Le tableau numérique (TBI), une TIC comme les autres

Le présent document est à l’attention des formateurs à l’intégration pédagogique des tableaux numériques (TBI) en classe. Il veut donner des pistes pour intégrer cette TIC tout en demeurant dans l’esprit du programme de formation et de la compétence TIC.

Vous trouverez dans les lignes suivantes le fruit (qui deviendra une graine) d’un atelier portant sur la formation au TBI dans le paradigme de l’apprentissage qui a eu lieu lors du Rendez-vous virtuel du RÉCIT (juin 2011). La table régionale de la région Laval-Laurentides-Lanaudière a poursuivi le travail ainsi que les services nationaux du Récit.

La réflexion se poursuivra afin de continuer à accompagner les formateurs aux TIC dans les prochains mois.

par Richard Ayotte, Pierre Lachance et Daniel Ricard

version du 17 juin 2011

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Le TBI, un ajout à des composantes déjà présentes

La technologie du tableau numérique peut être décomposée en cinq éléments: l’ordinateur, le projecteur, le tableau tactile, le tébéiciel (non nécessaire) et tous les logiciels (web ou local). La porte «logiciel» (incluant le tébéiciel) est celle qui nous semble la plus évidente pour mettre l’élève en action (mains sur les touches). L’élément central de cette TIC est bien sûr l’ordinateur, qui peut être utilisé avec bien d’autres périphériques et logiciels.


La place du tableau numérique

Placer le tableau numérique au haut d’une pyramide TIC nous semble une erreur. Les TIC, comme toutes les technologies, doivent être choisies selon les besoins parmi les ressources (TIC ou non)  disponibles à l’apprentissage (le bon outil pour la tâche). De plus, les TIC (dont le TBI) doivent être exploitées dans le cadre d’une situation d’apprentissage signifiante et complète (selon les trois phases de l’apprentissage).


Quelques pistes utiles pour les formateurs

Quels sont les indices qui me permettent de reconnaître un enseignant qui exploite le tableau dans la perspective du paradigme de l’enseignement?

Comme formateur-accompagnateur, comment ébranler les pratiques d’un enseignant qui s’apprête à exploiter le tableau uniquement comme outil d’enseignement?

Quels sont les indices qui me permettent de reconnaître un enseignant qui exploite le tableau dans la perspective du paradigme de l’apprentissage?

Comme formateur-accompagnateur, comment on peut renforcer les pratiques d’un enseignant qui exploite le tableau comme outil d’apprentissage pour ses élèves?


Affiche pédagogique

Voici une affiche (document de travail) qui explicite 10 actions gagnantes pour l’utilisation du TBI.  À noter que l’on peut changer TBI par une autre TIC et les actions sont encore pertinentes et gagnantes.


Courants pédagogiques

Les TIC (ordinateur, mobile, tableau) n’ont pas toutes la même pertinence selon les courants pédagogiques sur lesquels nous appuyons notre pédagogie.


Quelques notes supplémentaires

Former les enseignants sera un savant mélange de formation pédagogique (une compétence ça se développe dans l’action) et technologique (quel outil choisir pour la tâche à réaliser).  Afin d’utiliser la bonne TIC (comme le TBI ou autres) selon les buts pédagogiques poursuivis, l’enseignant doit connaître plusieurs TIC ainsi que diverses approches/stratégies. Analogie du coffre à outils d’un menuisier.

Quand est-il le plus payant d’utiliser le tableau numérique? Le Quand est peut être une piste intéressante pour les formations. Ça implique de (re)connaître les phases de l’apprentissage (d’une situation d’apprentissage et d’évaluation) et qu’il existe d’autres TIC pour répondre aux divers besoins (collaborer, partager, créer, archiver, structurer, etc). Avant : demander aux élèves de trouver eux-mêmes de la documentation (dynamique ou non) sur le sujet à traiter = bon devoir à la maison! Ceci implique donc que l’enseignant n’est plus le seul à créer du contenu! -> Coconstruction.

Choix du bon outil pour la tâche: est-ce que le tébéiciel est le bon outil pour organiser le contenu d’une présentation (leçon)? Si on veut seulement présenter à l’avant, à partir de SON poste, peut être. Mais si on pense partage, collaboration , communication, questionnement de l’élève, un site Web est sûrement mieux.

Tébéiciel, exploitons les fonctions de ce logiciel pour:

Les éternels débutants.

Ces débutants viennent d’accrocher à une nouvelle TIC?  Pourquoi ne pas saisir l’occasion pour leur faire développer leur compétence TIC à travers cette TIC.


Nouveau lieu numérique pour la classe

La présence du tableau numérique fixe a créé un nouveau lieu dans la classe, ce que le canon - toile n’a pas réussi à faire. Ce nouveau lieu a son attrait et offre une nouvelle fenêtre (plus claire) sur le monde numérique. À nous de s’en servir.

[...] Mais pour alimenter le débat, il a quand même une fonction intéressante: il focalise l'attention des élèves sur le site internet utilisé pour la classe (comme un projecteur amélioré).

Cela m'a amené à réaliser un site servant de support à l'apprentissage et son utilisation quotidienne en classe... grâce au TBI (réseau social pédagogique pour le FLE : www.letraitdunionfrancoph...

Cela encourage l'autoapprentissage, ou plutôt la participation active des apprenants.

Le TBI, fenêtre sur internet dans la classe, moteur de l'implication guidée?

Source: http://www.gilles-jobin.org/jobineries/index.php?2011/05/24/1107-les-tic-le-tbi-et-le-recit#c165407 

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