#CodeSocial

Chemins de la transition

Avant-projet

Novembre 2017

Sommaire

Historique

Raison d'Être

Modèle Culturel et Artistique

Modèle Social et Humain

Modèle Écologique

Modèle Technologique

Modèle Économique

Modèle Juridique et Financier

Historique

Les Chemins de la Transition sont nés en tant que concept dans la tête de Guillaume Rouyer alors qu’il arpentait les Chemins de Saint Jacques de Compostelle, en compagnie d’un couple d’amis traversant l’Europe à pieds.

L’idée première fut de hacker le concept des Chemins de Saint Jacques en en remplaçant l’imaginaire. Ensuite est venue l’idée de partir de l’existant et de relier les lieux de transition.

Une passerelle s’est rapidement établie avec l’univers de l’Assemblée Virtuelle.[1] 

6 enjeux sont apparus au fil du temps : Éducation / formation, éco-tourisme, développement local, interculturalité, essaimage / pollinisation, néo-nomadisme …

Début 2015, des acteurs majeurs étaient autour de la table, dont les Petits débrouillards et les Colibris. Un prototype d’application web a été conçue sous l’impulsion de Thibaud Mallet et de Nicolas Loubet en collaboration avec le FabLab de l’université de Gennevilliers. La dynamique n’a cependant pas été suffisamment entretenue. Le projet est entré en sommeil.

Entre 2015 et 2017, en partenariat avec plusieurs acteurs de la société civile, l’Assemblée Virtuelle a avancé sur le développement de technologies (numériques et sociales) susceptibles d’outiller le développement des Chemins de la Transition.

2018 : Réamorçage du projet sous l’impulsion d’Hugo Behar, Coline Billand, Alexis Tantet, Mathieu et Guillaume Rouyer.


Raison d'Être

Principes généraux

Relier, mettre en synergie différents lieux s’inscrivant dans le champ de la transition pour faire émerger … des chemins de la transition !

Passer ainsi d’une somme de lieux isolés à un système de lieux reliés, que citoyens et professionnels pourront arpenter afin d’engager leur propre transition.

Plusieurs enjeux :

  1. Education, transmission, formation
  2. Ecotourisme
  3. Développement local
  4. Interculturel et intergénérationnel
  5. Essaimage des dynamiques de transition au sein des territoires
  6. Néonomadisme

Les chemins de la transition se développent à la manière d’un commun que différents acteurs vont pouvoir exploiter afin de mettre en oeuvre des projets.

Mots clés

Autonomie, accueil, reliance, synergie, catalyse, savoirs faire, émancipation, transition économique, transition écologique, trans-générationnel, mobilité, néo-nomadisme, voyage, découverte, aventure, bienveillance, compagnonnage, solidarité, éthique, liberté, empowerment, citoyenneté, hospitalité, communs, ouverture, transparence, open-source, partage des connaissances, transmission des savoirs, jeu, arts, expérimentation, créativité, action, lieux des possibles, mouvement, échanges, flux, sens, rencontre, proximité, intégrité, intégration, espaces.

Contexte

Depuis 1972 et la publication par le Club de Rome du rapport du intitulé « The limits to growth », nous savons que notre modèle de société ne pourra pas se généraliser à l’ensemble des sociétés humaines, ni perdurer, ne serait-ce que localement, de manière indéfinie.

Nous ne sommes pas face à une crise conjoncturelle et sectorielle qu’une alternance politique bien sentie serait en mesure de résoudre. Nous sommes face à la remise en cause d’un modèle de société que l’évolution globale du monde tend à rendre obsolète. Telle est du moins notre hypothèse, et celle-ci nous enjoint de tout repenser.

“Là où croît le péril croît aussi ce qui sauve.” Hoderlin

Aux quatre coins du monde, des myriades d’initiatives de “transition”[2] se développent : Dans les villes, dans les banlieues et les campagnes.

En occident, nous serions ainsi plus de 25% à faire partie des « créatifs culturels », une catégorie sociale émergente, extrêmement bigarrée d’un point de vue sociologique, intégrant simultanément quatre pôles de valeurs : les valeurs féminines, le développement durable, l’implication sociétale, le développement personnel.

Aujourd’hui cependant, les créatifs culturels et plus globalement le monde de la transition, souffrent d’une trop grande fragmentation.

Enjeux

Relier, mettre en synergie différents lieux s’inscrivant dans le champ de la transition pour faire émerger … des chemins de la transition ! Passer ainsi d’une somme de lieux isolés à un système de lieux reliés, que les citoyens pourront arpenter afin d’engager leur propre transition.

