Appel à la mobilisation contre la gentrification de Parc-Extension
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En tant que membres de la communauté montréalaise, nous souhaitons dénoncer, avec cette déclaration publique, le déplacement de résidents et résidentes à Parc-Extension, qui résulte en partie de l’arrivée imminente du campus MIL de l’Université de Montréal, ainsi que l’absence d’une stratégie coordonnée pour le logement dans le quartier, répondant à l’ampleur des lacunes et besoins identifiés. Certains d’entre nous sont organisateurs communautaires, d’autres sont chercheurs avec une expertise dans ce domaine, d’autres sont des citoyens concernés par ces enjeux, par le biais de notre investissement collectif dans nos quartiers et dans nos établissements publics et communs.

La gentrification a été reconnue par de nombreuses études comme un processus profondément déstabilisant pour les résidents et résidentes de longue date des quartiers défavorisés. Ce processus implique, entre autres, le déplacement de ceux et celles qui ne peuvent pas faire face à la hausse des loyers, le remplacement ou la disparition des institutions de voisinage traditionnelles, ainsi que l’effritement des liens communautaires.

Tel que souligné à répétition dans la littérature à ce propos, la perte de logement, due à une expulsion ou à des mouvements économiques forcés, compromet aussi l’employabilité, la persévérance scolaire et la cohésion sociale, des conséquences particulièrement néfastes pour une population déjà confrontée à plusieurs obstacles structurels et systémiques tels que la précarité financière, la discrimination et les difficultés d’accès aux services publics et sociaux. Nous sommes conscients que ces obstacles structurels et systémiques seront aggravés par les nombreux effets négatifs associés aux déplacements involontaires.

Dans un contexte où les principales institutions publiques ne reconnaissent pas le logement comme un besoin fondamental et un droit humain, les habitants et habitantes des quartiers qui se gentrifient, comme Parc-Extension, font face à une grande instabilité résidentielle et à un risque croissant d’itinérance. Une approche basée sur les droits humains nous mène à reconnaître que toute personne a droit à un logement convenable, comme composante du droit à un niveau de vie suffisant.

En nous basant sur les obligations internationales du Canada quant aux droits de la personne, nous exhortons toutes les institutions publiques à reconnaître les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la crise actuelle d’instabilité du logement dans Parc-Extension. Tout être humain a le droit de vivre dans la sécurité, la paix et la dignité. Ces droits sont compromis dans des conditions de gentrification rapide, au cours desquelles de nombreuses personnes se voient déracinées de leurs foyers et de leurs quartiers en raison des coûts croissants des loyers et des efforts de développement urbain à grande échelle.

Aucune institution ne peut résoudre à elle seule tous les problèmes liés à la gentrification. Nous formulons donc plusieurs recommandations qui, selon nous, pourraient minimiser l’impact des nouveaux projets publics dans le quartier de Parc-Extension, en particulier pour ses résidents et résidentes à faible revenu. Nous soulignons les rôles spécifiques que les différentes parties prenantes peuvent jouer pour limiter les effets négatifs de la gentrification.

• Universités montréalaises

Nous recommandons que l’Université de Montréal prenne des mesures afin d’assurer son intégration harmonieuse dans le contexte socioéconomique et culturel de Parc-Extension, tout en évitant une reconfiguration résidentielle rapide du quartier. Plus précisément, nous recommandons que l’Université bonifie les stratégies de logement identifiées dans le Plan de développement urbain, économique et social (PDUES) des secteurs Marconi-Alexandra, Atlantic Beaumont et De Castlenau, en assurant que le site Campus MIL comporte aussi une stratégie de développement du logement étudiant. Puisqu'il est prévu que le Campus MIL accueillera, à terme, près de 10 000 étudiants, étudiantes et employé-e-s, une stratégie claire doit être adoptée pour fournir un logement viable à ceux et celles qui décideront de résider à proximité du site, puisqu'ils et elles représenteront le plus grand bassin de nouveaux résidents et nouvelles résidentes.

Nous invitons également l’Université à prendre position publiquement sur la nécessité d’investir dans le logement social. Nous recommandons plus précisément à l’administration de l’Université de souligner le besoin d’investissements municipaux, provinciaux et fédéraux en matière de logement social et d’allocations de logement à Parc-Extension, en reconnaissant ainsi son impact dans le quartier.

Nous recommandons aussi le développement d’une stratégie d’accessibilité campus-communauté, qui pourrait comprendre les objectifs suivants : accorder des bourses d’études aux résidents et résidentes de Parc-Extension, attribuer des contrats pour la fourniture de services sur le campus (cafés, centre de photocopie, etc.) à des entreprises locales, fournir des ressources pour soutenir une clinique de pédagogie médicale et sociale déjà établie dans le quartier, créer un programme de formation et d'emploi adapté aux besoins locaux et offrir des cours de langue et une formation aux résidents et résidentes de Parc-Extension pouvant mener à un emploi sur le campus.

