Le 8 mars 2026, Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, partout dans le monde des femmes arrêtent de travailler et se mobilisent pour revendiquer leurs droits. En Belgique aussi, nous nous joignons à cette grève internationale des femmes. Le Collecti.e.f 8 Maars, aux côtés de syndicalistes, d’organisations de femmes et de citoyen·ne·s engagé·e·s, se mobilise contre les politiques de démantèlement menées par le gouvernement Arizona et le recul des droits partout dans le monde.
Les politiques de l’Arizona aggravent les inégalités, détruisent la protection sociale et reportent les charges de la collectivité sur les individus, et plus particulièrement sur les femmes. Qu’il s’agisse des pensions, de la sécurité, du pouvoir d’achat, de la conciliation entre vie professionnelle et vie privée ou des droits reproductifs, les femmes continuent de subir de manière disproportionnée les conséquences de ces choix politiques.
C’est pourquoi Collecti.e.f 8 Maars appelle à une grève des femmes dans toute la Belgique le 8 mars, en cessant le travail rémunéré et non rémunéré et en descendant massivement dans la rue. Nous nous joignons également à la manifestation syndicale du 12 mars contre les projets antisociaux du gouvernement Arizona et soutenons toutes les actions qui rendent visibles ces attaques contre les droits des femmes.
En solidarité avec les femmes du monde entier, nous faisons grève pour l’égalité, la solidarité et la justice sociale. Pour une société qui organise les soins de manière collective, garantit l’indépendance économique des femmes et lutte activement contre les violences.
1. Stopper les attaques contre le pouvoir d’achat et l’indépendance financière des femmes
Un salaire plus bas aujourd’hui signifie moins d’autonomie demain. C’est pourquoi nous exigeons:
- Garantir une indexation complète et automatique des salaires et des allocations sociales.
- Mettre fin au blocage des salaires et rendre à nouveau possible de véritables négociations salariales libres.
- Augmenter le salaire minimum à au moins 17 euros de l’heure.
- Ne pas toucher aux primes pour le travail de nuit et le dimanche.
- Mettre en place une véritable transparence salariale, avec des comptes rendus clairs et l’implication des syndicats.
2. Stopper les attaques contre les pensions des femmes
Après une vie de travail intense - sur le marché du travail, au sein du foyer et dans la prise en charge des proches - le gouvernement Arizona pénalise les femmes au moment de la pension. C’est pourquoi nous exigeons:
- Supprimer le malus de pension.
- Maintenir l’assimilation des congés pour raisons familiales, maladie, chômage…
- Fixer des conditions de carrière réalistes et revaloriser le travail de soins.
- Annuler les mesures rétroactives : les droits acquis doivent être respectés.
3. Stopper la flexibilisation et le travail précaire
La flexibilisation pousse les femmes vers la pauvreté et la précarité et rend impossible la conciliation entre travail rémunéré et vie privée. C’est pourquoi nous exigeons:
- Mettre en place une réduction collective du temps de travail avec maintien du salaire.
- Mettre fin à la poursuite de la flexibilisation du travail et garantir des contrats sûrs et de qualité.
- Maintenir l’allocation de garantie de revenus pour les travailleur·euse·s à temps partiel.
4. Stopper les politiques d’austérité - investir dans les soins et les services publics
Une société qui organise les soins de manière collective renforce l’autonomie des femmes. Les soins sont le fondement de notre société. C’est pourquoi nous exigeons de:
- Mettre fin à la logique d’austérité et investir massivement dans des services publics collectifs et accessibles, tels que les soins, l’enseignement et les transports publics.
- Renforcer les salaires et les conditions de travail du personnel des services publics.
- Mettre en place des congés de soins accessibles, sans conditions d’ancienneté, avec des indemnités suffisamment élevées.
5. Mettre fin à toutes les formes de violences faites aux femmes
Nous voulons une société où chacun·e peut se sentir libre et en sécurité. C’est pourquoi nous exigeons:
- Investir de manière structurelle dans la prévention, l’accueil et l’accompagnement des victimes de violences liées de genre.
- Garantir protection et justice, avec une formation obligatoire pour la police et la justice, ainsi qu’une mise en œuvre complète et un suivi effectif de la loi sur les féminicides.