Six enjeux sous-jacents :

Concept, solution, proposition de valeur

Créer une plateforme permettant aux utilisateurs d’identifier des acteurs de la transition proposant un service (d’accueil, de découverte, d’hébergement) selon les modalités souhaitées :

1- Se rendre sur un moteur de recherche un moteur de recherche disposant des filtres suivants :

2- Identifier un ou plusieurs itinéraires possibles

3- Etre en capacité de réserver  

Animer sur le développement des chemins de la transition

Objectifs

Missions


Modèle Culturel et Artistique

Parce qu’il fait interagir une pluralité d’acteurs ayant chacun une histoire propre, le projet des chemins de la transition puise à une diversité d’imaginaires, de sources d’inspiration, ce qui en fait sa richesse et sa spécificité.

Parmi ces sources d’inspiration, nous pouvons notamment citer :

 

Modèle Social et Humain

Les chemins de la transition sont appréhendés à la manière d’un archipel :

Les chemins de la transition se développent par ailleurs à la manière d’un commun. Ils sont une ressource produite et partagée par et pour une communauté d’acteurs à la fois bénéficiaire et responsable de son bon développement.

Typologie et organisation des parties prenantes

A l’heure actuelle, la SCIC nous semble être la forme juridique la plus appropriée au développement de ce projet. Cependant, nous avons besoin de réfléchir à la question de manière approfondie et collective, dans un premier temps, le projet se développera par ailleurs, sans doute, en mode associatif …

Nous ne préjugeons pas d’une structure de collèges et de pouvoirs particulière.

L’association ou la SCIC

L’association ou la SCIC organise la gouvernance et le développement des chemins de la transition. Elle est notamment en charge :

Sa gouvernance est collégiale, elle associe les différentes parties prenantes  :

Les salariés, contributeurs bénévoles et volontaires

Ils sont en charge du développement du commun que sont les chemins de la transition :

Les lieux

Ils sont le substrat des chemins de la transition, et sont donc associés à leur gouvernance[3]. Ils doivent se munir d’un code social et souscrire à celui des chemins de la transition.

Ils s’auto-gèrent.

Les projets

Les acteurs développant des projets se basant sur l’utilisation des chemins de la transition sont également associés à leur gouvernance.

Ils doivent se munir d’un code social, lequel doit être validé par une instance dédiée de la SCIC celle-ci restant à définir.

Ils doivent souscrire au code social des chemins de la transition.

Ils s’auto-gèrent.

Les utilisateurs

Parties prenantes des chemins de la transition, les voyageurs, étudiants, compagnons, marcheurs sont également associés à leur gouvernance.

Pas d’obligation particulière, hormis pour leurs représentants qui doivent souscrire au code social des chemins de la transition.

Les collectivités, fournisseurs et financeurs

Parties prenantes des chemins de la transition, ils sont également être associés à la gouvernance des chemins de la transition.

Ils devront à minima souscrire au code social des chemins de la transition.


Modèle Écologique

Soutenabilité écologique du projet

Création de mécanismes incitatifs / désincitatifs en faveur des transports.

Décentralisation et relocalisation de l’attention (ça se passe du côté de chez vous !)

Encapacitation des acteurs et projets s’inscrivant dans des démarches de transition.

Modèle Technologique

Open-source

Utilisation et production de technologies ouvertes sous licence libre et/ou licence à réciprocité renforcée. Afin d’en assurer l’évolution par la contribution, la réplicabilité par la duplication et la scalabilité par l’appropriation.

Protocoles standards

Utilisation et production d’outils basés sur des protocoles respectant les plus haut standards afin d’assurer un maximum d’interopérabilité entre les outils et favoriser le développement de systèmes décentralisés : d’information, d’acteurs, de projets, de lieux etc.

Pair à Pair

Utilisation et production d’outils favorisant le développement d’interactions pair à pair, à l’image des AMAP où consommateurs et producteurs échangent directement sans avoir besoin de passer par un tiers .. Les systèmes pair à pair nécessitent l’utilisation de protocoles d’interactions standards (voir le point précédent)

Modularité

Utilisation et production d’outils modulaires susceptibles de permettre une utilisation à la carte en fonction de chaque contexte. Les systèmes modulaires nécessitent l’utilisation de dispositifs de connexion standards (voir le point précédent). Ils doivent par ailleurs être pensés de la manière la plus générique possible.

Accessibilité

Utilisation et production d’outils accessibles au plus grand nombre, ce qui suppose d’accorder une attention particulière :

Modèle Économique

Il s’agit uniquement de financer les activités du projet afin de lui permettre d’assurer ses missions :

Les lieux, les porteurs de projets et les utilisateurs disposent de leur propre modèle économique.

Nous évoquons ci-dessous les grandes lignes du modèle économique envisagé à ce jour pour les chemins de la transition.

Sobriété

Développement en essaim

Décentralisation de la dynamique des chemins de la transition afin de distribuer les responsabilités, les besoins opérationnels et les recherches de financement. Par exemple, dans le cadre du développement d’une nouvelle activité, faire appel à des acteurs spécialisés dans le domaine de l’activité.

Transparence financière

Nous menons une comptabilité générale ouverte et lisible afin de renforcer la confiance et la conscience des enjeux financiers du projet.

