Forum: Forum sur le développement urbain

Problématique 1:  Comment promouvoir un développement urbain durable ?

(Objectifs 7 et 11)

Chair: GODDET Emma

Introduction

Depuis les années 1950, la population urbaine mondiale est de plus en plus importante. C'est en effet 54 % de la population mondiale qui vit en ville aujourd'hui. Selon les projections de l'ONU, prenant en compte la croissance démographique et urbaine, ce sera 66 % de la population mondiale qui vivra en ville en 2050 (selon le département des affaires économique et sociales de l’ONU).

Face à cette augmentation croissante, et pour atteindre les objectifs de l'agenda 2030, le développement et l'aménagement des villes  deviennent  des défis cruciaux dès maintenant et pour les années à venir.

 

Les villes sont un point central de nos sociétés, en plus d'être le lieu de vie d'une majorité d'habitants, c'est également leur lieu de travail et de loisirs. Elles abritent nos institutions politiques, économiques, financière et culturelles. 80 % du PIB mondial y est produit (selon la banque mondiale), la croissance est donc majoritairement générée par les villes et il est dans leur responsabilité qu'elle soit durable.

Il faudra en effet transformer et développer nos villes de façon à ce que l'humain et l'environnement soit au centre de celles-ci.

En plus des problèmes actuels de transport et pollution, surpopulation, ségrégation socio-spatiale, pauvreté et insalubrité, d'autres s'ajouteront tels que ceux liés au changements climatiques (catastrophes naturelles, sécheresses, migrations) ou encore aux nouvelles technologies.

(Sciences Po , 2008)

Cette carte, représentant le nombre d’habitants actuels et la croissance démographique dans le monde , met en évidence les zones où la croissance est importante et donc les régions où les gouvernements et villes seront confrontées à la gestion d’une population très nombreuse (ex:Afrique ) ou les régions qui seront confrontées à un vieillissement de leur population (lorsque la croissance démographique est négative),(ex. Le japon).

Définitions des mots clés

L’urbanisme est une discipline qui regroupe les sciences et techniques relatives au phénomène urbain/ à l’urbanisation, c’est à dire au regroupements des populations dans des villes à leur planification, organisation et évolution. Elle dépend plus généralement de l’aménagement du territoire et touche de nombreux domaines comme la géographie, l’architecture, ou encore la sociologie et l’économie.

La planification urbaine est l’une des branches de l’urbanisme, elle vise à prévoir l’évolution d’un espace urbain à court et à plus long terme en établissant un plan d’organisation et de gestion du territoire, sur un nombre d’années données.  Ainsi elle répartit les espaces dédiés à l’urbanisation en conciliant l’urbanisation avec tous les problèmes pouvant être rencontrés tels que les problèmes géographiques et physiques (inondation, glissement de terrain, sismicité) ou ceux liés à la population (ex: économie, démographie).

Le terme gouvernance désigne la manière de gouverner une organisation, une ville, un état etc. C’est donc la mise en place d’un dispositif composé de normes, règles,  lois, contrats qui assure la coordination entre les différents parties de cette organisation/ville /pays.

(ex: ONU, OMC)

C’est le dispositif ou la structure permettant l’application et l’exécution des décisions et de la gouvernance, ce sont notamment des services logistiques.

C'est un document d'urbanisme qui regroupe les règles de l'urbanisation au niveau local ainsi que les plans d’aménagement du territoire au niveaux local et national.

Un risque est la combinaison d’un aléa et d’un enjeu dans un espace géographique défini. L’aléa est un événement naturel plus ou moins grave (inondation, glissement de terrain, séisme) qui a une probabilité plus ou moins élevée de se produire. L’enjeu désigne la population, les constructions et les activités potentiellement victimes de cette aléa.

Un risque et sa gravité dépendent donc de la gravité et de la probabilité d’un aléa mais aussi de la taille  et de la vulnérabilité de l’enjeux (vies humaines, constructions). Il peut également y avoir des incertitudes, ainsi les risques ne sont pas toujours connus, ou l’impact qu’ils auraient ne peut pas être évalué.

C’est un événement d’origine naturelle qui peut impacter de manière très sérieuse les populations, pouvant engendrer des pertes matériels et humaines très importantes ainsi que plonger des populations ou des états dans des situations de crises  graves (ex: Ouragan Katrina 2005 coût, 11,9 milliards de dollars). Les pays ou les villes n’ont presque aucun pouvoir sur leur origine mais peuvent en revanche limiter leurs bilans (notamment lorsqu’ils sont en connaissance du risque et qu’ils disposent des moyens nécessaire).

