Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire “Touche pas ma ZEP !”
Pour la sauvegarde de l'éducation prioritaire en lycée. Appel ouvert à la SIGNATURE COLLECTIVE des lycées relevant de l'éducation prioritaire ou qui devraient en relever. Vous pouvez également le soutenir en tant que collège ou école REP/REP+ ou ex-RRS mais aussi en tant qu'organisation (structure syndicale, association de parents d'élèves...). Vous retrouverez le texte de l'appel en bas de la page. Pour suivre notre mobilisation, la page facebook commune : https://www.facebook.com/touchepasmazep/ et le site internet http://www.tpamz.levillage.org
Le nom de votre lycée (votre signature COLLECTIVE apparaîtra comme "les personnels mobilisés du lycée...") ou celui de votre collège ou école (si vous soutenez l'appel en tant qu'établissement REP/REP+ ou ex-RRS) ou celui de votre organisation (si vous soutenez l'appel en tant que structure syndicale ou association de parents d'élèves...)
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Texte de l'appel :
Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire
“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com' ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l'éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu'ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d'une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d'annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d'enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d'élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l'offre d'options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d'enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d'établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés du...
lycée Joliot Curie de Nanterre (92), lycée Guy de Maupassant de Colombes (92), lycée Romain Rolland de Goussainville (95), lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (95), lycée Prony d’Asnières-sur-Seine (92), lycée Maurice Utrillo de Stains (93), lycée Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse, lycée Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), lycée Jacques Brel de La Courneuve (93), lycée Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), lycée André Malraux de Montataire (60), lycée Jean Jaurès d’Argenteuil (95), lycée Romain Rolland d'Amiens (80), lycée Léonard de Vinci de Bagneux (92), lycée Paul Langevin de Nanterre, lycée Jean Zay d'Aulnay-sous-Bois (93), lycée Galilée de Gennevilliers (92), le lycée Marcel Cachin de Saint Ouen (93), lycée Michel-Ange de Villeneuve-la-Garenne (92), Maurice Eliot à Epinay sous-sénart (91), lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles (95), lycée Jacques Feyder d'Epinay-sur-Seine (93), Lycée Nadia et Fernand Léger d'Argenteuil (95), lycée Jean Rostand de Villepinte (93), lycée Claude Garamont de Colombes, lycée Louise Michel de Nanterre, lycée Georges Braque d'Argenteuil, lycée Claude Chappe de Nanterre, lycée Arago de Villeneuve-St-Georges (94), lycée Blaise Pascal de Forbach (57), lycée La Tournelle de la Garenne-Colombes (92), lycée Pierre Mendes-France de Ris-Orangis (91), lycée de Bezons (95), lycée Petiet de Villeneuve-la-Garenne, lycée Louise Michel de Bobigny (93), lycée Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Lycée René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), lycée Maurice Gennevoix de Montrouge (92), lycée Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), lycée Paul Eluard de St Denis (93), lycée la Tourelle de Sarcelles, lycée Louis Armand de Chambéry (73), lycée Newton de Clichy (92), lycée Gaston Darboux de Nîmes (30), lycée Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), lycée Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), lycée Victor Hugo de Marseille (13), lycée Saint-Exupéry de Marseille (13), lycée Eugène Delacroix de Drancy (93), lycée Edouard Branly de Dreux (28), lycée Paul Painlevé de Courbevoie (92), lycée Charles Baudelaire d'Evry (91), lycée Auguste Perret d'Evry (91), lycée Maurice Viollette de Dreux, lycée Camille Claudel de Mantes-la-Ville (78), lycée Frédéric Mistral de Marseille, lycée Camille Jullian de Marseille, lycée Charles Baudelaire de Fosses (95), lycée Julie-Victoire Daubié d’Argenteuil, lycée Robert Doisneau de Corbeil-Essones (91), lycée Blaise Cendrars de Sevran (93), lycée la Viste de Marseille, Lycée Germaine Tillion du Bourget (93), lycée Champlain de Chennevières-sur-Marne (94), lycée Jean Moulin de Roubaix (59), lycée Armand Guillaumin d'Orly (94), lycée Honoré-de-Balzac de Mitry-Mory (94), lycée Jules Michelet de Fontenay-sus-Bois (94), lycée Anatole France de Colombes, lycée Denis Diderot de Marseille, lycée Elie Faure de Lormont (33), lycée Wolfang Amadeus Mozart Le Blanc-Mesnil (93), lycée Edmond Rostand de Saint-Ouen l’Aumône (95), lycée Voilin de Puteaux (92), lycée Henri Matisse de Trappes (78), Lycée Jules Uhry de Creil (60), Lycée Emile Béjuit de Bron (69), lycée Colbert du Petit-Quevilly (76), lycée Joliot Curie d'Oignies (62), lycée Denis Papin de La Courneuve (93), lycée Alfred Kastler de Denain (59), Lycée Guynemer de Toulouse (31), lycée Le Corbusier de Cormeilles-en-Parisis (95), lycée Jacques Brel de Choisy-le-Roi (94), Lycée Henri Wallon d'Aubervilliers (93), lycée Paul Langevin de Beaucaire (30)...

avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d'Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS)...
du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St Exépury de Villiers-le-Bel (95), collège Romain Rolland de Bagneux (92), du collège Voltaire de Sarcelles (95), de l'école maternelle Henri Wallon de Gennevilliers (92), du collège Gay-Lussac de Colombes, du collège Elsa Triolet de St-Denis, du collège Henri matisse de Garges-lès-Gonesse (95), du collège Barbara de Stains (93), du collège Marcel Pagnol de St-Ouen l'Aumône (95), des écoles élémentaires Jacques Decour A et B de Nanterre (92), de l'école maternelle Jacques Decour de Nanterre, collège Jean Lurçat de Sarcelles, collège Henri Wallon d'Aubervilliers (93)...

avec le soutien de : UNSEN-CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU 81, 82 et Versailles, SNES-FSU 85 et 92, SNUEP-FSU 75 et Versailles, FSU 60, fédération SUD éducation, CNT-SO, UNL, FCPE Bagneux, Asnières-sur-Seine, Villeneuve-la-Garenne, Gennevilliers(92), Goussainville (95) et lycée Paul Eluard de St-Denis (93)…

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

Première manif NATIONALE Jeudi 19 janvier 2017 RDV à 13h Place de la Sorbonne à Pais en direction du ministère
Toutes les informations sur notre site et notre page facebook.
Gréve nationale Mardi 3 janvier 2017 avec reconduction. Ultimatum posé à la ministre pour une carte élargie de l'éducation prioritaire en lycée !
Gréve nationale Mardi 3 janvier 2017 avec reconduction. Ultimatum posé à la ministre pour une carte élargie de l'éducation prioritaire en lycée !

https://www.facebook.com/events/231353847286121/

Succès de la mobilisation du 17/11 : nouvelle journée de grève nationale mardi 29/11 avec dépôt de préavis reconductible et AG commune de grévistes pour décider
Une réussite de mobilisation sans précédent pour l'éducation prioritaire en lycée pour cette journée nationale de grève du 17/11 !
-AG Région Parisienne du matin : une trentaine de lycées représentés dont 25 au moment des votes
-1000 en manif à Paris avec des dizaines de lycées de toute l'Ile-de-France et au-delà : 75, 77, 78, 91, 92, 93, 94, 95 + Oise (60) et une délégation de Dreux (28). Une délégation mixte des lycées mobilisés présents (Académies de Versailles, Créteil, Orléans-Tours, Amiens et Paris) et de l'intersyndicale IdF (CGT, FO, FSU, SUD) et a été reçue au ministère.
-400 en manif à Marseille avec 15 lycées représentés dont 12 de Marseille et 3 de l'académie (Avignon, Port-de-Bouc...)
-300 en manif à Dreux avec 100 grévistes sur 120 profs !!!
-grève à Toulouse en collège REP à la Reynerie
-Des collèges en grève (92 Nord, 93, 31) et aussi des écoles (93) REP/REP+ ou ex-RRS pour la première fois depuis la rentrée. Des collègues de la Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire (MLDS) d'Ile-de-France étaient aussi en grève et dans la rue avec nous pour revendiquer d'être reconnus comme relevant de l'éducation prioritaire !
-Des taux de grève importants allant jusqu'à 70, 80, 90 % ou même la grève unanime !

Résultats de l'AG de grève commune à la région parisienne :
*Nouvelle journée avec préavis de grève reconductible déposé et annoncé et avec une AG de grévistes commune pour décider de la reconduction et des suites le jour de la grève
*Dates : prochaines journées de grève mardi 29/11 et aussi en janvier
*29/11 : manif le matin et AG l'après-midi pour avoir le temps de discuter et de décider des suites
*Appel à la grève en école et en collège REP/REP+ ou ex-RRS pour un label commun de l'éducation prioritaire de la maternelle au BAC, contraignant en termes de moyens pour les élèves (effectifs, groupes réduits, vie scolaire...) et de compensations spécifiques pour les personnels (indemnités, droits à la mutation...).
*Nouvelle AG de coordination des lycées mobilisés de Région Parisienne lundi 21/11 à 18h (une réservation de salle est lancée : lieu, date et horaire à confirmer) pour organiser la journée du 29/11 (lieu de manif, parcours, actions jusqu'au 29/11...)

https://www.facebook.com/events/1154065757973924/

Après le succès du 11/10, grève nationale jeudi 17/11 pour sauver l'éducation prioritaire en lycée !
Tract d'appel maquetté .pdf :
https://drive.google.com/open?id=0B1__Sxs3V-hoWkJPMWJPSnZ6blE

Madame la Ministre, la réussite de nos élèves ne se monnaye pas contre la prorogation d'une prime
LES LYCÉES DOIVENT
RESTER EN ÉDUCATION PRIORITAIRE


