Vérité pour Giulio Regeni
Le 3 février 2016, dans un fossé de la banlieue du Caire aux alentours d'une base des services militaires égyptiens, a été découvert le corps du doctorant italien Giulio Regeni, disparu le 25 janvier 2016 au Caire. Giulio, 28 ans, se trouvait en Égypte pour mener son terrain de recherche sur le syndicalisme indépendant dans le cadre de sa recherche doctorale à l'Université de Cambridge.
Lors de l’identification et des autopsies réalisées sur le corps de Giulio, nombreux signes de torture ont été relevés. L'ONG Amnesty International a déclaré avoir reconnu dans le cas de Giulio Regeni les mêmes modalités de disparition forcée et torture dont sont victimes un grand nombre des citoyens égyptiens. Par des examens successifs effectués par les autorités italiennes, on apprend que Giulio a été torturé pendant au moins 7 jours.
Pourtant, à une année de distance, les circonstances de sa disparition et de sa mort restent occultées.

Dès le début des enquêtes, l'Égypte a montré une attitude extrêmement ambiguë et inquiétante. Différentes pistes ont été évoquées par les autorités égyptiennes afin d'expliquer la mort de Giulio : de l'accident routier au délit passionnel ou criminel. Le 24 mars 2016, 5 citoyens égyptiens injustement accusés de l’enlèvement et de l’assassinat de Giulio, ont été tués par les forces de l'ordre égyptiennes. Toutes ces pistes se sont révélées fausses.
D'ailleurs, suite à l'ouverture d'une enquête par le parquet de Rome, les autorités égyptiennes se sont montrées très peu collaboratives et transparentes. En réaction à cela le 8 avril 2016 le gouvernement italien a rappelé son ambassadeur en Égypte.
En décembre 2016 le responsable du syndicat des commerçants ambulants a déclaré au site web d'information « Huffpost Arabi » être un informateur des services secrets et avoir dénoncé Giulio au ministère de l'Intérieur.

Au regard de l'enquête menée par les organismes indépendants et du dernier rapport d'Amnesty International sur les modalités de répression en Égypte, les autorités égyptiennes semblent être directement impliqués dans la disparition et la mort sous torture de Giulio.
Nous demandons au gouvernement italien de se mobiliser au maximum et dans les plus courts délais pour que ce cas ne tombe pas dans l'oubli ; nous plaidons pour qu'une politique de pression à l'égard des autorités égyptiennes soit mise en place afin d'obtenir la plus complète vérité.
De même, compte tenu de la multiplication des accords commerciaux réalisés entre la France et l’Égypte, nous demandons à ce que les coopérations cessent et que le gouvernement arrête d’ignorer ces pratiques aussi scandaleuses que non démocratiques.

Nous considérons que la mort de Giulio est révélatrice de la brutalité d'un régime qui, de manière systématique, viole les droits les plus fondamentaux et se rend responsable de la disparition forcée, de la torture et de la mort d'un nombre croissant d'individus considérés, pour des raisons diverses, comme des menaces pour le régime.
Nous considérons que face à cet épisode, la communauté scientifique internationale doit se mobiliser de manière forte et solidaire, en condamnant toute tentative politique qui ne garantirait pas la liberté d'expression, le respect des droits humains ou qui menacerait l’exercice de la recherche indépendante en sciences sociales. Nous soutenons la défense de la production et la diffusion des connaissances sur les dynamiques sociales en tant qu'outil fondamental à la capacité réflexive et critique d'une société.


Vérité pour Giulio et pour tous les autres.


