Anti/Gang light

résumé super-compact d’une campagne multi-tables à rallonge.

Avertissement aux joueurs de la campagne : si vous êtes arrivés sur cette page par hasard, fuyez. Ce qui suit contient des tonnes de spoilers capables de vous ruiner le jeu définitivement.

Le Gang opérant à travers l’Europe est actuellement composé de 7 membres (3-5 joueurs) :

-"Gabrielle Van Zsandt" est la patronne (braqueuse, hackeuse, coordinatrice et anarchiste, nationalité et identité réelles inconnues mais vit en France) pendant que son époux "Théo" est en taule (pour 30 ans, ce qui la met un peu à cran et motive l'organisation d'une future évasion),

-Saint-Yves “le Canadien” Latour est le garde du corps et chauffeur de la dame (mercenaire antillais, ex-légionnaire, musclé de partout), c'est un PJ en libre-service,

-Lorena "Maria" Castellon est leur monte-en-l'air espagnole, par ailleurs très capable de cogner ou de se servir d'un flingue, manque parfois un peu de self-contrôle,

-Léonard Ricciarini est leur escroc en chef et leur "fixer" (argentin élevé en Europe, fils de diplomate, jet-setter et joueur de poker), il a également bcp d'emmerdes perso sur le dos,

-Cleavon "Deeger" Halder est leur perceur de coffre-artificier (jeune prodige londonien, également mécano/ingénieur/chimiste et second chauffeur), non-violent et pas du tout truand dans l'âme, il est un peu dépassé par les évènements

-Gemma Uccelini est une faussaire et arnaqueuse, ex-complice et amante de Léonard embarquée malgré elle avec le Gang depuis qu'un de leurs ennemis veut la tuer (italienne, vivait à Amsterdam),

-"Stanek” est leur hacker principal, gros geek danois caricatural (PNJ).

A la table CRoSS, on a 8 membres de l'unité A”, principale équipe de répression du banditisme (4 joueurs) du Couter-RObbery Spacial Squad, régulièrement assistée de flics locaux ou de membres des autres unités d’Europol :

-Ana-Veronica Lupi di Soragna, dite "Lupa", est une séduisante aristocrate italienne issue de la Gardia di Finanza ; oscillant entre un appétit sexuel dévorant et un catholicisme fervent, motivée par une histoire personnelle tragique, c'est elle qui dirige le groupe,

-Farouk Charbib, autrefois membre des Section de Recherche et d'Intervention de la gendarmerie, sort de deux ans d'infiltration chez des braqueurs pour le SIAT français, ce qui a un peu teinté son comportement...

-Gordon Davies est un profiler issu de Scotland Yard qui travaillait déjà pour Europol au fichage des criminels dangereux. Homme à femmes, père déplorable et connard notoire, c'est aussi un interrogateur redoutable, doté d'une force de déduction qui frôle la divination.

-Cheslav Pronyaga Telachenko, dit "Chess" est un athlétique russophone formé aux groupes d'intervention de la police lituanienne. Divorcé, papa, son frère bosse pour la mafia russe, ce qui pose évidemment plein de problèmes.

-Gretta Voorst, hollandaise, chauffeur et force de frappe venant des "arrestie team" fédérales, elle a paradoxalement un cœur d'artichaut qui lui joue des tours. (PNJ en libre-service)

-Eoin Mullvahney, dit "Johnny Irish", leur vient de la brigade criminelle de Dublin. Autrefois délinquant juvénile, il partage avec Farouk la préférence des résultats sur la légalité des méthodes. (PNJ)

-Dr Luba Strbck, technicienne criminaliste et experte en médecine légale tchèque, timide et méticuleuse, participe peu aux opérations de terrain. (PNJ)

-João-Maria Inhero Cazares De Araujo, dit "João", joyeux expert informatique brésilo-portugais. (PNJ)

L'Entité Mystérieuse, abrégée en "EM" quant à elle est au départ un service européen chargé de la "régulation statistique du coût financier de la criminalité" (!) qui a pris sa mission un peu trop au pied de la lettre et s'est transformé en officine occulte et auto-financée de chasse aux mafieux. Tous les moyens sont bons, mais le budget est limité et le personnel plutôt "fonctionnaire" que "commando", aussi le service renégat préfère-t-il la manipulation à l'intervention directe.

C'est lui qui a déclenché toute la campagne en voulant monter les mafieux Hongrois contre les antennes européennes du crime organisé russe, espérant que les deux s'entre-détruisent (ce sont, en 2008 -quand la campagne commence- les deux groupes qui coûtent le plus cher à l'Europe).

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Le résumé qui suit n’est découpé en paragraphes numérotés “vaguement chronologiques” que pour des raisons pratiques, les trois équipes agissant en parallèle et en continu.

Les joueurs lillois eux-mêmes se retrouvant sur table en fonction des dispo et discutant fréquemment par mail entre les séances pendant que l’EM joue par correspondance depuis Paris, la timeline ne cesse en réalité de sauter d’un groupe à l’autre, sans compter tous les PNJ qui magouillent de leur côté.

Prologue [EM/Gang] (septembre 2007-mars 2008)

Pour son grand plan de nettoyage par le vide des mafia de l'est, l'EM incite les mafieux de Budapest à engager le couple Van Szandt -sans doute les meilleurs cambrioleurs "indépendants" d'Europe- pour voler des données bancaires russes à la Banque Fédérale de Zürich (ce qui est fait), après quoi elle dénonce les Van Szandt aux flics français (qui envoie le GIGN les intercepter à la frontière franco-suisse : fusillade, 3 morts dont deux flics, Théo est arrêté et condamné pour complicité du meurtre des deux gendarmes = 30 ans de taule).

