Kavya et Potopik
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Yé krik, yé krak…
BD : texte et illustrations d’Alain LANDY version 2025
Un peu de respect… quand même !
Conte à réfléchir
2
Il n'est pas toujours évident de faire lire nos enfants. La bande dessinée cependant, avec ses images illustrées, peut être une bonne porte d'entrée pour débuter la lecture dès 5 ans et commencer à se plonger dans des histoires en autonomie.
Voici l’une de mes aventures en version BD.
Bonne lecture à vous, petits et grands.
Suivez mes aventures sur : https://landyschool.blogspot.com/
Un matin, au pipiri chantant, Potopik le porc-épic partit tout seul dans la forêt guyanaise à la recherche de quelques fruits tombés et de quelques racines à déterrer.
3
Aujourd’hui, j’espère que je vais trouver assez de nourriture !
C’est alors qu’il rencontra Kavya l’agouti qui se moqua de lui :
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Bonjour Kavya, comment vas-tu mon ami ?
Où vas-tu Potopik avec tes courtes pattes et tes épines ébouriffées ? Tu ne penses pas aller bien loin j’espère ?
Et Kavya continua ses moqueries en riant :
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Je vais à la recherche de fruits et de racines !
Ah, ah, ah... à la vitesse à laquelle tu te déplaces, tu ne vas pas en trouver beaucoup !
Potopik vexé répondit du tac au tac. Puis Kavya continua en riant :
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Moi, je te parie que je suis plus rapide que toi à la course !
Et bien, faisons là tout de suite cette course ! Ha, ha, ha et on va bien voir !
Et le challenge se mit en place :
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Minute Kavya, il faut que je me prépare ! Je vais d’abord aller manger mon petit déjeuner puis, je te donne rendez-vous ici, dans une heure !
Je suis d’accord l’ami. Rien ne presse ! Ah,ah, ah ! Alors, à tout à l’heure !
Potopik alla retrouver son frère qui lui ressemble beaucoup, pour lui raconter sa rencontre avec Kavya et lui parler de son pari fou. �Le frère de Potopik n’était pas content car il savait bien que son frère courait moins vite que Kavya. Mais Potopik le rassura car il lui dit qu’il connaissait bien Kavya et qu’il avait une idée géniale pour gagner cette course.
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Et le moment du départ arriva :
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Nous devons aller le plus rapidement possible jusqu’au pripri de Pòk-Pòk la grenouille !
Ah, ah, ah ! Ok, alors à nos marques, prêts, partons !
Kavya partit alors comme une flèche. Il fila vers le pripri comme une fusée sans jamais regarder derrière lui, ni même s’occuper de ce qui se passait tout autour de lui. Potopik se laissa distancer avec le sourire aux lèvres.
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Quand Kavya arriva tout essoufflé près du pripri, Potopik était déjà là qui l’attendait :
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Ce n’est pas possible ! Tu as eu de la chance cette fois-ci ! Nous allons faire le même trajet en sens inverse et là, si tu gagnes encore, je m’inclinerai !
Tu vois bien Kavya que je suis plus rapide que toi ! Je te l’avais dit !
Kavya repartit dans l’autre sens comme une flèche, sans jamais se préoccuper de ce qui se passait tout autour de lui. Et, avec le même sourire aux lèvres, Potopik le regarda à nouveau filer comme une fusée.
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Pour le retour… tu va voir que je suis plus rapide que toi !
Ok, ok ! Nous allons bien voir !
Et quand Kavya arriva épuisé sur la ligne de départ, Potopik était déjà là qui l’attendait, en pleine forme. Quand Kavya reprit un peu son souffle, il lui dit :
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Foou, foou, foou ok, tu as gagné Potopik, foou, je m’incline ! Je le reconnais, tu es, foou, beaucoup plus rapide que moi ! Désormais, foou, je ne me moquerai plus jamais de toi et, foou, je te respecterai tel que tu es, foou, avec tes petites pattes, foou, tes épines sur le dos et foou, toutes tes différences !
Quand Potopik retrouva son frère, ils furent contents d’avoir joué un bon tour à Kavya.
