Published using Google Docs
Grèce 21e 2010-2019
Updated automatically every 5 minutes

La Grèce dans les années 2010

2010

> En mars 2010, après six longs mois de tâtonnement, les Européens passent à l’action. 110 milliards d’euros sont confiés aux banques privées pour venir en aide à la Grèce. C’est à elles d’en définir les conditions de prêt.

Mauvaise élève, la Grèce ne bénéficiera plus du taux préférentiel accordé à ses partenaires. Les intérêts de sa dette s’envolent. Athènes devra rembourser sa bouée de sauvetage au prix fort.

La troïka (Commission européenne, la Banque centrale européenne et le FMI) impose à Athènes un plan d'austérité en échange d’aides financières massives de 289 milliards d’euros. C’est le programme d’austérité le plus sévère jamais imposé à une démocratie moderne.

Les mesures d'austérité plongent la Grèce dans la récession (- 6,6 % de croissance en 2010).

27,7% de la population est pauvre, soit 3 millions de personnes, vivent au bord de la pauvreté et de l'exclusion sociale.

Suppressions d'emplois public : 82.000

> En mars, plan d'austérité (hausse des impôts, baisse des salaires et des primes des fonctionnaires, gel des retraites dans le public et le privé, coupes dans les remboursements des caisses d’assurance maladie, suppression de services publics, notamment écoles et hôpitaux, augmentation des taxes).

La Grèce emprunte sur les marchés au taux de 10%.

> En avril 2010, la Grèce est soumise à des attaques spéculatives de la part des marchés financiers. Les taux d’intérêt explosent et le pays est au bord de la faillite ne pouvant plus emprunter pour refinancer sa dette.

L’Union européenne impose des plans d’austérité massifs et met le pays sous la tutelle de la troïka composée de représentants du FMI, de la BCE et de la Commission européenne. De nouveaux crédits sont accordés à la Grèce pour qu’elle rembourse ses créanciers.

La dette publique de la Grèce est de 140 % de son PIB. Toutes les mesures d'allègement ou de restructuration pouvant heurter les banquiers sont rejetées par le gouvernement et les institutions internationales.

> Le 5 mai 2010, grève générale quasi insurrectionnelle et quasi totale dans le public et forte dans le privé, avec la plus massive des manifestations depuis la période de l'après-junte militaire (1974). Tout un peuple se soulève contre les mesures exigées par l’UE.

Mort des trois employés de banque asphyxiés dans l'incendie provoqué par un cocktail Molotov lancé sur une agence bancaire, dont on ne sait pas si son jet est le fruit d'une provocation policière ou fasciste ou du crétinisme meurtrier d'un groupuscule de la mouvance autonome.

Jusque tard dans la nuit, Athènes est en feu et en larmes.

> Le 25 mai 2010, début de l'occupation de la place Syntagma (Parlement, Athènes, 15.000 personnes), ainsi que des places dans des dizaines de villes, par un rassemblement populaire massif.

> Le 5 juin 2010, la dynamique sociale change radicalement. Après les les mouvements syndicaux, une nouvelle couche de la population, essentiellement composée de jeunes, entrent dans le mouvement, inspirée par les protestations des indignés en Espagne. Plus de 300.000 manifestants descendent sur la place Syntagma à Athènes. Les indignados grecs manifestent contre le "mémorandum" de la troïka (gouvernement, FMI, UE), un accord secret qui comprend des mesures d'austérité lourdes.

Le Premier ministre Papandréou (Pasok) propose un gouvernement d'unité nationale, offre rejetée par la droite.

> Le 15 juin 2010, grève générale contre les mesures d'austérité et privatisations. 200.000 manifestants répondant à l'appel des syndicats et des Indignés encerclent pacifiquement le Parlement à Athènes. Plus grande manifestation depuis la fin de la dictature des colonels.

> Le 29 juin 2010, Papandréou fait voter un nouveau et sévère plan d'austérité malgré les manifestants rassemblés devant le Parlement.

> Le 11 septembre 2010, la manifestation nationale de rentrée sociale à Thessalonique met dans la rue entre 15.000 et 20.000 jeunes et travailleurs.