Ayant récupéré les données par des voies judiciaires détournées et ainsi appris que les cousins russes d'Amérique payent leur tribut trimestriel à Moscou en diamants bruts, et puisque le prochain chargement sera camouflé en vases tolmèques envoyés par avion, l'EM passe cette fois par un mafieux niçois pour ré-embaucher Gabrielle (la seule du gang encore en liberté) afin de piquer les vases, avec l'arrière-pensée d'envoyer des Hongrois gavés de coke (et ignorants du véritable butin) pour la liquider une bonne fois pour toute avec tous les autres témoins gênants, puis de récupérer ensuite les diamants afin de gonfler son propre budget.

1 [Gang] (mi-mars 2008)

Depuis le casse de Zürich qui a mal tourné, Gabrielle Van Szandt est à sec (tous ses biens ont été saisis par la justice), surveillée par les flics français, en bisbille avec des mafieux Hongrois franchement sauvages et son mari est en taule pour longtemps. Afin de se refaire elle accepte donc de monter une opération périlleuse pour une vieille connaissance, Tony Minghella, "franchisé" niçois de la 'Ndrangheta calabraise : voler des vases précolombiens actuellement retenus aux douanes d'Heathrow (banlieue de Londres).

Elle monte donc une nouvelle équipe et le vol réussi admirablement (sans que personne ne s'en aperçoive seulement), mais lors du rdv avec Minghella au fin fond de la forêt galloise, dans le parc national de Brecon Beacon, les Hongrois débarquent de nulle part en mitraillant à tout va. Après 10 minutes de massacre à l'arme automatique, le gang s'en sort avec un seul mort, Dorian le Grec (leur perceur de coffre de l'époque), mais les vases s'avèrent contenir pour 50M$ en diamants, appartenant selon toute vraisemblance à la mafia russe. Après avoir empilé les nombreux cadavres dans le pavillon de chasse des niçois et incendié ce dernier, nos vaillants voleurs emmènent Minghella pour l'interroger tranquillement. Considérant qu'il en sait trop pour leur sécurité mais pas assez pour les aider à démêler ce merdier, le gang exécute Minghella.

2 [CRoSS] (fin mars 2008) :

Brent Parson est un trafiquant d'héroïne de la banlieue de Londres à qui un potentiel fournisseur chinois, collectionneur de belles choses occidentales, a demandé comme "cadeau de bonne foi" un collier de diamants historique ayant appartenu à la couronne du Danemark, actuellement détenu par un joaillier londonien.

Comme ça peut à termes lui ouvrir un marché de plusieurs milliards de livres mais qu’il faut agir très vite, Parson met sur le coup le jeune "Deeger" et quelques truands rassemblés pour l'occasion. Grâce au jeune prodige de l'explosif, le casse réussi fort bien mais les autres voleurs préfèrent se tirer avec le butin pour le revendre à un recéleur libanais d'Amsterdam. C'était sans compter avec l'intervention du CRoSS qui, malgré la mauvaise volonté de la police britannique, va traquer les fuyards, comprendre qu'ils ont vendu leur butin au diamantaire Hossein Sabrij (sans pouvoir le prouver), retrouver les gangsters en cavale entre Amsterdam, Manchester et Paris... et en abattre deux, tous les autres étant victimes soit de querelle lors du partage du butin, soit de la vengeance de Brent Parson. Bien conscients que le dernier suspect vivant est probablement le gars qui a fait sauté le coffre de la joaillerie, le CRoSS se met à la recherche d'un artificier super-doué qui n'aurait pas fuit l'Angleterre...

Vu le taux de mortalité et les irrégularités de cette première affaire, auxquels s’ajoutent des soupçons plus graves et plus précis contre certains membres de l’équipe (Farouk aurait accepté de l’argent de Parson pour buter les suspects au lieu de les arrêter, Hermann Grau -jeune loup du BKA et premier “chef” de cette unité- aurait des accointances néo-nazies, ce genre de choses...), l’unité est désormais sous la surveillance moins qu’amicale d’une commission d’enquête dont 4 enquêteurs “indépendants” (n’appartenant pas à Europol) les suivront désormais partout.

3 [Gang] (fin mars- début avril 2008)

Pour monter le coup d'Heathrow, le Gang avait demandé de l'aide à Brent Parson (un ancien contact de Gabrielle et Théo), qui leur a en échange demandé de monter un autre casse : récupérer un collier volé chez un diamantaire véreux d'Amsterdam, Hossein Sabrij, avant qu'il ne démonte le bijou pour le revendre en pièces détachées. En remplacement du Grec, Parson leur fourni son jeune poulain, "Deeger" (qui doit retrouver le collier sous peine d'être sévèrement puni et ferait mieux de quitter Londres où Europol le recherche) et arrange également une rencontre avec les Russes, à qui le Gang rend les diamants bruts et propose un pacte : s'entraider pour identifier les fourbes qui utilisent le gang contre les intérêts de la mafia moscovite.

Les russes ne vont pas attendre plus longtemps pour lancer des représailles contre les Hongrois, déclenchant une guerre à grande échelle et faisant sans le savoir le jeu de l’Entité Mystérieuse. La suite de la campagne sera désormais ponctuée des nouvelles d’attentats sporadiques commis par l’une des mafias contre l’autre.

A force de surveiller Hossein Sabrij, nos gangsters parviennent à découvrir son atelier secret (et lourdement protégé), planqué dans les polders de la campagne néerlandaise. Ils montent une véritable opération commando pour le prendre d'assaut et rafler le collier. Malheureusement, alors qu'il vient d'échapper de peu aux hommes de mains du Libanais arrivés en renfort, le Gang tombe sur une patrouille de la police provinciale qui prétend les arrêter et, dans l'urgence, choisi l'option brutale : deux flics sont envoyés à l'hosto à coups de grenades "sting" et "flash-bang".