Le Ministère a décidé de donner moins aux lycéens qui ont déjà le moins

Le communiqué de presse du Ministère du 30 septembre évoque une "clause de sauvegarde" pour les personnels des lycées. Trois enseignements :
Le Ministère acte officiellement la fin de l'Éducation Prioritaire pour tous les lycées. En effet ce dispositif de sauvegarde, créé lors de la réforme de l'Éducation Prioritaire de 2014, a pour objectif d'accompagner les personnels des établissements qui en sortent.
Répondre par la seule prolongation d'une prime est une injure faite aux enseignants mobilisés. Nous nous battons pour des conditions de travail et d'enseignement favorables à la réussite de nos élèves. Et de ce côté, aucune réponse n'a été apportée à ce jour.
Le Ministère est fébrile. Cette tentative improvisée de déminage consiste à proroger pour 2 ans les diverses bonifications et indemnités. Or, cette prolongation ne concerne que les collègues arrivés avant 2015... créant de fait 2 catégories d’enseignants dans nos lycées !

Mardi 11 octobre : un mouvement qui s'amplifie
Le sujet est désormais national

Le mardi 11 octobre, nous étions à nouveau en grève et dans la rue. Cette deuxième journée de mobilisation commune des lycées en Éducation Prioritaire (ex-ZEP, Politique de la ville, APV, ECLAIR, Zone violence, Zone sensible, Ambition Réussite, DERS, Plan Espoir Banlieues…) ou qui devraient légitimement en relever a été marquée par une amplification du mouvement :
davantage d'établissements en grève et présents en manifestation ;
davantage d'académies concernées : le mouvement de grève s’est étendu à l’ensemble de la banlieue parisienne (notamment sur l’académie de Créteil, dans le 93 et le 94) et il n'est plus cantonné à l'Île-de-France puisque plusieurs lycées de Marseille (13) et de Dreux (28) sont entrés dans la danse.
davantage d'enseignants en grève (avec des taux de grévistes de 80% dans certains établissements) et présents à la manifestation parisienne.

Notre mouvement a fait couler de l’encre dans la presse nationale (Une de l’Humanité, tribune à paraître sur notre réponse au rapport du CNESCO dans Le Monde....) et régionale (plusieurs articles dans l'Echo Républicain, Le Parisien, la Marseillaise, plusieurs reportages sur France 3 Région...).
Enfin, les soutiens syndicaux se multiplient.
Si Najat Valaud-Belkacem pensait pouvoir tuer l'Éducation Prioritaire en lycée sans avoir à communiquer, c'est bien raté ! Le mouvement est désormais national et la presse s'en fait l'écho régulièrement.

La prolongation d'une indemnité pour deux ans n'est pas une réponse acceptable

Notre Collectif persiste à considérer qu’un simple prolongement temporaire de deux ans d’une indemnité pour les enseignants de l'Éducation Prioritaire ne peut en aucun cas être une réponse satisfaisante à des inquiétudes portant sur le statut des lycées et les moyens qui leur sont attribués pour permettre la réussite des élèves.

C’est pourquoi les établissements membres du Collectif « Touche pas ma ZEP ! », toujours plus nombreux (64 lycées mobilisés de 10 académies à avoir signé notre appel), continuent à réclamer la publication d’une carte élargie de l’Éducation Prioritaire en lycée et dotant ces établissements d’un label contraignant en termes d’effectifs limités d’élèves par classe, de moyens pérennes alloués (dédoublements, vie scolaire…) et de compensations spécifiques pour les personnels (droits à la mutation, indemnités...) permettant d’assurer la stabilité des équipes.

AMPLIFIONS LA MOBILISATION !
GREVE NATIONALE le JEUDI 17 NOVEMBRE
Un préavis national de grève sera déposé mais aussi des préavis académiques
par CGT, FO, SNEP, SNES, SNUEP-FSU et SUD (pour les détails, voir la page facebook)

http://www.tpamz.levillage.org Twitter : @tpamz Page facebook : touchepasmazep

Vous trouverez avec les liens ci-dessous lien un appel à la grève pour le 17/11 (à imprimer en A3 pour faire une affiche pour panneau syndical ou à imprimer en A4 ou A5 pour faire des flyers à distribuer aux collègues).

Appel à la grève pour le 17/11 maquetté (version .pdf)
https://drive.google.com/file/d/0B1__Sxs3V-hoV1JaZXlUREoyMGdjcnFNWmFJMnp1aEhCMVc4/view
Appel à la grève pour le 17/11 version modifiable (.docx)
https://drive.google.com/file/d/0B1__Sxs3V-hoRzZiZVQ1eGxnWHBvRVRkNFlnc1NCZ1VyZW9n/view


Vous pouvez aussi partager l'événement facebook de la journée du 17/11 qui vient d'être créé :
https://www.facebook.com/events/322478661461989/

NOUVEAU : motion-type de soutien à l'appel "Touche pas ma ZEP" pour école/collège REP/REP+ ou ex-RRS :
https://drive.google.com/open?id=0B1__Sxs3V-hoM19SYnZZTXZ2WmM

