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A la rencontre de NHK WORLD-JAPAN 2019 : la Maison de la culture du Japon à Paris
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Toutes les séances sont gratuites, avec sous-titres en français.

The Founder: Visionary Shogun, Ieyasu
Réalisateur : Shinichi Nishitani / 73 minutes / 2019
The Founder est une toute nouvelle série dramatique de la NHK. Adaptée du roman historique primé de Yoshinobu Kadoi, elle raconte la fascinante histoire vraie de Tokugawa Ieyasu (1543-1616) qui a fait de la ville d’Edo le siège du pouvoir du shogunat Tokugawa.
Nous sommes en 1590, et l’endroit que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de Tokyo s’appelle Edo. La terre est sauvage et inhospitalière, mais Tokugawa Ieyasu (Masachika Ichimura) a une vision : transformer le désert desséché en la plus grande ville du Japon. Sans eau, Edo demeure inhabitable, Ieyasu donne donc à son fidèle sujet et chef pâtissier préféré, Okubo Togoro (Kuranosuke Sasaki) la tâche difficile de trouver de l’eau potable pour la future cité.
Sa mission réussie, Togoro se voit confier le défi de sa vie : construire le premier cours d’eau douce reliant la colonie déjà peuplée d’Edo et le lac Nanai à 22 kilomètres de là. Alors que d’anciens alliés, menés par son grand rival Okubo Nagayasu (Masanobu Takashima), se retournent contre lui, Togoro doit travailler aux côtés du chef du village Uchida Rokujiro (Katsuhisa Namase) et du jeune technocrate Kasuga Seibei (Yudai Chiba) pour mener à bien le projet. Ensemble, ce trio improbable tient le destin des habitants d’Edo entre ses mains, mais parviendront-ils à accomplir leur mission à temps?
Samedi 1er juin à 14h00
Réservation (nombre de personne)
Samedi 22 juin à 16h30
Réservation (nombre de personne)
10 Years with Hayao Miyazaki (Part 1 & 2)
Réalisateur : Kaku Arakawa / 2 x 49 minutes / 2019
Part 1: Ponyo is Here
Nous sommes en 2006, deux ans après la sortie de Howl’s Moving Castle, Hayao Miyazaki commence à travailler sur son prochain long métrage. Sans avoir en tête une histoire précise, il veut se concentrer sur l’amitié entre un garçon appelé Sosuke et Ponyo, un poisson à visage humain. À partir d’une simple image, Miyazaki entreprend alors de développer un récit avec l’exigence qui le caractérise. C’est le secret de son étonnant travail d’animation : un scénario au départ absent pour une liberté créative maximale. Il cherche ainsi à repousser les limites de l’imagination pour atteindre l’ultime originalité de la narration. À travers les hauts et les bas du processus créatif, les personnages familiers et les intrigues de ce qui deviendra en 2008 le blockbuster Ponyo on the Cliff by the Sea, commencent à se dessiner.

Part 2: Drawing What’s Real
L’épisode 2 retrace les 200 jours qui ont précédé l’achèvement de Ponyo on the Cliff by the Sea. Nous sommes à l’été 2007 et la production bat son plein. Miyazaki a décidé de ne pas utiliser l’infographie. Son équipe d’animateurs doit donc tout dessiner à la main. La création d’un ensemble d’images d’une durée de cinq secondes seulement prend une semaine entière. C’est un travail lent et exigeant, même pour une équipe de 350 personnes. Ponyo s’inspire de la fille âgée de 18 mois d’un membre de son équipe et nommée Fuki. D’autres aspects empruntés à la vie réelle émergent au fur et à mesure que Miyazaki travaille sur son film fantastique. Des souvenirs d’enfance, de sa mère, reviennent à la surface 25 ans après la mort de celle-ci. Elle est à l’origine du personnage de Toki, une vieille femme seule et irritable. Ce film poignant et intime est le résultat d’un processus de création profondément personnel. Comme le dit Miyazaki : « Les films montrent qui vous êtes, peu importe à quel point vous essayez de le cacher ».