La résilience urbaine désigne la capacité d’une ville à absorber et à s’adapter à des dérèglements ou catastrophes sans que son activité soit impactée, en limitant les effets de la catastrophe et en reprenant un fonctionnement normal le plus tôt possible. Pour renforcer la résilience d’une ville il faut bien sûr s’intéresser aux risques existants sur le territoire concerné, mais aussi à toutes les répercussions que peuvent avoir des risques à priori extérieur par phénomène d’interdépendance .

C’est l’augmentation naturelle du nombre d’êtres humains dans un espace donné.

C’est la croissance et l’étalement spatial des villes dû à la croissance démographique ou aux migrations. Ce phénomène est très fréquent et peut prendre des dimensions importantes menant à des conflits d’usage.

Ce sont des espaces non construit entourés de bâtiments, souvent causés par une mauvaise planification urbaine. Les combler (bâtiment ou espace vert aménagé) et les utiliser est utile pour limiter l’extension urbaine.

Exemple de dent creuse (photo de wikipedia.org)

Dans un réseau (transports etc) la connectivité désigne la capacité de celui-ci à créer des liens entre ses noeuds. Ainsi plus les pôles du réseau (ex: gare) sont reliés entre eux et plus ils le sont par des liens directs, plus la connectivité est grande. La connectivité d’un réseau permet de le rendre moins vulnérable.

Le développement durable est  une croissance qui répondrait aux besoins actuels sans compromettre les capacités des générations futures à répondre aux leurs (citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987)).

 Il est composé de trois piliers essentiels :

À ces trois piliers, on peut ajouter le partenariat qui promeut la solidarité entre les humains et les états ainsi que la paix, qui sont parmis les buts principaux des nations unies. Le développement durable est donc un équilibre de ces 3 piliers auxquels s’ajoutent  ces deux notions qui ne peuvent pas fonctionner indépendamment des autres.                                       (Schéma de l’united nations information center de Yaoundé)

Aperçu Général

I Le droit à la ville

Le droit à la ville consiste à garantir un future digne à chaque individu de façon à ce que tous soient égaux face à la ville et ses facilités, pour assurer ce droit à chacun il  y a deux questions qui doivent être traitées : l’inclusion sociale et l’élimination de la pauvreté ainsi que la prospérité et l’offre de perspective pour chacun.

1) L’inclusion sociale et l’élimination de la pauvreté

    C’est l’un des plus gros problèmes de la majorité des villes de pays développés ou non et donc un des points où il faudra mettre l’accent lors du débat.

En effet, les habitants sont regroupés ou se regroupent en fonction de leur classe sociale (ségrégation socio-spatiale,relégation) où les plus pauvres sont mis à l’écart dans des espaces peu aménagés, pouvant manquer des facilités les plus basiques comme l’eau potable, l’électricité et un logement sûr : 825 millions de personnes vivent dans des taudis.

     Cette exclusion volontaire ou non et l’abandon des autorités envers ces quartiers laissent ses habitants livrés à eux même avec des taux de criminalité très importants ce qui fait fuire l’activité et les habitants les plus aisés ; ce qui engendre un cercle vicieux qui rend ces populations toujours plus pauvres et plus exclues. Dans de nombreuses villes des gated communities existent même, ce sont des résidences privées, hautement sécurisées et fermées qui séparent les habitants les plus riches des quartiers les plus pauvres, empêchant alors complètement la mixité et les espoirs d’égalité.

L’accès à l’éducation et à la santé pour tous les habitants d’une ville sont aussi des problèmes cruciaux, on constate en effet que les enfants provenant de bidonvilles n’ont absolument pas les mêmes chances d’intégrer puis de réussir des formations. En effet, les écoles mises à leur disposition sont peu nombreuses et pas assez grandes, il manque d’instituteurs ou d’éducateurs et leur conditions de vie ne sont pas propices aux études (certains sont aussi exposés au travail des enfants pour subvenir à leur besoins et ceux de  leurs familles).