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Tu as vu mon frère que ma ruse était bonne ! Quand tu as pris ma place près du pripri de Pòk-Pòk, comme tu me ressembles trait pour trait, il a cru que c’était moi et il n’y a vu que du feu !
Bravo mon frère ! Tu es le plus malin, et je peux te dire aussi que : débouya pa péché ! (Être débrouillard n’est pas un péché.)
Et dorénavant, Potopik et tous les animaux de la forêt taquinent Kavya en lui disant :
Tu vois Kavya, aujourd’hui, tu as trouvé plus fort et plus malin que toi ! Ça t’apprendra à ne pas respecter les autres !
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Bonne journée au pays des fleuves, des forêts, de Kavya l’agouti et de ses nombreux amis.
POUR LES PLUS GRANDS
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MISE DE TEXTES EN RÉSEAU : Le manque de respect, la prétention.
La mise en réseau littéraire consiste à regrouper des textes complets ou sous forme d'extraits autour d'une entrée précise et déterminée en fonction d'un besoin particulier qu'il soit culturel ou cognitif.
La mise en réseaux répond à 4 grands objectifs :
– culturel : c'est en confrontant les textes entre eux que se constitue par l'accumulation de lectures organisées une culture livresque réfléchie
– littéraire : les textes exigent d'être étudiés dans leur fond comme dans leur forme
– cognitif : la mise en relation développe un comportement d'analyse par la confrontation, l'argumentation et la vérification
– linguistique et métacognitif : la mise en réseaux oblige les enfants à expliciter leurs procédures de mise en relation.
Pourquoi acquérir un vocabulaire riche ? Nicolas Boileau-Despréaux dans l’'Art poétique daté de 1674 nous donne déjà une réponse...
« Ce que l'on conçoit bien s’énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément »
CAVIA L’AGOUTI ET POTOPIK LE PORC-ÉPIC
Dans la forêt sauvage, au point du jour naissant,
Potopik se rendait tout seul à la cueillette.
Mais voilà qu’au détour de son chemin faisant,
Il rencontre Cavia qui semblait en goguette.
Le porc-épic salue ce compère souriant,
Mais l’autre ne rend pas le bonjour amical,
Il se moque plutôt de ce nabot piquant :
- Avec tes courtes pattes ! Pas la moindre cavale !
Et marcher bien longtemps, cela doit être atroce !
Potopik réplique de toutes ses ressources :
- Oui, j’ai de courtes pattes, mais elles sont véloces !
Et je parie qu’avec, je te gagne à la course !
Mais avant le concours, je dois me sustenter,
Et aller me nourrir de quelques fruits juteux,
Dans une heure, rendez-vous, puis nous irons trotter,
Et nous pourrons ainsi continuer notre jeu !
La course a bien eu lieu, à heure dite, sans dédit,
Et c’est bien Potopik qui en fut le vainqueur.
Mais voilà comme il fit pour battre l’agouti :
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Le parcours fut choisi en un aller-retour,
Les concurrents pointaient aux deux extrémités.
Potopik installa sa femme à mi parcours,
En tous points analogue à son époux futé.
Le tour était joué, le malveillant puni,
Et Cavia devenait Gros Jean comme devant.
Et aujourd'hui encore, on rit fort de celui.
Qui apprit le respect enfin, à ses dépens
Alain et Dominique LANDY : Contes d’Amazonie 2022
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KAVYA ET POTOPIK
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Un dimanche matin en Guyane, pendant la saison sèche, Potopik le porc épic se tenait devant sa case ; il prenait son temps en chantant sa chanson préférée. Tandis qu'il fredonnait, il eut l'idée d’aller faire un tour dans son champ d’ignames tout proche, pour aller voir comment poussaient ses plants.
Aussitôt dit, aussitôt fait. Potopik le porc-épic se mit en route. Il était à quelques pas de chez lui, quand il rencontra Kavya l’agouti, qui était sorti pour aller visiter son champ de patates douces.
Quand le porc-épic aperçut l’agouti, il lui souhaita amicalement le bonjour. Mais Kavya qui se prend pour un grand et fier personnage ne rendit pas le salut. Bien au contraire, il lui dit d'un air moqueur :
- Pourquoi cours-tu comme cela en cette belle matinée dominicale ?