NOUVEAU : nous avons maintenant une motion/courrier-type de soutien (cliquer sur le lien ci-dessus) pour les écoles ou les collèges REP/REP+ ou ex RRS qui nous envoient leurs anciens élèves et qui souhaitent soutenir notre appel : à diffuser et à partager largement à vos contacts ! (rédigée en reprenant une initiative du collège Voltaire de Sarcelles). Les parties à modifier par chaque école ou collège sont en jaune. On peut en faire une motion à présenter en conseil d'école ou en CA de collège. Mais on peut aussi l'envoyer comme courrier à la ministre à transmettre par la voie hiérarchique.
Si des écoles ou des collèges ont cette démarche, n'oubliez pas de nous le signaler afin qu'on les rajoute dans les soutiens de l'appel (soit en soutenant collectivement en ligne, soit en nous envoyant un mail).
Pour soutenir l'appel en ligne en tant qu'école/collège REP/REP+ ou ex-RRS, on peut le faire sur cette page. il suffit donc d'utiliser le même lien que pour le signer en tant que lycée.

Les personnels mobilisés A ………….., le …………………………………...
du Collège / de l’école…..
à Madame la Ministre de l’Education Nationale,
s/c de Monsieur le Recteur de l’Académie de ………...
s/c de Madame la DASEN du ….,
s/c de Madame la Principale / l’IEN de ………………………..

Madame la Ministre de l’Education Nationale,
Nous, personnels éducatifs du Collège / de l’école ……………….. classé REP/REP+ ou anciennement classé RRS souhaitons vous faire connaître par le présent courrier, notre pleine et entière solidarité envers les collègues des lycées de l’éducation prioritaire, et particulièrement envers ceux des lycées …………………………………………………...
En effet, nous ne comprenons pas la logique qui ferait que des élèves qui ont été de la maternelle à la Troisième des élèves de l’éducation prioritaire, n’en fassent plus partie à partir de la Seconde.
Nous nous demandons comment leurs difficultés scolaires et personnelles auraient pu disparaitre durant l’été, entre le collège et le lycée, justifiant ainsi que les quelques aides dont ils bénéficiaient leur soient brutalement retirées.

Les chiffres du dernier rapport du Conseil National d’Evaluation du Système Scolaire (CNESCO), par exemple, disent que nos élèves ne maîtrisent actuellement que 35 % des compétences attendues en français, en fin de Troisième.
Or c’est à ces élèves en grande difficulté scolaire que vous retirez les maigres béquilles que le label Education Prioritaire leur donnait. L’échec de ces élèves semble désormais assuré.

Autre cause avérée des inégalités scolaires, toujours selon le CNESCO : le manque de stabilité des équipes pédagogiques dans l’Education prioritaire.
Retirer à nos collègues de lycées le faible avantage dont ils ont pu bénéficier en enseignant dans ce type d'établissements, ne contribuera pourtant qu’à accroître fortement le renouvellement incessant des équipes.

Le manque de considération pour nos collègues et pour nos anciens élèves nous choque profondément. C’est pourquoi nous soutenons l’appel “Touche pas ma ZEP !” pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée (voir PJ).

Nous sommes atterrés de constater qu’alors que tous les signaux scolaires et sociétaux sont au rouge, le choix politique de faire sortir les lycées de l’Education prioritaire ne peut contribuer qu’à une chose : amplifier le sentiment de rejet et d’abandon déjà omniprésent au sein des quartiers populaires.

Nous vous demandons donc, Madame la Ministre de l’Education Nationale, d’accorder à nos collègues et à leurs élèves toute la considération qu’ils méritent en accordant le statut d’éducation prioritaire à tous les établissements qui le nécessitent.

Par ailleurs, les collèges et les écoles anciennement classés en Réseau de Réussite Scolaire (RRS), qu'ils aient ou non conservé le label REP ou REP +, sont nombreux à découvrir des moyens en baisse par rapport à la rentrée 2015. Nous vous demandons donc de prendre conscience de l’ampleur du problème que révèle le rapport du CNESCO, en augmentant de façon conséquente les moyens accordés, de la maternelle au baccalauréat, à une éducation qui n’a de prioritaire que le nom. Seules la réduction urgente de la taille des classes, accompagnée de dédoublements, et la mise en place de compensations spécifiques pour les personnels (droits à la mutation, indemnités...) à même de stabiliser les équipes permettra de réduire les inégalités scolaires.

Nous sommes prêts à en discuter avec vous, quand vous le souhaiterez.

Veuillez recevoir nos cordiales salutations, et l’assurance de notre profond attachement au service public d’éducation.

