Ch II Représentation vectorielle des signaux
Le principe d’une représentation discrète d’un signal x(t) est basée sur le développement de celui-ci en une combinaison linéaire de fonctions connues
Les n coefficients αk constituent une représentation discrète du signal qui dépend des fonctions
Intérêt de la représentation discrète des signaux :
adaptation du signal au système ou plus précisément du
spectre du signal à la bande passante du système.
(optimisation en cas de transmission , de stockage ou de comparaison)
A la représentation discrète est associée l’image d’un vecteur dans un espace de dimension n,
ce qui permet d’interpréter géométriquement des notions telles que : distance, produit scalaire,…etc
Rappel espace vectoriel :
Un espace vectoriel est un ensemble d’éléments tels que :
, nombre réel positif, nul si x est l’origine.
réel, positif, nul si x=y qu’on appelle distance.
La métrique usuelle est
un élément x de cet espace si
Un signal peut être représenté par un vecteur dans un espace métrique auquel on donne
le nom d’espace des signaux.
Distance de deux signaux :
La distance d(x,y) de deux signaux x(t) et y(t) est une mesure de leur dissemblance.
Elle est nulle si les signaux sont identiques.
En détection des signaux, en reconnaissance de formes, on calcule les distances d’un signal ou d’une forme à identifier avec un ensemble de candidats possibles.
Le candidat préféré est celui qui correspond à la plus petite distance
( maximum de vraisemblance)
Pour deux vecteurs x=(x1, x2, …,xn) y=(y1, y2, …,yn)
(distance en moyenne quadratique)
(distance entre mots binaires)
Pour les codes détecteurs et correcteurs d’erreur, pour protéger les signaux transportant des
séquences d’informations binaires contre l’effet des perturbations présentes sur la voie de
transmission.
C=(c1, c2,…, cn)
C’=(c’1, c’2,…, c’n)
addition modulo 2.
Espace
des signaux à énergie finie
Espace des signaux de carrés sommables sur un intervalle [t1, t2]
Norme
y converge vers x quand d(x,y) tend vers zéro
produit scalaire :
Norme
symétrie hermitienne
2/ Fonctions de Radmacher
Fonctions binaires à structure périodique prenant deux valeurs +1 ou -1
3/ Fonctions de Walsh
Les fonctions de Walsh avec des niveaux de valeurs +1 et -1. Les niveaux +1 et -1 normalisent les fonctions
(fonctions orthonormales). Elles sont basées sur les fonctions cos et sin. Les premières technologies utilisaient cos et sin car ses fonctions se génèrent sans difficulté ; de plus les systèmes linéaires invariant dans le temps n’avaient sur elles d’autres effets que de les atténuer ou de les retarder.
Cependant avec les technologies numériques, il est devenu possible d’utiliser pour l’analyse de signaux, d’autres familles de fonctions orthogonales, telles que les fonctions de Walsh.
Les séries de Walsh s’obtiennent de la façon suivante :
Avec
Exemple :
xk = (1, 2, 0, 3) N = 4
Xk =
X0 = 1,5
X1 = 0
X2 = 0,5
X3 = -1
Spectre facile à calculer
4/ Transformée de Hadamard
La transformée de Hadamard ou Walsh-Hadamard est basée sur la transformée de Walsh
=
=
Exemple
X0 = 1,5
X1 = -1
X2 = 0
X3 = 0.5
C’est Walsh réordonné
X0 = 1,5
X1 = 0
X2 = 0,5
X3 = -1
Ces fonctions sont mieux adaptées pour représenter des signaux avec discontinuités telles que des images.
Les transformées de Fourier sont basées sur des harmoniques sinusoïdales
Las transformées de Walsh sont basées sur des harmoniques rectangulaires.
On ne parle pas de fréquences mais plutôt de séquences
Sal : impair (sin)
Cal : pair (cos)