- Je vais faire un tour, répondit Potopik le porc-épic.
- Faire un tour ! dit en riant l’agouti, il me semble qu'il te faudrait pour cela d'autres pattes !
Cette réponse déplut beaucoup à Potopik qui, d’habitude, ne se fâche jamais, sauf quand il est question de ses pattes, précisément parce qu’elles sont plus courtes que celles des agoutis.
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Mais, au fait, que gagnerons-nous ?
L’agouti étant d’accord, le porc-épic s'en alla faire ses affaires.
En chemin, Potopik se disait :
- Kavya se fie à ses longues jambes mais, je vais lui jouer un tour à ma façon. Il a voulu se moquer de moi, il ne m'a pas respecté, il va me le payer !
En arrivant chez lui, Potopik dit à sa femme :
Comme ils cheminaient ensemble, le porc-épic dit à sa femme :
- Écoute bien ce que je vais t’expliquer : Je vais courir contre Kavya dans notre plantation d’ignames, chacun dans une rangée. Nous partirons de là-bas. Tu te tiendras cachée de l’autre côté du champ, derrière un gros plant d’igname, et, quand Kavya arrivera près de toi, tu te montreras et tu lui crieras en imitant ma voix comme tu sais si bien le faire pour me faire rire :
- Me voilà Kavya ! Je suis là !
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Quand Potopik fut au départ, il y trouva Kavya l’agouti, qui lui dit :
Après avoir rappelé les règles, chacun se plaça dans sa rangée. L’agouti compta :
- Cinq, quatre, trois, deux, un, zéro ! et il partit comme une fusée, sans regarder, ni derrière lui, ni devant lui, ni à côté de lui.
Potopik fit à peu près trois pas, puis se cacha derrière un plan d’igname et y demeura silencieux.
Quand l’agouti arriva tout essoufflé au bout du champ d’ignames, la femme du porc-épic lui cria :
- Me voilà Kavya ! Je suis là !
Kavya fut tout étonné et s’en émerveilla. Il croyait bien entendre et voir Potopik lui-même.
L’agouti demanda alors :
- Mais, comment diable as-tu fait pour arriver avant moi ?
Et, avant même d’avoir une réponse, il proposa :
- Recommençons encore la même course, mais dans l’autre sens.
Et il courut encore, repartant à nouveau comme une fusée, sans regarder ni derrière lui, ni devant lui, ni à coté de lui. La femme du porc-épic reprit alors sa place.
Quand Kavya arriva en sueur à l'autre bout du champ, Potopik lui même cria :
- Me voilà ! Je suis déjà là !
L’agouti fut hors de lui et répéta :
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Kavya courut ainsi cent fois de suite. Chaque fois que l’agouti arrivait à un bout ou à l'autre du champ d’ignames, le porc-épic ou sa femme qui lui ressemblait comme deux gouttes d’eau, disaient toujours :
A la cent unième fois, l’agouti ne put terminer la course.
Au milieu du champ d’ignames, Kavya s’écroula à terre. Épuisé, il jeta l’éponge et accorda enfin la victoire à Potopik.
Le porc-épic prit la pépite d’or de Guyane et raccompagna l’agouti chez lui. Puis, il retourna chercher sa femme pour la faire sortir de sa cachette. Tous les deux rentrèrent riches et contents chez eux.
C'est ainsi qu’en Guyane naquit la légende de Potopik le porc-épic à courtes pattes qui courut si bien qu'il battit à plate couture Kavya l’agouti aux grandes jambes. Et c’est depuis ce temps longtemps, qu’aucun animal de la forêt de ce pays ne s'est avisé de défier à la course un porc-épic.
Et, comme dirait notre sage ami Parsou, le mouton paresseux :
Ainsi, mes amis, à l’avenir, faites bon usage de ces conseils !
Débouya pa péché ! (Être débrouillard n’est pas un péché.)