Ils seront bientôt recherchés par toutes les polices des Pays-Bas (oui, y en a plusieurs).

4 [EM]

Son piège gallois ayant franchement foiré et les gangsters-qui-en-savent-trop ayant disparu des radars, l'EM décide pour les retrouver de faire subtilement appel à cette nouvelle brigade d'Europol, le CRoSS (qui a dans la presse la réputation de flinguer d'abord et de poser les questions ensuite) : via un contact au MI5, l'Entité monte donc un truc tordu pour attirer l'attention du CRoSS sur un escroc argentin doté d'un passeport diplomatique (Léonard Ricciarini), récemment repéré à l'aéroport d'Heathrow sous un faux nom, en compagnie de Dorian le Grec.

5 [CRoSS]

Toujours à la recherche d'un excellent artificier qui se planquerait au Royaume-Uni, le CRoSS apprend la mort d'un perceur de coffre grec dans un règlement de comptes sanglant aux Pays de Galles.

Ça n'a a priori pas de rapport avec leur affaire, mais c'est assez intriguant pour faire un détour champêtre de quelques heures. Lorsque nos super-flics apprennent que, dans les décombres du pavillon de chasse de Brecon Beacon, on a découvert un diamant calciné, des tessons de poterie et le corps, abandonné à quelque distance, d'un mafieux niçois lié au grand-banditisme, le CRoSS soupçonne une grosse affaire de braquage qui aurait mal tourné et demande à reprendre l'affaire.

Et quand le MI5 leur demande les dossiers de truands, dont le Grec, repérés à Heathrow en compagnie d'un escroc argentin, nos vaillants agent commencent à relier les points : ils découvrent le casse aux douanes (passé totalement inaperçu jusque là !), comprennent la connexion russe grâce à Chess, commencent à identifier les membres du (nouveau) gang Van Szandt et décident d'aller rencontrer Théo, enfermé à la prison d'Arles, qui leur parle du casse de Zürich et du piège dont il a été victime en échange d'infos sur les récents exploits de sa tendre épouse.

Les hommes du CRoSS commencent eux-mêmes à soupçonner une conspiration tordue et, lorsque ils veulent prendre contact avec le MI5 pour mettre les choses au clair, se font envoyer paître mais sont illico contactés par un mystérieux "Agent Hunt" qui prétend vouloir les aider à l'insu de ses collègues des services secrets britanniques.

Ayant parallèlement appris que le gang vient de partir pour Amsterdam en compagnie d'un jeune gars qui pourrait bien être leur suspect de l'affaire précédente, ils déduisent que madame Van Szandt est sans doute sur la piste du collier déjà volé et perdu une fois, pour le compte de Parson...

Pendant ce temps, les enquêteurs de la commission cavalent laborieusement après nos vaillants flics, confrontés qu’ils sont à deux problèmes techniques idiots : contrairement aux officiers du CRoSS, eux ne sont pas constamment reliés par GSM et leur budget de transport est carrément insuffisant pour suivre des cinglés qui prennent parfois l’avion trois fois par jour, le plus souvent sans prendre le temps de prévenir leurs chaperons.

Ça devient en fait tellement intenable que Hermann Grau, prenant tout le blâme sur lui, est rappelé au siège de La Haye et démis de ses fonctions (sa joueuse devait abandonner la campagne), Lupa assurant l’intérim. Hermann sera plus tard ré-intégré à la structure administrative d’Europol où il défendra quotidiennement ses anciens équipiers contre les avanies de l’administration et aidera de son mieux à leurs enquêtes, mais à distance.

6 [EM] (fin avril 2008)

Depuis quelques jours, désespérant de retrouver les gangsters, l'EM a transmis la liste de tous leurs contacts connus aux Pays-Bas à un exécuteur de la mafia hongroise, un mystérieux psychopathe appelé "Janos". Sachant que leurs identités actuelles sont déjà surveillées (par le CRoSS) et qu'ils vont devoir en changer bientôt, Janos va éliminer systématiquement les faussaires hollandais capables de fournir de faux papiers au Gang... tous sauf une, Gemma Uccelini. Il la surveille et attend que Ricciarini la contacte.

7 [CRoSS]

En parallèle de la recherche du gang en Hollande, les agents du CRoSS (désormais menés par Lupa) ont une autre mission à régler : en Arles, des Hongrois viennent d'essayer de liquider Théo et il est grand temps de transférer ce précieux informateur vers une prison plus sûre, que le CRoSS contrôlerait. Ils jettent leur dévolu sur le secteur de haute sécurité de la prison de Scheveningen (où le tribunal international de la Haye enferme les criminels de guerre, et qui se trouve à 10 minutes de voiture du siège d'Europol), puis organise le convoyage.

Malgré toutes les précautions prises, Théo va avertir les Hongrois de son transfert pour déclencher une attaque du convoi, dans laquelle il espère pouvoir s'évader. Le CRoSS est donc pris en embuscade dans les vignobles provençaux et, après un combat épique, s'en sort de justesse avec son prisonnier, mais en comptant deux morts (un chauffeur prêté par la Gendarmerie et un des enquêteurs de la commission) et un blessé grave (Mullvanhey).

Après ce fiasco, la commission d’enquête cessera pour un bon moment d’essayer de suivre l’unité A sur le terrain.

A peine nos vaillants flics ont-ils enfin mis Théo dans sa nouvelle cellule qu'ils apprennent que le Gang est probablement passé à l'action contre Sabrij et qu'ils ont allumé deux flics néerlandais à la grenade neutralisante, déclenchant une gigantesque battue nationale menée par les services anti-terrorisme, qui réclament maintenant les dossiers de ces fameux gangsters-terroristes, apparemment déjà soupçonnés d'avoir provoqué un massacre au Pays de Galles et attaqué l’aéroport d’Heathrow...