Grève générale. Des manifestations ont lieu dans toutes les grosses villes.

A Athènes, 40.000 travailleurs et jeunes défilent. Violence policière à Athènes : une charge sans prétexte envoie une centaine de manifestants à l'hôpital, tous frappés à la tête, avec un militant entre la vie et la mort.

2011

Décroissance : -9,1 %.

Exportations 10,3% du PIB.

Un salarié sur cinq est fonctionnaire (668.000 fonctionnaires).

Suppressions d’emplois du public : Une seule embauche pour 10 départs à la retraite.

> En juillet 2011, nouveau plan d'aide" européen de 158 milliards d'euros.

Giorgos Papandréou veut soumettre au référendum  le maintien dans la zone euro. L’incertitude du vote est considérée comme une menace par l’UE. Giorgos Papandréou est désavoué par ses partenaires européens et est contraint de faire machine arrière.  

> Les 19-20 octobre 2011, grève générale. 300.000 personnes au centre d'Athènes. Le pays est totalement bloqué.

> Le 10 novembre 2011, démission de Giorgos Papandréou après deux ans de pouvoir.

Gouvernement d'union nationale de transition Pasok, droite et extrême droite (4 ministres du Laos !). Le remplaçant de Giorgos Papandréou n’est autre que l’ex vice-président de la BCE, Loukas Papadimos. Il a été le fidèle bras droit de Jean-Claude Trichet pendant huit ans. Il est l’ex gouverneur adjoint de la Banque de Grèce, c’est sous mandat qu’avait commencé le truquage des comptes publics qui a précipité son pays et l’Europe dans la débâcle.

Loukas Papadimos s’engage à appliquer l’austérité nécessaire pour que la Grèce reste dans la zone euro.

2012

L’activité économique s’effondre et la dette continue de croître pour atteindre 160 % du PIB.

Décroissance du PIB : -7,3 %.

Déficit public 9%. L'UE demande à la Grèce de revenir à un déficit de 3% en 2014 ce qui est totalement irréaliste. Les banques ont joué un rôle dans la création de ce déficit, y compris Goldman Sachs, en construisant des montages financiers complexes qui permettaient de le dissimuler. De plus, certaines banques ont émis des bonds basés sur des paris sur le défaut de paiement de la Grèce. Ces mécanismes ont pour effet de rendre encore plus difficile les emprunts de la Grèce.

L'UE exige une réduction de 15% pour les retraités qui abaisserait à 392 euros la retraite minimum.

La gouvernement a placé 15 000 fonctionnaires dans une «réserve de main-d'oeuvre». Ils seront payés à 60 % de leur salaire.

La Grèce doit vendre, durant la première moitié de 2012 quatre entreprises d'État (gaz, eau, jeux, pétrole). Ces privatisations faites dans l'urgence permettent à des capitalistes de mettre la main sur des entreprises publiques à bas prix.  Privatisation des ports dont celui du Pirée, racheté en partie par des capitalistes chinois.

Les mesures d'austérité plongent la Grèce dans la récession (- 6,6 % de croissance en 2010).

Suppressions d'emplois public : 82.000

> En février, baisse de 22 % pour le Smic.

> En mars, la dette grecque est détenue à 57 % par des investisseurs privés. La troïka accepte une modeste restructuration de la dette publique qui passe de 356 milliards d’euros fin 2011 à 305 milliards fin 2012, soit 14 % du total. En réalité, il s’agit surtout d’une restructuration des créances des banques privées : moyennant une décote modeste, elles se sont débarrassées de leurs créances devenues douteuses qui sont reprises dans leur grande majorité par des institutions européennes.

Cela est accompagné de mesures d'austérité renforcées (baisse des salaires des fonctionnaires et des retraites).

Laos (extrême droite) quitte le gouvernement.

En mai, élections législatives. Désaveu cinglant de la troïka et des partis qui la soutiennent. Le Pasok n’obtient plus que 13 % des suffrages.

Syriza, la coalition de la gauche radicale, le parti communiste et la coalition de la gauche anticapitaliste, Antarsya, récoltent ensemble presque 30 % des voix, ANEL 10%.

