https://docs.google.com/document/pub?id=1iKm2bsyof_ucPiZTz35vuu2tyV7u05xg6kccjBfPH0Q

https://docs.google.com/document/d/1iKm2bsyof_ucPiZTz35vuu2tyV7u05xg6kccjBfPH0Q/edit?hl=fr

Une dizaine de vérités méconnues par le Charlatanisme Ordinaire en économie

Voir l'émission de Lumière 101 :  Le Charlatanisme Ordinaire

 

Dans Wikipédia en anglais,  l'article sur la théorie économique autrichienne semble y avoir été écrit par ses ennemis.

outre  qu'on ne connaît bien que ce qu'on aime,  cette injustice,  inspirée par une cabale d'ignorants prétentieux,  vise  à empêcher les lecteurs  de cette encyclopédie de connaître les vérités politiquement incorrectes  que l'approche autrichienne  entend faire connaître en dépit de l'opportunité politique.

En économie,  science dont les conclusions ont assurément une portée politique et dont les praticiens  sont payés à 90 % avec de l'argent volé par les hommes de l'état, c'est un Charlatanisme Ordinaire qui s'est installé,  bien avant ceux  de la "science post-moderne" (réchauffisme) et seuls les économistes autrichiens ne jouent pas ce jeu-là

 

Références du premier enregistrement :

Emissions précédentes :  

Le Charlatanisme ordinaire

http://lumiere101.com/2010/04/08/le-charlatanisme-ordinaire/

Les sophismes comptables

http://lumiere101.com/categories/emissions/les-entretiens/georges-lane/

L’illusion fiscale

http://lumiere101.com/2007/10/09/lillusion-fiscale/

Ludwig von Mises (1) : la praxéologie

http://lumiere101.com/2010/06/15/ludwig-von-mises-1-la-praxeologie/

La régulation par l’état est impossible

http://lumiere101.com/2009/11/24/la-regulation-par-letat-est-impossible/

Textes :

Une dizaine de vérités méconnues par le Charlatanisme Ordinaire en économie

https://docs.google.com/document/d/1iKm2bsyof_ucPiZTz35vuu2tyV7u05xg6kccjBfPH0Q/edit?hl=fr

L’absurde théorie des prétendues “externalités”

https://docs.google.com/Doc?docid=0AevnAZEI5La7ZGMybThwNjJfMjA5Z2J2OHFrY2o&hl=fr

Références du deuxième enregistrement :

Emissions précédentes:

“Prouver” statistiquement que deux et deux font cinq

http://lumiere101.com/2008/05/13/prouver-statistiquement-que-deux-et-deux-font-cinq/

Textes :

Transcription de l’émission “Voleurs de pauvres”

https://docs.google.com/Doc?docid=0AevnAZEI5La7ZGMybThwNjJfMjU3eGJ2ems5aG0&hl=fr

Pourquoi pas "Bitur-Camember"?

http://docs.google.com/Doc?docid=0AevnAZEI5La7ZGMybThwNjJfNDE3dG1rbW1xY2c&hl=fr

Le pseudo-expérimentalisme (Liberpédia)

http://fr.liberpedia.org/Pseudo-exp%C3%A9rimentalisme

 

 

Nous définissons le Charlatanisme Ordinaire comme un consensus tacite entre économistes pour ne tirer aucune conséquence pour l’analyse ultérieure de faits qui présentent la particularité d’être connus, reconnus et même expressément professés par tous,  par exemple des lois nécessaires  ou au contraire des impossibilités absolues.

 

Et ces faits,  si les économistes refusent d’en tirer les conséquences,  c’est parce que  la prise en compte d'un seul de ces faits  a pour inconvénient d'impliquer l'inanité de toutes les politiques publiques.  Les économistes ne veulent pas que les hommes de l’état,  qui  tiennent les cordons de leur bourse,  la referment sur les doigts du savant dont les vérités leur seraient par trop désagréables.

On peut dresser une énumération provisoire  de ces vérités  délibérément méconnues,  et en les inversant,  rédiger les Dix Commandements du Charlatan Ordinaire en économie.

 

 

1.      Tu feras semblant de mesurer la valeur  là où elle n'est pas mesurable.

 

La sophistique comptable  est un abus des "chiffres",  à quoi tant de profanes croient pouvoir réduire  la science économique.

Le sophisme comptable  consiste à prétendre  faire du calcul économique  en dehors des conditions  où ce calcul est possible.