8 [Gang/CRoSS]

Désormais traqués par toutes les polices d'un pays aux frontières sévèrement bouclées, leurs photos dans le journal et leurs identités grillées, le Gang se terre dans une maison de campagne prêtée par Brent Parson en attendant de lui échanger le collier contre du liquide. En passant des coups de fil, ils constatent rapidement que nombre de leurs contacts locaux ont récemment été victimes d'une épidémie d'accidents bêtes et de crimes crapuleux. Finalement, Ricciarini arrive à joindre sa vieille complice Gemma et à la persuader de les aider ("en souvenir du bon vieux temps"+"on peut te payer royalement, on attend un gros paquet de fric").

Dès qu'ils sont payés, ils rejoignent l'italienne à Amsterdam et tombe dans le piège : elle a été prise en otage par Janos, son appartement leur explose au nez et ils se font mitrailler en pleine rue. Blessé après une fusillade nourrie qui va déclencher une grosse panique en centre-ville, le tueur doit se replier et les gangsters (eux-mêmes assez abîmés) parviennent à tous déguerpir avant l'arrivée de la police, dont la section anti-terroriste du KLPD (police fédérale néerlandaise) et le CRoSS en personne.

Les gangsters vont alors faire appel à leurs nouveaux amis russes pour les embarquer clandestinement sur un cargo à destination de Lisbonne, car Léonard leur a proposé un troisième objectif capable de financer l'évasion de Théo : une banque un peu particulière à Barcelone qui pourrait rapporter très gros. Gemma accepte de les suivre, sa vie hollandaise étant réduite à néant et puisque on lui promet une part d'au moins un demi-million d'Euros.

Avant de quitter définitivement les Pays-Bas, elle réalise d'ailleurs un portrait précis de Janos que le gang envoie au CRoSS avec la liste de ses victimes néerlandaises et tous les détails qu'ils ont pu apprendre sur le tueur, afin de mettre les teigneux d’Europol sur la piste de celui qui est, actuellement, leur pire ennemi.

A partir de là, Gabrielle et Lupa continueront de s'envoyer des mails, à la fois par bravade, pour tenter de se soutirer mutuellement des infos ou en échanger franchement sur l'EM, une fois accordées sur l'existence d'un ennemi commun. Bien sûr, leurs équipes respectives lisent parfois par-dessus leurs épaules et tout le monde travaille à se tendre des pièges...

9 [EM]

Janos, lorsqu'il surveillait Gemma et Léonard, a surpris une rencontre entre ce dernier et un employé de l'ambassade d'Argentine (qui, entre autres choses, doit aider le gang à sortir  l'argent du collier par la valise diplomatique, avant de pouvoir le blanchir en Suisse). Après que ses cibles lui ait échappé, Janos se rabat sur le type de l'ambassade (c'est à dire qu'il l'enlève et le torture longuement), apprends que Léonard Ricciarini est en Espagne sous un faux nom... et décide d'aller fouiner sur place.

Sa traque également au point mort, l'EM fait jouer ses connexions hongroises pour récupérer les infos obtenues par Janos, retrouve la trace de Léonard et Gemma à l'aéroport de Barcelone et décide d'en informer le CRoSS...

Cadeau bonus : considérant qu'Europol est pour l'instant sa meilleure chance de retrouver le Gang, l'EM commence à magouiller en haut lieu pour leur obtenir un mandat anti-terroriste applicable à tout l'espace Schengen, sous le contrôle d'une commission manipulée par l'Entité (ce qui, en gros, revient à prendre le contrôle du CRoSS).

Ce projet va occuper l'essentiel de ses ressources et de son énergie pendant un moment, d’où une sérieuse baisse d’activité dans les magouilles pendant un moment...

10 [CRoSS/EM]

Grâce à son partenariat avec le KLPD, le CRoSS parvient à repérer et arrêter les hommes de Parson qui tentaient de sortir des Pays-Bas le fameux collier volés deux fois en deux mois (l'objet sera ensuite restitué en grande pompe à la famille royale du Danemark, assurant au CRoSS un net regain de popularité médiatique et la reconnaissance des autorités danoises). Ils recherchent en parallèle Janos et le Gang, faisant jouer toutes leurs connexions européennes pour surveiller un peu partout les contacts des fameux gangsters.

Afin de leur faciliter la vie, l’EM leur envoie d’ailleurs une bande audio très intéressante, enregistrée lors du massacre au pavillon gallois (où l’Entité avait installé des micros) et qui va permettre au CRoSS d’identifier le dernier membre inconnu du gang, Stanek, et d’envoyer leurs amis de la police danoise investir son appartement de Copenhague, où ils neutraliseront tous les serveurs du hacker, privant le Gang de son principal support de piratage. Cet enregistrement pourrait d’ailleurs être la première preuve formelle de la culpabilité du Gang dans le massacre du Pays de Galles, et particulièrement dans l’exécution de Tony Minghella.

C’est à cette période que l’unité A est convoquée au siège du KLPD, pour une réunion de coordination inter-services avec des représentants d’Europol, des douanes, gendarmeries, polices, renseignements ou services de sécurité de tous les états concernés jusque ici, et même de la commission européenne “Justice, Liberté et Sécurité”... Un seul thème : le Gang Van Szandt, qui a été mêlé en quelques semaines à un nombre hallucinant de crimes, trafics, attentats “terroristes” et atteintes à la sécurité des transports : il faut que ça cesse. Et comme le CRoSS est actuellement la seule unité de terrain de la seule force policière réellement “européenne”, on lui propose carrément de lui bricoler un mandat anti-terroriste sur-mesure à l’échelon européen....