En ce qui concerne tous les établissements d’enseignement postsecondaire de Montréal, nous recommandons les mesures suivantes afin de réduire les effets négatifs des campus dans les quartiers à faible revenu :

- Réserver des opportunités d’emploi syndiqué à temps plein pour les résidents et résidentes de la communauté dans les quartiers adjacents aux campus universitaires.

- Investir dans des fiducies foncières communautaires et d’autres stratégies d'investissement qui cherchent à avoir un impact social positif sur les communautés qu'elles servent.

- S'engager à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies en matière de logement étudiant, par le biais de partage de données et coordination avec la municipalité.

- Informer les étudiants à propos de leur impact non intentionnel sur l’évolution des loyers dans leurs quartiers de résidence.

• Gouvernement municipal

Parmi les initiatives qui permettraient d’atténuer la hausse des loyers et la perte de logement à Parc-Extension, nous pouvons mentionner un investissement accru dans les protections juridiques appliquées contre les expulsions. Une telle mesure pourrait notamment être établie par la mise en place d’un registre des baux et la réglementation d’Airbnb.
Nous recommandons que des mesures soient prises pour bonifier immédiatement le programme AccèsLogis Montréal afin de l’arrimer aux réalités locales de quartiers en risque de gentrification, tel que Parc-Extension. Nous recommandons aussi des modifications à la Stratégie d’inclusion de logements abordables afin d’assurer qu’elle soit obligatoire, et basée sur un quota modifié de 20% de logement social.

Les banques de loyer d’urgence, les programmes d’assistance hypothécaire ainsi que la médiation entre locataires et propriétaires sont d’autres mécanismes connus pour atténuer les pertes de logement.

Les réserves foncières, comme celles identifiées dans le cadre de la Stratégie de développement de 12,000 logements sociaux et abordables, sont un autre outil qui doit continuer d’être mis de l’avant. Ces dernières peuvent effectivement contribuer à empêcher une forte hausse du prix du foncier en attendant que le financement pour des projets de logement social soit sécurisé. Nous recommandons aux administrations de la ville et des arrondissements de collaborer à l'acquisition stratégique de propriétés non entretenues et délabrées, où les locataires ont signalé la présence de problèmes importants de salubrité et de risque pour la santé. Les pouvoirs publics doivent réserver des terrains et des bâtiments pour permettre la construction de nouveaux logements subventionnés et coopératifs.

• Gouvernement provincial

Au niveau provincial, les investissements dans le logement social et les subventions au loyer sont deux moyens efficaces pour prévenir la réinstallation forcée des résidents et résidentes, ainsi que l’itinérance qui peut être engendrée par la hausse des loyers. La pertinence du logement social pour les communautés est encore plus évidente dans un quartier comme Parc-Extension, dont la majorité de la population est locataire et qui est présentement confronté aux énormes défis liés à la gentrification. Pour un nombre croissant de ménages, obtenir un logement social est aussi l'un des seuls moyens de survivre dans la pauvreté où ils sont obligés de vivre.

Nous recommandons que des mesures soient prises pour ajuster le programme AccèsLogis Québec, comme le préconise le mémoire prébudgétaire du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) paru en janvier 2019. Nous soulignons en outre la nécessité d’améliorer les programmes provinciaux de financement pour la décontamination des sites destinés au logement. Tandis que Parc-Extension se désindustrialise, ses anciennes usines et ses anciens entrepôts nécessiteront des investissements publics continus dans la décontamination, afin de les préparer à devenir des sites habitables pour le logement social.

• Gouvernement fédéral

À la suite du budget fédéral de 2017 annonçant une nouvelle Stratégie nationale du logement, nous soutenons qu'il incombe au gouvernement fédéral de veiller à ce que le gouvernement du Québec obtienne sa part des fonds fédéraux consacrés au logement, de sorte que la province puisse, à son tour, appliquer une stratégie de développement de logements sociaux dans Parc-Extension avant que l’augmentation de la valeur de l’immobilier rende cette avenue difficilement envisageable.

• Un travail prometteur

Bien que le soutien des institutions publiques évoquées plus haut soit essentiel pour atténuer les effets néfastes de la gentrification dans Parc-Extension, il est important de souligner que les résidents et résidentes du quartier, ainsi que les groupes communautaires qui s’y activent, sont déjà engagés dans des efforts concertés afin de résoudre les problèmes liés à la gentrification. Nous pouvons mentionner ici l'initiative Brique par Brique, qui vise à créer un projet d’habitation communautaire financièrement durable à Parc-Extension, ainsi que la mobilisation populaire du Comité d'Action de Parc-Extension (CAPE) pour le logement social, le projet de cartographie anti-éviction mené conjointement par le CAPE et des membres de la communauté universitaire, ainsi que le travail de mobilisation des connaissances mené par l'Alliance des communautés culturelles pour la santé et les services sociaux (ACCÉSSS).