Parmi les sophismes comptables,  il y a le "sophisme anti-comptable",  qui consiste  à ne pas savoir appliquer  le raisonnement comptable,  principalement en méconnaissant que les ressources  affectées ont nécessairement une origine,  de sorte que l'argent que dépensent les hommes de l'état  est bien volé  quelque part :  les économistes professionnels  ne le pratiquent que partiellement,  parce qu'il est  pratiquement impossible  d'être économiste  si on ne sait pas se soumettre  aux disciplines du raisonnement comptable :  par exemple,,  un économiste digne de ce nom n'est pas dupe du protectionnisme ni des prétendus "emplois verts".

N'appartient au Charlatanisme Ordinaire  anti-comptable  que le Charlatanisme keynésien,  qui consiste :

 

-- à bafouer les lois de l'arithmétique  en raisonnant sur la dépense

(en supposant qu'on pourrait accroître celle-ci  sans altérer les conditions de l'ajustement entre l'offre et la demande de monnaie,

et en énumérant de prétendus "multiplicateurs"  qui sont autant de sophismes grossiers),  et

 

-- à se tromper sur ce qu'il y a lieu de compter pour telle

(en éliminant fallacieusement les consommations intermédiaires au sein de la structure de production).

 

En revanche,  l'autre sophisme comptable,  le sophisme pseudo-comptable, qui consiste  à prétendre employer le raisonnement comptable  là où les quantités  recensées  ne reflètent pas authentiquement  les jugements de valeur des acteurs de l'économie,  est un véritable pilier du Charlatanisme Ordinaire chez les économistes de profession.  

Dès 1920, Ludwig von Mises avait démontré  que la planification soviétique était impossible parce qu'en empêchant les prix de se former,  elle ne pouvait disposer d'aucun indicateur de la rareté.

Ses présumés collègues,  désireux  de croire à une possible rationalité  de l'intervention étatique,  n'ont reconnu la validité  de cette démonstration-là  qu'en 1990 ;  et c'est ce qui explique  qu'ils refusent encore de tirer toutes les conséquences  du fait que les jugements de valeur ne reflètent que les contraintes,  et les conséquences personnelles,  auxquelles les gens qui agissent sont véritablement confrontés.

Le calcul économique n'est possible que :

 

-- s'il consiste  en des opérations sur des quantités de monnaie,  et

-- à la seule condition que ces quantités de monnaie  soient de vrais prix :

 

§         prix de biens effectivement échangés,

§         à l'occasion  d'échanges volontaires

§         entre propriétaires responsables,  

 

conditions nécessaires  pour que ces prix signalent véritablement la rareté évaluée ;

Au contraire,  les Charlatans Ordinaires  raisonnent à l'envi sur de prétendues "Comptabilité publique"  et "Comptabilité nationale"  qui ne décrivent pas les jugements de valeur et ne rendent pas compte de la rareté,  et n'ont donc de comptabilité que le nom.

 

 

2. Tu traiteras la propriété à la fois comme si elle existait et comme si elle n'existait pas

 

Les jugements de valeur se forment  comme une appréciation de la rareté,  c’est-à-dire  à l’occasion d’une confrontation par l’individu agissant de ses projets  avec la limite  des ressources à sa disposition ;  il s’ensuit que  si on ne sait pas quelle est cette limite,  on ne peut pas définir les jugements de valeur.

En l'absence de Droits de propriété,  donc, il ne peut pas y avoir de jugements de valeur ;  et aucune théorie économique n'est possible si elle ne les reconnaît pas  tout au long de ses analyses :

Il s’ensuit  que  tout prétendu raisonnement de science économique  --et ils sont légion-- qui se met en cours de route à faire comme si ceux-ci n'existaient pas,  ou comme s'ils étaient autres  qu'ils ne sont,  est contradictoire et de ce fait automatiquement réfutée ;

C'est évidemment le cas  de toutes les rationalisations de l'étatisme  qui impliquent de justifier les violations du Droit de propriété  par les hommes de l'état,  à partir de représentations théoriques  qui ont bien dû les reconnaître au départ (c'est le Pays des Merveilles d'Alice) ;

 

 

3. Tu gloseras  sur l'inconnaissable comme si c'était de la science

 

Etant donné que la science  ne s'occupe que de postulats  dont on peut s'assurer d'une manière ou d'une autre,  toute glose  sur l'inconnaissable  est automatiquement réfutée :  aucune considération sur des choses dont on est certain de ne jamais pouvoir  les connaître  n'a aucune place  dans aucune science digne de ce nom. Elle est nécessairement arbitraire,  et par conséquent un infâme charlatanisme.