   L’accès à la santé et à une bonne hygiène de vie est aussi déplorable et est le taux de mortalité  nettement supérieur dans les bidonvilles et les quartiers les plus pauvres (selon l’OMS par exemple dans les bidonvilles de Nairobi le taux de mortalité infantile est 2,5 fois supérieur à la moyenne) à cause de l’exposition à la pollution (ex : décharges, usines à proximitées ), l’insalubrité (manque d’hygiène et d’assainissement) et la promiscuité (absence d’espace privé et d’intimité) dues à l’état des logements et l’absence de services de santé suffisants.

De plus, dans certains pays ou villes les habitants sont exclus en fonction de leur religion, couleur de peau, orientation sexuelle ou castes (système de discrimination basé sur l’hérédité existant en Inde mais illégal).

Selon Un-Habitat plus de 862 millions de personnes sont concernées par ces situations de logements très précaires dans les pays en développement.

Les origines de cette discrimination spatiale qui amène à cette urbanisation informelle (construction illégales de cabanes/abris servant de logements aux populations les plus pauvres) sont aussi la mauvaise réglementation foncières, l’inégalité dans l’accès à la propriété terrienne (notamment pour les femmes ) et la corruption. Le secteur privé est également responsable du phénomène de gentrification (lorsque des populations aisées investissent des quartiers initialement plus populaires et entraîne alors une hausse significative du prix de l’immobilier ce qui oblige les personnes les moins riches à quitter leur logement), en préférant le profit à l’inclusion.

Favelas Rio de Janeiro (Brésil) image wikipedia       Clichy sous bois,Banlieu de Paris (France) image lemonde.fr

(contrairement aux idées reçues même dans les pays développés la ségrégations socio-spatiales et des zones de grande pauvreté persistent)

2) L’offre de perspectives et la prospérité pour chacun

Pour que tous les habitants bénéficient de leur droit à la ville, le développement économique de la ville est également à prendre en compte. La ville doit ainsi être en mesure d’offrir des opportunités à chacun de ses habitants .

Or dans les villes de pays ayant subi diverses crises économique les opportunités viennent à manquer et le chômage s’accroît. Ainsi, les classes moyennes sont fragilisées, s’appauvrissent, et la possibilité de sortir de la pauvreté pour les classes pauvres devient alors encore plus réduite.

Les crises économiques ne sont pas les seules responsable du manque d’activité et d’emploi des villes. En effet, la mauvaise planification des années précédentes influe énormément ; par exemple en France, en Angleterre, ou encore aux Etats-Unis pendant les révolutions industrielles, des villes se sont bâties sur un seul secteur d’activité (ex: l’industrie automobile à Detroit Etats-unis) et n’ont pas su s’adapter à l’évolution des marchés et à la mondialisation.

Dans les pays en voie de développement et dans les pays les moins avancés, l’urbanisation due à l’exode rurale et à la croissance démographique  est très importante et rapide alors que les métropoles sont déjà saturées, et ne peuvent plus offrir d’emplois décents. 

Il est aussi de la responsabilité des états et de l’ONU de garantir des droits à tous les travailleurs afin qu’ils ne soient pas exploités et donc réduits à la pauvreté et la dépendance.

Les inégalités sont également énormes quand il s’agit d’embauche et de salaire, avec d’importantes discriminations envers les femmes et les minorités ethniques.

Comme pour l’inclusion, l’éducation et la santé jouent également un grand rôle dans la prospérité économique d’une ville et de chaque individu.

Ainsi le droit à la ville dont chaque habitant doit bénéficier s'appuie sur ces deux composantes majeures qui sont interdépendantes et qui peuvent être traitées en renforçant les droits des habitants.

II La résilience et le respect de l’environnement des villes

La forme des villes et leur construction physique posent également problème, en effet la plupart de nos territoires urbains sont assez vulnérables et ne fonctionnent pas de manière durable.

  1. La résilience des villes

   Une ville résiliente serait capable de s’adapter à n’importe quelle catastrophe naturelle et rétablirait très vite son fonctionnement habituel, ce n’est pas le cas de la plupart des villes qui sont soumises à des risques ou qui le seront avec les changements climatiques. En effet d’après Jan Egeland (coordinateur des ressources d’urgence à l’ONU en 2005) “le réchauffement climatique augmente la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles  à tel point que même les Etats-Unis ne peuvent pas y répondre de manière appropriée comme l'a montré l'ouragan Katrina.”

   Le séisme d’Haiti en 2010 a par exemple fait 230 000 morts dont la majorité vivaient dans la métropole de Port-au-Prince, la capitale.