L’application concertée de ces différentes stratégies, tant aux niveaux local, municipal, provincial et fédéral, pourrait contribuer dans une large mesure à éviter que les changements auxquels Parc-Extension fait face ne conduisent pas à une perte de logement chez les résidents et résidentes qui habitent présentement le quartier. Les projets de développement urbain n’ont pas à devenir un synonyme de déplacement forcé, et nous devons tous et toutes veiller à ce qu'aucune partie de la population montréalaise ne soit laissée derrière par ceux-ci.

Signé par un collectif de résidents et résidentes concerné-e-s.

Pour signer, veuillez indiquer votre nom, votre affiliation et votre courriel (optionnel) dans le formulaire suivant.

• Signataires

Raffaela Abbate, Étudiante en droit, Université du Québec à Montréal.
Faiz Abhuani, Directeur, Brique par Brique.
Ammar Adenwala, Résident de Montréal et chercheur, Départment de Géographie, Université McGill.
Mariana Mejía Ahrens, Étudiante à la maîtrise en sciences de l’information, Université McGill.
Aamir Aman, Résident de Montréal.
Sara Andrade, Résidente de Parc-Extension et Stagiaire du Barreau.
Claudia Atomei, Résidente de Montréal et chercheure en urbanisme.
Hélène Bélanger, Professeure, Département d'études urbaines et touristiques, Université du Québec à Montréal.
Rachel Bergmann, Étudiante à la maîtrise en histoire de l’art, Université McGill.
Camille Bernier, Étudiante, Université de Montréal.
Tina Beygy, étudiante, Université McGill.
Vivardy Boursiquot, Brique par Brique.
Helen Chau Bradley, Directrice des ressources humaines, Festival International de musique POP Montréal.
Geneviève Breault, Association des locataires de Villeray.
Emil Briones, Résident de Montréal.
Christine Brizard, Résidente de Parc-Extension.
Ky Grace Brooks, Étudiante, Université McGill.
Danji Buck-Moore, Étudiant en communication, Université McGill.
Alexandre Cadieux, Comité d'Action de Parc-Extension.
Ana Gomez-Carrillo Castro, Psychiatre.
Simon Chauvette, Résident de Montréal.
Geneviève Chicoine, Résidente du Centre-Sud.
May Chiu, Résidente de Montréal.
Kody Crowell, Étudiant à la maîtrise en épidémiologie, Université McGill.
Donald Cuccioletta, Résident de Montréal et membre du comité de coordination, Gauche Urbaine de Montréal.
Daphne Ben David, Résidente de Montréal et enseignante.
Geneviève Dorais, Résidente de Parc-Extension et professeure, Département d’histoire, Université du Québec à Montréal.
Sophie Doyle, Étudiante en droit, Université McGill.
Alessandro Drago, Résident de Montréal et étudiant au doctorat, Département de sociologie, Université McGill.
Nadia Duguay, Résidente de Montréal.
Sasha Dyck, Résident de Parc-Extension.
Jonathan Durand Folco, Résident de Villeray et professeur en innovation sociale, Université Saint-Paul.
Eduardo Della Foresta, Gestionnaire, Projet Logement Montréal.
Sandra Frisby, Enseignante retraitée, Cégep du Vieux-Montréal.
Diane Gariépy, Résidente de Parc-Extension et retraitée.
Jen Gobby, Étudiante au doctorat, Université McGill.
Allison Gonsalves, Résidente de Montréal et Professeure associée, Faculté d’éducation, Université McGill.
Renaud Goyer, Chargé de cours, Département de sociologie, Université de Montréal.
Kiley Goyette, Résidente de Montréal et professeure, Département de géographie, d'urbanisme et d'environnement, Université Concordia.
Costanza Graziani, Étudiante à la maîtrise, Université Concordia.
Emanuel Guay, Résident de Montréal et étudiant au doctorat, Département de sociologie, Université du Québec à Montréal.
Daryl Haggard, Professeure, Département de physique, Université McGill.
Horatiu Halmaghi, Résident de Montréal et étudiant à la maîtrise, Faculté d'Éducation, Université McGill.
Emma Haraké, Résidente de Montréal et étudiante à la maîtrise en enseignement des arts, Université Concordia.
Blane Harvey, Professeur adjoint, Faculté d’Éducation, Université McGill.
Sophie Le-Phat Ho, Résidente de Parc-Extension et coordonnatrice, Brique par brique.
Samiha Hossain, Résidente de Parc-Extension et coresponsable de Montréal Populaire.
Philip Howard, Résident de la grande région de Montréal et professeur adjoint, Faculté d'Éducation, Université McGill.
Mike Jaeggle, Résident de Parc-Extension.