C'est en particulier le cas de considérations sur les jugements de valeur,  qui  sont des actes de la pensée de l’être humain :

 

-- ceux-ci  ne sont véritablement formés  qu'au moment  de l'action,  et compte tenu de ses circonstances ;

-- on ne peut les connaître  que par l'action effective observable : il n'existe donc aucun moyen de connaître les jugements de valeur de quiconque n'agit pas

-- et ceux que l'on peut observer,  on ne peut pas les mesurer,  ni les comparer,  ni les additionner entre les personnes ;

 

A l'évidence,  la plupart des économistes mathématiciens refusent de tirer les conséquences  de ces limites absolues  à la connaissance  que nous pouvons avoir des jugements de valeur d'autrui.

C'est notamment ce qu'ils font lorsqu'ils prétendent gloser sur l'"utilité sociale" en-dehors des conditions où on peut observer que celle-ci  est définissable,  et maximum : c'est-à-dire lorsque chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ce qui est à lui

(Rothbard rétablissant le critère de Pareto dans son acception initiale,  la seule qui ne soit pas contradictoire).

On a l'impression qu'ils sont passés  sans s'en rendre compte  de représentations théoriques où ils faisaient abstraction de l'ignorance des acteurs économiques (ce qui est licite et même nécessaire)

à de prétendues représentations prétendument théoriques  de ce dont ils ont eux-mêmes  certains que personne ne pourra jamais le connaître,  et qui n'ont aucune place dans aucune science quelle qu'elle soit.

 

 

4. –Tu raisonneras comme si la violence pouvait être autre chose que destructrice.

 

La violence est désorganisatrice :  elle détruit les ressources  et détruit leur valeur,  en les arrachant aux détenteurs  des projets  qui leur donnaient de la valeur.

Il s'ensuit que l'action de l'état,  qui n'est spécifiquement que action violente,  ne peut servir la production que si elle s'exerce  contre des destructeurs : voleurs,  saboteurs et assassins.

Lorsque  l'état fait davantage  c'est-à-dire lorsqu'il "intervient"  au sens de l'"interventionnisme" d'état,  ,  il ne peut que détruire la production,  et y ajouter des entraves ; l'impression qu'il peut donner de réduire les coûts –jusqu'à la pseudo-gratuité – ne peut être qu'un leurre, dont prétend rendre compte  la théorie de l'illusion fiscale.

La théorie économique ne peut donc décrire comme productifs que les actes qui ne font pas violence à autrui,  et doit décrire comme destructeurs ceux qui emploient la violence

 

 

5. --Tu traiteras  les hommes de l'état  comme un "deus ex machina"

 

L'"intervention de l'état"  consiste  en ce que certains individus  disposent  des possessions et de la personne  d’autrui sans son consentement ;

Ce sont donc des agents moraux ordinaires,  des voleurs (Molinari, Pareto)  et des assassins,  qui ne se distinguent des autres  que parce que leurs crimes sont à la fois impunis et réglementés,   ce qui les rend pour certains actes :

 

-- institutionnellement irresponsables,   aveugles, indifférents à la production,  et en même temps

 

-- hantés par la nécessité,  pour perpétrer ces usurpations,  de pseudo-investir du temps,  des efforts  et autres  richesses dans l'action politique.

 

Il s'ensuit que l'intervention  de l’état détruit nécessairement non seulement la production,  mais encore la rationalité  économique et la régulation sociale  toutes choses égales par ailleurs.

Le Charlatanisme Ordinaire traite au contraire  les hommes de l’état,  qui sont des êtres radicalement inférieurs du point de vue de la morale et de l’information dont ils disposent,  comme s’ils étaient au contraire des êtres supérieurs,  omniscients, omnipotents et infiniment bons,  et comme s’ils échappaient eux-mêmes  aux  passions et aux  contraintes qui sont celles du commun des mortels.

Il les traite comme Dieu lui-même,  dont la Providence intervient pour apporter la rationalité

et redresser les torts.

Cet aspect du Charlatanisme Ordinaire implique un sophisme commun à tous les socialistes et que Thomas Sowell appelait “self-excepting fallacy”  -- un sophisme d’auto-exemption.