Conte créole guyanais : adaptation d’Alain LANDY
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LE LIÈVRE ET LE HÉRISSON conte de GRIMM de 1864
Cette histoire, mes enfants, va vous paraître un mensonge, et pourtant elle est vraie; car mon grand-père, de qui je la tiens, ne manquait jamais, quand il me la racontait, d’ajouter: « Il faut pourtant qu’elle soit vraie; sans cela on ne la raconterait pas. » Voici l’histoire, telle qu’elle s’est passée.
C’était dans une matinée d’été, pendant le temps de la moisson, précisément quand le sarrasin est en fleur. Le soleil brillait dans le ciel, le vent du matin soufflait sur les blés, les alouettes chantaient dans l’air, les abeilles bourdonnaient dans le sarrasin, et les gens se rendaient à l’église dans leur toilette du dimanche, et toutes les créatures étaient en joie, et le hérisson aussi.
Mais le hérisson se tenait devant sa porte; il avait les bras croisés, regardait couler le temps, et chantait sa petite chanson, ni mieux ni plus mal que ne chante un hérisson par une belle matinée de dimanche.
Tandis qu’il chantait ainsi à mi-voix, il eut l’idée assez hardie vraiment, pendant que sa femme lavait et habillait les enfants, de faire quelques pas dans la plaine et d’aller voir comment poussaient ses navets.
Les navets étaient tout près de sa maison, et il était dans l’habitude d’en manger, lui et sa famille; aussi les regardait-il comme lui appartenant. Aussitôt dit aussitôt fait. Le hérisson ferma la porte derrière lui, et se mit en route. Il était à peine hors de chez lui et il allait justement tourner un petit buisson qui bordait le champ où étaient les navets, quand il rencontra le lièvre, qui était sorti dans une intention toute semblable pour aller visiter ses choux.
Quand le hérisson aperçut le lièvre, il lui souhaita amicalement le bonjour. Mais le lièvre, qui était un grand personnage à sa manière, et de plus très fier de son naturel, ne rendit pas le salut au hérisson, mais lui dit, et d’un air extrêmement moqueur : « Comment se fait-il que tu coures comme cela les champs par une si belle matinée ?
— Je vais me promener, dit le hérisson.
— Te promener ! dit en riant le lièvre; il me semble qu’il te faudrait pour cela d’autres pattes plus longues. »
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Cette réponse déplut extraordinairement au hérisson; car il ne se fâchait jamais, excepté quand il était question de ses pattes, précisément parce qu’il les avait torses de naissance.
- Tu t’imagines peut-être, dit-il au lièvre, que tes pattes valent mieux que les miennes ?
— Je m’en flatte, dit le lièvre.
— C’est ce qu’il faudrait voir, repartit le hérisson; je parie que si nous courons ensemble, je courrai mieux que toi.
— Avec tes pattes torses? tu veux te moquer, dit le lièvre; mais soit, je le veux bien, si tu en as tant d’envie. Que gagnerons-nous?
— Un beau louis d’or et une bouteille de vin, dit le hérisson.
— Accepté, dit le lièvre; tope, et nous pouvons en faire l’épreuve sur-le-champ.
— Non; cela n’est pas si pressé, dit le hérisson ; je n’ai encore rien pris ce matin; je veux d’abord rentrer chez moi et manger un morceau ; dans une demi-heure je serai au rendez-vous. »
Le lièvre y consent, et le hérisson s’en va. En chemin, il se disait : « Le lièvre se fie à ses longues pattes, mais je lui jouerai un tour. Il fait son important, mais ce n’est qu’un sot, et il le payera. »
En arrivant chez lui, le hérisson dit donc à sa femme : « Femme, habille-toi vite ; il faut que tu viennes aux champs avec moi.
— Qu’y a-t-il donc? dit la femme.
— J’ai parié avec le lièvre un beau louis d’or et une bouteille de vin que je courais mieux que lui, et il faut que tu sois de la partie.
— Mon Dieu! mon homme, dit la femme au hérisson, es-tu dans ton bon sens ou as-tu perdu la cervelle ? Comment prétends-tu lutter à la course avec le lièvre?
— T’en fais pas, ma femme, dit le hérisson; c’est mon affaire. Ne te mêle pas de ce qui ne regarde que les hommes. Marche, habille-toi et partons ensemble.»