Pour signer l'appel écrire à veritepourgiulio@gmail.com


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Marta Esperti, Doctorante en Sociologie, Université Paris 13
Francesco Madrisotti, Doctorant en Anthropologie, EHESS
Celia Lamblin, Doctorante en Sociologie, Aix-Marseille Université
Caterina Giusa, Doctorante en Sociologie, Université Paris 13
Costantino Nicolizas, Doctorant en "Ethnologie et Anthropologie Sociale" - EHESS de Paris / chercheur adjoint - MUSA ("Museu da Amazônia"), Manaus (Brésil)
Cindy Morillas, politiste, Sciences Po Bordeaux
Ségolène Mennesson, doctorate, SciencesPo/Ulb
Yasmine Bouagga, Chargée de recherche au CNRS, Lyon
Maica Gugolati, Doctorante en Anthropologie, EHESS
Elisa Marcobelli, Docteure en Histoire, EHESS et FU Berlin
Silvia Romo, Doctorante en Etudes Politiques, EHESS
Tomas Legon, Docteur en Sociologie, EHESS
Marta Lotto, Docteure en Anthropologie, Université Paris 8
Giacomo Mantovan, Docteur en Anthropologie sociale, EHESS, Paris, Research fellow, IIAS (Leiden, Netherlands)
Lorenzo De Sabbata, Doctorant en Histoire, EHESS
Gabriele Montalbano, Doctorant en Histoire, EPHE
Roque Urbieta Hernandez, Universidad Autónoma de Madrid/Anthropologie Social et Ethnologie
Mondes Américains (unité CNRS/EHESS/Universités Paris 1 et Paris 10)
Guglielmo Scafirimuto, Doctorant en Cinéma, Université Paris 3
Jessy Simoni, Elève de l'ENS de Paris
Aida Marrella, Doctorante en Litérature anglo-américaine, Université Paris 4
Mattia Galeotti, Doctorant en Mathématiques à l'IMJ-UPMC
Mathilde Bertrand, MCF Université Bordeaux
Simone Leotta, Doctorant en philosophie, EHESS
Rojda Alac, Docteure en Sociologie, EHESS, Paris
Violeta Ramirez, Doctorante en Anthropologie, Université de Nanterre
Angelo Montoni Post-doc Uqam Montréal
Michele Mioni, Doctorant en Histoire, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Marie van Effenterre, doctorante en anthropologie, EHESS Paris
Dorina Rosca, CEMI-EHESS
Julie Gervais, politiste, universite Paris I
Rémi de Bercegol, cnrs, prodig
Samuel Hayat, chercheur en science politique (CNRS-CERAPS)
Morgan Jouvenet, chercheur (CNRS)
Jean-François Mignot, GEMASS, Université Paris-Sorbonne, CNRS
Yves Sintomer, Senior Visiting Democracy Fellow, Ash Center for Democratic Governance and Innovation, Harvard Kennedy School, Senior Fellow, French University Institute (IUF), Professor of political science, Paris 8 University, research center CSU-CRESPPA (CNRS/Paris 8 University)
Kevin Vacher, Doctorant en sociologie, Université Paris VIII / CRESPPA-CSU
Lucile Maertens, PhD in Political Science, Postdoctoral fellow | Swiss National Science Foundation, Visiting research fellow | Columbia University - Earth Institute/CIESIN, Research associate | CERI/SciencesPo
Jocelyne Dakhlia, Directrice d'Etudes EHESS
Fabio Finocchi, Directeur de Recherche au CNRS, UPMC, Sorbonne Universités
Artemisa Flores Espinola, Docteure en sociologie, Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris (CRESPPA)
François Briatte, politiste, ESPOL Lille
Francesca Artioli, UPEC, Lab'Urba
Carlo Vercellone, MCF HDR d'économie, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne
Didier Chamanet, Chargé de recherche à l'IFSTTAR
Pierre Clément , Maître de conférences à l'université de Rouen
Claire Vincent-Mory, doctorante Université Paris Nanterre
Marie VANNETZEL, Chercheuse CNRS, CURAPP-ESS
Stéphane DOUAILLER, Professeur de Philosophie, Université Paris 8
Guadalupe Deza, doctorante en Philosophie, Université Paris 8
Vincent Romagny, Doctorant en esthétique à Paris 8
Alessandra Russo, Sciences Po Bordeaux
Ylenia Bursich, étudiante à Paris Diderot
Daniel BACH, D.Phil (Oxon), Directeur de recherche émérite au CNRS, CNRS Research Professor Emeritus
Christelle Morel Journel, MCF Aménagement de l'espace, Université de Saint-Etienne
Yolaine Gassier, doctorante en science politique (CHERPA/LEST)
Céline Lebrun, étudiante en M2 de science politique, Université Paris 1
Cristina Nizzoli, Associée au CMH (EHESS), Paris.
Béatrice von Hirschhausen, Chargée de recherche CNRS - UMR 8504 Géographie-cités - Paris, Chercheuse associée au Centre Marc Bloch - Berlin
Fabien Jobard, Centre Marc Bloch
Marie Goupy, Maître de Conférences à l'ICP, Directrice de programme au Collège International de Philosophie,Chercheuse associée au Sophiapol (Université Paris Ouest)


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