Le socialiste se place au-dessus de l’humanité :  il se croit libre du déterminisme dont il dit que les autres y sont soumis,  et se dispense des règles qu’il entend imposer aux autres.

C’est son sophisme  d'auto-exemption qui conduit à parler faussement d’"égalitarisme”  à propos de certains communismes ;  il devrait au contraire être évident que  le socialisme,  qui nie la rationalité d'autrui pour imposer  par la force sa rationalité prétendue,  est tout sauf égalitaire et démocratique,  et qu'il est au contraire violemment autoritaire et follement élitiste.

 

6. – Tu méconnaîtras que la redistribution politique est, par définition,  une violence que les puissants font aux faibles

 

C'est par définition que ceux  qui peuvent voler les autres ouvertement et impunément  sont les puissants,  et que leurs victimes sont les faibles : il n'y a pas de définition du puissant ni du faible  qui puisse aller à l'encontre de ce critère-là.

Marx  a dénaturé le rapport entre la richesse et la puissance,  mais celui-ci est quand même assez simple :

les riches peuvent acheter le pouvoir,  et les puissants peuvent voler l'argent (de Jasay),  mais ils ne le font pas nécessairement, parce que le pouvoir est coûteux,  et qu'on peut persuader les uns et les autres  du fait que le respect de la justice naturelle est dans l'intérêt de tous.

La conséquence de ces rapports-là qu'il n'est guère vraisemblable  que la redistribution politique puisse en tant que telle profiter aux pauvres.  Au contraire,  ceux-ci  sont le plus souvent les plus faibles,  et par conséquent ses principales victimes ;

et ils ne peuvent recevoir l'aide que de la charité d'autrui  

(formule de Rothbard,  qui apparaît à première vue comme un jugement normatif  mais est en réalité  une proposition générale de fait : les puissants  ne s’abstiendront de les voler,  et ne leur redistribueront le butin de leurs vols  que s'ils le veulent bien).

 

 

7. –  Tu ne tiendras aucun  compte des lois de l'incidence fiscale et  de la protection effective.

 

Qu'elle prenne la forme de l'impôt-subvention ou du monopole protectionniste,  ceux qui subissent les charges et ceux qui empochent les butins  de la redistribution politique ne sont pas  ceux  que désigne la loi  ou le contrat,  mais uniquement   les propriétaires des facteurs de production les plus spécifiques  à l'activité taxée ou subventionnée.

Ces lois de l'incidence fiscale et de la protection effective  sont connues,  et reconnues au moins depuis deux cents ans (formalisées par la Loi de la Rente de Ricardo,  Tocqueville en décrit les conséquences dans L'Ancien régime et la révolution)  mais on les relègue  aux études académiques  spécialisées dans l'économie publique,  et aucune des gloses publiées sur les prétendus effets de la redistribution politique n'en tire les conséquences :  trop difficile à estimer mais surtout,  réfutation trop radicale des prétentions à imposer une quelconque "justice sociale".

 

 

8. – Tu feras  comme si l'action politique pouvait apporter  des profits certains

 

L'action humaine n'ayant pas de profit certain, il s'ensuit que l'action politique n'en a pas non plus,  et que les profiteurs des politiques de redistribution ne sont jamais leurs bénéficiaires désignés,  mais les plus malins ou les plus chanceux ;

(cela renvoie  à notre énumération sur  les phénomènes économiques que l'on doit à l'incertitude et ceux qu'on ne lui doit pas).

 

 

9. Tu ne sauras pas que la redistribution politique détruit autant de richesses qu'elle en vole

 

Si l’action politique n’a pas de profit certain,  alors ses coûts  ont tendance  à être égaux  aux  avantages  qu’on en attend  ;  or,  ces coûts-là sont entièrement perdus pour toute production  puisque  l’action politique ne vise qu’à s’emparer de richesses produites par d’autres,  dont elle ne peut pas être la cause.

Il s'ensuit que  la redistribution politique  a tendance à détruire  l'équivalent de ce qu'elle vole,  principalement au cours des efforts faits pour s'emparer du bien d'autrui,  ou pour se défendre contre ces mêmes efforts (Loi de Bitur-Camember).