Contribution au commun

Les différents utilisateurs seront invités à contribuer de manière libre et consciente au commun que sont les chemins de la transition.

Subventions et appels à projets

En provenance des collectivités territoriales : communes, communautés de communes, départements, régions ayant intérêt à voir se développer les chemins de la transition.

En provenance d’institutions et de fondations ayant vocation à appuyer le développement de projets innovants dans les domaines de la formation, du développement local, de l’écotourisme, de la transition.

Modèle Juridique et Financier

Les chemins vise à faire l’objet d’une société. Le modèle juridique se décline en deux phases:

  1. Le projet est d’abord incubé par l’Assemblée Virtuelle (AV)
  2. L’objectif est cependant que le projet prenne son indépendance juridique et financière comme société.

Phase d’incubation à l’AV

Pour une plus grande flexibilité (administrative, fiscale, etc.), les chemins de la transition continue d’être un projet au sein de l’AV. Comme tout autre projet de l’AV, celui-ci se munit du présent #CodeSocial où il définit son propre mode de gouvernance. Le projet se doit d’être Open Source et d’utiliser les standards du web sémantique. Le présent #CodeSocial  est en accord avec ces exigences.

Comme tout membre de l’AV, les contributeurs des chemins de la transition faisant partie de l’AV doivent souscrire au #CodeSocial de l’AV et être à jour sur leur cotisation à l’AV (notamment pour des questions d’assurance). Ce n’est pas le cas des contributeurs membres d’autres organizations. Ceux-ci doivent cependant souscrire au présent #CodeSocial.

Les parties prenantes tiers telles qu’une association, une entreprise ou une collectivité territoriale qui participent au développement du projet ou en bénéficie doivent contribuer aux chemins de la transition d’une façon ou d’une autre (voir modèle économique, plus haut). Dans le cas où la relation entre les chemins de la transition et ce tiers ne fait pas l’objet d’échanges marchands particuliers, le tiers doit au moins cotiser à l’AV (pour la phase 1) ou à la société des chemins de la transition (pour la phase 2).

Concernant les pèlerins et les lieux une proposition non validée est qu’ils deviennent chacun membre de l’AV (cotisation libre) et souscrivent par la même occasion au présent code social. À chaque fois qu’un échange se fait entre un pèlerin et un lieu, les deux parties pourraient se voir demander de signer une déclaration entre visiteur et hôte dans le cadre des chemins de la transition.

Mode de gouvernance

Durant cette phase, le mode de gouvernance des chemins de la transition est calqué sur celui de l’AV:

En particulier, la décision de passer à la phase 2 du projet, ainsi que le type de structure commerciale choisit, fera l’objet de décisions votées durant l’AGP.

Phase 2: société indépendante de l’Assemblée Virtuelle

Suite à la phase d’incubation, le projet à vocation à faire l’objet d’une société indépendante. Cette transition fait l’objet de décisions à l’AGP actuelle et a trois objectifs:

  1. permettre une plus grande flexibilité et visibilité que si le projet restait au sein de l’AV.
  2. s’affranchir des contraintes imposées aux associations de type loi de 1901.
  3. Éviter de mettre en danger l’AV en cas de difficulté des chemins de la transition.

Pour répondre au premier point, l’organisation portant le projet pourrait être une nouvelle association loi de 1901 dédiée au projet, avec son propre conseil d’administration.

Cependant, le second point suggère que l’organisation portant le projet pourrait être une société plutôt qu’une association. Une société marchande aurait les avantages suivants:

Une proposition, à débattre, serait de constituer une SCIC faite de plusieurs collèges pondérant la répartition des pouvoirs par type de partie prenantes :

Un code social, opposable, dont les évolutions seront co-construites entre les parties prenantes et validées par elles.


[1] Le web : Des pages (HTML) et des liens (HTTP) entre les pages

Le web sémantique : Des données (sémantiques) et des liens (sémantiques) entre les données

Les chemins de la transition : Des lieux (physiques) et des chemins (numériques) entre les lieux.

[2] Au sens physique du terme, la transition est un mouvement s’incarnant dans le passage d’un état 1 à un état 2. Ce mouvement se traduit par une dynamique d’évolution. Nous reprenons cette définition du concept de transition pour l’appliquer à la dynamique des sociétés humaines. Et considérons que celle-ci est nécessaire à la préservation des conditions du vivre-ensemble.

Le concept de transition ne préjuge pas des domaines auxquels elle s’applique (elle peut être écologique, politique, économique, éducationnelle, énergétique, technologique, culturelle, personnelle, etc. Et tout à la fois.), ni des modalités par lesquelles elle peut se manifester.

Le concept de transition est ainsi englobant, non idéologique et non partisan. Il se base seulement sur le constat que nos modes de vie, d’organisation, de production, d’échange et de consommation ne peuvent plus perdurer en l’état, et qu’ils doivent donc évoluer.

[3] Notamment lors des délibérations et décisions aux grandes orientations stratégiques.