De nombreux facteurs sont à l’origine du manque de résilience de nos aires urbaines.

Il y abord des manques de connaissances , donc les incertitudes : soit les risques sont sous-estimés, soit  on ne dispose pas des connaissances suffisantes pour en limiter l’impact.

Il y a aussi des absences de réglementation et de la négligence: les risques sont connus mais ne sont pas pris en compte  à cause de la corruption ou du manque de moyens et d’investissements.

   2)Le respect de l'environnement au sein des villes

Les changements climatiques rendent nos villes plus vulnérables et donc moins résilientes mais c’est pourtant nos villes qui sont à l’origine de ces changements. En effet, plus de 70% des émissions de gaz à effet de serre sont émises par les aires urbaines.

Nos villes doivent donc impérativement devenir plus écologiques qu’elles ne le sont déjà.

Le secteur des transports est un problème majeur : les habitants sont trop dépendants de leur voiture et les réseaux de transports en commun ne sont pas toujours efficaces.

Les services de fret de marchandises  et l'approvisionnement en alimentation des habitants sont également vecteurs de congestion et pollution et doivent aussi être modifiés.

La gestion des déchets pose également problème. De trop nombreuses villes ne recyclent pas et laissent des déchets plus ou moins nocifs dans des hectares de décharge à ciel ouvert, menaçant la santé de leur population, mais aussi impactant irréversiblement les écosystèmes.

La résilience et le respect de l'environnement d’une ville sont deux points essentiels et pourtant encore problématiques dans la construction d’une ville durable.

III Questions de gouvernance et planification

La garantie du droit à la ville, la résilience ou le respect de l'environnement d’une ville dépendent de nombreux facteurs mais d’abord et surtout des choix et des priorités des villes, la gouvernance d’une ville puis sa planification sont alors des enjeux principaux.

  1. Les limites de la  gouvernance actuelle

La Gouvernance d’une ville est le coeur de celle-ci et c’est le premier paramètre à modifier afin de changer une ville entière.

La question de la représentation et de la participation des habitants peut être posée. En effet, les villes ne placent pas toujours l’entièreté de leur  population au centre de leurs décisions et actions : les populations les plus riches sont souvent favorisées par les villes car ce sont  elles qui rapportent le plus d'impôts. Les lobbys et les grandes entreprises exercent aussi beaucoup de pression sur la direction des villes car ils sont vecteurs d'emplois et d'attractivité. Les vides juridiques (manque de réglementation ou règles incomplètes) sont également problématiques. Le manque de coordination et d’efficacité, notamment à l’échelle locale,  empêche des prises de décision effectives permettant de s’adapter au rythme très rapide de la croissance urbaine, par exemple un trop grand nombre d’élus de communes et d’échelles administratives peut poser problème.

2) L'insuffisance des systèmes de planification actuelle

La planification est elle aussi essentielle étant à la base de l'aménagement exact des villes.

Elle influe donc sur tout : les transports, les espaces verts, la mixité sociale ou la gentrification, ainsi que les infrastructures de loisirs.

Malheureusement on relève des problèmes majeurs dans les systèmes de planification actuelles ce qui la rend inefficace :

  1. La mauvaise anticipation des systèmes de planifications précédents

Tout d'abord certains systèmes de planification des années précédentes que nous vivons et subissons maintenant n'ont pas assez anticipé la croissance des aires urbaines ; les plans d'occupation des sols sont ainsi inefficaces car manquant de densité, laissant donc place à des terrains vagues et dents creuses, favorisant l'étalement urbain.

De plus  l'aménagement de lieux publics sécurisés et conviviaux ainsi que l'esthétique des bâtiments ont souvent été négligés ce qui  a pu amené à l’oubli de l’aspect humain de la ville.

    b)Les problèmes posés par le modèle de zonage

Ensuite les plans d'occupation des sols sont trop souvent des modèles de zonage.

Les infrastructures sont ainsi disposées selon leur fonction et la ville est découpée en quartiers résidentiels, commerciaux, d’affaires ou encore industriels.

Mais ce modèle montre énormément de limites, car en plus de favoriser l'extension urbaine il n'encourage absolument pas la mixité sociale et est très vite dépassé par la croissance des populations, il ne s'inscrit donc absolument pas dans le principe de la durabilité.

    c) Les conséquences sur les réseaux de transport et leur connectivité

Ces deux modèles problématiques entraînent une autre question : celle de la planification des réseaux et des transports. En effet, en favorisant l'étalement urbain, manquant de densité, et créant un zonage, ils rendent l'utilisation de la voiture particulière presque indispensable, les systèmes de transports en commun restant insuffisant et pas assez connectés entre eux .