La plupart des économistes reconnaissent que l'intervention de l'état est destructrice,  mais ils sous-estiment cette destruction, parce qu'ils ne comprennent pas  qu'on peut définir ce rapport d'égalité  par un raisonnement logique a priori,  et croient au contraire que l'on pourrait et devrait "estimer" cette destruction dans ses innombrables manifestations concrètes.

 

 

10. – Tu n'étudieras pas  l'action humaine  mais ses effets  et ses "déterminants",  sans tirer les conséquences du fait qu'elle est le produit de la pensée

 

S’il n'y a pas de profit certain,  c’est parce que l'économie est le produit d'actes de la pensée humaine :  ces actes ont par conséquent des effets que des lois naturelles ne peuvent jamais totalement contraindre et dont, en conséquence, aucune étude par la méthode expérimentale ne peut rendre compte

(critique du pseudo-expérimentalisme,  affirmation de la praxéologie,  et  de la distinction entre théorie et histoire  en économie).

 

Ce Charlatanisme Ordinaire-là  ne concerne que les 10 % de vérités systématiquement méconnues commis par des économistes professionnels de formation internationale et réputés "de droite" :  

c'est-à-dire qu’il ne concerne  que les 10 % de sophismes étatistes qui ne se contentent pas de faire ce que dénonçait Frédéric Bastiat, à savoir.... ne tenir aucun compte du fait qu'une richesse distribuée “ici” est forcément prise par la violence “là” .

c’est-à-dire  mépriser les lois de l'arithmétique et disqualifier le raisonnement comptable.

Mépris de l’arithmétique et autres fondements du raisonnement comptable  qui constitue le fond du charlatanisme keynésien et que, de nos jours,  le discours officiel ne cesse d’encourager.

 

Voir l'émission de Lumière 101 :  Le Charlatanisme Ordinaire

http://lumiere101.com/2010/04/08/le-charlatanisme-ordinaire/

https://docs.google.com/document/d/1iKm2bsyof_ucPiZTz35vuu2tyV7u05xg6kccjBfPH0Q/edit?hl=fr

Quelques-unes des vérités méconnues par le Charlatanisme Ordinaire en économie

 

Dans Wikipédia en anglais,  l'article sur la théorie économique autrichienne semble y avoir été écrit par ses ennemis.

outre  qu'on ne connaît bien que ce qu'on aime,  cette injustice,  inspirée par une cabale d'ignorants prétentieux,  vise  à empêcher les lecteurs  de cette encyclopédie de connaître les vérités politiquement incorrectes  que l'approche autrichienne  entend faire connaître en dépit de l'opportunité politique.

En économie,  science dont les conclusions ont assurément une portée politique et dont les praticiens  sont payés à 90 % avec de l'argent volé par les hommes de l'état, c'est un Charlatanisme Ordinaire qui s'est installé,  bien avant ceux  de la "science post-moderne" (réchauffisme) et seuls les économistes autrichiens ne jouent pas ce jeu-là

 

 

 

Nous définissons le Charlatanisme Ordinaire comme un consensus tacite entre économistes pour ne tirer aucune conséquence pour l’analyse ultérieure de faits qui présentent la particularité d’être connus, reconnus et même expressément professés par tous,  par exemple des lois nécessaires  ou au contraire des impossibilités absolues.

 

Et ces faits,  si les économistes refusent d’en tirer les conséquences,  c’est parce que  la prise en compte d'un seul de ces faits  a pour inconvénient d'impliquer l'inanité de toutes les politiques publiques.  Les économistes ne veulent pas que les hommes de l’état,  qui  tiennent les cordons de leur bourse,  la referment sur les doigts du savant dont les vérités leur seraient par trop désagréables.

On peut dresser une énumération provisoire  de ces vérités  délibérément méconnues,  et en les inversant,  rédiger les Dix Commandements du Charlatan Ordinaire en économie.

 

 

1.      Tu feras semblant de mesurer la valeur  là où elle n'est pas mesurable.

 

La sophistique comptable  est un abus des "chiffres",  à quoi tant de profanes croient pouvoir réduire  la science économique.

Le sophisme comptable  consiste à prétendre  faire du calcul économique  en dehors des conditions  où ce calcul est possible.