Les personnels mobilisés du Collège ou de l’école


PJ : l’appel “Touche pas ma ZEP” pour la sauvegarde de l’éducation prioritaire en lycée



Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire
“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com' ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l'éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu'ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d'une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d'annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d'enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d'élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l'offre d'options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d'enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d'établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin, Louise Michel et Claude Chappe de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange et Charles Petiet de Villeneuve-la-Garenne (92), La Tournelle de La Garenne-Colombes (92), René Auffray de Clichy-la-Garenne (92), Maurice Genevoix de Montrouge (92), Jean Zay d'Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d'Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93), Louise Michel de Bobigny (93), Paul Eluard de Saint-Denis (93), Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Arago de Villeneuve-St-Georges (94), Nadia et Fernand Léger, Jean Jaurès et George Braque d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau et de la Tourelle de Sarcelles (95), de Bezons (95), Pierre Mendès-France de Villiers-le-Bel (95), Maurice Eliot d'Épinay-sous-Sénart (91), Pierre Mendès-France de Ris-Orangis (91), Jean Rostand de Mantes-la-Jolie (78), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d'Amiens (80), Blaise Pascal de Forbach (57), Louis Armand de Chambéry (73), Gaston Darboux de Nîmes (30), Toulouse-Lautrec de Toulouse (31), Charles Mongrand de Port-de-Bouc (13), Victor Hugo de Marseille (13), Saint-Exupéry de Marseille, Edouard Branly de Dreux (28)…

Avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d'Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS) du collège Moulin-Joly de Colombes (92), du collège les Sablons de Viry Chatillon (91), du collège Jean-Baptiste Clément de Colombes, du collège Vercors de Grenoble (38), du collège St-Exépury de Villiers-le-Bel (95), collège Romain Rolland de Bagneux (92), du collège Voltaire de Sarcelles (95)...

Avec le soutien de : CGT éduc’action, UD CGT 91 et 92, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, FSU 60, SUD éducation, UNL, FCPE Asnières-sur-Seine, Bagneux, Villeneuve-la-Garenne et lycée Galilée de Gennevilliers (92)...

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.
https://www.facebook.com/touchepasmazep/

MARDI 11 OCTOBRE ON CONTINUE ! TOU-TE-S EN GREVE POUR SAUVER L'EDUCATION PRIORITAIRE EN LYCEE.
"Sortie programmée des lycées
de l’éducation prioritaire

INACCEPTABLE !!!

TOU-TE-S EN GREVE LE
MARDI 11 OCTOBRE 2016

Le jeudi 29 septembre 2016, lapremière mobilisation commune de lycées en Education prioritaire ou de lycées qui devraient légitimement en relever, soutenue par l'intersyndicale de l'académie de Versailles, a été un vrai succès. Une vingtaine d'établissements se sont retrouvés à Paris à proximité du Ministère. Pour la première fois depuis le début du mouvement, une délégation a été reçue (après beaucoup d'attente et d'insistance). Notre journée d’action a été relayée dans la presse : Libération, Le Parisien, Bondy blog.

L'audience en elle-même n'a rien donné de concret, mais dès le lendemain (vendredi 30 septembre), le Ministère a publié un communiqué affirmant que nos « inquiétudes sont infondées » et que « le ministère de l'Éducation nationale tient à rassurer ces enseignants”.Le fait de contraindre la Ministre à communiquer est en soi un premier succès, elle qui voulait en catimini en finir avec l’Education prioritaire en lycée. Mais le contenu de ce communiqué n’est en rien rassurant :
Infondées, nos inquiétudes?
Dans le titre-même de son communiqué, la Ministre conforte les motifs d'inquiétude, voire de révolte des personnels. Ce titre : « Éducation prioritaire : la clause de sauvegarde concerne aussi les lycées » non seulement réduit de façon méprisante la portée de nos revendications à des indemnités et des bonifications, mais surtout signe l’arrêt de mort de l’éducation prioritaire en lycée puisque la « clause de sauvegarde » est un dispositif qui consiste à amortir le choc d'une sortie progressive du dispositif ZEP. Si les lycées sont concernés par cette clause de sauvegarde, c'est bien qu’ils sont voués à sortir prochainement du dispositif !

LES LYCEES SORTENT DU DISPOSITIF ZEP !!!

Pouvons-nous rester inactifs face à une telle confirmation ? Pourquoi les lycées ont-ils été exclus de la “refondation” de l'EP de 2015, et pourquoi prétend-on nous faire attendre 2020 pour savoir si les lycées entrent peut-être (ou peut-être pas) dans une carte révisée des ZEP ? Combien de collègues expérimentés auront quitté ces établissements d'ici là, face aux incertitudes et à la dégradation des conditions de travail ? Combien d’élèves auront été sacrifiés par la dégradation des conditions d’enseignement ?


NE LAISSONS PAS FAIRE: EXIGEONS POUR LES LYCEES “ZEP”:
mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités significativement ;
des moyens supplémentaires pour dédoubler et encadrer davantage les élèves ;
le maintien et l’élargissement à tous les personnels d'une indemnité et de compensations spécifiques pour stabiliser les équipes.


http://www.tpamz.levillage.org Twitter : @tpamz Page facebook « Touche pas ma ZEP »."

https://www.facebook.com/events/558633604345521/

Organisation de la journée de grève du 11 octobre : possibilités d’occupations de lycées le lundi 10 octobre puis mobilisations locales la matinée du mardi 11 octobre suivie d’une manifestation se terminant devant le Ministère à 14h pour montrer l’unité de notre mouvement.

