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De la carte postale à la carte mémoire : une histoire de la dématérialisation

ESAV Marrakech Année 2022

Présent et mémoire des images

Séance 9 : Cinq films pour un adieu

Juan Palao (sur des propositions d’Olivier Rachet)

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Esthétique métaphysique centrée sur la mélancolie (humeur noire en grec) et ses rapports complexes, indirects, avec l’art virtuel

Silence

La chambre de l’artiste

La solitude

Obscurité

Inquiétante étrangeté (Freud)

Nostalgie

Lenteur

Rêves + fantastique + métaphysique = fascination

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Préparer l’adieu (I)

Giorgio de Chirico, Le Vaticinateur (1915)

Les mannequins inquiétants sont à la fois des statues, des ombres, des abstractions des corps humains, et les outils de l’hypothèse, la spéculation, l’essai intellectuel. Ils renvoient aussi aux identités non reconnaissables des rêves. Ce sont aussi des fantômes.

Remarquons l’effet de mise en abîme avec un tableau noir à l’intérieur du tableau. L’architecture classique est simplifiée à l’extrême comme dans les prototypes contemporains.

La perspective est tellement accentuée qu’elle devient irréelle. Le plan incliné n’est pas cohérent. Une saturation de faux dans un ensemble aux grandes surfaces vides.

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Préparer l’adieu (II)

Giorgio de Chirico, Piazza d’Italia con statua (1917)

Une cheminée dépasse en hauteur la statue de la place. Un ordre symbolique a remplacé l’ancien ordre. La technique industrielle n’a pas de valeur rivale.

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Préparer l’adieu (III)

Giorgio de Chrico, Le Muse inquietanti / Les Muses inquiétantes,  (1916, 1917, ou 1918)

Vers la fin de sa période métaphysique, certains tableaux annoncent déjà son retour réactionnaire vers la peinture classique et ses attaques contre les artistes modernes.

En 1946, il dénonce que tous ses tableaux exposés à la galerie Allard à Paris sont faux. Or c’est lui-même qui produira très souvent des répliques de ses tableaux métaphysiques…

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�Lignes de fuite au cinéma

Promenade par quelques films où les esthétiques virtuelle et/ou métaphysique prennent une place significative.

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Lignes de fuite au cinéma (I)

Adieu au langage, 2014, de Jean-Luc Godard (70 min.).

Directeur de la photographie: Fabrice Aragno

Avec Héloïse Godet

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Lignes de fuite au cinéma (II)

Kill Bill: Vol. 1, 2003, de Quentin Tarantino, (111 min.)

Directeur de la photographie: Robert Richardson

Avec Uma Thurman

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Lignes de fuite au cinéma (III)

La Société du spectacle, 1973, de Guy Debord (88 min.)

Montage: Martine Barraqué

Avec détournement de 

The Shanghai Gesture, 1941, de Josef von Sternberg (99 min.)

Directeur de la photographie: Paul Ivano 

Avec Gene Tierney et Victor Mature

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Lignes de fuite au cinéma (IV)

Il deserto rosso, 1964, de Michelangelo Antonioni (120 min.)

Directeur de la photographie: Carlo Di Palma

Avec Monica Vitti et Richard Harris

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Lignes de fuite au cinéma (V)

Los abrazos rotos, 2009, de Pedro Almodóvar (129 min.)

Directeur de la photographie: Rodrigo Prieto

Avec Penélope Cruz, Lluís Homar, Rubén Ochandiano et Dani Martín

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Un aveugle voulant toucher un passé révolu, l’image spectrale d’un amour, d’un dernier baiser, une tache de pixels perdus dans le tourbillon du temps.