- S’attaquer aux causes structurelles par une politique juste en matière de lutte contre la pauvreté, d’emploi et de pensions, afin de briser la dépendance économique.
6. Renforcer les droits reproductifs et sexuels
Nos corps ne sont pas des variables d’ajustement dans les jeux politiques. Nous avons le droit de décider pour nous-mêmes. C’est pourquoi nous exigeons:
- Garantir une autodétermination totale sur notre corps, avec la dépénalisation complète de l’avortement, la suppression du délai de réflexion et l’extension du délai légal à 20 semaines et l’accessibilité à des services de qualité pour toustes.
- Mettre fin aux discriminations liées aux prescriptions vestimentaires dans l’enseignement, les services publics et le monde du travail.
- Garantir l’accès à des soins spécialisés pour les personnes trans, intersexes et de genre divers.
7. Défendre nos droits démocratiques et la société civile
Sans société civile, pas de démocratie ni d’égalité des droits. C’est pourquoi nous exigeons:- Protéger le droit de manifester et de s’organiser, sans ingérence politique.
- Empêcher l’adoption de lois permettant d’interdire des organisations sociales, féministes ou critiques, sans contrôle judiciaire.
- Mettre fin aux politiques d’austérité et garantir un financement structurel pour les organisations de la société civile, les organisations de femmes et les organisations sociales.
8. Affirmer la solidarité internationale avec les femmes du monde entier
Aucune femme n’est libre tant que toutes les femmes ne le sont pas. C’est pourquoi nous exigeons:
- Mettre fin à la complicité belge dans les guerres et les génocides: arrêter les exportations d’armes et rompre avec l’industrie de l’armement et la militarisation.
- Choisir les personnes plutôt que les armes: investir dans les soins, les services publics et la sécurité sociale plutôt que dans les budgets militaires.
- Protéger et renforcer les femmes dans le monde entier: prévenir et réprimer les violences sexuelles utilisées comme armes de guerre, protéger les femmes en exil et soutenir de manière structurelle les organisations féministes.
Femmes* : toutes les femmes et les minorités de genre touchées par le sexisme structurel dans notre société.
Lisez le texte complet via
https://tinyurl.com/gresvesdesfemmes2026Op 8 maart 2026, internationale actiedag voor vrouwenrechten, leggen vrouwen* wereldwijd het werk neer om hun rechten op te eisen. Ook in België sluiten wij ons aan bij deze internationale vrouwenstaking. Collecti.e.f 8 Maars, samen met syndicalisten, vrouwenorganisaties en geëngageerde burgers, komt in actie tegen het afbraakbeleid van de Arizona-regering en de wereldwijde achteruitgang van onze rechten.
Dat beleid verdiept ongelijkheid, breekt sociale bescherming af en verschuift de lasten van de samenleving naar het individu, en dan vooral naar vrouwen. Of het nu gaat over pensioenen, veiligheid, koopkracht, de combinatie van werk en privé, of reproductieve rechten: vrouwen trekken nog steeds disproportioneel aan het kortste eind.
Daarom roept Collecti.e.f 8 Maars in heel België op tot vrouwenstaking op 8 maart waarbij we het betaalde én onbetaalde werk neerleggen, en massaal op straat komen voor vrouwenrechten. We sluiten ons ook aan bij de vakbondsbetoging op 12 maart tegen de asociale plannen van de Arizona-regering en steunen alle acties die deze aanvallen op vrouwenrechten zichtbaar maken.
In solidariteit met vrouwen wereldwijd staken wij voor gelijkheid, solidariteit en sociale rechtvaardigheid. Voor een samenleving die zorg collectief organiseert, vrouwen economische onafhankelijkheid geeft en geweld actief bestrijdt.
Samen maken we duidelijk dat onze arbeid onmisbaar is.
Als vrouwen stoppen, stopt de wereld.
1. Stop de aanval op koopkracht en financiële onafhankelijkheid van vrouwen
Lager loon vandaag betekent minder autonomie morgen. Daarom eisen wij:
- Garandeer volledige en automatische indexering van lonen en sociale uitkeringen.
- Stop de loonblokkering en maak vrije loononderhandelingen opnieuw mogelijk.