Informations autour de l'appel : appel à la grève le 29 septembre / rassemblement au ministère RDV 14h Métro Solférino
https://www.facebook.com/events/1797037977246200/
https://www.facebook.com/events/987356678041764/

Rassemblement au ministère RDV jeudi 29/09 à 14h métro Solférino

« Touche pas ma ZEP ! »
Mobilisons-nous pour défendre l’éducation prioritaire en lycée

Au moment de la réforme de la carte de l’éducation prioritaire, seule une liste des collèges REP et REP+ a été publiée. La ministre de l’Éducation Najat Valaud-Belkacem précisait alors qu’une liste des lycées serait publiée ultérieurement. Cette annonce a sans cesse été repoussée depuis.

Or, à deux reprises, dans un courrier au député Sébastien Pietrasanta et en réponse au maire de Nanterre, Najat Vallaud-Belkacem a signifié la fin de l’éducation prioritaire en lycée. D’abord en évoquant un cadre de l’éducation prioritaire qui s’arrêterait à la fin de l’éducation obligatoire, « c’est-à-dire l’école et le collège », puis en évoquant une « clause de sauvegarde » pour les lycées anciennement éducation prioritaire qui prendrait fin à la rentrée 2017. Le plus choquant dans ces annonces est qu’elles sont faites en catimini : ni communiqué de presse, ni conférence de presse de la ministre, et qu’elles entrent en contradiction avec de récentes annonces : dans un tweet du 17 septembre, Mme Vallaud-Belkacem propose « d’étendre la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans »…

Les conséquences de la sortie de l’éducation prioritaire seraient extrêmement claires : baisse des moyens et hausse des effectifs par classe, fin des bonifications pour les mutations et des primes liées à l’exercice dans de tels établissements, ce qui fragiliserait la stabilité des équipes pourtant nécessaire dans ce type d’établissements.

Par ailleurs, il est incompréhensible de considérer que l’éducation prioritaire puisse s’arrêter à la fin du collège. Les lycées qui étaient classés ZEP ou qui sont labellisés « politique de la ville », par exemple, recrutent dans des bassins où l’essentiel des collèges sont classés REP ou REP+. Les difficultés sociales et scolaires des élèves ne disparaissent pas par magie à l’issue du collège. Le soutien particulier dont bénéficient les élèves en primaire et au collège lorsque leur établissement est classé en éducation prioritaire (quel que soit le dispositif auquel il appartient) disparaîtrait de fait dès leur entrée en seconde, au moment même où ils se préparent au baccalauréat et font des choix cruciaux pour leur orientation dans l’enseignement supérieur.

Les lycées concernés (ex-ZEP, Politique de la ville, APV, Zone violence, Zone sensible…), considérés comme relevant de l’éducation prioritaire (ou qui devraient l’être), se mobilisent donc pour réclamer la publication d’une liste élargie de lycées en éducation prioritaire (voir appel au verso). La mobilisation a commencé au printemps dernier avec l’organisation d’une "garden party de l’éducation prioritaire" devant le ministère le 18 mai 2016 qui a réuni 200 professeurEs de différents lycées de région parisienne. À la rentrée, les professeurEs du lycée Joliot-Curie de Nanterre (92) ont décidé de se mettre en grève reconductible. Ils ont manifesté avec les parents d’élèves le samedi 17 septembre à Nanterre. Grâce à ces actions, la ministre a déjà fait évoluer son discours puisque dans une réponse aux enseignantEs de ce lycée, elle déclare que « les critères d'allocation des moyens pour les lycées en éducation prioritaire ne sont nullement remis en cause. De plus, le texte garantissant les indemnités spécifiques pour les enseignants de ces lycées fera l'objet d'une prorogation ».

Mais ces annonces demeurent très floues. Cette semaine, tous les lycées qui se sont constitués en un collectif « TOUCHE PAS MA ZEP ! » ont envoyé une demande d’audience collective auprès de la ministre. Ils ont tous signé un appel « Touche pas ma ZEP » qui a été joint au courrier (voir verso).

Le jeudi 29 septembre, une première journée de grève commune à tous ces lycées (avec des actions locales : communication auprès des parents et des élus, occupation de lycées…) sera organisée pour exiger la mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.
Un préavis de grève a été déposé pour le 29 septembre par les organisations syndicales CGT, FO, SNEP, SNES, SNUEP-FSU et Sud.

TOUTES ET TOUS EN GREVE LE JEUDI 29 SEPTEMBRE
POUR LE MAINTIEN D'UN VERITABLE STATUT DES LYCEES EDUCATION PRIORITAIRE

Plus d’informations sur notre page facebook « touchepasmazep ». (on peut signer l’appel en ligne)