Les pleins pouvoirs, en somme, sous la surveillance de la commission européenne et la direction d’Europol, pour peu qu’ils stoppent le Gang. Mais il va falloir qu’ils s’en montrent dignes : plus d’irrégularités de procédure, plus d’opérations illégales, plus de mauvaise coopération avec les autres services, plus de “ridicule théorie du complot” et un audit complet : réactivation de la commission d’enquête, auditions, enquêtes financières, rapports d’activité détaillés... S’ils passent l’examen, ils auront le mandat.

(Pour accélérer le processus, les officiers de l’unité A vont donc désormais rendre des rapports volontairement alarmistes présentant le Gang comme une bande de psychopathes “d’ultra-gauche” maniaques des explosifs, liés à la moitié des mafieux et terroristes européens...

L’EM, ravie, se frotte les mains.)

11 [Gang] (fin avril, début mai)

Arrivés à Barcelone depuis Lisbonne par des chemins détournés, les gangsters ont d'abord une discussion tendue... Léonard avoue que le casse de la banque a d'autres motifs que l'argent : il y est contraint par les services secrets argentins, qui ont les moyens de le couler lui et sa famille, et veulent récupérer une mystérieuse mallette dans un des coffres.

Le siège de la "Caixa Catalunya" possède en effet une salle des coffres réservée (par leurs prix) à la grande bourgeoisie catalane, et en étudiant la clientèle de la banque, il a pu déterminer qu'on y trouverait en plus de la fameuse mallette des œuvres d'art, quelques antiquités, des bijoux et pas mal de liquide appartenant pour la plupart à des gens qui ne souhaiteront pas trop que les autorités, dont le fisc, viennent y regarder de trop près. Ce sera compliqué à écouler, mais le profit s'annonce suffisant pour payer généreusement ceux de la bande qui ne comptent pas se lancer dans l'évasion de Théo par pure amitié.

Se trouvant trop exposés sur place, le Gang loue une petite villa au pied des Pyrénées et, après quelques négociations et engueulades (fréquentes, depuis que l'équipe accumule les emmerdes), se met au travail. Repérages, hacking, arnaques, achat de matos, recherche de recéleurs, intrusions et installations de mouchards se font avec un maximum de précautions vu le nombre grandissant de gens à leur recherche (Sabrij, les Hongrois, l'EM, le CRoSS, les services anti-terroristes...).

Ce faisant, Maria demande à ancien complice habitant Valencia, Cisco Gomez, de les brancher avec ETA (car ils ont besoin d'armes "neuves" et d'explosifs).

12 [CRoSS] (début mai 2008)

Le Gang reste introuvable jusqu’à ce que l'ambigu "agent Hunt" (qu'ils savent désormais être un émissaire de l'EM) reprenne contact et leur donne un rdv dans un centre commercial de Bruxelles (le “City 2”) : dans l’espoir de prouver une fois pour toute l’existence d’une machination internationale, le CRoSS prépare une souricière et reçoit de "Hunt" plein d'infos, mais celui-ci leur échappe après avoir délivré son message confirmant que Léo est arrivé à Barcelone.

Peu après, Europol retrouve la trace de Janos (qui -désormais trop repéré pour prendre l'avion- traverse l'Europe du Nord au Sud en enchaînant les vols de voiture) au sud de la Catalogne. Les agents débarquent à leur tour en Espagne, lancent les recherches à Barcelone avec l'aide de la police catalane mais apprennent vite qu'un flic de Valencia, surveillant Cisco Gomez pour son propre compte, a repéré le passage de Maria.

Puisqu'on lui signale justement Janos dans le secteur et que l'enquête à Barcelone piétine, le CRoSS décide de se concentrer sur le braqueur Cisco Gomez, certainement la nouvelle cible du tueur hongrois. L’unité A se transporte donc à Valencia avec armes et bagages (dont un magnifique 4x4 blindé offert par la couronne danoise) et y rencontre le groupe "crim" du commissaire Anouar, qui surveillent Gomez en tant que maillon faible de la mafia locale, dont ils espèrent pouvoir inculper le big boss sur la base du témoignage de Cisco.

Les deux équipes mettent donc leurs ressources en commun pour surveiller la bande de Gomez (qui semble préparer un braquage de fourgon trop ambitieux pour elle) et attendent pour agir d'avoir repéré Maria ou Janos : il sera alors bien temps d'arrêter Cisco et de lui proposer de sauver ses fesses en balançant son patron et sa belle ex-complice. Après quelques jours de planques, de filatures, d'écoutes téléphoniques (illégales) et une infiltration réussie de Farouk sous son ancienne identité de gangster, Janos pointe son nez à l'improviste... L'équipe n'est pas prête à ça, le tueur repère Farouk qui tentait de le prendre en filature, il ouvre le feu en pleine rue (un jour de marché) et l'équipe toute entière monte au créneau pour contenir la menace. Bilan "miraculeux" : un policier local tué, Janos criblé de balles, une couverture grillée, seulement deux blessés parmi les civils et un parmi les PJ.

Ça pourrait coûter assez cher aux flics, mais avant que la hiérarchie leur tombe dessus, ils se dépêchent de produire en grande pompe une belle arrestation de Cisco et sa bande de braqueurs amateurs...