Que pouvait faire la femme du hérisson? Il fallait bien obéir, qu’elle en eût envie ou non.
Comme ils cheminaient ensemble, le hérisson dit à sa femme : « Fais bien attention à ce que je vais te dire. Nous allons courir dans cette grande pièce de terre que tu vois. Le lièvre court dans un sillon et moi dans l’autre, nous partirons de là-bas. Tu n’as qu’à te tenir cachée dans le sillon, et, quand le lièvre arrivera près de toi, tu te montreras à lui en criant: « Me voila! »
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Tout en disant cela ils étaient arrivés; le hérisson marqua à sa femme la place qu’elle devait tenir et il remonta le champ. Quand il fut au bout, il y trouva le lièvre, qui lui dit : « Allons-nous courir?
— Sans doute, reprit le hérisson.
— En route donc. »
Et chacun se plaça dans son sillon. Le lièvre dit: « Une, deux, trois! » et partit comme un tourbillon, arpentant le terrain. Le hérisson fit trois pas à peu près, puis se tapit dans le sillon et y demeura coi.
Quand le lièvre fut arrivé à de grandes enjambées au bout de la pièce de terre, la femme du hérisson lui cria : « Me voilà! » Le lièvre fut tout étonné et s’émerveilla fort. Il croyait bien entendre le hérisson lui-même, car la femme ressemblait parfaitement à son mari.
Le lièvre dit : « Le diable est là pour quelque chose. » Il cria: « Recommençons; encore une course. » Et il courut encore, partant ainsi qu’un tourbillon, si bien que ses oreilles volaient au vent. La femme du hérisson ne bougea pas de sa place. Quand le lièvre arriva à l’autre bout du champ, le hérisson lui cria : « Me voila! » Le lièvre, tout hors de lui, dit : « Recommençons, courons encore.
— Je ne dis pas non, reprit le hérisson; je suis prêt à continuer tant qu’il te plaira.»
Le lièvre courut ainsi soixante-treize fois de suite, et le hérisson soutint la lutte jusqu’à la fin. Chaque fois que le lièvre arrivait à un bout ou à l’autre du champ, le hérisson ou sa femme disaient toujours : « Me voilà ! »
A la soixante-quatorzième fois, le lièvre ne put achever. Au milieu des champs, il roula à terre ; le sang lui sortait par le nez, et il expira sur la place. Le hérisson prit le louis d’or qu’il avait gagné et la bouteille de vin; il appela sa femme pour la faire sortir de son sillon; tous deux rentrèrent très contents chez eux, et, s’ils ne sont morts depuis, ils vivent encore plus riches qu’avant.
C’est ainsi que le hérisson courut si bien qu’il fit mourir le lièvre à la peine, et depuis ce temps-là aucun lièvre ne s’est avisé de défier à la course un hérisson de Buxtehude : Cette ville d ’Allemagne où tous les habitants sont naïfs et crédules.
La morale de cette histoire, c’est d’abord que nul, si important qu’il s’imagine être, ne doit s’aviser de rire aux dépens d’un plus petit, fût-ce un hérisson; et, secondement qu’il est bon, si vous songez à prendre une femme, de la prendre dans votre condition et toute semblable à vous. Si donc vous êtes hérisson, ayez bien soin que votre femme soit hérissonne, et de même pour toutes les espèces vivant sur cette terre.
LIENS À CONSULTER
CONTE DE GRIMM
CONTE À COLORIER
À PROPOS DU PORC ÉPIC DE GUYANE
JEUX : Compare les 4 histoires�1- les acteurs
Note les similitudes :
Note les différences :
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2 - les lieux
Note les similitudes :
Note les différences :
28
3 - l’écriture ( vers ou prose...)
Note les similitudes :
Note les différences :
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4- la morale de l’histoire
Note les similitudes :
Note les différences :
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DES MOTS FORTS, DANS TOUS LEURS SENS !
Pourquoi des mots en croix et des mots croisés pour de jeunes enfants ?
(Car, ce sont avant tout des jeux qui apprennent l’orthographe, enrichissent le vocabulaire et habituent à jongler avec les mots.)