Parmi les sophismes comptables,  il y a le "sophisme anti-comptable",  qui consiste  à ne pas savoir appliquer  le raisonnement comptable,  principalement en méconnaissant que les ressources  affectées ont nécessairement une origine,  de sorte que l'argent que dépensent les hommes de l'état  est bien volé  quelque part :  les économistes professionnels  ne le pratiquent que partiellement,  parce qu'il est  pratiquement impossible  d'être économiste  si on ne sait pas se soumettre  aux disciplines du raisonnement comptable :  par exemple,,  un économiste digne de ce nom n'est pas dupe du protectionnisme ni des prétendus "emplois verts".

N'appartient au Charlatanisme Ordinaire  anti-comptable  que le Charlatanisme keynésien,  qui consiste :

 

-- à bafouer les lois de l'arithmétique  en raisonnant sur la dépense

(en supposant qu'on pourrait accroître celle-ci  sans altérer les conditions de l'ajustement entre l'offre et la demande de monnaie,

et en énumérant de prétendus "multiplicateurs"  qui sont autant de sophismes grossiers),  et

 

-- à se tromper sur ce qu'il y a lieu de compter pour telle

(en éliminant fallacieusement les consommations intermédiaires au sein de la structure de production).

 

En revanche,  l'autre sophisme comptable,  le sophisme pseudo-comptable, qui consiste  à prétendre employer le raisonnement comptable  là où les quantités  recensées  ne reflètent pas authentiquement  les jugements de valeur des acteurs de l'économie,  est un véritable pilier du Charlatanisme Ordinaire chez les économistes de profession.  

Dès 1920, Ludwig von Mises avait démontré  que la planification soviétique était impossible parce qu'en empêchant les prix de se former,  elle ne pouvait disposer d'aucun indicateur de la rareté.

Ses présumés collègues,  désireux  de croire à une possible rationalité  de l'intervention étatique,  n'ont reconnu la validité  de cette démonstration-là  qu'en 1990 ;  et c'est ce qui explique  qu'ils refusent encore de tirer toutes les conséquences  du fait que les jugements de valeur ne reflètent que les contraintes,  et les conséquences personnelles,  auxquelles les gens qui agissent sont véritablement confrontés.

Le calcul économique n'est possible que :

 

-- s'il consiste  en des opérations sur des quantités de monnaie,  et

-- à la seule condition que ces quantités de monnaie  soient de vrais prix :

 

§         prix de biens effectivement échangés,

§         à l'occasion  d'échanges volontaires

§         entre propriétaires responsables,  

 

conditions nécessaires  pour que ces prix signalent véritablement la rareté évaluée ;

Au contraire,  les Charlatans Ordinaires  raisonnent à l'envi sur de prétendues "Comptabilité publique"  et "Comptabilité nationale"  qui ne décrivent pas les jugements de valeur et ne rendent pas compte de la rareté,  et n'ont donc de comptabilité que le nom.

 

 

2. Tu traiteras la propriété à la fois comme si elle existait et comme si elle n'existait pas

 

Les jugements de valeur se forment  comme une appréciation de la rareté,  c’est-à-dire  à l’occasion d’une confrontation par l’individu agissant de ses projets  avec la limite  des ressources à sa disposition ;  il s’ensuit que  si on ne sait pas quelle est cette limite,  on ne peut pas définir les jugements de valeur.

En l'absence de Droits de propriété,  donc, il ne peut pas y avoir de jugements de valeur ;  et aucune théorie économique n'est possible si elle ne les reconnaît pas  tout au long de ses analyses :

Il s’ensuit  que  tout prétendu raisonnement de science économique  --et ils sont légion-- qui se met en cours de route à faire comme si ceux-ci n'existaient pas,  ou comme s'ils étaient autres  qu'ils ne sont,  est contradictoire et de ce fait automatiquement réfutée ;

C'est évidemment le cas  de toutes les rationalisations de l'étatisme  qui impliquent de justifier les violations du Droit de propriété  par les hommes de l'état,  à partir de représentations théoriques  qui ont bien dû les reconnaître au départ (c'est le Pays des Merveilles d'Alice) ;

 

 

3. Tu gloseras  sur l'inconnaissable comme si c'était de la science

 

Etant donné que la science  ne s'occupe que de postulats  dont on peut s'assurer d'une manière ou d'une autre,  toute glose  sur l'inconnaissable  est automatiquement réfutée :  aucune considération sur des choses dont on est certain de ne jamais pouvoir  les connaître  n'a aucune place  dans aucune science digne de ce nom. Elle est nécessairement arbitraire,  et par conséquent un infâme charlatanisme.

