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Contexte et enjeux

L’élevage à l’herbe est définie par le fait que l’alimentation du troupeau proviennent majoritairement de l’herbe issue de la ferme. Or, un tiers des élevages souffre d’un contexte économique et social difficile (augmentation des coûts de production et d’investissement, pénibilité du travail, manque de rémunération, critique sur les notions de bien-être animal…). Sur le territoire du PAT, l’élevage à l’herbe est dominé par l’élevage bovin. Les systèmes bovin, lait et viande, sont présents du fait du passé de bassin laitier en Aunis, symbolisé notamment par l’AOP Charente-Poitou. L’élevage à l’herbe produit des services environnementaux : prairies et haies sont des puits de carbone, limitent l’érosion, filtrent l’eau et sont peu consommateurs en fertilisant et produits phytosanitaires. Il contribue à l’amélioration de la santé et du bien-être animal. Il permet le maintien d’éléments paysagers protégeant la biodiversité. Or, le nombre d’élevages est en déclin. Il y a donc une importance à soutenir les élevages à l’herbe existant afin de prévenir les cessations d’activité. Le parti pris étant qu’un territoire encourageant favorablement l’élevage à l’herbe suscitera des vocations.

④ Soutenir et développer la filière élevage à l’herbe

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Objectif Stratégique : Adapter le système alimentaire pour plus de résilience et d’autonomie.

Objectif Opérationnel : Renforcer la production locale destinée à la consommation locale

Groupe de travail : Eleveurs, EPCI, Chambre interdépartementale d’Agriculture 17-79, Terre de Liens + au besoin intervenants “expert” (ENILIA, SIBCAS, Association centrale des laiteries…)

Contact des référents du groupe de travail

Actions identifiées :

  1. Réaliser une enquête exhaustive sur les systèmes d’élevage du territoire afin de définir clairement la notion “d’élevage à l’herbe” pour chaque système (bovin, ovin, caprin, volaille) dans le cadre du PAT;
  2. Travailler sur l’interconnaissance des acteurs producteurs/acheteurs/circuits de distribution en vue d’obtenir des engagements réciproques quant à des évolutions de pratiques (équilibre carcasse, conditionnements, jours de livraisons communs…) mais aussi de garanties de prix et de volumes. Exemple : organisation d’évènement “Vis ma vie à la ferme”;
  3. Développer une communication et des animations dédiées à la filière pour faire connaître et valoriser l’image des éleveurs et de leurs produits, attirer les talents. Recenser les connaissances sur les propriétés nutritionnelles, organoleptiques de ces produits afin de sensibiliser à la qualité des produits locaux;

En collaboration avec le groupe de travail « restauration collective » et/ou « logistique » : accompagner les éleveurs dans la structuration de leur offre en adéquation avec les débouchés possibles du PAT pour l’équilibre financier de leurs exploitations. Exemple : étudier les besoins des éleveurs en système de livraison mutualisé, outil de transformation, … ;

Effets attendus :

- Maintenir les systèmes à l’herbe existants et permettre leur viabilité économique. Répondre au défi du renouvellement des générations voire installer de nouveaux éleveurs ;

- Maintenir les surfaces en prairies et améliorer les pratiques d’élevage pour la réduction des GES, la protection de la ressource en eau et le bien-être animal ;

- Développer la consommation locale des produits issus de l’élevage à l’herbe par le biais de la restauration publique et privée et autres débouchés en circuit-court. Obtenir des accords équitables : prix, volumes, conditionnements, transformation, livraison ; organiser la logistique en conséquence;

- Rendre attractive l’image des éleveurs, de la filière et de ses produits. Faire évoluer les habitudes de consommation vers plus de qualité et de local.

Points de vigilance :

  • Réussir à fédérer les acteurs en vue d’avoir des engagements réciproques aussi bien en termes d’évolutions de pratiques que de prix ; une attention sera portée afin que les actions ne déséquilibrent pas des marchés existants;
  • L’accompagnement au changement de modes de production, d’achats des différents circuits de distribution et de consommation ;
  • S’accorder autour des outils et mesures d’évaluation notamment environnementales.

Indicateurs de suivi :

  • Evolution des surfaces en prairie, captation carbone associée, nombre MAEC (protection de l’eau) ;
  • Nombre de fermes maintenues et installées;
  • Nombre de fermes vendant en local; évolution volumes de ventes en local en direction de la restauration publique et privée et des GMS ;
  • Enquête de satisfaction /impact auprès des différents acteurs ;
  • Nombre d’actions de communication et d’animation à destination des professionnels, des scolaires et du grand public

Samuel Caillon Samuel.caillon@gmail.com kaine.le@agglo-larochelle.fr