Premiers signataires de l'appel : les personnels mobilisés des lycées Joliot-Curie, Paul Langevin et Louise Michel de Nanterre (92), Prony d’Asnières-sur-Seine (92), Léonard de Vinci de Bagneux (92), Guy de Maupassant et Claude Garamont de Colombes (92), Galilée de Gennevilliers (92), Michel-Ange de Villeneuve-la-Garenne (92), Jean Zay d'Aulnay-sous-Bois (93), Jacques Feyder d'Epinay-sur-Seine (93), Jacques Brel de La Courneuve (93), Marcel Cachin de Saint-Ouen (93), Maurice Utrillo de Stains (93), Jean Rostand de Villepinte (93) Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), Jean Jaurès d’Argenteuil (95), Simone de Beauvoir et Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse (95), Romain Rolland de Goussainville (95), Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles (95), André Malraux de Montataire (60), Romain Rolland d'Amiens (80)…
Avec le soutien de : CGT éduc’action Créteil et Versailles, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, SUD éducation 92 et 95, UNL Ile-de-France, FCPE Bagneux (92)…

https://www.facebook.com/events/1797037977246200/

Informations autour de l'appel : courrier à la Ministre, Mme Najat Vallaud-Belkacem, pour une demande d'audience commune
À l’attention de Madame la Ministre de l'éducation nationale,
s/c Monsieur le Recteur de l'Académie de ...................................
s/c Monsieur le DASEN du ...
s/c Monsieur le proviseur du lycée .............
Objet : Demande d’audience auprès de Madame la Ministre de l’Éducation nationale

Courrier des personnels du lycée ...........................


Colombes, le 14/09/2016
Madame la Ministre,
Lors de sa campagne électorale de 2012, François Hollande faisait de la jeunesse une priorité de son quinquennat. En tant que Ministre de l'éducation nationale, vous avez fait vous-même de la recherche de l'égalité des chances un de vos objectifs majeurs. Enfin, dans la période post-attentats, Manuel Valls déclarait qu'il fallait en finir avec l' "apartheid social, territorial" qui s'est installé dans notre pays.
À rebours de ces louables intentions, vous avez à deux reprises signifié la mort de l'éducation prioritaire en lycée en affirmant que celle-ci s'arrêtait à la scolarité obligatoire (lettres au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Pietrasanta et au maire de Nanterre). Vous indiquez par ailleurs que les personnels des lycées relevant de l'éducation prioritaire sont sous le coup d'une clause de "sauvegarde" temporaire qui prendra fin à l'issue de l'année scolaire 2016-2017.
Le décret 2015-1037 du 28 août 2015 prévoit pourtant que les personnels exerçant dans certains lycées peuvent bénéficier de la même indemnité que les personnels des écoles et collèges REP (article 6, alinéa 5). La liste des lycées concernés est "fixée par arrêté du ministre". Les clauses de sauvegarde temporaire ne concernent que les établissements ne figurant plus sur cette liste (article 18, titre II). Il est donc clair que les lycées ne sont pas exclus de l'éducation prioritaire. Quant à la liste en question, pour prendre l'exemple de l'académie de Versailles, dans la circulaire 2014-077 du 4 juin 2014 figurent les lycées anciennement APV et/ou classés "politique de la ville" ; le statut de ces établissements reste très flou.
Vous comprenez donc notre perplexité. Celle-ci est nourrie par la dégradation progressive de la dotation de nos lycées remettant en cause les cours à effectif réduit, les projets et conduisant à une hausse des effectifs par classe. Tout se passe comme si, après avoir rogné les moyens pédagogiques des lycées d'éducation prioritaire, le ministère décidait de démanteler le statut des établissements, derrière un statu quo de façade.
Nous, personnels des établissements en éducation prioritaire, œuvrons au quotidien dans nos établissements auprès de nos élèves pour la réalisation des objectifs affichés par le gouvernement et votre ministère. Nos établissements respectifs se caractérisent par une large surreprésentation des élèves des catégories C et D selon la typologie de vos services ; ce sont souvent plus des deux tiers de nos élèves qui en sont issus. Les caractéristiques économiques, sociales et culturelles, de nos élèves ne se transforment pas par magie lorsqu'ils passent du collège au lycée. Ils ont donc besoin d'être encadrés, soutenus, dans des classes et des cours à effectifs réduits, ils ont besoin d'équipes stables et expérimentées dont le travail est encouragé et reconnu par leur hiérarchie.
Comment comprendre que la politique de répartition des moyens tienne compte de tous ces besoins au collège et considère qu'ils disparaissent au lycée ? Est-ce œuvrer pour l'égalité des chances que de traiter également des établissements comme les nôtres et des établissements accueillant une majorité d'élèves des catégories A et B ? "Il n'y a pas pire injustice, disait Renan, que celle consistant à traiter également des choses inégales". L'abandon d'une politique volontariste d'égalité des chances dans les lycées porterait de lourdes conséquences en termes de renforcement de la ségrégation sociale et spatiale des lycées et de désespérance sociale dans les quartiers populaires.
Enfin, dans un récent courrier aux enseignants du lycée Joliot-Curie, vous semblez contredire vos premières déclarations en affirmant que "Les critères d'allocation des moyens pour les lycées en éducation prioritaire ne sont nullement remis en cause. De plus, le texte garantissant les indemnités spécifiques pour les enseignants de ces lycées fera l'objet d'une prorogation." Mais il reste à donner un contenu concret à ces affirmations. Quel statut pour ces lycées en éducation prioritaire ? Quelle est la liste des lycées concernés par ce statut ? Quel est le contenu de ce statut ?