L'utilisation de la voiture particulière engendre de graves problèmes de pollution (entraînant des maladies respiratoires) mais aussi la congestion des villes et la réduction de la productivité et de la qualité de vie.

La gouvernance et la planification urbaine sont donc des enjeux majeurs pour parvenir à des villes durables et doivent impérativement être repensées.

Pays et organisations concernés

1)Organisation et groupement internationaux

ONU-Habitat: C’est l’organe des nations-unies chargé des établissements humains, il promeut et mène des projets pour le développement durable des villes, et est plus axé sur les questions sociales et environnementales .

OMPI: L’OMPI est concernée par l’innovation, le partage des connaissances et la transmission technologies vertes, notamment pour rendre les villes plus denses, plus résilientes et plus écologiques .

C40: Le C40 est une organisation qui regroupe 81 villes à travers le monde ayant la volonté de lutter contre le réchauffement climatique et d’appliquer les accords de Paris sur le climat et même d’aller plus loin sur certains points, en effet les villes pourraient réduire de 40% les émissions mondiale de gaz à effet de serre et ainsi limiter le réchauffement climatique à 1.5°C.  Il a un grand rôle à jouer lors de la conférence car il représente un grand nombre de ville qui peuvent avoir un point de vue différent que leur nation sur les questions environnementales (ex: certaines villes américaines et l’administration Trump).

La notion de partenariat leur est importante.

Liste des villes du C40:

https://en.wikipedia.org/wiki/C40_Cities_Climate_Leadership_Group#C40_cities)

Union Européenne (UE): L’UE est consciente de l’importance des villes dans son économie, car elles en sont le moteur, mais aussi des difficultés qui y sont rencontrées (chômage, ségrégation, pauvreté). Ainsi plus de 50% de son fond d’aide pour la croissance intelligente et durable FEDER est reversé dans des aires urbaines européennes à développer durablement. L’Union européenne a un rôle à jouer dans la promotion du développement urbain durable. Certains de ses pays comme la Suède ou l’Allemagne sont les plus à même de montrer l’exemple.

L’UE doit également réfléchir à la manière dont elle peut accueillir dignement et inclure à la vie urbaine les migrants dans ses villes.

L’UE doit aussi veiller à l’aménagement de ses villes moyennes qui sont souvent écrasées par les métropoles économiques afin de garantir une certaine égalité.

2)Les Brics et Pays émergents

Les pays du Brics  se sont déjà bien développés et voient l’émergence d’une classe moyenne, cependant les inégalités persistent et pour certains l’engagement pour l'environnement reste moindre, or il serait intéressant pour leur rôle international de prendre les devants sur ces questions afin de dépasser certains pays développés

 Chine: Un des pays les plus pollueurs mais bien en deçà des Etats Unis ou de l’Australie  en terme d’émissions de gaz à effet de serres rapportées au nombre d’habitants , la Chine a ratifié l’accord de Paris sur le climat et est prête à améliorer son impact sur l'environnement après avoir pendant longtemps mis la croissance économique en première ligne ; toutefois elle ne semble pas beaucoup s’intéresser aux questions sociales.

La politique de l’enfant unique qui commence à montrer ses limites provoque et va provoquer un vieillissement de la population auquel la Chine doit se préparer.

Inde : L’urbanisation en Inde a été très rapide et massive et le pays a été dépassé (très peu de fonds publics y étaient dédiés), ainsi 65 millions d’Indiens vivent dans des bidonvilles, les routes sont saturées, l’eau potable difficilement atteignable pour une partie de la population et la collecte des déchets presque pas assurée par le gouvernement.

Cependant, l’Inde montre une volonté d’évoluer, notamment avec son cadre MODI un programme de financement pour les smart cities (concept de villes “intelligentes” dont le fonctionnement se base sur les nouvelles technologies, comme l’informatique et la télécommunications pour améliorer les services apportés par la ville) et   ou AMRUT (Atal Mission For Rejuvenation And Urban Transformation/ mission Atal pour la modernisation et la tranformation urbaine ) programme du gouvernement pour l’amélioration des facilités de base (ex:eau potable)

 Nigeria: Le Nigeria subit une croissance démographique très importante comme la plupart des pays émergents d’Afrique et une urbanisation très rapide ce qui mène à  des quartiers informels (notamment à Lagos). Cependant, les autorités sont de plus en plus impliquées et l’insécurité a reculé, de plus les nouveaux plans d’occupation des territoires favorisent la densité et la verticalité (privilégier la construction en hauteur pour limiter l’étalement urbain). Les inégalités, les congestions, et la pollution persistent tout de même.