C'est en particulier le cas de considérations sur les jugements de valeur,  qui  sont des actes de la pensée de l’être humain :

 

-- ceux-ci  ne sont véritablement formés  qu'au moment  de l'action,  et compte tenu de ses circonstances ;

-- on ne peut les connaître  que par l'action effective observable : il n'existe donc aucun moyen de connaître les jugements de valeur de quiconque n'agit pas

-- et ceux que l'on peut observer,  on ne peut pas les mesurer,  ni les comparer,  ni les additionner entre les personnes ;

 

A l'évidence,  la plupart des économistes mathématiciens refusent de tirer les conséquences  de ces limites absolues  à la connaissance  que nous pouvons avoir des jugements de valeur d'autrui.

C'est notamment ce qu'ils font lorsqu'ils prétendent gloser sur l'"utilité sociale" en-dehors des conditions où on peut observer que celle-ci  est définissable,  et maximum : c'est-à-dire lorsque chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ce qui est à lui

(Rothbard rétablissant le critère de Pareto dans son acception initiale,  la seule qui ne soit pas contradictoire)

On a l'impression qu'ils sont passés  sans s'en rendre compte  de représentations théoriques où ils faisaient abstraction de l'ignorance des acteurs économiques (ce qui est licite et même nécessaire)

à de prétendues représentations prétendument théoriques  de ce dont ils ont eux-mêmes  certains que personne ne pourra jamais le connaître,  et qui n'ont aucune place dans aucune science quelle qu'elle soit.

 

 

4. – Tu raisonneras sur la violence comme si elle pouvait faire autre chose que détruire.

 

La violence est désorganisatrice :  elle détruit les ressources  et détruit leur valeur,  en les arrachant aux détenteurs  des projets  qui leur donnaient de la valeur.

Il s'ensuit que l'action de l'état,  qui n'est spécifiquement que action violente,  ne peut servir la production que si elle s'exerce  contre des destructeurs : voleurs,  saboteurs et assassins.

Lorsque  l'état fait davantage  c'est-à-dire lorsqu'il "intervient"  au sens de l'"interventionnisme" d'état,  ,  il ne peut que détruire la production,  et y ajouter des entraves ; l'impression qu'il peut donner de réduire les coûts –jusqu'à la pseudo-gratuité – ne peut être qu'un leurre, dont prétend rendre compte  la théorie de l'illusion fiscale.

La théorie économique ne peut donc décrire comme productifs que les actes qui ne font pas violence à autrui,  et doit décrire comme destructeurs ceux qui emploient la violence

 

 

5. -- Tu prendras les hommes de l'état  pour un “deus ex machina”.

L'"intervention de l'état"  consiste  en ce que certains individus  disposent  des possessions et de la personne  d’autrui sans son consentement ;

Ce sont donc des agents moraux ordinaires,  des voleurs (Molinari, Pareto)  et des assassins,  qui ne se distinguent des autres  que parce que leurs crimes sont à la fois impunis et réglementés,   ce qui les rend pour certains actes :

 

-- institutionnellement irresponsables,   aveugles, indifférents à la production,  et en même temps

 

-- hantés par la nécessité,  pour perpétrer ces usurpations,  de pseudo-investir du temps,  des efforts  et autres  richesses dans l'action politique.

 

Il s'ensuit que l'intervention  de l’état détruit nécessairement non seulement la production,  mais encore la rationalité  économique et la régulation sociale  toutes choses égales par ailleurs.

 

 

6. – Tu méconnaîtras que la redistribution politique est  par définition  une violence que les puissants font aux faibles

 

C'est par définition que ceux  qui peuvent voler les autres ouvertement et impunément  sont les puissants,  et que leurs victimes sont les faibles : il n'y a pas de définition du puissant ni du faible  qui puisse aller à l'encontre de ce critère-là.

Marx  a dénaturé le rapport entre la richesse et la puissance,  mais celui-ci est quand même assez simple :

les riches peuvent acheter le pouvoir,  et les puissants peuvent voler l'argent (de Jasay),  mais ils ne le font pas nécessairement, parce que le pouvoir est coûteux,  et qu'on peut persuader les uns et les autres  du fait que le respect de la justice naturelle est dans l'intérêt de tous.