Le 17 juin, nouvelles élections législatives. Nouvelle Démocratie (ND), qui fait une campagne de la peur, l'emporte d'une courte tête (30 %) sur Syriza. Le Pasok n’obtient plus que 12 % des suffrages.

Gouvernement d'Antonis Samaras.

Antonis Samaras, Nouvelle démocratie

La Grèce connaît, en deux ans, quelque 2 000 suicides.  Le 12 juin, un retraité se tue dans la rue, laissant un message à sa femme et à ses deux enfants : il ne pouvait faire face à ses dettes. Un chauffeur de taxi, au chômage depuis deux ans, se jette de son balcon. Un artisan se pend.

Le 25 septembre, grève générale.

Le 9 octobre, grande manifestation lors de la venue d'Angela Merkel. Le 18, grève générale.

Les 6 et 7 novembre, deux jours de grève générale, appelée par les deux plus grands syndicats, contre les nouvelles baisses des salaires et des retraites (- 25 %). 16 000 manifestants devant le Parlement crient "cette grève n'est qu'un début". Le gouvernement veut faire passer ces mesures au Parlement afin d'obtenir un nouveau prêt qui servira à renflouer les banques. Le 11 novembre, 15 000 personnes manifestent devant le Parlement.

2013 

Restructuration du système bancaire autour de quatre banques.

Croissance du PIB : -3,2 %.

Inflation : 0,99 %

Le revenu moyen disponible chute de 35 % entre 2009 et 2013. Il est de 600 €.

Des coupes claires sauvages déciment les forêts dans le nord du pays. En échange d'argent, le gouvernement tolère la construction de maisons dans des zones non constructibles.

> Le 20 février, grève générale contre les mesures d'austérité.

> Le 11 juin, le gouvernement Samaras fait couper brutalement les émetteurs de l'audiovisuel public (ERT, 2.656 salariés). La troïka demande le départ de 2 000 fonctionnaires.

>

Le 17 septembre, le musicien de hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas est froidement assassiné par un membre du parti néo-nazi, Aube Dorée.

Les enseignants menacés de licenciement descendent dans la rue avec une participation à la grève qui monte à 90%.

2014

Croissance du PIB : 0,4 %.

Inflation : 1,4%.

> En janvier 2014, le gouvernement fait passer une loi permettant de confisquer les biens immobiliers de personnes endettées auprès d’institutions étatiques.

> En avril 2014, le retour de la Grèce sur les marchés financiers se traduit par un emprunt à un taux de 4,75 % alors que le taux de refinancement des banques est de 0,25 %.

> En mai 2014, les résultats des élections européennes, avec 27 % et 1,5 million de suffrages pour Syriza qui est le premier parti, traduisent une claire victoire de la gauche radicale en Grèce. Syriza est une gauche radicale regroupée, avec des secteurs plus modérés, autour d’un projet anti-néolibéral. Fondée en lien avec l’expérience militante de l’organisation du Forum social européen d’Athènes, il s’agit d’une expérience qui a compris l’importance de ne pas être subalternes du social-libéralisme du Pasok.

ND est en deuxième position.

Le Pasok n’obtient que 8 % des suffrages.

> Arrivée de réfugiés syriens dans les îles grecques en provenance de Turquie.

> En décembre 2014, l’économie connaît depuis 3 trimestres consécutifs une croissance qui s’accélère.

2015

PIB : -0,2 %.

Les plans d'austérité ont plongé le pays dans six années de récession, lui faisant perdre un quart de son PIB. Le PIB a diminué de 25% entre 2009 et 2015.

La dette publique constitue une entrave à toute perspective de redressement économique. Depuis l’imposition de la politique d'austérité, la dette grecque est passée de 120 à 177 % du PIB soit 318 milliards d’euros. 75% de la dette est détenue par des mains publiques. Dette de 321 milliard d'euros (180 % du PIB).

Beaucoup de Grecs n’ont plus de couverture sociale. Ils doivent frapper aux portes des ONG pour se soigner ou bien compter sur la charité des hôpitaux encore ouverts, eux-mêmes dépourvus de matériel et de médicaments. L’espérance de vie est en recul.

885.000 migrants sont arrivés et sont enregistrés dans le pays (dont la moitié à Lesbos qui compte 87000 habitants).