Samedi 1er juin à 15h45 (Part 1)
Réservation (nombre de personne)
Samedi 8 juin à 17h30 (Part 2)
Réservation (nombre de personne)
Samedi 6 juillet 15h00 (Part 1 + 2)
Réservation (nombre de personne)
10 Years with Hayao Miyazaki (Part 3 & 4)
Réalisateur : Kaku Arakawa / 2 x 49 minutes / 2019
Part 3: Go Ahead – Threaten Me
La relation parfois difficile entre Hayao et son fils Goro lors de la réalisation de La Colline aux coquelicots.

Part 04 : No Cheap Excuses
Avec «Le Vent se lève», le maître de l'animation s'attaque pour la première fois à l'histoire contemporaine.

Samedi 6 juillet à 17h30 (part 3 + 4)
Réservation (nombre de personne)
Emperor Akihito (EP01 + EP02)
Episode 1: Crown Prince of a Defeated NATION
L’épisode 1 se concentre sur l’enfance d’Akihito et sur ses premières années marquées par la guerre et la tradition. Des images du jeune Akihito et des entretiens avec ses camarades de classe offrent une rare perspective sur la formation du Prince. En 1953, il entreprend son premier voyage diplomatique outre-mer pour assister au couronnement de la reine Elizabeth II à la place de son père. Bien qu’il n’ait que 19 ans, il gagne le respect de personnalités publiques de premier ordre comme Winston Churchill, ou la reine elle-même devenue, par la suite, une alliée durable. L’expérience a profondément marqué le Prince, qui de retour chez lui, prend une conscience nouvelle de la place du Japon dans le monde.
Producteur : Daisuke Yamamoto / 73 minutes / 2019

Episode 2: The Two of us
L’épisode 2 retrace le parcours mouvementé d’Akihito de l’université jusqu’à son intronisation en 1990. Il se concentre sur le légendaire mariage du prince qui a vu, pour la première fois, l’amour triompher de la tradition. Le 10 avril 1959, 15 millions de personnes regardent la cérémonie télévisée de son union avec Michiko Shoda qui met fin à huit années de spéculation. L’histoire d’amour, née sur un court de tennis, entre le futur empereur et une roturière unit la nation.
Dirigeant avec compassion et humanité, le couple continuera à défier la tradition : de l’éducation de leurs enfants à la visite des zones sinistrées pour réconforter les victimes. Leur union redéfinit à jamais le rôle de la famille impériale.
Productrice : Kaori Kaiho / 73 minutes / 2019

Samedi 8 juin à 14h00 (EP01 + EP 02)
Réservation (nombre de personne)
Mercredi 26 juin à 15h00 (EP01 + EP 02)
Réservation (nombre de personne)
Survivor Trees: Hiroshima Reveale
Réalisateur : Yutaka Sakai / 49 minutes / 2018
Le 6 août 1945, Hiroshima est dévastée par une bombe atomique. Certains arbres ont miraculeusement survécu, on les appelle hibaku jumoku. Dans un rayon de 2 kilomètres autour de Ground Zero, on trouve 161 arbres survivants de 31 espèces différentes, chacun est un témoin vivant d’une tragédie indescriptible.

L’artiste new-yorkais Cannon Hersey est le petit-fils de l’écrivain John Hersey, lauréat du Prix Pulitzer, dont le récit sur six survivants d’Hiroshima est considéré comme l’une des plus belles œuvres du journalisme américain du XXe siècle. Sur les traces de son grand-père, Cannon utilise son art – des photos d’arbres survivants transformés en sérigraphie – pour conserver le souvenir d’Hiroshima et témoigner de sa renaissance. Survivor Trees : Hiroshima Revealed suit l’artiste dans ses rencontres avec des survivants pour qui l’éclosion de ces pousses vert vif dans les gravas symbolisait l’espoir d’un avenir possible.

De retour à New-York avec, dans ses bagages, des graines de Ginko d’un des arbres survivants d’Hiroshima, il réfléchit sur le Ground Zero de sa propre ville et sur le poirier qui se dresse dans ce qui était l’ombre des Twin Towers. Du Japon aux USA, ces symboles naturels puissants font écho aux paroles de son grand-père :
« La mémoire collective reste le plus grand espoir pour la survie de l’espèce humaine ».