L’étalement urbain doit absolument être contrôlé.

3) Les pays développés

Les pays développés ont déjà achevé leur transition démographiques depuis plus d’un siècle pour la plupart et subissent moins l’exode rural. Ainsi la croissance démographique dans les villes reste régulée (néanmoins il faut limiter l’étalement urbain). Cependant, les villes riches ont encore de nombreux défis à relever , en effet dans certaine il existe encore des bidonvilles (bien que marginaux) et il y a encore un phénomène de ségrégation socio-spatiale avec des zones de fortes pauvreté. Le défi environnemental est aussi de taille et les réseaux de transport peuvent largement être améliorés. Les pays riches ont d’ailleurs théoriquement assez de fonds pour amorcer une transition énergétique et limiter les hydrocarbures. Les villes de pays développés ont donc des progrès à faire dans tous les domaines et pour tous les piliers du développement durable.

Suède: La Suède est souvent énoncée comme exemple en matière de développement durable et également de développement urbain. Stockholm sa capitale a  adopté une politique environnementale poussée puisqu'elle fait une très belle part aux mobilités douce avec 760 km de pistes cyclable et possède l’éco-quartier d’Hammarby Sjöstad qui devrait héberger 25.000 personnes en 2017. Cependant même si elles peuvent être considérées comme des modèles durables les villes suédoises font tout de même face à des problèmes récurrents comme les inégalités socio-spatiales et la relégation dans les banlieues.

Emirats Arabes Unis: Les Emirats Arabes  unis , loin d’être premiers en matière de développement durable et plus simplement d’écologie , essayent tout de même de mettre des en place des politiques allant dans ce sens , notamment avec la création depuis 2008 de Masdar city , par l’émirat d’Abu Dhabi , qui serait une ville verte utilisant des énergies renouvelables et des technologies propres. Cependant ,les villes bâties au milieu du désert posent des questions de vulnérabilité et de dépendance par rapport aux ressources naturels disponible. Il faut réfléchir à comment à comment tirer le maximum de profit du désert et du climat avec les énergies renouvelables.

4)Les Pays en voie de développement et les pays les moins avancés

Pour une grande partie de ces pays le développement urbain durable n’est pas une priorité et  l’urgence est ailleurs. Or la plupart de ces pays connaissent et ont connu une forte croissance démographique et une urbanisation importante ; il est donc essentiel qu’ils prévoient dès maintenant leur développement urbain de façon à régler les problèmes déjà existants de pauvreté extrême et à anticiper le mieux possibles l’avenir. Leur plus grand enjeux lors du débat sera débloquer les fonds d’aide nécessaires (ex:Le  fonds vert pour le climat, un programme des nations unies mettant en place un financement des pays du nord vers les PMA pour des projets luttant contre le changement climatique) .

Solutions possibles et pistes de réflexions

-S’intéresser à la démocratie participative et à petite échelle et à plus grande échelle: ex: renforcement des liens avec la société civile...

-encourager les initiatives individuelles sociales (ex : dons, bénévolat), environnementales

(ex : tri sélectif ), et collectives.

- Encourager la création de plans d’occupation du territoire et de schémas directeurs basés sur les contraintes du développement durable qui prévoient :

- Encourager les partenariats entre les villes et le partage de solutions et d’innovations (ex:constructions résilientes ou écologiques).

- Inciter les états et les villes au renforcement de leur législation urbaine et au renforcement des contrôles et des poursuites.

- Garantir l’égalité des habitants  , notamment en matière de droits fonciers ou de droits du travail

- Réfléchir à comment dynamiser les économies locales (ex systèmes de monnaies locales).

- S’intéresser aux smart cities et leurs avantages en matière de planification et durabilité.

-Repenser l'approvisionnement en alimentation des villes

- Réfléchir aux aides et financements pour le développement urbain, notamment pour les pays les moins avancés afin qu’ils se fassent directement de manière durable.

Voici quelques pistes et des solutions à explorer afin de construire un développement urbain durable.

