Réunis le 26 novembre 2024 en Assemblée à l’initiative du
Président de l’université, les personnels de l’URCA ont appris avec effarement
l’ampleur des économies budgétaires exigées (6 millions d’€). Le Président
propose un plan qui prolonge des années de choix budgétaires avec pour variable
d’ajustement le personnel et le service rendu aux étudiants.
En
vrac : non pourvoi des postes d’EC et non remplacement systématique des
Biatss, embauche de contractuels enseignants en lieu et place des PRCE,
diminution de 6 allocations doctorales, rognage sur les droits à congés des
Biatss, diminution des heures TP en L1, paiement des heures de CM en
heures de TD, diminution des heures étudiants de 20%, fermeture de diplômes,
plan de « rationalisation » dès le S2 c’est-à-dire le
1er janvier 2025, fermeture de nos établissements au détriment de notre
droit à choisir nos dates de congés.
Summum
du cynisme, il nous est demandé dans le cadre de nos composantes
d’auto-organiser la destruction de notre université pour faire des propositions
pour le prochain CA reculé d’une semaine.
Ce
n’est pas au personnel de payer les carences budgétaires de l’État et de l’URCA
sur leurs conditions de travail et de rémunération. Ce n’est pas aux étudiants
de payer sur l’offre de formation ainsi que sur les volumes horaires.
Les
personnels de l’URCA s’adressent solennellement au gouvernement et au Président
de la République pour exiger que l’État dote nos universités de la totalité des
moyens nécessaires au fonctionnement du service public.
Ils
refusent que soit amplifiée, ni même poursuivie, la politique sournoise qui
depuis des années consiste à diminuer les volumes horaires des maquettes, voire
à supprimer des diplômes. Il en va de l’existence de nos universités
pluridisciplinaires point de jonction entre l’enseignement disciplinaires et la
recherche.
Ils
refusent que soit amplifiée, ni même poursuivie, la politique qui consiste à
dégrader les conditions de travail des personnels conséquence de la réduction
des postes administratifs et ouvriers. Ils refusent les 3 jours de carence qui
vont ponctionner lourdement sur le budget des collègues, les engageant à venir
travailler alors qu’ils sont malades.
Pour
ce faire, nous demandons que les universités en général, et notre université en
particulier, bénéficient de la part de l’État des budgets nécessaires pour
garantir le bon fonctionnement de toutes nos disciplines sans aucune exception.
Le syndicat FO ESR Section Champagne Ardenne
vous pouvez nous contacter à fo-esr@univ-reims.fr