Samedi 22 juin à 15h00
Réservation (nombre de personne)
Vendredi 28 juin à 17h30
Réservation (nombre de personne)
Creations from the Obscure
Réalisateur : Tomoya Ise / 59 minutes / 2018
Creations from the Obscure est un portrait puissant de trois artistes autodidactes, représentants de l’Art Brut japonais contemporain.

Marie Suzuki, 38 ans, a lutté toute sa vie contre l’anxiété et la dépression. Elle a commencé à dessiner il y a dix ans après un épisode particulièrement difficile. Travaillant des couleurs vives appliquées par pointillés, elle explore des visions alternatives de la féminité, tour à tour troublantes et captivantes.

Tomoyuki Hirano, 30 ans, a trouvé son salut à La Mano, un programme d’ateliers créatifs pour personnes handicapées à Tokyo. Il y a huit ans qu’il a commencé The Miho-san Series, des dessins présentés en storyboard où son professeur préféré devient l’héroïne éponyme d’aventures extraordinaires.

Makoto Toya, 73 ans, peint des rouleaux tentaculaires depuis cinquante ans. Son travail virtuose, fantastique, et érotique l’a sauvé quand son mariage s’est écroulé il y a vingt ans. Il revisite désormais son passé à partir de parchemins sur lesquels il a travaillé dans sa jeunesse, créant ainsi un vibrant système d’échos.

De Tokyo à Nantes, le travail de ces trois artistes d’une sincérité saisissante, crée des ponts solides et inattendus avec des gens et des cultures éloignés. Unissant le personnel et l’artistique, le film est un rappel poignant du rôle essentiel de l’art dans l’expression et la constitution de l’identité humaine.

Mercredi 26 juin à 17h30
Réservation (nombre de personne)
The Lost Hokusai
Réalisateur : Hideaki Okauchi / 49 minutes / 2017
Katsushika Hokusai (1760-1849) a peint son dernier chef-d’œuvre, Susano-o no Mikoto Making a Pact with the Spirits of Disease, à l’âge de 86 ans. Donné par l’artiste au sanctuaire d’Ushijima à Sumida, ce tableau extraordinairement détaillé et multicolore de 3 mètres de long a été détruit dans un incendie en 1923.

The Lost Hokusai suit la reconstitution méticuleuse de l’œuvre à partir d’une unique photographie noir et blanc prise au début du XXe siècle. Une technologie de pointe d’analyse d’image associée aux techniques traditionnelles de restauration ont permis, pendant deux ans, un travail monumental et passionnant présenté à l’écran comme un véritable voyage.

Vendredi 28 juin à 15h00
Réservation (nombre de personne)
The Pianist from Syria
Réalisatrice : Kaori Hizume / 49 minutes / 2018
La vidéo du pianiste syrien Aeham Ahmad jouant pour un groupe d’enfants dans les rues de Yarmouk et diffusée sur internet, a attiré l’attention du monde entier sur le sort de certaines des plus jeunes victimes de la guerre. Désormais réfugié en Allemagne avec sa famille, Aeham continue de donner des concerts afin de recueillir des fonds pour les survivants syriens et d’enseigner des chansons arabes aux enfants réfugiés de façon à les reconnecter avec leur passé.

The Pianist from Syria s’attache à ses pas, de l’adaptation que demande sa nouvelle vie en Europe, à son voyage émouvant à Hiroshima pour y rencontrer un accordeur qui a sauvé un piano de l’explosion d’Hiroshima. On l’appelle hibaku – le piano survivant – et les dégâts qu’il a subit ne rendent que plus belles les notes qu’Aeham en tire. Une puissante connexion s’établit entre l’instrument et le pianiste dans le besoin universel de dire, par la musique, une tragédie indicible et ainsi retrouver espoir et paix.

Vendredi 28 juin 16h30
Réservation (nombre de personne)
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