Pour les enfants ce sera l’occasion d’apprendre des termes et des expressions qu’ils ne découvriraient pas ailleurs. Comme les enfants ont une faculté d’assimilation très poussée, ils pourront facilement retenir une collection de nouveaux mots et les utiliser dans leur vie courante.
Généralement, pour les adultes, les mots croisés (sous toutes leurs formes) sont un passe-temps. Pour les enfants, c’est d’abord une occupation dirigée. Des études récentes ont révélé que jouer aux mots croisés seul ou en groupe serait très profitable au développement des interconnexions cérébrales. Les effets se feraient encore plus ressentir quand le joueur est jeune.
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SYNONYMES DE RESPECT. La leçon de vocabulaire... de rien !
CIVILITÉ : Je montre des témoignages de considération
CONSIDÉRATION : Je montre de l’attention et des égards vis-à-vis d'une personne
DÉFÉRENCE : Je témoigne des marques de respect à quelqu’un
ÉGARD : J’ai de la considération et du respect pour quelqu’un
ESTIME : J’apprécie quelqu’un à sa juste valeur
HOMMAGE : Je marque mon respect envers quelqu'un. (A l'origine, l'hommage était le devoir du vassal envers son seigneur)
HONNEUR : J’ai de l’estime pour quelqu’un et je lui montre toute ma considération
HUMILITÉ : Je reconnais mes limites en faisant preuve de modestie
POLITESSE : Je respecte les règles de courtoisie, les usages sociaux entre personnes
RESPECT : J’ai un sentiment de considération envers quelqu'un, et je le traite avec des égards particuliers
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LE RESPECT DES AUTRES
Pour les plus forts.
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LE RESPECT DES AUTRES
Pour les débutants.
CIVILITÉ, CONSIDÉRATION, DÉFÉRENCE, ÉGARD, ESTIME, HOMMAGE, HONNEUR, HUMILITÉ, POLITESSE, RESPECT
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LE RESPECT DES AUTRES
Correction.
CIVILITÉ, CONSIDÉRATION, DÉFÉRENCE, ÉGARD, ESTIME, HOMMAGE, HONNEUR, HUMILITÉ, POLITESSE, RESPECT
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| E | 3 | H | O | N | N | E | U | R |
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| H |
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| M |
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| 4 | C | O | N | S | I | D | E | R | A | T | I | O | N |
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| L |
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| M |
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| 5 | C | I | V | I | L | I | T | E |
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6 | E | G | A | R | D |
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| T |
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| G |
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| 7 | D | E | F | E | R | E | N | C | E |
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| E |
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COMMENT APPRENDRE LE RESPECT À UN ENFANT ?
Respecter les autres et se faire respecter semble essentiel pour avoir une vie sociale harmonieuse. Si nous voulons emporter le respect de soi, faut-il d'abord débuter par le respect des autres. Apprendre la confiance, la tolérance, l’honnêteté et l'écoute à un enfant, devrait débuter dès la naissance.
MAIS C’EST QUOI LE RESPECT ?
Pour le petit Bébert ou tonton Larousse, le respect se définit comme : un « sentiment de considération envers quelqu'un » et il ne doit surtout pas être confondu avec la « tolérance » (même zéro) et surtout, il est incompatible avec le « mépris ».
ALORS, COMMENT APPRENDRE LE RESPECT À UN ENFANT ?
1. ÊTRE UN MODÈLE POUR LUI ET LE RESPECTER (N’oublions pas les conseils de Mamie Dolto : l’enfant est une personne !)
2. LUI APPRENDRE LA PROPRETÉ DANS TOUS LES ACTES DE LA VIE COURANTE
3. AVOIR DES DISCUTIONS AVEC LUI ET RÉPONDRE À SES QUESTIONS (Même pour lui dire : je ne sais pas mais on va chercher la réponse ensemble)
4. L’AIDER À TROUVER SA PLACE PARMI SES PROCHES, SES CAMARADES ET LES AUTRES EN GÉNÉRAL
5. FAIRE APPEL À UN SPÉCIALISTE QUAND IL Y A DE GRAVES PROBLÈMES D’ÉDUCATION
Colorie Potopik le porc-épic
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