeaux, « Comment mesurer la richesse ? », Alternatives Economiques, n°193, juin 2001.�

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Document 3 : A la recherche d’autres indicateurs� C’est avec les années 1990 que de nouvelles formes de mesure de la richesse se sont imposées au niveau international. Le programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a crée des indicateurs de développement humain, en s’inspirant des travaux de l’économiste Amartya Sen. […]. L’idée de base de l’indicateur de développement humain (IDH) est que la production de richesses n’est pas une fin en soi et n’a de sens que si elle est mise au service de la société. Il faut donc mesurer également ses effets. C’est pourquoi l’IDH est construit à partir de 3 critères : la longévité, définie par l’espérance de vie ; le niveau d’instruction, mesuré par le taux d’alphabétisation des adultes et le [taux de scolarisation], condition de l’autonomie des individus et donc de leur dignité ; et enfin, le revenu réel par tête […] qui indique le pouvoir d’achat moyen. � Le calcul de l’IDH se fait à partir de la moyenne de ces trois critères. Le résultat est compris entre 0 et 1 : plus on converge vers 1 et plus le niveau de développement est élevé. […]. L’IDH permet aussi de mieux apprécier si les richesses produites profitent à tous et si elles permettent une amélioration des conditions de vie. […]� Plusieurs autres recherches se sont concentrées sur une grande oubliée de la richesse : l’écologie. Le système français de comptabilité nationale a intégré dans un compte satellite, le PIB corrigé des atteintes à l’environnement, le PIB vert. Il prend en compte le coût des dommages écologiques et de la diminution des stocks de ressources naturelles, les dépenses de gestion de l’environnement, la valeur des services environnementaux. � � Louisa Toubal et Philippe Frémeaux, « Comment mesurer la richesse ? », Alternatives Economiques, n°193, juin 2001

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Les limites du PIB�- ne tient pas compte de l’économie souterraine�- ne tient pas compte de l’autoconsommation�- ne tient pas compte du bénévolat�- ne tient pas compte des dommages causés à l’environnement par les multiples opérations de production�- ne renseigne pas sur le bien être.

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Le passage d’un agrégat à un autre s’opère de la manière suivante :�- Pour passer d’un agrégat « intérieur » à un agrégat « national », on ajoute des RRRM est on soustrait les RVRM.�- Pour passer d’un agrégat « cf » à un agrégat « pm », on ajoute les impôts indirects et on soustrait les subventions.�- Pour passer d’un agrégat « brut » à un agrégat « net », on soustrait les amortissements.�

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Le RNBD= Le PIB + R et transferts reçus du RM- R et transferts versés au RM� �RNBD= CFN+E Nat�CFN= CF des ménages + CF des administrations publiques�L’E Nat est censée financée l’investissement national. La comparaison des deux, fait ressortir soit un excédent de financement soit un déficit de financement.�L’Investissement national comprend la FBCF et la variation des stocks.�La FBCF comprend l’ensemble des investissements qui se traduisent par un accroissement de la capacité de production de la nation. Sa comptabilisation est ventilée en cinq rubriques/�- Matériel et outillage�- Constructions�- Travaux publiques�- Aménagements et plantations�- Bétail.� �

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MERC I