Droit au logement et COVID-19 Invitation à cosigner une lettre d'opinion
******Alors que la Journée des locataires approche à grands pas, le Regroupement des comités logement et associations des locataires du Québec (RCLALQ) invite les militantEs et les sympathisantEs des luttes pour les droits des locataires à cosigner la lettre d'opinion qui suit. Cette lettre sera acheminée dans les médias avec la liste des signataires. Si vous souhaitez ajouter votre nom à la liste des signataires, remplissez le formulaire au bas en indiquant votre prénom, votre nom et votre ville. La date limite est lundi le 20 avril à midi. Merci de faire circuler! ******

Compte à rebours vers le 1er juillet

Avant que l’état d’urgence sanitaire ne soit décrété en raison de la COVID-19, le Québec vivait déjà une crise du logement : les taux d'inoccupation des logements locatifs étaient en chute libre dans la plupart des villes; le coût des loyers montait en flèche; les spéculateurs immobiliers multipliaient les stratagèmes pour évincer des locataires et maximiser leurs profits. Les mois à venir s'annonçaient difficiles pour les locataires moins nantis. La pandémie vient exacerber les effets de cette crise. Si aucune mesure politique n'est mise en place dès maintenant, cette crise du logement pourrait même être la pire que le Québec ait connue.

Bien que le Québec soit « en pause », le compte à rebours vers le 1er juillet, lui, ne s'est pas arrêté. Cette année encore, des dizaines de milliers de ménages locataires seront contraints de déménager aux alentours de cette date : ceux qui ont déjà signifié leur intention de ne pas renouveler leur bail, ceux dont le propriétaire souhaite reprendre le logement ou les évincer pour y apporter des modifications, ceux qui ont signé des ententes de fin de bail à la suite de pressions indues de la part de leur propriétaire, ceux qui seront expulsés de leur logement parce qu'ils ne sont plus en mesure de payer leur loyer.

Toutefois, la recherche de logement étant actuellement à toute fin pratique impossible, la plupart de ces ménages n’ont toujours pas trouvé de logement pour le 1er juillet. Au moment où les mesures de confinement seront levées, il y aura une véritable ruée sur les logements disponibles et bien des propriétaires n’hésiteront pas, comme par le passé, à hausser fortement leurs loyers. Plus que jamais, l'heure est grave pour les locataires qui craignent de se retrouver à la rue et qui auront à choisir entre se loger ou se nourrir.

Le contexte sanitaire et social exige que nous prenions soin de nous collectivement. Aucune personne ne doit être laissée derrière, abandonnée à son propre sort. Aucun ménage locataire ne doit se retrouver sans logement. La gravité de la situation appelle des mesures sans équivoque pour venir en aide aux locataires et ainsi éviter la catastrophe qui s’annonce au lendemain de la crise de la COVID-19.

Le gouvernement du Québec doit, sans plus attendre, aider les locataires à payer leur loyer, interdire toute expulsion de locataire qui éprouve une difficulté à payer son loyer à cause de la pandémie, assouplir les règles entourant le renouvellement des baux pour permettre aux locataires de demeurer dans leur logement, prolonger le moratoire sur les expulsions et réquisitionner les lieux d'hébergement disponibles pour y loger les personnes sans logement.
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