La conséquence de ces rapports-là qu'il n'est guère vraisemblable  que la redistribution politique puisse en tant que telle profiter aux pauvres.  Au contraire,  ceux-ci  sont le plus souvent les plus faibles,  et par conséquent ses principales victimes ;

et ils ne peuvent recevoir l'aide que de la charité d'autrui  

(formule de Rothbard,  qui apparaît à première vue comme un jugement normatif  mais est en réalité  une proposition générale de fait : les puissants  ne s’abstiendront de les voler,  et ne leur redistribueront le butin de leurs vols  que s'ils le veulent bien).

 

 

7. –  Tu ne tiendras aucun  compte des lois de l'incidence fiscale et  de la protection effective.

 

Qu'elle prenne la forme de l'impôt-subvention ou du monopole protectionniste,  ceux qui subissent les charges et ceux qui empochent les butins  de la redistribution politique ne sont pas  ceux  que désigne la loi  ou le contrat,  mais uniquement   les propriétaires des facteurs de production les plus spécifiques  à l'activité taxée ou subventionnée.

Ces lois de l'incidence fiscale et de la protection effective  sont connues,  et reconnues au moins depuis deux cents ans (formalisées par la Loi de la Rente de Ricardo,  Tocqueville en décrit les conséquences dans L'Ancien régime et la révolution)  mais on les relègue  aux études académiques  spécialisées dans l'économie publique,  et aucune des gloses publiées sur les prétendus effets de la redistribution politique n'en tire les conséquences :  trop difficile à estimer mais surtout,  réfutation trop radicale des prétentions à imposer une quelconque "justice sociale".

 

 

8. – Tu feras  comme si l'action politique pouvait apporter  des profits certains

 

L'action humaine n'ayant pas de profit certain, il s'ensuit que l'action politique n'en a pas non plus,  et que les profiteurs des politiques de redistribution ne sont jamais leurs bénéficiaires désignés,  mais les plus malins ou les plus chanceux ;

(cela renvoie  à notre énumération sur  les phénomènes économiques que l'on doit à l'incertitude et ceux qu'on ne lui doit pas).

 

 

9. – Tu ne sauras pas que la redistribution politique détruit autant de richesses qu'elle en vole.

 

Si l’action politique n’a pas de profit certain,  alors ses coûts  ont tendance  à être égaux  aux  avantages  qu’on en attend  ;  or,  ces coûts-là sont entièrement perdus pour toute production  puisque  l’action politique ne vise qu’à s’emparer de richesses produites par d’autres,  dont elle ne peut pas être la cause.

Il s'ensuit que  la redistribution politique  a tendance à détruire  l'équivalent de ce qu'elle vole,  principalement au cours des efforts faits pour s'emparer du bien d'autrui,  ou pour se défendre contre ces mêmes efforts (Loi de Bitur-Camember).

La plupart des économistes reconnaissent que l'intervention de l'état est destructrice,  mais ils sous-estiment cette destruction, parce qu'ils ne comprennent pas  qu'on peut définir ce rapport d'égalité  par un raisonnement logique a priori,  et croient au contraire que l'on pourrait et devrait "estimer" cette destruction dans ses innombrables manifestations dont la plupart ne sont pas observables.

 

 

10. – Tu n'étudieras pas  l'action humaine  mais ses effets  et  ses "déterminants" supposés,  sans tirer les conséquences du fait qu'elle est le produit de la pensée.

 

S’il n'y a pas de profit certain,  c’est parce que l'économie est le produit d'actes de la pensée humaine :  ces actes ont par conséquent des effets que des lois naturelles ne peuvent jamais totalement contraindre et dont, en conséquence, aucune étude par la méthode expérimentale ne peut rendre compte

(critique du pseudo-expérimentalisme,  affirmation de la praxéologie,  et  de la distinction entre théorie et histoire  en économie).

 

Ce Charlatanisme Ordinaire-là  ne concerne que les 10 % de vérités systématiquement méconnues commis par des économistes professionnels de formation internationale et réputés "de droite" :  

c'est-à-dire qu’il ne concerne  que les 10 % de sophismes étatistes qui ne se contentent pas de faire ce que dénonçait Frédéric Bastiat, à savoir.... ne tenir aucun compte du fait qu'une richesse distribuée “ici” est forcément prise par la violence “là” .

c’est-à-dire  mépriser les lois de l'arithmétique et disqualifier le raisonnement comptable.

Mépris de l’arithmétique et autres fondements du raisonnement comptable  qui constitue le fond du charlatanisme keynésien et que, de nos jours,  le discours officiel ne cesse d’encourager.