Soyez innovants et imaginatifs!

(Si toutes les solutions étaient banales et avait déjà été trouvées nous ne débattrions pas sur cette problématique.)

N’hésitez pas à vous inspirer des solutions énoncées dans le film Demain de Mélanie Laurent.

https://www.demain-lefilm.com/

https://www.youtube.com/watch?v=BmTySqG7yf8

Pour mieux comprendre les idées de mondialisation et globalisation , ainsi que  les notions de gouvernance , risque et résilience. Voici le travail de Magali Rhegezza sur la société de l’incertitude. www.youtube.com/watch?v=usoqXChswsQ

Sources

Ressources principales des nations unies sur la problématique

https://fr.unhabitat.org/

La déclaration de Quito: https://unhabitat.org/declaration-de-quito-unacla/

L’agenda 2030 :  http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/

                             http://www.un.org/sustainabledevelopment/fr/cities/

                             https://www.youtube.com/watch?v=4Pu1OS1ZG64

Introduction:

Article de l’ONU sur l’urbanisation et la démographie urbaine:

http://www.un.org/fr/development/desa/news/population/world-urbanization-prospects.html

Chiffres et statistiques de la banque mondial sur le développement urbain

http://www.banquemondiale.org/fr/topic/urbandevelopment/overview

Termes à définir

Définitions et explications  de la planification urbaine:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Planification_urbaine

http://dictionnaire.sensagent.leparisien.fr/planification%20urbaine/fr-fr/

Définitions et explications de la gouvernance

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernance 

http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/gouvernance/#definition

http://www.piloter.org/gouvernance-entreprise/definition-gouvernance

Définitions et explications de la résilience urbaine

https://villeresiliente.org/2012/01/22/resilience-urbaine/

http://www.europeanhabitat.com/wp-content/uploads/2016/03/15-Resilience-urbaine.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9silience

https://fr.unhabitat.org/urban-themes/la-resilience-urbaine/

Définitions et explications de risque naturel:

http://www.georisques.gouv.fr/glossaire/risque-naturel-0

http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/developpement-durable-catastrophe-naturelle-6507/

Définitions dents creuses

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dent_creuse

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/glossaire/connectivite-connexite

Définition du développement durable:

https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1644

Aperçu général

article de Un-Habitat sur le rôle du droit foncier dans l’urbanisation: https://fr.unhabitat.org/foncier-et-propriete-terrienne/

Compléments sur l’agenda urbain adopté  lors de la conférence de Quito:

http://www.sentinelle-droit-international.fr/?q=content/habitat-iii-2016-lonu-adopte-un-nouvel-agenda-urbain

Rapport de l’OMS contenant les constats et les chiffres sur l l’accès à la santé et la mortalité dans les zones urbaine défavorisées :

http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2008/pr29/fr/

Constats de l’observatoire des inégalités sur les bidonvilles dans le monde:

https://www.inegalites.fr/Les-bidonvilles-dans-le-monde

Article de UN-Habitat relatif au bidonvilles:

https://fr.unhabitat.org/urban-themes/logement-et-amelioration-des-bidonvilles/

Pays et organisation concernés

Article sur la politique urbaine de l’U.E.:

http://ec.europa.eu/regional_policy/fr/policy/themes/urban-development/

Rapports et articles de l’ambassade de france en Inde sur le développement Urbaine en Inde

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/15227_le-developpement-urbain-en-inde

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/431415

Article du gouvernement Indien sur les programmes AMRUT et MODI

http://amrut.gov.in/

http://smartcities.gov.in/content/

Article sur l'évolution de Lagos

https://www.goodplanet.info/encyclopedie/2013/10/04/lagos/

Article sur les quartiers défavorisés de Lagos:

http://www.metropolitiques.eu/Quel-avenir-pour-les-quartiers.html

Rapport de l’ambassade de France en suède sur le développement durable à Stockolm

https://www.tresor.economie.gouv.fr/Ressources/File/396277

Thèse universitaire (Lille) sur la citoyenneté locale en suède

https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01143804/document

Articles du Monde sur des cas de violences et d’émeutes dans les banlieues suédoises:

http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/05/23/en-suede-les-violences-urbaines-mettent-en-lumiere-le-declassement-des-banlieues_3415816_3214.html

Solutions possibles et pistes de Réflexions

Explications de la démocratie participative:

https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mocratie_participative