Shauna Janssen, Institut pour les futurs urbains, Université Concordia.
Steven Jordan, Professeur associé, Faculté d’Éducation, Université McGill.
Marie-Josée Katcho, Résidente de Montréal.
Kara Keith, Résidente du Mile-End.
Leonora King, Chercheure en psychiatrie, Université McGill et Hôpital Général Juif de Montréal.
Vijay Kolinjivadi, Résident de Montréal et stagiaire postdoctoral, Université du Québec en Outaouais.
Maher Kouraytem, Résident de Montréal.
Burç Köstem, Étudiant, Université McGill.
Markus Lake, Musicien et membre de l’Association des locataires de Parc-Extension.
Aaron Lakoff, Résident de Parc-Extension.
Élisabeth Lamarre, Résidente de Parc-Extension.
Isabelle Larrivée, Professeure de littérature, Collège de Rosemont.
Jules Laurent-Allard, Détenteur d'un maîtrise en urbanisme de l'Université de Montréal.
Audrey Laurin-Lamothe, Professeure adjointe, Département de science sociale, York University.
Logan A. Lesage, Résident de Parc-Extension.
Sarah Lewington, Résidente de Montréal et étudiante, Faculté d'Éducation, Université McGill.
Bronwen Low, Résidente de Montréal et professeure associée, Faculté d’éducation, Université McGill.
Michael C. Mackey, Professeur, Département de Physiologie, Université McGill.
Parker Mah, Résident de Montréal.
Isabelle Mailloux-Béïque, Organisatrice communautaire à Parc-Extension.
Jayne Malenfant, Résidente de Montréal et étudiante au doctorat, Faculté d'éducation, Université McGill.
Jean-Sébastien Marcoux, Résident de Parc-Extension.
Micheline Marier, Résidente de Parc-Extension et ergonome.
Nathan McDonnell, Comité de citoyens de Milton Parc.
Sébastien McLaughlin, Résident de Montréal et étudiant à la maîtrise, Département de littératures de langue française, Université de Montréal.
Alex Megelas, Résident de Montréal et étudiant au doctorat, Faculté d'Éducation, Université McGill.
Feroz Mehdi, militant.
Andrea Miller-Nesbitt, Résidente de Montréal.
Shameera Mohamed, Étudiante, Université McGill.
Serge Mongeau, Résident de Parc-Extension et écrivain.
Deborah Murray, Professeure indépendante d’anglais langue seconde et rédactrice.
Aubrey Nash, Résidente de Parc-Extension et étudiante, Université McGill.
Naomi Nichols, Résidente de Montréal et professeure adjointe, Faculté d'Éducation, Université McGill.
Catherine Perron, Résidente de Montréal et étudiante baccalauréat en travail social, Université du Québec à Montréal.
Eva Pomeroy, Innovatrice sociale en résidence, Université Concordia.
Anna Pringle, Résidente de Montréal.
Salima Punjani, Étudiante en travail social, Université McGill.
Thiên Viêt Quan, artiviste.
Nafija Rahman, Résidente de Montréal.
Geneva Rainsforth, Résidente de Montréal et étudiante.
Norma Rantisi, Professeure, Département de géographie, d'urbanisme et d'environnement, Université Concordia.
Roger Rashi, Résident de Montréal et militant.
Allyson Rogers, Étudiante, Université McGill.
Aron Rosenberg, Étudiant à la maîtrise, Faculté d’éducation, Université McGill.
Daniel Ross, Professeur, Département d’histoire, Université du Québec à Montréal.
Julien Simard, Étudiant au doctorat, Études urbaines, Institut National de Recherche Scientifique.
Michael Simon-Wolfe, Résident de Montréal et assistant de recherche, Université McGill.
Kira Smith, Étudiante à la maîtrise en éducation, Université McGill.
Rose-Anne St-Paul, Résidente de Montréal et chercheure communautaire.
Jonathan Sterne, Professeur en communication, Université McGill.
Nada Temerinski, Résidente de Parc-Extension.
Annie Thongphanith, Ancienne résidente de Parc-Extension.
Elizabeth Thongphanith, Ancienne résidente de Parc-Extension.
Hannah Tollefson, Résidente de Montréal et étudiante au doctorat, études en communication, Université McGill.
Tricia Toso, Étudiante au doctorat, Département de Communication, Université Concordia.
Mark Underwood, Directeur général du Fonds D’initiatives pour le Développement Durable et étudiant à la maîtrise, Université Concordia.
Kristina Urquhart, Directrice de programme, Bâtiment 7.
Aaron Vansintjan, Étudiant au doctorat, Université de Londres, et chercheur invité à l’Université de Montréal.
Jonathan McPhedran Waitzer, Résident de Montréal et consultant en gestion des organismes à but non-lucratif.

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