Quand le souffle manque : L’ENMG phrénique face à la détresse respiratoire
NAJIM Salma, HARRIZI Oumaima, FERJOUCHIA Zahra, JILLA Mariam, BELFKIH Rachid
Service de Neurologie – CHU Mohammed VI de Tanger
MAIL: war9aae@gmail.com
Ces résultats confirment l’intérêt majeur de l’ENMG phrénique dans l’évaluation des troubles respiratoires d’origine neuromusculaire [2]. Une altération bilatérale des paramètres phréniques constitue un facteur pronostique péjoratif. Dans les polyneuropathies de réanimation, l’atteinte phrénique témoigne souvent d’une dénervation diffuse. Chez les patients avec SLA ou myasthénie, elle permet d’objectiver la part neuromusculaire de l’insuffisance respiratoire [3].
L'atteinte du nerf phrénique peut entraîner une détresse respiratoire sévère. Son exploration électroneuromyographique (ENMG) constitue un outil diagnostique de choix particulièrement dans un contexte de faiblesse respiratoire d’étiologie neuromusculaire [1].
Objectif: Évaluer la corrélation entre l’atteinte électrophysiologique du nerf phrénique et la sévérité de la détresse respiratoire à travers l’analyse d’une série de cas hospitaliers.
INTRODUCTION
METHODES
DISCUSSION
REFERENCES
CONCLUSION
L’étude de la conduction phrénique en ENMG est un outil simple, reproductible et non invasif, permettant d’orienter le diagnostic, de préciser le pronostic des détresses respiratoires d'origine neuromusculaire et d’adapter la prise en charge ventilatoire. Elle devrait être systématiquement intégrée dans l’évaluation des détresses respiratoires d’origine neuromusculaire.
3. SEN BK, PANDIT A. Phrenic Nerve Conduction Study in the Early Stage of Guillain-Barre Syndrome as a Predictor of Respiratory Failure. Ann Indian Acad Neurol. 2018 Jan-Mar;21(1):57-61.
Une étude rétrospective descriptive et analytique a été conduite sur 11 patients explorés par ENMG phrénique au sein du service de neurophysiologie entre 2024 et 2025. Les paramètres analysés comprenaient la latence distale et l’amplitude du potentiel diaphragmatique bilatéral, corrélés aux données cliniques et ventilatoires.
RESULTATS
Une altération du nerf phrénique (augmentation de la latence et diminution d’amplitude) a été retrouvée dans 8 cas sur 11 (72,7 %). Parmi ces patients, 5 présentaient une insuffisance respiratoire nécessitant une ventilation non invasive et 2 sont décédés au décours d’une aggravation respiratoire aiguë.
Les patients avec des valeurs de latence >4,5 ms et des amplitudes <0,3 mV présentaient une évolution clinique défavorable. Une corrélation positive a été observée entre la sévérité de la dysfonction phrénique et l’intensité de la détresse respiratoire.