En secret de ses collègues, Gordon a commencé à échanger des informations avec l'EM et, avec son aide, pense avoir localisé leur planque dans les montagnes. Il ne se trompe pas mais, lorsque le CRoSS donne l'assaut de la villa pyrénéenne avec l'appui des groupes d'interventions catalans, le Gang a filé depuis quelques heures.

 partir de là, Lupa soupçonnant depuis quelques temps que Gordon est de mèche avec l’EM, elle prévient le patron du CRoSS et, sur son ordre, commence à surveiller son collègue britannique avec l’aide de Mullvahney. Mi-mai, ils sauront avec certitude que Gordon échange des infos et des services avec l’EM, mais jusque ici toujours dans l’intérêt du CRoSS.)

13 [Gang/CRoSS/EM] (début mai 2008)

Car chez les Gangsters, on suit les infos, surtout les infos locales. Et alors qu'ils sabraient le champagne pour fêter la mort de Janos (et un attentat à Amsterdam qu'ils décryptent comme le début des représailles de Parson contre Sabrij, ce qui va occuper ce dernier un moment), ils découvrent également dans leur télé l'arrestation de Cisco et d'un de ses amis d'ETA. Gabrielle trouve alors qu'Europol se rapproche beaucoup trop et, comme il y a quelque chose qu'elle voudrait tenter avant le casse, ordonne l'évacuation immédiate vers la Côte d'Azur... Changeant encore une fois d’identité, nos gangsters se séparent et passent la frontière malgré les contrôle établis par le CRoSS et la police catalane.

De là, le gang met à exécution un plan qu’il préparait depuis un bon moment : envoyer au CRoSS, en tâchant de se faire passer pour l’EM, une vidéo truquée avec talent représentant Gabrielle et Léonard à Scheveningen et datée du jour même. En plus de faire diversion, cette vidéo contient un subtil “cheval de Troie” devant permettre à Stanek d’accéder aux dossiers du CRoSS... mais au lieu de cela, la vidéo va circuler dans des directions imprévues (car les officiers d’Europol l’envoient à tout plein de gens pour tenter d’identifier où ça a pu être tourné) et transiter notamment par les ordinateur personnels de Lupa et de Gordon, qui lui-même retransmet à l’EM...

Europol hésitera un moment à mordre à l’hameçon (se contentant d’avertir le KLPD et le personnel de la prison de la présence “non-confirmée” de Gabrielle à La Haye) et le logiciel-espion sera découvert et neutralisé en quelques heures par le CRoSS (l’EM, qui sait bien qu’elle n’a pas envoyé de vidéo, se méfie et détruit illico le spyware). Mais dans l’intervalle, il aura rapporté au Gang une tonne d’infos utiles sur les progrès du CRoSS à leurs trousses, son enquête sur l’EM, le rdv avec Hunt à Bruxelles... et même les notes personnelles de Lupa sur la “trahison” de Gordon !

Par ailleurs, en arrivant sur un serveur utilisé par l’EM, la vidéo-espion permet au Gang d’obtenir une adresse IP localisée à Bruxelles, qui appartient sans doute à l’Entité.

Néanmoins, les officiers du CRoSS commencent à additionner leurs indices : le séjour de Gemma et Léonard à Barcelone, le Gang planqué dans une villa catalane, des contacts avec l’ETA pour se procurer des armes et des explosifs (merci Cisco), leur besoin d’argent manifeste et l’empressement qu’ils mettent à enchaîner les casses… Le Gang prépare un gros coup à Barcelone !

14 [Gang]

Arrivé à Nice, le Gang doit rencontre Paul Soli, dit "Monsieur Paul", beau-frère et successeur de Tony Minghella à la tête de leur "famille" liée à la 'Nrangheta italienne, elle-même en bisbille avec les Hongrois. Non seulement "M. Paul" a beaucoup de relations et pourrait les aider à écouler leur futur butin barcelonais, mais le Gang est persuadé depuis un moment qu'il y avait une taupe de l'EM parmi les nervis de Minghella et que s'ils la trouve, ils pourront l'utiliser pour découvrir qui les a mis dans ce merdier au départ.

Les gangsters vont donc lui raconter que les méchants Hongrois ont tué son beau-frère au Pays de Galles (invérifiable mais crédible), qu'il a sans doute un traître dans son organisation (ça mérite d'être vérifié) et qu'ils ont une affaire à lui proposer.

"M. Paul" explique qu'il ne fait plus tellement dans le grand banditsime (il travaille à légaliser les affaires familiales pour pouvoir y blanchir l'argent sale italien, c'est beaucoup plus rentable) mais qu'il est prêt à faire une exception pour eux si, justement, ils acceptent un petit travail d'intérêt général : comme il sait que deux des Hongrois qui ont attaqué le convoi de Théo à Arles ont été blessés par le CRoSS et sont en convalescence dans la banlieue de Lyon, il demande que le gang aille les lui chercher. Ils pourront ainsi les interroger tous ensemble sur la mort de Tony, la soi-disant conspiration qui a placé une taupe chez les Niçois et tout un tas d'autres choses utiles à ses investisseurs italiens.

Sitôt dit, sitôt fait, le Gang se fait commando, monte à Villeurbanne, bousille 4 Hongrois et capture les deux blessés dans une zone industrielle partiellement désaffectée. Trop "partiellement" : au moment de repartir, le zélé vigile d’une usine voisine entendant les coups de feu appelle la gendarmerie et tente de retenir le Gang à lui tout seul (le pauvre fou). Les gangsters l'abattent ("Et merde, tant pis !") et échappent de peu à l'arrivée des gendarmes

Une fois planqués au fin fond de la Provence dans un hôtel en reconstruction appartenant à M. Paul, le Gang interroge ses captifs sous l’oeil d’un “niçois” : avec une violence minimale, principalement grâce à la force de persuasion de Léonard, les deux Hongrois vont se mettre à table et non-seulement raconter tout ce que le Gang voulait savoir (leur permettant de démêler plein de vieilles histoires qui les intriguaient et d’identifier à coup sûr l’agent de l’EM chez les Hongrois), mais l’argentin va même réussir à faire dire à l’un d’eux que ce sont ses potes qui ont abattu Tony Minghella. Les Niçois sont satisfaits, on va pouvoir faire affaire, à commencer par cette histoire de traître dans leur organisation.