L’UE met en place des hots spots, sur les îles grecques en face de la Turquie : Lesbos, Chios, Samos, Leros et Kos. En l'absence de volonté des pays européens pour sez coordonner; ces centres sont très vite saturés.

> Le 25 janvier 2015, éclatante victoire de Syriza aux élections législatives frôlant la majorité absolue (46 %, 149 sièges sur 300). ND 28 %, Aube Dorée 6 %. Potami 6 %, KKE 5%, ANEL 5 %, PASOK : 5%.

Participation de 63 %.

Alexis Tsipras devient premier ministre dans un gouvernement de Syriza allié à Anel (petit parti anti-austérité de droite).

Yanis Varoufakis est ministre des finances.

Tsipras, premier ministre

La Troïka combat l’expérience en cours afin de démontrer à tous les peuples d’Europe qu’il n’y a pas d’alternatives au modèle capitaliste néolibéral.

Réembauche de 3 500 fonctionnaires, dont les 595 femmes de ménage en lutte depuis 2013 contre leur licenciement.

La BCE prend la décision brutale de ne plus accepter les titres publics grecs en contrepartie des liquidités accordées aux banques grecques. C’est une déclaration de guerre ouverte est illégale contre le gouvernement Alexis Tsipras.

> En février 2015, pour obtenir une extension du plan d’aide européen, le gouvernement Tsipras lâche du lest en revenant sur l’augmentation du salaire minimum à 751€.

A partir de la fin février et jusqu’à fin juin, Yanis Varoufakis et Alexis Tsipras font des déclarations qui visent à convaincre l’opinion qu’un accord est en vue et que les choses vont s’arranger.

> En mars 2015, une loi pauvreté permet aux familles les plus pauvres d’obtenir une allocation mensuelle de 120 € sous forme de bons d’achats de denrées de base et de médicaments. Deux à 2,5 millions de personnes bénéficient de cette mesure y compris les résidents étrangers. L’Eurogroupe dénonce ces dépenses.

> Le 28 juin, L’Eurogroupe décide de fermer les banques grecques pour punir le gouvernement de résister à ses injonctions austéritaires. Un coup d’État financier est orchestré depuis l’Union européenne et ses institutions contre le gouvernement grec.

Les banques grecques, fermées, sont menacées d’effondrement.

> Le 5 juillet, référendum. 61 % des suffrage pour le “non” . Ce “non” aux diktats austéritaires de la troïka et la relégation du pays au statut de semi-colonie.

> Le 6 juillet, Varoufakis démissionne du gouvernement.

> Le 13 juillet 2015, Alexis Tsipras, malgré le résultat du référendum, en échange d’un troisième plan de sauvetage avec un prêt de 86 milliards d’euros sur 3 ans versé par tranches, accepte un “accord” avec de nouvelles conditions extrêmement dures fixées par les créanciers inflexibles (augmentation des impôts et de la TVA, coupes dans les retraites annulation à moyen terme des retraites complémentaires, coupes dans les salaires, nouvelles privatisations) assorties d’une humiliante perte de souveraineté de type colonial. Les créanciers fixent le contenu d’une loi et décide même de son jour de vote au Parlement grec.

La création d’une agence de privatisation des biens publics grecs sous contrôle direct des créanciers amplifie la vente à la découpe du patrimoine national.

> Le 15 juillet, grève des fonctionnaires à l’initiative du courant syndical dirigé par Siriza. Vote du Parlement grec sur l’accord avec les voix du Pasok et de la droite. 32 députés de Siriza sur 111 votent non.

La signature par le gouvernement Alexis Tsipras de l’accord exigé par la Troïka et la mise en place d’un troisième mémorandum représentent une victoire pour les forces capitalistes en Europe. Tsipras, pour suivre les exigences des négociateurs de l’Eurogroupe, rédige une déclaration d’Union nationale avec les partis désavoués dans les urnes (Nea Democratia, PASOK et To Potami).

