1 of 51

De la carte postale à la carte mémoire : une histoire de la dématérialisation

ESAV Marrakech Année 2022

Présent et mémoire des images

Séance 9 : Cinq films pour un adieu

Juan Palao (sur des propositions d’Olivier Rachet)

2 of 51

Esthétique métaphysique centrée sur la mélancolie (humeur noire en grec) et ses rapports complexes, indirects, avec l’art virtuel

Silence

La chambre de l’artiste

La solitude

Obscurité

Inquiétante étrangeté (Freud)

Nostalgie

Lenteur

Rêves + fantastique + métaphysique = fascination

3 of 51

Préparer l’adieu (I)

Giorgio de Chirico, Le Vaticinateur (1915)

Les mannequins inquiétants sont à la fois des statues, des ombres, des abstractions des corps humains, et les outils de l’hypothèse, la spéculation, l’essai intellectuel. Ils renvoient aussi aux identités non reconnaissables des rêves. Ce sont aussi des fantômes.

Remarquons l’effet de mise en abîme avec un tableau noir à l’intérieur du tableau. L’architecture classique est simplifiée à l’extrême comme dans les prototypes contemporains.

La perspective est tellement accentuée qu’elle devient irréelle. Le plan incliné n’est pas cohérent. Une saturation de faux dans un ensemble aux grandes surfaces vides.

4 of 51

Préparer l’adieu (II)

Giorgio de Chirico, Piazza d’Italia con statua (1917)

Une cheminée dépasse en hauteur la statue de la place. Un ordre symbolique a remplacé l’ancien ordre. La technique industrielle n’a pas de valeur rivale.

5 of 51

Préparer l’adieu (III)

Giorgio de Chrico, Le Muse inquietanti / Les Muses inquiétantes,  (1916, 1917, ou 1918)

Vers la fin de sa période métaphysique, certains tableaux annoncent déjà son retour réactionnaire vers la peinture classique et ses attaques contre les artistes modernes.

En 1946, il dénonce que tous ses tableaux exposés à la galerie Allard à Paris sont faux. Or c’est lui-même qui produira très souvent des répliques de ses tableaux métaphysiques…

6 of 51

�Lignes de fuite au cinéma

Promenade par quelques films où les esthétiques virtuelle et/ou métaphysique prennent une place significative.

7 of 51

Lignes de fuite au cinéma (I)

Adieu au langage, 2014, de Jean-Luc Godard (70 min.).

Directeur de la photographie: Fabrice Aragno

Avec Héloïse Godet

8 of 51

9 of 51

10 of 51

11 of 51

12 of 51

13 of 51

14 of 51

15 of 51

16 of 51

17 of 51

Lignes de fuite au cinéma (II)

Kill Bill: Vol. 1, 2003, de Quentin Tarantino, (111 min.)

Directeur de la photographie: Robert Richardson

Avec Uma Thurman

18 of 51

19 of 51

20 of 51

21 of 51

22 of 51

Lignes de fuite au cinéma (III)

La Société du spectacle, 1973, de Guy Debord (88 min.)

Montage: Martine Barraqué

Avec détournement de 

The Shanghai Gesture, 1941, de Josef von Sternberg (99 min.)

Directeur de la photographie: Paul Ivano 

Avec Gene Tierney et Victor Mature

23 of 51

24 of 51

25 of 51

26 of 51

27 of 51

28 of 51

29 of 51

30 of 51

31 of 51

32 of 51

33 of 51

34 of 51

35 of 51

Lignes de fuite au cinéma (IV)

Il deserto rosso, 1964, de Michelangelo Antonioni (120 min.)

Directeur de la photographie: Carlo Di Palma

Avec Monica Vitti et Richard Harris

36 of 51

37 of 51

38 of 51

39 of 51

40 of 51

41 of 51

42 of 51

43 of 51

Lignes de fuite au cinéma (V)

Los abrazos rotos, 2009, de Pedro Almodóvar (129 min.)

Directeur de la photographie: Rodrigo Prieto

Avec Penélope Cruz, Lluís Homar, Rubén Ochandiano et Dani Martín

44 of 51

45 of 51

46 of 51

47 of 51

48 of 51

49 of 51

50 of 51

51 of 51

Un aveugle voulant toucher un passé révolu, l’image spectrale d’un amour, d’un dernier baiser, une tache de pixels perdus dans le tourbillon du temps.