Après avoir sauvagement massacré au couteau leurs deux prisonniers “hongrois”, Gabrielle et ses complices vont se planquer du côté d’Aix-en-Provence, dans une luxueuse villa prêtée par M. Paul où ils planchent sur le casse de la Caixa Catalunya en profitant de la piscine. Lorsque que leur nouvel ami niçois les y rejoint, c’est pour leur proposer le deal suivant : après s’être renseigné sur leur casse (malgré les précautions prises par le gang), il est désormais persuadé qu’il y a beaucoup d’argent à en tirer et leur propose de racheter tout le butin au prix de gros, s’ils sont prêts à rafler deux fois plus de coffres que prévu, la part des gangsters et celle du receleur doublant également (M. Paul préféreraient rester en dehors des histoires de braquage, mais pour un butin de plusieurs 10aines de millions d’Euros, il peut se laisser tenter car il a en réalité besoin de beaucoup d’argent très vite). En échange de l’augmentation proportionnelle des risques, le Niçois est prêt à leur fournir tout le matériel qui leur manque encore (un fourgon du même modèle que ceux des groupes d’interventions catalans, une mitrailleuse lourde, du rab d’explosif...) et à monter avec eux une diversion particulièrement tordue à l’attention du CRoSS, afin de détourner Europol de la Caixa juste assez longtemps pour que les gangsters effectuent leur audacieux braquage.

Paul et ses associés ont par ailleurs identifié un patron de boîte verreux, Louis Palantoni, comme le probable traître de l’organisation niçoise : ils demandent à Gabrielle de préparer son enlèvement à fin d’interrogatoire musclé.

Mais en voulant placer un mouchard sur les téléphones de ce pauvre Louis, le gang découvre avec amusement que Palantoni est déjà sur écoute, et se greffe très discrètement sur la surveillance déjà en place...

15 [CRoSS/EM/Gang]

Dès qu’ils voient apparaître sur les réseaux policiers des demandes de renseignements concernant un commando professionnel utilisant des grenades flash-bang” ayant massacré des Hongrois à Lyon, deux officiers du CRoSS font le déplacement vers le département du Rhône, soupçonnant évidemment le Gang.

[Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls, car l’EM est branchée sur les mêmes réseaux et réalise assez vite ce que ça signifie : le Gang contre-attaque et cherche ses agents. Et si “son” Hongrois est un baron de la pègre lyonnaise très entouré, “son” Niçois -un certain Palantoni- est par contre beaucoup plus exposé et, déjà au courant de la présence du Gang à Nice, commence à se liquéfier de trouille... Mais pour l’Entité, c’est une excellente occasion de tendre un piège au Gang.]

Le reste de l’unité A continuent de ratisser Barcelone à la recherche de l’objectif du Gang et y découvre coup sur coup les traces d’une intrusion du Gang au siège de la société de sécurité “Castella” (chargée de la protection des bâtiments publics catalans, y compris la banque “nationale”) et au siège de la “Caixa Catalunya”, un site que le CRoSS considérait déjà comme une cible potentielle. Plus ils se renseignent, plus la salles des coffres de la “Caixa” leur apparaît comme le prochain objectif des gangsters. Mais comme la plupart de ces coffres appartiennent à des gens influents en Catalogne, la direction de la Banque va surtout travailler à protéger le secret de leurs contenus, compliquant l’action d’Europol.

Lupa reçoit d’ailleurs justement des nouvelles de Gabrielle, qui l’informe par mail de l’identité du “Hongrois de l’EM” (à Lyon), de cette histoire d’IP bruxelloise et de l’existence d’une taupe de l’Entité à Europol (“sans blague ?”), dont la braqueuse offre de révéler l’identité en échange d’autres informations. Elles en sont encore à négocier lorsque c’est cette fois l’EM qui, par un appel anonyme à la police de Nice, informe le CRoSS que le Gang se cache dans la région avec l’aide de “M. Paul” Soli et projette de kidnapper un de ses propres hommes, Louis Palantoni. Le CRoSS comprend immédiatement que Palantoni doit être l’informateur de l’EM dans le clan niçois, demande du renfort à La Haye et fonce sur place.

Farouk, le premier sur les lieux, va alors s’apercevoir que l’Entité avait déjà mis Palantoni sous surveillance (mais pas que le Gang aussi est à l’écoute), mis sa famille à l’écart et préparé le terrain pour que le CRoSS puisse tendre une embuscade aux gangsters... Lupa, apprenant par la Gardia di Finanza les probables connexions de Paul Soli avec la police niçoise (et qu’il risque de prévenir le Gang que le CroSS est à Nice pour les piéger), prend alors rendez-vous avec M. Paul : l’italienne pense qu’en lui prouvant que c’est Gabrielle Van Szandt qui a liquidé Tony Minghella, Soli leur retirera sa protection et les laissera capturer le Gang sur son territoire...

Mais dès le rendez-vous fixé, M. Paul prévient Gabrielle et décide avec elle de fournir à Lupa de faux renseignements bien tordus pour l’envoyer sur une fausse piste. Et puisque le CRoSS protège désormais Palantoni et que le Gang sait que l’EM et Europol lui prépare un piège, tous s’accordent à laisser tomber l’enlèvement, quitte à laisser Louis s’en tirer (pour l’instant).