Nous réclamons donc légitimement la publication d'une liste de lycées bénéficiant d'un label "éducation prioritaire" auquel soient attachées les garanties suivantes. Nous exigeons la mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels (personnels titulaires, contractuels, AED, AP), assurant ainsi la stabilité des équipes.

Au mois de mai 2016, nous nous étions réunis devant votre Ministère, mais vous n'aviez pas daigné nous recevoir. Nous sollicitons donc à nouveau une entrevue avec vous, Madame la Ministre.

Les personnels mobilisés du lycée ..................... soutenus par les sections syndicales ..........


PJ : appel "Touche pas à ma ZEP" des lycées éducation prioritaire avec une liste de premiers signataires


Appel à tous les personnels des lycées en éducation prioritaire
“Touche pas ma ZEP !”

Loin de la com' ministérielle sur une pseudo volonté de revitaliser l'éducation prioritaire, les décisions se succèdent qui signent sa destruction programmée. Les collèges et les écoles sont nombreux à découvrir des moyens en forte baisse par rapport à la rentrée 2015 alors même qu'ils ont conservé le label REP : "REP+ = Rien En Plus !".

Quant aux lycées, après avoir sans cesse repoussé la publication d'une liste des lycées maintenus en éducation prioritaire, Najat Valaud-Belkacem vient dans un récent courrier* au député d’Asnières-sur-Seine Sébastien Piétrasanta d'annoncer leur sortie de tout dispositif dès 2017, y compris pour les lycées professionnels.

L’argument avancé par la ministre est celui de la priorité donnée à la scolarité obligatoire dans la refondation de l’éducation prioritaire. Pourtant le ministère continue bien d’afficher comme un de ses objectifs principaux d’en finir avec les 150000 jeunes sortants chaque année sans diplôme du système scolaire. Or la difficulté scolaire ne s’arrête pas à 14 ans ! Comment expliquer alors la décision de supprimer en lycée les moyens supplémentaires liés à l’éducation prioritaire ?

La première conséquence sera la dégradation des conditions d'enseignement et de réussite des élèves de ces lycées accueillant une majorité d'élèves issus de milieux défavorisés : hausse des effectifs par classe, baisse de l'offre d'options et des cours en demi-groupe, etc. Cela signifiera aussi une dégradation des conditions de travail des personnels.
Par ailleurs, les personnels perdront leur prime ZEP et leurs bonifications pour les mutations. Cette dégradation des conditions d'enseignement et de la rémunération entraînera une rotation accrue des équipes pédagogiques mettant en péril le travail en équipes essentiel à la réussite des élèves dans ce type d'établissement.

Nous contestons la sortie des lycées relevant de l’éducation prioritaire. Nous exigeons la mise en place d'un statut et d’une carte élargie de l’éducation prioritaire pour les lycées avec la garantie d'effectifs limités, de moyens supplémentaires et de compensations spécifiques pour l’ensemble des personnels, assurant ainsi la stabilité des équipes.

Plusieurs lycées ont déjà décidé de se mettre en grève dès la rentrée 2016 si des engagements fermes n’étaient pas pris par le ministère.

Premiers signataires : les personnels mobilisés du...
lycée Joliot Curie de Nanterre (92), lycée Guy de Maupassant de Colombes (92), lycée Romain Rolland de Goussainville (95), lycée Simone de Beauvoir de Garges-lès-Gonesse (95), lycée Prony d’Asnières-sur-Seine (92), lycée Maurice Utrillo de Stains (93), lycée Arthur Rimbaud de Garges-lès-Gonesse, lycée Langevin-Wallon de Champigny-sur-Marne (94), lycée Jacques Brel de La Courneuve (93), lycée Georges Brassens de Villeneuve-le-Roi (94), lycée André Malraux de Montataire (60), lycée Jean Jaurès d’Argenteuil (95), lycée Romain Rolland d'Amiens (80), lycée Léonard de Vinci de Bagneux (92), lycée Paul Langevin de Nanterre, lycée Jean Zay d'Aulnay-sous-Bois (93), lycée Galilée de Gennevilliers (92), le lycée Marcel Cachin de Saint Ouen (93), lycée Michel-Ange de Villeneuve-la-Garenne (92), lycée Jean Jacques Rousseau de Sarcelles (95), lycée Jacques Feyder d'Epinay-sur-Seine (93), lycée Claude Garamont de Colombes, lycée Louise Michel de Nanterre...

avec le soutien des personnels mobilisés en Réseau d'Education Prioritaire (REP/REP+) ou anciennement en Réseau de Réussite Scolaire (ex RRS)...
du collège Moulin-Joly de Colombes (92)...

avec le soutien de : CGT éduc’action Créteil et Versailles, SNEP-FSU Versailles, SNES-FSU 92, SNUEP-FSU Versailles, SUD éducation 92 et 95, UNL Île-de-France, FCPE Bagneux (92)…

*La ministre répondait dans ce courrier en date du 27 avril 2016 au député qui relayait l’inquiétude des collègues du lycée professionnel Prony d’Asnières-sur-Seine (92) anciennement classé ZEP.

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