Comité élus pesticides


CHARTE COMITE POUR LES ALTERNATIVES AUX PESTICIDES

La France est, en volume, le premier pays utilisateur européen de pesticides et le troisième au monde derrière les Etats-Unis et le Japon. Rien qu’en 2011, ce sont plus de 62 700 tonnes de matières actives qui ont été vendues.

Les pesticides, appelés aussi produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques, sont par définition des produits dangereux. Cette affirmation est régulièrement reprise par les industriels eux-mêmes et est rappelée dans le rapport d’information du Sénat d’octobre 2012 intitulé « Pesticides vers le risque zéro »

Ces produits sont régulièrement mis en cause pour leur impact sur la santé, au travers d’études publiées dans des revues officielles . La France compte désormais des dizaines d’exploitants et de salariés agricoles reconnus en maladie professionnelle par la Mutuelle Sociale Agricole (MSA). Si les utilisateurs professionnels sont les premiers concernés, les riverains et consommateurs aussi peuvent être exposés à ces produits et soumis aux risques que ceux-ci font courir à leur santé

La santé humaine est menacée tout comme l’environnement. De nombreuses études attestent des pertes en biodiversité dues à l’usage de certains pesticides comme notamment les abeilles ou les polinisateurs sauvages et tous les milieux sont contaminés par la présence de résidus de pesticides .

Malgré les mesures annoncées, et prises, depuis le Grenelle de l’Environnement, force est de constater que le travail à accomplir est encore immense. Les derniers chiffres annoncés du plan Ecophyto montrent une augmentation de l’indicateur au lieu de la forte baisse attendue. De nombreux acteurs (élus locaux, nationaux et européens, responsables d’ONG ou simples citoyens) mettent en œuvre leurs compétences et connaissances pour tendre à réduire l’usage des pesticides et promouvoir des alternatives (agriculture biologique, préparations naturelles peu préoccupantes, agroforesterie, variétés adaptées aux milieux, restauration des écosystèmes régulateurs...).

Nous pensons que toutes ces initiatives, ces connaissances et expertises méritent d’être partagées et soutenues. C’est le sens de la création de ce comité d’élus.

En rejoignant ce comité, nous invitons les élus à se former, s’informer mais aussi à diffuser leurs actions. Nous souhaitons ainsi promouvoir le travail de chacun visant à réduire fortement l’usage des pesticides et promouvoir les alternatives.

Dans un premier temps, nous devrons déterminerles objectifs principaux à porter. Ils pourraient notamment être extraits du rapport d’information « Pesticides : vers le risque zéro » qui a bénéficié d’un consensus transpartisan et qui a le soutien de nos ONG.

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