- Verhoog het minimumloon naar minstens 17 euro/uur.
- Blijf van de premies voor nacht-en zondagwerk af.
- Voer echte loontransparantie in met heldere rapportering en betrokkenheid van vakbonden.
2. Stop de aanval op de pensioenen van vrouwen
Na een leven van hard werken op de werkvloer, in het huishouden en zorg voor het gezin, straft de Arizona-regering vrouwen af in hun pensioen, daarom eisen wij:
- Schaf de pensioenmalus af.
- Behoud de gelijkstelling van zorgverloven, ziekte en werkloosheid…
- Stel realistische loopbaanvoorwaarden op en herwaardeer zorgarbeid.
- Maak retroactieve maatregelen ongedaan: opgebouwde rechten moeten gerespecteerd worden.
3. Stop de flexibilisering en onzekere arbeid
Flexibilisering duwt vrouwen in armoede en onzekerheid en maakt de combinatie van betaald werk en privéleven onmogelijk, daarom eisen wij: - Voer collectieve arbeidsduurvermindering in met behoud van loon.
- Stop de verdere flexibilisering van arbeid en garandeer zekere en degelijke contracten.
- Behoud de inkomensgarantie-uitkering voor deeltijdwerkers.
4. Stop de besparingen – investeer in zorg en openbare diensten
Een samenleving die zorg collectief organiseert, geeft meer autonomie aan vrouwen. Zorg is het fundament van onze samenleving, daarom eisen we:- Stop de besparingslogica en investeer massaal in collectieve en toegankelijke openbare diensten, zoals zorg, onderwijs en openbaar vervoer.
- Versterk de lonen en arbeidsvoorwaarden van personeel in openbare diensten.
- Maak werk van toegankelijke zorgverloven zonder anciënniteitsvoorwaarden met voldoende hoge vergoedingen.
5. Stop alle vormen van geweld tegen vrouwen .
Wij willen een samenleving waar iedereen zich vrij en veilig kan voelen. Daarom eisen wij:- Investeer structureel in preventie, opvang en begeleiding van slachtoffers van gendergerelateerd geweld.
- Garandeer bescherming en gerechtigheid, met verplichte opleiding voor politie en justitie en volledige
- uitvoering en opvolging van de feminicidewet.
Pak de structurele oorzaken aan via een rechtvaardig armoede-, werk- en pensioenbeleid dat economische afhankelijkheid doorbreekt.
6. Versterk reproductieve en seksuele rechten
Onze lichamen zijn geen onderwerp voor politieke spelletjes. Wij hebben het recht om zelf te beslissen. Daarom eisen we: - Garandeer volledige zelfbeschikking over ons lichaam, met volledige depenalisering van abortus, afschaffing van de wachttijd en verlenging van de wettelijke termijn tot 20 weken.
- Maak een einde aan discriminatie via kledingvoorschriften in het onderwijs, openbare diensten en de arbeidswereld.
- Garandeer toegang tot gespecialiseeerde zorg voor trans, intersekse en genderdiverse personeel.
7. Verdedig onze democratische rechten en het middenveld
Zonder middenveld geen democratie en gelijke rechten. Daarom eisen wij: - Bescherm het recht op protest en organisatie, zonder politieke inmenging.
- Hou wetten tegen die sociale, feministische of kritische organisaties kunnen verbieden zonder rechterlijke toetsing.
- Stop besparingen en garandeer structurele financiering voor middenveld-, vrouwen- en sociale organisaties.
8. Toon internationale solidariteit met vrouwen wereldwijd
Geen enkele vrouw is vrij zolang niet alle vrouwen vrij zijn, daarom eisen wij:- Stop Belgische medeplichtigheid aan oorlog en genocide: zet wapenexport stop en breek met de wapenindustrie en militarisering.
- Kies voor mensen, niet voor wapens: en investeer in zorg, openbare diensten en sociale zekerheid i.p.v. in militaire budgetten.
- Bescherm en versterk vrouwen wereldwijd: voorkom en vervolg seksueel geweld als oorlogswapen, bescherm vrouwen op de vlucht en steun feministische organisaties structureel.
vrouwen*: alle vrouwen en genderminderheden die getroffen worden door het structureel seksisme in onze maatschappij
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