Le Braquage de la Caixa Catalunya :

les plans des différentes factions

Le CRoSS : a déjà identifié le siège de la Caixa Catalunya comme étant la prochaine cible du Gang, mais comme les agents ont filé sur Nice, ils n’ont pas encore eu le temps de mettre au point une souricière sérieuse (ils s’emploient en ce moment à tendre un piège autour de Louis Palantoni). Néanmoins, la sécurité de la banque est en alerte rouge et la police catalane, aidée de certains membres du CroSS, quadrille Barcelone à la recherche des gangsters, en vain.

Ils attendent également que le Gang tente de se connecter au mouchard toujours en place dans le réseau de la société de sécurité Castella, et qu’Europol surveille très attentivement. Et puisqu’ils savent désormais qu’une équipe de l’EM est dans le coin, Lupa envisage sérieusement de la localiser et de la coffrer toute entière pour interrogatoire dès que la question du Gang sera réglée.

Si on en juge par les choix tactiques de l’Entité, il y a de bonnes chances pour que son “équipe technique” (les “plombiers” ayant déjà posé des micros à Brecon Beacon, à Europol…) se fasse prendre, neutralisant au passage son unique moyen d’action sur le terrain.

Le Gang : a en fait déjà repris une longueur d’avance. La destruction inopportune de leur mouchard posé sur le réseau de la banque (à la demande du directeur de la Caixa) leur a permis de comprendre qu’ils sont repérés, et ils ne se connecteront plus à l’autre mouchard (celui posé chez Castella) : pas grave, ils otn déjà toutes les infos qu’il leur fallait.

Ils savent également que l’EM et le CRoSS les attendent à Nice et compte profiter de la tendance des flics à se disperser : avec l’aide de Paul Soli, le Gang va monter un “faux” casse contre une succursale de la Caixa, dans la zone industrielle de Barcelone, qui est en fait le principal dépôt d’Euros frais de la Catalogne (il y a donc régulièrement des arrivages de plusieurs 10aine de millions en billets neufs).

Gabrielle et Léo ont préparé un speech pour Paul Soli (puisqu’il a rdv avec Lupa) afin qu’il mette indirectement le CRoSS sur la piste de cette fameuse succursale en racontant que Gabrielle l’a contacté pour savoir s’il pouvait “blanchir” de grosses quantités de billets neufs, mais qu’il a refusé.

Le jour du braquage de la Caixa, un petit groupe de gangsters semi-amateurs recrutés via Soli attaquerons le fameux dépôt (en commençant par faire sauter le réseau téléphonique dans tout le quartier grâce à un système ostensiblement préparé par Deeger et Stanek : normalement, ça devrait suffire à faire rappliquer ventre à terre le CRoSS et les groupes d’intervention barcelonnais  en pleine banlieue industrielle, à presque 30km du véritable objectif).

Dès que la diversion aura marché, le gang presque au complet investira la Caixa l’arme au poing : leur but est de créer volontairement une situation de siège dans la banque, avec prise d’otages et armes lourdes, puis de convaincre tout le monde qu’il sont assez désespérés pour effectivement buter tout le monde si les groupes d’interventions tentent l’assaut. Pendant ce temps-là, Deeger s’attaquera aux coffres et synchronisera les explosifs pour que, au moment où il faudra percer un mur pour s’échapper, une énorme détonation secoue toute la banque : les otages en pleine panique devrait évacuer dans le plus grand désordre parmi les débris et la fumée, provoquant un énorme bordel parmi les services d’intervention. Le Gang, sortant le butin du bâtiment par une issue insoupçonnable, profitera de la confusion pour se tirer, déguisé en démineurs, avant de rejoindre un hors-bord (d’ordinaire un “go fast” prêté par la 'Ndrangheta) à destination de Majorque, puis la Calabre, puis disparition totale en vue de s’installer quelques semaines dans le Tessin.

Car, en effet, depuis plus de 9 mois qu’il est en taule, le procès suisse de Théo Van Szandt (pour le braquage de données à la banque de Zürich) devra se tenir durant l’été au tribunal pénal fédéral de Bellinzone (Tessin suisse). Information que, justement, le Gang a découvert en piratant (presque involontairement) le réseau d’Europol : si on avait été jusqu’au bout de la campagne, l’évasion de Théo du tribunal de Bellinzone eut été la grande confrontation finale entre le Gang, l’EM et le CRoSS.

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Plus d’infos sur la campagne, pour ceux que ça intéresserait :

-les comptes-rendus de partie détaillés de la table "Gang", contenant notamment les plans (souvent géniaux) de leurs casses, plein de détails croustillants et quelques images. Séparés en deux google-doc, ils s’arrêtent avec l’arrivée du gang à Barcelone (désolé).

-une description complète du CRoSS, brigade spéciale de répression du banditisme d'Europol, avec des liens vers leur armement de bourrin (vu que les joueurs, eux, ont besoin d’images pour se le représenter) et les comptes-rendus de partie détaillé de la table "CRoSS", pleins de précisions sur leurs investigations... jusqu’au transfert de Théo van Szandt entre Arles et Scheveningen (à nouveau : désolé).

-la description et les comptes-rendus détaillés de l'Entité Mystérieuse jusqu’au lancement de son projet de commission de contrôle du CroSS (encore désolé), il existe également une page regroupant les infos à sa disposition au début de la campagne : “les dossiers de la Régulation”.

-en annexes, vous trouverez encore la page “Presse Anti/Gang” qui regroupent les articles (fictifs) consacrés à la campagne, un “petit manuel de grande criminalité” rédigé en début de campagne à l’attention de la table “Gang”, le système de jeu utilisé est décrit dans un fil sur le forum Casus NO et, pour finir, un autre sujet des forums SdEN où est née la campagne, avec l’aide des autres forumistes.