> Le 14 août, la Vouli adopte le mémorandum, par 222 voix contre 64, grâce au soutien des députés de la ND, du PASOK et de To Potami. Parmi les députés de Syriza 32 ont voté contre ce référendum, 11 se sont abstenus et 1 s’est absenté, réduisant ainsi le soutien à la coalition gouvernementale dirigée par Alexis Tsiprasà 118 voix (un gouvernement minoritaire doit toujours s’assurer au moins 120 voix).

Ayant perdu sa majorité parlementaire, le gouvernement Alexis Tsipras démissionne et convoque des élections.

Éclatement de Syriza. Création de l'Unité populaire par ceux qui veulent rester fidèle au programme de Syriza.

> Le 20 septembre, élections législatives anticipées.

Syriza l’emporte de nouveau avec 35 %.

ND 28­­­­%, le Pasok obtient 6 % en alliance avec Dimar.

KKE 5,5 %, Unité populaire 3 %.

Gouvernement Alexis Tsipras2 : Coalition gouvernementale alliant Syriza (145 députés) à la droite souverainiste Anel (10 députés).

Alexis Tsipras

> Le 12 novembre, grève de la fonction publique.

Recapitalisation des banques.

2016 

Mort du peintre Panayiotis Tetsis.

> Le 20 mars 2016, entrée en vigueur accord entre l’UE et la Turquie. Moyennant plusieurs milliards d’euros, les Turcs s’engagent à renforcer le contrôle de leur frontière. Il est aussi prévu que leur soient renvoyés tous les migrants de Grèce déboutés, sauf ceux qui ne seraient pas en sécurité en Turquie.

> Le 9 mai 2016, le Parlement adopte un train de mesures d'austérité réclamées par les créanciers du pays comprenant la réduction des retraites les plus élevés, le fusion des caisses d'assurance, l'augmentation des cotisations, des taxes et des impôts.

> Le 21 juin 2016, la Grèce reçoit une nouvelle tranche de prêts de 7,5 milliards d'euros par l’Union européenne. Une partie de cette somme sert à rembourser les créanciers.

> En juillet 2016, vente de 67 % du port de Pirée au géant chinois Cosco. C’est une opération financière colossale de 368 millions d’euros qui permet à Athènes d’éponger sa dette publique.

> Le 5 juillet 2016, une manifestation contre les mesures d'austérité ne rassemble que 700 personnes.

> En novembre 2016, sur l’île de Chios, un camp de réfugiés Congolais est attaqué pendant trois jours par des sympathisants du parti néo nazi Aube Dorée. Après l’accord de l’UE avec la Turquie, les réfugiés sont bloqués sur l’île sans aucune possibilité de partir.

2017 

1,5% d'excédent budgétaire. La Grèce renoue avec la croissance (+1,4 %)

Depuis la crise de 2008, 800 000 personnes endettées se sont vus confisquer leur bien immobilier.

Incendies.

2018

En août, fin de la mise sous tutelle financière par l'UE.

Chômage élevé (18 %, record de la zone euro) et pauvreté importante.

Croissance du PIB de 2 %.

Sous surveillance renforcée, le gouvernement a l’obligation de la troïka de dégager un surplus primaire de 3,5 % jusqu’à 2022.

56.000 nouveaux réfugiés sont arrivés et ont été enregistrés.

2019

10,8 millions d'habitants. 75.000 nouveaux réfugiés.

Avec 33 millions de visiteurs, soit trois fois la population, le tourisme génère 25 % du PIB.

> En janvier 2019, le gouvernement Tsipras hausse le Smic de 11 % à 650€. En mai, il réduit la TVA et le rétablit un 13e mois pour les retraités.

Après 30 ans de conflit, accord sur le nom de Macédoine du Nord. Le Parti communiste et la droite conservatrice ont mobilisé contre cet accord. ANEL (extrême droite), en désaccord avec l’accord, quitte le gouvernement.

Aux élections européennes et régionales, la ND devance Syriza.

> En juillet 2019, victoire de la Nouvelle Démocratie (ND) aux élections législatives anticipées.

Recul des néonazis de l’Aube dorée.

Arrivée au pouvoir du gouvernement libéral conservateur de Kyriakos Mitsotakis.

Kyriakos Mitsotakis

Il est élu sur une promesse de baisse des impôts des gros patrimoines, des entreprises et des dividendes.