Des inégalités qui se creusent dans les quartiers gentrifiés : l'accès au logement, c’est urgent!
À Saint-Henri, comme dans tous les quartiers gentrifiés et partout au Québec, de plus en plus de personnes ont de la difficulté à payer leur loyer.

Depuis le début de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de la COVID-19, plusieurs locataires éprouvent de grandes difficultés financières, certainEs doivent même déménager le 1er juillet et sont à la recherche d’un logement.

Mais comment trouver un logement pas cher en ce moment, étant donné la pénurie de logements actuelle?

Par exemple, dans les quartiers du Sud-Ouest de Montréal - parmi les plus gentrifiés de la métropole -, le taux d’inoccupation est de 0,5 % ! Et les loyers ne cessent d’augmenter de manière alarmante comme l’atteste la hausse de 10,5 % entre 2018 et 2019, d’après les données de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL). Le risque de se retrouver à la rue est donc, en cette période, encore plus présent.

À cela s’ajoutent les évictions en cours des locataires et le manque criant de logements sociaux : à Montréal, des milliers de ménages sont en attente d’un logement subventionné approprié à la taille de leur ménage. Rappelons qu’aucune nouvelle unité de logement social n’est prévue dans le budget déposé, en mars dernier, par le gouvernement Legault, ni dans son plan de relance économique annoncé début juin!

Il faut aller au-delà des mesures annoncées et déjà mises en place par les différents paliers gouvernementaux - la Ville de Montréal, Québec, Ottawa - afin de répondre aux besoins des locataires. Ils doivent reconnaître que le logement est un droit essentiel.

Nous, les sous-signéEs, demandons que les 8 mesures suivantes soient mises en place ou bonifiées afin d'assurer l'accès au logement pour les personnes vivant avec de faibles revenus :

• Aucune éviction pour le non-paiement de loyer depuis le début de la crise ne doit avoir lieu.

• Les baux doivent être prolongés au-delà de leur échéance pour le temps de la crise, si les locataires le souhaitent.

• Des délais supplémentaires doivent être alloués pour le renouvellement des baux et pour contester les hausses de loyer.

• Les hébergements touristiques (ex : Airbnb) doivent être réquisitionnés par la Ville de Montréal pour loger les personnes sans-logis, et ce, à un coût raisonnable.

• Au provincial, plus de suppléments de loyer d’urgence doivent être débloqués.

• Au fédéral, un fonds adéquat de dépannage pour les locataires doit être mis en place.

• Le financement de nouveaux logements sociaux et communautaires.

• Que les banques permettent le report des hypothèques pour les propriétaires des immeubles locatifs.
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